Fiscalité des plus-values boursières (2)



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Transcription:

- 1 - Fiscalité des plus-values boursières (2) Mots clés : Prix de cession Prix d'acquisition Succession Donation Conversion Opération à terme FCIMT Evaluation forfaitaire Moins-value Compensation Report Fait générateur Taux d'imposition Obligation déclarative Taxation d'office Réclamation Impôt France Action Obligation Plus-value Valeur mobilière Bourse France Sommaire : 1. Le calcul de la plus-value 1.1 Le calcul de la plus-value 1.2 Gestion de la plus-value 2. Etablissement de l'impôt 2.1 Le calcul du montant de l'impôt 2.2 Obligations et contrôle du contribuable Résumé : «Ce Chapitre traite des méthodes de calcul de l'impôt sur les plus-values boursières (montant de la plus-value imposable, imputation des moins-values...). Il s'agit de la 2 e étape de la démarche que vous devez adopter si vous avez réalisé des profits en bourse. La première étape, étudiée dans le Chapitre intitulé " Impôts sur les plus-values boursières (1) : champ d'application ", vous permet de savoir si vos plus-values sont imposables.» Mise à jour : 01.02.2010 Auteur : Marie Rivière Expert : JBL / VG / FB ISSN : 1623-3255

- 2-1. Le calcul de la plus-value 1.1 Le calcul de la plus-value A. La règle : différence entre prix de cession et prix d'acquisition B. Modalités de calcul C. Les opérations sur les marchés à terme, les marchés d'options négociables et sur bons d'option 1. Les cessions 2. La levée d'une option A. La règle : différence entre prix de cession et prix d'acquisition Dès lors que vous effectuez sur une année des cessions de valeurs mobilières et de droits sociaux pour un montant supérieur au seuil de 25 730 euros à partir de janvier 2010, vos plus-values deviennent imposables. Les profits que vous réalisez sur les marchés à terme (MATIF), sur les marchés d'options négociables (MONEP), ainsi que sur les parts de Fonds Commun d'intervention sur les Marchés à Terme (FCIMT) sont, quant à eux, imposables quel que soit le montant des cessions de l'année considérée (cf. Chapitre " Impôt sur les plus-values boursières (1) : champ d'application " ) Le montant de la plus-value imposable est égal à la différence entre prix de cession et d'acquisition des titres concernés. De ce résultat, il faut déduire les commissions et éventuellement l'impôt de bourse payé sur vos transactions. Si le titre est coté sur un marché étranger, il faut alors appliquer le taux de change en vigueur à la date de chaque opération. Retrouver les frais d'acquisition peut poser problème si le titre a été acheté il y a longtemps. Certains frais ne peuvent pas venir en réduction de la plus-value. Il en va ainsi des abonnements à des journaux, des droit de donation et de succession réglés sur les titres cédés.

- 3 - B. Modalités de calcul Certaines opérations sont particulières du fait des modalités spécifiques de détermination du prix d'acquisition : Tableau récapitulatif des opérations particulières En ce qui concerne les opérations sur titres obligataires à prime de remboursement ou intérêts capitalisés, tels que les obligations ou les certificats, la prime de remboursement et les intérêts capitalisés ne sont pas considérés comme des plus-values, mais comme des revenus de valeurs mobilières. Ces gains sont soumis au régime de l'impôt sur le revenu, et non au régime de l'impôt sur les plus-values de valeurs mobilières et droits sociaux. Il en résulte que ces gains ne sont pas pris en compte dans le calcul du prix d'acquisition ou de cession. Exemple Un contribuable vend, 150 actions X au prix unitaire de 130 euros (frais de cession déduits) ; ces titres ont été acquis de la manière suivante : acquisition en 1997 de 100 actions X au prix unitaire de 85 euros (frais compris), acquisition en 1998 de 100 actions X au prix unitaire de 125 euros (frais compris). Le prix d'achat de ces titres correspond à leur valeur moyenne pondérée d'acquisition soit : (100 * 85) + (100 * 125) / 200 = 105 euros. La plus-value est égale à : (130-105) * 150 = 3 750 euros Conservez bien vos justificatifs, car une indication approximative du cours d'achat d'une valeur est inopposable en cas de contrôle et les banques n'archivent que les dix dernières années. Elles proposent toutefois un service de calcul des plus-values, gratuit ou payant selon les établissements.

- 4 - C. Les opérations sur les marchés à terme, marchés d'options négociables et sur bons d'option 1. Les cessions Sur les marchés à terme, les marchés d'options négociables ou pour les opérations sur bons d'option, le profit ou la perte est égal à la différence entre les sommes versées et les sommes reçues, en cas de revente de l'option ou du bon. 2. La levée d'une option Lorsque l'option est levée, la plus ou moins-value est constituée par le gain résultant de l'exercice de l'option, c'est-à-dire la différence entre le prix d'acquisition du titre (le strike) et son cours coté, auquel on retranche le prix d'acquisition de l'option elle-même. Pour le vendeur de l'option, le gain est constitué du prix de l'option, payé par l'acheteur d'option, auquel il faut ajouter la différence entre le prix de vente du titre fixé et son cours coté. Lorsque l'option est abandonnée, ou que le droit attaché à un bon d'option n'est pas exercé, l'opérateur réalise un profit ou une perte égal aux sommes reçues ou versées lors de la conclusion du contrat. Les plus-values issues de la cession ou du rachat de parts de FCIMT (Fonds Commun d'intervention sur les Marchés à Terme) sont déterminées selon les mêmes modalités que les gains de cession de valeurs mobilières.

- 5-1.2 Gestion de la plus-value A. Compensation des gains et pertes de même nature 1. Le résultat de cession annuel 2. Les pertes sont reportables B. Les pertes dues à l'annulation des titres A. Compensation des gains et pertes de même nature 1. Le résultat de cession annuel Une fois que vous avez calculé vos résultats de cession ligne par ligne, il s'agit d'opérer la compensation sur toutes les opérations de même nature pour dégager le résultat de cession annuel. Ainsi, les profits et les pertes réalisés pendant l'année feront apparaître votre solde global. Les opérations de même nature regroupent en fait toutes les opérations imposables à l'impôt sur les plusvalues (cf. Chapitre intitulé : " Impôt sur les plus-values boursières (1) "). 2. Les pertes sont reportables Si la compensation fait apparaître un gain celui-ci est imposable dès que le seuil de cession est franchi. Si globalement vos opérations font apparaître une perte, elle sera reportable pendant 10 ans. Il suffit là encore que vos cessions annuelles aient dépassé le seuil de cession. Vous pourrez alors utiliser le montant de moinsvalue reportable pour réduire les gains imposables que vous générerez au cours des dix années suivantes. Les moins-values réalisées avant 2002 ne sont reportables que 5 ans. Il peut donc être utile de franchir le seuil de cession, si c'est pour rendre des pertes reportables. Si vous ne le faites pas, ces pertes ne pourront jamais compenser d'autres gains. Mécanisme de compensation

- 6 - Le report des gains et pertes de même nature B. Les pertes dues à l'annulation des titres La loi de Finance 2000 a autorisé l'imputation des pertes issues d'une annulation de titres sur les résultats de cession générés par les opérations de même nature. Cette possibilité est conditionnée à une disposition de justice portant sur un règlement ou une liquidation judiciaire de la société concernée. Par contre, il n'est pas possible de bénéficier de cette mesure si les titres sont détenus sur un PEE ou un PEA, s'il s'agit d'une simple radiation de la cote ou encore si la société impliquée a fait l'objet de condamnations pour certaines fraudes graves.

- 7-2. Etablissement de l'impôt 2.1 Le calcul du montant de l'impôt A. Le fait générateur de l'imposition 1. Le principe : la cession des titres ou le dénouement de l'opération 2. Particularités propres à certaines opérations B. Le taux d'imposition 1. Le taux classique 2. Les taux spécifiques A. Le fait générateur de l'imposition 1. Le principe : la cession des titres ou le dénouement de l'opération Pour qu'un gain ou une perte sur valeur mobilière soit imposable, il faut qu'il y ait eu dénouement de l'opération. Selon les cas le fait générateur (déclencheur) de l'imposition sera une cession de titres, l'arrivée à l'échéance de produits dérivés ou un achat si une position de vente à découvert avait été précédemment prise. L'imposition intervient l'année de survenance du fait générateur. Une des incidences de ce principe est qu'il vaut mieux donner des titres à ses enfants plutôt que de les vendre pour leur donner le produit de cession. Vous n'êtes pas imposé et le prix d'acquisition retenu pour vos enfants est celui à la date de la donation. 2. Particularités propres à certaines opérations Pour les opérations à terme (achat ou vente avec Service de Règlement Différé), seules les cessions dont le règlement définitif est intervenu sont à prendre en compte. Ainsi, si une opération n'est pas dénouée en fin d'année civile, elle ne sera pas soumise à l'imposition. Enfin, le transfert du domicile fiscal hors de France entraîne l'imposition immédiate des plus-values de cession ou d'échange en report d'imposition. Toutefois, le contribuable peut demander à différer le paiement de l'impôt correspondant à ces plus-values, jusqu'au moment où s'opérera : la transmission ; le rachat ; le remboursement ; l'annulation des droits sociaux concernés. Il en va de même en cas de sursis d'imposition. Le sursis est un mécanisme qui permet, dans certaines opérations telles que les offres publiques ou les fusions, de reporter l'imposition de la plus-value éventuellement dégagée au moment où les titres seront cédés. B. Le taux d'imposition 1. Le taux classique Dès lors que le montant des cessions de titres intervenues dans l année a atteint 25 730, les plus-values mobilières sont taxées à 18 % (taxation forfaitaire) et soumis à des prélèvements sociaux de 12,1 %, soit à une imposition totale de 30,1 %. En dessous du seuil de 25 730 en 2010, les plus-values mobilières sont exonérées d impôt.

- 8 - Exemple : Après calcul, un contribuable a dégagé 2 000 euros de plus-values. Le montant de son impôt s'élève donc à 18 % de 2 000 euros, soit 360 euros. Prélèvements sociaux compris il devra régler 30,10 % de 2 000 euros, soit 602 euros. 2. Les taux spécifiques Certains taux spécifiques s'appliquent parfois : PEA Le gain net résultant de retraits ou de rachats intervenus sur un PEA avant l'expiration de la deuxième année de son fonctionnement est taxé au taux de 22,5 % (majoré des prélèvements sociaux). Le taux pour le retrait effectué après 2 ans mais avant 5 ans est de 18 % (plus les prélèvements sociaux). Le régime des stocks options Pour les cessions effectuées par les salariés bénéficiant, dans les conditions légales, d'options donnant droit à la souscription d'actions, les plus-values sont imposées au taux de 30 %, sauf option du bénéficiaire pour l'imposition suivant les règles applicables aux traitements et salaires. Ce taux de 30 % passe à 40 % au delà de 152 500 euros. De plus la loi de Financement de la Sécurité Sociale prévoit deux cotisations sociales auxquels sont soumis les stocks options : une contribution patronale, au taux de 10 % s appliquant aux attributions de stock-options et d actions gratuites consenties à compter du 16 octobre 2007, assise sur une valeur de l option égale à 25 % de l action (la contribution patronale est ainsi égale à 2,5 % de la valeur des actions dans le cas d attribution de stockoptions, et de 10 % de la valeur dans le cas d attribution d actions gratuites). Une contribution salariale, fixée à 2,5 % et assise sur la plus-value d acquisition des stock-options (différence entre la valeur de l action lors de la levée de l option et le prix d acquisition) ou sur la valeur des actions gratuites à leur date d acquisition, applicable à compter du 16 octobre 2007. Opérations effectuées en Guadeloupe, Martinique, Réunion et Guyane Le taux est de 12 % dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion et de 10 % dans le département de la Guyane pour les gains résultant de la cession de droits sociaux détenus dans les conditions suivantes : o o les droits doivent être détenus dans le capital d'une société soumise à l'impôt sur les sociétés et ayant son siège social en France ; les membres du foyer fiscal doivent avoir détenu ensemble plus de 25 % du capital à un moment quelconque au cours des 5 années antérieures. TAUX (hors prélèvements sociaux) CHAMP D APPLICATION 18 % Toutes opérations à partir du 01/01/08 22,5 % Retrait ou rachat sur un PEA avant expiration de la 2e année de son fonctionnement Retrait ou rachat sur un PEA après expiration 18 % de la 2e année, mais avant expiration de la 5e année de son fonctionnement 30 % Cessions par les salariés d options donnant droit à la souscription d actions Opérations effectuées en Guadeloupe, 12 % Martinique et à la Réunion sous certaines conditions 10 % Opérations effectuées en Guyane sous certaines conditions Tableau récapitulatif des taux d'imposition hors prélèvements sociaux

- 9-2.2 Obligations et contrôle du contribuable A. L'obligation de déclarer ses revenus 1. Contenu de l'obligation 2. Sanction du non respect de l'obligation B. Les modalités de contrôle 1. La nouvelle classification des opérations 2. Les conséquences sur les modalités de contrôle A. L'obligation de déclarer ses revenus 1. Contenu de l'obligation Si vous avez réalisé des plus-values sur cessions de valeurs mobilières et droits sociaux, vous devez en porter le montant sur votre déclaration générale de revenus et souscrire en outre une déclaration spéciale (formulaire n 2045). Les profits réalisés sur les marchés à terme, les marchés d'options négociables et bons d'option doivent être déclarés sur l'imprimé de déclaration de plus-value (n 2074) joint à la déclaration de revenus. La CSG (contribution sociale généralisée), la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) et le prélèvement social sont recouvrés ultérieurement, et font l'objet d'un avis d'imposition distinct de celui de l'impôt sur le revenu. 2. Sanction du non respect de l'obligation En cas de défaut de dépôt de la déclaration, le contribuable s'expose à la taxation d'office. Si vous ne déclarez pas vos plus-values, l'administration pourra opérer une taxation d'office. C'est-à-dire qu'elle fixera seule le montant d'imposition sans que vous n'ayez la possibilité de justifier le prix de revient des titres cédés. Contestez toujours la taxation établie par l'administration car celle-ci est souvent calculée en prenant un prix de revient nul. B. Les modalités de contrôle 1. La nouvelle classification des opérations Jusqu'à présent, dans la plupart des cas, les plus-values de cession de valeurs mobilières des particuliers étaient considérées, en ce qui concerne les modalités de contrôle, comme des bénéfices non commerciaux, c'est-à-dire issus d'une activité non commerciale. Depuis le 1 er janvier 2000, les plus-values de cessions ou d'échanges sont exclues de la catégorie des bénéfices non commerciaux et sont soumises à un dispositif de contrôle analogue à celui qui existe pour les revenus fonciers et les plus-values immobilières. Par conséquent la procédure de contrôle est aujourd'hui différente. 2. Les conséquences sur les modalités de contrôle Dorénavant, l'administration peut adresser au contribuable une demande de justification des éléments servant de base à la détermination des plus values. Le contribuable qui n'y répond pas peut voir ses gains évalués d'office. L'administration fiscale procédera à une évaluation des revenus à l'aide des éléments d'appréciation dont elle dispose. Elle peut ainsi se référer aux dépenses du contribuable, à un barème des éléments du train de vie ou encore à l'enrichissement inexpliqué de l'intéressé.

- 10 - Ces impositions peuvent être assorties de pénalités qui varient en fonction des infractions relevées. Le contribuable peut présenter une réclamation mais il ne peut obtenir une réduction ou la décharge de cette imposition qu'en apportant la preuve qu'elle est exagérée. Il peut notamment : établir le montant exact de ses résultats grâce à une comptabilité régulière et probante ; critiquer la méthode d'évaluation choisie par l'administration et proposer une autre méthode plus précise et adaptée à la situation de fait. Les modalités de contrôle Vous encourez la taxation d'office si vous n'avez pas répondu dans un délai de 30 jours à une mise en demeure.

- 11 - AVERTISSEMENT : - Les modules de formation dénommés «Guide de la Bourse» qui vous sont proposés ne constituent pas des conseils boursiers. Il s'agit d'un manuel d'auto-formation qui est mis à votre disposition. Il faut signaler notamment que : - les tests constituent une vérification des connaissances mais ne donnent aucune garantie de savoir-faire, ni d'aptitude à une application. - les exemples utilisés ne constituent pas des règles mais ont un objet pédagogique d'explication. - les avis exprimés ne sont pas des conseils pour le futur mais des opinions fondées sur le passé. - l'ensemble du «Guide» représente une explication, une analyse ou une opinion raisonnable mais n'est pas un conseil ni un mode opératoire complet. Ces modules vous permettront d'approfondir vos connaissances des mécanismes économiques ou financiers, mais ne prétendent pas vous apporter la totalité des éléments nécessaires à la formation de votre jugement ni à l'élaboration de vos décisions. Quel que soit le soin apporté à la rédaction des textes, ils peuvent en outre comporter des erreurs ou des oublis. Dans le cas même où tous les éléments d'information "nécessaires" seraient à votre disposition, il faudrait ajouter l'expérience et le savoir-faire pour obtenir la meilleure décision possible qui reste soumise, dans toutes les hypothèses, aux aléas de la vie des affaires et des sociétés. Dans tous les cas, la responsabilité de MemoPage.com S.A. ne saurait être engagée par le simple fait qu'une information erronée aurait été donnée ou qu'une information serait absente ou encore du fait du contenu de ces modules. Les seules informations qui font foi sont celles des organismes officiels, tant dans le domaine strict de la Bourse (Autorités de marché comme la COB), de l'information (cote officielle) ou de la loi (Journal Officiel). Vos décisions futures seront donc prises sous votre seule et entière responsabilité. Limites d'utilisation : la formation mise à disposition de l'utilisateur, l'est à titre strictement personnel. 2000-2010 par MemoPage.com S.A. Toute reproduction, rediffusion etc., par quelque moyen que ce soit, à des fins autres que l'usage personnel, est strictement interdite. IMPORTANT : Tout utilisateur du présent «Guide» certifie : - avoir lu la page d'avertissement ci-dessus. - avoir pris connaissance du caractère purement informatif, à l'exclusion de tout conseil d'investissement, des documents fournis par le site de MemoPage.com - ne les mettre en oeuvre qu'avec les conseils appropriés et à ses propres risques. - consulter ce site à titre personnel. - à ne pas copier, enregistrer ou diffuser les informations contenues sauf pour son usage personnel. Tout utilisateur décharge l'éditeur du site de toute responsabilité quant à son contenu. Tout utilisateur s'engage à ne pas poursuivre l'éditeur par une quelconque action judiciaire. Tout utilisateur certifie ne pas trouver à redire aux restrictions énoncées ci-dessus.. Une publication de MemoPage.com S.A. - Directeur de la Publication : Patrice Noailles