COMPTE-RENDU JEUDI 7 JUILLET 2011 CCI de Brest
SOMMAIRE 1. PRESENTS 4 2. INTRODUCTION PAR M. JOSEPH LE MER, PRESIDENT 5 3. RAPPORT MORAL 6 4. RAPPORT FINANCIER 9 4.1 RAPPORT GENERAL PAR JEAN BLÉCON, COMMISSAIRE AUX COMPTES 11 4.2 RAPPORT SPECIAL PAR JEAN BLÉCON, COMMISSAIRE AUX COMPTES 12 4.3 VOTE DES COMPTES 2011 ET AFFECTATION DU RESULTAT EN REPORT A NOUVEAU 12 4.4 PRESENTATION DU BUDGET 2011 12 5. GOUVERNANCE 14 6. ENQUETE ADHERENTS 16 7. BILAN DE LA MISSION DE PROMOTION PROSPECTION 22 8. IEF AERO 27 9. THEMES D INFLUENCE 30 9.1 BRETAGNE GRANDE VITESSE 32 9.2 REDUCTION DE LA DEPENDANCE ENERGETIQUE DE LA BRETAGNE 42 9.3 MAINTIEN ET DEVELOPPEMENT DES CENTRES DE DECISION EN FINISTERE 51 3
1. PRESENTS Adhérents Ludovic Bara, Frank Bellion, Luc Bernard-Catinat, Marc Brière, Vincent Capart, Jean-Paul Chapalain, Denis Charles, Pierre Charmet, Christian Couilleau, Philippe Daré, Humbert de Fresnoye, Jacques Deniel, Pascal Gourain, Michel Gourtay, Thierry Guézennec, Jean-Jacques Hénaff, Bernard Hellequin, Auguste Jacq, Joseph Lallouet, Marc Lamidey, Jean-Jacques Le Calvez, Joseph Le Mer, Denis Le Saint, Jean Le Vourch, Roger Loaec, Michel Magueur, Olivier Mélennec, Hervé Moulinier, Alain Prault, Roger Prémel, Jean-Claude Saliou, Jean-Yves Saliou, Bernard Tréguer. Invités Gilbert Baron, François Bernez, Jean Blécon, Gurvan Brannellec, Laurent Bruchon, Thierry Cann, Erwan Coum, Richard Ferrand, Gérard Guyon, Yann Halna du Fretay, Fabrice Huret, François Keraval, Jean-François Le Bléis, Nadine Le Hir, Véronique Lemonon, Françoise Louarn, Bernadette Malgorn, Christian Petitfrère, François Picard, M. Pinvidic, François Rivoal, Guillaume Roué. Intervenants Bernard Gérardin, Gérardin Conseil Olivier Choffrut, Zelya Energy 4
2. INTRODUCTION PAR M. Joseph LE MER, Président Chers Amis, bonjour. Merci d être là. Notre assemblée générale, qui marque les 10 ans de notre association, a eu une redoutable concurrence aujourd hui avec la venue du Président de la République à Crozon Nous avons donc fait un petit effort en retardant d une demi-heure le début de notre assemblée. Nos effectifs vont se renforcer au fur et à mesure Je remercie Frank BELLION, Président de la CCI de Brest, de nous accueillir ce soir dans cette magnifique salle. Nous examinerons d abord les aspects statutaires de notre association. Ensuite nous aborderons les actions relevant des missions de l association. Notre association a pour but d agir pour les intérêts stratégiques économiques du Finistère. Pour cela, nous travaillons sur des sujets clés comme le TGV, l énergie, le très haut débit. Tout à l heure, nous évoquerons l idée d un nouveau thème : le maintien et le développement des centres de décision, publics et privés, dans le Finistère. Investir en Finistère agit aussi dans le cadre de sa mission de promotion et de prospection pour faire venir de nouvelles entreprises dans le Finistère. Je vous propose maintenant de passer à l examen de l ordre du jour et je passe la parole à Michel GOURTAY, Délégué Général, pour le rapport moral. 5
3. RAPPORT MORAL Michel GOURTAY, Délégué Général de l association, présente le bilan moral pour l année écoulée. Les tableaux qui vous sont présentés montrent un historique des actions menées depuis la dernière assemblée générale, en juin 2010, sous l angle de la vie de l association. Cinq réunions de bureaux se sont tenues depuis la dernière assemblée générale. Je rappelle que le Bureau est composé des Présidents et Directeurs Généraux des membres fondateurs ainsi que des trois représentants des entreprises adhérentes : Groupe Meunier, Groupe SILL et Germicopa, élargi à la société financière Jacques KUHN en cours d exercice. 5 RÉUNIONS DE BUREAU Dates Thèmes 09 septembre 2010 Suivi de la mission de promotion et de prospection -Point sur les actions de promotion et de prospection 18 novembre 2010 - Animation du cluster IEF AÉRO -Refonte du logo et des outils de communication 27 janvier 2011 07 avril 2011 09 juin 2011 Avancées des trois thèmes d influence de l association - Liaison ferroviaire Brest-Quimper Rennes à 1H30 - Très haut débit pour les entreprises du Finistère - Problématique énergétique du Finistère Analyse de l enquête adhérents / Réflexion sur un nouveau thème d influence Trois réunions générales avec l ensemble des adhérents ont été organisées : - L une en novembre, chez OTOR Bretagne à Carhaix où nous avons pu découvrir en avantpremière le schéma numérique régional pour le Très Haut Débit (THD), l une de nos préoccupations. - L autre en janvier au siège de Triskalia à Landerneau ; - Enfin, la troisième chez Germicopa à la station de Châteauneuf du Faou, avec l examen des résultats de l enquête adhérents sur laquelle reviendra tout à l heure Françoise Lelann. 6
3 RÉUNIONS GÉNÉRALES AVEC L ENSEMBLE DES ADHÉRENTS Dates Lieux Thèmes 25 novembre 2010 OTOR BRETAGNE (Carhaix) Présentation des activités d OTOR BRETAGNE et visite de l usine. Point sur le projet THD du Conseil Régional (G. Bui) 13 janvier 2011 TRISKALIA (Landerneau) Présentation de la nouvelle entitéremplaçant COOPAGRI et de la nouvelle organisation Point sur les actualités d Investir en Finistère 13 avril 2011 GERMICOPA (Châteauneuf du Faou) Présentation de l activité et visite du site Point sur les actualités d Investir en Finistère (résultats de l enquête adhérents) Le comité de pilotage de la Mission de promotion prospection est composé de représentants des membres fondateurs et à pour but de définir et cadrer par exercice les plans de promotion prospection et d en assurer le suivi opérationnel. Il s est réuni à 2 reprises depuis la dernière assemblée générale. Françoise Lelann, Directrice d Investir en Finistère, a rencontré 10 adhérents lors d entretiens individuels pour échanger sur les relations avec l association. 10 ENTRETIENS INDIVIDUELS ADHERENTS Point sur l association, ses missions, ses actions Point sur l activité de l adhérent, ses attentes, ses problématiques 2 COMITES DE PILOTAGE Dates Thèmes 9 novembre 2010 Définition du plan de promotion / prospection 2011 16 février 2011 Recadrage du plan de promotion / prospection 2011 Point sur les outils de communication Point sur les projets et actions en cours Les deux prochains tableaux vous donnent un aperçu des relations entretenues par l association avec ses partenaires finistériens œuvrant dans le secteur économique. 7
DEVELOPPEMENT DES LIENS AVEC LES STRUCTURES FINISTERIENNES / BRETONNES (collectivités, organismes, réseaux ) Dates Lieux Thèmes 7 juillet 2010 Brest Participation àla table ronde organisée par Bretagne Perspective «Quelle nouvelle centralité pour l Ouest Breton» 24 août 2010 Châteaulin Rendez-vous avec le Président de la Communauté de Communes (THD) 24 septembre 2010 Brest AG AFEIT 4 novembre 2010 Brest AG Union des Entreprises du Finistère 26 novembre 2010 Brest Participation àla Table Ronde organisée par le Conseil Général du Finistère sur la marque Finistère 13 décembre 2010 Rennes Table Ronde du JDE : «Identitébretonne dans les affaires, frein ou accélérateur?» 20 janvier 2011 Saint Brieuc Rencontre des clusters bretons (BDI) 15 février 2011 Brest Participation aux Tables rondes CCI Brest Filière IAA 3 mars 2011 Brest Rencontre avec le service promotion économique du Conseil Général du Finistère échange sur les synergies en matière de promotion économique DEVELOPPEMENT DES LIENS AVEC LES STRUCTURES FINISTERIENNES / BRETONNES (collectivités, organismes, réseaux ) Dates Lieux Thèmes 22 mars 2011 Rennes Participation au Comité de marque de la marque Bretagne 30 mars 2011 Douarnenez Rencontre CC du Pays de Douarnenez 5 avril 2011 Brest Colloque Eolien Offshore 8 avril 2011 Brest AG Pôle Mer 21 avril 2011 Le Faou Rencontre CC de l Aulne Maritime 3 mai 2011 Landivisiau Rencontre CC du Pays de Landivisiau 16 juin 2011 Quimper Présentation des études et du contenu de marque Finistère (Conseil Général du Finistère) 17 juin 2011 Dirinon Rencontre CC du Pays de Landerneau Daoulas 29 juin 2011 Brest Présentation Finist Eco 2010 30 juin 2011 Logonna Daoulas Université d Eté de l Union des Entreprises 29 + mise en place d un groupe de travail avec les 3 technopôles (Biotechnologies en Finistère) Cette année, nous verrons lors de la présentation détaillée de chaque thème d influence le déroulé de l action de l année pour celui-ci. Voilà, Monsieur le Président, ce que l on peut mentionner en quelques mots comme temps collectifs de la vie de l association d Investir en Finistère. 8
4. RAPPORT FINANCIER Frank Bellion, Trésorier de l association, présente les comptes 2010. Concernant l exercice 2010, vous avez sous les yeux une colonne budget et réalisation avec les écarts et un comparatif avec l année 2009. En 2010 nous avons un résultat positif donc supérieur à ce qui était prévu (négatif à hauteur de 45 k ). Cet écart est du essentiellement aux charges car en ce qui concerne les produits nous avons un montant total de 279 k par rapport aux 295 k qui étaient prévus sur les cotisations. Les autres produits sont à peu près équivalents à ce qui était prévu. Nous avons donc un total légèrement inférieur à ce qui nous avions budgété. COMPTES 2010 K Budget 2010 Réalisé 2010 Ecart Réalisé 2009 Cotisations 295 279-16 281 Autres produits 18 15-3 26 total produits 313 294-19 307 Achats et charges externes 181 113-68 145 Charges personnel/impôts 172 167-5 163 Amortissement 5 4-1 2 total charges 358 284-74 310 RESULTAT -45 10 55-3 COMPTES 2010 RECETTES (K ) Budget 2010 Réalisé 2010 Ecart Réalisé 2009 Cotisations 295 279-16 281 Produits financiers 3 6 3 8 Autres recettes 15 9-6 18 total RECETTES 313 294-19 307 DEPENSES (K ) Budget 2010 Réalisé 2010 Ecart Réalisé 2009 Frais de personnel 160 164 4 163 Frais de déplacement / réception 12 3-9 12 Communication 85 38-47 27 Prestations externes 46 16-30 51 Frais généraux 50 59 9 55 Amortissement 5 4-1 2 total DEPENSES 358 284-74 310 RESULTAT (K ) -45 10 55-3 9
En ce qui concerne les charges, on a par contre là une économie assez importante par rapport aux prévisions de 74 k. Si on détaille, nous avons des frais de personnels quasi conformes au budget, des frais de déplacement en recul de 9 k, c est sur les deux postes qui suivent que nous avons des économies relativement importantes : la communication et les frais de prestations externes. Pour la communication, l écart est dû au décalage sur 2011 des frais liés au site internet et à des frais de participation sur des salons non réalisés. Concernant les frais de prestations externes, des études (en particulier celle de géo-localisation de la centrale à cycle combiné au gaz) ont été redimensionnées, ce qui explique l écart d économie de charges par rapport à ce que nous avions prévu. Les frais de prospection ont été conformes au budget avec notamment une action d e-mailing et une opération de relance téléphonique. Les amortissements sont quasiment conformes aux prévisions et il n y a pas d écart important pour les frais généraux. Donc, des recettes légèrement en baisse mais des économies de charges importantes, qui font que nous avons un résultat positif de 10 k. Sur le tableau qui suit vous avez l ensemble des charges, en bleu le budget, en orange le réalisé. Le fromage vous indique la nature des dépenses. COMPTES 2010 DEPENSES Nous vous informons de plus qu au cours de l exercice 2009 les conventions suivantes se sont poursuivies : Convention de prestations, d assistance et de mise à disposition des locaux avec la CCI de BREST Convention d ouverture de compte et de souscription de placements financiers avec le CREDIT MUTUEL DE BRETAGNE Convention d ouverture de compte et de souscription de placements financiers avec le CREDIT AGRICOLE 10
Suite à cette présentation, je passe la parole à Monsieur BLECON, Commissaire aux Comptes. 4.1 Rapport Général par Jean BLÉCON, Commissaire aux Comptes «En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée Générale, nous vous présentons notre rapport relatif à l exercice clos le 31 décembre 2010 sur : le contrôle des comptes annuels de l Association Investir en Finistère tels qu ils sont joints au présent rapport, la justification de nos appréciations, les vérifications spécifiques et les informations prévues par la loi. Les comptes annuels sont arrêtés par le Trésorier. Il nous appartient, sur la base de notre audit, d exprimer une opinion sur ces comptes. 1. Opinion sur les comptes annuels Nous avons effectué notre audit selon les normes professionnelles applicables en France, ces normes requièrent la mise en œuvre de diligences permettant d obtenir l assurance raisonnable que les comptes annuels ne comportent pas d anomalies significatives. Un audit consiste à examiner, par sondages, les éléments probants justifiant les données contenues dans ces comptes. Il consiste également à apprécier les principes comptables suivis et les estimations significatives retenues pour l arrêté des comptes et à apprécier leur présentation d ensemble. Nous estimons que nos contrôles fournissent une base raisonnable à l opinion exprimée ci-après. Nous certifions que les comptes annuels sont au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de l Association à la fin de cet exercice. 2. Justification des appréciations En application des dispositions de l article L225 235 du Code de Commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les éléments suivants : Règles et méthodes comptables : L annexe expose les règles et méthodes comptables relatives à la comptabilisation des opérations suivantes : - Evaluation des immobilisations - Calcul des amortissements. Dans le cadre de notre appréciation des règles et méthodes comptables suivies par votre association, nous avons vérifié le caractère approprié des méthodes comptables précisées ci-dessus, et des informations fournies dans les notes de l annexe, et nous nous sommes assurés de leur correcte application. Estimations comptables : Nous avons procédé à l appréciation des approches retenues par la société décrite dans l annexe et nous avons mis en œuvre des tests pour vérifier par sondage l application de cette méthode. Conclusion : Les appréciations ainsi portées s inscrivent dans le cadre de notre démarche d audit des comptes annuels, pris dans leur ensemble, et ont donc contribué à la formation de notre opinion exprimée dans la première partie de ce rapport. 11
3. Vérifications et informations spécifiques Nous avons également procédé, conformément aux normes professionnelles applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par la loi. Nous n avons pas d observations à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans les documents adressés aux membres sur la situation financière et les comptes annuels.» 4.2 Rapport spécial par Jean BLÉCON, Commissaire aux Comptes M. Blécon rappelle que l on ne présente que les conventions nouvelles. «En notre qualité de Commissaire aux Comptes de votre Association, nous devons vous présenter un rapport sur les conventions réglementées dont nous avons été avisés. Il n entre pas dans notre mission de rechercher l existence éventuelle de telles conventions. Nous vous informons qu il ne nous a été donné avis d aucune convention conclue au cours de l exercice et visée à l article L.612-5 du Code du Commerce. Pour information, nous vous précisons que des conventions ont été conclues au cours des exercices antérieurs et ont continué à produire leurs effets en 2010. Elles ont fait l objet d un recensement par votre Trésorier.» 4. 3 Vote des comptes 2011 et affectation du résultat en report à nouveau Frank Bellion demande s il y a des questions sur ces comptes 2010. Personne ne s opposant à l adoption des comptes tels que présentés, ils sont approuvés à l unanimité par l Assemblée Générale. Frank Bellion propose à l assemblée d affecter le bénéfice de l exercice de 10 630.31 au compte de report à nouveau, portant ainsi le montant du report à nouveau à 348 888. L assemblée générale approuve à l unanimité. 4.4 Présentation du budget 2011 Le budget 2011, adopté par le bureau du 18 novembre 2010, s élève à 324 k. 12
BUDGET 2011 K Budget 2011 Budget 2010 Ecart Réalisé 2010 Cotisations 286 295-9 279 Autres produits 5 18-13 15 total produits 291 313-22 294 Achats et charges externes Charges personnel/ Impôts 152 181-29 113 169 172-3 167 Amortissement 3 5-2 4 total charges 324 358-34 284 RESULTAT -33-45 +12 10 Le montant des cotisations s élève à 286 k, les autres produits à 5 k. Nous attendons donc un total produits de 291 k. En ce qui concerne les charges, nous avons un montant d achats et charges externes de 152 k. Le poste études s élève à 26 k donc moins 20 k par rapport au budget 2010. Le budget consacré à la prospection s élève lui à 40 k ; à la communication à 25 k, en retrait de 20 k par rapport au budget 2010 ; les frais généraux sont constants à 55 k ; les frais de personnel évalués à 169 k. Le total des charges prévues est donc de 324 k avec un résultat qui présente une situation de déséquilibre de 33 k et qui, s il était réalisé, viendrait diminuer nos réserves qui elles se monteraient alors à + 355 k compte tenu de l affectation du résultat 2010. Voilà donc, de façon succincte, la présentation du budget 2011 de l association et je repasse la parole à notre Président. 13
5. GOUVERNANCE DE L ASSOCIATION Joseph Le Mer, Président, remercie Frank Bellion et précise que : «Les statuts de notre association prévoient que le Président est issu des membres fondateurs et tourne normalement tous les trois ans. Le premier mandat de Président a été exercé par Jean Le Vourch, de 2001 à 2004. Le second mandat a été exercé par Georges Coudray, de 2004 à 2008. Depuis 2008, la CCI de Morlaix a été à la présidence, assurée par Jacques Feunteuna d abord, et moi depuis 6 mois. Le mandat de la CCI de Morlaix se termine donc. Je propose la candidature de Frank Bellion, Président de la CCI de Brest, à la présidence de notre association. Le conseil d administration serait donc ainsi composé: - Président : Frank Bellion - Vice-Président : Jean Le Vourch sans changement - Secrétaire : Jean-Pierre Denis sans changement - Trésorier : Jean-Paul Chapalain permutation avec la CCI de Brest Les entreprises représentant les adhérents au C.A. sont : - Germicopa - Société Financière Jacques Kuhn - Groupe Meunier - SILL Je propose à notre assemblée de voter pour cette organisation de la gouvernance.» M. Jean-Paul Chapalain, Président de la CCI de Morlaix, demande la parole : «Jo, tu nous a parfaitement bien représenté en tant que Président dans cette association, et je suppose que tu en feras de même en tant que Trésorier. Je propose donc qu à ma place ce soit Jo Le Mer qui représente la CCI de Morlaix à la fonction de Trésorier.» Joseph Le Mer accepte cette représentation. L assemblée générale donne son accord à l unanimité sur l organisation de la gouvernance. GOUVERNANCE Membres actuels du conseil d administration Membres Fondateurs CCI de Brest CCI de Morlaix Crédit Agricole Crédit Mutuel - Arkea Entreprises adhérentes Sté Financière Jacques Kuhn Germicopa Groupe Meunier SILL STATUTS - ARTICLE 8 CONSEIL D ADMINISTRATION L association est dirigée par un conseil de douze membres au maximum, élus pour trois années par l assemblée générale, au scrutin secret. Seront désignés: Un président Un vice-président, Un secrétaire Un trésorier. Le président et le trésorier seront obligatoirement choisis dans le collège des membres fondateurs. Le conseil d administration sera présidé à tour de rôle par un des membres fondateurs, membre du bureau, sauf décision contraire prise à l unanimité des membres fondateurs. Période Présidence Présidence 2001-2004 Crédit Agricole Jean Le Vourch 2004-2008 Crédit Mutuel Arkea Georges Coudray 2008- CCI de Morlaix Jacques Feunteuna Joseph Le Mer 14
Joseph Le Mer félicite Frank Bellion pour sa nomination en tant que Président de l association et lui passe la parole : «Merci de votre confiance, Mais, je ne prendrai ce rôle qu à l issue de notre AG qui est conduite jusqu au bout par Jo LE MER. Cette responsabilité arrive un peu tôt car je débute aussi mon mandat à la tête de la CCI de Brest. Mais c est au tour de la CCI de Brest d assumer la suite donc je ne m y dérobe pas et je rends hommage à mes prédécesseurs. Investir en Finistère est un outil décisif dans notre département. Nous sommes politiquement neutres, indépendants financièrement. Nous pouvons ainsi prendre la parole et, en rassemblant les principaux acteurs économiques du département, dire là où sont les enjeux stratégiques du Finistère et ensuite agir au mieux pour que ces enjeux soient remportés. Nous sommes aussi acteurs et pas seulement dans la préconisation et c est important. Ainsi, en développant une mission de promotion-prospection pour le Finistère, nous témoignons de notre foi dans l avenir et de notre faculté à convaincre de nouvelles entreprises à rejoindre le Finistère. Voilà ce que je peux dire à ce stade mais je passe la parole au délégué général d Investir en Finistère, Michel GOURTAY.» Michel Gourtay : «Mes très sincères félicitations, Frank. Je souhaitais dire quelques mots en tant que Délégué Général d Investir en Finistère car il y a une conséquence à la décision qui vient d être votée et dont je me réjouis. Je suis Délégué Général d Investir en Finistère depuis l origine de notre association, cela fait déjà 10 ans. J ai eu la chance de travailler avec les 4 Présidents qui se sont succédés à ce jour. Je crois que nous avons partagé un esprit militant pour le Finistère, deux d entre eux sont ici : Jean Le Vourch et Jo Le Mer. La tâche du Délégué Général est d épauler le Président et le Bureau et d assurer le pilotage opérationnel de l association, en lien avec la Directrice et la petite équipe d Investir en Finistère. A côté, j exerce la fonction de Directeur Général de la Chambre de Commerce et d Industrie de Brest et à mes yeux il n a jamais été convenable ni souhaitable que le Président et le Délégué Général de l association soient issus de la même structure. Investir en Finistère est une structure plurielle, ses organes doivent être le reflet de cette pluralité. J ai la chance que Pascal Gourain, Directeur Général de la CCI de Morlaix, en plein accord avec son Président ait amicalement accepté de me succéder. Il sera un bon Délégué Général pour notre association. Nous ferons une transition tranquille à la rentrée et il pourra compter sur moi. Je sais qu avec Frank Bellion ils feront un très bon tandem. Pour ma part je serai très participatif ensuite à l action d Investir en Finistère. Pour finir, je tiens à remercier et à féliciter l équipe permanente d Investir en Finistère que j ai essayé d aider du mieux que j ai pu : naturellement Françoise Lelann, la Directrice, qui fait un gros travail, avec beaucoup d implication, de motivation et de savoir-faire et je tiens à le saluer et le reste de la petite équipe, je pense à Françoise Hily et Aurore Coppens et à ceux d IEF AERO qui est notre cluster Aéronautique-spatial-défense et qui est une sorte de filiale d Investir en Finistère. Voilà ce que je voulais dire pour expliquer cette position. Monsieur le Président, je vous repasse la parole.» Joseph Le Mer remercie Michel Gourtay pour ses propos sympathiques sur l équipe d Investir en Finistère et passe la parole à Françoise Lelann pour les résultats de l enquête adhérents. 15
6. ENQUETE ADHERENTS Françoise Lelann remercie Michel Gourtay en son nom et en celui de l équipe d Investir en Finistère. Une enquête a été menée auprès des adhérents au mois de mars 2011. Les résultats détaillés ont déjà été présentés aux adhérents lors de la réunion générale qui avait lieu à Germicopa le 13 avril 2011. ENQUETE ADHERENTS Enquête menée en mars 2011 7 points explorés dans l enquête : 1- Le fonctionnement de l association 2- L engagement des membres 3- Les thématiques nouvelles d intérêt pour le Finistère 4- Les 3 thèmes d influence animés par Investir en Finistère 5-Les autres problématiques techniques rencontrées par les entreprises membres 6- L implication dans la mission de promotion / prospection 7- Les études qui intéresseraient les adhérents 20 réponses (2/3 des adhérents) Rapidement, sur les deux premiers points : le fonctionnement actuel convient à nos adhérents, que ce soit au niveau de la diffusion des informations, des groupes de travail mis en place, des réunions organisées, etc. Quelques propositions ont été faites et sont intégrées, comme de transmettre le compte rendu des réunions du Bureau à l ensemble des adhérents. Sur l engagement des membres, l enquête a révélé qu ils sont principalement intéressés à faire partie d Investir en Finistère pour contribuer au développement économique de notre département et parce que c est un réseau d entreprises et cela permet donc des échanges entre chefs d entreprise sur des problématiques qui peuvent être communes. De façon, plus détaillée, vous trouverez dans le tableau ci-dessous les réponses des adhérents sur le point 3. 2 éléments, pour partie liés, sont revenus : la problématique de la transmission des entreprises et du maintien des centres de décision dans notre département. Ce sujet sera abordé un peu plus loin. 16
ENQUETE ADHERENTS 3- Les thématiques nouvelles d intérêt pour le Finistère transmission des entreprises. Maintien de l emploi. Exemples de contribution des répondants Poursuivre les sujets actuels en se battant pour les voir aboutir et surtout le sujet n 1 du désenclavement TGV (3h) et aérien. Low-cost constant. Les conséquences de l évolution de la fiscalitéterritoriale sur la capacitéde mobilisation desdits territoires sur les projets industriels et tertiaires Transmission des entreprises et maintien des centres de décision en Finistère Maintien des liaisons aériennes sur Quimper Soutien aux zones défavorisées du département Maintien des centres de décision (yc services de l Etat) dans le Finistère Appuyer l action CCIR en partie àbrest Investissement dans les entreprises locales relocalisation de l industrie en Bretagne et dans le Finistère Comment garder les centres de décision en Bretagne Transport routier Transport maritime Compétitivité économique des vols réguliers au départ ou à l arrivée de Brest Le développement durable en prenant en compte les 3 volets : économique, social et environnemental Récurrence : Le maintien des centres de décision dans le Finistère La transmission des entreprises Sur les thèmes d influence de l association, l impact de l éloignement ferroviaire est variable selon les structures mais important à près de 60% et jugé surtout de nature organisationnelle. ENQUETE ADHERENTS 4- Les 3 thèmes d influence animés par Investir en Finistère Le train est un moyen de transport peu choisi aujourd hui par les répondants : -En dessous de 500km, la voiture reste le moyen principalement utilisé. Quelques reports se font sur le train pour une distance comprise entre 200 et 500km. - L avion est incontournable passé 500km. L impact est variable selon les structures ; mais 58%d entre elles se déclarent touchées. Il est surtout jugé de nature «organisationnel» (temps de trajet) et nuisant àl attractivitédu territoire pour le recrutement. Le report de l avion vers le train se ferait àpartir d un écart d 1h30 à2h 17
Sur le thème de l énergie, là aussi près de 60% des structures se disent impactées, soit parce qu elles ont connu des microcoupures soit parce que cela influence le niveau de leur police d assurance. ENQUETE ADHERENTS 4- Les 3 thèmes d influence animés par Investir en Finistère L impact existe dans 56%des structures. Près des 2/3 des entreprises ayant répondu ont connu des microcoupures ce qui impacte prioritairement sur le rendement, la productivité. 70%des structures bénéficient d une solution de secours (groupe électrogène). NB : certains enquêtés, s ils ne rencontrent pas de difficulté actuellement, expriment cependant leur inquiétude sur l avenir et sur le défaut d attractivitéque cela pourrait engendrer pour le Finistère. Concernant le très haut débit, une entreprise sur deux déclare souffrir de la desserte numérique du territoire. Un schéma numérique régional est en cours. Nous considérons donc que sur ce thème les choses avancent. Nous resterons bien sûr en éveil sur le sujet. ENQUETE ADHERENTS 4- Les 3 thèmes d influence animés par Investir en Finistère 1 entreprise sur 2 déclare souffrir fortement ou très fortement de la desserte numérique du territoire. L impact est alors financier et/ou organisationnel (perte d efficacitéliée au faible débit). Les besoins en bande passante des entreprises sont provoqués principalement par : -Les échanges de données avec les clients -Le reportingavec siège / entre établissements - Dans l avenir, en plus de ces 2 besoins, se dessine une accentuation des usages sur les échanges de données avec les fournisseurs et la visioconférence. Sur les autres problématiques techniques rencontrées par les adhérents, deux sujets principaux reviennent : la logistique et les problématiques RH (difficultés de recrutement de cadres à haut niveau). Des groupes de travail existant par ailleurs sur ces thématiques, les adhérents n ont pas souhaité la création de nouveaux groupes par Investir en Finistère. 18
ENQUETE ADHERENTS 5- Les autres problématiques techniques rencontrées par les entreprises membres 4 items étaient proposés : logistique, ressources humaines, foncier / immobilier, difficultés d approvisionnement. 10 enquêtés ont préciséêtre très concernés par la logistique 8enquêtés ont préciséêtre très concernés par des problématiques RH 1 seule sociétécependant a sollicitéla création d un groupe de travail sur la logistique. Sur les études qui intéresseraient les adhérents, celle concernant l analyse prospective du développement entre l est et l ouest breton sera intégré dans les études que nous seront amenés à mener sur le maintien des centres de décision. ENQUETE ADHERENTS 7- Les études qui vous intéresseraient Notation pondérée Le Conseil Général du Finistère vient quant à lui de mener une étude approfondie en prévision du lancement de la marque Finistère sur l image économique de la pointe Bretagne auprès notamment de chefs d entreprises extérieurs à la Région. Elle pourrait faire l objet d une présentation lors d une prochaine réunion générale. Sur les perspectives de développement de nouvelles filières, nous verrons comment nous pourrons intégrer ce thème en lien avec la mission de promotion-prospection menée par l association. Voici donc ce que l on pouvait dire de l enquête menée auprès des adhérents. 19
BILAN 2010/2011 20
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7. BILAN DE LA MISSION DE PROMOTION PROSPECTION Françoise Lelann, Directrice, présente le bilan de la mission de promotion-prospection. Vous l aurez peut-être remarqué, même si cela n est pas fondamental, mais Investir en Finistère, pour ses 10 ans, s est rajeuni en terme d identité visuelle avec un nouveau logo et des pictogrammes qui ont été créés pour illustrer l ensemble des thèmes sur lesquels nous intervenons. REFONTE DES OUTILS DE COMMUNICATION Lifting du logo Création de pictogrammes pour illustrer les missions / domaines d intervention d Investir en Finistère Des outils de promotion et de prospection ont également été revus ou mis en place, notamment la création d une plaquette à destination des prospects qui a été réalisée en interne. vous pourrez découvrir le nouveau site internet à la rentrée, début septembre. Et d ores et déjà vous pouvez être amis d Investir en Finistère sur Facebook. REFONTE DES OUTILS DE COMMUNICATION Création d une plaquette «prospects» Site internet Mise en ligne : septembre 2011 Investir en Finistère sur facebook Mai 2011 22
Nous avons mené une enquête e-mailing auprès de 15 000 entreprises issues des secteurs de l industrie, de l agroalimentaire, du maritime, des biotechnologies, des services aux entreprises et des TIC, sur l Ile de France, le grand ouest et la région lyonnaise. OPERATIONS DE PROMOTION PROSPECTION PROSPECTION TRANSVERSALE Enquête E-mailing Le concept questionnaire-quizz 1 version générique et 2 ciblés TIC et Services aux entreprises Bandeau sur lettre Eco-Bretagne envoyé 2000 abonnés Cibles Dirigeants, Directions opérationnelles PME entre 50 et 250 Salariés Secteurs Industrie, Agro-alimentaire, Maritime, Biotechnologie, Services aux entreprises, TIC Régions IDF, Limitrophes Pays de la Loire, Rhône Alpes Fichiers Kompass, NetPME, base Timeliving 44 15 000 adresses nominatives 114 répondants Une trentaine de demande d informations/contacts une 20aine «rien pour l instant mais àmoyen terme je suis intéressé» Ce mail a été envoyé nominativement au dirigeant d entreprise et avait pour objectif à la fois de promouvoir le territoire en donnant un certain nombre d informations méconnues sur le Finistère et de voir s il pouvait être potentiellement intéressé par un développement sur notre département. Sur les 15 000 mails envoyés, nous avons reçu 114 réponses. Cela peut paraître peu, mais c est un bon score sur ce type d enquêtes. Sur ce nombre, une trentaine a demandé un complément d information et donc un suivi de la part de l association. Un certain nombre d entreprises est à suivre pour des projets à moyen terme. Une autre opération a été initiée par une soirée organisée sur Paris par Investir en Finistère, l ESC Bretagne Brest et l Association des Cadres Bretons. Le principe retenu est de dire que les personnes qui ont initialement un lien avec le territoire peuvent être intéressées pour revenir créer leur activité. Nous ciblons donc tous les réseaux liés au Finistère qui peuvent exister à commencer par les écoles. Une première soirée à eu lieu en mars au sénat, autour du thème «Créez en Finistère, terre d entrepreneurs». Elle a réunit une cinquantaine de participants autour d entreprises adhérentes d Investir en Finistère et de jeunes créateur d entreprises qui ont fait part de leur expérience. Nous serons amenés à reproduire ce type d événements régulièrement, sans doute deux fois par an et nous sommes déjà en discussion avec les écoles d ingénieurs brestoises pour organiser une soirée de ce type en fin d année ou début 2012. 23
OPERATIONS DE PROMOTION PROSPECTION RESEAU ECOLES ESC Bretagne Brest / Ass. Cadres Bretons Invités : anciens de l ESC Bretagne-Brest / adhérents de l association des cadres bretons => une cinquantaine de participants Cadre : le 9 mars 2011 dans les salons du Sénat (3 sénateurs également présents) Thème : «Créez en Finistère, terre d entrepreneurs» Table Ronde avec la participation de : J. Le Mer, H. de Fresnoye, L. Hénaff, A. Derrendinger (France PariSportif), C. Languenou (Lanxis Ingénierie) Soirée «Ecoles d Ingénieurs» en cours d organisation pour fin 2011/ début 2012 Nous menons également des opérations de promotion prospection par filières. Cette année deux filières avaient été fléchées. La filière Biotechnologies car nous avons de nombreux atouts dans ce domaine à commencer par les ressources marines et végétales. Un groupe de travail a été mis en place avec les 3 espaces technopolitains Brest, Quimper, Morlaix. Nous avons identifié l ensemble des entreprises, laboratoires et centres de ressources existants dans ce domaine de façon à pouvoir, dans un premier temps, sortir un argumentaire sur la filière. Nous entamerons les démarches de prospection à partir du 2 ème semestre 2011. OPERATIONS DE PROMOTION PROSPECTION FILIERE BIOTECHNOLOGIES / BIOSCIENCES Audit de la filière en Finistère / Bretagne : Travail collaboratif avec les 3 espaces technopolitains Rendez-vous avec Laboratoires / centres de ressources / centres de recherche : Biodimar / Végénov / Station biologique de Roscoff / IUEM / MNHN Concarneau Entreprises :Manros Therapeutics / Hémarina / Polymaris / Germicopa / B- Actif / YsLab / Algotec / Polaris / Bioceval / Agrival / France Haliotis / Algoplus / Algues & Mer / GIE Lacroix / Micromer / Agrimer / Epsilon Chimie Colloques / conférences : Biogenouest / Gen2Bio / Colloque Ressources marines 24
2 ème filière retenue pour 2010/11 : la filière Aéronautique-spatial-défense. Nous avons profité du Salon du Bourget et de la participation d IEF AERO pour mener en amont une campagne de prospection que nous avons réalisée auprès de 700 entreprises françaises exposantes au Salon. Nous leur avons fait parvenir un argumentaire sur cette filière en Finistère. 400 entreprises ont été relancées téléphoniquement par un prestataire. Cela a débouché sur une vingtaine de rendez-vous sur place, au Bourget, et une soixantaine de passage sur stand ou des informations complémentaires. Une opération que se poursuit jusqu à la fin de l année, avec des contacts à creuser. Ces résultats sont en lien avec la démarche entreprise par le biais d IEF AERO depuis 3 ans (constitution officielle du cluster ) mais réellement depuis 5 ans si l on compte les démarches amont. On sent aujourd hui, suite à ce travail, que la filière s est structurée en pointe Bretagne et que l on peut maintenant s appuyer ce qui existe pour intéresser des entreprises extérieures. OPERATIONS DE PROMOTION PROSPECTION FILIERE AERONAUTIQUE SPATIAL DEFENSE Prospection dans le cadre du salon du Bourget (20/26 juin 2011) : 739 contacts (dont 200 entreprises membres du GIFAS) Envoi de la plaquette Création de fiches immobilières Relance téléphonique (prestataire extérieur) 21 rendez-vous programmés sur le salon 60 passages sur stand / compléments d information En termes de résultats chiffrés, vous avez le comparatif entre 2009/2010 et 2010/2011 en termes de nombre de projets travaillés etc. Sur 2010/2011, beaucoup plus d entreprises ont été contactées parce que l enquête e-mailing apporte du nombre, l opération Salon du Bourget également. Nous sommes à un peu plus du double de projets travaillés, à des niveaux plus ou moins avancés et environ 55 projets en portefeuille ; des entreprises avec lesquelles nous communiquons régulièrement en fonction de l avancée de leur projet. Nous avions senti en 2009/2010 les effets de la crise avec un grand coup de frein de la plupart des entreprises sur les projets qu elles pouvaient avoir. Cela nous permet donc de reconstituer un portefeuille de projets intéressants à travailler. Je rappelle que souvent entre le premier contact et l implantation d entreprise c est un an et demi, deux ans. C est vraiment un travail dans la durée qui est fait dans ce domaine. 25
RESULTATS OBTENUS OPERATIONS DE PROMOTION PROSPECTION Cela se concrétise pour l instant par deux implantations, l une au Faou et l autre à Dirinon. Pour chaque projet travaillé, Investir en Finistère propose plusieurs localisations possibles sur le département, selon les disponibilités immobilières et les souhaits du chef d entreprise. RESULTATS OBTENUS OPERATIONS DE PROMOTION PROSPECTION 26
8. IEF AERO Pierre Charmet, Président du cluster IEF AERO évoque le bilan de l année écoulée. Bonsoir à tous, Je vais vous parler d IEF AERO qui, comme l a évoqué Michel Gourtay, est un peu une «filiale» d Investir en Finistère, même si nous sommes en train d évoluer et c est ce dont je voudrais vous parler ce soir. Pour commencer : nous avons été lauréats d un appel à projet de la DATAR sur les grappes d entreprises. C est pour nous une excellente nouvelle pour trois raisons. IEF AERO LAUREAT DE L APPEL A PROJETS «GRAPPES D ENTREPRISES»- DATAR CLUSTER Aéronautique-Spatial-Défense Confirmation des lauréats le 21/01/11 => IEF Aéro fait partie des 5 «grappes d entreprises»bretonnes sélectionnées lors de la 2 ème vague 84 grappes retenues au niveau national (+42 lors de la 1 ère vague) budget global de 24 M soit une enveloppe moyenne de 200K par cluster IEF AERO est désormais soutenu par : - l Etat (Direccte / Datar) - Le Conseil Régional de Bretagne - Le Conseil Général du Finistère -BMO La première c est que cela va nous amener un financement conséquent. Nous avons démarré le cluster en septembre 2007 et nous avons toujours été sur une corde raide financièrement. Nous avions l aide d Investir en Finistère et des industriels mais pas de soutiens politiques jusqu alors. Le fait d être lauréat va nous apporter environ 200 000 euros sur 3 ans. Nous espérons le premier versement vers la fin juillet/début août. La deuxième raison est que cela nous donne une reconnaissance auprès des donneurs d ordres, au profit de nos sociétés et laboratoires adhérents. La dernière raison est que maintenant, des entreprises hors du département nous appellent pour faire partie du cluster. Tout cela est donc très positif. Nous sommes soutenus par l Etat, par le Conseil Régional, par le Conseil Général, par BMO et bien entendu, par Investir en Finistère. Nous sommes actuellement en train de nous étendre. Nous étions très finistériens et même, au début, très brestois. Nous avons de plus en plus de demandes d adhérents qui sont des départements limitrophes. Tous nos derniers adhérents viennent soit du 22, soit du 56 et même du 35. 27
IEF AERO : VERS UNE DIMENSION REGIONALE CLUSTER Aéronautique-Spatial-Défense Intégration de nouveaux membres, dans le 22, 35 et 56 Répartition actuelle des adhérents Potentiels de développement Nous avons d ailleurs tout intérêt à nous étendre puisqu il était question de créer un cluster «Défense» sur la Bretagne. Nous avons donc beaucoup travaillé avec la Région pour structurer et éviter qu il y ait des amalgames et des incompréhensions entre les différents clusters, ce qui nous a rapprochés de la Région. Nous travaillons maintenant sur la filière «Défense» en bonne entente avec la Région et nous pensons faire partie de la filière «Défense» que met en place la Bretagne pour la partie aéronautique et électronique de défense, ce qui nous donnera une reconnaissance et des capacités supplémentaires. Quelques événements qui ont marqué cette année : Nous continuons les rencontres avec les grands donneurs d ordres que nous faisons venir en Finistère. Cette année nous avons reçu THALES AVIONIQUE avec des contacts très intéressants pour nos adhérents. Certains démarrent des projets avec THALES. Nous avons également rencontré l AIA (Atelier Industriel de l'aéronautique) Bretagne qui est responsable de l entretien de tous les aéronefs (avions ou hélicoptères) militaires basés en Bretagne. Il y a trois bases : Lanvéoc, Lann-Bihoué et Landivisiau. L AIA réfléchit en ce moment à une nouvelle stratégie concernant la réparation de ces aéronefs et c était vraiment le bon moment pour les rencontrer et présenter les capacités et les compétences des membres du cluster. Un autre temps fort : le Salon du Bourget. C était notre deuxième expérience du Salon. La première fois, en 2009, nous étions un peu timides, nous n avions pas beaucoup de finances et ne connaissions pas le Salon. Notre stand était petit et un peu étriqué. Cette année nous avons réussi à faire un stand plus ouvert, plus convivial, nous avions 10 entreprises du cluster avec nous (dont une qui a du participer de son coté, s étant réveillée un peu tard ). Sur le stand d IEF AERO, nous avons reçu 400 visites. Les contacts ont été très intéressants, de très bon niveau et l ensemble des membres participants et très satisfait. La DGA, THALES, SAFRAN sont venus nous voir. 28
IEF AERO FAVORISE LA VISIBILITE DE LA FILIERE CLUSTER Aéronautique-Spatial-Défense BRETONNE AUPRES DES DONNEURS D ORDRE 19 mai 2011 Venue de Thales Avionique 13 Entreprises présentées 19 juin 2011 Rencontre AIA Bretagne 15 Entreprises présentées 20-26 juin 2011 IEF Aéro au Salon du Bourget 10 entreprises exposantes Un dernier point : comme je le disais, nous sommes en train de grandir, nous avons maintenant une reconnaissance et une légitimité certaines et nous travaillons à nous étendre sur la Bretagne. Nous ne souhaitons pas qu un autre cluster aéronautique se crée en Bretagne. Tout en restant basés en Finistère, nous voulons une ouverture régionale. Nous travaillons donc en ce moment avec un Cabinet pour faire une analyse des besoins de nos adhérents, d adhérents potentiels issus des autres départements bretons, des besoins des donneurs d ordres, de nos points de différenciation par rapport aux autres clusters aéronautiques, de la stratégie à développer. Notre intérêt est d arriver à regrouper différents acteurs du secteur aéronautique pour proposer des ensembles ou sous-ensembles complets car c est vraiment la demande aujourd hui dans ce secteur. Cette étude sera présentée le 22 septembre prochain, lors de notre assemblée générale. IEF AERO POURSUIT SA STRUCTURATION CLUSTER Aéronautique-Spatial-Défense IEF AERO a confié au cabinet Katalyse une étude de positionnement. Cette étude a pour objectif de définir la stratégie et la communication du cluster pour les 3 prochaines années. Identifier les attentes des adhérents d IEF Aéro envers le cluster Identifier les attentes des grands donneurs d ordres envers le cluster / ses adhérents Identifier les points de différenciation d IEF Aéro vs les autres clusters (organisation, savoir-faire ) Organiser les adhérents actuels et futurs adhérents potentiels par filières clés, favorisant les développements collaboratifs Résultats de l étude présentés le 22 septembre 2011 (AG IEF Aéro) Nous comptons sur cette étude pour élaborer une stratégie pour les 2 à 3 ans à venir. Voilà donc en quelques mots la situation d IEF AERO aujourd hui. Nous avons vraiment la sensation d avoir franchi un cap. 2011 aura marqué un basculement important tant au niveau des financements qu à celui des appuis politiques. 29
9. THEMES D INFLUENCE 30
BREST-QUIMPER/PARIS 3H 31
9.1 BRETAGNE GRANDE VITESSE Joseph LE MER, Président reprend la parole. Nous allons poursuivre en abordant les thèmes d influence d Investir en Finistère, en commençant par la Bretagne Grande Vitesse, la BGV. Il s agit du thème fondateur d Investir en Finistère. Investir en Finistère a été fondée en 2001 par nos deux grandes banques et les chambres de commerce et d industrie du Finistère quand le recensement de 1999 a fait apparaître au grand jour que le Finistère n était plus, pour la première fois, le premier département breton par sa population. La nécessité du TGV jusqu à la pointe bretonne nous a aussitôt mobilisés et s est imposée. Aujourd hui, si Paris-Rennes est en bonne voie, il faut encore se battre tous ensemble pour que la pointe bretonne ne soit pas maltraitée. Nous résumons notre position par : Quimper et Brest doivent être assurés, par un programme d investissement adapté, d être à 1h30 de Rennes, avec deux arrêts intermédiaires, pour être à moins de 3h de Paris. Il en va de l attractivité de notre Finistère ; nous pensons que c est une condition sine qua non et nous continuerons à nous battre jusqu à ce que cette revendication soit satisfaite. Je vais passer la parole à Bernard Gérardin, notre consultant, qui va nous dire ce qui s est passé depuis 1 an, mais juste avant, un petit rappel des dates et des actions menées sur le sujet par Investir en Finistère pendant l année par Françoise Lelann. GROUPE DE TRAVAIL BGV Dates Thèmes 05 juillet 2010 Groupe de travail BGV 31 août 2010 Rendez-vous avec François Marc, Sénateur et Xavier Rhoné, Directeur Régional RFF 16 septembre 2010 Réunion d échange avec les parlementaires du Finistère (SNIT) 20 septembre 2010 Réunion avec les conseillers régionaux UMP (BGV / SNIT) 27 septembre 2010 Rendez-vous avec le Président du Conseil Général 13 octobre 2010 Réunion avec BMO 11 février 2011 Envoi du communiquéde presse sur l objectif de temps de parcours 10 mars 2011 Rendez-vous avec Xavier Rhoné, Directeur Régional RFF 19 avril 2011 Restitution de l étude de l Adeupa sur l impact du TGV 10 mai 2011 Audition par le Cabinet SETEC (BGV phase 2) L enjeu majeur aura été d obtenir l inscription de la desserte ferroviaire de la pointe bretonne au Schéma National des Infrastructures de Transports (SNIT) et que donc l aménagement ferroviaire ne s arrête pas à Rennes mais aille bien jusqu à Brest et Quimper. 32
Bernard Gérardin, Consultant : Je vais donc vous présenter un état des lieux de l état d avancement du projet de la LGV Bretagne, sur les questions liées à la desserte intra-bretonne ainsi que sur la préparation du schéma national des infrastructures de transports (SNIT) et sur certaines études qui viennent d être lancées, il y a quelques mois, pour donner suite à la phase 2 du contrat de projet Etat-Région. 1/ ÉTAT D AVANCEMENT DU PROJET DE LGV BRETAGNE Quelques éléments concernant la ligne à grande vitesse Bretagne entre Le Mans et Rennes : Le projet LGV Bretagne Pays de la Loire prévoit la construction de 182 km de LGV entre Le Mans et Rennes, ainsi que de 32 km de raccordement au réseau existant. Le gain de temps prévu sur le temps de parcours est de 37 mn entre Paris et Rennes. Coût estimé : 3.4 milliards d courants. DUP du 27 octobre 2007. Les faits nouveaux sont que Le conseil d administration de RFF a confirmé le 14 avril 2011 l attribution à EIFFAGE du contrat de partenariat public privé pour la construction et la maintenance des 214 km de lignes nouvelles entre Rennes et Le Mans. En avril 2011, le ministre de l Écologie a transmis au Conseil d État le projet de contrat de partenariat. Le 12 mai 2011, le Conseil d Administration de RFF a approuvé le projet de convention de financement. L entrée en vigueur de ce contrat de 25 ans est prévue pour l été 2011, après approbation par le Conseil d État. Durant l été 2011 devrait être signée la convention de financement entre RFF, qui portera 43% du coût total, l État et les collectivités territoriales qui se répartissent le reste du financement à parts égales. Ce document fixera définitivement le montant des subventions que chaque collectivité versera au titre de ce projet, ainsi que le calendrier des versements au rythme de l avancée des travaux. En juillet 2011, après autorisation donnée par le CA de RFF à son président, devrait être signé entre RFF et EIFFAGE le contrat de partenariat. Les travaux devraient démarrer dès 2012 si les étapes énoncées précédemment sont effectivement franchies. Fin 1er semestre 2011 = signature de la convention de financement et du contrat de partenariat. Automne 2016 : fin des travaux Fin 2016/ début 2017 = mise en service de la LGV 2036 = fin du contrat de 25 ans avec le titulaire A noter : Plus de 90 % des acquisitions foncières sont réalisées. Les travaux préparatoires sont en cours. Le titulaire assure la conception, la construction, l entretien et le financement du projet. Le titulaire a la qualité de gestionnaire de l infrastructure. RFF assure la maîtrise d ouvrage des travaux de raccordement au réseau ferré national existant et des dispositifs de gestion centralisée pour l exploitation et l alimentation électrique. Concernant l état d avancement des travaux de la desserte intra-bretonne : 33
1 - Travaux prévus dans le cadre de la phase I du CPER Les travaux visent à adapter les infrastructures existantes sur les lignes ferroviaires Rennes Brest et Rennes Quimper pour permettre des relèvements de vitesse sur certaines sections, afin d atteindre selon les sections des vitesses de 180 km à 220 km/h. La première phase de travaux doit se terminer en 2012/2013 pour un montant global estimé à 310 millions d euros. Elle comprend 7 tranches fonctionnelles. Le gain attendu à l issue de ces travaux est de 4/5 minutes sur chacun des axes Rennes Brest et Rennes Quimper. 2 État d avancement des travaux / Suppressions de passages à niveau -41 passages àniveau (PN) doivent être supprimés, -21 PN ont déjàété supprimés, -15 PN sont en travaux, -5 suppressions de PN sont en cours. 2/ ÉTAT D AVANCEMENT DES AMÉNAGEMENTS DE LA DESSERTE INTRA BRETONNE Les travaux de la 1 ère phase seront achevés en 2012/2013. 3 Rappel des propositions d Investir en Finistère Les objectifs fixés par l Association Investir en Finistère sont : Paris Brest et Paris Quimper en moins de 3 heures dont Rennes Brest / Brest - Quimper en moins d 1h30 avec arrêts intermédiaires à : - Rennes, St Brieuc et Morlaix sur l axe Paris - Brest, - Rennes, Vannes et Lorient sur l axe Paris - Quimper. En complément de la phase I, un programme complémentaire de travaux, dit «phase 1+», prévoit : - un renouvellement de la voie ferrée entre Rennes et Redon programmé pour 2014-2015 avec l augmentation de la capacité de cette section de ligne par la modernisation de la signalisation (mise en Block Automatique Lumineux BAL) et l étude des ripages de courbes afin de relever la vitesse, - des travaux de renforcement des sous stations électriques de Cesson Sevigné et de Saint Avé, - des travaux de modernisation de la signalisation sur la section Guingamp Plouaret (mise en BAL), - l étude de la modernisation des infrastructures en gare de Rennes pour permettre le passage en gare à 90 km/h des trains desservant la pointe de la Bretagne. 34
Un montant de 66 M a été inscrit à la révision du CPER. Le gain de temps engendré n est pas significatif, il est de l ordre de la minute. Par contre cela peut avoir un impact sur la régularité et la capacité de l infrastructure. Lors de l année écoulée, Investir en Finistère a continué à sensibiliser sur le fait que les travaux engagés ne suffiraient pas à permettre d atteindre l objectif de 3h et à réclamer le principe d une phase «2». 3/ LES ETUDES EXPLORATOIRES = RECHERCHE DE SECTIONS DE LIGNES NOUVELLES A L OUEST DE RENNES Une moyenne de durée de trajet de 4h25/4h30 entre Brest et Paris pour 5 arrêts en moyenne. Entre 4h20/4h25 de durée de trajet pour Quimper/Paris. A déduire 4 min liés aux travaux. -37-5 -4 min = -46 min Brest-Paris = 3h40 (3h17 le plus rapide) Quimper-Paris = 3h38 ( 3h25 plus rapide) 3/ LES ETUDES EXPLORATOIRES = RECHERCHE DE SECTIONS DE LIGNES NOUVELLES A L OUEST DE RENNES Février 2011 : Investir en Finistère alerte ànouveau sur le fait que les 3h08 annoncés ne sont pas atteignables avec les seuls travaux prévus. Un programme d études exploratoires a été engagé par l Etat et la Région pour relancer les réflexions pour atteindre l objectif de Bretagne à Grande Vitesse (BGV). 35
Le Cabinet SETEC, mandaté par RFF, a auditionné Investir en Finistère le 10/05/11 Il s agit pour cela de rechercher des sections pertinentes de lignes nouvelles à l Ouest de Rennes. La mise en œuvre de ce programme d études s est concrétisée par la signature d une convention d étude associant l État, la Région Bretagne et RFF, signée le 9 juillet 2010 comprenant un budget de 400 K. Un débat public sera nécessaire, compte-tenu de l importance des investissements à réaliser à l horizon 2013. Cela retarde la réalisation de ce projet qui n est pas aujourd hui financé. Les études s efforcent de rechercher des sections de lignes nouvelles : Objectif de gain de temps : 15/20 minutes. suffisamment efficaces en termes de gain de temps ; ce qui implique une longueur de plus de 40 km ; compte-tenu des accélérations et des décélérations, tenant compte des principales sections déjà réaménagées dans le cadre de la phase 1, évitant les secteurs les plus sensibles, offrant un niveau de rentabilité économique suffisant. Un débat public est nécessaire pour tout projet de ligne nouvelle de plus de 40 km ou un investissement de plus de 300 M. Il convient de proposer des solutions suffisamment contrastées pour alimenter le débat public. Achèvement études - enquête publique : 2016 / travaux : 2020 Le calendrier est plus distendu que ce qui nous avions envisagé dans les études menées précédemment, mais le processus est reparti. Il faut également mettre cela en parallèle avec la préparation du schéma national des infrastructures de transports (SNIT). 4/ SCHEMA NATIONAL DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORTS 1 Définition Prévu par les articles 16 et 17 de la Loi du 3 août 2009, dite «GRENELLE I». Concerne les aspects développement, modernisation et entretien des réseaux d infrastructures de l État à l horizon 2030. Le SNIT comprend deux types d informations : 1. l énoncé des orientations que l État conduira en termes d entretien, de modernisation, de développement de ses réseaux; ainsi que de réduction de leur impact sur l environnement et d aide aux collectivités territoriales, 2. une liste des grands projets d infrastructure, établie après évaluation de leurs performances au regard des objectifs du Grenelle. 36
4/ LE SCHÉMA NATIONAL DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT (SNIT) Juillet 2010 : 1 er avant-projet Pas de projet intra-breton (Brest et Quimper étant évoqués dans une annexe traitant des territoires restant àl écart de la desserte ferroviaire àgrande vitesse) été/automne 2010 : Mobilisation d Investir en Finistère et des acteurs bretons Janvier 2011 : 2 ème avantprojet consolidéintégrant explicitement l objectif de 3h pour la desserte Paris/Quimper et Paris/Brest 2 État d avancement du SNIT L échéance de la fin 2009 n a pas été respectée. La procédure de préparation du SNIT a été relancée le 21 mai 2010, à l occasion de l installation du Comité National du développement durable et du Grenelle de l Environnement. Une nouvelle version de l avant projet de SNIT a été diffusée et mise à la concertation du public en janvier 2011. Le projet BGV avec pour «objectif d atteindre une durée de 3h00 pour la desserte de Brest et Quimper depuis Paris» est explicitement pris en compte (projet n 27 de développement ferroviaire proposé à l inscription) dans ce nouveau projet. Mais, bien d autres projets sont dans les «tuyaux» ou cherchent à se placer, comme une LGV Rennes-Nantes. Or, les moyens financiers sont très contraints. Les besoins de financements, liés à la construction de lignes nouvelles, sont très importants. Or, RFF est déjà très endetté. Les besoins liés à la maintenance et à la régénération du réseau ferré national (RFN) que RFF doit assumer sont considérables et urgents car ils sont indispensables pour maintenir la qualité des services offerts aux usagers des lignes classiques. Le rapport «RIVIER» de l EPFL de Lausanne a établi un audit sans complaisance pour RFF et la SNCF il y a quelques années. Il demeure très pertinent et, malgré certains efforts engagés par RFF et l Etat, la situation actuelle demeure très préoccupante pour entretenir le patrimoine existant. 3 Les grands projets de LGV en préparation Plusieurs projets importants de LGV sont en cours de montage ou de réalisation. On peut citer à titre d exemples : 1 la LGV Tours Bordeaux, 2 le contournement de Nîmes et de Montpellier, 3 la deuxième phase du TGV Est. 37
3 Les grands projets de LGV en préparation Nombre de km de lignes nouvelles 4/ LE SCHÉMA NATIONAL DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT (SNIT) LGV Tours Bordeaux contournement de Nîmes et de Montpellier 300 km 80 km 106 km Coût estimé 7,8 Mds 1,7 Md (estimation) 2,01 Mds deuxième phase du TGV Est Objet de l appel d offre Financement, conception, construction, exploitation et maintenance concession 50 ans Opérateur(s) retenu(s) LISEA (Vinci, CDC, Axa Private Equity) Répartition du financement LISEA : 49% (dont BEI : 15%) Etat / Collectivités (57) : 38% RFF : 13% Planning Contrat concession : 16/06/11 Durée travaux : 6 ans Début travaux : 1 er sem. 2012 => Mise en service : fin 2018 Financement, études, construction et maintenance 3 pré-sélectionnés : Bouygues TP, Eiffage, Vinci Offre finale : été 2011 Attributaire pressenti : automne 2011 RFF assure la maîtrise d ouvrage RFF Etat / UE / Luxembourg et 17 collectivités Chantier prévu de mi 2010 àmi 2016 Ceci permet de se rendre compte qu il y a beaucoup de projets en France en ce moment, dont des projets avec des montants significatifs. Et, même si l on a le numéro 27 dans le schéma national des infrastructures de transports, rien n est encore gagné quant à la mise en œuvre de l amélioration de la desserte de l ouest breton. Je vous remercie de votre attention. Joseph Le Mer propose aux participants de poser leurs questions concernant ce sujet. Bernadette Malgorn, Conseillère Régionale : «Tout d abord, je souhaite remercier Investir en Finistère pour son engagement sans faille. Je me souviens de la 1 ère rencontre avec l association en octobre 2002, c était déjà un sujet à l ordre du jour et depuis lors, à chaque étape, Investir en Finistère a été en pointe pour défendre un vrai projet de desserte de la Bretagne à grande vitesse, c est-à-dire Brest et Quimper à 3H de Paris et pas seulement Rennes. Effectivement il fallait se battre. Il ne fallait pas se contenter d une écriture dans le 1 er avant-projet du SNIT disant qu on s orientait vers la mise à 3H de Brest et Quimper vers Paris. Je crois que l étape de l inscription d un n 27 avec un projet identifié (c est d ailleurs peut-être un peu piégeant de l appeler BGV car cela sous-entend qu il y aurait un vrai projet de mettre Rennes à 1H30 de Paris et après une desserte intra-bretonne) où Brest et Quimper sont bien les destinations finales. Il y a maintenant des questions d itinéraires, des questions environnementales et je me demande s il ne faudrait pas là aussi prendre des initiatives sur les points les plus délicats pour avoir des approches proactives sans attendre que RFF ou d autres viennent faire des consultations. Sur le plan financier, c est vrai que quand on voit cette somme, cela paraît énorme. Maintenant, ce sont des investissements qui sont fait pour des périodes très très longues car une ligne ferroviaire cela dure plus de 50 ans, cela s amortit sur de très nombreuses années. Quand on regarde la capacité financière du Conseil Régional, on voit que l on vote, bon an mal an, 150 millions d euros ou un peu plus d emprunts et qu en réalité on ne réalise presque rien. Nous pourrions très bien, nous Bretons, être là aussi proposants pour mettre un paquet sur la table pour aller plus vite. 38
Alors, parmi toutes les solutions que vous avez eues à connaître en matière d ingénierie financière par rapport à ce type de projets, vous avez des idées, des suggestions de montages qui paraissent les plus idoines? Cela pourrait nous permettre de pousser nos collectivités à mettre le paquet sur la table. Car il faudrait voir que actuellement nous sommes presque dans le mouvement inverse puisque j ai eu la surprise à la dernière session du Conseil Régional, alors que nous nous étions fait un peu forcer la main pour voter la TIPP Grenelle parce qu elle serait affectée au TGV (sinon on n est jamais enthousiaste pour voter des impôts ) et on a vu qu ensuite l exécutif régional l a partagée en plusieurs petits bouts pour Rennes Métropole, etc. Nous nous sommes prêts à voter des contributions régionales, même des petits bouts d impôts s il le faut, à condition que l on mette des gros paquets sur des projets importants pour la Bretagne. Mais il y a sans doute un peu d intelligence financière et votre expertise est la bienvenue.» Bernard Gérardin : «Oui, alors j évoquais tout à l heure la Banque Européenne d Investissements (BEI), j ai d ailleurs travaillé comme conseiller technique pour cette banque pendant plusieurs années et encore actuellement en qualité de consultant. Au plan européen, on parle souvent des subventions mais il existe aussi cet outil qu est la BEI et qui peut être très utile pour certains montages financiers. Dans l opération Tours-Bordeaux, la BEI ne s est pas seulement contentée de faire un prêt au maître d ouvrage, mais elle s est aussi impliquée dans le financement du Groupe VINCI qui était mandaté. Cela consolide un certain nombre d emprunts qui ont été réalisés par ces opérateurs des travaux publics. Je pense qu à travers tous les aspects innovants du projet Tours-Bordeaux il y a des choses à retenir pour la partie ouest bretonne. Si l on attend les financements de RFF et de l Etat, on peut à l heure actuelle attendre encore très longtemps pour la partie ouest bretonne. RFF est extrêmement endetté. Il y avait 22 milliards de dettes au moment de sa création en 1997, reprises à la SNCF et qui correspondaient au montant de la valeur du réseau ferroviaire national tel qu il était estimé par des auditeurs financiers. Le lancement de nouveaux projets fait que l endettement continue à se développer et je pense que RFF arrive aux limites de sa capacité financière. Je voudrais aussi souligner le fait, concernant RFF, que l article 4 du décret de 1997 créant RFF lui interdit de financer seul des projets dont la rentabilité financière n est pas suffisante. Cette contrainte très forte fait que RFF est amené à chercher tout un ensemble de fonds de concours. C est la raison pour laquelle certains nombres de projets nécessitent de faire appel à des financements des collectivités locales, de l Etat, etc. Il y a donc un vrai problème d ingénierie financière. Je n ai pas de solution immédiate ici, mais je pense que cela mérite une réflexion spécifique et le montage d ingénierie financière développé par VINCI me semble assez intéressant. Il faut aussi souligner la présence, dans ce financement monté par VINCI, de fonds souverains et de la Caisse des Dépôts et Consignations. Voilà les quelques éléments de réponse que je peux vous apporter pour le moment. Je vous rappelle que pour la partie intra bretonne nous sommes à des niveaux de financement de l ordre de 2 à 3 milliards d euros, à rapporter à la ligne Le Mans-Rennes dont le coût est de 3,4 milliards. Mais, comme vous le disiez, c est amortissable sur 50 ans et on circule actuellement sur des ouvrages d art qui ont été construits il y a 150 ans! Bien sûr, ils ont été entretenus depuis. Mais s il fallait reconstruire ce patrimoine ferroviaire, c est des centaines de milliards qu il faudrait mobiliser. Les 2 ou 3 milliards nécessaires ici représente donc une somme importante, mais cela n est pas insurmontable par rapport à ce qui a déjà été réalisé au niveau national.» 39
REDUCTION DE LA DEPENDANCE ENERGETIQUE DE LA BRETAGNE 40
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9.2 REDUCTION DE LA DEPENDANCE ENERGETIQUE DE LA BRETAGNE Joseph Le Mer, Président, reprend la parole. Le sujet, lui aussi stratégique, a été initié publiquement par Investir en Finistère dès 2009. Les activités économiques de notre département doivent se mettre à l abri de tout aléa d approvisionnement électrique qui pourrait aller jusqu à un black-out. C est pour cela qu il est aujourd hui tout simplement nécessaire d installer une unité de production d électricité ici, à la pointe bretonne. Cette nécessité n enlève rien, au contraire, à celle de maîtrise et d économie de la consommation d énergie comme à la nécessité de développer les énergies renouvelables. Il n y a pas d antagonisme ; il y a une vérité de nécessité de complémentarité. En effet, le solaire, l éolien et les énergies hydroliennes, vont nécessiter pendant encore de nombreuses années des développements. Beaucoup de bureaux d études, de chercheurs et d inventeurs y travaillent mais il est clair que toutes les énergies douces et les énergies renouvelables ne suffiront jamais pour la simple raison que nous ne maîtrisons pas la météo. Toutes ces énergies ont besoin d une base stable, où, s il n y a ni vent, ni soleil, si c est marée basse, ce n est pas grave : on tourne un bouton et on va disposer d une capacité de production si on accepte ce besoin indispensable. Comment inciter un entrepreneur à s installer dans notre département si nous ne pouvons pas lui assurer une production d électricité stable? Je passerai la parole à Olivier Choffrut, notre consultant sur ce thème après que Françoise Lelann vous ait rappelé les principales dates et actions menées par l association sur ce thème pendant l année écoulée. Françoise Lelann présente un tableau récapitulatif de l action du groupe de travail «Energie». GROUPE DE TRAVAIL ENERGIE Dates Thèmes 9 juillet 2010 Rendez-vous avec le Préfet du Finistère 27 septembre 2010 Rendez-vous avec le Président du Conseil Général du Finistère 14 décembre 2010 Signature du Pacte Electrique Breton 17 janvier 2011 Inauguration du Poste de transformation de Calan / annonce de l appel d offre d une centrale à cycle combiné au gaz 21 mars 2011 BMO : plan énergie climat 8 avril 2011 Pacte Electrique Breton Groupe de travail «sécurisation de l approvisionnement électrique» 19 avril 2011 Conférence Bretonne de l énergie Séance plénière 17 Juin 2011 Rendez-vous RTE Réunion Préfet du Finistère lancement de l appel d offre d une centrale à cycle combiné au gaz Un rappel de quelques dates phares et qui montrent l importance qu Investir en Finistère a eue dans ce domaine pour mobiliser l ensemble des acteurs et faire en sorte que la nécessité d une centrale à cycle combinée au gaz devienne évidente pour tous. 42
PLANNING APPEL D OFFRE CCCG Investir en Finistère àl initiative sur la préconisation d implantation d une centrale à cycle combiné au gaz. 23 Juin 2009 : Lors de son AG, Investir en Finistère préconise l implantation d une centrale à cycle combinégaz, complétant les mesures de maîtrise de la demande en électricitéet de développement des énergies renouvelables, en particulier marines. Objectif : 30% de production endogène bretonne Mars 2010 : Dîners-débat organisés par Investir en Finistère avec les têtes de liste principales aux élections régionales. 29 juin 2010 : Lors de son AG, Investir en Finistère confirme la nécessité de cet équipement. 6 juillet 2010 : La nécessité d une centrale thermique est évoquée lors de la 2 ème Conférence de l Energie. 24 septembre 2010 : Présentation du «Pacte Electrique Breton». Confirmation du projet d implantation d une centrale thermique de 450 MW. Décembre 2010 : «Signature du Pacte Electrique Breton». 17 Janvier 2011 : Confirmation par E. Besson, lors de l inauguration du poste de transformation de Calan, d un prochain appel d offre pour la CCCG. 27 juin 2011 : Lancement de l appel d offre. 28 décembre 2011 : Clôture de l appel d offre. Olivier Choffrut, consultant du cabinet Zelya Energy, commente les résultats de l étude menée pour Investir en Finistère : Bonsoir à tous, Alors, quel est l intérêt de présenter à nouveau des scénarios deux ans plus tard? C est Investir en Finistère qui a lancé la problématique. Nous avions déjà révélé des scénarios, à l époque, il y a deux ans, mais pour le Finistère. Aujourd hui ils sont étendus à la Bretagne. Mais avant un petit retour sur les deux années qui viennent de passer dans le monde de l énergie pour que vous ayez tous les mêmes repères et que vous compreniez mieux ce qui va suivre. Il y a eu un moratoire sur le solaire photovoltaïque, dont vous savez les conséquences : cela a été très dur pour les petits comme pour les gros projets. C est donc difficile pour cette filière aujourd hui. Pour l hydraulique c est un peu la même chose. Il y a les poursuites de contrats qui permettent le financement sur la durée de ces installations, mais nous sommes dans un vide juridique aujourd hui. Pour ce qui concerne l éolien, il y a un classement ICPE (Installations Classées pour la Protection de l Environnement) qui est en cours, cela va concerner toutes les éoliennes d ici le 1 er juillet 2012 et des grosses incertitudes sur les recettes fiscales pour les collectivités, avec bien entendu des freinages locaux. Nous étions donc sur 3 sources d énergies renouvelables pourtant assez réputées, qui se retrouvent considérablement freinées. A cela se sont rajoutés deux nouveaux éléments dans le paysage énergétique : l appel d offres off-shore, qui concerne aussi la Bretagne, et l appel d offres pour la centrale à cycle combiné au gaz, qui lui concerne le Finistère. Un paysage contrasté donc, avec d un coté, des modes d énergies renouvelables aujourd hui peu soutenus et de l autre deux grosses filières assez connues, qui demandent, pour l une, l off-shore, à être lancée en France et pour l autre à mise en place en Finistère. 43
L appel d offres pour la centrale à cycle combiné au gaz a été lancé par le gouvernement, sous couvert du régulateur d énergie (CRE)) avec une tranche (nous parlions de deux tranches ici il y a deux ans) donc 450MW, ce qui représente environ le tiers d une grosse centrale nucléaire. Sa durée de fonctionnement est libre, mais en pratique, ce type de centrale fonctionne entre 3 000 et 6 000 heures par an (sur sur durée annuelle totale de 8760h). 2010/2011 : LES SCENARIOS SE PRECISENT Appel d offre sur la centrale àcycle combinéau gaz : 450 MW (405/495 MW) durée de fonctionnement libre rendement global : >54% disponibilité 100% date de mise en service : 2015 Appel d offre à venir sur la production éolienne offshore : 5 sites retenus en France, dont Saint Brieuc 3000 MW au total dont 500 MW pour Saint Brieuc Durée de fonctionnement moyenne : 3000h Date de mise en service : 2015 Un 2 ème appel d offre devrait intervenir avant avril 2012 Pour revenir à la consommation électrique bretonne, sans surprise, elle augmente plus fortement que la moyenne nationale. Elle est dominée par la consommation des ménages, ce qui explique pourquoi les mesures de réduction de la consommation concernent d abord ce secteur. Viennent ensuite l industrie et les services. La part des transports est résiduelle aujourd hui (le TGV n étant pas encore intégré). ANALYSE DE LA CONSOMMATION ELECTRIQUE BRETONNE 22 500 20 000 17 500 15 000 12 500 10 000 7 500 5 000 2 500 0 Evolution de la consommation par secteur (2002-2008) 2002 2004 2005 2006 2007 2008 transports agriculture services publics/éclairages industrie tertiaire résidentiel La consommation de tous les secteurs a augmenté entre 2002 et 2008 (de +17% à +32%) sauf celui des services et éclairages publics (-13%). Répartitionde la consommationpar secteur en 2008 27% 1% 3%1% 24% 44% Le résidentiel reste le principal secteur consommateur. Les mesures de maîtrise de la demande en électricité sont prioritairement à mener sur l habitat. 44
Plus intéressantes : ce sont les projections. Pourquoi nous intéressons-nous aujourd hui à ces scénarios? Comme on en a parlé, une conférence de l énergie a préparé le pacte breton. Cette conférence de l énergie bretonne a abouti à des scénarios à l échelle régionale qui reposent sur un certain nombre d hypothèses qui ont été discutées, sur la consommation, sur les énergies renouvelables et, fait nouveau, sur une centrale à cycle combiné. Notre travail a donc été de réfléchir à comment prendre ses scénarios dans le contexte de l empreinte des énergies renouvelables qui ont été fragilisées et sont sans grandes perspectives audelà d une année, et quel poids, quel impact aura une centrale à cycle combiné dans le bilan global? C est pour cela que nous avons repris les projections faites par la Région et que nous nous sommes permis de réfléchir à des variantes, en scénario haut et en scénario bas. Vous avez ici les deux projections : HYPOTHESES DE CONSOMMATION ELECTRIQUE BRETONNE 2015 / 2020 / 2025 +3,6% +1,6% +0,3% +4,6% +1,6% +2,4% + 10,8% entre 2005 et 2010 Selon le scénario, l écart de consommation est de 1000 GWh (soit l équivalent de la production totale éolienne bretonne 2010). Or le scénario de la région et IEF haut est très ambitieux. Les deux projections (Région et IEF bas) sont ambitieuses car elles tablent sur seulement 1% d augmentation de la consommation à l horizon 2020. Cela nous paraît faible car l historique montre plutôt du 2,1 % d augmentation moyenne sur 2006-2010, qu a priori la population bretonne va augmenter (prévisions INSEE) et par ailleurs si l on développe des énergies renouvelables en grande capacité, c est bien pour couvrir cette progression. Si l on reprend les hypothèses de RTE, ce qui a été notre choix, on aboutit à une différence qui est assez négligeable. Négligeable, tout est relatif. C est quand même 1 000 GWh, soit l équivalent de la production éolienne bretonne, mais à peine 5% de la consommation totale. Les 2 scénarios tablent sur une forte maîtrise de la consommation, ce qui est la position adoptée par Investir en Finistère dès le départ, et de chaque acteur plus globalement aujourd hui. Il ne faut pas seulement agir pour produire, mais il faut aussi consommer mieux, en fonction des instruments de production dont on dispose. Le différence entre les 2 scénarios est donc assez faible et l enjeu n est probablement par sur l ampleur de la consommation. 45
Maintenant, les hypothèses en termes de production : HYPOTHESES DE PRODUCTION ELECTRIQUE BRETONNE 2015/ 2020 / 2025 Le cabinet Zelya Energy a réalisépour Investir en Finistère une analyse critique des objectifs fixés dans le cadre de la Conférence Bretonne de l Energie et proposéses propres scénarios. Type de production Energie éolienne terrestre Energie éolienne maritime Énergie hydraulique et marémotrice Énergie hydrolienne Région Hyp. basse Multiplication par 3 de la puissance (1800 MW en 2020) fonctionnement 2000h/an Région Hyp. haute Multiplication par 5 de la puissance (2500 MW en 2020) fonctionnement 2000h/an 500 MW en 2015 1000 MW en 2020 fonctionnement 2900h/an Développement anecdotique par rapport àaujourd hui (environ 280MW / 2000h/an) Développement limité(10 MW en 2020) fonctionnement 1000-3000h/an Commentaires IEF Développement probablement plus restreint (réglementation Grenelle II => classement ICPE / 5 turbines minimum, acceptabilité ) Même hypothèse pour 2015 revu àla baisse pour 2020 (objectif très ambitieux) Même hypothèse Même hypothèse IEF Hyp. basse Puissance de 1000MW vers 2020 Puissance de 500 MW en 2015 et 2020 280MW / 2000h/an 1000h/an vers 2020 IEF Hyp. haute Puissance de 1200MW vers 2020 Puissance de 500 MW en 2015 et 750 MW en 2020 3000h/an vers 2020 Concernant l éolien terrestre, les hypothèses du Pacte Breton nous semblent très ambitieuses. La filière est arrivée à une relative maturation ; les sites bien ventés étant déjà exploités et la réglementation se durcissant. Les sites potentiels sont de plus en plus difficiles à trouver et le développement de cette filière n a pas à notre sens de perspectives plus élevées que 1000 à 1200MW additionnels. Pour l éolien marin, la situation est différente puisque l on part de zéro. Nous avons pris en compte l appel d offre en cours (500MW), de même que la Région. Le problématique porte sur le 2 ème appel d offres : aura-t-il lieu et si oui, pour quelle puissance? 5 zones ont été sélectionnées, avec précaution dans le cadre du 1 er appel d offre. En trouvera-t-on d autres? Nous sommes partis du principe que cela ne serait pas le cas, dans notre hypothèse basse et qu on développerait encore 50% de puissance additionnelle par rapport au 1 er appel d offre (soit 250MW) dans notre hypothèse haute. Sur les énergies hydrauliques et marémotrices, les scénarios d Investir en Finistère et de la Région sont identiques ; à savoir un statu quo par rapport à ce qui existe aujourd hui. Il ne semble pas y avoir de perspectives de développement importantes même si des débats existent entre des syndicats professionnels et la DREAL. Des estimations de 80 à 100 MW de capacités additionnelles potentielles sont parfois évoquées mais les études n ont pas été publiées et ne sont donc pas expertisées. Pour l énergie hydrolienne, c est difficile d établir une prospective. La filière n est pas encore au stade industriel. Il existe des prototypes. Il y a pas mal de projets, de sociétés qui sont engagées dans la recherche et le développement. On pourrait croire qu en 2020 on pourrait avoir des perspectives assez intéressantes. On va rester sur les hypothèses de la Région soit un développement relativement faible car les enjeux sont à peu près les mêmes que sur l éolien offshore (conflits d usage en mer). 46
HYPOTHESES DE PRODUCTION ELECTRIQUE BRETONNE 2015 / 2020 / 2025 Type de production Energie thermique (cycle simple) Energie thermique à cycle combiné Région Hyp. basse Région Hyp. haute Pas d hypothèse => conservation de la moyenne observée entre 2002 et 2009 Capacité405 MW (2015) fonctionnement 2000h/an Co-génération Global : 154 MW (2020) 5000h/an dont Biomasse / méthanisation : 50 MW (2020) 8000h/an Capacité495 MW (2015) fonctionnement 6000h/an Global : 224 MW (2020) 5240h/an dont Biomasse / méthanisation : 120 MW 6666h/an Photovoltaïque 150MW (2015) / 400 MW (2020) 1000h/an Commentaires IEF Les TAC de Dirinon et Brennilis devraient disparaître avant 2020. Mise en service 2015 peu probable (procédures administratives ICPE, travaux de raccordement réseaux gaz /électrique ) Objectif un peu ambitieux (complexitédémarches administratives (ICPE), conflits d usage ) Ressource faible + Moratoire de l Etat + conflits d usage + délais de raccordement => hypothèses très optimistes IEF Hyp. basse Arrêt de 50% de la puissance existante dès 2016 Puissance de 405 MW 3000h/an en 2020 / 4000h/an en 2025 Biomasse / méthanisation : 40 MW (2020) 8000h/an 50MW (2015-2020) IEF Hyp. haute Arrêt de 100% de la puissance existante dès 2016 Puissance de 495 MW 5000h/an en 2020 / 6000h/an en 2025 Biomasse / méthanisation : 80 MW (2020) 8000h/an 100MW (2015) puis 150 MW (2020) On a réinséré des hypothèses sur les centrales thermiques «classiques» de Brennilis et Dirinon (non considérées dans le Pacte Electrique Breton). La clef est de savoir dans quelle mesure elles seraient maintenues après 2015. Lorsqu on fait la synthèse des éléments connus, rien n est clair. Ce qui pourrait émerger serait que la nouvelle centrale à cycle combiné au gaz se substituerait aux centrales thermiques classiques. Dans le scénario haut, les centrales thermiques classiques ne fonctionneraient plus, remplacées par la CCCG ; dans le scénario bas, elles continueraient à fonctionner en support, à hauteur de 50%. Pour la centrale à cycle combiné au gaz, nous avons repris les conditions de l appel d offre (450 MW / -10% / +15%). La durée de fonctionnement étant libre, nous avons pris une hypothèse basse qui est basée sur la durée moyenne observée sur ce mode de production (semi-base) ; et une hypothèse haute qui est de 5000-6000h/an, en tenant compte que les prévisionnistes prévoient des demandes plus fortes et plus volatiles et donc des besoins plus étalés dans le temps et un fonctionnement quasiment de base. Cette durée de fonctionnement n est pas encore observée aujourd hui mais possible techniquement. Pour la cogénération, ce n est pas facile à scénariser pour la simple raison que si la filière est soutenue aujourd hui, c est pour la simple production de chaleur et peu pour la production d électricité même si les installations peuvent le faire. On a pris des hypothèses comparables mais avec un fonctionnement en base. Concernant le photovoltaïque, on a restreint beaucoup les projections (400MW), plus importantes que l appel d offre national attendu, qui nécessiteraient de grandes surfaces. Vous connaissez les impacts du moratoire, vous connaissez les impacts d usage au niveau agricole, les délais de raccordement et le soutien de l Etat qui n existe plus vraiment à l horizon de plus d un an. On a quand même supposé 100MW, ce qui est beaucoup, en 2015, dans le scénario haut et 150MW en 2020. Pour vous donner un ordre de grandeur, ce n est même pas ce qu a la PACA, qui est une région pourtant ensoleillée. Cela permet de soulever le dernier point, qui est que d avoir des objectifs aussi élevés avec un ensoleillement qui n est que de 1000h par an (contre 1500h pour les régions les plus favorables) ; c est supposer qu un système de soutien incitatif public serait mis en place. Voilà ce que donnent les scénarios. Pour certains, il faut juste vous rappeler qu au niveau de la consommation, seul notre scénario haut prend en compte des hypothèses plus fortes sur l augmentation de la consommation que celles de la Région. 47
C est donc à chaque fois le dernier grand histogramme qui marque une consommation plus élevée. La centrale à cycle combiné est en jaune. Dans certains cas sa contribution est réduite (scénarios bas de la Région). Ce qui ne veut pas dire qu elle n existe pas mais que les autres moyens de productions pris dans les hypothèses prennent une part plus importante dans la couverture des besoins. CONTRIBUTION DES DIVERS MODES DE PRODUCTION SELON LES DIFFERENTES HYPOTHESES 2015 / 2020 / 2025 Part (en %) des productions électriques exogènes / endogènes bretonnes Importations (en %) 91,2% 75,4% 80,6% 64,3% 67,1% 59,5% 76,1% 43,2% 65,0% 74,3% 66,4% Contribution CCCG (en %) 3,6% 0% 13,2% 11,0% 3,4% 5,0% 12,6% 10,5% 6,3% 11,9% mix énergétique adapté pour couvrir les déficits et les pics, permettant de diminuer la dépendance électrique entre 17 et 24% en 16 ans. La CCCG contribue àce résultat àhauteur de 10/12% pour la Bretagne (Finistère : 40/45%). Plus important encore que la couverture des besoins annuels, c est d abord la couverture des pics de consommation qui importe. Dans ce cas l optique est différente, on va regarder la puissance qui est appelée chaque jour, chaque heure, chaque minute. La question est donc de couvrir la demande qui est cumulée et qui est énorme par rapport à l heure précédente ou au jour précédent. En attendant qu il existe des moyens de stockage de l électricité produite par des énergies du type soleil ou vent, il faut pour «couvrir la pointe», le pic de consommation, un moyen de production que l on puisse appeler facilement et qui pourra monter en puissance rapidement. En dehors des moyens de production de base (cogénération) et de pointe (centrales de Brennilis et Dirinon), les seules autres solutions fiables sont l éolien offshore (même s il est intermittent à l origine) et bien sûr la centrale à cycle combiné au gaz. Nous avons donc intégré ces divers moyens dans l analyse de couverture de la pointe que nous avons réalisée. 48
CONTRIBUTION DE LA CCCG POUR LA POINTE Pacte Breton hyp. basse Pacte Breton hyp. haute Taux de couverture 2015 Taux de couverture 2020 7,5% 9,6% 8,2% 10,8% IEF hy. basse 5,6% 6,0% IEF hyp. haute 8,2% 6,7% Le taux de couverture par la production endogène des pointes de consommation en 2010 était de 4,1%. La CCCG contribuera donc à augmenter sensiblement cette couverture et àneutraliser le risque de black-out. Il s agit ici de couverture des pics pour la Bretagne. Si l on regarde au niveau du Finistère, on passerait avec l implantation de la centrale à cycle combiné à une couverture de l ordre de 30 à 40%. Et on ne parle ici que d une seule tranche de 450MW pour la centrale. Dans le cas d une deuxième tranche, vous doublez le pourcentage. Autre point qu il ne faut pas oublier, c est que l implantation d une telle centrale dans le Finistère va alléger les sollicitations du réseau sur les autres départements bretons. Pour finir, je vais vous dresser le bilan de ce que l on peut dire aujourd hui. Une centrale à cycle combiné, ce n est pas la panacée, tout le monde en convient. Mais dans la situation dans laquelle se situe la Bretagne et le Finistère en particulier, cela reste le seul moyen de couvrir la pointe. Cela n empêche pas le développement des énergies renouvelables, d ailleurs toutes nos hypothèses sont fondées sur leur développement également pour couvrir une partie éventuellement de la pointe et du bilan. Donc là n est pas la question, ce sont des moyens complémentaires et il ne faut pas oublier l intérêt spécifique d une centrale à cycle combiné qui est d apporter une capacité de pointe dans le cas d une demande de pointe. Ce type de centrale est un outil de production à partir d énergie fossile. Aujourd hui ce n est pas très différent d une centrale thermique de type Dirinon, sinon qu elle est nettement plus efficace, beaucoup plus puissante, qu elle produit beaucoup plus et qu elle pollue deux fois moins. Il en existait 9 en France fin 2010 (11 accords de raccordement enregistrés). Elles permettent de ne pas importer d énergie au niveau français et de couvrir nos besoins. Aujourd hui, concernant l appel d offres pour la centrale à cycle combiné, l enjeu sera de tenir les délais. L horizon 2015 est très court, notamment en ce qui concerne les 100 km de raccordement au gazoduc. Un opérateur a réussi à construire une centrale en 2 ans, mais cela a nécessité un bon choix de site, une bonne coopération des techniciens de réseaux ce qui n est pas toujours le cas, une bonne implication des administrations régionale et départementale, une implication forte des élus et un soutien de la population, même s il n est pas à 100%. Dans notre cas le problème sera donc la tenue des délais et notamment le raccordement de 100km de gazoduc. 49
Joseph Le Mer remercie Olivier Choffrut de son intervention et propose aux participants de poser leurs questions sur le thème abordé. Hervé Moulinier, Directeur de THALES Brest, Président du Pôle Mer Bretagne : j ai un commentaire sur l hydrolien, il s agit d une énergie non intermittente ; tous ceux qui naviguent savent que l onde des marées se propage, et donc on injecte en permanence sur le réseau. Le facteur de charge de toutes les études qui ont été faites est plutôt de l ordre de 40%. Par ailleurs les 10MW prévues sont un peu timides par rapport à ce qui est en cours de développement pour 2020. Cela étant, je ne conteste pas le fait que, pour effacer la pointe et d autant plus que c est une énergie de semi base et pas de pointe, il n y a pas d autre solution que d avoir une centrale à cycle combiné à la pointe de la Bretagne. De ce fait, on ne peut pas essayer d attirer des entreprises dans le Finistère, s appeler Investir en Finistère et rejeter les énergies marines. Joseph Le Mer : plus l hydrolien saura produire et moins les centrales d appoint fonctionneront. 50
9.3 MAINTIEN ET DEVELOPPEMENT DES CENTRES DE DECISION EN FINISTERE Joseph Le Mer propose de terminer cette assemblée générale par un nouveau thème d influence proposé aux adhérents : le maintien et le développement des centres de décision, publics et privés, en Finistère. Après l enquête menée auprès des adhérents et la constitution d un groupe de travail ad-hoc, le bureau d Investir en Finistère a retenu de proposer un nouveau thème d intérêt pour notre association : le maintien et le développement de centres de décision, publics et privés, dans le Finistère. Pourquoi? Le développement économique et social d un grand département français comme le Finistère, géographiquement excentré, est toujours passé par des impulsions et décisions souvent nées ici et souvent épaulées par la puissance publique, dans une fertilisation croisée. CONTEXTE RGPP et RÉATE Nouveaux centralismes Métropolisation Problème de transmission Attractivitédes entreprises 51
Nous nous proposons d agir pour que le Finistère offre un cadre propice aux centres de décision privés. Certaines situations seront peut-être à comprendre et à anticiper. Pour le volet public, il n échappe à personne que, malgré sa taille, le Finistère n héberge pas le cheflieu de la Région. Il nous faudra observer et dire ce que nous observons sur l évolution récente et future des centres de décision publics dans le département. Nous le ferons sans être critique, sans être manichéen, sans stigmatisation mais avec réalisme. Je passe maintenant la parole à Michel Gourtay et à Françoise Lelann pour exposer les premiers aspects et je la reprendrai pour la conclusion. Michel Gourtay : Merci Jo. Après moi, Françoise Lelann vous livrera une première ébauche du travail qui a été réalisé à partir des données fournies par les services «Etudes» des 3 CCI sur la question des centres de décisions privés dans le Finistère. Pour ma part, et pour la partie centres de décision publics, je souhaite donner quelques éléments de lecture pour apprécier la nécessité de se pencher sur ce sujet. L Etat s est engagé dans deux réformes importantes : la réforme générale des politiques publiques (RGPP) et la réforme de l administration territoriale de l Etat (REATE) et en même temps une réforme de l organisation et des missions des collectivités territoriales est projetée. Le contexte de réformes de l Etat RGPP (Réforme Générale des Politiques publiques) Lancée en juin 2007 Audits dans tous les ministères : 1 ère phase 2007-10 300 réformes entre 2007 et 2010 Recentrage de l Etat sur ses missions prioritaires Restructurations des services (ex : fusion des Directions générales des Impôts et de la Comptabilité Publique, fusion ANPE/ASSEDIC, réduction du nombre de tribunaux d instance et de commerce ) 2 ème phase 2011-13 150 nouvelles mesures Approfondissement de la rationalisation (ex : dans les fonctions support des Directions Départementales interministérielles) Amélioration de la qualité de service aux usagers Réformes touchant également les opérateurs, les hôpitaux, les organismes de sécurité sociale Objectif chiffré: non remplacement d 1 fonctionnaire sur 2 partant en retraite Centres de décision «publics» RÉATE (Réforme de l Administration Territoriale de l Etat) Définit l échelon régional comme maille territoriale la plus adaptée àla programmation et àl impulsion des stratégies de l Etat Renforcement du rôle des SGAR, mise en place des DDI (Dir. Départementales Interministérielles) Création de la DIRECCTE (directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l emploi), de la DREAL (direction régionale de l environnement, de l aménagement et du logement) Révision organisation des DRAAF et des DRAC Mise en place des ARS (Agences régionales de la santé) Mutualisation de certains moyens (systèmes d information) et fonctions support (budgétaires, comptables, RH) Objectifs nationaux chiffrés : exemples 500 000 m²/ 12 millions par an de loyers sur locaux 18directions, services ou délégations en Région=>8(13 => 5 dans départements) Ce sujet que nous proposons nous semble important car il y a un engrenage entre la question des centres de décisions publics et des centres de décisions privés. On parle de métropolisation, de régionalisation, certains parleraient d une nouvelle centralisation régionale, nous, nous souhaitons voir comment le Finistère s en sort. Nous voulons regarder les aspects positifs, ceux qui le sont moins. Le groupe de travail qui s est réuni parlait de réaliser un benchmark avec d autres régions ; travailler de manière ouverte. Un exemple positif avait été cité lors des groupes de travail : l obtention à Guipavas de la Direction Régionale de l Aviation Civile pour l ouest de la France. Ce qui veut dire qu il n y a pas de fatalisme et qu il y a certainement à travailler à la manière dont notre département s en sort, compte-tenu des impacts que notre organisation ressent. 52
Evolution de la présence des services de l Etat, des entreprises et services publics Exemples Départ Maintien Développement Restructuration de la Défense se traduisant par la perte de 2200 emplois sur le bassin brestois d ici 2014 (-11 000 personnes depuis 1997) 2004 : arrêt de la production de la Manufacture des Tabacs (Altadis) 2006 : fermeture de la succursale de la Banque de France 2010 : suppression des tribunaux de commerce et de grande instance Circonscription CCI de Brest 26 mars 2010 Le Centre d Administration Ministériel des Indemnités de Déplacement (CAMID), menacéd un transfert àlille, est finalement confirméàbrest Circonscription CCI de Morlaix Direction des approvisionnements de la Poste (DAPO) 11 mars 2011 Création d un Institut de Recherche Translationnelle en Maladie du Sang (IRTMS) décembre 2009 annonce de la création d une plateforme technologique des énergies marines renouvelables Gendarmerie : cellule de surveillance d internet Création d un 2 ème IUT (génie civil) Station Biologique de Roscoff (308 personnes) Voici donc en quelques mots ce que je voulais dire pour éclairer ce sujet. Françoise Lelann : je poursuis donc sur les centres de décision privés. Comme le disait Michel Gourtay, nous avons déjà établi quelques indicateurs grâce aux services «Etudes» des CCI. Ils permettent de dresser un premier diagnostic mais de façon imparfaite car une des clés d analyse retenue est la localisation des sièges sociaux (mais pas toujours totalement corrélée à la présence ou l absence des centres de décision). Mais cela nous donne des éléments quantitatifs, déjà parlants. Nous avons aussi réalisé une analyse un peu plus qualitative sur les entreprises de plus de cent salariés pour essayer d identifier vraiment là où étaient les centres de décision et qui détenait les capitaux de ces entreprises. Un premier travail dont je vous livre les résultats. Une précision cependant, le premier indicateur tient compte des éléments transmis par les CCI de Brest et Morlaix, l historique quimpérois ne permettait pas de préciser cela sur l ensemble du département. Evolution du nombre d établissements dont le siège social est immatriculé hors Finistère 2000 : 8,5% de sièges sociaux hors Finistère 2010 : 9,7% de sièges sociaux hors Finistère Répartition des sièges sociaux des établissements finistériens par origine +16% +35% Source : fichiers CCI Brest / Morlaix 53
On constate donc une érosion des sièges sociaux présents en Finistère sur les 10 années écoulées. Globalement le nombre des sièges sociaux a progressé, ce qui est un bonne nouvelle pour notre territoire : entre 2000 et 2010, on enregistre un solde positif d environ 2 500 établissements. Une évolution de + 16% pour les entreprises ayant leur siège social en Finistère et + 35% pour les établissements dont le siège social est établi hors Finistère. Poids économique des établissements dont le siège social est immatriculé hors Finistère 2 740 établissements 37 217 emplois salariés soit 24% des emplois du Finistère Source : fichiers CCI Brest / Morlaix / Quimper Près d 1/3 des établissements de plus de 50 salariés ont leur siège social en dehors du Finistère. Ces 143établissements représentent 21 300 emplois (17%). 24% des emplois du Finistère regroupés au sein d entreprises dont le siège social est hors Finistère, c est beaucoup d autant plus que l on n intègre pas ici les entreprises ayant leur siège social en Finistère mais détenues par des capitaux extérieurs. Cela concerne majoritairement des entreprises ayant des effectifs importants puisque près d un tiers des entreprises de plus de 50 salariés ont aujourd hui leur siège social hors Finistère. Secteurs d activité concernés par les établissements dont le siège social est immatriculé hors Finistère A noter que près de 11 500 salariés travaillent dans le domaine de l industriedans un établissement dont le siège social est hors Finistère. Source : fichiers CCI Brest / Morlaix / Quimper 54
Les 2 secteurs principalement concernés par une externalisation des sièges sociaux sont l industrie (hors IAA) et les services aux entreprises. Lorsque l on parle du risque de désindustrialisation des territoires ou au contraire de politique de réindustrialisation ; on voit bien les impacts que ces démarches peuvent avoir à notre niveau. Le cas du secteur du commerce est mieux connu du fait des phénomènes de franchises et je n en parle donc pas. Nous allons regarder par territoire les entreprises de plus de 100 salariés, qui dépendent de groupes extérieurs : C est aujourd hui 70 entreprises dont le siège social est hors Finistère, soit 16 à 17 000 salariés. Entreprises de plus de 100 salariés dépendant de groupes extérieurs Sièges sociaux extérieurs au département : Bretagne : 14 Nord-Ouest : 7 Région parisienne : 30 Nord Est : 7 Sud-Est : 12 44 entreprises 12 320 salariés 6 entreprises 956 salariés 20 entreprises 3 519 salariés Les entreprises dont le siège social est en Finistère mais qui appartiennent à un groupe national basé hors Finistère sont au nombre de 18 et représentent à peu près 6000 emplois. Entreprises de plus de 100 salariés dépendant de groupes extérieurs Sièges sociaux dans le Finistère mais appartenance àun groupe national hors Finistère : Bretagne : 6 Région parisienne : 12 10 Entreprises 2 369 salariés 4 Entreprises 2 427 salariés 4 Entreprises 938 salariés 55
15 entreprises ont leur siège social en Finistère mais ont des capitaux étrangers. Elles représentent à peu près 5 000 emplois. Entreprises de plus de 100 salariés dépendant de groupes extérieurs Sièges sociaux dans le Finistère mais capitaux internationaux : Etats-Unis : 7 Royaume-Uni : 3 Espagne : 1 Allemagne : 1 Norvège : 1 Thaïlande : 1 Canada : 1 4 Entreprises 1 428 salariés 6 Entreprises 2 090 salariés 5 Entreprises 1 573 salariés Au global, c est près de 50% des entreprises de plus de 100 salariés dont le siège social est en dehors du Finistère ou sont détenus par des capitaux hors département ce qui représente 27 620 salariés. Entreprises de plus de 100 salariés dépendant de groupes extérieurs Près de 50% des entreprises de plus de 100 salariés ont leur siège social en dehors du Finistère ou sont détenus par des capitaux extérieurs au Finistère et représentent 58 Entreprises 16 117 salariés 16 Entreprises 5 473 salariés 27 620 salariés. 29 Entreprises 6 030 salariés L objet de cette étude n est pas nécessairement d être critique. On sait que dans certains cas le fait de faire appel à des financements extérieurs est aussi une solution pour assurer le développement de l entreprise et donc celui de l emploi sur notre territoire. 56
Notre objectif est de prendre conscience de la réalité des choses et de voir dans quelle mesure Investir en Finistère et ses partenaires peuvent jouer un rôle dans ce domaine. Il est clair que la perte d attache des capitaux au territoire et la délocalisation des centres de décision peuvent être des facteurs de risque pour la pérennité des entreprises et des emplois liés. La solidarité départementale, la contribution aux enjeux de développement collectifs, la participation à la mise en œuvre d équipements structurants pour le Finistère peuvent alors être amoindris. Aujourd hui on peut dire que la situation de la Bretagne est plutôt favorable en terme d autonomie : Indicateur de degré d autonomie en 2005 et 2007 Effectif dépendant d un groupe régional / effectif total Conclusion La Bretagne se trouve aujourd hui dans une position d autonomie assez forte. Les années àvenir seront déterminantes pour maintenir cette spécificité. Source : INSEE : Enquête annuelle d'entreprise 2005 & 2007 Établissements industriels ou non de toutes tailles appartenant à une entreprise industrielle (hors énergie) de 20 personnes ou plus Près des ¾ des salariés bretons travaillent aujourd hui pour des entreprises dont le siège social est en région. L enjeu est donc de pouvoir maintenir cette position et donc d avoir le contrôle sur le développement économique de notre territoire. Pour finir, voici un extrait d un essai de l économiste Hassan Zaoual qui nous semble bien résumer la situation et l observation que nous voulons mener dans ce domaine et notamment les interactions existant entre des services publics forts sur un territoire et le maintien de centres de décisions privés. ˮ Conclusion La socio-économie des territoires: expériences et théories Par Hassan Zaoual Editions L Harmattan ˮ 57
Pour information, la méthodologie et le planning prévisionnel de cette étude. Méthodologie proposée Fin 2011 1 er semestre 2012 AG 2012 2012 > 2 ème sem Joseph Le Mer clôt cette assemblée générale annuelle de l association en précisant que ce thème qui a été choisi par sondage auprès des adhérents est conforme à l objet social de notre association. Il est évident que souhaiter que ce territoire soit relié à la capitale par un transport le plus rapide possible, qu il puisse avoir une sécurité d approvisionnement et de production d énergie électrique et qu il ait un maximum d atouts pour assurer la pérennité et la succession de ses entreprises et qu il attire le plus possible d entreprises nouvelles, sont des aspirations légitimes. L association Investir en Finistère a pour volonté d appuyer et de dynamiser ces sujets, en menant des actions de lobbying, mais si nous ne nous battons pas tous dans ce département, nous perdrons. Il nous appartient donc d appuyer ces actions et je vous remercie tous de votre présence ce soir. 58