rapport annuel du fonds d épargne 2014

Documents pareils
L épargne de tous au service de l intérêt général

Les mesures pour relancer la construction de logements

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Focus sur les politiques publiques de l épargne en France

Financement de la réhabilitation des logements

COMPRENDRE. Édition : février 2013

Le réseau de transport public du

Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export

contrat territorial 2014 / 2030

RESULTATS ET ACTIVITE DE LA BANQUE POSTALE 1 ER SEMESTRE 2015

FICHE RECAPITULATIVE SUR LE DISPOSITIF DU PASS-FONCIER,

LFP Opportunité Immo RISQUES ASSOCIES

Rapport annuel 2008 des fonds d épargne. Le long terme se construit au quotidien

Conjuguez immobilier d entreprise et démarche environnementale

Le nouveau programme national de renouvellement urbain. CRDSU septembre 2014

DOSSIER DE PRESSE. Sylvia Pinel présente 20 actions pour améliorer la mixité sociale dans le logement. Paris, le 15 avril 2015

POINT D INFORMATION SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT AU 13 DECEMBRE 2012

Fonds d épargne l épargne de tous au service de l intérêt général

Le Nouveau Grand Paris

Groupement. électroniques. de commandes. communications. pour les services de

CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES

Les crédits nouveaux à l habitat des ménages : les tendances à mi 2014

LES AIDES DISPONIBLES POUR AMELIORER SON LOGEMENT DRAGA- ARDÈCHE

BANQUE POPULAIRE GESTION PRIVÉE SCPI SCELLIER BBC FRUCTIRESIDENCE BBC. BANQUE & ASSURANCE

Les aides pour les sociétés civiles immobilières

MINISTERE DU LOGEMENT ET LA VILLE

RESULTATS ET ACTIVITE 2013 DE LA BANQUE POSTALE

Séance du Conseil Municipal du 27/06/2013

N O R D - P A S D E C A L A I S

Europimmo LFP. SCPI d entreprise, immobilier européen AVERTISSEMENT

Opération Programmée d Amélioration de l Habitat

Études. Des effets de la réglementation des produits d épargne sur le comportement de placement des ménages

MESURES. de l investissement et de l activité Mercredi 8 avril 2015 POUR UNE ACCÉLÉRATION. Pour plus d'informations :

Venir au siège DomusVi à Suresnes

Audit financier & budgétaire de la Ville de Clamart

Intervenant : Séverin Poutrel, BURGEAP

47 équipements. Un projet urbain singulier et pluriel! Est Ensemble, une ambition métropolitaine. 1,8 million de m² constructibles à horizon 15 ans

6 mars Contact Service de presse de Matignon 57, rue de Varenne Paris Tél. : /79

Simplifiez-vous la rénovation énergétique avec Énergies POSIT IF

(Bâtiment Basse Consommation)

L analyse des marchés immobiliers par Crédit Foncier Immobilier sur les 9 premiers mois de 2013

J.9. Annexe DOSSIER D ENQUÊTE PRÉALABLE À LA DÉCLARATION D UTILITÉ PUBLIQUE

Présentation du programme

UNE ACCESSION SOCIALE À LA PROPRIÉTÉ SÉCURISÉE

Commission des Affaires économiques. «De gauche et fier de l être!» Lutter contre les idées reçues les plus répandues

PremeLY Habitat 3 BBC

bilan de la concertation avant enquête publique

Durée d investissement recommandée de 8 ans. SCPI à capital variable.

RESULTATS ET ACTIVITE 2011 DE LA BANQUE POSTALE

PLAN DE RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE DE L HABITAT

LE REFINANCEMENT PAR LE MARCHE HYPOTHECAIRE

Dossier de presse. 1) Adoption du Compte administratif 2013

NOTE A L ATTENTION DE MONSIEUR LE FORMATEUR. Aspects financiers

Durée d investissement recommandée de 8 ans. Lorsque vous investissez dans une SCPI, vous devez tenir compte des éléments et risques suivants :

IMMOBILIER D ENTREPRISE

Jeudi 9 décembre Fanny DUPUIS /// dupuis.fanny@cr-languedocroussillon.fr

Associations Dossiers pratiques

HABITER MIEUX DANS LE GRAND NANCY juin 2011 ~ juin 2014

> Groupama Gan Pierre 1 Une opportunité d investir indirectement dans l immobilier d entreprise

Sommaire. Foncière Commune, un outil stratégique foncier sur le long terme.3. Les instances de Foncière Commune.4

Grâce à son dynamisme et à sa solidité, La Banque Postale conforte son développement et sa profitabilité

Les placements des organismes d assurance à fin 2012

INNOVATION ET HABITAT PARTICIPATIF :

Débat d orientations budgétaires Conseil municipal du 4 novembre 2013

Guide Prêt Locatif Social (PLS)

DOSSIER DE PRESSE. Améliorer l hébergement des plus défavorisés : Un plan triennal pour réduire le recours aux nuitées hôtelières

Bulletin trimestriel de conjoncture n 59

Emmanuel MACRON, ministre de l Economie, de l Industrie et du Numérique

CDC Entreprises présente son étude annuelle : Le capital investissement dans les PME en France

Les SCPI. François Longin 1

SCPI Rivoli Avenir Patrimoine

Le PSLA (Prêt Social Locatif Accession) est un dispositif d accession sociale à la propriété.

Paris-Saclay Index Immobilier d entreprise nº 1 mars 2015

Investir indirectement dans l immobilier d entreprise et bénéficier de revenus potentiels réguliers

Consultation sur le livre blanc du financement de la TEE Préparation de la conférence bancaire et financière : Contribution de la Caisse des Dépôts

Rapport d utilité sociale

CLIENT INVESTISSEUR SCPI. Achète des parts de SCPI. Les locataires payent des LOYERS à la SCPI. Distribution de revenus, valorisation du patrimoine

Septembre

Questions générales sur le Pacte

Plus de recrutements et deux concours externes

SCPI GEMMEO COMMERCE. L immobilier de commerce français en portefeuille

(en millions d euros) Ventes 247,1 222,9 Marge brute (55,7) (30,8) En pourcentage du chiffre d affaires -22,5 % -13,8 %

Dexia, le partenaire du développement

Actualité Juridique & Fiscale

Le budget Présentation par M. Pascal BOLO, Adjoint aux Finances. Conseil Municipal du

Croissance soutenue et résultats solides en 2012 *** Accor s engage dans un plan de transformation profond pour accélérer sa croissance

CAHIER DES CHARGES DE L APPEL A PROJETS REGIONAL «INNOVATION» SESSION PLENIERE DES 19 ET 20 JUIN 2014

Savoir conjuguer Bourse et immobilier

Les principales dispositions du projet de loi de finances pour 2014 adopté en première lecture à l Assemblée nationale du 19 novembre 2013

L ÉNERGIE EN MAYENNE. Citoyens Responsables associatifs Élus locaux Usagers. Acteurs. de la transition énergétique. en Mayenne

S C P I. Le guide de l investissement en SCPI

CONTRAT DE VILLE DE NOUVELLE GENERATION

Des solutions pour les seniors à revenus insuffisants

Edissimmo. Valorisez votre patrimoine en investissant indirectement dans de l immobilier d entreprise avec la SCPI Edissimmo

Le 4 ème trimestre 2014 et les tendances récentes

MISSIONS SOCIALES/ACCESSION À LA PROPRIÉTÉ

COMPRENDRE LE BUDGET MUNICIPAL

Transcription:

rapport annuel du fonds d épargne 2014

SOMMAIRE Messages... 2 Modèle du fonds d épargne... 4 Les prêts... 6 4 projets emblématiques...17 La gestion financière... 23 La collecte... 27 Bilan et résultat... 31

Profil Au cœur des missions confiées par la loi à la Caisse des Dépôts, le fonds d épargne transforme en toute sécurité une partie de l épargne populaire (livret A, LDD, LEP) en prêts de très long terme (jusqu à 60 ans). Ces prêts financent des programmes d intérêt général désignés comme prioritaires par l État : logement social, politique de la ville, investissements de long terme des collectivités locales Les fonds restants, gérés dans un portefeuille d actifs financiers, contribuent à générer les revenus nécessaires pour rémunérer l épargne populaire, assurer sa liquidité tout en finançant l économie. 20,5 Md dont 16,7 Md et 3,7 Md de nouveaux prêts signés en 2014 en faveur du logement social et de la politique de la ville de prêts signés sur des enveloppes pour le secteur public local

Messages Le fonds d épargne contribue désormais aussi de façon majeure au financement des territoires. Pierre-rené lemas directeur général du groupe Caisse des Dépôts * Principal financeur du logement social, partenaire historique de la politique de la ville, le fonds d épargne participe à l attractivité et à la cohésion sociale des territoires. Plus de 122 000 logements sociaux construits ou acquis ont été financés en 2014, dont près de 20 000 pour les personnes âgées, les jeunes, étudiants ou jeunes travailleurs Avec plus de 20 Md de prêts signés en 2014, le fonds d épargne contribue désormais aussi de façon majeure au financement des territoires et confirme, par son modèle unique en Europe, sa capacité à financer, par des prêts de très long terme, des priorités d intérêt général. Il est ainsi un levier essentiel dans l investissement et dans l accompagnement de la transformation des territoires. Le fonds d épargne intervient en effet sur les quatre grands types de transitions que le Groupe accompagne : territoriale, numérique, démographique et écologique. Avec l enveloppe de 20 Md, dont 5 Md sont consacrés à la «croissance verte», le fonds d épargne répond aux besoins de financement de long terme du secteur public local. 1 700 projets structurants ont été financés en 2014 dans la construction ou la rénovation de bâtiments publics, d universités, d hôpitaux mais aussi dans le déploiement du très haut débit, les transports propres et la production d énergies renouvelables. Ces investissements sont aussi autant de sources de croissance et d emplois. Le seul logement social a représenté plus de 30 % des logements neufs construits en 2014. Alors que la construction de logements a ralenti en 2014, le fonds d épargne est un outil puissant de soutien à l activité et de lissage des cycles. Les objectifs pour les années à venir sont élevés : ils intégrent les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique. Avec pour ambition d accorder 100 Md de prêts à horizon 2019, le fonds d épargne reste entièrement mobilisé afin que, plus que jamais, l épargne de tous soit au service de l intérêt général. Février 2014 loi 2014-173 dite de programmation pour la ville et la cohésion urbaine Mai 2014 lancement du nouveau site clients du fonds d épargne www.prets.caissedesdepots.fr Juin 2014 mise en place du prêt «Relance du logement social», visant à renforcer les fonds propres des bailleurs 2

groupe caisse des dépôts rapport du fonds d épargne Un haut niveau d engagement au service de l intérêt général. Odile Renaud-Basso Directrice générale adjointe, directrice des fonds d épargne * L activité en 2014 a été soutenue, en particulier sur notre cœur de métier, le logement social et la politique de la ville, avec un record historique de prêts signés à 16,7 Md. Les prêts au secteur public local, à 3,7 Md, illustrent le déploiement de l enveloppe de 20 Md. L année 2014 se caractérise aussi par un renouvellement de notre offre de prêts et de services. Afin d accompagner les programmes d investissement des bailleurs, un nouveau dispositif s appuyant sur une ingénierie adaptée et sur deux nouveaux prêts le Prêt relance logement social et le Prêt foncier 60 ans, a été mis en place. Sur le secteur public local, un nouveau Prêt «croissance verte» a permis d accélérer et de faire émerger des projets innovants en faveur de la transition écologique et énergétique comme le tramway à Nice, le Grand Paris Express ou encore le Plan-lycée de la région Pays de la Loire. Cette dynamique de l activité sur prêts a entraîné de façon mécanique une baisse de la taille du portefeuille d actifs financiers à 89 Md, les encours centralisés au titre des livrets A, LDD et LEP étant stables. Ces actifs contribuent au financement de l économie française à travers notamment les placements sur les marchés d actions et d obligations. Les résultats du fonds d épargne ont augmenté. Le résultat net à 820 M contre 443 M en 2013 démontre en effet la solidité financière du modèle dans un contexte particulier marqué par des taux d intérêt extrêmement bas et par une baisse du taux du livret A. Nos enjeux pour les années à venir sont importants. Les objectifs de construction et de rénovation de logements sociaux sont élevés, les projets de réaménagement urbain et de politique de la ville également, dans le cadre du NPNRU. Par ailleurs, le soutien de l investissement local par nos financements de très long terme reste une priorité. Je m associe ainsi aux 324 collaborateurs du fonds d épargne et aux équipes en régions pour réaffirmer notre ambition et notre haut niveau d engagement au service de l intérêt général. Août 2014 baisse du taux du livret A à 1 % Septembre 2014 1 er prêt «croissance verte» signé à Lons-le-Saulnier Décembre 2014 signature du protocole de coopération avec la société du Grand Paris 3

L essentiel des fonds d épargne Un modèle de transformation unique 412 Md ÉPARGNE COLLECTÉE PAR LES RÉSEAUX BANCAIRES (livret A, livret de développement durable et livret d épargne populaire) 243 Md ÉPARGNE CENTRALISÉE AU FONDS D ÉPARGNE + 18 Md DE FONDS PROPRES ET AUTRES RESSOURCES LE FONDS D ÉPARGNE 168 Md DE PRÊTS 261 Md 94 Md D ACTIFS FINANCIERS ET LIQUIDITÉS 86 % 14 % Logement social et politique de la ville Investissements des territoires Obligations Actions Chiffres au 31 décembre 2014 4

LES PARTIES PRENANTES DU FONDS D ÉPARGNE GOUVERNANCE ÉTAT Rémunération de la garantie de l État Commission de surveillance Comité des fonds d épargne Établissement public Caisse des Dépôts BANQUES Rémunération des réseaux bancaires collectant l épargne FONDS D ÉPARGNE ÉPARGNANTS Sécurité, liquidité et rémunération de l épargne Section générale Bilan consolidé Établissement public + filiales Fonds d épargne Bilan séparé non consolidé TERRITOIRES Prêts aux organismes de logement social et aux collectivités locales Retracée dans une comptabilité séparée de celle de l Établissement public, l activité du fonds d épargne est régulièrement examinée par la Commission de surveillance de la Caisse des Dépôts et, en son sein, par le comité des fonds d épargne, constitué en 2003 afin de renforcer sa capacité d analyse et de surveillance. ORGANISATION DIRECTION DU FONDS D ÉPARGNE 324 collaborateurs DIRECTIONS RÉGIONALES DIRECTION DES PRÊTS ET DE L HABITAT Conception des prêts et appui aux directions régionales Analyse financière et risques de crédit Gestion et comptabilisation des prêts DIRECTION FINANCIÈRE Finance Gestion de la collecte Gestion du portefeuille d actifs financiers Gestion actif/passif SECRÉTARIAT GÉNÉRAL Ressources humaines Pilotage Fonctions d appui transversales Les 25 directions régionales de la Caisse des Dépôts assurent une relation de proximité avec les emprunteurs et distribuent l essentiel des prêts. 5

les prêts 122 000 logements sociaux et 1 700 projets territoriaux financés en 2014 Avec plus de 122 000 logements sociaux construits ou acquis en 2014, 274 000 logements sociaux réhabilités et 1 700 projets territoriaux finançant des transports, des lycées, des hôpitaux, du très haut débit, des énergies renouvelables la Caisse des Dépôts soutient activement l investissement du territoire par ses prêts de long terme au service de l intérêt général.

groupe caisse des dépôts rapport du fonds d épargne 2014 : un niveau d activité soutenu Le fonds d épargne a de nouveau renforcé cette année son rôle moteur dans l économie française, le niveau d activité des prêts ayant été élevé, en particulier dans le secteur du logement social. Avec 20,5 Md de prêts signés en 2014, l activité du fonds d épargne a contribué de façon majeure au développement des territoires. Un niveau record de prêts signés en faveur du logement social et de la politique de la ville a été atteint à 16,7 Md, en croissance de 2 % par rapport à 2013. Sur le secteur public local, l activité a été soutenue avec la montée en puissance de l enveloppe de 20 Md. Dans ce contexte de forte activité, l encours des prêts sur fonds d épargne a poursuivi sa progression pour s établir à 168 Md fin 2014, en hausse de 10 Md par rapport à 2013. UN RÔLE MOTEUR DANS L ÉCONOMIE La contribution du fonds d épargne à l économie a été majeure, le nombre de logements (ou places d hébergement) construits ou acquis financés en 2014 s élève à 122 000 contre 110 000 en 2013, en croissance de 12 %. Dans un contexte marqué par le recul de la construction de logements neufs en 2014, le fonds d épargne a pleinement joué son rôle contracyclique. Il y a dix ans, la construction de logements sociaux représentait près de 15 % de la construction neuve, aujourd hui près d un logement sur trois construit en France est un logement social financé par la Caisse des Dépôts. Le soutien à la réhabilitation du parc de logements a également été important avec plus de 274 000 logements réhabilités financés en 2014 contre 253 000 en 2013, soit une progression de 8 %. Sur le secteur public local, l activité à 3,7 Md est légèrement supérieure à celle de 2013, hors enveloppes exceptionnelles. UNE OFFRE ENRICHIE L offre de prêts sur fonds d épargne s est renouvelée en 2014 afin de mieux s adapter aux besoins des acteurs du logement Contrats de prêts signés sur fonds d épargne en 2014 et 2013 (en M ) 50* 1 960 824 1 474 2 268 14 089 20 664 20 484 2013 2014 Logement social et politique de la ville (LSPV) Refinancement LSPV ** Enveloppes infrastructures durables Enveloppes exceptionnelles Enveloppe 20 Md 63 * 3 613 67 ** 991 15 749 * Autres activités (Nacre ) 7

les prêts Congrès de l USH : un moment fort de l année social et des collectivités locales. Dans le domaine du logement social, la Caisse des Dépôts a mis en place un nouveau dispositif afin de soutenir les programmes d investissement des bailleurs, ces programmes incluant deux nouveaux prêts (le prêt foncier 60 ans et le prêt de relance logement social). Lors du congrès de l USH en septembre 2014, plusieurs innovations ont été annoncées : enrichissement de la gamme de prêts à la réhabilitation et expérimentation d un prêt à taux fixe facilitant l accession sociale à la propriété (voir encadré ci-contre). Sur le secteur public local et dans le cadre de l enveloppe de 20 Md, une sousenveloppe de prêts «croissance verte» a été lancée en septembre. Ces prêts à taux bonifiés financent des projets favorisant la transition énergétique et écologique des territoires. La Caisse des Dépôts s est particulièrement mobilisée lors du congrès de l USH à Lyon. Neuf conventions de partenariat qui permettront notamment la construction de plus de 15 000 logements ont été signées. Plusieurs annonces ont été faites afin d accompagner l Agenda HLM 2015-2018 : prêt dédié à la lutte contre l amiante, prêt facilitant l accès à la propriété, assouplissement de l écoprêt. La convention de mutualisation qui institue une nouvelle mission confiée par l USH à la Caisse des Dépôts, qui devient l opérateur financier de la mutualisation des fonds propres des bailleurs, a été signée. Ce congrès a aussi été l occasion d illustrer l expertise du fonds d épargne lors de nombreux débats, sur le stand ou lors des tables rondes du congrès. Enfin, deux prix créés par la Caisse des Dépôts et l USH récompensant la recherche et l innovation ont été remis : le prix de la thèse de l habitat social et le prix «HLM, partenaire des âgés». PERSPECTIVES : DES BESOINS TOUJOURS ÉLEVÉS Au cours des cinq prochaines années, l activité de signatures de prêts sur fonds d épargne devrait se stabiliser aux niveaux actuels, relativement élevés. L activité de financement du logement social devrait rester dynamique à court terme pour atteindre un pic d ici deux ans. Le financement des collectivités locales pourrait avoir atteint son plus haut niveau dans un contexte marqué par le retour d une offre de crédit abondante et par le probable tassement de l investissement des collectivités locales. * 8

groupe caisse des dépôts rapport du fonds d épargne Montant des contrats signés en 2014 par secteur (en M ) Contrats de prêts signés sur fonds d épargne de 2008 à 2014 (en M ) 12 869 Enveloppe 20 Md 3 613 63 67 1019 1 862 190 801 Habitat spécifique 13 605 750 984 1 076 2 274 8 521 16 502 1 290 1 739 1 536 1 224 10 714 17 387 22 107 24 027 72 * 1 805 1 176 6 347 50* 1 960 63 * 824 3 613 570 4 365 1 474 67 ** 757 2 727 991 2 361 2 268 2 104 2 520 13 699 14 089 15 749 12 657 12 362 20 664 20 484 Logement locatif social Refinancement banques PLS/PLI Logement intermédiaire institutionnel Projets urbains / politique de la ville Infrastructures durables Nacre et autres prêts 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 Logement social et politique de la ville Refinancement LSPV ** Enveloppes infrastructures durables Enveloppes exceptionnelles Enveloppe 20 Md * Autres activités (Nacre ) Répartition des contrats signés en 2014 par type de contrepartie 67 % 18 % 4 % 2 % 4 % 5 % 97 11 Évolution de l encours des prêts sur fonds d épargne depuis 2003 (en Md ) 95 94 94 97 104 10 9 9 9 10 115 13 123 13 133 15 147 19 158 21 168 23 85 86 85 85 89 94 102 110 119 128 137 145 Collectivités locales Banques Bailleurs sociaux Secteurs hospitaliers Associations Autres 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 Encours logement social et politique de la ville Encours secteur public local et autres 9

les prêts Logement social et politique de la ville : un nouveau record L importance des volumes de prêts signés en 2014 sur le «cœur de métier» du fonds d épargne résulte en particulier de la forte activité de prêts sur le logement locatif social familial et l habitat spécifique. Le volume de prêts signés en faveur du logement social et de la politique de la ville atteint un nouveau record historique à 16,7 Md contre 16,4 Md en 2013. Il s explique par la forte progression de 13 % à 15,9 Md des prêts directement octroyés par la Caisse des Dépôts. Cette hausse a été cependant freinée par une diminution du refinancement des banques et le report début 2015 du prêt UESL- Action logement de 700 M. LA FORTE ACTIVITÉ DU LOGEMENT LOCATIF SOCIAL Au sein des prêts «directs» en faveur du logement social et de la politique de la ville, le segment du logement locatif social est le plus dynamique avec 19 % de croissance : plus de 2 Md de prêts supplémentaires ont été signés en 2014. Le nombre de logements acquis ou construits sur ce segment s élève en 2014 à près de 103 000 contre 91 500 en 2013, le nombre de logements réhabilités atteint le chiffre de 268 000 contre 245 000 en 2013. LES LEVIERS DU LOGEMENT SOCIAL En 2014, la mise en œuvre du Pacte d objectifs et de moyens, signé le 8 juillet 2013 entre l État et l USH, a eu un effet moteur sur le volume de prêts signés, ce pacte encourageant l effort d investissement des bailleurs sociaux à travers la mutualisation de leur capacité de financement. À ce levier, et dans le prolongement des objectifs des pouvoirs publics, s ajoutent les solutions mises en place par la Caisse des Dépôts afin de soutenir les programmes d investissement des bailleurs : optimisation des leviers existants de l offre et lancement de deux nouveaux prêts (voir encadré ci-contre). Afin de stimuler l activité de construction, le fonds d épargne a par ailleurs bonifié, au moyen d une prime exceptionnelle de 120 M, les opérations financées en prêts PLAI et PLUS au titre d un agrément 2013. Cette prime devrait bénéficier à 74 000 logements. Enfin, la baisse du taux du livret A à hauteur de 1 % intervenue le 1 er aout 2014 a été un autre facteur de soutien de l activité. LA PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE DU PARC SOCIAL La Caisse des Dépôts s est engagée, dès 2009, au côté de l État sur le chantier prioritaire du Grenelle de l environnement dont un des objectifs était de réduire les consommations d énergie des bâtiments existants d au moins 38 % entre 2009 et 2020. Prêt emblématique de la transition énergétique et écologique, l écoprêt à taux bonifié poursuit sa lancée en 2014 avec un niveau élevé de prêts engagés permettant de financer la rénovation de plus de 47 000 logements. Cette performance résulte des mesures d assouplissement engagées en 2013 mais également de la baisse du taux du livret A. 10

groupe caisse des dépôts rapport du fonds d épargne UN DISPOSITIF RENFORCÉ POUR LE LOGEMENT INTERMÉDIAIRE Dans les zones les plus tendues, le parcours résidentiel est freiné par l absence d une offre de logements locatifs abordables sur le marché libre. Face à ce constat, les pouvoirs publics ont souhaité encourager le retour des investisseurs institutionnels sur ce segment par des dispositifs fiscaux attractifs (baisse du taux de TVA et exonération de taxe foncière). Mise en œuvre du dispositif d accompagnement des programmes d investissement RÉPARTITION DES CONTRATS SIGNÉS LOGEMENT LOCATIF SOCIAL EN 2014 4 % 69 % 17 % Logement social et très social PLS/PLI Réhabilitation 10 % En réponse au «choc d offre» souhaité par les pouvoirs publics en mars 2013 avec la construction de 150 000 logements sociaux par an et la rénovation thermique de 120 000 logements, la Caisse des Dépôts a mis en place un nouveau dispositif afin de soutenir les programmes d investissement des organismes de logement social. Cet accompagnement vise à redonner des marges de manœuvre et à faciliter le montage d opérations. Il s appuie sur les leviers de l ingénierie financière «classique» (modulation des caractéristiques financières des prêts, augmentation possible de la quotité des prêts sur fonds d épargne, réaménagement de la dette) et sur deux innovations mises en œuvre dans le cadre de ce dispositif. Le nouveau prêt foncier 60 ans permet ainsi d allonger sur une période de 60 ans le financement de la partie foncière des opérations (de construction ou d acquisition) dans les zones dites «tendues». Cette option permet de limiter l impact du coût des terrains en diminuant le poids annuel des échéances du prêt considéré de l ordre de 10 %. Enfin, le prêt de relance logement social encourage le lancement rapide des opérations en minimisant de façon temporaire la mise de fonds propres des bailleurs. Une enveloppe de 1 Md a été ouverte sur une période de cinq ans. Autres prêts 11

les prêts Logements sociaux CONSTRUITS OU ACQUIS FINANCéS EN 2014 L offre du fonds d épargne en faveur du logement intermédiaire a été adaptée à ce dispositif et le premier prêt PLI «investisseur institutionnel» a été signé avec le Fonds pour le logement intermédiaire (FLI) pour un montant de 190 M. POLITIQUE DE LA VILLE ET PROJETS URBAINS 0 ; 2 000 2 000 ; 4 000 4 000 ; 6 000 Après deux années de mobilisation exceptionnelle, les prêts signés dans le secteur des projets urbains sont en recul à 1 Md contre 1,6 Md en 2013. Ce ralentissement de l activité intervient dans un contexte particulier, marqué par un certain attentisme lié aux évolutions législatives de la politique de la ville. En effet, la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine (1) a mobilisé tous les acteurs de la politique de la ville. Cette période de 6 000 ; 12 000 28 000 122 000 logements financés répartis sur la France : 23 % en Ile-de-France, 9 % en Rhône-Alpes et 7 % dans le Nord-Pas-de-Calais. Nouvelle-Calédonie - Polynésie française Antilles - Guyane Réunion 16,7 MD de prêts en faveur du logement social et de la politique de la ville 12

groupe caisse des dépôts rapport du fonds d épargne transition se caractérise aussi par un contexte tendu pour les collectivités locales compte tenu de leurs contraintes budgétaires, les collectivités étant les principaux porteurs de projets (88 % des prêts politique de la ville). En 2014, le financement de la politique de la ville a représenté 678 M dont 531 M de prêts PRU dédiés au financement du Programme national pour la rénovation urbaine (PNRU). Les opérations de maîtrise foncière ont mobilisé près de 340 M de prêts Gaïa, soit un niveau équivalent à 2012, l année 2013 étant moins représentative (le pic d activité 2013 étant dû au financement d opérations de grande envergure, réalisées notamment en Ile-de-France). En 2014, les Sociétés d économie mixte (SEM) et le secteur public local représentent plus de la moitié des utilisateurs des prêts de maîtrise foncière de la Caisse des Dépôts. RENFORCEMENT DE L HABITAT SPÉCIFIQUE À la croisée de la politique de l habitat et de la politique sociale, la prise en charge des publics fragilisés ou en insertion passe par une offre de places en institutions dédiées : établissements pour personnes âgées dépendantes ou non, établissements pour adultes et enfants handicapés, résidences sociales pour jeunes travailleurs ou travailleurs migrants, résidences étudiantes, centres d hébergement Cet habitat «spécifique» fait l objet d une offre de prêts sur fonds d épargne à des conditions avantageuses (durée et taux), adaptée aux contraintes budgétaires rencontrées ces dernières années par les porteurs de projets. En 2014, près de 1,9 Md de prêts ont été signés. Ce volume en hausse de 9 % a permis de financer la construction ou l acquisition de près de 20 000 logements et d en réhabiliter plus de 6 600. Le financement de l habitat des étudiants et des jeunes travailleurs a le plus fortement progressé de 17 %, suivi du financement des établissements pour personnes âgées. Ce dernier avec un peu plus de 1 Md de prêts signés prédomine largement sur ce segment. * (1) La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine définit une nouvelle géographie prioritaire et prévoit un nouveau programme de rénovation urbaine (NPNRU). RÉPARTITION CONTRATS SIGNÉS HABITAT SPÉCIFIQUE EN 2014 73 % Médico-social Logement de jeunes Autres habitats 12 % 15 % Partenaire historique du logement d insertion Face à la forte croissance du nombre de personnes sans abri ou mal logées en France, le gouvernement a annoncé en février 2015 la mise en place d un plan triennal pour réduire le recours aux nuitées hôtelières, coûteuses à tous les points de vue, en renforçant les réponses alternatives d habitat offrant un parcours d insertion par le logement. Le fonds d épargne contribue depuis les années 1990 au financement du logement d insertion mis en œuvre historiquement par des opérateurs de mouvance associative, dans le cadre des plans départementaux d action pour le logement des personnes défavorisées. Grâce à un financement sur mesure aux conditions financières très favorables, le fonds d épargne couvre tout type de besoins : des centres d hébergement, du logement accompagné dans le parc social privé aux résidences sociales. Les prêts sur fonds d épargne ont ainsi contribué en 2014 à financer 3 000 logements d insertion. 13

les prêts Prêts aux collectivités territoriales L année 2014 se caractérise par la montée en puissance de l enveloppe de 20 Md et par le lancement de la sous-enveloppe de prêts «croissance verte» en faveur des projets facilitant la transition écologique et énergétique. Avec 3,6 Md de prêts signés et 1 700 projets financés en 2014, l enveloppe de 20 Md, ouverte sur la période 2013-2017, poursuit son déploiement et illustre les réels besoins du secteur pour des financements de long terme. L activité en 2014 à 3,7 Md (comprenant 67 M résiduels des enveloppes infrastructures) est légèrement supérieure, hors enveloppes exceptionnelles, à celle de 2013 (3,4 Md ). Ce résultat s apprécie dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires renforcées pour les collectivités locales et par une offre de financement bancaire en forte croissance. UNE FORTE CONTRIBUTION À L INVESTISSEMENT LOCAL De la mise en place en 2013 de l enveloppe de 20 Md au 31 décembre 2014, 9,6 Md de prêts ont fait l objet d une offre commerciale, dont 2,3 Md au titre de la nouvelle enveloppe de prêts «croissance verte» (voir encadré ci-contre), et un total de 5,6 Md de prêts signés. 3 000 offres de prêts ont été au total proposées. Plus de 80 % des projets financés en 2014 ont concerné les bâtiments publics, les infrastructures hospitalières, les transports et les infrastructures d eau et d assainissement. La construction ou la rénovation de bâtiments publics (écoles, collèges, lycées, équipements sportifs et culturels ) se situe au premier rang des projets financés avec 37 % des montants signés. Ces financements ont ainsi permis de financer un vaste programme de rénovation d établissements scolaires de la région des Pays de la Loire et la Cité des civilisations du vin à Bordeaux. Les financements d infrastructures de transport (transport en commun, transport public en agglomération et transport ferroviaire) représentent une part significative de l enveloppe et ont permis le financement du tramway de Nice. La prise en charge de nouvelles compétences par les collectivités territoriales dans le déploiement des réseaux numériques à très haut débit est également perceptible, ce segment se renforce pour atteindre 4 % de l enveloppe de 20 Md, des contrats d ampleur ont été signés avec les régions Auvergne et Bretagne. * RÉPARTITION DE L ENVELOPPE 20 MD PAR SECTEUR EN 2014 1 %1% 37 % 16 % 4 % 5 % 13 % Bâtiments publics Infrastructures pour l enseignement supérieur Infrastructures de prévention des inondations Infrastructures hospitalières Divers projets de long terme Thermique / Énergie 3 % Infrastructures de transport Subvention logement social Infrastructures d eau potable et assainissement Infrastructures de valorisation des déchets Infrastructures numériques 5 % 0,4 % 15 % 14

groupe caisse des dépôts rapport du fonds d épargne Les Prêts «croissance verte» Dans le cadre de l enveloppe de 20 Md, une sous-enveloppe de 5 Md de prêts «croissance verte» a été ouverte en septembre 2014. Ces prêts financent des projets * en faveur de la transition énergétique et écologique à des conditions de taux avantageuses, soit au taux du livret A + 0,75 %. 2,3 Md de prêts ont été engagés fin 2014. Les projets financés signés en 2014 ont concerné la rénovation thermique de bâtiments publics (collèges et lycées). Les prêts engagés portent majoritairement sur le secteur des transports, le prêt de 1 Md finançant les premiers travaux du Grand Paris Express étant l un des plus emblématiques. Des prêts «croissance verte» finançant des infrastructures de production d énergies renouvelables (chaufferies biomasse, unités de méthanisation et microcentrales hydroélectriques) se développent. Ces projets portés par l ensemble des collectivités territoriales, quelle que soit leur taille, témoignent d une prise en compte grandissante des enjeux liés à la transition écologique et énergétique sur le territoire. * Le prêt «croissance verte» cible trois types de projets : la construction de bâtiments publics à énergie positive et la réhabilitation thermique, les transports propres et les énergies renouvelables. 15

les prêts MONTANT DES CONTRATS SIGNÉS EN 2014 PAR SECTEUR ET TYPE D INTERVENTION (en millions d euros) 2014 2013 2014 / 2013 Logement locatif social Montants des prêts Montants des prêts Variation Logement social 6579,81 5928,16 + 11 % Logement très social 2297,22 2031,88 + 13 % Logement social PLS 1197,48 764,27 + 57 % Logement intermédiaire 46,69 45,65 + 2 % Réhabilitation 1609,95 1364,07 + 18 % Réhabilitation thermique 542,41 299,23 + 81 % Transfert et rachat de patrimoine 595,62 357,45 + 67 % Autres prêts 0,15 ns Total logement locatif social 12 869,17 10 790,85 + 19 % Nombre de logements construits ou acquis 102 851 91 557 Nombre de logements réhabilités 267 678 244 915 Habitat spécifique Établissements pour personnes âgées 1038,34 976,56 + 6 % Établissements pour personnes handicapées 321,98 337,17-5 % Habitat de jeunes (étudiants, jeunes travailleurs) 264,77 226,73 + 17 % Hébergement et logements d urgence 97,07 92,65 + 5 % Institution pour jeunes en difficulté 20,05 30,82-35 % Logement pour gendarmes 119,46 45,32 + 164 % Total habitat spécifique 1861,66 1709,26 + 9 % Nombre de logements construits ou acquis 19 916 18 389 Nombre de logements réhabilités 6693 8201 Projets urbains / politique de la ville Anticipation foncière 340,27 514,48-34 % Aménagement urbain en zone ANRU 531,08 733,18-28 % Aménagement urbain hors zone ANRU 147,40 340,85-57 % Total projets urbains / politique de la ville 1018,74 1588,51-36 % PLI Institutionnel 190,00 ns Total prêts directs au logement social et à la politique de la ville 15 939,58 14 088,62 + 13 % Nombre de logements construits ou acquis 122 767 109 946 Nombre de logements réhabilités 274 371 253 116 Refinancements Refinancement PLI 30,00 4,46 + 572 % Refinancement PLS 666,14 1024,07-35 % Refinancement PSLA 105,34 239,06-56 % Total refinancement bancaire 801,48 1267,59-37 % Refinancement des organismes 1 % logement 1000,00 ns Total général prêts au logement social et à la politique de la ville 16 741,06 16 356,22 + 2 % Enveloppes infrastructures durables Infrastructures de transport 869,49 ns Universités 12,62 140,32-91 % Hôpitaux 54,09 360,69-85 % Eau potable et assainissement 103,69 ns Total enveloppes infrastructures durables 66,71 1474,18-95 % Enveloppes exceptionnelles collectivités locales (2011 et 2012) 823,64 ns Enveloppe 20 Md (2013-2017) Secteur public local 3613,45 1960,26 + 84 % Total prêts d infrastructures et de financement des collectivités 3680,16 4258,08-14 % Nacre et autres prêts 63,00 50,00 + 26 % TOTAL GÉNÉRAL DES PRÊTS SUR FONDS D ÉPARGNE 20 484,22 20 664,30-1 % 16

4 projets emblématiques Logement d insertion Le logement pour tous en métropole lilloise 35 logements d insertion diffus pour redonner dignité et espoir aux plus démunis. Cette opération en métropole lilloise est une initiative qui vise l insertion par le logement de personnes en situation de précarité économique et sociale, notamment les familles nombreuses, les familles monoparentales et les personnes handicapées. Pour l opérateur du projet, maître d ouvrage d insertion du Mouvement PACT, SAUES (SA Union d économie sociale) Habitat PACT, l intégration sociale passe avant tout par l accès et le maintien des ménages précaires dans un logement décent, accessible et dans un environnement propre à favoriser l épanouissement de tous. Les «logements d insertion en diffus», situés au cœur des villes et au sein du parc privé, répondent à cet objectif en favorisant notamment la réinsertion par la qualité de l environnement et la mixité sociale. Les 35 logements à l origine insalubres, ici situés à Tourcoing, Roubaix, Armentières et Wattrelos, ont nécessité des réhabilitations souvent lourdes associant des performances techniques et thermiques. Ce type de projet permet également, au-delà des quatre murs du logement, de redonner à des quartiers leur habilité, à des maisons individuelles ou des immeubles collectifs, anciens ou récents, leur valeur patrimoniale. Les loyers, conventionnés en loyers social et très social, sont abordables, et les locataires bénéficient d un suivi des équipes sociales dès leur l entrée dans les lieux. Cette opération a été financée par un prêt sur fonds d épargne de 2,339 M. 388 loyer moyen mensuel 2,339 M prêt sur fonds d épargne 3,906 M coût total de l opération 17

Partenariat sur mesure Une réponse aux acteurs du logement social multérégionaux En complément de son maillage territorial et pour s adapter aux besoins d acteurs multirégionaux, la Caisse des Dépôts a signé plusieurs protocoles de partenariat d ampleur en 2014. Pour améliorer ses réponses et renforcer la connaissance de ses clients, la Caisse des Dépôts s est engagée dans des protocoles de partenariat auprès de ses clients historiques dont les enjeux sont multirégionaux. Afin de mieux répondre à leur stratégie de développement tout en intégrant leurs fortes spécificités territoriales, la Caisse des Dépôts a élaboré une réponse globale, en proposant un partenariat à dimension nationale, décliné 9 partenariats signés à fin 2014 Engageant près de 100 ESH Ce qui représente + de 750 000 logements localement auprès de chacune des entités filiales d un même groupe. Ces partenariats peuvent concerner à la fois des groupes proprement dits ou des acteurs du logement social structurés en réseau. Au nombre de neuf à fin 2014, ils permettent d appuyer et de faciliter à moyen et long terme le développement ambitieux de ces clients, en intégrant davantage de souplesse et de fluidité dans les engagements et processus d instruction. 18

Décryptage partenariats multirégionaux quels atouts? Appuyer et faciliter sur le long terme le développement des acteurs multirégionaux par la Caisse des Dépôts dans un contexte spécifique. FONDS D ÉPARGNE OPÉRATEUR MULTIRÉGIONAL Fluidifier les échanges et construire ensemble des solutions d optimisation financière dans les montages d opérations. Se doter d une meilleure vision et d une meilleure compréhension de la stratégie de développement de l opérateur, afin de mieux répondre à ses besoins. Décliner ce partenariat au cœur des territoires grâce à une approche globale de l opérateur dans ses dimensions nationale et régionale. Mettre en place de nouveaux dispositifs de financement, en termes de souplesse et de rapidité des engagements. L exemple du réseau Batigère Les équipes en région de la Caisse des Dépôts et les équipes siège de la direction des fonds d épargne se sont associées aux équipes de Batigère pour parvenir à un partenariat prenant en compte les spécificités des huit entités historiques du réseau, toutes différentes par leur organisation et leur situation financière. Ce processus s est conclu par la signature d une convention qui porte sur la mobilisation de 415 M de prêts, couvrant l accompagnement du programme d investissement de Batigère pour la période 2014-2016, soit 10 562 logements, construits ou réhabilités, le montant total de l investissement étant estimé à 1,025 Md. 10 562 logements financés 415 M sur la période 2014-2016 1,025 Md Montant total du projet 19

Plan Lycée «vert» Un projet exemplaire des Pays de la Loire CE vaste programme de rénovation et de construction de lycées aux dernières normes environnementales va permettre d accueillir près de 13 000 jeunes supplémentaires. Pour le territoire ligérien, le développement d infrastructures de formation ou de l économie de la connaissance est une nécessité et une composante essentielle à sa dynamique actuelle et future. Ce prêt incarne la transition écologique et énergétique de notre territoire. Il s appuie sur un partenariat innovant qui illustre ce que la Caisse des Dépôts apporte au service de la stratégie d investissement de la Région. Thierry Ravot Directeur régional Pays de la Loire Caisse des Dépôts La Région, avec 149 000 lycéens, prévoit d en accueillir près de 13 000 de plus d ici 2025, sous le double effet de la démographie et de l attractivité du territoire. Dans le cadre d une convention de partenariat conclue entre la région des Pays de la Loire et la Caisse des Dépôts pour la période 2015-2020, un prêt «croissance verte» sur fonds d épargne de 125 M a été signé. Ce prêt, dédié à des projets favorisant la transition énergétique et écologique, contribue au financement d un vaste Plan lycée avec seize rénovations d établissements scolaires et la construction de cinq lycées à énergie positive. Ce type de construction est inédit pour la Région. Un premier ouvrage, le lycée des Mauges à Beaupréau, accueillera 600 jeunes dès la rentrée scolaire de 2015. Il produira plus d énergie qu il n en consomme grâce à son exposition, son isolation, les matériaux utilisés (une ossature béton revêtue d une enveloppe bois) et ses panneaux solaires photovoltaïques ; il possèdera enfin un puits canadien, le plus grand jamais réalisé en France, afin de rafraîchir ou réchauffer l air ventilé du bâtiment. 20

Décryptage Plan lycée : localisation des établissements Rénovation, extension et restructuration de lycées Construction de lycées à énergie positive laval 53 le mans 72 CHATEAU-GONTIER SABLÉ-SUR-SARTHE BRETTE-LES-PINS chateaubriant LA FLECHE 44 angers CARQUEFOU ANCENIS LES PONTS-DE-CÉ pornic Nantes Beaupréau 49 Clisson cholet 85 fontenay-le-comte Qu est-ce qu une Construction à énergie positive? Électricité Gaz Électricité Eau chaude Fioul Bois Réseau de chaleur Énergies primaires entrantes renouvelables Énergies primaires entrantes non renouvelables < Énergies primaires sortantes AVEC ÉCART AUTORISÉ 21

L A C L TRAM EXPRESS OUEST N U J J N RER A TRAM EXPRESS OUEST L T0 T0 Saint-Quentin Université T0 A Satory Grand Paris Express Le Mesnil-Amelot Aéroport Charles de Gaulle T4 J - L RER A - E Seine LIGNE 18 Variantes RER A L C Versailles Chantiers TN RER A - E Rueil L J - L Rueil - Suresnes Mont Valérien L TRAM EXPRESS NORD J La Garenne-Colombes Nanterre La Folie 1 La Défense U Nanterre La Boule LIGNE 15 Saint-Cloud 10 U 9 Pont de Sèvres N RER C L U H 1 Md pour le métro de demain H H RER C RER C J J LIGNE 15 RER A RER E 12 B RER C RER C TN 13 Colombes Les Grésillons Les Agnettes Bois- Colombes Mairie de St-Ouen Issy RER J - L J L 3 Fort d Issy Vanves Clamart St-Ouen RER C Bécon-les-Bruyères Pont Cardinet N LIGNE 14 Porte de Clichy RER C RER B LIGNE 15 13 Châtillon 4 Montrouge Bagneux M4 Arcueil Cachan Villejuif Institut Gustave Roussy TRAM EXPRESS NORD H Saint-Lazare Chevilly Trois Communes K LIGNE 14 13 La Courneuve Six Routes Saint-Denis Pleyel Stade de France 7 Kremlin- Bicêtre Hôpital 7 LIGNE 14 12 Châtelet Les Halles Gare de Lyon Olympiades Mairie d Aubervilliers RER D Maison Blanche Paris XIII e Villejuif L. Aragon Le Bourget LIGNES 16 RER ET 17 Vitry Centre Le Bourget Aéroport 7 Fort d Aubervilliers RER D RER C LIGNE 15 R RER E P LIGNE 11 9 1 3 LIGNE 17 LIGNE 16 5 BARREAU DE GONESSE RER A RER B CDG EXPRESS Drancy Bobigny TN LIGNE 15 Bondy 8 T4 LIGNE 15 Val de Fontenay Saint-Maur Créteil Les Ardoines Triangle de Gonesse Aulnay Le Blanc-Mesnil Bobigny P. Picasso T4 Pont de Bondy Nogent Le Perreux Créteil l Échat Le Vert de Maisons RER A T4 Rosny Bois Perrier Champigny Centre RER B RER E K LIGNE 11 LIGNE 16 T4 Marne LIGNE 15 B LIGNE 17 Parc des Expositions Villemomble Sevran Beaudottes Neuilly Les Fauvettes Bry Villiers Champigny Sevran Livry Aéroport Charles de Gaulle T2 E Neuilly Hôpitaux 11 T4 CDG EXPRESS Clichy Montfermeil LIGNE 16 Chelles RER A Noisy Champs RER E P P RER B K B Horizons de mises en se 2017 2020 Pont de Sèvres 2023/ 2024 Mairie de St-Ouen Villejuif IGR CEA Saint-Aubin 18 2025 Nanterre 15 Pont de Sèvres 2027 Nanterre St-Lazare Saint-Denis Pleyel 14 Mairie de St-Ou Olympiades Massy 14 Saint-Denis Pleyel 15 Saint-Denis Pleyel 15 Rosny- Bois Perrier 15 17 Le Bourget RER 14 Noi Cham Aéroport d O 11 Saint-Quentin Est RER C M.I.N. Porte de Thiais Pont de Rungis R RER D Seine A 2030 CDG (T2 TRAM EXPRESS SUD B RER B Société du Grand Paris Septembre 2014 Antonypôle LIGNE 18 LIGNE 18 Massy Palaiseau Massy CEA Le Saint-Aubin métro parisien de 2030 se conçoit dès aujourd hui... RER B C Opéra Ce projet hors normes nécessite le plus important prêt Palaiseau 200 kilomètres de nouvelles lignes, dont 4 nouvelles lignes de métro automatique et l extension de la ligne 14, 69 nouvelles gares Le chantier du Grand Paris Express (volet transport du Grand Paris) revient à doubler le nombre actuel de kilomètres de lignes de métro de 205 à plus de 400 et à diminuer de 29 % les temps de déplacement en Ile-de-France! Donnant le départ à ce projet exceptionnel, un accord de coopération signé entre la Société du Grand Paris (SGP) et la Caisse des Dépôts prévoit la mobilisation de 4 Md de prêts sur fonds d épargne, soit la moitié du besoin de financement estimé par la Société du Grand sur Orsay Giffonds d épargne au titre de l enveloppe de 20 Md. TRAM EXPRESS SUD Aéroport d Orly Le Grand Paris Express entre dans sa phase opérationnelle, la Caisse des Dépôts l accompagne et, grâce à son intervention d un montant exceptionnel de 4 Md, le Grand Paris du transport va devenir une réalité. RER D RER C Odile Renaud-Basso directrice générale adjointe du groupe Caisse des Dépôts et directrice des fonds d épargne RER D R 10 Au-delà de 2030 Terminus de métro Gare avec correspondance modes lourds Autres gares 2 km Versailles Chantiers 18 CEA Saint-Aubin Paris pour la période 2014-2020 (soit 8 Md ). Des prêts à taux bonifiés conclus sur des durées pouvant aller jusqu à 40 ans seront signés en fonction de l avancement des travaux et des besoins de financement de la SGP. Un premier prêt de 1 Md a été engagé afin de permettre le démarrage des travaux dès 2016 et de sécuriser le calendrier opérationnel du projet à horizon 2020. 200 KM de nouvelles lignes Rosny- Bois Perrier 15 Cha Cen 22

la gestion financière 89 Md au service de l économie Investisseur institutionnel (1) majeur en Europe, le fonds d épargne assure la liquidité, la sécurité et la rémunération de l épargne tout en contribuant par son profil, sa stratégie d investissement de long terme et l ampleur des fonds gérés au financement de l économie française et européenne. À 12 Md, les placements en actions d entreprises et en capital-investissement sont en progression régulière. (1) Investisseur institutionnel : assurance-vie, caisses de retraites, fonds souverains

LA GESTION FINANCIÈRE Une stratégie d investissements de long terme La part des ressources du fonds d épargne qui n est pas consacrée à des prêts d intérêt général est investie en actifs financiers afin d assurer la rémunération et la liquidité de l épargne populaire. Investisseur de long terme, le fonds d épargne contribue en outre, par l ampleur des fonds gérés et par son profil, à financer l économie française. UNE GESTION FINANCIÈRE DE LONG TERME Les ressources du fonds d épargne qui ne sont pas consacrées aux prêts sont investies en actifs financiers. La gestion de ces actifs vise, avec une préoccupation constante de liquidité et de sécurité, à optimiser les résultats du fonds d épargne afin d assurer durablement la rémunération de l épargne populaire collectée. Il s agit de fournir la liquidité nécessaire en cas de baisse des encours des dépôts et/ou d augmentation de la demande de prêts, de gérer les risques liés à la variation du taux d intérêt et de l inflation et de réaliser un rendement contribuant à un résultat positif récurrent du fonds d épargne. Ce rendement est obtenu par des plus- values régulièrement réalisées sur le portefeuille d actions, des dividendes et des revenus de titres de taux. Au regard des projections d activité et des évolutions anticipées du bilan du fonds d épargne (prêts et collecte) et dans le cadre de scénarios macroéconomiques et de marchés pluriannuels, le fonds d épargne évalue les risques financiers et détermine une allocation des portefeuilles d actifs financiers ainsi que des orientations de gestion. Les prêts étant de durée longue, les dépôts stables, l exigence de liquidité du portefeuille est compatible avec un comportement d investisseur de long terme. Ainsi, une large part des titres de taux est détenue jusqu à échéance et l horizon de détention des actions par le fonds d épargne est aussi de long terme. Investisseur responsable, la direction des fonds d épargne veille à exercer les droits de vote afférents aux titres qu elle détient. Elle agit pour cela dans le cadre du guide de vote et des procédures de la Caisse des Dépôts. LA TAILLE DU PORTEFEUILLE DÉCROÎT La production de prêts a été forte au cours de l année tandis que la collecte centralisée est restée modeste. La taille du portefeuille de titres financiers a de ce fait mécaniquement diminué, son rôle étant justement de fournir la liquidité nécessaire. Le portefeuille d actifs financiers atteint un peu plus de 89 Md fin 2014 contre près de 99 Md fin 2013. 89 MD de portefeuille d actifs financiers en 2014 24

groupe caisse des dépôts rapport du fonds d épargne Conjoncture économique et financière 2014 L année 2014 a été caractérisée par une croissance économique faible et un contexte désinflationniste. Le déficit de la demande sur le marché des biens et services associé au reflux du prix du pétrole expliquent la baisse de l inflation française de 0,7 % sur un an fin 2013 à 0,1 % fin 2014. Les anticipations d inflation de long terme extraites des obligations indexées ont également baissé, passant de 1,74 % à seulement 0,93 %. Face au risque de déflation, la BCE a assoupli sa politique monétaire en diminuant à deux reprises ses taux directeurs à un niveau quasi nul. Les banques centrales des pays développés ont également eu des politiques expansionnistes incluant des achats d actifs financiers : la liquidité a beaucoup soutenu le prix des actifs. Dans ce contexte, le taux OAT 10 ans a reflué de 2,56 % à 0,83 % et le CAC 40 n a cédé que 0,54 %. 25

LA GESTION FINANCIÈRE PORTEFEUILLE PAR AFFECTATION COMPTABLE DES TITRES EN 2014 50 % Titres de taux en investissement (dont titres de taux indexés sur l inflation : 40 %) Actions et fonds (toutes intentions de gestion) Titres de taux en placement 37 % PORTEFEUILLE PAR TYPE D ÉMETTEURS EN 2014 Titres de crédit Actions et fonds Titres d États 13 % 28 % 13 % 59 % Afin de préserver la solidité du bilan du fonds d épargne et de maintenir la capacité du portefeuille à contribuer à la rémunération de l épargne populaire et de l État, la diminution d encours a porté sur les titres qui, compte tenu des conditions de marché, étaient les moins rémunérateurs. Ainsi les cessions ou non-renouvellement d échéances ont porté sur des titres courts ou longs mais indexés sur des marchés monétaires dont la rémunération, à l issue des baisses de taux directeurs, avoisine désormais zéro. Ces cessions ont à l occasion donné lieu à la réalisation de plus-values, matérialisant le gain obtenu en cédant avant échéance des titres dont les marges de crédit («spreads») à l acquisition étaient supérieures à celles en vigueur sur le marché lors de la cession. UNE CONTRIBUTION À L ÉCONOMIE FRANÇAISE L ensemble de ces opérations se traduisent dans le portefeuille par une forte baisse de l encours de titres de taux en placement, de 44,3 Md fin 2013 à 33,3 Md fin 2014. La part de ces titres a ainsi diminué de 45 % en 2013 à 37 % en 2014. En revanche, l encours des titres indexés sur l inflation, qui contribuent à la protection du bilan, a pu être préservé, malgré l arrivée à échéance de titres dans l année. Mais surtout, les actifs dont la rentabilité attendue est la plus forte, soit les actions et fonds d actifs non cotés, ont vu leur encours augmenter de 10,7 Md fin 2013 à 11,6 Md fin 2014. La taille du portefeuille diminuant, la progression de la part des actions en portefeuille est plus importante à 13 % en 2014 contre 11 % l an dernier. La part du non-coté suit cette même tendance ; les fonds d actifs non cotés ont augmenté de 300 M fin 2014. Cette stratégie a été rendue possible par le maintien d un niveau de fonds propres adéquat. C est en effet ce dernier qui conditionne la capacité du portefeuille à porter des actions. Investisseur de long terme, le fonds d épargne contribue, par son profil et l ampleur des fonds gérés, au financement de l économie française. La répartition de son portefeuille entre actions et obligations est comparable à celle d un assureur-vie. Depuis deux ans, la part des actions d entreprises en portefeuille se renforce, ainsi que la fraction des actifs non cotés en croissance régulière. * 26

LA COLLECTE 243 Md centralisés à la Caisse des Dépôts Après plusieurs années de forte progression des encours des livrets A, LDD et LEP dans les réseaux bancaires, dont plus de 75 Md de collecte de 2011 à 2013, les dépôts se contractent légèrement en 2014 à 412 Md. Les encours centralisés à la Caisse des Dépôts restent stables à 243 Md, la capitalisation compensant en grande partie la décollecte.

LA COLLECTE La collecte Les encours tous guichets du livret A, du livret de développement durable et du livret d épargne populaire ont légèrement diminué de 1 %, la décollecte nette étant en partie compensée par la capitalisation. L encours global centralisé à la Caisse des Dépôts est resté stable. LA COLLECTE CUMULÉE DU LIVRET A ET DU LDD Les encours tous guichets du livret A, du livret de développement durable (LDD) et du livret d épargne populaire (LEP) diminuent légèrement en 2014 de -1 %, la décollecte nette (-8,7 Md ) étant en partie compensée par la capitalisation de l année (4,8 Md ). La collecte tous guichets du livret A et du livret développement durable est négative à -6,1 Md. Cf. graphique 1 ci-contre. Dès le début de l année, dans un contexte de faible taux de rémunération entraînant une concurrence accrue de produits traditionnels comme l assurance-vie ou en regain d intérêt comme le Plan épargne logement (PEL), la collecte du livret A et du LDD s est révélée peu dynamique. À fin juin, elle restait inférieure à 4 Md. La tendance décollectrice de fin d année est apparue dès le mois de juillet, avant même la baisse du taux du livret A à 1,00 % intervenue le 1 er août. La décollecte du 2 e semestre 2014 a atteint près de 10 Md, un montant à rapprocher de celui de la décollecte cumulée de la fin de l année 2009 qui avait dépassé -7 Md dans un contexte de taux du livret A à 1,25 %. La décollecte tous guichets du livret A et du LDD est sensible à -6 Md sur l ensemble de l année, mais elle n atteint pas les niveaux les plus défavorables constatés dans les années 1990 qui étaient plus proches des -10 Md par an. Cf. graphique 2. UNE DÉCOLLECTE ISSUE DU LIVRET A La décollecte est exclusivement issue du livret A (-6,1 Md ), la collecte cumulée du livret de développement durable atteignant un niveau proche de 0. Le livret A, produit plus largement détenu et plus médiatisé, semble avoir subi beaucoup plus nettement que le LDD à la fois la baisse de son taux et la concurrence des autres produits. Parallèlement, l année 2014 a été marquée par une intensification des campagnes de fermeture des livrets en double détention, ce qui a contribué en partie à amplifier la décollecte. LES NOUVELLES RÈGLES D ÉLIGIBILITÉ AU LEP De nouvelles règles d éligibilité au LEP applicables à partir du 1 er janvier 2014 ont été introduites dans la loi «de finances rectificatives» (loi n 2013-1279 du 29 décembre 2013). L éligibilité n est plus évaluée en fonction de l impôt payé mais du revenu fiscal de référence avec de nouveaux seuils entraînant une nette augmentation du nombre d épargnants éligibles au produit. 28

groupe caisse des dépôts rapport du fonds d épargne 1 Évolution de la collecte tous guichets du Livret A depuis le 1 er janvier 2014 (en Md ) 2 LA/LDD : les plus fortes décollectes depuis 1989 (en Md ) 20 4 15 10 11,5 15,1 14,0 12,1 0-5 -10 2,1 2,3-1,7-6,1-4 -2,0-8 -2,9-6,3-6,8-9,3-12 -9,5-0,7-3,1-4,5-1,4-6,1-12,8-10,1 Janv. fév. mars avril mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1996 1998 1999 2000 2003 2005 2014 2013 2014 Cumulé 2013 Cumulé 2014 Livret A LDD Total 3 Évolution de la collecte tous guichets du LEP depuis le 1 er janvier 2014 (en Md ) 4 Encours comptable des dépôts centralisés à la Caisse des Dépôts (en Md ) 1 300 0 255,5 243,3 243,5-1,8 200 211,6 211,9 222,5 37,9 43,9 41,1 37,0 25,7 27,4-2,1-2,2-3 -1,9-2,1-2,3-2,5 100 170,8 184,6 218,5 217,6 216,1 167,7-4 -5-4,5 0 Janv. fév. mars avril mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. 12/2009 12/2010 12/2011 12/2012 12/2013 12/2014 2013 2014 Cumulé 2013 Cumulé 2014 LEP LA/LDD Total 29

LA COLLECTE À défaut d avoir engendré un véritable redémarrage de la collecte, les règles élargies de détention du livret d épargne populaire ont permis d éviter la décollecte traditionnellement liée aux campagnes de vérification à l éligibilité au produit. La décollecte du LEP atteint -2,5 Md en 2014 contre -4,5 Md en 2013. Cf. graphique 3, page 29. La décollecte de janvier 2014 est restée importante car basée sur les anciennes règles d éligibilité au produit. La collecte de décembre est désormais comparable aux très faibles niveaux des collectes mensuelles courantes du LEP (entre -0,2 et 0,1 Md par mois). collecte et gestion de bilan Face à une activité sur prêts en croissance dynamique, la stabilité des encours centralisés entraîne mécaniquement une réduction de la taille du portefeuille d actifs financiers. Cette réduction rend d autant plus cruciale la capacité du fonds d épargne à déterminer une allocation d actifs pertinente lui permettant de remplir ses missions fondamentales de garantie de la liquidité et de la rémunération de l épargne qui lui est confiée. Dans le cadre d une décollecte limitée dans le temps, des mécanismes protecteurs sont prévus par la loi : les dépôts centralisés au titre du livret A et du LDD doivent couvrir 125 % des encours de prêts au logement social et à la politique de la ville et la totalité des ressources (fonds propres et dépôts centralisés au titre du livret A, du LDD et du LEP) doivent couvrir 135 % des encours de prêts au bilan du fonds d épargne. Ces ratios visant à assurer en permanence un rapport suffisant entre prêts et dépôts peuvent s activer avec succès si la croissance de l activité de prêts le justifie. L ENCOURS GLOBAL DES FONDS CENTRALISÉS À LA CAISSE DES DÉPÔTS L encours global des fonds centralisés à la Caisse des Dépôts au titre du livret A, du LDD et du LEP reste stable à 243,5 Md à fin 2014 contre 243,3 Md à fin 2013. La légère baisse de l encours centralisé au titre du livret A et du LDD étant compensée par l augmentation de l encours centralisé au titre du LEP. Cf. graphique 4, page 29. * 30

bilan & résultat 820 M de résultat net en 2014 Avec un résultat net de 820 M contre 443 M en 2013, le fonds d épargne réaffirme sa solidité financière dans un contexte marqué par des taux d intérêt extrêmement bas et par une baisse du taux du livret A. Ce résultat permet au fonds d épargne de rémunérer l État au titre de sa garantie accordée sur les livrets réglementés.

BILAN ET RÉSULTAT L évolution du bilan sur l année 2014 Après deux années marquées par le relèvement des plafonds des livrets réglementés et la baisse du taux de centralisation des dépôts, le bilan du fonds d épargne est resté relativement stable en 2014. Au 31 décembre, il s établit à 261,5 Md, proche des 259,3 Md atteints fin 2013. PASSIF : LES ENCOURS CENTRALISÉS SUR LE LIVRET A, LE LDD ET LE LEP SE STABILISENT L ensemble des dépôts centralisés au titre du livret A, du LDD et du LEP représente au 31 décembre 2014 un montant de 243,5 Md, soit 93 % du total du passif, contre 243,3 Md à fin 2013 (94 % du passif). Les dépôts centralisés des livrets A et LDD sont en baisse de -1,5 Md, l encours passant de 217,6 Md à 216,1 Md. Cette diminution correspond à la décollecte nette de l année (-3,9 Md ) en partie Principaux postes du bilan actif/passif (en Md ) Actif 101,7 157,6 93,6 167,9 2013 2014 2013 2014 Prêts Actifs financiers et divers Passif 16,0 243,3 18,0 243,5 Dépôts Autres passifs compensée par les intérêts courus en 2014 (+2,4 Md ). Les dépôts centralisés du LEP atteignent 27,4 Md fin 2014, contre 25,7 Md fin 2013. Cette hausse résulte de la surcentralisation adoptée par trois réseaux distributeurs, qui s est traduite pour le fonds d épargne par la centralisation supplémentaire de 3,5 Md en janvier 2014. La décollecte de -2,3 Md est donc plus que compensée par la surcentralisation et les intérêts courus, qui apportent plus de 0,4 Md. ACTIF : PROGRESSION DES ENCOURS DE PRÊTS Le volume des prêts continue à croître, dynamisé par la mise en œuvre des politiques gouvernementales, en particulier dans le logement social. Ainsi, le fonds d épargne a versé 18,8 Md de prêts au cours de l année 2014. L encours global des prêts progresse de 10,3 Md, pour s établir à 167,9 Md au 31 décembre 2014. Sa part dans l actif total continue d augmenter à 64,2 % (contre 60,8 % en 2013). Au 31 décembre 2014, le portefeuille d actifs financiers (93,4 Md y compris liquidités) et divers (proche de 0,2 Md ) se contracte (-8,1 Md ) et affiche un encours de 93,6 Md, contre 101,7 Md au 31 décembre 2013. Il a été ajusté à la baisse pour absorber la croissance soutenue des prêts dans le contexte de faible croissance des dépôts qui caractérise l année 2014. 32

groupe caisse des dépôts rapport du fonds d épargne Le résultat au 31 décembre 2014 Le résultat 2014 du fonds d épargne s inscrit dans un contexte de marché caractérisé par des taux courts toujours très bas, un nouveau recul de l inflation et la baisse du taux du livret A à 1 % au 1 er août 2014. Avant ajustement du Fonds pour risques bancaires généraux (FRBG), il s établit à 1,269 Md et enregistre une hausse de 0,368 Md par rapport UNE MARGE EN HAUSSE La marge est en hausse à 816 M contre 391 M (+425 M ) du fait de la contraction significative des charges sur les dépôts, compensée partiellement par une baisse importante des produits sur les prêts, les produits sur le portefeuille d actifs financiers ne baissant que légèrement. Voir le graphique ci-dessous. DES PRODUITS SUR LES PRÊTS EN BAISSE Sur le portefeuille de prêts, l ensemble des produits baisse à 3,234 Md au 31 décembre 2014 contre 4,180 Md au 31 décembre 2013. Cette diminution s explique par : la baisse des intérêts sur les prêts à 3,677 Md (contre 4,321 Md au 31 décembre 2013), sous l effet de l évolution à la baisse du taux des livrets réglementés qui n est que partiellement compensée par la progression des encours ; une dotation aux provisions pour prêts déficitaires de 369 M (contre une dotation de 128 M au 31 décembre 2013), qui s explique principalement par la hausse de l encours des prêts dont le taux est structurellement inférieur au coût de la ressource ; une dotation aux provisions au titre de la prime à la construction de 74 M. DES RÉSULTATS SUR LES ACTIFS FINANCIERS EN LÉGER REPLI Les résultats sur actifs financiers sont en léger repli à 1,759 Md au 31 décembre 2014, contre 1,931 Md au 31 décembre 2013 : les résultats sur les actifs de taux (liquidités, titres de taux et swaps) diminuent Décomposition de la marge (en M ) au 31 décembre 2013. marge : 391 m marge : 816 m 0 +4 180 +1 931 +1 759 +3 234-5 714-4 167 31/12/2013 31/12/2014 Produits sur actifs financiers Produits sur prêts (yc PRC) Charge sur dépôts 33

BILAN ET RÉSULTAT 0 Principaux postes du résultat courant - avant ajustement du FRBG (en M ) 901 m 391 1 269 m 816 425 468 219-129 151-136 31/12/2013 31/12/2014 Marge y compris PRC sur prêts Plus-values réalisées Dépréciations (-dotations/+reprises) de 0,231 Md pour atteindre 1,255 Md au 31 décembre 2014, en lien avec la contraction du portefeuille et la baisse de l inflation ; les dividendes sur les actions, les OPCVM et les actifs non cotés augmentent de 59 M pour atteindre 511 M au 31 décembre 2014. UNE RÉDUCTION SIGNIFICATIVE DES CHARGES SUR DÉPÔTS Les charges sur dépôts diminuent globalement de 1,547 Md pour s élever à 4,167 Md au 31 décembre 2014. Le montant des intérêts déposants s est significativement réduit sous l effet de la baisse du taux des livrets réglementés : le taux du livret A est passé de 1,58 % en moyenne sur l année 2013 à 1,15 % sur l année 2014. Le montant des commissions réseaux baisse, conséquence de la réforme de l épargne réglementée de 2013 (baisse des taux de commissions sur livret A et LDD de 0,5 % à 0,4 % à compter de septembre 2013), qui joue pleinement sur l année 2014. -1 036 M générée en 2013 sur la vente de Dexia). Le portefeuille actions et autres titres à revenu variable participe aux plus-values à hauteur de 296 M et les cessions d actifs de taux ont permis de dégager une plus-value nette de 172 M. Une reprise nette de 151 M sur les provisions pour dépréciations est enregistrée au 31 décembre 2014, contre 219 M au 31 décembre 2013 (hors reprise de provision de 1 038 M générée en 2013 sur la vente de Dexia). La valorisation des titres de taux inscrits en portefeuille de placement aboutit à une reprise nette de 101 M au 31 décembre 2014 (contre une reprise de 337 M au 31 décembre 2013) tandis que sur le portefeuille d actions et autres titres à revenu variable, une reprise de 50 M est constatée. LE FRBG Au 31 décembre 2014, le FRBG a été doté de 0,449 Md, conduisant à un résultat net (après ajustement du FRBG) de 0,820 Md. * Charges d exploitation Provisions et plus-values au 31 décembre 2013 retraitées de la vente de Dexia PROVISIONS ET PLUS-VALUES RÉALISÉES SUR LE PORTEFEUILLE D ACTIFS FINANCIERS Les ventes de titres réalisées sur l année 2014 génèrent une plus-value nette de 468 M contre une plus-value nette de 425 M en 2013 (hors moins-value de 34

groupe caisse des dépôts rapport du fonds d épargne Emplois et ressources Bilan du fonds d épargne centralisé à la Caisse des Dépôts Le tableau des ressources et emplois permet de récapituler les flux financiers générés au cours de l année par l activité du fonds d épargne, qu il s agisse de la collecte centralisée, des activités de prêteur et d investisseur (ces flux constituant des entrées ou des sorties de liquidités), le solde étant investi / désinvesti sur les marchés financiers. (en millions d euros) 31.12.2014 31.12.2013 Ressources Collecte centralisée LA/LDD et LEP 1 256 Produits financiers 6 321 6 234 Sur prêts 4 195 4 759 Sur actifs financiers 2 127 1 475 Remboursements sur prêts 8 089 7 483 Amortissements 7 280 6 677 Remboursements anticipés 809 806 Divers Emprunts Ventes d actifs financiers 9 388 24 994 Total ressources 25 055 38 710 Emplois Collecte centralisée LA, LDD et LEP 3 952 16 152 Reversement intérêts capitalisés Commissions versées aux réseaux 1 300 1 629 Versements de prêts 18 794 18 573 Logement social 15 127 14 661 Nouveaux emplois - infrastructures 3 604 1 835 Collectivités locales 2 027 Oséo Divers 63 50 Emplois divers 277 2 357 Prélèvement de l État 733 Placement en actifs financiers Total emplois 25 055 38 710 (en millions d euros) 31.12.2014 31.12.2013 Actif Opérations interbancaires et assimilées 77 347 79 325 Effets publics et valeurs assimilées 52 417 55 502 Créances sur les établissements de crédit 24 930 23 823 Opérations avec la clientèle 147 035 136 828 Autres concours à la clientèle à terme 147 035 136 828 Obligations, actions et autres titres à revenu fixe et variable 36 965 43 055 Obligations et autres titres à revenu fixe 25 340 32 374 Actions et autres titres à revenu variable 11 625 10 681 Comptes de régularisation et actifs divers 104 78 Total actif 261 451 259 286 Passif Opérations interbancaires et assimilées 248 362 247 130 Dettes envers les établissements de crédit 248 362 247 130 Opérations avec la clientèle 84 83 Autres dettes envers la clientèle 84 83 Comptes de régularisation et passifs divers 2 595 2 579 Provisions 1 769 1 382 Dépôts de garantie 7 Fonds pour risques bancaires généraux (FRBG) 2 459 2 010 Capitaux propres (hors FRBG) 6 182 6 095 Réserves et autres 5 123 5 413 Report à nouveau 239 239 Résultat de l exercice 820 443 Total passif 261 451 259 286 35

BILAN ET RÉSULTAT Hors-bilan du fonds d épargne centralisé à la Caisse des Dépôts Résultat du fonds d épargne centralisé à la Caisse des Dépôts (en millions d euros) 31.12.2014 31.12.2013 Engagements donnés de financement et de garantie Engagements de financement 35 584 34 258 En faveur d établissements de crédit 1 554 2 931 En faveur de la clientèle 33 998 31 292 Engagements de financement douteux 32 35 Engagements de garantie D ordre d établissements de crédit D ordre de la clientèle Engagements douteux Engagements reçus de financement et de garantie Engagements de financement 2 000 Reçus d établissements de crédit 2 000 Reçus de la clientèle Engagements de garantie 136 057 127 650 Reçus d établissements de crédit (1) 13 554 12 812 Reçus de la clientèle (1) 4 559 3 956 Reçus de l État et assimilés 117 944 110 882 Engagements sur titres Titres à recevoir 887 392 Titres à livrer 25 Autres engagements donnés et reçus Autres engagements donnés Autres engagements reçus (1) 144 (1) Les autres engagements reçus enregistrent les garanties Loi Dailly et sont reclassés à compter du 31 décembre 2014 en engagements de garantie. (en millions d euros) 31.12.2014 31.12.2013 Intérêts et produits assimilés 5 342 6 801 Opérations de trésorerie et interbancaires 477 573 Opérations avec la clientèle 2 758 3 608 Obligations et autres titres à revenu fixe 1 865 2 365 Autres intérêts et produits assimilés 242 255 Intérêts et charges assimilées (4 791) (6 608) Opérations de trésorerie et interbancaires (3 935) (5 471) Opérations avec la clientèle (1) (1) Autres intérêts et charges assimilées (855) (1 136) Revenus des titres à revenu variable 511 452 Commissions (produits) 5 3 Commissions (charges) (247) (253) Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de négociation (15) 1 Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement 611 642 et assimilés Autres produits et charges d exploitation bancaire nets (4) (4) Produit net bancaire 1 412 1 034 Charges générales d exploitation (136) (129) Résultat brut d exploitation 1 276 905 Coût du risque (7) (4) Résultat d exploitation 1 269 901 Gains ou pertes sur actifs immobilisés Résultat courant 1 269 901 Dotations nettes aux FRBG et provisions réglementées (449) (458) Résultat net 820 443 Les éléments financiers et les annexes sont consultables dans le rapport financier du groupe Caisse des Dépôts, disponible sur demande auprès de communicationdfe@caissedesdepots.fr ou sur le site Internet de la Caisse des Dépôts : www.groupecaissedesdepots.fr 36

www.prets.caissedesdepots.fr Retrouvez l offre de prêts et toute l actualité du fonds d épargne sur le site Internet www.prets.caissedesdepots.fr et pour les clients des prêts sur fonds d épargne, de nouveaux services pour des échanges plus fluides au quotidien avec : la consultation des encours et échéances de prêts actualisés quotidiennement ; la saisie en ligne des demandes de prêts pour le logement social ; la gestion des habilitations en toute autonomie ; la possibilité pour les collectivités locales de suivre leurs encours garantis dès fin 2015. Merci à tous les contributeurs, rédacteurs et relecteurs. Groupe Caisse des Dépôts Service communication du fonds d épargne (contact : Patricia Blanchandin) Direction financière Conception et réalisation : Publicis Consultants I Verbe Crédits des photographes : Jean-Marc Pettina / Caisse des Dépôts (p. 2 ; 3 ; 30), Éric Couderc / Caisse des Dépôts (p. 8), Laurence Danière (p. 11), Transdev (p. 15), UES Habitat PACT Nord-Pas-de-Calais (p. 17), Batigère (p. 18), Ouest Médias / Région Pays de La Loire (p. 20), Monty Rakusen/Cultura / Photononstop (p. 25), Shutterstock (3 e de couverture). Avertissement au lecteur : la règle de gestion des arrondis utilisée dans les tableaux et graphiques peut générer un écart non significatif entre le total et la somme des détails. Le papier utilisé dans ce rapport est certifié FSC (Forest Stewardship Council). Cette certification signifie que le bois, utilisé dans la fabrication du papier de ce rapport, provient d une forêt correctement gérée satisfaisant à des normes rigoureuses au niveau environnemental, social et économique.

Direction des fonds d épargne 72, avenue Pierre Mendès France 75914 Paris cedex 13 Tél. : +33 1 58 50 00 00 @CaissedesDepots www.groupecaissedesdepots.fr