Nièvre 2021 DIAGNOSTIC Mai 2010
Sommaire Préambule : Nièvre 2021, une stratégie territoriale de développement durable Carte d identité de la Nièvre (données chiffrées 2008) I) UN TERRITOIRE «MOSAÏQUE» AUX MULTIPLES CONTRASTES 1) L identité nivernaise, une addition d identités locales fortes façonnées par la géographie et l histoire et soumises à de multiples influences 1.1) Géographiquement, historiquement et culturellement, la Nièvre est une juxtaposition de territoires variés 1.2) Un territoire «tiraillé», à l intersection de diverses influences 2) L A77 a rendu possible le désenclavement de la partie ouest du département mais il reste des efforts à accomplir en matière d accessibilité 2.1) Un désenclavement ancien mais partiel du Nord-Est par l autoroute A6 2.2) Hors du département, la région Parisienne est la plus facilement accessible, par la route comme par le train 2.3) Si la communication est facile le long de l axe ligérien, elle reste problématique d Ouest en Est 3) Des opportunités dans les prochaines années pourraient venir changer la donne en matière d infrastructures 3.1) Des infrastructures routières et ferroviaires de premier rang insuffisantes 3.2) mais des projets qui peuvent changer la donne 3.3) Une terre d excellence pour les infrastructures numériques 4) La structuration territoriale s est rapidement et efficacement mise en place - Des dynamiques territoriales au service de l aménagement et du développement du territoire 4.1) Un parc naturel régional historique 4.2) Des Pays porteurs de projets et d une culture du développement local 4.3) Une intercommunalité qui s est rapidement développée 4.4) et une action du Conseil Général qui s est territorialisée pour accompagner cette dynamique Synthèse II) LES NIVERNAIS ET LEURS MODES DE VIE 1) La population nivernaise continue à vieillir malgré un solde migratoire redevenu positif 1.1) Si le solde démographique reste déficitaire, le solde migratoire redevient positif. Vers une augmentation de l attractivité du département? 1.2) Le phénomène de vieillissement de la population, aggravé par un exode des jeunes, n épargne que le Val de Loire 1.3) La Nièvre se distingue du territoire national par une plus forte proportion de personnes seules dans les ménages. Une des conséquences du vieillissement de la population? 2) Une population qui accuse un retard en terme de revenu et d emploi par rapport au reste de la Bourgogne 2.1) Le phénomène de précarisation des Nivernais 2.2) Le revenu moyen des nivernais, bien qu inférieur à celui des foyers fiscaux de la région Bourgogne, reflète l ensemble des départements français avec des disparités territoriales 2.3) Si le taux de chômage est supérieur à celui observé en Bourgogne, il reste inférieur au taux moyen français métropolitain. 3) Une des spécificités fortes de la Nièvre : un habitant sur deux réside dans une zone à dominante rurale 4) Cadre de vie et services aux habitants 4.1) Une offre de logement conséquente qui doit évoluer pour s adapter à la demande et répondre aux exigences du développement durable 5 6 10 10 13 14 14 14 14 16 16 17 18 20 20 20 20 21 23 26 26 26 28 28 28 29 31 31 32 32 2
4.2) Une offre de formation contrastée et des niveaux de formation insuffisants 4.3) Une démographie médicale en baisse et des carences territoriales 4.4) L offre de services est marquée par de fortes inégalités territoriales que les collectivités locales tentent de compenser 4,5) Un niveau de pratiques sportives élevé et des équipements exceptionnels 4.6) Une vie culturelle innovante et rayonnante 4.7) Une vie associative, reflet d un état d esprit collectif, particulièrement riche dans la Nièvre 5) Les territoires vécus, organisés autour de pôles de services intermédiaires à forte influence Synthèse III) UNE VIE ECONOMIQUE FRAGILE MAIS DE REELLES POSSIBILTES ET OPPORTUNITES DE DEVELOPPEMENT 1) Les caractéristiques de l emploi dans la Nièvre 1.1) L effectif salarié de la construction se porte mieux que celui de l industrie 1.2) L économie résidentielle est la clé de voûte de l emploi local 1.3) Un taux de chômage dans la Nièvre plus élevé que celui de la région tout en restant inférieur à la moyenne nationale 1.4) Un fort besoin d adapter la qualification des actifs aux besoins des entreprises 2) L industrie nivernaise poursuit sa mutation 2.1) Un tissus industriel diversifié et en mutation 2.2) Des opportunités industrielles à saisir pour tendre vers l excellence 3) L agriculture connaît des difficultés mais constitue une activité économique majeure dans la Nièvre 3.1) La Nièvre est un département très agricole 3.2) L avenir, une agriculture qui réponde pleinement aux enjeux du développement durable 4) L économie du département poursuit sa tertiarisation 4.1) L artisanat, un secteur en croissance mais une forte problématique de transmission d entreprises à gérer 4.2) Zoom sur le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) 4.3) Commerce 5) Le tourisme, un secteur économique prometteur dans un département riche en atouts naturels 5.1) La Nièvre dispose d atouts touristiques nombreux 5.2) Mais il existe des pistes d amélioration à explorer 5.3) Des démarches visant à développer une activité touristique durable sont en cours dans le département 5.4) L offre en hébergements est diversifiée 6) L enseignement supérieur, l innovation et la recherche sont à développer pour catalyser et accompagner le développement économique 6.1) La Nièvre est en retard en matière d enseignement supérieur même si le nombre de diplômés a progressé entre 1999 et 2006 6.2) L offre de l enseignement supérieur : une grande variété de BTS et quelques formations d excellence 6.3) L exemple d un centre de recherche unique en Europe, le site de Bibracte qui associe recherche de haut niveau et tourisme culturel 6.4) La recherche comme moteur de l innovation et du développement économique : l exemple du technopôle de Magny-Cours 7) La Nièvre possède des atouts indéniables pour mener une politique de développement économique durable 7.1) La Nièvre dispose d une très grosse ressource en bois, insuffisamment exploitée mais un des moteurs du développement économique du futur 7.2) La Nièvre a mis en place une politique d accueil des porteurs de projets qui, en se développant, sera à même de produire du développement économique 34 36 37 43 43 45 46 47 50 50 50 51 51 52 52 53 57 57 64 66 66 69 71 72 72 73 74 74 75 75 75 76 78 79 79 82 3
8) L offre territoriale 8.1) Les zones d activités d intérêt départemental et local 8.2) Des villages d entreprises qui rencontrent du succès 8.3) Une pépinière d entreprises 8.4) Atlas de l offre foncière et du bâti Synthèse IV) UN CADRE DE VIE EXCEPTIONNEL RENDU POSSIBLE PAR UN ENVIRONNEMENT PRESERVE ET DE NOMBREUSES RESSOURCES 1) Les unités paysagères sont très variées et porteuses d identités locales - Les paysages au service des habitants et de l attractivité du territoire 1.1) L entre Loire et Allier 1.2) Le Donziais 1.3) Les Amognes 1.4) Le Bazois 1.5) Les Vaux d Yonne 1.6) Le Haut-Morvan 1.7) Le Sud-Morvan 1.8) Le Puisaye 1.9) Le Vignoble de Pouilly 1.10) La Sologne Bourbonnaise 1.11) Le Nivernais 2) Le patrimoine agricole et forestier est riche et diversifié 3) Les infrastructures naturelles remarquables font l objet de politiques de protection et de valorisation 4) Des espaces accessibles grâce à un réseau dense de chemins 5) La ressource en eau est importante et la qualité sous surveillance 6) La Nièvre est un département pionnier en terme de collecte et de tri des déchets 7) Il existe un potentiel important de développement des énergies renouvelables 7.1) Le bois énergie commence à se développer dans le département 7.2) Il existe un potentiel de développement pour la méthanisation 7.3) Le solaire photovoltaïque se développe, notamment sur les toitures des bâtiments agricoles 7.4) L hydroélectricité déjà bien représentée, n aurait de pîstes nouvelles que pour des micro-unités 8) Le cadre de vie, vecteur d attractivité et de communication à exploiter Synthèse SYNTHESE GENERALE CONCLUSION 84 84 85 85 85 87 90 91 92 92 93 94 95 96 96 97 98 99 100 101 102 103 106 108 108 108 108 109 110 111 112 129 4
1) La caractéristiques de l emploi dans la Nièvre Fin 2007, la Nièvre comptait 84 872 emplois, dont 74 770 emplois salariés. Cela représente 13 % des emplois bourguignons. 1.1) L effectif salarié de la construction se porte mieux que celui de l industrie : Entre 2004 et 2008, le département de la Nièvre a enregistré une décroissance d un peu plus de 5 % de ses emplois. L industrie a été fortement concernée par cette baisse des emplois. Les autres secteurs d activité, et notamment la construction, résistent mieux. 29,9 % pour le tertiaire (contre 31,6 % en Bourgogne) 26,5 % pour la construction (contre 23,3 % en Bourgogne) Pour le secteur de l agriculture, la part des emplois est plus élevée dans la Nièvre qu en Bourgogne ou en France. Elle atteint 6,3 % des actifs, soit plus de deux fois la moyenne nationale. Les emplois industriels sont un peu moins importants dans la Nièvre que dans la région Bourgogne (exceptions faites de l industrie automobile et des industries des équipements du foyer), mais restent supérieurs à la moyenne nationale. Les emplois du secteur tertiaire sont moins importants en proportion de l emploi total dans la Nièvre et la Bourgogne que la moyenne nationale. On constate respectivement 4 et 6 points d écart. 1.2) L économie résidentielle est la clé de voûte de l emploi local : Source : C2R L intérim a également fortement chuté dans la Nièvre au cours du premier semestre 2009. La diminution observée est de : 71,1 % pour l industrie (contre une baisse de 56,9 % en Bourgogne) Du fait de ces sur et sous représentations de certains secteurs d activité, des territoires pourraient être fragilisés par une forte dépendance des marchés extérieurs. Ainsi, Nevers est la zone d emploi qui semble la plus protégée des fluctuations des marchés extérieurs par une sphère productive relativement faible (25,7 %) par rapport aux sphères résidentielle (44,8 %) et publique (29,5 %). Cosne sur Loire, par contre, est la zone d emploi qui semble la plus dépendante. En pourcentage Allier Cher Côte d Or Saône et Yonne Nièvre Bourgogne France Loire Agriculture 5,9 5,6 4,4 5,6 5,4 6,3 5,2 3,1 Construction 7 6,8 6,9 7,2 7,4 6,8 7,1 6,8 Industrie 17,2 19,2 15,6 20,8 18,4 16 17,9 15 Tertiaire 69,9 68,4 73,1 66,4 68,9 70,9 69,8 75,1 Répartition des emplois par secteurs en 2009 dans les départements limitrophes à la Nièvre 50
Il est à noter la situation particulière de Decize dont la fragilité provient du cumul d une forte spécialisation (dans le secteur de la chimie-caoutchouc-plastiques) et d une forte concentration (les 4 plus gros établissements représentent plus d un quart des emplois de la zone). 1.3) Un taux de chômage dans la Nièvre plus élevé que celui de la région tout en restant inférieur à la moyenne nationale Même si la crise économique et financière vient de réduire considérablement les écarts, on observe depuis plus de 10 ans que la Nièvre maintient un taux de chômage plus élevé que celui de la région tout en restant inférieur à la moyenne nationale, comme si le département avait plus de difficulté à profiter pleinement de la croissance économique environnante. On retrouve dans ce constat une des principales caractéristiques du département, à savoir la forte proportion d ouvriers et d employés et la sous représentation des cadres dans la population active. 1.4) Un fort besoin d adapter la qualification des actifs aux besoins des entreprises Compte tenu des caractéristiques démographiques (solde migratoire négatif et vieillissement de la population) et professionnelles (sous représentation des cadres et professions intermédiaires par rapport aux ouvriers), la question de la qualification et de l adaptabilité des ressources humaines est primordiale dans la Nièvre. L enjeu est d éviter que le fossé se creuse entre les besoins des entreprises et les qualifications des actifs. Cela pourrait compromettre l avenir de certains secteurs économiques qui connaissent d ores et déjà des difficultés de recrutement. Parole de Nivernais Evolution du taux de chomâge dans la Nièvre entre 2003 et 2009 - Source : C2R La Nièvre comptabilisait 11 322 demandeurs d emploi en décembre 2009, soit 18,5 % de plus qu en décembre 2008. Si la répartition est sensiblement équilibrée entre hommes et femmes, une forte proportion des demandeurs d emplois est peu diplômée (73 % ont un niveau inférieur au Bac) et un quart a moins de 26 ans. A la question : «Pour assurer, à l avenir, le développement de la Nièvre et le bien être de ses habitants, quelles sont selon vous les actions prioritaires à mettre en place?» 60% des personnes interrogées ont spontanément cité une action relative au soutien de l économie et à la création d emploi. Sondage TNS-SOFFRES - Novembre 2009 51
2) L industrie nivernaise poursuit sa mutation Au cours des dix dernières années, les parts de l industrie et de l agriculture dans la valeur ajoutée départementale ont diminué au profit des services marchands et administrés. La part de la construction est quant à elle, restée stable. Les services principalement marchands représentent un tiers de la valeur ajoutée brute du département (contre 37 % pour la Région et 46 % pour la moyenne nationale). Grâce aux biens intermédiaires, l industrie représente 17% de la valeur ajoutée brute du département, contre 15 % en France métropolitaine. Les secteurs de l agriculture (7 %) et de la construction (6,5 %) pèsent eux aussi un peu plus dans la Nièvre que la moyenne nationale. Il existe dans le département plusieurs grands établissements industriels de plus de 500 salariés, qui sont principalement localisés autour de Nevers, Imphy et Decize. 2.1) Un tissu industriel diversifié et en mutation 2.1.1) Les caractéristiques du tissu industriel nivernais Le secteur industriel représente environ 9 % du nombre total d établissements et emploie 20 % des effectifs salariés totaux. C est le secteur des biens intermédiaires (métallurgie, produits minéraux, bois et papier, chimie, composants électriques et électroniques, textile) qui compte le plus d établissements (303). Il arrive également largement en tête des emplois (6 966 emplois). Le secteur des biens intermédiaires génère à lui seul plus de 50 % des emplois salariés industriels. 82 % des établissements industriels ont moins de 10 salariés, mais n emploient que 11 % des salariés. En revanche, les établissements de plus de 50 salariés représentent 5 % des établissements et 65 % des emplois. Près de la moitié des chefs d entreprise ont moins de 50 ans. La moyenne d âge est de 49,8 ans. Dans les 10 années à venir, 52 % des dirigeants seront concernés par la transmission de leur établissement, ce qui représente près de 440 structures à reprendre. 2.1.2) Des secteurs industriels traditionnels encore bien présents mais les centres de décision de gros établissements majoritairement en dehors du département. Les secteurs de l automobile, des transports, de la métallurgie, de la plasturgie et de la chimie sont encore bien présents dans le paysage industriel nivernais. 82 % des établissements relèvent des TPE ou PME et leurs centres de décisions sont généralement locaux. Par contre, force est de constater qu aujourd hui, les centres de décision des gros établissements sont le plus souvent externes au département. Cette situation fragilise beaucoup le tissu industriel nivernais. Parole de partenaire «Le secteur du secondaire est très dépendant de grands groupes dont les centres de décision sont à l extérieur du département». Rencontres partenariales de l économie - 23 Novembre 2009 52
2.1.3) Des secteurs industriels aux évolutions diverses Globalement, le tissu industriel enregistre une légère hausse du nombre d établissements entre 2000 et 2009, avec 14 établissements supplémentaires. Cette augmentation globale cache une diversité de situations. Les secteurs des biens de consommation et des biens intermédiaires ont enregistré une forte perte en valeurs brutes, avec respectivement - 8 et - 7 établissements tandis qu à l inverse, les biens d équipement ont gagné l6 établissements. 2.1.4) Un taux de création d entreprises industrielles honorable Depuis 2004, les mouvements d entreprises se sont amplifiés, tant du côté des immatriculations que de celui des radiations. L amélioration de la situation en 2007 conduit à un solde positif sur la période observée. Le taux de création des entreprises industrielles (nombre d immatriculations / nombre d entreprises actives) atteint plus de 8 % en 2009. 2.2) Des opportunités industrielles à saisir pour tendre vers l excellence Grâce à de solides savoir-faire industriels, des secteurs en reconversion pourraient devenir de véritables pôles d excellence. Une des opportunités les plus fortes se présente pour la filière automobile. 2.2.1) La filière automobile traditionnelle est en crise La filière automobile nivernaise représente près de 4.000 emplois directs, ce qui représente 26% de l emploi industriel départemental et 5% de l emploi salarié nivernais. A cela s ajoutent les emplois indirects estimés à hauteur de 400 emplois domiciliés dans la Nièvre : 200 emplois dans les transports, l énergie, les activités financières et l immobilier et 200 emplois dans les activités de services. Les équipementiers et sous-traitants automobiles de la Nièvre, principalement situés le long de l axe ligérien, génèrent un chiffre d affaires de 453 millions d euros. La Nièvre est donc considérée comme un département où l industrie automobile est particulièrement présente. Mais sa fragilité réside dans le fait que la plupart des emplois de la filière sont concentrés dans de grands sites industriels. Les trois plus gros employeurs représentent 50% de l effectif total de la filière. A cette fragilité structurelle s ajoute une fragilité conjoncturelle avec les effets combinés de la crise économique et de la crise affectant la filière automobile traditionnelle. En effet, après une période difficile en 2007, et plus nettement depuis quelques mois, ces entreprises doivent faire face comme beaucoup à une dégradation structurelle et conjoncturelle du marché. Entre périodes de chômage partiel, restructurations annoncées, licenciements et même fermeture définitive pour l une d entre elles (Henkel), elles sont en plein cœur d une crise économique sans précédent. Parfois créées par un seul homme, aujourd hui souvent aux mains de groupes étrangers bien éloignés des préoccupations locales, ces entreprises doivent miser, dorénavant, pour assurer leur survie, sur l innovation, la recherche et le développement autour de la performance. Après l année 2008 durant laquelle le secteur avait déjà perdu plus de 13 000 emplois, la filière automobile française a connu une nouvelle année noire en 2009 : l ensemble de la filière a connu dans le pays un pic de destructions d emplois cette année, avec la perte de 20 000 à 30 000 postes. 53
Chez les sous-traitants, les défaillances ont touché environ 400 sociétés en 2009, contre 180 en 2008. En comparant les cinq premiers mois de 2009 à la même période de 2008, les défaillances ont bondi de 141 %. Tous secteurs confondus, l augmentation n a été que de 14 %. Ces défaillances sont la conséquence de la politique de destockage mise en oeuvre par les constructeurs au dernier trimestre de 2008. est renforcé par une filière universitaire (Institut Supérieur de l Automobile et des Transports) de haut niveau. En effet, la production automobile en France a diminué depuis le début de 2008, avec une amplification en fin d année. La production nationale est ainsi passée sous le seuil des 2 millions d unités en 2009, soit une baisse supérieure à 25 %. En outre, les experts ne prévoient pas de reprise à court terme du marché automobile mondial : le niveau de ventes de 2007 ne devrait être retrouvé que vers 2012. En Europe (27 pays), la chute est moindre grâce aux primes à la casse instaurées dans plusieurs pays, mais le marché pourrait afficher un nouveau recul de 10 % en 2010 en cas d arrêt de ces aides gouvernementales. 2.2.2) Toutefois, la Nièvre dispose de solides atouts pour une reconversion vers l automobile propre Parallèlement à cette crise sans précédent du secteur de l automobile traditionnelle, on constate une très forte hausse de la demande en véhicules propres. Cette évolution de la demande est également constatable sur le marché du sport automobile. La Nièvre, qui dispose d un circuit automobile agréé pour la Formule1 ainsi que d un technopôle associé de renommée mondiale, peut devenir un des leaders mondiaux de la reconversion du secteur automobile. Le technopôle de Nevers Magny-Cours accueille 23 entreprises, un laboratoire de mécanique et d acoustique, et un centre d activités, de recherche technologique et de développement pour l automobile et les transports (Magnytude - réseau Welience). Le secteur recherche et développement Outil industriel En 2008, 30% du chiffre d affaires des entreprises est réalisé à l exportation, ce qui met en évidence le rayonnement international des activités du site. Les activités du pôle relèvent des secteurs de pointe, la compétitivité des entreprises dépend de leur capacité d innovation. C est pourquoi, les compétences en recherche et développement (R&D) sont largement représentées au niveau du technopôle. Chacune des entreprises dispose en interne de moyens R&D et innovation : bureaux d études, CAO, CFAO, bancs moteurs, bancs d essais, soufflerie Avec 30% de l effectif global du technopôle affectés aux activités de R&D, les entreprises développent de nombreux projets innovants. 2.2.3) Le développement des infrastructures numériques ouvre également de très larges perspectives De 2006 à 2009, le Conseil Général et l agglomération de Nevers, réunis au sein du Syndicat mixte Niverlan ont construit un réseau haut débit d initiative publique pour apporter le haut débit aux particuliers, aux collectivités publiques et aux entreprises. 54
En 2010, le taux de couverture de la population nivernaise (et non du territoire) en haut débit peut être estimé à plus de 99 %, avec un débit ADSL pour les particuliers. offre satellitaire spécifique à la DSP de la Nièvre. Mais la solution satellite reste une solution transitoire car moins performante. L amélioration de la capillarité du réseau et l accompagnement dans la promotion des techniques d information et de communication (TIC) doivent être désormais engagés. Concernant les TIC, les attentes des particuliers sont variées : communiquer avec ses enfants à l autre bout du monde, télécharger ses photos, rechercher une information, «chatter», gérer ses comptes en lignes, effectuer un achat par paiement sécurisé, jouer en réseau Couverture de la Nièvre par le haut débit en 2010 Le réseau de 1 er établissement est multitechnologique, cohérent, neutre et solidaire : 570 km de fibre optique ont été déployés (réseau de collecte), 38 centraux téléphoniques sont dégroupés, permettant à 20 000 Nivernais de surfer sur le net grâce à l ADSL filaire, 53 stations de base Wimax ont été installées permettant à ce jour à plus de 1 000 foyers d avoir accès aux offres Internet grâce au Wimax (en comparaison, 11 000 foyers sont connectés au Wimax en France). La commercialisation Wimax progresse à raison de 12 à 15 nouveaux clients par semaine. Le réseau radio Wimax a été classé parmi les trois premiers en France par l ARCEP (l autorité de régulation), une cinquantaine de foyers, inéligibles au Wimax et à l ADSL filaire, bénéficient d une Fibre optique Le haut débit (à partir de 2 Mbts dans la Nièvre) permet tous ces échanges de données. Des freins restent à lever et pour cela, il est nécessaire : d accompagner l utilisation d Internet (lecture de l information, achat en ligne ) en collaboration avec les cyberbases, d aider à l achat d équipements (personnes en situation précaire, étudiants, chercheurs d emploi ) qui pourrait donner naissance à un début de filière numérique (unité de transformation d anciens PC par exemple ). L accès et le confort de débit sont le souci premier des Nivernais. 55
Depuis 2004, la Nièvre compte une vingtaine de Cyberbases, réparties sur l ensemble du département, qui constituent des lieux privilégiés où chacun peut : s initier à l utilisation de l informatique grâce à la mise à disposition d un équipement complet et en bénéficiant d un accompagnement individualisé, participer à la mise en œuvre d ateliers collectifs. Le réseau haut débit de la Nièvre permet aux entreprises existantes de s ouvrir à de nouveaux marchés, aux nouvelles entreprises de s implanter et de réussir, dans un environnement privilégié, à deux heures de la région parisienne : 48 zones d activité (dont 33 directement en fibre optique) peuvent être directement connectées au haut et très haut débit. 600 entreprises proches de la fibre (moins de 500 mètres) ont la possibilité de s y connecter. Pour autant, force est de constater que bon nombre d entreprises (TPE, PME) et de collectivités publiques n intègrent les TIC que pour des usages limités et classiques : gestion courante, relations avec les services administratifs, site vitrine Pourtant, le haut débit offre aujourd hui un monde de possibilités dans lequel il faut inventer les services et pressentir les nouveaux usages conformes aux attentes des entreprises. Ainsi, des administrations et des collectivités ont su tirer parti des TIC pour améliorer la circulation de l information entre services et institutions et pour établir une nouvelle relation avec leurs fournisseurs et leurs administrés. L enjeu est de lever les freins fréquemment rencontrés dans les entreprises (coût financier, résistance au changement, manque de formation aux solutions logicielles professionnelles, manque d engouement pour un abonnement/service professionnel) et les collectivités publiques (mise en place jugée difficile des services de dématérialisation, manque de ressources humaines, manque de connaissances informatiques, méconnaissance des produits mis à disposition, appréhension de l outil Internet, mise en cause de la fiabilité des services alors que tout est sécurisé, attachement au «papier»). Dans ce cadre, un certain nombre d actions sont prévues à court terme : Une campagne de sensibilisation vers les PME, TPE et collectivités publiques, Une formation - action envers les agents de développement des territoires, La création de centres de ressources décentralisés afin d accompagner les entreprises, les porteurs de projets et les collectivités publiques pour tous sujets relatifs à l informatique, à l internet et aux TIC. Comme pour les entreprises, il s agit donc pour les collectivités et administrations de s interroger sur la finalité des processus pour ne pas alourdir le travail avec de nouveaux outils, mais au contraire inventer la façon de gagner du temps tout en améliorant le résultat final (prise de décisions, disponibilité de l information, édition de documents officiels...). Dans la Nièvre, la plateforme E-Bourgogne, 1 ère plateforme de dématérialisation en Europe, accompagne les collectivités publiques dans leurs démarches de dématérialisation. A ce jour, quelques collectivités, organismes et publics sont clients du réseau d initiative publique haut débit de la Nièvre, des entreprises nivernaises sont également utilisatrices. A noter que deux opérateurs locaux, Adista et Résomatique, accompagnent les chefs d entreprises dans leurs démarches et déclinent tout un catalogue d offres de services liés au haut débit. Souris... clic! 56
3) L agriculture connaît des difficultés mais constitue une activité économique majeure dans la Nièvre 3.1) La Nièvre est un département très agricole De la moyenne montagne aux vignobles de Pouilly, en passant par l élevage et les céréales, l agriculture se montre omniprésente sur tout le territoire nivernais. Dans un contexte concurrentiel, les exploitations nivernaises doivent maintenir leur compétitivité, en particulier grâce à la maîtrise des coûts de production et de productivité du travail. Bien souvent ceci a été synonyme de spécialisation et de modernisation des outils de production. Elle doit aussi s adapter à la demande des marchés. Bourgogne et un peu plus de la moitié au niveau national (53 %). La surface agricole utilisée se compose de surfaces en herbe (54 %), de grandes cultures et prairies temporaires (44 %) et de vignes (3,6 %). 3.1.1) Une spécialisation et un savoirfaire dans l élevage allaitant L activité traditionnelle dominante est l élevage de bovins allaitants en systèmes spécialisés ou mixtes. Il représente 1330 exploitations en 2007 (contre 478 exploitations en grandes cultures et 431 exploitations mixtes). Il s agit essentiellement d une activité de «naisseur», orientée vers la production de broutards et laitonnes (la production de viande s effectue pour l essentiel en dehors du département, notamment en Italie et en Espagne). Chaque année, environ 40 000 broutards sont ainsi exportés vers l Italie. Tournesol La surface du département est répartie globalement pour un tiers en prairies permanentes, un tiers en culture et un tiers en forêt. En 2008, la surface agricole utilisée (SAU) occupe 57 % de la surface du département, contre 58% en Vache charolaise En hectares Cote d Or Saône et Loire Yonne Nièvre Bourgogne France Surface Agricole Utilisée 466 752 553 984 443 993 393 705 1 858 434 29 314 098 Terres arables 466 752 160 303 361 996 173 469 1 009 982 18 267 526 Surface toujours en Herbe 140 400 376 600 68 600 214 600 800 200 9 910 496 Vignes 9 680 13 190 6 850 1 450 31 170 853 633 Bois et Forêts 321 750 207 800 234 100 231 400 995 050 15 563 423 Autres territoires 73,1 99 628 68 099 62 179 321 742 10 031 166 Occupation du sol de la Nièvre comparé à celle des départements bourguignons en 2008 - Source : Agreste 57
3.1.2) Le territoire s est spécialisé suivant les orientations technicoéconomiques des exploitations agricoles nivernaises Géographiquement, l agriculture nivernaise se divise en cinq types de zones bien distincts, avec une spécialisation croissante des territoires : Le Morvan, zone de petite montagne où l élevage est la production dominante, sans toutefois oublier la production de sapins de Noël. La Sologne Bourbonnaise pédologiquement complètement différente du Morvan est également une zone où l élevage bovin prédomine. La zone centrale de plaine (Nivernais Central) qui maintient un élevage principalement de bovins, avec deux marchés au cadran (Moulins Engilbert et Corbigny) et une agriculture plutôt de grandes cultures. Cette zone intermédiaire, avec des sols à potentiel agronomique moyen, compense les rendements moyens par une augmentation régulière de la taille des exploitations. La Bourgogne Nivernaise qui développe notamment une activité très spécialisée autour de la production céréalière et de la viticulture. L entre Loire et Allier, zone d élevage qui regroupe notamment une forte proportion d éleveurs sélectionneurs. La Puisaye zone de polyculture élevage et d élevages laitiers. L élevage nivernais : L élevage bovin allaitant est l activité agricole majeure du département (une exploitation sur trois). On recense 374 000 bovins (dont 200 000 vaches et génisses nourrices et 118 000 veaux de moins de 1 an) dans le département, de race charolaise pour la très grande majorité. Caractéristiques des petites régions agricoles de la Nièvre en 2008 - Source : Chambre d Agriculture 58 58
Cette activité se caractérise par des systèmes extensifs herbagers, avec une saisonnalité marquée de la production. La plupart des exploitations bovines produisent des animaux maigres. Ainsi, près de 80 000 broutards et mâles de moins de 2 ans sont sortis des élevages nivernais en 2008, essentiellement à destination de l Italie ou d autres départements français. Les circuits de commercialisation des bovins sont multiples, partagés entre structures coopératives, marchés au cadran et négociants. L organisation des relations entre ces différents opérateurs est primordiale pour la filière bovine, dans un contexte de dépendance des producteurs par rapport à l aval. La production de «viande finie» s établit à un peu plus de 30 000 têtes pour un poids total de près de 12 000 tonnes et concerne principalement des femelles. Tous les animaux ne sont pas abattus dans la Nièvre. Le département compte 3 abattoirs (Cosne sur Loire, Luzy et Corbigny). Les deux derniers ont fait l objet de travaux de modernisation, et constituent des éléments structurants socio-économiquement même s ils restent de taille modeste (1 000 tonnes par an pour Luzy et 4 000 tonnes pour Corbigny). Par ailleurs, la Nièvre est l un des berceaux de la race charolaise et compte un certain nombre d élevages sélectionneurs (c est-à-dire qui sont spécialisés dans la production d animaux reproducteurs à haute valeur génétique). La présence du Herd-Book Charolais à Nevers et celle de la Ferme du Marault et de son Centre de Valorisation Génétique, près du circuit de Magny Cours, contribuent au rayonnement de la race par l organisation de concours et d animations spécifiques. Ainsi, la ferme du Marault accueille tous les deux ans le Concours Spécial Charolais et tous les ans le Concours National de veaux mâles et femelles. Ces deux évènements ont une audience internationale. Affiche du concours national des veaux 2009 à la ferme du Marault La production ovine allaitante, qui était traditionnellement une activité complémentaire à l élevage bovin ou à la culture, peine à conserver sa place dans le département. Le nombre de brebis a fortement diminué dans les dix dernières années (passant de 100 000 brebis en 1999 à 60 000 environ en 2009). La production ovine souffre également de la concurrence avec la viande australienne et néo-zélandaise. La fièvre catharrale ovine et le renforcement de la réglementation ont également eu un impact important sur la diminution du cheptel reproducteur. Les opérateurs économiques sont moins actifs avec la diminution du nombre d animaux. La production équine nivernaise est remarquable : les AQPS (pour «autre que pur sang») nivernais sont reconnus internationalement dans les courses d obstacles. La station de monte de Cercy la Tour (antenne du Haras National de Cluny) est la plus grosse station française d étalons AQPS. 59
Les trotteurs nivernais sont également de plus en plus reconnus et la vente annuelle organisée à la ferme du Marault a aujourd hui une audience internationale. S il tarde à se développer, le pôle équin du Marault constitue néanmoins un site référence. La production laitière est peu répandue puisqu elle regroupe une centaine d éleveurs bovins ou caprins. Il est à noter que 26 communes sont situées en zone d appellation d origine contrôlée «crottin de Chavignol». Les exploitations sont assez éloignées les unes des autres et les exploitants assez âgés. Les coûts de reprises freinent les installations. Aucune laiterie n étant installée dans la Nièvre, une grande partie des producteurs laitiers transforment le lait à la ferme. Leurs produits sont commercialisés essentiellement localement ou vendus en fromages frais à des affineurs. La filière laitière est reconnue pour son dynamisme, et sa capacité à générer de la valeur ajoutée. Elle est également un lien entre producteurs et consommateurs. Les grandes cultures La Nièvre est reconnue pour la qualité de ses céréales : blé panifiable et orge brassicole. Dans le Nord-Ouest du département, l élevage est nettement moins présent au profit des cultures céréalières et oléagineuses, secteur considéré comme intermédiaire du point de vue des conditions d exploitation et des rendements. Les cultures ont également eu tendance à se développer dans le centre du département à l occasion de cessations d activités d exploitations d élevage non reprises. La sole céréalière représente un peu plus de 93 000 hectares, avec un rendement moyen de 65 quintaux/ha, le plus faible observé en Bourgogne, inférieur de la moyenne nationale (73 quintaux/ ha). Côté oléagineux, les surfaces cultivées comptent 24 000 ha de Colza et 5 000 ha de tournesol dans notre département, avec un rendement moyen de 31 quintaux/ha, assez proche de la moyenne nationale. La mise en marché des produits végétaux repose sur un nombre limité d opérateurs : un groupe coopératif étendu également en Berry, et un négociant privé se partagent pratiquement l ensemble de la commercialisation et de l approvisionnement dans la Nièvre. Viticulture Champ de céréales La surface totale occupée par la viticulture dans le département est de 1 420 ha dont 1 240 ha pour les appellations d origine contrôlée. La production est presque exclusivement consacrée aux vins blancs qui représentent 62 895 hl tandis que les vins rouges ne représentent que 5 600 hl. Quelques vins rosés sont également produits principalement dans l appellation coteaux du Giennois. Vignes 60
Depuis 1937, le vignoble de Pouilly bénéficie du décret sur les appellations d origine contrôlée pour deux appellations mono-cépages de vins blancs. L AOC «Pouilly sur Loire» produit des vins issus du cépage chasselas tandis que l AOC «Pouilly fumé», qui représente près de 85 % des surfaces produit des vins issus du cépage sauvignon blanc, appelé localement «blanc fumé». Les vins de Pouilly ont une renommée internationale et participent au chiffre d affaires réalisé à l exportation de l agriculture nivernaise. L appellation des Coteaux du Giennois bénéficie également d une AOC depuis 1998. Ce vignoble produit des vins blancs, rouges et rosés. La production est essentiellement commercialisée sur le territoire français, puisque les exportations ne représentent que 7 % du volume produit. D autres vignobles peuvent être cités et notamment le vignoble de Tannay, les Coteaux Charitois et le vignoble de Riousse tous trois classés en vin de pays. Répartition des appelations d origine contrôlé en Bourgogne - Source : Agreste L agriculture biologique dans la Nièvre L agriculture biologique est relativement confidentielle dans la Nièvre. 75 fermes (dont 5 en grande culture, 18 en polyculture et élevage, 32 en élevage, 6 en viticulture et 2 en maraîchage) pratiquent l agriculture biologique, représentant une surface de 6 335 hectares en production ou en conversion (soit 1,6 % de la SAU totale, ce qui est inférieur aux 2% observés sur l ensemble du territoire français). Les circuits courts de produits agricoles Des circuits courts se sont développés dans le département. Ils prennent la forme d AMAP ( les paniers solidaires par exemple) ou de marchés de producteurs locaux (notamment le marché de producteurs biologique de Challuy). Compte tenu de la demande actuelle croissante en produits locaux et de qualité, les circuits courts connaîtront probablement un fort développement dans les années à venir. 3.1.3) Mais une activité qui perd des actifs L emploi agricole (5 812 actifs) dans la Nièvre est supérieur à la moyenne régionale. C est même le département bourguignon où sa part est la plus importante (près de 7 % des emplois contre à peine 6 % pour les autres départements et même 3,5 % au niveau national). En 2007, les actifs se répartissaient comme suit : 3 206 chefs d exploitation et co-exploitants, 1 620 conjoints et actifs familiaux, 980 salariés permanents. En équivalents temps pleins (ETP), l emploi temporaire ou occasionnel correspond à 208 salariés. Le poids des actifs salariés s accroît au détriment de la main d œuvre familiale. Avec l augmentation de la taille des exploitations et le faible nombre d installations, cette tendance risque de se confirmer dans les années à venir. 61
Le nombre d exploitations agricoles poursuit son déclin : 3 887 exploitations en 2009 (dont les deux tiers professionnelles), soit une diminution de 11 % depuis 2000 (près de 40 % en vingt ans). La diminution est moins rapide qu aux niveaux national et régional (jusqu à 22 % en Saône et Loire). Le nombre d installations est relativement bas depuis plusieurs années. Ainsi pour 4 ou 5 cessations d activité, on compte une installation. En 2009 il y a eu seulement 76 installations au total. Plusieurs causes permettent d expliquer ce phénomène : un faible nombre de candidats à l installation, la complexité des dispositifs d aides agricoles européennes et l incertitude quant à leur évolution, le coût de la reprise d exploitation (foncier et droits à paiement unique), la difficulté d accéder au foncier. Entre 2000 et 2007, la moyenne d âge des chefs d exploitation a fortement augmenté, passant de 45 ans à 53 ans. L âge moyen des éleveurs est plus élevé que celui des céréaliers. Plus de 50 % des effectifs bovins sont détenus par des agriculteurs de plus de 50 ans. Comment conserver le potentiel actuel de production en bovins dans les années à venir? En 2010, plus de 100 exploitants arriveront à l âge de la retraite, d autres exploitants risquent de cesser leur activité pour d autres causes (difficultés financières notamment). Le nombre d installations ne sera pas équivalent au nombre de cédants ce qui se traduira par une baisse de la population d actifs agricoles et sans doute par une diminution du nombre de vaches allaitantes. 3.1.4) Les formes sociétaires sont de plus en plus fréquentes tandis que les exploitations continuent de s agrandir En 2007, 65 % des exploitations sont sous forme individuelle. Cette proportion est néanmoins en diminution au profit des EARL qui représentent plus de 18 % des exploitations. Les exploitants nivernais utilisent assez peu les coopératives d utilisation de matériel agricole (CUMA) et l esprit mutualiste est assez peu développé excepté dans le Morvan. La surface moyenne des exploitations professionnelles atteint 140 ha et place la Nièvre au 10 ème rang des départements français pour la taille des exploitations. La majorité des exploitations a une taille comprise entre 100 et 200 ha et 18 % ont une surface supérieure à 200 ha (contre respectivement 13 % et 5 % aux niveaux régional et national). En 2008, le prix moyen national des terres et prés libres est d environ 5 170 l hectare, loin devant le prix des terres nivernaise (2 660 l hectare) et de la Région Bourgogne (2 940 l hectare). Evolution de la répartition des exploitations agricoles et de la SAU par tranche d âge des chefs d exploitation entre 2000 et 2007 - Source : Agreste 62
Répartition des catégories de productions agricoles - Source : Agreste Valeur des terres en 2008 en Bourgogne - Source : Agreste La valeur des terres agricoles nivernaises varie en fonction de leur situation géographique. Ainsi, le Nivernais Central, l Entre Loire et Allier, la Bourgogne Nivernaise et la Puisaye affichent des prix de l ordre de 2 750 l hectare tandis que les terres se négocient autour de 2 380 l hectare dans le Morvan. Parmi les vignes AOC nivernaises, le Pouilly Fumé est évalué en 2008 à environ 150 000 / ha et les Coteaux du Giennois à 20 000 / ha. Le prix en Coteaux du Giennois baisse régulièrement. 3.1.5) La production agricole du département La valeur totale des produits et services agricoles était de 446 millions d euros en 2008, soit 14% des résultats régionaux, répartis comme suit : 260 millions d euros pour les productions végétales (notons toutefois que les surfaces fourragères valorisées par les bovins sont intégrées dans ce chiffre, qui est de fait légèrement surévalué par rapport à la réalité), 166 millions d euros pour les productions animales, 19 millions d euros pour les productions de services. 3.1.6) Malgré un revenu agricole aux 3/4 composé d aides, celui-ci s effondre en 2008 Le revenu agricole moyen par actif non salarié recule de 22 % en 2008 hors inflation. Avec un niveau moyen de 30 920 la Bourgogne se place au 6ème rang des régions françaises. La hausse des coûts de production impacte tous les secteurs (envolée des cours des céréales et des produits pétroliers notamment). Le résultat courant avant impôt estimé pour 2008 par actif non salarié a diminué de 16% en moyenne dans l orientation technico économique «céréales» pour atteindre 46 400. En viticulture de qualité il est de 34 600 en baisse de 26 % par rapport à 2007. Dans l orientation bovin viande il accuse une chute de 41 % par rapport à 2007 (qui accusait déjà une diminution de 46 % l année précédente). 63
En 2008 (3 ème année du découplage) les aides restent stables, leur montant est constant depuis 7 ans (excepté pour 2003 pour laquelle le versement des indemnités calamités avait été très important). Si en 2007, ce montant approchait les 2/3 du revenu net d entreprise agricole (RNEA), en 2008 il équivaut à 78 % du revenu versé en Bourgogne. Il est voisin de 60 % pour la Côte d Or, 70 % pour l Yonne, 80 % pour la Saône et Loire et 130 % pour la Nièvre. Ceci s explique notamment par les productions des exploitations, dont certaines sont plus soutenues que d autres qui ne le sont parfois pas du tout. A titre de comparaison, en 1990, les aides directes représentaient en Bourgogne 14 % du revenu net d entreprise agricole. 3.1.7) Des productions agricoles très peu transformées sur place Malgré une intense activité agricole sur son territoire, la Nièvre transforme encore peu ses produits sur place et ne compte pas d unités de production agroalimentaires importantes, à l exception notable de Jacquet-Panification à Clamecy. Les chiffres parlent d eux-mêmes : les produits de l industrie agroalimentaires nivernaise ne représentent que 10 % de ceux de l ensemble de la Bourgogne alors que la surface agricole exploitée représente près de 20 % de la surface bourguignonne. Cela implique un très faible taux d emploi dans les industries agroalimentaires. La majeure partie de la production agricole destinée à la transformation, et donc susceptible de générer de la valeur ajoutée, s effectue en dehors du département. 3.2) L avenir, une agriculture qui réponde pleinement aux enjeux du développement durable L agriculture aura très probablement un virage serré à prendre dans les prochaines années. Celui-ci devra lui permettre de continuer à répondre à sa vocation première qui est de nourrir la population tout en réduisant son impact sur l environnement. Un autre grand défi devra consister à se réorienter pour redevenir une activité attractive pour les jeunes. Pour cela, elle devra être économiquement viable et socialement acceptable. Balles de foin dans un pré Source : Agreste Ces deux défis sont de taille si l on considère le rôle structurant pour les paysages qu assurent les activités agricoles de la Nièvre. L atout majeur dont dispose le département est la qualité de son cadre de vie qui est intimement liée aux activités agricoles. 64
Quelques pistes pourront être étudiées pour aller dans ce sens : Développer les circuits courts en rapprochant les producteurs et les consommateurs, Encourager la diversification agricole et les activités génératrices de valeur ajoutée (engraissement, maraîchage, ) pour rendre les exploitations moins dépendantes de l aval et plus fiables, Continuer à développer le potentiel agritouristique de la Nièvre. 100 exploitations (soit 2,8 %) pratiquent l agritourisme : vente directe, hébergement ou restauration, animations et loisirs, ce qui est inférieur au taux national, Promouvoir l agriculture biologique, Communiquer positivement autour du métier d agriculteur pour rendre cette profession plus attractive pour les jeunes, Inciter et accompagner la transmission-reprise et l installation pour préparer l avenir. 65
4) L économie du département poursuit sa tertiarisation 4.1) L artisanat, un secteur en croissance mais une forte problématique de transmission d entreprises à gérer 4.1.1) le secteur artisanal est présent sur l ensemble du territoire L artisanat dans la Nièvre, c est : 3 605 entreprises au 1 er janvier 2009 réparties de la façon suivante : Répartition des établissements Répartition des entreprises artisanales entre les zones urbaines et les zones rurales dans la Nièvre en 2009 Secteurs d activités Etablissements Evolution 2007-2009 Nièvre Bourgogne Alimentation 573 15,89 % 1,05 % - 0,14 % Travail des métaux 195 5,41 % - 7,6 % 2,6 % Textile, cuir, habillement 27 0,75 % - 6,9 % 4,9 % Bois, ameublement 133 3,68 % 2,3 % 4 % Autres fabrications 243 6,74 % 8 % 6,73 % Bâtiment 1 415 39,26 % 4,58 % 8,69 % Transport, réparation, services 1019 28,27 % 5,59 % 5,29 % TOTAL 3 605 100 % 3,59 % 5,93 % Il est important de noter que 148 entreprises artisanales ont été créées avec le statut d auto entrepreneur en 2009 et qu elles ne sont donc pas comptabilisées au Registre des Métiers. Enfin, 56 % des entreprises artisanales sont implantées en zones rurales (contre 44 % à l échelle de la Région). Si l on s intéresse à la répartition territoriale des entreprises artisanales, on observe que le Pays Bourgogne Nivernaise représente 28 % des entreprises artisanales de la Nièvre, contre 49 % pour le Pays Nevers Sud Nivernais, 21 % pour le Pays Nivernais Morvan et 2 % pour le Pays Puisaye Forterre. 4.1.2) Le solde des mouvements d entreprises est de nouveau positif depuis 2006 Après des années difficiles pendant lesquelles le nombre de radiations d entreprises dépassait largement le nombre d immatriculations, on constate sur 2007 et 2008 un renversement de la tendance. 2009, année de la mise en place du régime d auto entrepreneur, a vu chuter le nombre d immatriculations (plus faible total depuis 2002) alors que le nombre de radiations se stabilise, ce qui explique un solde à nouveau négatif. 66
Malgré tout, la Nièvre reste le département le moins actif de la Région en terme de créations (16 % des créations en Bourgogne) et de reprises (16 % également) d entreprises artisanales. Source : CMA 2009 Les taux de survie des entreprises à un an et trois ans sont relativement stables (respectivement 90 % et 70 %). On observe cependant une relative fragilité des entreprises au-delà de ces trois premières années. Les années 5 et 6 semblent un cap très difficile à passer. Créations d entreprises Reprises d entreprises 2006 2007 2008 Evolution Evolution 2006 2007 2008 2006-2008 2006-2008 Pays Bourgogne Nivernaise 56 68 100 78,6 % 19 16 22 15,8 % Pays Nevers Sud Nivernais 82 108 157 91,5 % 60 45 36-40 % Pays Nivernais Morvan 31 45 56 80,6 % 19 17 13-31,6 % Pays Puisaye Forterre 4 9 7 75 % 1 1 1 0 % Nièvre 173 230 320 85 % 99 79 72-27,3 % Taux de survie des entreprises artisanales nivernaises 2003 2004 2005 2006 2007 2008 à 1 an 90 % 91 % 90 % 88,5 % 91,5 % 91,5 % à 3 ans 68,5 % 69,5 % 71,5 % 72,5 % à 6 ans 49,5 % 4.1.3) La prégnante question de la transmission-reprise des entreprises artisanales dirigeants seront concernés par la transmission de leur entreprise, soit plus de 1 500 établissements. Source : CMA 2009 L âge moyen des chefs d entreprise nivernais est de 51 ans. Dans les dix années à venir, plus de 40 % des Seuls 21 % des chefs d entreprise sont des femmes. Elles ne sont majoritaires dans aucun secteur. Ce sont dans les activités de services que le département s approche le plus de la parité, avec une proportion de 44 %. A l opposé, on observe que 95 % des chefs d entreprise du secteur du bâtiment sont des hommes. 67
Parole de partenaire «Le départ à la retraite de commerçants, d artisans et d agriculteurs doit également être analysé comme un potentiel important d emplois à venir» Rencontres partenariales de l économie - 23 Novembre 2009 4.1.4) Des entreprises individuelles en diminution mais qui restent majoritaires En 2009, 63 % des entreprises sont sous forme individuelle, un statut majoritaire, mais qui diminue continuellement au profit des sociétés (SARL et EURL). Statut des entreprises artisanales dans la Nièvre en 2009 - Source : INSEE 4.1.5) Le nombre de salariés du secteur artisanal a baissé de 13% depuis 5 ans Répartition des salariés par secteur d activité au 1 er janvier 2009 Secteurs d activités Salariés Apprentis Conjoints collaborateurs Alimentation 1 214 14,42 % 218 153 Travail des métaux 768 9,12 % 60 37 Textile, cuir, habillement 25 0,3 % Bois, ameublement 274 3,26 % Autres fabrications 810 9,62 % Bâtiment 3 417 40,60 % 354 84 Transport, réparation, services 1 909 22,68 % 217 69 TOTAL 8 417 100 % 849 344 Au 1er janvier 2009, l artisanat emploie 8 417 salariés (ce qui représente une masse salariale de plus de 41 millions d euros, en légère augmentation de 3 % par rapport à l année précédente). Entre le 31 décembre 2003 et le 1 er janvier 2009, l emploi dans les entreprises artisanales est passé de 9 674 à 8 417 salariés, soit une régression nette de 13 % (disparition de 1 257 emplois). 68
En moyenne, les établissements employeurs comptent 2,3 salariés. La répartition des effectifs salariés nivernais est la suivante : L activité de terrassement concentre à elle seule près d un tiers des établissements mais ne représente que 10 % des effectifs salariés du secteur. A l opposé, la maçonnerie représente près de 30 % des effectifs avec seulement 3,5 % des établissements du secteur. Entre 2004 et 2009, le secteur du bâtiment a progressé de près de 7 % avec 91 établissements supplémentaires, une tendance conforme à celle observée au niveau régional. Répartition des effectifs salariés nivernais de l artisanat en 2009 - Source : CMA L artisanat emploie par ailleurs plus de 900 apprentis que l on retrouve principalement dans le secteur du bâtiment, puis dans l alimentation et les services. Le secteur de l installation électrique est celui où la proportion des établissements a le plus augmenté, c est également le secteur qui connaît la plus forte croissance en valeur brute avec un gain de 30 établissements. 4.2) Zoom sur le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) 4.2.1) Le secteur du BTP a fortement progressé au cours des 5 dernières années Au 1 er janvier 2009, le secteur du BTP représente plus de 1 400 établissements dans la Nièvre et emploie plus de 4 600 personnes. 4.2.2) Les mouvements d entreprises sont toujours plus importants Depuis 2004, les mouvements d entreprises n ont cessé de s amplifier. Les immatriculations sont passées de 9 en 2004 à 176 en 2009, et les radiations de 56 à 119 sur cette même période, dégageant un solde largement positif caractéristique du secteur. La part des créations pures dans le total des immatriculations est globalement à la baisse sur la période, passant de 53 % en 2004 à 45 % en 2009. Métiers Etablissements Effectifs salariés Aménagement et finition 257 18,4 % 621 13,4 % Couverture, plomberie, chauffage 276 19,8 % 1 294 27,9 % Installation électrique 172 12,3 % 338 7,3 % Maçonnerie 48 3,5 % 1 269 27,4 % Menuiserie, Serrurerie 219 15,7 % 676 14,6 % Terrassement, travaux divers 423 30,3 % 436 9,4 % TOTAL 1 395 100 % 4 634 100 % Répartition des entreprises et des salariés du bâtiment par activité au 1 er janvier 2009 69
Le taux de création des entreprises du bâtiment (nombre d immatriculations / nombre total des entreprises) atteint plus de 17 % en 2009. 4.2.3) Bien que les dirigeants d entreprises soient les plus jeunes du secteur industriel, la problématique de transmission des entreprises du BTP à 10 ans est bien présente Le secteur de la construction se caractérise par des chefs d entreprises jeunes. En effet, plus de 60 % des dirigeants ont moins de 50 ans. Cette proportion est la plus importante des secteurs de l artisanat. La moyenne d âge des dirigeants est de 45,5 ans contre 49,8 ans pour les dirigeants des autres secteurs industriels. Dans les 10 années à venir, plus de 390 structures seront concernées par la transmission de leur établissement. d œuvre qualifiée fait cruellement défaut et génère de grosses difficultés de recrutement. Les nombreux départs en retraite et la demande maintiennent les besoins de main d œuvre à un degré important. 45% des entreprises de travaux publics dans la Nièvre déclarent ne pouvoir augmenter leur activité, faute de personnel. Le bâtiment est un secteur qui a de plus en plus recours au travail temporaire, particulièrement dans la Nièvre. 4.2.4) L activité du BTP s est fortement ralentie en 2009 En 2009, le secteur du bâtiment a connu un ralentissement très marqué de l activité, après trois années (2006-2007, et dans une moindre mesure en 2008) particulièrement dynamiques. Ce sont les mises en chantier pour les logements individuels qui ont marqué le pas, en raison de l accentuation de la pénurie de terrains en zone périurbaine et de la hausse des taux d intérêt. 4.2.5) Un secteur en situation de pénurie de main d œuvre qualifiée Malgré ce repli, les effectifs sont restés stables tout au long de l année dans le bâtiment. Un renforcement de l emploi salarié est à noter même si la main Pavillon en construction Il faut également noter la hausse observée du prix des matières premières qui a des retombées directes sur l activité. Les collectivités locales concentrent près de la moitié de l activité des travaux publics. La tendance observée en 2009 n est pas nécessairement celle qui va se poursuivre à long terme. Pour prendre un peu de recul, rappelons le résultat d une étude de l Insee sur l évolution de l offre d emploi d ici à 2015 dans le département : sur 10 métiers à forte tension dans le domaine du recrutement, donc en pénurie de personnel, cinq seront liés au BTP : ouvrier qualifié des travaux publics et du béton, ouvrier qualifié du bâtiment gros œuvre, ouvrier qualifié du bâtiment second œuvre, conducteur d engins, ouvrier non qualifié du bâtiment gros œuvre. 70
4.3) Commerce 4.3.1) Le commerce de détail en magasin : un tissu dense de très petites entreprises (TPE) sauf dans le secteur de l alimentation où de grosses structures concentrent l activité ne disposant pas de points de vente ouverts aux particuliers. Ces commerçants se retrouvent principalement dans le domaine de la vente à domicile ou de la vente à distance, et notamment par Internet. Ces activités commerciales emploient près de 1 500 personnes dans la Nièvre. La Nièvre compte plus de 2 400 cellules commerciales ouvertes aux particuliers. Le premier secteur employeur est celui du commerce de détail non alimetaire. Plus de 90 % des établissements ont moins de 10 salariés. Moins de 1 % des établissements ont plus de 50 salariés, mais ils emploient près de 25 % de l effectif total. La population de commerçants est une des plus jeunes puisque près de 60 % d entre eux ont moins de 50 ans. La moyenne d âge est de 46 ans. En revanche, plus de 1 340 chefs d entreprise seront concernés par la transmission de leur commerce dans les 10 ans à venir. Au niveau de la grande distribution alimentaire, on constate, depuis 2002, une augmentation du nombre d hypermarchés et de leur surface totale. La tendance est inverse pour les supermarchés et les maxidiscomptes, certains magasins ayant franchi le seuil pour devenir des hypermarchés. Sur cette même période, la densité commerciale de la grande distribution a augmenté de plus de 40 m² pour 1 000 habitants. 4.3.3) Les commerces de gros sont présents principalement dans le secteur non alimentaire Près de 70 % des établissements et des effectifs du commerce de gros se retrouvent dans le secteur non alimentaire. La répartition des établissements et des salariés suit la règle des 80-20 : près de 80 % des établissements ont moins de 10 salariés et ne regroupent que 19% de l effectif total. A l inverse, les 21 % d établissements les plus importants emploient plus de 80 % des salariés. Près de 2/3 des dirigeants ont plus de 50 ans, ce qui signifie que 390 d entre eux seront concernés par la transmission dans les 10 prochaines années. Nombre d établissements Commerces de gros alimentaire 87 Commerce de gros non alimentaire 249 Intermédiaire du commerce de gros 44 TOTAL 380 Répartition des établissements de commerce de gros par catégorie en 2008 4.3.2) Les commerces sans point de vente sont assez présents Le secteur du commerce de détail compte également des commerçants non sédentaires, exerçant leur activité sur les foires et marchés, et des établissements 71
5) Le tourisme, un secteur économique prometteur dans un département riche en atouts naturels A part sur certaines zones comme le Morvan où le tourisme est une activité ancienne (notamment autour des lacs), le développement du tourisme sur l ensemble du département est relativement récent et a pris une place grandissante dans l économie nivernaise : le chiffre d affaires touristique total de la Nièvre est estimé à 200 voire 250 millions d euros. Le poids du tourisme dans le PIB du département est évalué à 5 % (en comparaison, l agriculture représente environ 10,5 % du PIB). Le tourisme emploie 4% des salariés nivernais(2 553 emplois). Enfin, ce secteur est marqué par une forte saisonnalité puisque l on recense deux fois plus de salariés en juillet et en août que le reste de l année. 5.1) La Nièvre dispose d atouts touristiques nombreux : Parmi les principaux atouts touristiques dont dispose le département, on peut citer : une situation géographique très favorable à la fréquentation en courts séjours, à deux ou trois heures de trajet de l Ile de France (plus grand bassin de consommateurs en France), un flux de fréquentation «naturel» provenant des Pays Bas (nombre important de résidents secondaires, 1 ère clientèle étrangère en hébergements marchands), le soutien d une marque à forte notoriété : la Bourgogne, un positionnement fort, contemporain en réponse aux attentes des clientèles touristiques du territoire. La communication touristique intègre désormais la dimension «eau», des atouts naturels évidents : espaces et paysages préservés et omniprésence de l eau (fleuve, rivières, lacs, étangs, sources et canaux), Lac des Settons des manifestations culturelles de qualité qui créent de l intérêt et de l image pour la Nièvre, 3 espaces leaders identifiés par le consommateur, piliers de l offre touristique de la Nièvre : o le Parc Naturel régional du Morvan (avec notamment les Grands Lacs) o le Canal du Nivernais o la Loire «Nature» (vignobles et forêts, Nevers et les confluences avec le Canal latéral et la rivière Allier), des sites «qui montent» avec des labels forts : Bibracte Grand Site de France (80 000 visiteurs par an), Le Prieuré de La Charité sur Loire (patrimoine mondial de l Unesco), les Grands Lacs du Morvan (5 à 600 000 visiteurs par an), la chasse de sainte Bernadette à Nevers(300 000 visiteurs par an). La Charité sur Loire 72
des manifestations culturelles d envergure nationale voire internationale, telles que le festival du Mot à la Charité sur Loire, les Z accros d ma rue à Nevers, le festival D jazz de Nevers, les conviviales de Nannay, les rêveries de Brinon,... Affiche des Zaccros d ma rue 2009 Carte de localisation des sites touristiques de 10000 visiteurs et plus extrait du document «Les Chiffres-clés» de l Agence de Développement Touristique de la Nièvre. des infrastructures de qualité en matière de voies vertes (même si la portion Nevers-Decize reste à réaliser pour compléter l itinéraire de la Loire à Vélo) et en matière fluviale (Canal du Nivernais), Circuit de Nevers Magny-Cours deux sites particuliers, qui ont une forte influence sur la fréquentation touristique de Nevers et sa région : l Espace Bernadette Soubirous à Nevers, et le Circuit de Nevers Magny Cours, 5.2) Mais il existe des pistes d amélioration à explorer Pour dynamiser le tourisme dans le Nièvre accélérer la mise en tourisme de deux sites majeurs, très porteurs : les Grands Lacs du Morvan, et le Canal du Nivernais (optimisation des services, de l accueil du public, de l information, des animations ), créer un événement d envergure nationale pour renforcer l image et générer un intérêt médiatique fort, augmenter la masse critique d hébergements «éco-déco» (valorisant l écologie et la décoration moderne et stylée), créer des services saisonniers de restauration, de location de vélo, de première nécessité sur le Canal du Nivernais pour répondre à la demande croissante des touristes itinérants à vélo, ou résidents (à proximité), améliorer l attribution par les touristes des sites majeurs à la Nièvre. 73
5.3) Des démarches visant à développer une activité touristique durable sont en cours dans le département Un premier schéma départemental du tourisme a concerné la période 2005-2009 et a été élaboré conjointement à la création de l agence de développement touristique départementale. Il a permis la mise en place d une stratégie de développement touristique s appuyant sur la qualité des espaces naturels nivernais et l animation culturelle dense sur le territoire. Le second, baptisé «schéma de développement touristique durable» a été approuvé lors de la session départementale d octobre 2009 et concerne la période 2010-2012. Reprenant les axes de développement du précédent schéma et afin de mieux les décliner, il est organisé autour de six orientations stratégiques : 1) Créer la notoriété et l image de la destination 2) Doter l organisation touristique départementale de compétences nouvelles et d outils indispensables 3) Favoriser l accès des habitants aux loisirs touristiques et leur implication dans son développement 4) Améliorer l information client et la fidélisation sur le territoire 5) Soutenir et développer l offre 6) Utiliser de nouvelles technologies comme levier de performances 5.4 L offre en hébergements est diversifiée La Nièvre compte 863 structures d hébergements marchands pour une capacité d accueil de 22 337 lits touristiques répartis sur l ensemble du territoire, avec une présence plus marquée sur le Pays Nivernais Morvan (54 % des lits touristiques marchands), puis sur le Pays Nevers Sud Nivernais (28 %). Structures Nombre de structures Capacité d accueil (nombre de personnes) Nombre de nuitées (2008) Evolution du nombre de nuitées (2008-2007) Part de nuitées étrangères Taux d occupation (2008) Hôtellerie 90 3 799 437 449-0,29 % 20 % 49,2% Résidence de tourisme 1 378 7 174 n.c. 43 % 44,5 % Hôtellerie de plein air 70 12 481 232 093 + 1 % 54 % 17,5 % Gîtes, locations et 528 2 559 65 529-0,63 % 17 % 30,9 % meublés Chambre d hôtes 138 1 099 10 716 n.c. 23 % 31,5 % Gîtes d étapes et de séjour 26 554 Hébergements collectifs 10 1 467 (villages vacances, centres d accueil de groupes ) TOTAL 863 22 337 Occupation des hébergements touristiques en 2008 74
6) L enseignement supérieur, l innovation et la recherche sont à développer pour catalyser et accompagner le développement économique 6.1) La Nièvre est en retard en matière d enseignement supérieur même si le nombre de diplômés a progressé entre 1999 et 2006 Le taux de scolarisation en 2006 jusqu au lycée est équivalent à celui de la Bourgogne et de la France. En revanche, pour les 18 à 24 ans ainsi que pour les 25 à 29 ans, ce taux est inférieur dans la Nièvre (40,5 % et 3,4 % contre 47% et 5,7 % en Bourgogne). Part de la Nièvre Bourgogne France population scolarisé en % 2 à 5 ans 76,6 74,9 75,6 6 à 14 ans 98,8 98,8 98,9 15 à 17 ans 95,7 96,2 96,2 18 à 24 ans 40,5 47,0 51,4 25 à 29 ans 3,4 5,7 7,6 30 ans ou plus 0,6 0,7 1,0 Taux de scolarisation selon l âge en 2006 - Source : INSEE Répartition des diplomes dans la Nièvre et en Bourgogne - Source : SE-UNSA 58 6.2 L offre de l enseignement supérieur : une grande variété de BTS et quelques formations d excellence Il n existe pas d université dans la Nièvre (seule une antenne de la faculté de droit de Dijon y est présente). Aussi, ce sont les formations de techniciens supérieurs qui constituent l essentiel de l offre de formation. L offre de BTS peut être synthétisée par secteurs d activités : Agriculture et environnement (Analyse et conduite des systèmes d exploitation, Productions animales, Services en espace rural, Aménagement paysagers, Aquaculture, Gestion et maîtrise de l eau, spécialité gestion des services d eau et d assainissement), Arts appliqués (Design de produits, Communication visuelle, option graphisme édition publicité), Commerce (Management des unités commerciales, Négociation et relation client, assistant de manager), Comptabilité - Gestion (Comptabilité et gestion des organisations, Assistant de gestion des PME/PMI), Industrie (Electronique, Electrotechnique, Mécanique et automatisme industriels, Contrôle industriel et régularisation automatique, Maintenance industrielle, Aprèsvente automobile, Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle), Informatique (Informatique de gestion option développeur d applications, Informatique de gestion option administrateur de réseaux locaux d entreprise), 75
Hôtellerie - tourisme (Animation et gestion touristiques locales). ZOOM sur l ISAT, une école supérieure unique en son genre : L ISAT La Nièvre est le siège de la seule école d ingénieurs spécialisée dans l automobile et les transports, l ISAT (Institut Supérieur de l Automobile et des Transports). Il s agit d une école d ingénieurs publique avec classe préparatoire intégrée qui accueille 435 étudiants et héberge un centre de recherche et développement baptisé Welience. Enfin, on peut noter pour compléter l offre de formation supérieure du département la présence des établissements suivants : Ecole de Gestion et de Commerce (EGC), Ecole Supérieur d Arts Appliqués de Bourgogne (ESAAB), Ecole Supérieur d Informatique CS2i, Faculté de Droit et de Sciences Politiques, Institut de Formation en Soins Infirmiers, Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Bourgogne, Centre d études des langues, Ecole Pigier Performance. 6.3) L exemple d un centre de recherche unique en Europe, le site de Bibracte qui associe recherche de haut niveau et tourisme culturel Bibracte est un lieu unique en Europe, associant trois atouts originaux et complémentaires : un site naturel et historique d exception, un centre de recherche européen et un musée qui constitue une vitrine de l archéologie celtique. Bibracte est à la fois champ d application pour des chercheurs d une dizaine de pays européens et parc archéologique en perpétuelle évolution propice à la découverte en famille d une page méconnue de notre Histoire. Le Mont Beuvray Bibracte est géré par un établissement public de coopération culturelle issu d un partenariat entre l Etat, le Conseil Régional de Bourgogne, les Conseils Généraux de la Nièvre et de la Saône-et-Loire, le Parc Naturel Régional du Morvan et le Centre des monuments nationaux. Parole d agent «La Nièvre est un département de taille moyenne, avec des villes moyennes et des ambitions moyennes essayons de faire de certains secteurs des secteurs d excellence. Cela n engendrerait pas forcément des coûts démesurés et apporterait au département une image qui lui fait défaut» Enquête interne auprès des agents du Conseil Général - Novembre 2009 76
L animation et la gestion d un vaste programme de recherche archéologique est la mission première de BIBRACTE / Centre archéologique européen. Ce programme de recherche, initié en 1984, a pour champ d application l oppidum gaulois de Bibracte sur le Mont Beuvray, témoignage archéologique le plus emblématique de la première génération de villes dont s est couverte l Europe moyenne, avant même l annexion de la plus grande partie de son territoire par l Empire romain. La qualité exceptionnelle de conservation du site de Bibracte, son étendue (200 ha) et son importance historique - ce fut l agglomération principale des Eduens, un peuple celtique parmi les plus puissants - en font un site d importance européenne, particulièrement propice à des explorations destinées à comprendre les mécanismes du développement de la ville celtique, à discerner son organisation (spatiale, économique et sociale) et à mesurer le rythme et l impact de l intensification des contacts avec Rome et la Méditerranée. force de travail de plusieurs dizaines de chercheurs et centaines d étudiants pour faire progresser la connaissance d un site aussi vaste que Bibracte, et d entretenir un laboratoire permanent où se rencontrent et se confrontent spécialistes de tous horizons, préparant en cela l archéologie européenne de demain. C est donc une particularité de ce centre de recherche de ne pas disposer d équipe de recherche permanente, puisque les travaux qui s y déroulent sont l œuvre de chercheurs associés. Les collaborations scientifiques se font sous forme d accords pluriannuels de coopération. Chaque accord, et ses avenants annuels, stipule la part de la recherche confiée à chaque institution partenaire. Le Centre archéologique européen assure le soutien logistique, l intendance durant les périodes de présence sur le site (fouilles, études de mobilier ), ainsi que la coordination scientifique des recherches. Pour cette raison, le Centre archéologique est doté d équipements performants, qui accompagnent toutes les étapes de la recherche de terrain : matériel de chantier, laboratoires, centre de documentation, chaîne éditoriale Musée archéologique de Bibracte A cause de cet intérêt exceptionnel, Bibracte intéresse une large communauté archéologique, dispersée dans différents pays européens, voire même au-delà. Le ministère français de la Culture, en mettant à sa disposition les moyens qui lui permettent d accueillir en permanence des chercheurs et étudiants issus d une dizaine de pays, a ainsi créé un outil unique, le Centre archéologique européen, qui permet à la fois de bénéficier annuellement des compétences et de la Le centre archéologique de Bibracte Le programme des recherches est rythmé en projets triennaux. Ces projets triennaux sont validés par un conseil scientifique interne avant d être transmis à l instruction des services de l Etat (service régional de l Archéologie et Commission inter-régionale de la recherche archéologique). 77
La recherche à Bibracte en quelques chiffres : une douzaine d universités et d instituts de recherche partenaires, annuellement, plus de 5000 journées de travail de chercheurs associés et d étudiants sur le site, et une contribution importante de Bibracte à l encadrement de la recherche (suivi des chantiers, documentation, gestion des collections, photographie, préparation éditoriale ), vingt volumes parus dans la collection propre de monographies scientifiques du Centre archéologique, Bibracte. 6.4) La recherche comme moteur de l innovation et du développement économique : l exemple du technopôle de Magny-Cours La recherche et développement qui est effectuée par les 23 entreprises du technopôle de Magny- Cours et par le centre Magnytude - réseau Welience (association ISAT-Université de Bourgogne) est au service de l innovation dans le secteur des transports et du sport automobile. Voiture de sport électrique L Institut Supérieur de l Automobile et des Transports (ISAT), est un vivier de compétences dans le secteur automobile unique en France. Cette école publique, qui forme des ingénieurs mécaniciens polyvalents placés principalement dans l industrie automobile et ferroviaire, en France et à l international, accueille aujourd hui 474 étudiants (326 en 2007) dont près de 70 étudiants étrangers. Ses domaines d excellence sont les matériaux composites, les vibrations et acoustique, l énergétique, et l électronique informatique. L extension en cours de l I.S.A.T. doit permettre un accroissement des possibilités d accueil d étudiants (700 étudiants à horizon 2012) mais également un élargissement des spécialités avec une ouverture importante sur l international. Dédié aux activités de prestations scientifiques, de transfert de technologies et de formation continue, Wélience exerce dans trois domaines : essais, matériaux et structures dynamique et acoustique des véhicules simulation, CFAO et design industriel. Cette interface exceptionnelle dédiée à l automobile, organisée autour d ingénieurs et de scientifiques hautement spécialisés propose une offre de services complète, sur mesure et de haut niveau, pour faciliter l accès des PME aux compétences et moyens technologiques dans une logique de performance industrielle optimale. Pour exemple, c est une des entreprises du technopôle, Exagon, qui est à l origine du développement de voitures de sport électriques qui concourent à une épreuve spécifique du célèbre trophée Andros. L ensemble des expertises, savoir-faire et activités de recherche appliquée présentes au sein du pôle vise, à travers la maîtrise de trois technologies complémentaires le même but : l optimisation des performances. Elle s exprime en premier lieu à travers les sports mécaniques, mais rejaillit également sur l ensemble des filières industrielles associées au pôle. La Nièvre dispose ainsi d une particularité remarquable : la présence d acteurs industriels du monde de la compétition automobile à côté de l automobile «grand public» de série. La recherche de la vitesse maximale d un véhicule implique tout à la fois la maîtrise des matériaux constitutifs, de la liaison-sol, de l aérodynamique, Pour l industrie traditionnelle, ce sont les domaines de la sécurité et du confort (acoustique) des véhicules qui bénéficient des progrès ainsi réalisés. 78
7) La Nièvre possède des atouts indéniables pour mener une politique de développement économique durable Parole d agent «Les retards de développement de la Nièvre sont ses atouts pour l avenir» Enquête interne auprès des agents du Conseil Général - Novembre 2009 La Nièvre possède de nombreuses ressources naturelles dont certaines sont relativement peu exploitées. Le cas de la filière bois est le premier qui vient à l esprit. 7.1) La Nièvre dispose d une très grosse ressource en bois, insuffisamment exploitée mais un des moteurs du développement économique futur L époque du flottage a laissé la place au développement d une importante activité liée à la carbonisation, principalement autour de la ville de Prémery au centre du département (les usines Lambiotte) et au nord de la Nièvre à Clamecy (la Société des Produits Chimiques de Clamecy). Flottage du bois Ces sociétés employaient, à l époque, plus d un millier de personnes et faisaient vivre un réseau de bûcherons et d exploitants forestiers importants. Elles font du département de la Nièvre le principal bassin d emploi forestier de la région mais davantage encore, elles ont forgé dans l esprit des nivernais une tradition et un savoir-faire spécifique aux métiers du bois. 7.1.1) La ressource en bois de la Nièvre est très importante En France métropolitaine, les forêts occupent 28 % du territoire. Rupture d une tendance historique de plus d un siècle, la forêt française a, en 2008, cessé de gagner du terrain par un phénomène général et continu de conversion des terres agricoles vers d autres usages. Dans la Nièvre, où le taux atteint 33 %, l importance de la forêt s explique par la conjugaison des éléments passés et actuels. Avec une superficie de 226 256 ha (soit plus d 1 ha de bois par habitant), la surface boisée du département représente près d un quart de la forêt totale bourguignonne et s accroît naturellement de 1,8 million de m 3 de bois par an. Ainsi, avec près de 40 millions de m 3 sur pied, la Nièvre s inscrit parmi les réserves forestières les plus importantes du 79
cœur de l hexagone, ce qui permet des perspectives intéressantes en termes d exploitation et de valorisation. Les réserves de chêne font de la Nièvre la première chênaie de France, loin devant les autres départements producteurs. Position de la Nièvre dans le cadre national par essence forestière Production forestière en France par département - Source : IFN 2006-2008 Si elle est certes abondante, la ressource forestière s avère en réalité peu compétitive car elle est très morcelée et donc coûteuse à exploiter. La forêt nivernaise est à 75 % aux mains de la propriété privée (contre 67 % à l échelle de la Bourgogne). La gestion de cette forêt à dominante privée est confiée à différentes structures organisées en coopératives de production. L ensemble de la forêt s inscrit dans le cycle de la gestion durable. La région Bourgogne a été l une des toutes premières régions françaises à franchir le cap de l éco-certification. A ce jour, plus de 100 000 ha sont concernés dans la Nièvre. 7.1.2) La forêt nivernaise est dominée par les feuillus mais les peuplements de résineux sont économiquement intéressants A l image de la forêt française, la forêt nivernaise est largement dominée par les essences feuillues qui font de la Nièvre la 4 ème forêt feuillue française. Avec un massif forestier résineux supérieur à 7 millions de m 3 sur pieds, le département constitue la première forêt de résineux en Bourgogne, concentrant sur son sol plus de 39 % des résineux bourguignons. Forêt nivernaise Alors que les essences feuillues sont principalement situées à l Ouest du département, la forêt résineuse, même si elle est présente partout sur le territoire nivernais, se concentre plus particulièrement sur le massif forestier du Morvan et précisément dans la partie nord est de la Nièvre. Elle se répartit équitablement entre le douglas (41 % du peuplement), dont la Nièvre est la troisième réserve en France, et l épicéa. 80
Le Département a donc une importante carte à jouer concernant la valorisation des résineux car cette concentration forestière fait aujourd hui de la Nièvre le premier département de Bourgogne pour la récolte du résineux. Types forestiers dans la Nièvre - Source : IFN Les sciages résineux retirés, le poids de la Nièvre est loin d être négligeable puisqu elle se place en seconde position pour les sciages de feuillus en Bourgogne et même en toute première position si l on intègre dans la production le volume représenté par les bois à merrains utilisés en tonnellerie. Tous les bois destinés à cette industrie sont issus des meilleures futaies de chêne. Le département de la Nièvre occupe la première position en France pour la production de merrains. Elle le doit notamment à la qualité de ses forêts et plus particulièrement à la présence sur son territoire de la forêt domaniale des Bertranges au Nord de Nevers. 7.1.3) Le volume de bois récolté est largement inférieur à l accroissement annuel de 1,8 millions de mètres cubes 779 549 m 3 de bois ont été récoltés dans la Nièvre en 2007 (soit 35 % de la récolte régionale), répartis ainsi : bois d œuvre pour 59 %, bois d industrie pour 28 % et bois énergie commercialisé pour 13 %. Avec 195 874 m 3 de sciages produits en 2007, la Nièvre est le premier département producteur de la région et se place au 13 ème rang national. Cette position de leader est due essentiellement à l importance du volume de bois résineux sciés dans une seule unité : Bois&Sciages de Sougy, d une capacité de 300 000 m 3 /an. Cependant, la montée en puissance du massif résineux pourrait permettre la création de nouvelles unités. Jeune chêne 7.1.4) La filière bois est pour le moment très peu structurée alors que le potentiel de développement est très important On observe, sur le département, une faible présence des industries de seconde et troisième transformations du bois. La situation économique de la filière bois dans la Nièvre est variable selon les activités. Certains industriels (parqueterie, tonnellerie, ossature) se portent plutôt bien tandis que d autres qui apportent peu de valeur ajoutée au 81
bois (dont les scieries) souffrent et deviennent très fragiles. Ces derniers, même si les marchés existent, n ont pas les méthodes de travail et/ou les outils commerciaux requis pour répondre à la demande. Le développement des unités de seconde transformation, consommatrices de produits usinés, appelle un nécessaire renforcement ou création d unités de première transformation pour freiner d une part les importations de bois sciés, et d autre part répondre aux problématiques de valorisation des massifs forestiers émergeants à l image du douglas sur le Morvan. Stockage de produits bois Dans les prochaines années, le très fort développement prévisible de la construction bois d une part, et de la filière bois énergie d autre part devrait permettre à un département comme la Nièvre un important développement économique. Ce développement est d autant plus souhaitable qu il s appuie sur une ressource renouvelable. 7.2) La Nièvre a mis en place une politique d accueil des porteurs de projets qui, en se développant, sera à même de produire du développement économique 7.2.1) La démographie en baisse a poussé le département à s engager dans une politique pour favoriser l accueil des porteurs de projets Constatant une démographie déficitaire et la nécessité de développer l attractivité de ses territoires pour une économie productrice et résidentielle performante, le département et ses partenaires se sont engagés dans des actions en faveur de l accueil de nouvelles populations. L objectif est de faire de la Nièvre une terre d accueil où les initiatives se concrétisent de manière durable. Le programme repose sur un maillage des territoires (Département, Pays, Parc Naturel Régional du Morvan, communautés de communes et communes) et des principaux acteurs économiques (Chambres consulaires, Boutique de gestion, Agence Départementale du Tourisme, Fibre Active). Stand de la Nièvre dans un salon Le cadrage de cette politique est assuré par la charte de l accompagnement des créateurs et des repreneurs d activité et de l accueil des nouveaux habitants signée le 21 mai 2007 par le Conseil 82
Général et ses partenaires. La charte définit les principes d organisation de la politique d accueil et d accompagnement, les objectifs du réseau et le rôle et les engagements des membres signataires. Cette politique a reçu pour la partie du département située dans le Massif Central un soutien du comité de massif et de la Région Bourgogne pour les années 2009 et 2010. Cette politique récente d accueil des porteurs de projets, si elle est poursuivie et fait l objet d une amélioration continue, permettra de créer du développement économique dans des zones rurales fragiles du département. 7.2.2) L enjeu fort de transmission des entreprises est au cœur de la politique d accueil Le contexte départemental est identique à celui de beaucoup de territoires ruraux avec une problématique forte sur la reprise et la création d activité. D une part, la reprise d activité constitue une source d emplois puisque dans la Nièvre environ un quart des entreprises artisanales et commerciales nivernaises a un dirigeant âgé de plus de 55 ans. D autre part, les créations d activités sont possibles grâce aux évolutions sociales, démographiques et technologiques. Au niveau local (territoire de proximité), les pays et généralement les communautés de communes ont repéré la problématique démographique et la nécessité de renforcer l attractivité de leur territoire et de dynamiser l économie, notamment par une posture d accueil de porteurs de projets. Des actions ont été engagées dans le sens d un accompagnement de la reprise du commerce et de l artisanat et de leur modernisation. Sur l initiative du Département, les formations à destination des agents de développement sur les thèmes d une expertise à minima des projets d activités, de l accompagnement des porteurs et de la création d activités permettront une labellisation pôle d accueil des communautés de communes. 83
8) L offre territoriale 8.1) Les zones d activités d intérêt départemental et local Si les zones d activité locales sont relativement bien réparties sur le territoire, les zones d activité départementales sont presque exclusivement situées le long de l axe du Val de Loire. Malgré une surface disponible plus importante que pour les autres pays, le pays Nevers-Sud Nivernais connaît la plus faible réserve en terrains disponibles pour 1000 habitants, alors que le Pays Nivernais- Morvan dispose d un potentiel près de trois fois supérieur. En nombre de locaux vacants, c est encore le Pays Nivernais Morvan qui dispose du meilleur potentiel pour 1000 habitants. Répartition des zones d activités dans la Nièvre en 2010 - Source : CG58 84
Pays Population municipale 2007 Surface des terrains disponibles (m 2 ) Taux des surfaces disponibles pour 1000 habitants Nombre de locaux disponibles Taux de locaux disponibles pour 1000 habitants Pays Nivernais Morvan 36 946 1 949 525 52,77 % 40 0,108 % Pays Nevers Sud Nivernais 123 924 2 257 696 18,22 % 82 0,066 % Pays Bourgogne Nivernaise et autres 60 618 1 560 851 25,75 % 42 0 069 % Une étude qualitative des différentes zones d activité départementales a révélé les faiblesses suivantes : - difficulté d accès, - éloignement relatif de centre urbain, - absence de commercialisation formalisée, - prix des terrains 8.2) Des villages d entreprises qui rencontrent du succès Actuellement, on compte 5 villages d entreprises sur notre département. Ils ont pour vocation de faciliter l installation d entreprises exogènes ou de nouvelles sociétés, quelle que soit leur activité, dans des locaux confortables et fonctionnels pour leur démarrage, leur délocalisation ou leur diversification. Ces villages d entreprises sont localisés sur des zones d activités sélectionnées pour leur situation géographique et leur potentiel de développement. Tous les modules se trouvant sur le village d entreprises de Magny-Cours sont occupés. Pour Cosne sur Loire et Varennes Vauzelles, 80 % des locaux sont loués. Sur Clamecy, la moitié des modules sont encore disponibles. 8.3) Une pépinière d entreprises Dans le cadre de son action en faveur de la création ou reprises d entreprises, le Conseil Général de la Nièvre est propriétaire d un ensemble de bâtiments à finalité de pépinière d entreprises. Cette pépinière comprend 18 bureaux et 15 ateliers. En 2010, 15 bureaux et 3 ateliers sont occupés par des entreprises. Malgré le système mis en place pour les loyers (abattement la première année de location, puis majoration à compter de la troisième), on compte trois entreprises résidentes depuis plus de 10 ans et cinq depuis plus de 5 ans. 8.4) Atlas de l offre foncière et du bâti Cette base de données est un outil dont l objectif est le recensement des biens fonciers ou bâtis disponibles sur le département. Une fiche de présentation décrit les principales caractéristiques techniques du bien immobilier disponible : localisation, surface, environnement Chaque fiche est saisie par un ou plusieurs rédacteurs qui ont en charge la mise à jour régulière des biens. Tous les partenaires ou porteurs de projets ont la possibilité de visualiser tous les locaux ou fonciers 85
qui se trouvent sur chaque Pays, Communautés de Communes ou Communes et de les sélectionner à l aide de plusieurs critères : territoire d implantation, surface du bâtiment, superficie du terrain, type de contrat, prix Fin mars 2010, dans la base de données contenant les biens se trouvant sur le département de la Nièvre, on pouvait trouver 372 fiches. 35 % de ces fiches correspondaient à des commerces, 33 % à des locaux industriels et 16 % pour les bureaux et les terrains. La Nièvre dispose donc d une offre abondante, diversifiée (des locaux pouvant aller de 35 m² à 23 600 m²) et à des prix compétitifs. 86
Sommaire détaillé Préambule : Nièvre 2021, une stratégie territoriale de développement durable Carte d identité de la Nièvre (données chiffrées 2008) I) UN TERRITOIRE «MOSAÏQUE» AUX MULTIPLES CONTRASTES 1) L identité nivernaise, une addition d identités locales fortes façonnées par la géographie et l histoire et soumises à de multiples influences 1.1) Géographiquement, historiquement et culturellement, la Nièvre est une juxtaposition de territoires variés 1.2) Un territoire «tiraillé», à l intersection de diverses influences 2) L A77 a rendu possible le désenclavement de la partie ouest du département mais il reste des efforts à accomplir en matière d accessibilité 2.1) Un désenclavement ancien mais partiel du Nord-Est par l autoroute A6 2.2) Hors du département, la région Parisienne est la plus facilement accessible, par la route comme par le train 2.3) Si la communication est facile le long de l axe ligérien, elle reste problématique d Ouest en Est 3) Des opportunités dans les prochaines années pourraient venir changer la donne en matière d infrastructures 3.1) Des infrastructures routières et ferroviaires de premier rang insuffisantes 3.2) mais des projets qui peuvent changer la donne 3.3) Une terre d excellence pour les infrastructures numériques 4) La structuration territoriale s est rapidement et efficacement mise en place - Des dynamiques territoriales au service de l aménagement et du développement du territoire 4.1) Un parc naturel régional historique 4.2) Des Pays porteurs de projets et d une culture du développement local 4.3) Une intercommunalité qui s est rapidement développée 4.4) et une action du Conseil Général qui s est territorialisée pour accompagner cette dynamique Synthèse II) LES NIVERNAIS ET LEURS MODES DE VIE 1) La population nivernaise continue à vieillir malgré un solde migratoire redevenu positif 1.1) Si le solde démographique reste déficitaire, le solde migratoire redevient positif. Vers une augmentation de l attractivité du département? 1.2) Le phénomène de vieillissement de la population, aggravé par un exode des jeunes, n épargne que le Val de Loire 1.3) La Nièvre se distingue du territoire national par une plus forte proportion de personnes seules dans les ménages. Une des conséquences du vieillissement de la population? 2) Une population qui accuse un retard en terme de revenu et d emploi par rapport au reste de la Bourgogne 2.1) Le phénomène de précarisation des Nivernais 2.2) Le revenu moyen des nivernais, bien qu inférieur à celui des foyers fiscaux de la région Bourgogne, reflète l ensemble des départements français avec des disparités territoriales 2.3) Si le taux de chômage est supérieur à celui observé en Bourgogne, il reste inférieur au taux moyen français métropolitain. 3) Une des spécificités fortes de la Nièvre : un habitant sur deux réside dans une zone à dominante rurale 4) Cadre de vie et services aux habitants 4.1) Une offre de logement conséquente qui doit évoluer pour s adapter à la demande et répondre aux exigences du développement durable 5 6 10 10 13 14 14 14 14 16 16 17 18 20 20 20 20 21 23 26 26 26 28 28 28 29 31 31 32 32 130
4.2) Une offre de formation contrastée et des niveaux de formation insuffisants 4.2.1) Un maillage dense d établis-sements scolaires du primaire et du secondaire du premier degré 4.2.2) Des lycées dont certaines spécialités apparaissent très attractives 4.2.3) Un déficit de diplômés de l enseignement supérieur 4.3) Une démographie médicale en baisse et des carences territoriales 4.3.1) Une offre inégalement répartie sur le territoire 4.3.2) Une baisse du nombre de praticiens 4.3.3) Face au vieillissement de la population, une indispensable adaptation de l offre de soins 4.4) L offre de services est marquée par de fortes inégalités territoriales que les collectivités locales tentent de compenser 4.4.1) Des services publics d Etat en retrait 4.4.2) Les services publics locaux en développement et innovants 4.4.3) Les services à la personne en milieu rural en développement mais à coordonner 4.4.4) L offre privée de services marchands (commerces) est inégalement répartie 4.5) Un niveau de pratiques sportives élevé et des équipements exceptionnels 4.6) Une vie culturelle innovante et rayonnante 4.7) Une vie associative, reflet d un état d esprit collectif, particulièrement riche dans la Nièvre 5) Les territoires vécus, organisés autour de pôles de services intermédiaires à forte influence Synthèse III) UNE VIE ECONOMIQUE FRAGILE MAIS DE REELLES POSSIBILTES ET OPPORTUNITES DE DEVELOPPEMENT 1) Les caractéristiques de l emploi dans la Nièvre 1.1) L effectif salarié de la construction se porte mieux que celui de l industrie 1.2) L économie résidentielle est la clé de voûte de l emploi local 1.3) Un taux de chômage dans la Nièvre plus élevé que celui de la région tout en restant inférieur à la moyenne nationale 1.4) Un fort besoin d adapter la qualification des actifs aux besoins des entreprises 2) L industrie nivernaise poursuit sa mutation 2.1) Un tissus industriel diversifié et en mutation 2.1.1) Les caractéristiques du tissu industriel nivernais 2.1.2) Des secteurs industriels traditionnels encore bien présents mais les centres de décision de gros établissements majoritairement en dehors du département. 2.1.3) Des secteurs industriels aux évolutions diverses 2.1.4) Un taux de création d entreprises industrielles honorable 2.2) Des opportunités industrielles à saisir pour tendre vers l excellence 2.2.1) La filière automobile traditionnelle est en crise 2.2.2) Toutefois, la Nièvre dispose de solides atouts pour une reconversion vers l automobile propre 2.2.3) Le développement des infrastructures numériques ouvre également de très larges perspectives 3) L agriculture connaît des difficultés mais constitue une activité économique majeure dans la Nièvre 3.1) La Nièvre est un département très agricole 3.1.1) Une spécialisation et un savoir-faire dans l élevage allaitant 3.1.2) Le territoire s est spécialisé suivant les orientations technico-économiques des exploitations agricoles nivernaises 3.1.3) Mais une activité qui perd des actifs 3.1.4) Les formes sociétaires sont de plus en plus fréquentes tandis que les exploitations continuent de s agrandir 3.1.5) La production agricole du département 3.1.6) Malgré un revenu agricole aux 3 /4 composé d aides, celui-ci s effondre en 2008 3.1.7) Des productions agricoles très peu transformées sur place 3.2) L avenir, une agriculture qui réponde pleinement aux enjeux du développement durable 4) L économie du département poursuit sa tertiarisation 34 34 34 35 36 36 37 37 37 37 39 43 43 43 43 45 46 47 50 50 50 51 51 52 52 52 52 53 53 53 53 54 54 57 57 57 58 61 62 63 63 64 64 66 131
4.1) L artisanat, un secteur en croissance mais une forte problématique de transmission d entreprises à gérer 4.1.1) le secteur artisanal est présent sur l ensemble du territoire 4.1.2) Le solde des mouvements d entreprises est de nouveau positif depuis 2006 4.1.3) La prégnante question de la transmission-reprise des entreprises artisanales 4.1.4) Des entreprises individuelles en diminution mais qui restent majoritaires 4.1.5) Le nombre de salariés du secteur artisanal a baissé de 13% depuis 5 ans 4.2) Zoom sur le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) 4.2.1) Le secteur du BTP a fortement progressé au cours des 5 dernières années 4.2.2) Les mouvements d entreprises sont toujours plus importants 4.2.3) Bien que les dirigeants d entreprises soient les plus jeunes du secteur industriel, la problématique de transmission des entreprises du BTP à 10 ans est bien présente 4.2.4) L activité du BTP s est fortement ralentie en 2009 4.2.5) Un secteur en situation de pénurie de main d œuvre qualifiée 4.3) Commerce 4.3.1) Le commerce de détail en magasin : un tissu dense de très petites entreprises (TPE) sauf dans le secteur de l alimentation où de grosses structures concentrent l activité 4.3.2) Les commerces sans point de vente sont assez présents 4.3.3) Les commerces de gros sont présents principalement dans le secteur non alimentaire 5) Le tourisme, un secteur économique prometteur dans un département riche en atouts naturels 5.1) La Nièvre dispose d atouts touristiques nombreux 5.2) Mais il existe des pistes d amélioration à explorer 5.3) Des démarches visant à développer une activité touristique durable sont en cours dans le département 5.4) L offre en hébergements est diversifiée 6) L enseignement supérieur, l innovation et la recherche sont à développer pour catalyser et accompagner le développement économique 6.1) La Nièvre est en retard en matière d enseignement supérieur même si le nombre de diplômés a progressé entre 1999 et 2006 6.2) L offre de l enseignement supérieur : une grande variété de BTS et quelques formations d excellence 6.3) L exemple d un centre de recherche unique en Europe, le site de Bibracte qui associe recherche de haut niveau et tourisme culturel 6.4) La recherche comme moteur de l innovation et du développement économique : l exemple du technopôle de Magny-Cours 7) La Nièvre possède des atouts indéniables pour mener une politique de développement économique durable 7.1) La Nièvre dispose d une très grosse ressource en bois, insuffisamment exploitée mais un des moteurs du développement économique du futur 7.1.1) La ressource en bois de la Nièvre est très importante 7.1.2) La forêt nivernaise est dominée par les feuillus mais les peuplements de résineux sont économiquement intéressants 7.1.3) Le volume de bois récolté est largement inférieur à l accroissement annuel de 1,8 millions de mètres cubes 7.1.4) La filière bois est pour le moment très peu structurée alors que le potentiel de développement est très important 7.2) La Nièvre a mis en place une politique d accueil des porteurs de projets qui, en se développant, sera à même de produire du développement économique 7.2.1) La démographie en baisse a poussé le département à s engager dans une politique pour favoriser l accueil des porteurs de projets 7.2.2) L enjeu fort de transmission des entreprises est au cœur de la politique d accueil 8) L offre territoriale 8.1) Les zones d activités d intérêt départemental et local 8.2) Des villages d entreprises qui rencontrent du succès 66 66 66 67 68 68 69 69 69 70 70 70 71 71 71 71 72 72 73 74 74 75 75 75 76 78 79 79 79 80 81 81 82 82 83 84 84 85 132
8.3) Une pépinière d entreprises 8.4) Atlas de l offre foncière et du bâti Synthèse IV) UN CADRE DE VIE EXCEPTIONNEL RENDU POSSIBLE PAR UN ENVIRONNEMENT PRESERVE ET DE NOMBREUSES RESSOURCES 1) Les unités paysagères sont très variées et porteuses d identités locales - Les paysages au service des habitants et de l attractivité du territoire 1.1) L entre Loire et Allier 1.2) Le Donziais 1.3) Les Amognes 1.4) Le Bazois 1.5) Les Vaux d Yonne 1.6) Le Haut-Morvan 1.7) Le Sud-Morvan 1.8) Le Puisaye 1.9) Le Vignoble de Pouilly 1.10) La Sologne Bourbonnaise 1.11) Le Nivernais 2) Le patrimoine agricole et forestier est riche et diversifié 3) Les infrastructures naturelles remarquables font l objet de politiques de protection et de valorisation 4) Des espaces accessibles grâce à un réseau dense de chemins 5) La ressource en eau est importante et la qualité sous surveillance 6) La Nièvre est un département pionnier en terme de collecte et de tri des déchets 7) Il existe un potentiel important de développement des énergies renouvelables 7.1) Le bois énergie commence à se développer dans le département 7.2) Il existe un potentiel de développement pour la méthanisation 7.3) Le solaire photovoltaïque se développe, notamment sur les toitures des bâtiments agricoles 7.4) L hydroélectricité déjà bien représentée, n aurait de pîstes nouvelles que pour des micro-unités 8) Le cadre de vie, vecteur d attractivité et de communication à exploiter Synthèse SYNTHESE GENERALE CONCLUSION 85 85 87 90 91 92 92 93 94 95 96 96 97 98 99 100 101 102 103 106 108 108 108 108 109 110 111 112 129 133
DEDD - Réalisation et impression Imp. CG58 - Papier issu de forêts gérées durablement - Crédits photographiques : S Jean Baptiste - J Hogg - Conseil Général de la Nièvre - Ciné Photo Club Nivernais