Pathologie des bourses et de leur contenu
Table des matières Table des matières 3 I - Pathologies aiguës 5 A. Torsion testiculaire...5 1. Définition - Généralités...5 2. Physiopathologie...6 3. Diagnostic...7 4. Formes cliniques...8 5. Diagnostic différentiel...9 6. Examens para cliniques... 9 7. Traitement...9 B. L'épididymite aiguë...10 1. Définition...11 2. Physiopathologie...11 3. Signes cliniques...11 4. Examen clinique... 11 5. Examens complémentaires...12 6. Diagnostic différentiel...12 7. Évolution... 12 8. Traitement...13 C. Traumatismes des bourses...13 1. Étiopathogénie... 14 2. Anatomopathologie... 14 3. Clinique... 14 4. Examens complémentaires...14 5. Diagnostic différentiel...15 6. Traitement...15 7. Évolution - Pronostic... 15 II - Pathologies chroniques 17 A. Les hydrocèles de la vaginale...17 1. L'hydrocèle de l'adulte...17 2. L'hydrocèle de l'enfant...18 B. Les kystes du cordon et de l'épididyme... 18 1. Les kystes du cordon et de l'épididyme... 18 C. La varicocèle...19 1. Définition - Pathogénie... 19 2. Clinique... 19 3. Examens complémentaires...20 4. Traitement...20 III - QCM 21 3
Pathologies aiguës I - I Torsion testiculaire 5 L'épididymite aiguë 10 Traumatismes des bourses 13 A. Torsion testiculaire 1. Expliquer les mécanismes physiopathologiques d'une torsion testiculaire. 2. Evoquer le diagnostic d'une torsion testiculaire dans ses diverses formes cliniques. 3. Savoir éliminer les différents diagnostics différentiels. 4. Justifier, en se basant sur les données anatomopathologiques, l'urgence du traitement de la torsion testiculaire. 5. Assurer une prise en charge adéquate devant une torsion tetsiculaire. 1. Définition - Généralités Définition La torsion du testicule est définie par une strangulation mécanique du cordon spermatique entraînant une ischémie testiculaire évoluant, en l'absence de traitement, vers la nécrose C'est une Urgence chirurgicale, l'intervention faite le plus tôt possible, permet à elle seule de sauvegarder le testicule Elle se rencontre le plus souvent chez le grand enfant et l'adolescent, rarement chez l'adulte Il existe une anomalie congénitale de fixation du testicule : la glande tourne sur son axe vasculo-déférentiel, d'un tour ou plus, ce qui provoque une striction de son pédicule vasculaire. 5
Pathologies aiguës Image 1 : Figure1 : Torsion du cordon spermatique 2. Physiopathologie a) Facteurs anatomiques : 3 fixations normales du testicule Supérieure représentée par le cordon spermatique Inférieure : le gubernaculum testis Postérieure : le méso-orchium ou hile du testicule +++ (véritable frein postérieur) b) La rotation Est possible autour d'un axe vertical représenté par le cordon et le gubernaculum si un ou 2 de ces éléments sont absents c) 2 types de torsion Torsion extra ou supra-vaginale : la moins fréquente (5%), se voit surtout chez le nouveau-né (parfois avant la naissance). L'ensemble 6
Pathologies aiguës testicule-épididyme-vaginale, encore mal fixé, se tord. Torsion intra-vaginale : la plus fréquente, le testicule et l'épididyme pendent en «battant de cloche» dans la cavité vaginale d) Sens de torsion : vers le raphé médian (horaire à droite et anti-horaire à gauche) e) Les anomalies Les anomalies peuvent être bilatérales f) Ischémie testiculaire Elle dépend du nombre de tours de spire, de la rapidité et de la durée de la torsion Le testicule exocrine est le plus sensible à la torsion Elle aboutit à la nécrose, fibrose et atrophie du testicule (lésions anoxiques irréversibles > 6 heures) Le risque théorique de formation d'auto anticorps anti-spermatozoïdes reste discuté (retentissement sur le testicule controlatéral) Risque de tumeur testiculaire. 3. Diagnostic a) Forme typique Grand enfant, adolescent, adulte jeune (< 30 ans) Tableau classique d'une «grosse bourse aiguë» b) Signes fonctionnels Douleur : Le début est marqué par une douleur scrotale unilatérale, violente et brutale Irradiation ascendante le long du cordon vers la fosse iliaque voire lombaire Aucun facteur déclenchant, souvent au petit matin Elle interdit le sommeil et la marche Elle évolue spontanément vers la sédation (nécrose tardive) Signes associés : Nausées, vomissements, signes végétatifs Habituellement : Apyrexie Pas de signe local inflammatoire sauf si torsion ancienne Pas de signe d'infection urogénitale 7
Pathologies aiguës c) Interrogatoire Il peut révéler parfois des épisodes de subtorsion (avec détorsion spontanée) ou de torsion incomplète Il doit préciser l'horaire de survenue, le caractère brutal du début. d) Examen clinique Il doit être fait méthodiquement, avec douceur et doit être comparatif, en commençant par le côté sain. Il montre : Une bourse plus augmentée de volume que l'autre, légèrement œdèmatiée, et rosée (surtout au début) Le testicule est projeté en avant et ascensionné (Signe du gouverneur) Le testicule est très douloureux à la palpation de même que le cordon spermatique Disparition du réflexe crémastérien La douleur est non soulagée par la surélévation du testicule Tardivement, l'œdème devient important et le scrotum devient rouge et inflammatoire e) Les signes généraux sont peu marqués avec absence de fièvre. Il n'y a pas de signes urinaires associés et la prostate est normale est non douloureuse au toucher rectal. 4. Formes cliniques Nouveau-né : Torsion extra-vaginale le plus souvent, anténatale ou à l'accouchement (bourse inflammatoire, ecchymotique, œdèmatiée) Testicule ectopique : Syndrome douloureux inguinal ou abdominal avec bourse homolatérale vide Torsion d'annexe : Hydatide pédiculé de Morgani (pôle sup. du testicule), hydatide sessile post-traumatique Torsion négligée : Torsion ancienne remontant à quelques jours (fièvre, signes inflammatoires importants) Sub-torsion : Forme spontanément résolutive 8
Pathologies aiguës Image 2 : Figure 2 : Torsion de l'hydatide de Morgani 5. Diagnostic différentiel Épididymite aiguë : - Rare chez l'adolescent avant le début d'activité sexuelle - Fièvre importante 39,5 40 C - Signes fonctionnels urinaires (brûlures mictionnelles, pollakiurie, écoulement urétral) - Antécédents urologiques (malformation connue, examen endoscopique ou sondage urinaire récents) - Écho Doppler peu spécifique, perte de temps Orchite ourlienne : contexte de parotidite, souvent bilatérale, début plus progressif et s'accompagne d'une hyperthermie Hernie étranglée Traumatisme testiculaire : (échographie testiculaire ++) 6. Examens para cliniques Ils sont inutiles voire même dangereux car ils risquent d'induire en erreur et retarder le traitement L'Échographie Doppler testiculaire peut montrer une disparition du flux sanguin en amont de la spire, elle reste peu fiable Bandelette urinaire ± ECBU si miction possible 7. Traitement a) Urgence chirurgicale dans les 6 heures suivant le début des signes car : Dès 4 heures d'ischémie : les lésions anoxiques sont présentes avec destruction des cellules de Sertoli et arrêt de la spermatogenèse 9
Pathologies aiguës Au delà de 6 heures : le risque de nécrose testiculaire imposant une castration est plus important Au delà de 12 heures : tout espoir de récupération est illusoire, l'atrophie survient après une phase de poussée inflammatoire. Parfois l'orchidectomie s'impose pour fonte purulente b) Intervention chirurgicale Voie d'abord : scrotale > inguinale Détorsion et vérification de la vitalité du testicule (recoloration dans les minutes qui suivent, saignement à l'ouverture de l'albuginée). On peut s'aider par l'imbibition du testicule dans du sérum chaud + xylocaïne - Testicule viable : fixation (3 points entre albuginée et dartos avec fil non résorbable) - Testicule nécrosé : castration ± prothèse Fixation du testicule controlatéral systématique ++ Image 3 : Figure 3 : Aspect macroscopique peropératoire c) Détorsion manuelle Possible seulement si l'intervention ne peut être réalisée rapidement Anti-horaire à droite et horaire à gauche Elle n'évite pas l'exploration chirurgicale dès que possible pour vérifier la détorsion et fixer les testicules (même si succès) d) Ablation chirurgicale d'un hydatide nécrosée (pronostic excellent) B. L'épididymite aiguë 1. Définir une épididymite aiguë. 2. Expliquer les mécanismes physiopathologiques des différentes formes d'épididymite aiguë. 3. Réunir les éléments cliniques et paracliniques permettant de poser le diagnostic d'épididymite aiguë et d'en préciser l'étiologie. 4. Planifier le traitement d'une épididymite aiguë dans ses diverses formes cliniques. 10
Pathologies aiguës 1. Définition Il s'agit d'une inflammation aiguë d'origine bactérienne de l'épididyme L'inoculation se fait par voie : - Canalaire rétrograde +++ : passage d'urine infectée par les déférents et concomitante d'une : Infection urinaire, sondage (ECBU positif) Prostatite (ECBU positif, Escherichia coli ++) Ou d'une urétrite (ECBU négatif) - Hématogène : rare (ECBU négatif) Soins dentaires, sinusites (Germes de la sphère ORL) - Lymphatique péri-déférentielle. - Malformation urogénitale chez le sujet jeune (abouchement ectopique d'un uretère dans la voie séminale). Le testicule est œdèmatié mais rarement directement intéressé par l'infection Le diagnostic est clinique. L'épididymite atteint l'adulte, voire l'adolescent mais tout à fait exceptionnelle chez l'enfant. 2. Physiopathologie a) Chez l'homme < 35 ans Secondaire le plus souvent à une maladie vénérienne Germes les plus fréquemment rencontrées sont ceux de la MST : Gonocoques, Chlamydia, Mycoplasmes, Trichomatis b) Après 50 ans Origine urologique la plus fréquente (infection urinaire favorisée par un obstacle urétral ou cervico-prostatique). Germes : BGN +++ (E.coli, Protéus, Pseudomonas), cocci Gram + (staphylocoque, entérocoques). 3. Signes cliniques ==> Le Tableau clinique débute brutalement et associe : Une douleur scrotale aiguë : débute au niveau du cordon puis se localise au niveau du testicule. Elle est pulsatile et très violente. La bourse augmente de volume de manière parfois considérable. Elle est très œdèmatiée et luisante. Un syndrome infectieux : AEG, fièvre 39,5 à 40 C, parfois frissons Parfois, signes urinaire associées : écoulement urétral ou de cystite (pollakiurie, brûlures mictionnelles, urines louches) 4. Examen clinique Interrogatoire : 11
Pathologies aiguës Il doit rechercher des facteurs de risques urinaires (infection urinaire non traitée, manœuvre endo-urétérale, chirurgie prostatique) ou des éléments en faveur d'une contamination vénérienne Examen physique : - La bourse est volumineuse et très œdèmatiée. - Le testicule est coiffé par un épididyme volumineux, épais et très douloureux - Le cordon spermatique est épaissi, douloureux. On ne parvient pas à en isoler les différents éléments. - Le testicule est sain et parfois sensible - TR : retrouve souvent une prostatite associée 5. Examens complémentaires La numération formule sanguine (NFS) : retrouve souvent des signes classiques d'infection (hyper-leucocytose avec polynucléose et VS accélérée) L'ECBU : souvent stérile (infection localisée aux voies génitales et à la prostate), n'élimine pas le diagnostic Hémocultures : si fièvre > 38,5 C Prélèvement urétral : si urétrite associée vénérienne (homme < 40 ans) à la recherche de Chlamydia trachomatis Échographie testiculaire : si l'examen est difficile ou si suspicion d'une abcédation testiculaire (perception d'une zone de fluctuation à la palpation) Examens urologiques spécifiques (débitmétrie, UIV avec clichés mictionnels, urétro-cystographie rétrograde) : orientés par l'âge et les circonstances de survenue. Ils seront pratiqués au décours du traitement 6. Diagnostic différentiel Devant toute douleur testiculaire unilatérale atraumatique, éliminer principalement 2 diagnostics : - Torsion du cordon spermatique : apyrexie, absence de troubles mictionnels, testicule douloureux dans son ensemble, enfant - Le cancer du testicule : signe de Chevassu (absence de sillon séparant l'épididyme du testicule), échographie, exploration testiculaire par voie inguinale - Autres : Orchite ourlienne : testicule dur, atteinte bilatérale Tumeurs épididymaires : exceptionnelles 7. Évolution Sous traitement ATB adapté : La guérison est la règle générale avec restitution ad integrum Non traitée ou vue tardivement, plusieurs complications peuvent survenir : - L'orchi-épididymite : l'infection se propage à la glande - L'abcédation est possible et évolue spontanément vers la fistulisation et la fonte purulente du testicule si l'abcès n'est pas drainé chirurgicalement - L'ischémie testiculaire qui peut conduire à la nécrose suivie d'abcès ou 12
Pathologies aiguës d'atrophie - Le passage à l'épididymite chronique : marqué par des épisodes aiguës incomplètement résolutifs alternant avec des périodes de calme. - La stérilité : altération de la fertilité par fibrose et obstruction des canaux épididymaires ou par altération du parenchyme testiculaire 8. Traitement Le traitement comprend 3 volets et dépend essentiellement de l'âge et des circonstances de survenue : Traitement ATB adapté pendant au minimum 3 semaines : - Patient < 35 ans sans SF urologiques (MST probable) : Fluoroquinolone (Oflocet ++ active sur le Chlamydia trachomatis) Relayée par une Cycline (Vibramycine) o associées à un traitement systématique de la partenaire. Prévention ultérieure +++ - Patient > 50 ans (cause urologique la plus probable) : Céphalosporines ou FQ ± Aminosides Traitement symptomatique : - Antalgique - Repos - Le port d'un suspensoir ou d'un slip diminue les douleurs - Les AINS seront associés au début (8 jours). Ils permettent une diminution rapide des signes inflammatoires et surtout de la douleur. Traitement étiologique d'une obstruction du bas appareil urinaire (sténose urétrale, HBP...). C. Traumatismes des bourses 1. Décrire les mécanismes éthiopathogéniques des traumatismes des bourses. 2. Décrire les différentes lésions du contenu scrotal au cours d'un traumatisme des bourses 3. Réunir les éléments cliniques et paracliniques permettant de faire le diagnostic d'une contusion testiculaire et de préciser le degré de sa gravité. 4. Décrire la conduite à tenir devant une contusion scrotale en fonction de la gravité des lésions. Ils sont fréquents Les traumatismes fermés sont plus fréquents que ceux ouverts Le diagnostic est clinique et souvent évident Le bilan lésionnel est considérablement amélioré grâce au progrès de l'imagerie médicale Le Pronostic dépend de la précocité de l'exploration chirurgicale Ils continuent de poser plusieurs problèmes médico-légaux 13
Pathologies aiguës 1. Étiopathogénie Traumatismes fermés : +++ - choc direct, compression sur l'auvent pubien - AVP (vélos, motos), sport, travail, chute à califourchon - Seul un choc direct peut entraîner une lésion du testicule (longtemps protégé par sa mobilité et l'albuginée qui l'enveloppe) - Les lésions qui peuvent être rencontrées sont : Hématome : scrotal, vaginale (hématocèle), intra-testiculaire. Rupture de l'albuginée (fracture) Annexes : désinsertion épididymaire, hématome du cordon Traumatismes ouverts : - Mutilations, animaux (morsures) - Plaie cutanée associée ± complexe imposant parfois la castration 2. Anatomopathologie 5 types anatomiques de lésions : Hématome scrotal isolé bénin Hématocèle : épanchement sanguin à l'intérieur de tunique vaginale, svt associée à rupture de l'albuginée (choc important) Lésions testiculaires : - Contusion simple avec conservation de l'albuginée - Hématome intra-testiculaire, pouvant être compressif - Fracture testiculaire : albuginée rompue, hématocèle, issue tissu séminifère par brèche, nécrose pulpe Lésions des annexes testiculaires (rares) : - Lésions de l'épididyme : hématome, arrachement - Lésions du cordon : rare hématome important Luxations du testicule : le long du canal inguinal (C, P, A) 3. Clinique Patient souvent jeune, entre 10 et 30 ans Signes fonctionnels : - Douleur scrotale aiguë d'intensité variable, irradiation lombaire - Parfois, état de choc vagal, nausées, vomissements... Examen physique : - Grosse bourse inflammatoire douloureuse et bleutée (ecchymose, hématocèle, hématome scrotal) - Identification souvent difficile du testicule - transillumination négative (éliminant une hydrocèle) Trauma négligé : douleur tend à diminuer ou disparaît, avec parfois apparition de fièvre 4. Examens complémentaires Échographie testiculaire : +++ - Examen de base, elle permet théoriquement de préciser la nature des 14
lésions traumatiques : Collection péri-testiculaire (œdème scrotal, hématocèle) Rupture de la continuité de l'albuginée Anomalie de l'échostructure testiculaire : hématome, fracture, écrasement, infarcissement - Erreurs fréquentes - Si doute sur l'intégrité testiculaire => exploration chirurgicale ++ Examen Doppler : Il étudie la vascularisation testiculaire : habituellement normale en cas de traumatisme (si diminuée ou abolie => torsion) 5. Diagnostic différentiel Pathologies aiguës Torsion testiculaire (association ++) Tumeur testiculaire (formes vues tardivement, trauma peu important révélateur) 6. Traitement a) But C'est de conserver le testicule et limiter les séquelles b) Méthodes Médical : - Repos, glace, suspensoir - AINS Exploration chirurgicale : - Le plus tôt possible si indication - Parage fracture testiculaire, évacuation d'hématocèle, fermeture de l'albuginée, pulpectomie partielle, Suture épididymaire c) Indications Contusion mineure : ttt médical Hématocèle : intervention en urgence (réparer une rupture testiculaire) Hématome intra-testiculaire : les avis sont partagés : - Ponction - ou simple surveillance 7. Évolution - Pronostic Lésions mineures : le plus souvent guérison sans séquelles Lésions plus importantes : - Cicatrisation spontanée exceptionnelle - Séquelles : atrophie testiculaire (50 % environ) - Douleurs testiculaires - Troubles psychologiques, sexuels et endocriniens 15
Pathologies aiguës - Troubles de la fertilité (Ac anti-spermatozoïdes) Surveillance à long terme 16
II - Pathologies chroniques II Les hydrocèles de la vaginale 17 Les kystes du cordon et de l'épididyme 18 La varicocèle 19 A. Les hydrocèles de la vaginale 1. L'hydrocèle de l'adulte a) Pathogénie mal connue Certains avancent l'hypothèse d'une modification de la vaginale avec troubles de réabsorption du liquide par la vaginale D'autres invoquent des anomalies du retour veineux Elle peut être aussi réactionnelle à une épididymite ou un cancer du testicule b) Clinique Augmentation du volume de la bourse La palpation permet de constater que le testicule et l'épididyme sont normaux à travers cette masse molle Cette masse testiculaire est parfaitement transilluminable Image 4 : Figure 4 : Aspect clinique de l'hydrocèle - trans-illuminatation positive 17
Pathologies chroniques c) Échographie scrotale Elle permet d'identifier l'hydrocèle sous forme d'un épanchement transsonique de la vaginale Elle vérifie en plus, l'intégrité testiculaire sous-jacente d) Traitement Ponction : Elle ne permet pas de traiter l'hydrocèle car elle récidive dans les semaines qui suivent et risque de l'infecter Chirurgie : Le traitement chirurgical consiste soit à une : - Plicature de la vaginale autour de l'épididyme (intervention de LORD) - Résection de la vaginale Indication de la chirurgie : Elle est purement fonctionnelle en cas de gène ou de douleurs (rares, pathologie bénigne) 2. L'hydrocèle de l'enfant Chez l'enfant, l'hydrocèle est le plus souvent communicante.. c'est la persistance du canal péritonéo-vaginal qui fait communiquer la cavité péritonéale et la cavité vaginale. Le liquide péritonéal migre vers la cavité vaginale Ces hydrocèles sont variables dans la journée (peu importantes le matin et plus importantes le soir) L'Examen clinique : Idem à l'adulte Traitement : - Le traitement vise à supprimer la communication - L'abord est inguinal afin d'isoler le canal péritonéo-vaginal et lier sa partie supérieure après l'avoir sectionné. - L'intervention est réalisée après 2 ans, âge au-delà duquel la fermeture spontanée n'est pas possible - Lorsque ce canal est large, il s'agit alors d'une véritable hernie à travers laquelle peuvent migrer les anses intestinales B. Les kystes du cordon et de l'épididyme 1. Les kystes du cordon et de l'épididyme Ils sont fréquents et bénins Ils se présentent sous la forme de formations scrotales arrondies à contenu séreux, trans-illuminables Le testicule peut être palpé au dessous ou à côté de cette masse (contrairement à l'hydrocèle) Traitement : - Abstention : kyste asymptomatique - Chirurgie d'exérèse (kystectomie) : kyste symptomatique 18
Pathologies chroniques C. La varicocèle 1. Définir une varicocèle et préciser sa pathogénie. 2. Réunir les éléments cliniques et paracliniques permettant de préciser le diagnostic d'une varicocèle. 3. Préciser le retentissement d'une varicocèle sur la fertilité. 4. Décrire les différentes modalités et les indications thérapeutiques devant une varicocèle. 1. Définition - Pathogénie C'est la dilatation orthostatique des veines du plexus pampiniforme secondaire à un reflux réno-spermatique La varicocèle est gauche dans la majorité des cas Plusieurs facteurs sont responsables du reflux veineux dans la veine spermatique : - À gauche : La veine spermatique (VS) se jette dans la veine rénale et dans la veine cave inférieure (VCI) après être passée sous l'artère mésentérique supérieure (pince aortico-mésentérique). Il peut en résulter une stase au niveau de la veine rénale gauche et favoriser le reflux dans la veine spermatique - À droite : la VS se jette directement dans la VCI - Ce reflux peut être en rapport avec d'autres facteurs : Incompétence valvulaire de la paroi veineuse (système anti-reflux) Insuffisance musculaire du crémaster (qui joue le rôle d'une pompe) La varicocèle peut être secondaire : obstruction de la veine spermatique et de la veine rénale (par un cancer du rein par exemple) C'est une cause majeure d'infertilité masculine (30 à 40 %), elle multiplie le risque d'hypo- fécondité par 27. 2. Clinique Circonstances de découverte : - La varicocèle est habituellement asymptomatique - Le plus souvent fortuite au cours d'un examen systématique (scolaire, militaire) - Symptomatologie fonctionnelle si Varicocèle très volumineuse : gène, pesanteur, voire douleur scrotale, augmentées ou déclenchées à l'effort - Parfois, déformation isolée du scrotum - Bilan d'une infertilité masculine Inspection : En position debout, elle apparaît comme une tuméfaction variqueuse du cordon ± volumineuse, irrégulière, indolore, mobile, molle, siégeant au niveau de la partie supérieure du scrotum. Palpation : - Tuméfaction impulsive à la toux et aux efforts d'expiration à glotte fermée (épreuve de Valsalva). Une pression légère suffit à vider les veines dilatées - 3 degrés variables 19
Pathologies chroniques - Le testicule homolatéral est souvent plus petit et plus mou que le testicule controlatéral - En décubitus, la varicocèle disparaît. 3. Examens complémentaires Ils servent essentiellement à dépister une varicocèle non évidente cliniquement en cas de stérilité Échographie testiculaire + Doppler veineux : - Dilatation des veines spermatiques - Mise en évidence d'un reflux veineux dans la veine spermatique Spermogramme : souvent altéré : - oligo-asthéno-tératospermie ++ (30 %) (Diminution du nombre, de la mobilité et anomalies morphologiques des spermatozoïdes) - Oligo-asthéno-spermie - Azoospermie totale (7 %) (Absence complète de spermatozoïdes) Phlébographie : non plus utilisée Échographie rénale : si suspicion tumeur rénale (surtout en cas de varicocèle droite isolée) 4. Traitement But : le traitement vise à obturer cette veine spermatique qui fonctionne à contre sens Méthodes : - Ligature chirurgicale (abord inguinal ou iliaque) - Ligature par voie cœlioscopique - Embolisation de la veine spermatique Indications : - Il convient d'opérer toutes les varicocèles : Symptomatiques Celles coexistant avec une infertilité avec altérations spermatiques - Les avis sont, partagés pour les varicocèles découvertes fortuitement, mais beaucoup proposent d'opérer systématiquement les adolescents et à l'âge pré-pubaire, dans le but de prévenir une éventuelle atrophie testiculaire. 20
III - QCM III Exercice 1 Concernant l'épididymite aiguë : Chez l'homme de plus de 50 ans, l'infection est le plus souvent secondaire à une maladie vénérienne Chez l'homme de moins de 35 ans, les germes les plus retrouvés sont les bacilles Gram Négatif L'atteinte de l'enfant est fréquente Le tableau clinique associe une douleur scrotale et un syndrome infectieux E. L'ECBU est constamment positif Exercice 2 La torsion testiculaire au delà de 8 heures se caractérise par : (une réponse est fausse) Une ischémie testiculaire irréversible. Une fonction endocrine rapidement compromise. Un possible retentissement sur le testicule controlatéral La mobilisation du testicule tordu est douloureuse Une hydrocèle de faible abondance peut être observée Exercice 3 Une torsion testiculaire est suspectée devant : (une réponse est fausse) Une douleur testiculaire unilatérale d'installation brutale. Une hyperleucocytose (> 20.000). Une accentuation de la douleur à la mobilisation du testicule. Une bourse opaque à la transillumination. L'absence de fièvre 21
QCM Exercice 4 Devant un tableau classique de torsion testiculaire La douleur scrotale est d'apparition progressive La douleur est souvent accompagnée de fièvre et de signes inflammatoires locaux Le testicule est ascensionné et projeté en avant (Signe du gouverneur) La douleur est intense et peut interdire le sommeil et la marche La douleur est soulagée par la surélévation du testicule Exercice 5 Devant une hydrocèle de la vaginale chez l'adulte, tous les symptômes suivants peuvent être retrouvés sauf un, lequel? Augmentation insidieuse du volume de la bourse Volume d'hydrocèle variable dans la journée Epreuve de trans-illumination parfaitement positive Testicule et épididyme normaux et indolores Absence de signes inflammatoires locaux Exercice 6 Lors d'un examen clinique d'un sujet présentant une varicocèle, on peut trouver tous les signes suivants, sauf un, lequel? Tuméfaction variqueuse ± volumineuse du cordon spermatique Tuméfaction impulsive à la toux et aux efforts d'expiration à glotte fermée Le testicule homolatéral est souvent plus petit et plus mou que le testicule controlatéral Une pression légère de la partie supérieure du scrotum peut vider les veines dilatées La varicocèle disparaît habituellement en position debout 22