INSTRUCTION PUBLIQUE 02-011 Rapport du Conseil communal au Conseil général concernant une demande de crédit pour la construction de la nouvelle école primaire de la Maladière Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, 1. Introduction (Du 12 juin 2002) Le 29 mars 1999, votre Conseil accordait par 32 voix contre 3 un crédit de 300'000 francs pour l'organisation d'un concours d'architecture en vue de la construction d'une école primaire dans le parc de l'ancien cimetière du Mail. Dans le rapport du 24 février 1999 accompagnant cet arrêté, nous avions expliqué la nécessité de construire une nouvelle école primaire dans le quartier de la Maladière en tenant compte de l'extension du Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM) à la Maladière. Nous rappelions notamment que, le 2 juillet 1990, votre Autorité avait accordé au Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM), à la Maladière, un droit de superficie distinct et permanent d'une durée de 50 ans, grevant la totalité du site de la Maladière sur lequel étaient construits l'école primaire de la Maladière et la salle de gymnastique, en vue du développement du CSEM prévu en plusieurs étapes. Ces intentions allaient se concrétiser en avril 1997 par la démolition des salles de gymnastique et d'activités créatrices sur textile et la réduction de la cour de récréation de près de la moitié de sa surface. L'édification du nouveau bâtiment du CSEM fut achevée en février 1998.
2 Compte tenu des efforts entrepris pour consolider l'implantation et favoriser le développement du CSEM à Neuchâtel, il nous apparaît indispensable de conduire toutes les démarches nécessaires pour lui permettre, le moment venu, de poursuivre son agrandissement sur le site de la Maladière. C'est dans cet esprit que nous vous présentons cette demande de crédit qui, après un historique, vous décrit le programme du concours, les résultats de celui-ci, le concept urbanistique et architectural, les aménagements extérieurs, le développement durable lié au projet, le devis de l'opération, le financement, l'équipement, le calendrier des travaux et, après les conclusions, deux projets d'arrêtés de demande de crédit de construction et d'équipement. 2. Historique En 1999, nous organisions un concours de projets à deux degrés en procédure ouverte, au sens du règlement de la Société des ingénieurs et architectes (SIA no 142, éd. 1998). Le concours était ouvert aux architectes établis en Suisse et porteurs d'un diplôme reconnu ou inscrits au registre neuchâtelois des architectes. Il portait sur la réalisation d'une nouvelle école primaire dans le parc de l'ancien cimetière du Mail, à Neuchâtel, afin de remplacer l'école située à la rue de la Maladière. Par ce procédé, on cherchait une solution optimale d'implantation, d'organisation de l'espace et de dimensionnement dans le respect du site et de la réglementation, en tenant compte des préoccupations liées à des constructions compatibles avec un développement durable. Les aspects liés à la localisation générale, à la tranquillité, à la sécurité, ainsi qu'à la qualité spatiale du parc incitaient pleinement à la réalisation de l'école en ces lieux. Pour sa part, l'analyse du contexte riverain avait mis en évidence les caractéristiques et les contraintes du site, passablement exigeantes pour le programme proposé. Le jury avait siégé les 9 et 10 décembre 1999 à Neuchâtel. Sur les 102 projets présentés, il en avait retenu neuf pour le second degré. Les 13 et 14 mars 2000, le jury s'était réuni pour juger les neuf projets restants. A l'unanimité, le projet n o 1 «Passage végétal» de M. Andrea Bassi, architecte à Genève, obtenait le premier rang ainsi que le premier prix et était recommandé pour la réalisation.
3 Le 4 juillet 2001, nous avons débloqué un compte d'attente de 120'000 francs afin de poursuivre les études jusqu'à la présente demande de crédit de construction. 3. Programme du concours Voici sur quelles bases les bureaux d architecture ont concouru : 3.1. Situation La nouvelle école est destinée à remplacer l'actuel bâtiment de la Maladière, situé à une distance d'environ 200 mètres du lieu prévu pour l'implantation du projet. Le parc de l'ancien cimetière du Mail se trouve dans un quartier arborisé qui dégage une atmosphère de tranquillité et une qualité spatiale propre à l'accueil d'une école de quartier. La proximité des installations sportives, des espaces de jeux et de détente en plein air, ainsi que de la forêt du secteur du Mail, offrent un environnement de qualité pouvant être atteint facilement par les écoliers. Le cimetière du Mail a été mis en exploitation le 1er juillet 1810. A cette époque, l'autorité décida d'ouvrir celui-ci en remplacement du cimetière des Terreaux intégré dans l'extension urbaine du 18 ème siècle. Le cimetière du Mail fut successivement agrandi en 1844, 1861 et 1879. L'ouest de la ville bénéficia dès 1883 de la mise en service du cimetière de Beauregard. La perspective de la création d'un crématoire dans ce secteur entraîna l'arrêt des inhumations dans le cimetière du Mail dès 1923. La partie ancienne du cimetière, à l'ouest, fut désaffectée en 1941 pour satisfaire au «plan Wahlen». En 1949, on y construisit des locatifs desservis par la rue Marie-de-Nemours. La désaffectation définitive du cimetière fut prononcée en octobre 1957. Un pavillon provisoire a déjà accueilli des activités scolaires sur le site jusqu'à sa destruction due à un incendie en 1995. Il comprenait une salle de classe d'école enfantine. 3.2. Site La parcelle n o 8857, propriété de la Commune de Neuchâtel, d'une surface totale de 6'789 m 2 est divisée en deux zones. La partie ouest d'une surface d'environ 2'900 m 2 est située en zone d'utilité publique avec équipements. Ce secteur est prévu pour la construction de bâtiments publics. Il est aménagé en terrasses et comporte des installations sportives dominées par un séquoia, ainsi que des locaux de
4 rangement. La partie est, très végétalisée et ombragée, se trouve en zone d'utilité publique de délassement d'une surface d'environ 3'900 m 2. De grands arbres dominent le parc et deux monuments aux morts rappellent l'origine du lieu. Quelques bancs, des jeux pour enfants et des cheminements complètent l'aménagement du parc. Cette partie de la parcelle convient parfaitement à des aménagements complémentaires au préau ouvert de la future école. La qualité paysagère de l'environnement constitue un cadre idéal comme prolongement ludique d'une cour de récréation originale et favorable à l'épanouissement des futurs élèves. En outre, le tout restera ouvert au public, afin que chacun bénéficie de cet environnement. 3.3. Accès Des accès piétonniers doivent être garantis, car ils permettent de rejoindre le site depuis toutes les provenances des écoliers. Les trottoirs et les passages pour piétons sont suffisants et acceptables. On devra maintenir ou rétablir la liaison piétons nord/sud à travers le parc. On peut qualifier l'accessibilité par les transports publics de bonne, l'arrêt de la rue des Saars sur la ligne 1 se situant à seulement 100 mètres du site. (Voir également le point 7.2). 3.4. Nature du sol et équipements Le sol du secteur constructible a été aplani pour l'aménagement des places de sport. Il est composé d'une couche supérieure de remblai de 3 mètres d'épaisseur, sur une moraine sableuse et graveleuse remaniée de 3 à 4 mètres d'épaisseur. Aucun signe extérieur n'indique une éventuelle instabilité du sous-sol existant et permet de supposer que la qualité du sol s'avère suffisante pour accueillir une école. Le terrain est équipé et le parc est situé en bordure de la zone du chauffage urbain de la Maladière (CUM). La possibilité de s'y raccorder doit être envisagée. Par ailleurs, le réseau de gaz dessert l'avenue du Mail. Le maintien du séquoia au nord du secteur des bâtiments publics s'impose. Cela implique une implantation des constructions, ainsi que tout revêtement étanche, au-delà d'un rayon de 11 mètres à partir du centre du tronc. La sénescence du séquoia du sud du secteur des
5 bâtiments publics ne rend pas son maintien obligatoire. De même, la conservation des autres arbres du secteur constructible ne se justifie pas. Le monument aux morts peut être déplacé. 3.5. Généralités Le programme a été défini par la Direction des écoles enfantine et primaire. Il comprend deux salles de classes enfantines, huit pour les élèves du niveau primaire, des salles spéciales, ainsi qu'une salle de gymnastique pour un total d'environ 200 élèves. Il s'agit d'une répartition sur deux colonnes (1 colonne = niveaux 1 à 5, de 4 à 11/12 ans), soit deux classes en parallèle durant cinq années. Le nombre retenu de huit classes prend en compte les perspectives d avenir de développement du quartier de la Maladière. Le préau couvert sera de 160 m 2 et le préau ouvert occupera une surface en dur comprise entre 300 et 500 m 2 sur la surface de la parcelle constructible. Un complément d environ 500 m 2 est à aménager sur la parcelle paysagère sous forme d aménagements ludiques intégrés au parc. Selon la RELConstr., il faudrait prévoir l aménagement de 13 places de parc. Cependant, l art. 32 de ce même règlement stipule que «lorsque la création de places de parc aurait des impacts inadmissibles sur l environnement ou sur les sites, le Conseil communal peut réduire de 50% au maximum, ou, à titre exceptionnel supprimer l obligation de créer ces places». Etant donné la bonne qualité de la desserte par les transports publics, du nombre de places de stationnement en zone bleue et de la qualité du site, il a été estimé que le besoin en places de parc pouvait être réduit à 6. Pour les deux-roues, 30 places de stationnement d'une dimension de 2 m./0.5 m. sont souhaitées dans les limites du secteur constructible. 4. Résultats du concours Des représentants des milieux de l'instruction publique, de l'urbanisme, de l'architecture, des aspects paysagers et du développement durable constituaient le jury du concours dont la composition était la suivante : Président : - M. Patrick Devanthéry, architecte, Genève Membres : - M. Eric Augsburger, conseiller communal, Neuchâtel - M. Jean Martin, directeur des écoles primaires, Neuchâtel - M. Michel Ruffieux, directeur de l'aménagement et des constructions, Ville de Genève
- Mme Silvia Gmür, architecte, Bâle - - Mme Claude Matter, architecte, Lausanne M. Philippe Gueissaz, architecte, Sainte-Croix Suppléants : - Mme Simone von Allmen, directrice des écoles enfantines, Neuchâtel - M. Olivier Neuhaus, architecte-urbaniste communal, Neuchâtel Experts : - Mme Christine Estoppey, architecte-paysagiste, cheffe adjointe au Service des parcs et promenades de la Ville de Neuchâtel - M. Christophe Mercier, architecte, Epalinges Les objectifs généraux du concours étaient définis ainsi : 6 «Le maître de l'ouvrage attend des concurrents des propositions présentant un soin particulier pour l'implantation de la construction dans le respect des qualités spatiales et paysagères du site, d'une part, et une qualité des espaces permettant un développement harmonieux de l'enseignement, d'autre part. Il demande également que les préoccupations liées à des constructions compatibles avec un développement durable soient intégrées dans la problématique du projet.» 1 Dans l'examen détaillé des projets du deuxième degré, le jury s'est longuement penché sur les projets en considérant l'ensemble des critères de jugement précisés dans le règlement et programme, à savoir : la pertinence de la proposition architecturale, fonctionnelle, urbanistique et paysagère; la conception du projet dans le cadre du développement durable, notamment dans le contexte de l'économie globale des moyens et des aspects économiques; l'organisation et la qualité des espaces en relation au monde de l'école. Recommandations et conclusions du jury concernant «Passage végétal» «Les qualités de l'implantation du projet déjà remarquées au premier degré sont confirmées. Cette implantation conserve l'unité du parc conçu comme un ensemble. Son accrochage à la distribution nord/sud existante par le préau couvert et l'ouverture du hall d'entrée, enrichissent l'usage de ce lieu. Le projet a la plus petite emprise au sol et une apparente simplicité, mais il donne à voir, par l'articulation de sa forme, des qualités en rapport à 1 Tiré du chapitre 2.2.2 Objectifs généraux du rapport du jury du concours de projets à deux degrés pour la construction de la nouvelle école primaire de la Maladière à Neuchâtel (avril 2000).
7 une image ludique de l'école primaire et enfantine, celle d'un grand jouet pour apprendre. La continuité de la matérialité des façades, associée à l'articulation de la forme, confirme la qualité du projet comme objet rayonnant dans le parc. L'organisation intérieure propose une séparation efficace des fonctions : deux étages supérieurs de classes, deux étages inférieurs pour la salle de gymnastique et ses services. A l'étage du hall d'accès se trouvent les parties indépendantes ou ouvertes du programme : réfectoire, salle polyvalente, appartement du concierge. Cette simplicité n'empêche pas une distribution de grande qualité. Le hall est largement ouvert sur le préau extérieur et sur le parc. La galerie vitrée s'ouvre sur la salle de gymnastique et, par delà sur le paysage à l'ouest. Le hall des classes aux étages est sensible par son échelle et sa matérialité. Cette distribution permet, de plus, des visions diversifiées selon l'étage sur le parc et sur l'activité de l'école. Ce projet se situe dans la moyenne des coûts. Les aspects énergétiques sont particulièrement mis en valeur par une haute qualité thermique de l'enveloppe du bâtiment. Une isolation transparente a été choisie pour les orientations favorables, alors qu'aux autres endroits, une isolation traditionnelle d'une épaisseur de 25 centimètres est prévue, ce qui garantit une utilisation rationnelle de l'énergie de chauffage» 2 ( voir Annexe 1). 5. Evolution du programme Liste exhaustive des éléments du programme du projet Depuis le jugement du concours, les séances de commission de construction réunissant le maître de l'ouvrage, les utilisateurs et les mandataires ont permis de développer et préciser les éléments du programme ci-dessous : La différence d'environ 500 m 2 de surface utile entre le programme du concours et le projet qui vous est présenté s'explique notamment par l'agrandissement de la salle de gymnastique dont les dimensions 2 Tiré du chapitre 2.11 Propriété des projets du rapport du jury du concours de projets à deux degrés pour la construction de la nouvelle école primaire de la Maladière à Neuchâtel (avril 2000).
8 passent de 24 x 12 mètres à 26 x 14.4 mètres permettent ainsi une pratique du sport scolaire dans de meilleures conditions. De plus, les surfaces de circulation dans les étages n'étaient pas indiquées dans le programme, puisque celles-ci dépendent du projet lui-même. A elles seules, elles représentent 420 m 2. Par ailleurs, après avoir étudié la question avec la Direction des écoles enfantine et primaire, ainsi que la coordinatrice de l accueil des écoliers, nous renonçons à créer un local spécifique pour l accueil des écoliers durant les repas de midi. Ce local servira par contre de salle spéciale supplémentaire voire, selon les besoins, de salle d école. En effet, plusieurs raisons expliquent cette décision. D une part, les 60 m 2 prévus dans le programme du concours s avèrent insuffisants. Selon les normes en vigueur, cette surface ne serait utilisable que pour environs huit enfants seulement. D autre part, les six structures d accueil pour écoliers en ville de Neuchâtel se situent toutes en-dehors des collèges de façon à dissocier l enseignement des loisirs. Enfin, la structure d accueil du quartier de la Maladière, située dans la salle de paroisse de l église du même nom, accueille également les enfants de l école de la Promenade. Ainsi, au total, ce ne sont pas moins de trente enfants qui y prennent le repas de midi. n nombre locaux surface utile total (m2) (m2) Niveau 0, rez-de-chaussée 01 1 hall principal 171 171 02-03 2 salles de classe école enfantine 76 152 04 1 hall école enfantine 37 37 05 1 logement du concierge, entrée au niveau 1 98 98 06 1 locaux sanitaires 5 5 07 1 réfectoire, service médical des écoles 76 76 08 1 salle polyvalente (devoirs surveillés, cours interactifs ) 76 76 Niveau 1, premier étage 11 1 hall et circulation d'étage 149 149 12-15 4 salles de classe école primaire 76 304 16 1 salle d'activités manuelles 76 76 17 1 salle des maîtres 48 48 18 1 local concierge 6 6 19 1 locaux sanitaires 10 10 615 593
9 n nombre locaux surface utile total (m2) (m2) Niveau 2, deuxième étage 21 1 hall et circulation d'étage 149 149 22-25 4 salle de classe école primaire 76 304 26 1 salle d'activités textiles 76 76 27 1 salle d'appui 48 48 28 1 local concierge 6 6 29 1 locaux sanitaires 10 10 Niveau -1, rez-de-chaussée inférieur 31 1 hall et circulation d'étage, sas d'entrée 122 122 32-33 2 vestiaires et douches, 8 douches, 1 lavabo 39 78 34 1 vestiaire maîtres, 1 douche, 1 W.-C., 1 lavabo 15 15 35 1 entrée logement du concierge 7 7 36 1 locaux sanitaires 8 8 37 1 local concierge 9 9 Niveau -2, salle de gym 41 1 locaux techniques 67 67 42 1 dépôt concierge 24 24 43 1 abri protection civile 50 50 44 1 dépôt matériel et société 22 22 45 1 local engins 57 57 46 1 salle de gym 26.0m x 14.4m, hauteur 6.0m 375 375 Surface totale des locaux 2635 voir Annexes 2/1, 2/2 et 2/3 593 239 595 6. Concept urbanistique et architectural 6.1. Concept Le bâtiment s'inscrit dans le parc comme une forme végétale supplémentaire dans l'idée de s'y fondre. Cette implantation conserve l unité du parc conçu comme un ensemble. La relation entre le préau couvert, le hall d accès et le chemin nord-sud existant enrichit l usage de ce lieu. Les multiples orientations des espaces de vie permettent aux utilisateurs de découvrir le parc et le paysage environnant.
10 6.2. Implantation Le projet réduit au maximum l'emprise au sol. Sa forme simple permet une organisation claire et différenciée des aménagements extérieurs, il offre une multitude de lieux qui renforcent la dialectique entre l école et le parc. L'intégration dans ce dernier et les espaces extérieurs agissent en tant que lieux de découverte de la nature et d'expérimentation pour l'enfant. Les différents types de végétation - grands arbres du parc, arbres fruitiers, plantes basses - jouent un rôle didactique dans la compréhension de l'enfant face à son environnement. 6.3. Organisation intérieure La répétition du même espace, salles de classe, pour des fonctions différentes et un système structurel ponctuel permettent une grande flexibilité d'organisation. La neutralité du plan donne la possibilité à l'école d'évoluer dans son utilisation. Ces principes intègrent la notion de développement durable et donnent une autre vision de l'enseignement. Les différentes orientations du bâtiment rendent favorable une relation avec les changements de lumière et de saisons de l'environnement naturel. 6.4. Répartition des fonctions L organisation intérieure propose une séparation efficace des fonctions. Au niveau du hall d entrée se trouvent les parties indépendantes ou ouvertes du programme : école enfantine, réfectoire, salle polyvalente et appartement du concierge. Aux deux étages supérieurs on trouve les espaces de l école primaire, aux deux étages inférieurs se situe la salle de gymnastique et les services. Un unique escalier central permet une distribution simple avec des visions diversifiées selon l étage sur le parc et les activités de l école. Le hall est largement ouvert sur le préau extérieur et le parc. La galerie vitrée s ouvre sur la salle de gymnastique et sur le paysage à l ouest de l école. 6.5. Matérialité La continuité de la matérialité des façades, associée à l articulation de la forme et aux couleurs, confirme la volonté du projet d apparaître comme un objet rayonnant dans le parc.
11 A l intérieur, le choix des matériaux sera dirigé par le souci de créer des ambiances agréables et lumineuses. Une recherche de transparence sur toute la profondeur du bâtiment et dans les différentes orientations donne aux espaces un caractère généreux et permet le décloisonnement des fonctions pour un développement harmonieux de l enseignement. 7. Aménagements extérieurs et parc L'implantation du bâtiment conserve l'unité du parc, respecte son atmosphère tranquille et son environnement de qualité. L'organisation spatiale aux différents étages du bâtiment joue avec des percées, ouvertures et des visions diversifiées sur le parc. Dans ces conditions, il est primordial que l'organisation et le réaménagement des espaces extérieurs de l'école fasse l'objet d'une réflexion globale étendue à l'ensemble du parc, afin de répondre aux nouvelles fonctions et de renforcer les qualités spatiales et paysagères du site. La réflexion doit porter sur l'histoire de ce jardin qui mérite, selon le règlement d'aménagement communal, une attention particulière au travers d'une reconnaissance et d'une mise en valeur de sa topographie (les plateaux issus de son ancienne fonction de cimetière), de sa structure végétale (arbres majestueux comme les séquoias) et de ses éléments construits (monuments, mur d'enceinte, cheminements, accès). La restauration du parc avec l'intégration du futur bâtiment doit permettre de revaloriser ce site historique afin qu'il rayonne sur son environnement. Le projet doit porter par conséquent sur : le nettoyage du site par l'enlèvement des éléments obsolètes ou dégradés (cabane de jardin, grillages et barrières, luminaires du terrain de basket, etc.), l'adaptation des W.-C. publics, le déplacement et la revalorisation du monument aux morts; l'intégration du bâtiment à la topographie du parc et l'aménagement soigné de ses abords immédiats et de ses accès; la création d'espaces extérieurs architecturés délimités par des haies d'arbustes fruitiers et des murets-bancs de soutènement : le préau public d'entrée côté avenue du Mail, le préau couvert et le préau principal au pied du grand séquoia; la connexion du bâtiment aux infrastructures des réseaux sur l'avenue du Mail et l'aménagement de 6 places de stationnement voitures et 24 places deux-roues;
12 la rénovation du passage principal nord-sud, l'adaptation de la rampe et de son mur de soutènement, et la création d'une place de rebroussement côté nord; la redéfinition des limites du parc en garantissant une accessibilité sécurisée; l'aménagement d'un nouveau cheminement transversal dans le haut du parc et la réfection des chemins existants; l'intégration d'une place de jeux; l'équipement du parc avec des bancs, poubelles, fontaines et l'installation d'un éclairage adéquat garantissant la sécurité et la mise en valeur de la végétation. Dans ces lieux, quatre séquoias ont été abattus ces dernières années à la suite de leur dépérissement. Les cinq derniers séquoias, témoins de la même époque, arrivent à leur sénescence. Le réaménagement permettra aussi d'assurer la continuité du patrimoine arboricole à long terme par l'enrichissement de nouvelles plantations. C'est ainsi que le parc pourra jouer son rôle d'espace didactique, de lieu de découverte de la nature et d'expérimentation pour l'enfant et de nouveau lieu de rencontre pour les habitants de tous âges du quartier. L'aménagement du parc est prévu dans ce crédit sous la rubrique des aménagements extérieurs, car il nous est apparu indispensable qu'il soit réalisé dans le prolongement des travaux de l'école ( voir Annexe 3). Par ailleurs, une zone de tranquillisation du trafic sur l'avenue du Mail, non comprise dans ce crédit, sera étudiée. 8. Développement durable A l'occasion de la construction de la nouvelle école de la Maladière, il est important que la Ville de Neuchâtel démontre que le secteur du bâtiment peut apporter une contribution sensible au développement durable, notamment en tenant compte, dès le départ du projet, des exigences sociales, de celles de l'environnement, de la culture architecturale et de l'économie. 8.1. Economique Le projet est basé sur l hypothèse que le coût global d un bâtiment doit prendre en considération la notion de cycle de vie complet de l ouvrage, soit sa construction, son exploitation, son entretien et enfin sa démolition
13 et /ou recyclage. Actuellement, on estime que la construction représente environ 25 à 30 % du coût global. Le développement durable s intègre dans la notion de cycle de vie complet de l ouvrage avec l ambition de réduire de façon importante les frais d exploitation, d entretien et de recyclage. Il est considéré qu un investissement initial d environ 5 à 7 % du coût de construction dédié au développement durable se justifie largement par les économies qu il représente sur le long terme. L intégration du standard Minergie, d un principe de construction à sec, l emploi de matériaux recyclables et l adoption d un plan flexible sont les instruments de cette stratégie. 8.2. Social 8.2.1. Information publique La nouvelle école primaire, intégrée dans le parc en question, est un réel atout pour les habitants du quartier. Sa proximité avec les bâtiments d'habitation favorise les contacts entre les différentes personnes participant de manière directe ou indirecte à la vie scolaire. Nul doute qu'une telle réalisation ne peut qu'engendrer le développement de relations sociales pour l'ensemble de la population. D'autre part, l'intégration des classes enfantines et primaires dans la même école représente un avantage indéniable, tant sur le plan social que sur le plan organisationnel. Une attention toute particulière sera vouée à l'information de la population du quartier. Le président de l'association du quartier de la Maladière (AQM) participe aux travaux de la commission de construction et une séance de présentation du projet aux habitants est planifiée pour début juillet. La Commission scolaire a été régulièrement informée de l avancement du dossier et le projet définitif lui a été présenté en détail lors de la séance du 12 juin 2002. Enfin, rappelons qu à l issue du concours d architecture, tous les projets avaient été présentés dans le cadre d une exposition largement ouverte au public. Les membres de votre Conseil ainsi que ceux appartenant à la Commission scolaire avaient été personnellement invités.
14 8.2.2. Association de quartier de la Maladière Il est important que les habitants, qui connaissent souvent le mieux les caractéristiques de leur quartier, soient inclus le plus tôt possible dans le processus de décision. Ce principe est d'ailleurs conforme à l'agenda 21, «Action 19 Interface habitants autorités» dont les objectifs sont les suivants : «Favoriser la concertation entre les habitants et les autorités communales, entre le citoyen et le politique. Encourager une meilleure qualité de vie et favoriser l'intégration des différents groupes sociaux (personnes âgées, handicapés, étrangers, jeunes, etc.).» L'AQM est née en 1989 d'un souci de sécurité pour les élèves de l'école de la Maladière. En effet, un enseignant de l'époque, jugeant les divers accès dangereux car coupés par des routes à trafic important, mobilisa quelques personnes de bonne volonté dans le but d'intervenir auprès des autorités quand cela serait nécessaire. Ses statuts sont clairs sur ce sujet, sous l'article 4 «buts de l'association» points 1 à 3 (extraits). «Point 1 : Créer et améliorer les relations humaines entre les habitants et les riverains du quartier délimité. Point 2 : Gérer la qualité de vie des riverains grâce à : - une augmentation de la sécurité des usagers les plus vulnérables : piétons, deux-roues et en particulier les enfants, - diminution des nuisances : bruit, pollution et circulation, - un réaménagement de l'espace public, tout en assurant les liaisons piétonnières ainsi que les accès riverains. Point 3 : Devenir l'interlocutrice auprès des Autorités pour tous les problèmes d'aménagement concernant le quartier délimité.» Ainsi, cette association a attiré notre attention sur le fait que les accès au quartier étaient certes suffisants, mais pas acceptables dans l'état actuel. En effet, si l'aménagement de l'avenue du Mail a été évoqué au chapitre 6, l'association a également souligné que l'avenue de Bellevaux subit un trafic relativement important (2'200 véhicules par jour en 1999, 65 % à la montée et 35 % à la descente), et surtout rapide. Elle propose que des mesures de modération du trafic soient prises afin de le ralentir sur cette avenue. Cette demande a été transmise à la police pour étude.
15 Il faut cependant relever que l'avenue susmentionnée joue un rôle de «route principale secondaire» assurant les liaisons nord-sud avec l'avenue de Gibraltar, ce qui n'est pas incompatible avec des mesures de sécurisation. Le délai nécessaire au processus de décision et de construction de l'école (trois ans) devrait permettre d'étudier et de réaliser ces mesures. Il faut cependant savoir qu un patrouilleur scolaire assure déjà une présence à la jonction de l avenue du Mail et de la rue des Saars. D autre part, un passage pour piétons sera prochainement créé à l intersection avenue du Mail rue Marie-de-Nemours et un «kit-école» (signalisation verticale et marquage au sol) sera installé à l intersection rue Jaquet-Droz rue Marie-de-Nemours. 8.3. Environnemental Du point de vue environnemental, les objectifs ont été de : penser le bâtiment dans la totalité de son cycle de vie, soit dans sa construction (matériaux, mise en œuvre, etc.), dans son utilisation (exploitation, entretien, rénovation), ainsi que dans sa déconstruction (recyclage, élimination des déchets, etc.) ; rechercher des solutions d'ordre architectural, constructif et technique : - offrant des performances, une durabilité et une adaptabilité en rapport avec la fonction, - ménageant les ressources naturelles, - valorisant les filières de production bénéfiques pour le développement régional, - occasionnant un minimum de nuisance (effet de serre, pollution, etc.), - favorisant un coût global avantageux sur la durée de vie des ouvrages. Les aspects énergétiques sont un des fondements du projet. La forme compacte du bâtiment et la haute qualité thermique de l enveloppe, alliées à des installations techniques performantes, permettent d'obtenir un bilan énergétique favorable. De plus, le projet propose de tirer parti de manière optimale des énergies renouvelables, principalement le solaire passif (par les fenêtres), mais également le solaire actif (capteurs thermiques et cellules photovoltaïques).
16 Le choix des matériaux de construction s'oriente vers des solutions qui présentent un bas coefficient d'énergie grise. Grâce à la préfabrication et au montage à sec de ces matériaux, un démontage ainsi qu'un recyclage, une récupération ou une réutilisation faciles sont assurés lors de la déconstruction. Le choix de l'agent énergétique à utiliser pour couvrir les besoins thermiques de la nouvelle construction a également été évalué. L'investissement nécessaire au raccordement du bâtiment à un réseau de chauffage à distance (Maladière ou Mail) s'est révélé très élevé en regard de sa faible consommation d'énergie thermique. Le choix s'est donc porté sur un raccordement au réseau de gaz naturel. Bilan énergétique Afin d'assurer une utilisation rationnelle et économe en énergie tout au long de la durée de vie du bâtiment, la mise en place d'un concept énergétique doit impérativement prendre en compte les principes suivants : réduire au maximum les pertes thermiques à travers l'enveloppe du bâtiment ; favoriser l'utilisation de l'énergie solaire passive (ensoleillement à travers les fenêtres) et récupérer l'énergie au niveau de la ventilation ; concevoir des installations techniques simples mais performantes ; recourir aux énergies renouvelables. Les principaux systèmes retenus dans le concept énergétique de cette école sont les suivants : l'enveloppe du bâtiment est thermiquement performante puisque munie d'une isolation de 20 centimètres d'épaisseur dans la structure des façades. Une couche supplémentaire d'une épaisseur de 5 centimètres est disposée à l'extérieur dans le but de supprimer les ponts thermiques ; la toiture végétalisée contribue à augmenter l'inertie de la construction, d'où une amélioration du confort hivernal et estival. Cet élément permet également d'atténuer fortement le débit d'évacuation des eaux pluviales en cas de fortes averses ; les vitrages présentent des caractéristiques thermiques optimisées et sont équipés de protections solaires adaptées à l'utilisation de l'énergie solaire passive ;
17 un système simple de tubes enfouis dans le terrain (dispositif appelé puits canadien) permet de préchauffer l'air frais en hiver avant de l'introduire dans l'installation de ventilation. Ce même dispositif joue le rôle inverse en période estivale en rafraîchissant le bâtiment ; une pompe à chaleur électrique couplée à un générateur à gaz permet de prélever une quantité de chaleur dans le terrain correspondant au tiers (1/3) des besoins thermiques totaux du bâtiment ; une installation solaire thermique pour la production de l'eau chaude sanitaire a été dimensionnée à raison de 15 m 2 de capteurs. Cette taille tient compte du mode d'exploitation propre à une école, en particulier les faibles besoins en eau chaude lors des vacances d'été ; une installation solaire photovoltaïque d'une surface de 12 m 2 trouvera place en toiture. Les cellules seront intégrées en jour zénithal dans le hall, où elles se justifient d'un point de vue énergétique, constructif et pédagogique ; un soin particulier sera également porté sur l'utilisation rationnelle de l'électricité. L'éclairage naturel sera optimisé. Le choix de tous les équipements électriques sera réalisé sur la base de l'étiquette de déclaration énergétique que la Confédération a introduite au début de cette année pour chaque type d'appareils (luminaire, frigo, congélateur, lave-linge, lave-vaisselle, cuisinière, écran, etc.). Afin de caractériser les performances énergétiques globales d'une construction, on détermine son indice de dépense d'énergie de chauffage. Cette grandeur est calculée simplement en divisant la consommation annuelle d'énergie par la surface de plancher chauffé. A titre d'information, on relèvera les valeurs de références suivantes : Collège des Charmettes : Indice énergétique = 22.6 équivalent litres de mazout/m 2 par an ou 814 MJ/an Ancien collège de la Maladière : Indice énergétique = 11.8 équivalent litres de mazout/m 2 par an ou 425 MJ/an Collège des Acacias : Indice énergétique = 5.3 équivalent litres de mazout/m 2 par an ou 191 MJ/an
18 Nouveau collège de la Maladière : indice énergétique = moins de 3 équivalent litres de mazout/m 2 par an ou 108 MJ/an Label MINERGIE : Indice énergétique = environ 4.0 équivalent litres de mazout/m 2 par an ou 144 MJ/an On relèvera finalement que la nouvelle loi cantonale sur l'énergie (entrée en vigueur le 1 er janvier 2002) impose le label MINERGIE à tous les nouveaux bâtiments publics. 9. Devis de l'opération 9.1. Ecole CFC Partie d'ouvrage Fr. 1 Travaux préparatoires 650'000.- 2 Bâtiment 7'600'000.- 3 Equipement d'exploitation 160'000.- 4 Aménagements extérieurs et parc 1'250'000.- Honoraires et prestations Total 5 Frais secondaires et divers 550'000.- 7 Pour-cent culturel 90'000.- 9 Ameublement et décoration 160'000.- 1'840'000.- 12'300'000.- Ce devis, valeur mai 2001, tient compte de la TVA au taux actuel de 7.6 %. Le coût au mètre cube sur le CFC 2 avec les honoraires est de 554 francs, alors qu'il était de 488 francs pour le collège des Acacias (2 ème partie, crédit voté en 1995). Tenant compte d'un renchérissement de 12 % en moyenne, depuis 1998, dans le domaine de la construction,
19 (données OFS 3 ), nous aurions une indexation de Fr. 58.-/m 3, soit un coût de Fr. 546.-/m 3. Ces comparaisons sont bien entendu à faire avec la plus grande prudence, les programmes et les conditions des travaux n'étant pas exactement les mêmes. 10. Equipement On peut définir le besoin en équipement du futur collège ainsi : Mobilier pour : 8 classes primaires (tables, chaises, pupitres, étagères, tableaux noirs, écrans de projection et présentoirs) 2 classes enfantines (tables, chaises, pupitres, étagères et chevalets) salle d'activités créatrices manuelles, salle d'activités créatrices textiles, salle des maîtres, salle polyvalente, local médical, local à usages multiples (tables, chaises, étagères, tableaux sur roulettes, écrans de projection, TV/vidéo, cuisinière, frigo, etc.) salle de gymnastique Total (agrès, engins, jeux, matériel, mobilier, tables, chaises, etc.) Fr. 240'000.- 30'000.- 120'000.- 110'000.- 500'000.- L'équipement des classes traditionnelles a été imaginé sur la base d'un effectif standard de vingt élèves. D'autre part, le Grand Conseil a accepté le 16 décembre 2000, un crédit d'impulsion de 11'900'000 francs en faveur des technologies de l'information et de la communication dans les écoles neuchâteloises. Il y a donc une volonté politique de sensibiliser, puis d'initier les élèves de toutes les écoles enfantine et primaire à ces nouvelles technologies. Par 3 Non disponibles avant 1998
20 conséquent, la nouvelle école de la Maladière sera équipée de câblage informatique afin de répondre aux directives cantonales. 11. Financement La planification quadriennale des investissements prévoit 13 millions de francs d'investissement brut, dont à déduire 4 millions de francs de subventions cantonales. Parmi les projets primés répondant au cahier des charges, «Passage végétal» était celui dont la volumétrie et le coût étaient les plus faibles. Aujourd'hui, un coût estimatif de 12'300'000 francs est fixé. C'est la compacité, la flexibilité et les principes constructifs du projet qui ont permis d'intégrer les notions de développement durable et de Minergie tout en restant en-dessous des prévisions. Le budget des investissements 2002 prévoit 5 millions de francs de dépenses et 1 million de francs de recettes sous forme de subventions. Etant donné l'avancement du dossier, ces montants seront reportés au budget des investissements 2003. Construction d un nouveau bâtiment Fr. Equipement destiné à l enseignement Fr. Investissement brut 12'300'000.- 500'000.- Subvention du Canton 2'460'000.- 100'000.- Investissement net 9'840'000.- 400'000.- 12. Planning indicatif des travaux Phase du projet et demande de permis de construire juin à septembre 2002 Phase préparatoire de l'exécution octobre 2002 à février 2003 Phase de l'exécution mars 2003 à juin 2005 Remise des locaux et du site rentrée scolaire août 2005
21 13. Consultation Les trois commissions suivantes ont chacune préavisé positivement et à l'unanimité le projet d'école et d'aménagement du parc : La Commission pour les économies d'énergie, le 2 mai. La Commission d'urbanisme, le 13 mai. La Commission nature et paysage, le 23 mai. 14. Conclusion Le développement du CSEM sur le site de la Maladière est maintenant confirmé. En effet, alors qu un parc technologique pourra voir le jour à La Chaux-de-Fonds, le CSEM se développera quant à lui au cœur d un parc scientifique avec l Université de Neuchâtel. Il jouera de ce fait le rôle d incubateur d entreprises. Il est donc aujourd hui nécessaire et urgent de concrétiser l octroi du droit de superficie que votre Autorité a octroyé à cette entreprise, le 2 juillet 1990. D autre part, il s avère de manière évidente que l actuel collège de la Maladière se situe maintenant au cœur d une zone d'activités peu propice aux activités scolaires. Nombre de parents et d enseignants s inquiètent régulièrement de cette situation. L implantation d un nouveau collège à proximité immédiate d'une zone d'utilité publique de délassement nous paraît en tous points favorable à l épanouissement des enfants et améliorera de manière évidente la qualité de vie des habitants du quartier. Le projet proposé comporte des qualités sur les plans architectural, économique, paysager et énergétique qui ont été reconnues unanimement par les commissions qui ont eu à se pencher sur ce dossier. Enfin, en prévoyant une remise des locaux et du site à la rentrée scolaire 2005-2006, nous manifestons très clairement notre intention d aller rapidement de l avant dans ce dossier de manière à favoriser l extension du CSEM dans le quartier de la Maladière.
22 C est dans cet esprit que nous vous prions, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir prendre acte du présent rapport et d adopter les projets d arrêté ci-après. Neuchâtel, le 12 juin 2002 AU NOM DU CONSEIL COMMUNAL: Le président, Le chancelier, Eric Augsburger Rémy Voirol
23 Projet I Arrêté concernant une demande de crédit pour la construction de la nouvelle école primaire de la Maladière Le Conseil général de la Ville de Neuchâtel, Sur la proposition du Conseil communal, a r r ê t e : Article premier. Un crédit de 12'300'000 francs, dont à déduire les subventions cantonales, est accordé au Conseil communal pour la construction de la nouvelle école primaire de la Maladière. Art. 2. Cet investissement fera l'objet d'un amortissement pris en charge par les comptes de fonctionnement de la Section de l'instruction publique au taux de 2 %. Art. 3. Le Conseil communal est chargé de l exécution du présent arrêté.
24 Projet II Arrêté concernant une demande de crédit pour l'équipement de la nouvelle école primaire de la Maladière Le Conseil général de la Ville de Neuchâtel, Sur la proposition du Conseil communal, a r r ê t e : Article premier. Un crédit de 500'000 francs, dont à déduire les subventions cantonales, est accordé au Conseil communal pour l'équipement de la nouvelle école primaire de la Maladière. Art. 2. Cet investissement fera l'objet d'un amortissement pris en charge par les comptes de fonctionnement de la Section de l'instruction publique au taux de 10 %. Art. 3. Le Conseil communal est chargé de l exécution du présent arrêté.