Chapitre 3 : la République et les évolutions de la société française A gauche : la défense de la laïcité. Une réaction aux attentats qui ont frappé la rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. A droite : le combat des femmes pour l égalité. Les féministes Louise Weiss (femme de lettres, journaliste) et Denise Maurice-Finat (aviatrice) sont candidates aux élections législatives de 1936 dans le Ve arrondissement de Paris, alors même que le droit de vote n a pas été encore accordé aux femmes.
Introduction Problématique : Quelles sont les évolutions sociales et culturelles de la société française depuis la fin du XIX e siècle?
I. La République et la question ouvrière
A. La naissance du mouvement ouvrier et les débuts d'un État social à la fin XIX e siècle Grève du Creusot (Le Monde illustré n 2219, 7 octobre 1899). La Grève au Creusot (1899). Tableau de Jules ADLER (1865-1952), Huile sur toile (2,31 X 3,02). ADAGP, Photo RMN-Grand Palais - Bulloz
Un monde ouvrier qui s organise car fortement précarisé et marginalisé
B. Le Front populaire (1936-1938) 1) L arrivée au pouvoir du front populaire La Chambre des députés après les élections d avril-mai 1936
B. Le Front populaire (1936-1938) 1) L arrivée au pouvoir du Front populaire La victoire du Front populaire (3 mai 1936). Couverture de Regards, 16 juillet 1936. Photomontage de la manifestation du 14 juillet 1936 et des vainqueurs de l élection de mai : 1. Léon Blum (SFIO) 2. Édouard Daladier (Parti radical) 3. Maurice Thorez (Parti communiste) 1 3 2
Ouvriers grévistes des chantiers navals de bordeaux, 12 juin 1936. La victoire du Front populaire est suivie par des grèves et des occupations d usines, souvent joyeuses. Il s agit de faire pression sur les patrons pour qu ils acceptent les réformes sociales.
2) Les grandes réformes du Front populaire Les lois sociales prises par le Front populaire a. les accords de Matignon, 7 juin 1936 «Les délégués de la Confédération générale de la production française (représentant du patronat) et de la CGT (Confédération générale du travail : syndicat ouvrier), réunis sous la présidence du président du Conseil (Léon Blum), ont conclu l accord ci-dessous : Art. 1. La délégation patronale admet l établissement immédiat de contrats collectifs de travail. Art. 3. Les employeurs reconnaissent la liberté d opinion ainsi que les droits pour les travailleurs d adhérer librement et d appartenir à un syndicat. Ils s engagent à ne pas prendre en considération le fait d appartenir ou de ne pas appartenir à un syndicat pour décider de l embauche, de la répartition du travail, de la discipline ou du licenciement. Art. 4. Les salaires seront rajustés à 15% pour les salaires les moins élevés pour arriver à 7% pour les salaires les plus élevés. Art. 5. Dans chaque établissement employant plus de dix ouvriers, il sera institué deux ou plusieurs délégués ouvriers suivant l importance de l établissement. Ces délégués ont qualité pour présenter à la direction les réclamations visant l application du Code du travail, des tarifs de salaires et des mesures d hygiène et de sécurité. Art. 6. La délégation patronale s engage à ce qu il ne soit pris aucune sanction pour faits de grève. b. La loi du 21 juin 1936 Art. 6. La durée de travail effectif des ouvriers et employés ne peut excéder 40 heures par semaine. c. La loi du 26 juin 1936 Art. 54f. Tout ouvrier, employé ou apprenti, a droit à un congé annuel continu payé, d une durée minimum de 15 jours.
Les 1 ers congés payés durant l été 1936 (Les Sables d Olonne). Affiche réalisée par la CGT (Confédération Générale du Travail), 1936. Les congés payés, été 1936 Le 26 juin 1936, la loi accordant deux semaines de congés payés aux salariés est votée. Elle permet aux travailleurs d avoir accès à un véritable temps libre. Photographie d Henri Cartier-Bresson. Caricature de Pol Ferjac, Le Canard enchaîné, 12 août 1936
2) Les grandes réformes du Front populaire Les lois sociales prises par le Front populaire a. les accords de Matignon, 7 juin 1936 «Les délégués de la Confédération générale de la production française (représentant du patronat) et de la CGT (Confédération générale du travail : syndicat ouvrier), réunis sous la présidence du président du Conseil (Léon Blum), ont conclu l accord ci-dessous : Art. 1. La délégation patronale admet l établissement immédiat de contrats collectifs de travail. Art. 3. Les employeurs reconnaissent la liberté d opinion ainsi que les droits pour les travailleurs d adhérer librement et d appartenir à un syndicat. Ils s engagent à ne pas prendre en considération le fait d appartenir ou de ne pas appartenir à un syndicat pour décider de l embauche, de la répartition du travail, de la discipline ou du licenciement. Art. 4. Les salaires seront rajustés à 15% pour les salaires les moins élevés pour arriver à 7% pour les salaires les plus élevés. Art. 5. Dans chaque établissement employant plus de dix ouvriers, il sera institué deux ou plusieurs délégués ouvriers suivant l importance de l établissement. Ces délégués ont qualité pour présenter à la direction les réclamations visant l application du Code du travail, des tarifs de salaires et des mesures d hygiène et de sécurité. Art. 6. La délégation patronale s engage à ce qu il ne soit pris aucune sanction pour faits de grève. b. La loi du 21 juin 1936 Art. 6. La durée de travail effectif des ouvriers et employés ne peut excéder 40 heures par semaine. c. La loi du 26 juin 1936 Art. 54f. Tout ouvrier, employé ou apprenti, a droit à un congé annuel continu payé, d une durée minimum de 15 jours. Surlignez de différentes couleurs dans le texte les droits qui concernent le temps de travail? Les salaires? La défense des salariés? Que met en place la loi du 26 juin 1936?
II. La République, les religions et la laïcité depuis les années 1880 La loi de Séparation des Églises et de l État : une loi d apaisement selon une carte postale de 1905. Une manifestation contre la discrimination et la stigmatisation et pour la tolérance et le vivre-ensemble la défense de la laïcité. Une réaction aux attentats qui ont frappé la rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.
A. Une laïcité combattante au tournant du XIX e siècle L'enlèvement des crucifix dans les écoles de la ville de Paris, 1881. La célébration du centenaire de la loi sur la laïcité de l école (1982). Une histoire de la laïcité en France : http://fresques.ina.fr/jalons/parcours/0165/la-laicite-en-france.html
B. La séparation des Églises et de l État (1905) 4 1 3 2 5 Caricature anticléricale favorable à la séparation de l Église et de l État. Lithographie anonyme, 1906, conservée au musée Jean Jaurès à Castres. 1. Émile Combes, président du Conseil (1902-1905) 2. Pape 3. Marianne 4. Voltaire 5. Un moine Texte en bas à gauche : le 1 er février 1906, l'inventaire des biens de l'église sainte-clotilde située à deux pas de la chambre des députés, suscite la réaction des militants catholiques. L'édifice a été barricadé avant l'arrivée du préfet et les chaises servent de projectiles une fois la porte enfoncée par les forces de l'ordre..
C. La sécularisation de la société après 1945 Sécularisation : recul de la place de la religion dans la vie individuelle et dans celle la société. Manifestation contre le projet Savary (Pris, 24 juin 1984).
III. La place des femmes dans la vie politique et sociale de la France au XX e siècle Les femmes précurseurs aux postes de responsabilités politiques Les principales lois pour l égalité et la liberté des femmes
A. Une condition féminine en contradiction avec les idéaux républicains au XIX e siècle «Les personnes privées de droits juridiques sont les mineurs, les femmes mariées, les criminels et les débiles mentaux», Code Civil ou Code Napoléon (1804). Travail des femmes au XIX e siècle Leur travail était indispensable pour faire vivre la famille pour un salaire bien moins élevé que celui des hommes.
B. Les femmes longtemps exclues de la vie politique Suffragette : Terme né en Angleterre au début du XX e siècle désignant une personne militant pour le droit de vote (suffrage) des femmes. Un film pour aller plus loin : Sarah Gavron, Les Suffragettes (2015). Des suffragettes s en prennent à un bureau de vote (1908). Le Petit journal, supplément illustré, 17 mai 1908. A Paris, lors des élections municipales de mai 1908, des militantes suffragistes dont Hubertine Auclert s en prennent à l urne électorale. L article du Petit Journal se montre hostile à ce qu il considère comme une «injure au suffrage universel». «Les femmes veulent voter!» Affiche de l'union Française pour le Suffrage des Femmes, vers 1920.
Source : www.lefigaro.fr
L emploi du temps des femmes et des hommes depuis 1986. Les inégalités au travail au début du XXI e siècle.
C. L'émancipation des femmes, une lutte pour la liberté «On ne naît pas femme, on le devient»
Simon Veil présente son projet de loi que l avortement. https://www.youtube.com/watch?v=lgdrhx9lmf8&feature=youtu.be (archive INA). Des femmes revendiquent le droit d avorter Affiche de Claire Mantey et de Choisir-MLAC, 1975. Le MLAC (Mouvement pour la liberté de l avortement et de la contraception) est créé en 1973 et organise la possibilité d avorter en France et à l étranger.
Manifestation de «Ni Putes, ni soumises», le 6 mars 2004.