Surveillance d un patient sous thérapie ciblée Adaptation des doses



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Transcription:

Surveillance d un patient sous thérapie ciblée Adaptation des doses Jean-Louis Legoux CHR d Orléans, FFCD Alger, 15/12/2011

Thérapies ciblées en cancérologie digestive Anti-angiogéniques Bevacizumab Multicibles dont anti-angiogénique cancer colo-rectal métastatique Sunitinib GISTs, Tumeurs endocrines pancréatiques Sorafénib CHC Anti - EGF Cetuximab cancer colo-rectal métastatique Panitumumab cancer colo-rectal métastatique Erlotinib (adénocarcinome pancréatique) Anti-mTor Everolimus Anti-cKit GISTs Imatinib tumeurs endocrines pancréatiques Conseils détaillés www.tncd.org

Sorafenib CHC

Sorafenib et CHC HTA > 140 ou > 90 : 2 à 3 prises/semaine 6 semaines Asymptomatique et PAD < 110mmHg : traitement (éviter inhibiteurs calciques) sans arrêt Sorafénib Symptomatique et/ou difficile à contrôler : traitement HTA et arrêt Sorafénib. Reprise à 400 mg x 1/j. Diarrhée : sensible au lopéramide Arrêt sorafenib si > 7 selles / j ou déshydratation Reprise à 50 % dose si < 7 selles /j Retour à 100 % dose en l absence de récidive Asthénie : anémie, dépression, douleurs, insomnies, hypothyroïdie, iatrogène? Sorafénib?

Sorafenib et CHC Toxicité dermatologique Eruption maculaire ou papulaire, érythème Grade 2 : + prurit, desquamation < 50 % surface Syndrome mains-pieds: Grade 1 : Erythème, œdème, hyperkératose Fourmillements, picotements, brûlure Grade 2 : Avec douleurs Ampoules, cloques Grade 3 Douleur et gêne fonctionnelle Epaississement, desquamation, cloques

Grade 2 : Sorafenib et CHC Traitement symptomatique et dose réduite 400 mg X 1 / j 1 à 4 semaines Si résolution grade 0-1 : pleine dose 400 mg X 2 / j Si non : arrêt au moins 7 j, jusqu à grade 0-1, puis demidose au moins 7 j puis pleine dose si grade 0-1 stable 2 ème épisode : reprise à dose réduite 400 mg X 1 / j sans remonter à pleine dose Grade 3 : Traitement symptomatique et arrêt > 7 j Si résolution grade 0-1 : dose réduite 400 mg X 1 / j 1 à 4 semaines Si maintien grade 0-1 : ascension pleine dose 400 mg X 2 / j

Sorafenib et CHC Surveillance de l hémogramme Surveillance des constantes de l insuffisance hépatocellulaire : TP, albuminémie Se préparer à un traitement diurétique éventuel : créatininémie et ionogramme sanguin (+ phosphorémie) Surveillance : consultation à 15 jours, à un mois puis mensuelle

Sunitinib TNE pancréatiques, GISTs

Sunitinib : TNE pancréatiques, GISTs Ne pas utiliser si : HTA non contôlée Insuffisance hépato-cellulaire : cirrhose Child C Femme enceinte ou allaitante, enfant Toxicité accrue avec les inhibiteurs du cytochrome p450 : augmentation de la concentration plasmatique Surveiller les associations médicamenteuses Si indispensables : diminution de dose ou arrêt du sutent Diminution d efficacité avec les inducteurs du cytochrome p450

Sunitinib : TNE pancréatiques, GISTs Diminution d efficacité avec les inducteurs du cytochrome p450 Rifampicine Corticostéroïdes Carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne Efavirenz, nevirapine Millepertuis (tisane) Eviter ces médicaments Si impossible : augmenter la dose de sunitinib par palliers de 12,5 mg/j, sans dépasser 87,5 mg/j

Sunitinib : TNE pancréatiques, GISTs Précautions si IDM récent (12 mois), angor instable ou sévère, allongement de QT, insuffisance cardiaque symptomatique : exclusion dans l étude initiale Traitement anti-coagulant AVC récent Insuffisance rénale (clairance < 40 ml/mn) Pas de précaution spécifique chez le sujet âgé

Sunitinib : TNE pancréatiques, GISTs Avertir le patient des effets secondaires fréquents Asthénie Nausées, épigastralgies Aphtes, Mucite Diarrhée Peau, cheveux Anorexie, dysgueusie Epistaxis Dysthyroïdie possible Pas de pamplemousses roses ni oranges sanguines Indiquer au patient les symptômes d alerte Dyspnée, Oedèmes Douleurs abdominales intenses Hémorragies Consultation si fièvre Arrêt sunitinib si chirurgie Prévoir contraception

Sunitinib : TNE pancréatiques, GISTs Bilan biologique initial NFS plaquettes, enzymes hépatiques et bilirubine Créatininémie et clairance T4, TSH TP, TCA Surveillance mensuelle J 15 et J 30 puis tous les mois Clinique : éruptions, aphtes, fatigue, diarrhée Biologie idem sauf TSH et coagulation (3 mois) Bilan paraclinique initial Imagerie d évaluation ECG Echographie cardiaque avec mesure de la FeVG Surveillance trimestrielle Imagerie d évaluation ECG Echographie cardiaque avec mesure de la FeVG

Sunitinib : TNE pancréatiques, GISTs Si toxicité grade 3 ou 4 interruption du traitement reprise 2 ou 4 semaines plus tard Surveillance cardiaque FeVG baisse de 20 % et/ou est inférieure à 50 % et reste asymptomatique Diminution ou arrêt du sunitinib Apparition de signes cliniques d insuffisance cardiaque congestive arrêt du sunitinib

Sunitinib : TNE pancréatiques, GISTs Surveillance cardiaque Allongement du QT, sans antécédents cardiaques et bilan initial normal Risque d arythmies ventriculaires Attention aux traitements associés Anti-arythmiques Halopéridol, dompéridone Bradycardies Troubles électrolytiques : diarrhée +++

Sunitinib : TNE pancréatiques, GISTs Surveillance cardiovasculaire : HTA 30 % des patients Sévère (> 200/100) : 5 % Interrogatoire : céphalées, acouphènes, vertiges Automesure à domicile Traitement anti-hta antérieur : adapter Initier un traitement anti-hta Attention si arrêt du sunitinib : hypotension

Sunitinib : TNE pancréatiques, GISTs Hypothyroïdie : 5 % Clinique et/ou biologique Sustitution standard Rarement profonde, nécessitant précautions cardiaques en début de traitement Pancréatites Augmentation asymptomatique des enzymes sériques : poursuite du sunitinib Pancréatite clinique : arrêt jusqu à récupération puis réintroduction.

Everolimus TNE pancréatiques

Everolimus et TNE pancréatiques Ne pas utiliser si : Insuffisance hépato-cellulaire : cirrhose Child C Si Child B, réduction de 50 % à 5 mg/j Femme enceinte ou allaitante, enfant Toxicité accrue avec les inhibiteurs du cytochrome p450 : augmentation de la concentration plasmatique Surveiller les associations médicamenteuses Si modérés : diminution de dose à 5 mg et surveillance +++ Si puissants : arrêt éverolimus Diminution d efficacité avec les inducteurs du cytochrome p450

Everolimus et TNE pancréatiques Diminution d efficacité avec les inducteurs du cytochrome p450 Rifampicine Corticostéroïdes Carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne Efavirenz, nevirapine Millepertuis (tisane) Eviter ces médicaments Si impossible : avec surveillance +++ (dosage sérique) commencer à 10 mg augmenter par palliers de 5 mg tous les 4 j, sans dépasser 20 mg/j

Everolimus et TNE pancréatiques Précautions si Diabète mal équilibré Hypercholestérolémie sévère Pas de contrindication si insuffisance rénale même sévère Pas de précaution spécifique chez le sujet âgé

Everolimus et TNE pancréatiques Avertir le patient des effets secondaires fréquents Asthénie, Aphtes, Éruptions cutanées Nausées, diarrhée Anorexie, dysgueusie Sécheresse cutanée Oedèmes Pas de pamplemousses roses ni oranges sanguines Indiquer au patient les symptômes d alerte Dyspnée, Toux Consultation si fièvre Pas de vaccins vivants Arrêt everolimus si chirurgie Prévoir contraception Troubles métaboliques (glycémie, cholestérol)

Everolimus et TNE pancréatiques Bilan biologique initial NFS plaquettes, enzymes hépatiques et bilirubine Glycémie, bilan lipidique Créatininémie et clairance, protéinurie Calcémie, phosphorémie Sérologie hépatites Surveillance mensuelle J 15 et J 30 puis tous les mois Clinique : éruptions, aphtes, fatigue, diarrhée Biologie idem sauf sérologies Bilan paraclinique initial Imagerie d évaluation Scanner thoracique ECG Echographie cardiaque avec mesure de la FeVG Surveillance trimestrielle Imagerie d évaluation Scanner thoracique

Everolimus et TNE pancréatiques Mucite Prévention : commencée 8 j avant le début du traitement Brosse à dents souple Eviter aliments irritants : gruyères, noix, ananas, aliments épices, secs, durs, acides Bains de bouche par bicarbonate de sodium après chaque repas Grade 1 : 6 fois / jour 500 ml de bicarbonate de Na + misoprostol 4 cp à renouveler / 4 j Kéal 3 sachets / jour Vea Oris (Vit E) : 4-6 pulvérisations / j, 4 semaines Pr René Jean Bensadoun, CHU de Poitiers Vea Olio (huile + Vit E) : 4-6 applications / j, 4 semaines Aphtes : corticoïdes (clobetasol, Dermoval R crème 10 g) + anesthésique (lidocaïne, Dynexan R crème 10 g). 2 x / j

Everolimus et TNE pancréatique Pneumopathies non infectieuses 12 % des patients traités Interrogatoire, auscultation, TDM Si anomalies radiologiques : Asymptomatiques : poursuite everolimus Symptomatique : recherche autre cause : infectieuse, néoplasique En fonction des signes (dyspnée, AEG) : biologie, EFR, DLCO, LBA Signes modérés : interruption jusqu à récupération. Reprise à 50 % dose Sévère : arrêt everolimus, corticoïdes Réintroduction à peser.

Everolimus et TNE pancréatique Troubles métaboliques Hypophosphorémie : fréquente. Correction per os Hypercholestérolémie : Certains hypo-cholestérolémiants contrindiqués Autorisés : pravastatine, rosuvastatine, atorvastatine Hyperglycémie : correction per os A arrêter si arrêt everolimus Lymphopénie < 500 : prévention pneumocystis par aérosol pentacarinat mensuel

Imatinib GISTs

Imatinib et GIST Métabolisé par cytochrome P450 Inhibiteurs augmentent toxicité Inducteurs diminuent activité Rétention hydrique : diurétiques Œdème péri-orbitaire Œdème des membres inférieurs Hémogramme : Interruption si PNN < 1 000 et/ou plaq < 50 000 Reprise lorsque PNN > 1 500 et/ou plaq > 75 000 Second épisode : Reprise à 300 mg/j et non 400 mg/j Anorexie, insomnie, céphalées, vertiges, dysgeusie

Imatinib et GIST Nausées, vomissements, diarrhée Epistaxis, hémorragies Myalgies, crampes, rash Constantes hépatiques Interruption si bili > 3 x LSN et/ou transa > 5 x LSN Reprise lorsque bili 1,5 x LSN et/ou transa < 2,5 x LSN Reprise à 300 mg/j et non 400 mg/j Surveillance : - Consultation tél à 15 jours, - Consultation à un mois puis mensuelle

Traitement per os : éducation thérapeutique Pourquoi on le prescrit Dispensation Avec ou sans nourriture mais toujours à la même heure Ne pas déconditionner, ouvrir, broyer. Ranger en lieu sûr Si oublié : tant pis Compliance obligatoire : suivi, contrôle, alerter si Pb

Fin

Anti-angiogéniques HTA : fréquente (bevacizumab, sunitinib) Facile à gérer : augmentation de posologie ou médicament supplémentaire Chapitre cancer colo-rectal métastatique : www.tncd.org Un piège : arrêt de la thérapie ciblée et hypotension Surtout avec traitements per os, arrêtés pour une autre toxicité Bevacizumab : protéinurie à la bandelette à chaque séance de chimithérapie : www.tncd.org

Anti-angiogéniques Risque hémorragique Respect des contrindications. VO et sorafénib Petites épistaxis sans gravité : beva, sunitinib, sorafénib Compatible avec anti-coagulation thérapeutique surveillée Risque de perforation Ulcère gastro-duodénal : FOGD Colon (anastomose) et grêle (carcinose péritonéale) Information du patient Risque de thrombose Respecter les contrindications : accident coronarien ou vasculaire cérébral récent Pas d élément de surveillance préventive

Anti-angiogéniques Bevacizumab : ni en pré- ni en post opératoire Extraction dentaire : 4-5 semaines Pose de chambre implantable : 2 jours Arrêt avant intervention programmée : 4-5 semaines Après chirurgie : reprise chimiothérapie 15 j plus tard Bevacizumab 4 semaines plus tard si cicatrisation complète

Anti-EGFr Risque allergique : cetuximab Hypomagnésémie Toxicité cutanée

Anti-EGFr Risque allergique : cetuximab En France, variable selon les régions Administration systématique de glucocorticoïde et d anti-h1 avant celle du cetuximab Pas d oubli si administration tous les 15 j avec chimio (corticothérapie anti-émétique) Si réduction rapide des symptômes à l interruption immédiate et temporaire : reprise perfusion en doublant le temps sans dépasser 4 h Si choc anaphylactique sévère : arrêt définitif

Anti-EGFr Risque allergique : cetuximab En France, variable selon les régions Administration systématique de glucocorticoïde et d anti-h1 avant celle du cetuximab Pas d oubli si administration tous les 15 j avec chimio (corticothérapie anti-émétique) Si réduction rapide des symptômes à l interruption immédiate et temporaire : reprise perfusion en doublant le temps sans dépasser 4 h Si choc anaphylactique sévère : arrêt définitif Hypomagnésémie : dosée avant chaque cure (15 j) www.tncd.org < 1,2 mg/dl et/ou symptomatique : supplémentation IV par sulfate de magnésium : entre 1,2 et 0,9 mg/dl : 4 g IV en 2 heures à chaque cure < 0,9 mg/dl : 8 g IV en 4 heures/j ou tous les 2 jours jusqu à normalisation

Anti-EGFr Complications cutanées : www.tncd.org Prévention Photopotection Doxycycline 100 ou 200 mg/j Emollients (Dexeryl crème) Interruption si Grade 3 Suspicion d infection Reprise au retour au grade 2 - Folliculite acnéiforme - Sécheresse cutanée - Paronychies : tardives - Reprise du traitement : 100 % dose premier épisode 75 % dose second épisode 50 % dose troisième épisode Non si quatrième épisode