Bassin économique de Saint-Quentin



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Transcription:

CHA MBR E DE COMMERCE ET D INDUSTRIE TERRITORIALE DE L AISNE ETUDE TERRITORIALE Bassin économique de Saint-Quentin Ville de Saint-Quentin - Service communication MBK Edition Mai 2011

Page 2 Bassin économique de Saint-Quentin SOMMAIRE La situation géographique...3 Le cadre administratif...4 L intercommunalité...4 La démographie...5 Le logement...6 Le coût de l immobilier...6 Le marché du travail...7 La population active...8 L emploi par secteurs d activité...9 Les revenus... 10 Les moteurs du développement territorial... 11 Les créations d entreprises... 12 Les établissements... 13 L agriculture... 14 Les grands établissements industriels... 15 L industrie... 17 Localisation des entreprises industrielles de +20 salariés... 27 La construction... 28 Le commerce... 30 Zoom sur le commerce de détail... 32 L observatoire des flux commerciaux... 34 Culture et tourisme... 35 Le tertiaire... 36 Principaux établissements tertiaires... 39 L accueil des entreprises... 40 La localisation des parcs éoliens... 42 Les aides aux entreprises... 43

Page 3 LA SITUATION GEOGRAPHIQUE Lille Amiens Beauvais PARIS Charleville Mézières Reims Cambrai Lille A26 Vendhuile Lempire D1044 Aubencheul-aux-bois LE CATELET Bony Gouy Premont BOHAIN Brancourt Département Estrees le-grand de la Hargicourt Bellicourt Montbrehain THIERACHE SOMME Joncourt Ramicourt Fresnoy Seboncourt Villeret Nauroy le-grand Magny Croix Levergies Amiens Jeancourt Pontru la-fosse fonsommes Etaves-et-bocquiaux Sequehart Rouen Le verguier Bellenglise Fontaine uterte Le Havre Pontruet Montigny-en-arrouaise Vendelles Le haucourt Lesdins Fonsommes Essigny-le-petit Fieulaine Maissemy D1029 D1029 Gricourt Remaucourt VERMAND Omissy Fayet Morcourt Fontaine-notre-dame Caulaincourt Homblieres Guise Holnon Trefcon Attilly Francilly Rouvroy Marcy SAINT Neuvillette Mont-d'origny La Capelle selency A29 QUENTIN Harly Beauvois-en-v. Etreillers Savy Regny Lanchy Mesnil-saint-laurent Thenelles Origny-sainte-benoite Vaux-en-v. D930 Dallon Gauchy Neuville-saint-amand Germaine Roupy Fontaine Sissy Grugies Foreste les-clercs Castres Itancourt Parpeville Fluquieres Chatillon-sur-oise Contescourt Pleine-selve Douchy Mezieres-sur-oise RIBEMONT Happencourt Urvillers Villers-saint-christophe Bray-st-christophe Seraucourt-le-G. Berthenicourt Aubigny-aux-kaisnes Essigny-le-G. Villers-le-sec Cerizy Tugny-et-pont Alaincourt Sery-les-mezieres Chevresis-monceau Artemps Benay Pithon Dury MOY Clastres Gibercourt DE SAINT SIMON Hinacourt L AISNE Brissy Surfontaine Montescourt hamegicourt Renansart La ferte-chevresis Sommette-eaucourt Ollezy lizerolles Ly-fontaine Annois Vendeuil Brissay-choigny Jussy CCIA - SDE Remigny Cugny LAONNOIS Flavy-le-martel Département Laon D1 D1044 Reims de l Oisel Canal de Saint-Quentin Beaurevoir Chauny - Soissons D932 Serain Département du NORD D8 Becquigny CCIT de l Aisne - SDE - Etudes Economiques Située au nord-ouest du département de l Aisne, la zone d emploi de Saint-Quentin est constituée de l agglomération de Saint-Quentin, qui polarise la plupart des communes. Recouvrant le pays historique du Vermandois, la zone est limitrophe des départements du Nord et de la Somme. Ce positionnement géographique, qui lui valut par le passé de nombreuses invasions, s est transformé aujourd hui en situation avantageuse au cœur du triangle Paris / Londres / Bruxelles, à proximité des grands pôles économiques du Nord de l Europe. Le territoire possède un réseau autoroutier le reliant à l Angleterre et à l Europe du Sud (A26), à Rouen et au Havre (A29), ainsi qu à Paris et Bruxelles via la proximité avec l A1. Des axes secondaires structurés en étoile autour de Saint-Quentin et de sa rocade, complètent ce réseau routier. Un service ferroviaire est assuré à partir de la gare de Saint- Quentin qui est desservie par des trains intercités et des TER. Des liaisons par bus permettent également de rejoindre la gare TGV Haute-Picardie (durée : 30 mn) située entre Amiens et Saint-Quentin, à la jonction des autoroutes A29/A1. Un accès à l espace aérien est également garanti avec la liaison à l aéroport Roissy-Charles de Gaulle ou l aéroport de Beauvais en 1h20 ainsi qu à l aéroport de Lille-Lesquin en 1h. Le territoire est par ailleurs traversé par le Canal de Saint- Quentin qui assure la jonction entre l Oise, la Somme et l Escaut, et met en relation le bassin parisien, le nord de la France et la Belgique.

Page 4 LE CADRE ADMINISTRATIF Superficie... 1 071 km² Nombre de communes...126 Nombre de cantons... 9 CASQ - Mairie de Gauchy Chefs-lieux de cantons Bohain-en-Vermandois Le Catelet Moy de l Aisne Ribemont Saint-Simon Saint-Quentin (Centre, Nord, Sud) Vermand Sous-préfecture : Saint-Quentin L INTERCOMMUNALITE Nombre de structures intercommunales...5 Communauté d Agglomération de Saint-Quentin, CC du Vermandois, CC de la vallée de l Oise, CC du canton de Saint-Simon, CC du Val d Origny Nombre de Pays...1 Le contrat de Pays a été signé le 30 juin 2005. Les 5 structures intercommunales font partie du périmètre ainsi que les 3 communes de Jussy, Hinacourt et Pithon. La Communauté d Agglomération de Saint-Quentin est chargée de la coordination de la procédure. CA : Communauté d Agglomération - CC : Communauté de Communes Pithon CC du canton de St Simon CC du Vermandois Communauté d Agglomération de St Quentin CC du val d'origny CC de la vallée de l'oise Le Catelet Bohain SQ Nord Vermand SQ SQ Sud Ribemont Saint Simon Moy de l Aisne Pour plus d informations CA de Saint-Quentin 9 place Lafayette - BP 345 02100 SAINT-QUENTIN 03 23 62 82 82 03 23 62 82 83 www.agglo-saintquentin.fr CC du Vermandois Maison de Pays Riqueval - RD 1044 02420 BELLICOURT 03 23 09 50 51 03 23 06 57 07 www.cc-vermandois.com CC du canton de Saint-Simon Pôle communautaire Rue du Château d eau 02440 CLASTRES 03 23 63 36 51 03 23 64 38 27 www.c32s.fr CC de la vallée de l Oise Route d Itancourt 02240 MEZIERES-SUR-OISE 03 23 66 73 17 03 23 66 86 98 www.ccvo.fr CC du Val d Origny (1) 79 rue Pasteur - BP 4 02390 ORIGNY SAINTE BENOITE 03 23 09 31 68 03 23 09 76 71 Jussy Hinacourt (en discussion pour intégrer la CCVO) (1) Dans le cadre de la réforme territoriale qui fixe le seuil de viabilité d une structure intercommunale à 5 000 habitants, l existence de la CC du Val d Origny semble compromise. 2 structures ont fait connaître leur souhait d accueillir la CC du Val d Origny : la CCVO et la CC de la région de Guise.

Page 5 LA DEMOGRAPHIE Population (Nombre d habitants)... 131 317 Canton de Bohain-en-Vermandois... 14 463 Canton du Catelet... 8 402 Canton de Moy de l Aisne... 7 869 Canton de Ribemont... 8 636 Canton de St-Simon... 11 319 Canton de Vermand... 9 388 Canton de St-Quentin Nord (n.c. partie ville de St Quentin). 4 616 Canton de St-Quentin Sud (n.c. partie ville de St Quentin)... 10 152 Ville de Saint-Quentin... 56 471 Densité de population... 122,6 (Nombre d habitants au km²) - Aisne... 73 Nombre de ménages... 54 823 Source : INSEE - RP 2007 - Exploitations principales INDICATEURS DEMOGRAPHIQUES 1990 à 1999 1999 à 2007 Variation annuelle moyenne de la population (%) -0,3-0,3 Due au solde naturel +0,4 +0,3 Due au solde migratoire -0,6-0,6 Taux de natalité ( ) 13,6 13,5 Taux de mortalité ( ) 9,9 10,2 Source : INSEE - RP 2007 - exploitations principales POPULATION PAR AGE ET PAR SEXE Hommes Femmes TOTAL % Avec 131 317 habitants en 2007, la zone d emploi de Saint-Quentin est la plus peuplée de l Aisne. Elle représente 24,4% de la population départementale. Avec une densité de population de 122,6 habitants au km², le Saint-Quentinois constitue le territoire le plus densément peuplé. Cette densité s explique par la présence de la première commune de l Aisne en termes d habitants. Avec 56 471 habitants, Saint-Quentin concentre 43% de la population totale de la zone (Près de 51% si l on considère l agglomération). Le reste du territoire est à dominante rurale. Seules 2 communes recensent plus de 5 000 habitants (Bohain : 6 213 et Gauchy : 5 678), suivies de Fresnoyle-Grand (3 019 habitants) et de Ribemont (2 042 habitants). Amorcée en 1975, la baisse de la population n a cessé de s accroitre. La perte de plus de 3 200 habitants entre 1999 et 2007 (même rythme que sur la période 1990-1999) est liée à un solde migratoire extrêmement déficitaire, combiné à un ralentissement de la croissance naturelle de la population. Le nord de la zone d emploi est plus particulièrement touché par ces pertes démographiques. De 0 à 19 ans 17 510 17 034 34 544 Moins de 5 ans 4 420 4 050 8 470 5 à 14 ans 8 667 8 600 17 267 15 à 19 ans 4 423 4 384 8 807 De 20 à 64 ans 37 046 38 064 75 110 20 à 29 ans 7 600 7 422 15 022 30 à 39 ans 8 264 8 616 16 880 40 à 49 ans 8 762 9 130 17 892 50 à 64 ans 12 420 12 896 25 316 De 65 ans et plus 8 473 13 190 21 663 65 à 74 ans 4 580 6 077 10 657 75 à 84 ans 3 275 5 509 8 784 85 ans et plus 618 1 604 2 222 TOTAL 63 029 68 288 131 317 Source : INSEE - RP 2007 - exploitations principales 26,3 6,5 13,1 6,7 57,2 11,4 12,9 13,6 19,3 16,5 8,1 6,7 1,7 100,0 Les premiers résultats des populations légales 2008 indiquent toutefois une légère reprise démographique. Un gain de 560 habitants est annoncé dont 2/3 (372 personnes) pour la ville de Saint-Quentin. Phénomène éphémère ou prélude à un retournement de tendance durable? Les prochains recensements l établiront. Bien que la population du territoire soit relativement plus jeune qu au niveau national (26,3% de moins de 20 ans contre 23,4%) et qu elle enregistre une plus forte natalité, cet accroissement naturel ne parvient pas à compenser les départs.

Page 6 LE LOGEMENT 1999 2007 Nombre de logements 57 561 60 356 Résidences principales 52 365 54 834 Résidences secondaires 1 369 984 Logements vacants 3 827 4 538 Logements vacants Résidences 7,5% secondaires 1,6% Résidences principales 90,9% Source : INSEE - RP 1999 et 2007 - exploitations principales REPARTITION PAR TYPE DE LOGEMENT Nombre % Maison 45 101 74,7% Appartement 14 886 24,7% Autre 369 0,6% Source : INSEE - RP 2007 - exploitations principales La zone d emploi de Saint- Quentin compte 60 356 logements contre 57 561 en 1999, soit une augmentation de 4,9%. Le parc s est accru de près de 2 800 logements en 8 ans soit une moyenne de 350 logements par an, représentant 21% des nouvelles résidences axonaises. L augmentation est plus sensible sur la partie centre-ouest et sudouest de la zone d emploi. Etant donné la composition de la zone qui réunit une agglomération et un espace rural, l offre d habitat comporte une part de logements individuels relativement importante (74,7% de maisons contre 55,5% au niveau national). Le nombre de propriétaires reste élevé comparé à la moyenne française (61,1% contre 57,4%) mais il croît moins vite : +1,1point pour le Saint- Quentinois entre 1999 et 2007 contre +2,7 points en France. La part de logements sociaux est identique à celle observée au niveau national, à savoir 15% des résidences principales du territoire. La LE COUT DE L IMMOBILIER REPARTITION DES RESIDENCES PRINCIPALES SELON LE STATUT D OCCUPATION Nombre % Propriétaire 33 520 61,1% Locataire 20 080 36,6% Logé gratuitement 1 234 2,2% Source : INSEE - RP 1999 et 2007 - exploitations principales ville de Saint-Quentin concentre 75,9% de ces logements, notamment sur les quartiers de Neuville et Europe. Quartier de Neuville Ville de Saint-Quentin - Service communication Appartements anciens Appartements neufs Maisons anciennes Picardie Aisne Secteur de Saint-Quentin Secteur de Péronne (Somme) Secteur de Cambrai (Nord) 2 170 /m² 1 480 /m² 1 270 /m² NC 1 600 /m² 3 070 /m² 2 690 /m² 2 790 /m² NC NC 164 200 126 600 110 600 108 900 113 000 Terrains à bâtir 55 100 39 900 41 600 28 000 44 500 Source : Immoprix/Perval - Prix correspondant aux transactions réelles enregistrées du 01/02/10 au 31/01/11. NC : Non communiqué

Page 7 LE MARCHE DU TRAVAIL Nombre de DEFM de catégorie ABC (Janvier 2011)...11 928 Variation annuelle des DEFM (catégorie ABC)... +3,8% (Aisne : +5,6% - Picardie : +5,3%) Part des femmes (catégorie ABC)... 46,6% (Aisne : 48,2% - Picardie : 49,3% ) Part des moins de 25 ans (catégorie ABC)... 19,5% (Aisne : 18,8% - Picardie : 18,6%) Part des DEFM de très longue durée (catégorie ABC)... 23,4% (Aisne : 21,7% - Picardie : 18,8%) Part des DEFM de niveau I à IV (catégorie ABC)... 25,8% (Aisne : 27,1% - Picardie : 31,5%) Part des DEFM selon le niveau de qualification (cat.abc)... - Ouvriers : 37% (Aisne : 35,4% - Picardie : 30,3%) - Employés : 56,6% (Aisne : 58,2% - Picardie : 60,9%) - Techniciens, agents de maîtrise : 4,1% (Aisne : 4,2% - Picardie : 5,6%) - Cadres : 2,3% (Aisne : 2,2% - Picardie : 3,2%) TAUX DE CHOMAGE (données CVS) 4 è trim. 2010 Zone d emploi de Saint-Quentin 14,9% Aisne 13,3% Picardie 10,9% France métropolitaine 9,2% Source : INSEE - DARES - ANPE Selon les dernières statistiques publiées, la zone d emploi de Saint-Quentin compte près de 12 000 demandeurs d emploi de catégorie ABC, c est-à-dire tenus de faire des actes de recherche d emploi. Ils représentent 26,5% des DEFM du département de l Aisne. Sur un an, le nombre est certes orienté à la hausse mais à un rythme inférieur à celui constaté pour l Aisne et même la Picardie. La zone d emploi affiche le taux de chômage le plus élevé de l Aisne. Il se situe dans le trio de tête des zones d emploi nationales. Sur une longue période, l écart avec le taux national s est creusé et même amplifié lors de la crise. L intervalle atteint 5,7 points au 4 ème trimestre 2010. La part des chômeurs de moins de 25 ans est plus élevée que dans le reste du département ainsi que la part des chômeurs de très longue durée. La relative faiblesse des qualifications explique pour partie cette situation. 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 2T99 4T99 Source : INSEE - DARES - ANPE Evolution du taux de chômage en % Données CVS 2T00 4T00 2T01 4T01 2T02 3,4 4T02 2T03 4T03 2T04 4T04 2T05 4T05 2T06 4T06 2T07 4T07 2T08 4T08 2T09 4T09 2T10 4T10 ZE Saint-Quentin Aisne Picardie France 4,3 5,7 NOTICE EXPLICATIVE Depuis février 2009, une nouvelle nomenclature est utilisée pour la publication des statistiques du marché du travail. DEFM de catégorie A : Demandeurs d emploi tenus de faire des actes de recherche d emploi, sans emploi. DEFM de catégorie B : Demandeurs d emploi tenus de faire des actes de recherche d emploi, ayant exercé une activité réduite courte de 78 heures ou moins dans le mois. DEFM de catégorie C : Demandeurs d emploi tenus de faire des actes de recherche d emploi, ayant exercé une activité réduite longue de plus de 78 heures dans le mois. DEFM de très longue durée : Demandeurs d emploi en fin de mois inscrits depuis 2 ans et plus. DEFM selon le niveau de formation : - Niveaux I-II-III : DUT, BTS, licence, maîtrise, doctorat - Niveau IV : Baccalauréat (général, professionnel, technologique)

Page 8 LA POPULATION ACTIVE POPULATION DE 15 A 64 ANS 1999 2007 Population totale 85 936 83 919 Population active 58 311 56 843 Taux d activité 67,9% 67,7% Population active ayant un emploi 47 758 48 233 Taux d emploi 55,6% 57,5% Source : INSEE - RP 1999 et 2007 - exploitations principales EMPLOIS ET ACTIVITE 1999 2007 Nombre d emplois dans la zone 47 427 47 914 Actifs ayant un emploi résidant dans la zone 47 934 48 783 Indicateur de concentration d emploi (1) 98,9 98,2 Source : INSEE - RP 1999 et 2007 - exploitations principales, lieu de résidence et lieu de travail. (1) Nombre d emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone. POPULATION ACTIVE DE 15 A 64 ANS PAR CATEGORIE SOCIO- PROFESSIONNELLE (CSP) Zone d emploi Nombre % La zone d emploi de Saint-Quentin compte près de 57 000 actifs dont un peu plus de 48 200 actifs ayant un emploi, alors que le nombre d emplois dans la zone est de à peine 48 000. L indicateur de concentration d emplois est de 98,2. Il s agit de l indicateur le plus élevé de l ensemble des territoires de l Aisne. La population active du territoire diminue depuis 1982 en raison d une émigration des actifs plus importante que la croissance de la population en âge de travailler. Parmi les actifs en emploi vivant sur le territoire, 8 500 partent travailler chaque jour hors de leur zone alors que 7 500 emplois sont occupés par des habitants d autres territoires. Malgré la taille de Saint-Quentin et sa Aisne en % France en % Dont : - Agriculteurs exploitants 777 1,4 2,2 1,8 - Artisans, commerçants, chefs d ent. 2 585 4,5 4,7 5,5 - Cadres et professions intellect. Sup. 4 767 8,4 7,9 14,6 - Professions intermédiaires 11 962 21,0 20,4 23,9 proximité avec des territoires subissant également des difficultés économiques, le nombre de navettes sortantes a augmenté de 1 300 personnes depuis 1999. En parallèle, le nombre d habitants des zones voisines qui viennent travailler dans le Saint-Quentinois ne s est accru que de 600 personnes. - Employés - Ouvriers TOTAL 17 052 18 702 56 882 30,0 32,9 100,0 29,2 33,5 100,0 29,1 24,1 100,0 Les échanges avec les autres territoires se font principalement avec le Santerre-Somme (zone de Péronne) et la zone de Source : INSEE - RP 2007 - exploitations complémentaires Chauny-Tergnier-La Fère. Concernant la répartition de la population EVOLUTION DE LA POP. ACTIVE PAR CSP ENTRE 1999 ET 2007 active par CSP, on constate une surreprésentation de la catégorie des ouvriers, liée Ouvriers France au caractère industriel de la zone d emploi. Bien qu en diminution de près de 14% -13,9% Aisne Employés 5,6% depuis 1999, cette catégorie est supérieure St Quentin de 8,8 points à la moyenne française. Professions intermédiaires 9,1% Concernant la catégorie des cadres et Cadres et professions intellectuelles sup. professions intellectuelles supérieures, 19,1% bien que supérieure à la moyenne départementale Artisans, commerçants, chefs d'ent. et en augmentation de 19,1% depuis -14,3% 1999, le nombre reste largement en-deçà Agriculteurs exploitants de la moyenne nationale (-6,2 points). La -21,0% moyenne française évolue à un rythme 2 fois -30% -20% -10% 0% 10% 20% 30% 40% plus rapide que celle de la zone d emploi de Source : INSEE - RP 2007 - exploitations complémentaires Saint-Quentin.

Page 9 L EMPLOI PAR SECTEURS D ACTIVITE 103,0 102,0 Evolution de l'emploi total (base 100 en 1999) TOTAL Evolution de l'emploi salarié par secteurs de 99 à 08-1,6% 101,0 services 7,7% 100,0 99,0 98,0 commerce construction 7,4% 22,3% 97,0 96,0 95,0 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 St Quentin Aisne Source : INSEE estimations d emploi - Données au 1er janvier industrie -26,4% agriculture -17,0% -40% -30% -20% -10% 0% 10% 20% 30% 40% St Quentin Aisne La zone d emploi de Saint-Quentin compte 46 751 emplois au 1 er janvier 2008, se répartissant entre 43 235 salariés (92,5%) et 3 516 non salariés (7,5%). Il s agit du premier pôle d emplois du département avec 25,7% de l emploi axonais. Sur les 10 dernières années, le nombre d emplois salariés et non salariés a diminué de 1,5% soit une perte sèche de 715 emplois. La baisse, dont les prémices 1 000 950 900 850 800 750 700 1999 2000 remontent à 2002, a été plus importante au niveau de l emploi salarié et s est particulièrement révélée au cours de l année 2004 (-1 050 emplois). Les 4 secteurs d activité ont été touchés par ces pertes d emplois. Si la construction, le tertiaire et même l agriculture ont retrouvé, voire amélioré, leur niveau d emplois de 2004, la situation est toute différente pour le secteur industriel qui continue, EVOLUTION DES EMPLOIS SALARIES PAR SECTEURS D ACTIVITE DE 1999 A 2008 AGRICULTURE 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 810 2008 13 000 12 000 11 000 10 000 9 000 8 000 1999 2000 2001 INDUSTRIE 2002 2003 2004 2005 2006 2007 8940 2008 de façon inexorable, à perdre des effectifs. En 10 ans, le secteur a perdu plus de 26% de ses salariés soit une perte de plus de 3 200 emplois. Sur la même période, le secteur tertiaire a gagné 2 200 emplois, soit un gain insuffisant pour compenser la disparition des emplois industriels. Aujourd hui, le secteur tertiaire représente 71,1% de l emploi salarié de la zone. La construction rassemble 6,3% des emplois salariés du Saint- Quentinois. Le nombre d emplois a cru de 22,3% en 10 ans soit un gain de 500 emplois. La tentative de redressement de l emploi a malheureusement été stoppée par la crise de 2008. 100% 90% 80% 70% Répartition de l'emploi salarié au 01/01/2008 58,7% 57,3% 3 000 2 900 2 800 2 700 2 600 2 500 2 400 2 300 2 200 2 100 2 000 1999 CONSTRUCTION 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 COMMERCE et SERVICES 31000 2720 30765 30000 29000 28000 2007 2008 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 12,6% 13,8% 6,8% 19,1% 6,3% 20,7% 2,7% 1,9% AISNE SAINT-QUENTIN services commerce construction industrie agriculture

Page 10 LES REVENUS Nombre de ménages fiscaux... 54 782 Part des ménages fiscaux imposés.. 48,1% (Aisne : 48,8% - France : 55,8%) DISTRIBUTION DES REVENUS PAR UNITE DE CONSOMMATION (1) Zone Aisne France Médiane (en euros) 15 595 16 007 18 129 1 er décile 4 898 5 754 6 786 9 ème décile 30 766 30 952 36 838 Rapport inter-déciles (2) 6,3 5,4 5,4 France Aisne St Quentin STRUCTURE DES REVENUS DECLARES 63,7 61,3 60,8 23,7 25,5 26,8 6 7,6 5,6 0% 20% 40% 60% 80% 100% Source : INSEE - Revenus 2008 Revenus salariaux Pensions, retraites et rentes Revenus des professions non salariées Autres revenus 7,1 6,5 5,3 En 2008, la moitié des saint-quentinois dispose d un niveau de vie inférieur à 15 595 par an. Ce revenu est inférieur de 2,6% au revenu médian axonais et de 14% au revenu médian national. 48,1% des ménages de la zone d emploi ont été imposés, soit un niveau relativement proche de la moyenne départementale mais inférieur de 7,7 points à la moyenne nationale. Les 10% de saint-quentinois les plus pauvres vivent dans un ménage qui déclare un revenu par unité de consommation inférieur à 4 898 par an (6 786 pour la France) et les 10% les plus riches dans un ménage dont le revenu déclaré est supérieur à 30 766 par an (36 838 en France). La dispersion du revenu, mesurée par le rapport inter-déciles est de 6,3 (fait plus marquant pour un milieu urbain) alors qu elle est de 5,4 pour l Aisne et le niveau national. Ce rapport atteint 8,6 pour la communauté d Agglomération de Saint-Quentin et 11,3 pour la ville centre. La part des revenus d activité atteint 67,9% des revenus déclarés (69,7% au niveau national). NOTICE EXPLICATIVE (1) Le revenu déclaré aux services fiscaux, plus simplement appelé revenu fiscal, est la somme des ressources déclarées par les contribuables sur la «déclaration des revenus», avant abattement. Il comprend 4 catégories de revenus : les revenus salariaux (salaires, droits d auteur, avantages en nature, indemnités de maladie, allocations de chômage et de préretraite, revenus perçus à l étranger), les revenus des professions non salariées (revenus nets de déficits des indépendants comprenant les bénéfices agricoles, industriels, commerciaux et non commerciaux), les retraites (hors minimum vieillesse), pensions d invalidité, pensions alimentaires (déduction faite des pensions versées) et rentes viagères, les autres revenus (essentiellement des revenus du patrimoine). Le revenu fiscal par unité de consommation (UC) présente l avantage de relativiser le niveau de revenu par rapport à la composition du ménage fiscal. Par rapport au revenu d une personne, il permet de prendre en compte les économies d échelle résultant de la vie en groupe. Le revenu exprimé par UC devient un revenu par équivalent adulte, comparable d un lieu à un autre et entre ménages de compositions différentes. Le nombre d UC d un ménage est évalué selon la définition utilisée par l INSEE et par Eurostat : le premier adulte du ménage compte pour 1 UC, les autres personnes de 14 ans ou plus comptent chacune pour 0,5 UC, les enfants de moins de 14 ans comptent chacun pour 0,3 UC. Pour étudier le niveau du revenu, on utilise la médiane du revenu fiscal par unité de consommation (UC), qui partage les personnes en deux groupes. (2) Le rapport inter-déciles (9 ème décile / 1 er décile) établit le rapport entre les revenus les plus élevés et les revenus les plus faibles.

Page 11 AUTRE REGARD SUR L AGGLOMÉRATION DE SAINT-QUENTIN La carte présente le positionnement de zones en décalage par rapport au reste du territoire au vu de la proportion de personnes bénéficiant de la CMUC (zones où la proportion de personnes à faible revenu (au sens de la CMUC) est anormalement élevée par rapport à la situation moyenne de la commune). La population totale est celle couverte par le régime général de l assurance maladie ZUS Vermandois : Vermand, Fayet, Artois, Champagne ZUS Europe (carreaux de 200 m. de côté). Source : Cnam/TS 2006. INSEE IRIS Commune ZUS (zone urbaine sensible) Zone à forte proportion de personnes à faible revenu Distribution spatiale de la population ZUS Faubourg d Isle ZUS Neuville MOTEURS DU DEVELOPPEMENT TERRITORIAL L Assemblée des communautés de France (AdCF) et la Caisse des Dépôts ont mis en place un observatoire destiné à mesurer les degrés d exposition des économies locales à la crise. Une typologie des différents bassins d emploi a été dressée afin d analyser leur degré de vulnérabilité aux impacts de la crise. L approche mise en œuvre dans ce travail se rattache à la théorie «des bases économiques», c està-dire expliquer le développement des territoires non pas par la création de richesses (PIB) mais par le flux des revenus qui viennent les irriguer. Ces revenus sont classés en 4 grandes familles : Productif : revenus du capital et du travail liés à la vente à l extérieur de biens et de services produits à l intérieur du territoire. Public : salaires des 3 fonctions publiques (Etat, collectivités locales, secteur hospitalier). Résidentiel : revenus entrant sans lien avec la production et du fait de l offre résidentielle locale (actifs navetteurs, pensions de retraite, dépenses de tourisme). Social : toutes les prestations sociales et sanitaires (prestations de chômage, minimas sociaux, aides au logement, ). La zone d emploi est qualifiée selon que les parts de bases pèsent 10% de plus que le poids moyen. Concernant la zone d emploi de Saint-Quentin, les moteurs du dé- ZE de St- Quentin Moyenne arithmétique veloppement territorial reposent sur une base productive/sociale et publique. Le poids de la base sociale est particulièrement important. Cette sur-dépendance aux revenus sociaux (qui touche principalement les régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie) pénalise le territoire. A signaler par ailleurs la part importante du poids des pensions de retraite. Source : «La crise et nos territoires : premiers impacts» octobre 2010 - Notes territoriales AdCF ZE de St-Quentin (en par Hbt) Moyenne arithmétique (en par Hbt) Base productive 19% 16,9% 2 078 2 194 Base résidentielle - salaire des migrants/ alternants DECOMPOSITION DES ELEMENTS DES BASES ECONOMIQUES 41% 52,8% 4 501 7 207 10% 12% 1 094 1 527 - retraites 28% 25% 3 007 3 297 - dépenses touristiques 4% 16% 399 2 383 Base publique 11% 8,2% 1 182 1 066 Base sociale 29% 22,1% 3 167 2 877 TOTAL 100% 100% 10 928 13 343

Page 12 LES CREATIONS D ENTREPRISES Nombre de créations annuelles d entreprises (données brutes) 2005 328 2006 340 2007 411 2008 403 2009 Estimation 2010 782 dont 454 autoentrepreneurs 801 dont 458 autoentrepreneurs Source : INSEE - APCE 2010 INDICATEURS ANNUELS 2009 En 2010, selon les premières estimations, 801 entreprises ont été créées sur la zone d emploi de Saint-Quentin dont 458 demandes de créations sous le régime de l auto-entrepreneur. Bien qu en augmentation de 2,4% par rapport à 2009, l évolution du nombre de créations d entreprises a été nettement moins importante que celle constatée pour la Picardie (+9,8%) ou la France métropolitaine (+7,2%). Le nombre de créations sous le statut de l auto-entrepreneur est resté stable entre 2009 et 2010 pour le Saint- Quentinois alors qu il a progressé de 10,1% en région et de 12,1% au niveau national. Zone d emploi Aisne France (hors Ile-de-France) Taux de renouvellement annuel - pour 1 000 (1) 182 186 190 Densité de création pour 10 000 (2) 58 56 84 Proportion d auto-entrepreneurs 58,1% 60,4% 57,5% Part des sociétés (EURL, SASU, SARL, SA, ) 22,3% 21,3% 23,2% Source : INSEE - APCE 2010 (1) Nombre de créations d entreprises recensées en 2009 rapporté au nombre d entreprises existantes dans le stock au 1er janvier 2009. (Lecture : Dans l Aisne, pour 1000 entreprises existantes on recense 186 créations en 2009). (2) Nombre de créations d entreprises recensées en 2009 rapporté au nombre d habitants recensés durant cette période. (Lecture : Dans l Aisne, on recense 56 créations d entreprises en 2009 pour 10000 habitants). En 2009, le territoire comptait 182 créations d entreprises pour 1 000 entreprises existantes et 58 créations pour 10 000 habitants. Ces 2 indicateurs sont en-deçà de ceux observés au niveau de la France (hors Ile-de- France). Près de la moitié des nouvelles entreprises saint-quentinoises sont concentrées dans 3 secteurs d activité : le commerce de détail (20,6% des créations), la construction (15,6%) et les services en direction des personnes (10,4%). L inscription en entreprise individuelle est la principale forme juridique d immatriculation des nouvelles unités (suite à l arrivée du régime de l auto-entrepreneur). En 2009, les créations de sociétés ont représenté 22,3% des créations. Elles ont chuté de 10,8% entre 2008 et 2009. A l instar de la situation nationale, 94,5% des entreprises créées ont démarré leur activité sans salarié, les dirigeants ayant pour objectif d assurer avant tout leur propre emploi. EN SAVOIR PLUS - www.insee.fr - www.lautoentrepreneur.fr - www.aisne.cci.fr/pages/juridique/ fiches-reglementation.php LE STATUT D AUTO-ENTREPRENEUR La Loi de Modernisation de l Economie du 4 août 2008 avait pour but de simplifier l exercice de petites activités indépendantes. Cette Loi est à l origine du régime de l auto-entrepreneur mis en place depuis le 1er janvier 2009. Il s adresse à toutes les personnes désirant pratiquer une activité commerciale, artisanale ou libérale à titre principal ou complémentaire. Le nombre de créations d entreprises intègre sans distinction toutes les entreprises créées sous ce régime, qu elles aient ou non effectivement démarré leur activité. L'évolution globale du nombre de créations résulte de la combinaison de 2 effets : un effet de substitution : création sous le régime de l'auto-entrepreneur de préférence à un autre régime, considéré comme moins avantageux, un effet d'ajout : création, sous le régime de l'auto-entrepreneur, d'entreprises qui n'auraient jamais vu le jour sans ce régime. Répartition des 782 créations d'entreprises en 2009 par secteurs d'activité Services aux entreprises 23,1% Vente de services sous forme de commerces* 21,5% Services aux particuliers** 11,8% Activités financières 2,0% Industrie 3,3% Construction 15,6% Commerces 22,6% Source : INSEE - APCE 2010 * immobilier, hébergement et restauration, vente et réparation automobile, services en direction des personnes ** enseignement, arts, spectacles et activités récréatives, santé

Page 13 LES ETABLISSEMENTS NOMBRE D ETABLISSEMENTS PAR SECTEURS D ACTIVITE PAR TRANCHE D EFFECTIFS SALARIES 0 à 9 sal. 10 à 49 sal. 50 à 99 sal. 100 à 199 sal. 200 sal. et + TOTAL Industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution 61 10 4 1 0 76 Industries extractives 2 0 0 0 0 2 Production et distribution d électricité, de gaz, de vapeur, d air conditionné, d eau, assainissement, gestion des déchets et dépollution 59 10 4 1 0 74 Fabrication de denrées alimentaires et de boissons 117 10 1 1 3 132 Fabrication d équipements électriques, électroniques, informatiques et de machines 20 8 2 4 0 34 Fab. de produits informatiques, électroniques et optiques 2 0 0 0 0 2 Fab. d équipements électriques 7 1 1 2 0 11 Fab. de machines et équipements 11 7 1 2 0 21 Fabrication de matériels de transport 3 1 1 0 1 6 Fabrication d autres produits industriels 192 64 5 7 4 272 Fab. de textiles, ind. habillement, cuir et chaussures 48 15 0 2 1 66 Travail du bois, industries du papier et de l imprimerie 32 4 1 2 0 39 Ind. chimique et pharmaceutique 4 1 1 1 2 9 Fab. produits en caoutchouc et plastiques et autres produits non métalliques Métallurgie et fab. de produits métalliques (sauf machines et équipements) Autres industries manufacturières - réparation de machines et équipements 18 4 0 0 0 22 28 23 3 1 1 56 62 17 0 1 0 80 INDUSTRIE 393 93 13 13 8 520 CONSTRUCTION 612 60 3 2 0 677 COMMERCE 1 258 106 7 2 3 1 376 Transports et entreposage 166 37 6 6 2 217 Hébergement et restauration 394 24 2 0 0 420 Information et communication 52 5 1 1 0 59 Activités financières et d assurance 297 17 2 1 0 317 Activités immobilières 331 1 0 1 1 334 Activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien 759 43 9 1 0 812 Administration 1 127 170 26 18 5 1 346 Autres activités de services 584 16 2 0 0 602 TERTIAIRE 3 710 313 48 28 8 4 107 TOTAL 5 973 572 71 45 19 6 680 Source : INSEE - CLAP 01/01/2009 - Les boulangeries/pâtisseries et les boucheries/charcuteries sont comptabilisées dans le secteur industriel (rubrique fabrication de denrées alimentaires) - 107 établissements sont recensés sur le territoire. La zone d emploi de Saint-Quentin compte 6 680 établissements dont 89,4% sont des petites unités employant moins de 10 salariés. Avec 413 établissements (520 unités auxquelles on soustrait 107 commerces de bouche), le secteur industriel ne représente que 6,2% des établissements totaux. 64 entreprises ont un effectif supérieur à 100 salariés. Base de données CLAP Il s agit d un système d informations alimenté par différentes sources pour fournir des statistiques localisées au lieu de travail. Le référentiel établissement est constitué à partir du fichier SIRENE. Le champs couvert par CLAP est plus large que celui du répertoire SIRENE. Il comprend l ensemble des activités hors agriculture, défense et intérim.

Page 14 L AGRICULTURE Le paysage du Vermandois laisse entrevoir des plateaux ouverts et des plateaux vallonnés, à la limite des bocages de la Thiérache. On y distingue de grandes étendues cultivées, la Surface Agricole Utilisée couvre en effet 85,5% du territoire. A l approche des vallées de l Oise, de la Somme et de l Omignon, on découvre également un paysage verdoyant où bosquets et rivières agrémentent le paysage. La zone est dominée par de grandes exploitations (109 ha de SAU en moyenne contre 82 ha au niveau départemental). Parmi les 841 exploitations recensées lors de la dernière enquête agricole, 80% sont des exploitations professionnelles avec une SAU moyenne de 131 ha, signe d une restructuration de l agriculture bien avancée. 4 exploitations sur 5 sont tournées vers les grandes cultures caractéristiques de la région Picardie, c est-à-dire les céréales et les betteraves sucrières. La proximité de la sucrerie TEREOS à Origny-Sainte-Benoite fait de la zone le plus gros pôle betteravier de l Aisne. Les exploitations agricoles utilisent l équivalent de 1 581 personnes à temps plein (ces données incluent les entreprises de travaux agricoles et les coopératives d utilisation de matériel agricole). Chambre d agriculture de l Aisne Cela représente en moyenne 1,9 actif par exploitation. La composition de la force de travail est à 61,5% familiale. CHIFFRES-CLES 841 exploitations dont 673 exploitations professionnelles Surface Agricole Utilisée (SAU) : 91 552 ha 85 246 ha de terres labourables (dont 49 439 ha en céréales) 1002 chefs d exploitations et co-exploitants Population familiale active sur les exploitations : 1442 Source : Recensement Agricole (RA) 2000. Le RA a lieu tous les 10 ans. La prochaine collecte d informations se déroulera de sept. 2010 à avril 2011.

Page 15 LES GRANDS ETABLISSEMENTS INDUSTRIELS PRINCIPAUX ETABLISSEMENTS Commune Code NAF 1. MBK INDUSTRIE Rouvroy 3091Z 2. LE CREUSET INDUSTRIE Fresnoy-le-Grand 2599A 3. TEREOS Origny-Sainte- Benoite 1081Z 4. FAPAGAU ET Cie Gauchy 2042Z 5. NESTLE FRANCE Itancourt 1089Z 6. SOPROCOS Gauchy 2042Z 7. CEREAL PARTNERS FRANCE Itancourt 1061B 8. ENSIVAL MORET FRANCE Saint-Quentin 2813Z Activité Scooters, cycles, motocycles et moteurs de hors-bords (Groupe japonais YAMAHA MOTOR Ltd) Articles culinaires en fonte (Groupe hollandais CLIDEN BV) Sucrerie (Groupe français TEREOS) Articles de parfumerie (Groupe français L OREAL) Bouillons, potages déshydratés, nouilles asiatiques (Groupe suisse NESTLE) Produits cosmétiques (Groupe français L OREAL) Céréales pour le petit-déjeuner (Groupe suisse NESTLE - Groupe américain GENERAL MILLS) Pompes industrielles (Groupe français MORET) Effectifs 2010 690 504 315 289 281 275 266 240 9. HAZEMEYER Gauchy 2712Z Energie électrique 187 10. ONDULYS SAINT-QUENTIN Morcourt 1721A 11. NEXANS FRANCE Bohain 2732Z 12. LE BOURGET Fresnoy-le-Grand 1431Z 13. MAHLE FILTERSYSTEME FRANCE Seboncourt 2829B 14. LU FRANCE Jussy 1072Z 15. BORGERS FRANCE Saint-Quentin 1396Z 16. CEPAP LA COURONNE Gauchy 1732Z 17. AUNDE FRANCE Saint-Quentin 1391Z 18. DUCAMP Saint-Quentin 3822Z Onduleur et transformateur de carton (Groupe belge ONDULYS) Câbles pour le bâtiment (Groupe français NEXANS) Bonneterie et articles textiles (Groupe italien CSP INTERNATIONAL FASHION GROUP) Filtres à air, absorbeurs d essence, filtres habitacles industriels (Groupe allemand MAHLE) Biscuits (Groupe américain KRAFT FOODS) Garnissage textile et pièces thermoformagées pour l automobile (Groupe allemand BORGERS) Articles de papeterie (Groupe espagnol TOMPLA) Tissus pour l industrie automobile (Groupe allemand AUNDE ACHTER & EBELS) Collecte de déchets industriels, assainissement, nettoyage industriel 154 150 147 146 140 136 125 109 108 19. APEGELEC INDUSTRIE Saint-Quentin 3320C Electricité industrielle 107 20. LORRAINE TUBES Fresnoy-le-Grand 2420Z Tubes en acier soudé 100 Source : Fichier consulaire CCI territoriale de l Aisne - Mars 2011

Page 16 RETOUR SUR LE PASSE INDUSTRIEL DU SAINT-QUENTINOIS Extrait de «SAINT-QUENTIN : histoire et patrimoine industriels» de Frédéric PILLET - Cahiers du patrimoine n 89 (2007) Depuis le moyen-âge, Saint-Quentin possède une longue tradition industrielle. Reconnue dès le XII e siècle comme une ville textile marquée par l essor de l activité lainière, la ville développera, après le siège de 1557 (mise à sac de la cité par les armées de Philippe II d Espagne), la fabrication des toiles de lin. Au milieu du XVIII e siècle, l usage du coton fait timidement son apparition et les tisserands s adaptent petit à petit à cette nouvelle fibre. Après la période troublée de la révolution française, le nombre de métiers à tisser en activité chute de 14 000 à 3 000. Au début des années 1800, on passe progressivement du système pré-industriel où fileurs et tisserands travaillent à domicile, essentiellement dans les campagnes du Saint-Quentinois et du Vermandois, au système industriel des filatures mécaniques. En 1804, la première filature mécanique est créée à Saint-Quentin. Parallèlement, les activités métallurgiques, présentes dans la ville à travers les ateliers de forge, de serrurerie et de ferblanterie, se développent et répondent aux besoins des industriels textiles locaux en machines nouvelles mais aussi aux besoins en machines motrices pour pallier l insuffisance de la force hydraulique disponible. Au-delà de cette construction mécanique s ajoute le développement d équipements pour l industrie sucrière qui à partir de 1825, prospère durablement. En 1834, Saint-Quentin et sa périphérie comptent 37 filatures. Face au suréquipement de cette branche industrielle, l activité rencontre des difficultés et le nombre d établissements cotonniers décline. Mi- XIX e siècle, de nouvelles filatures de laines se créent à Saint-Quentin et à Ribemont. C est à cette époque qu apparaît un nouveau type d usines : les sheds (bâtiment industriel en dents de scie). L arrivée de ces ateliers s accompagne de bouleversements dans le paysage urbain, ponctué peu à peu dans sa périphérie de grandes unités de production autour desquelles s agglomèrent les populations ouvrières issues de l exode rural. Les tisserands des campagnes deviennent les tisseurs des villes. La conjoncture économique et politique des années 1860 pousse les industriels à la modernisation de leurs outils de production et le tissage mécanique connaît alors un formidable élan. Même si la construction mécanique reste dominante pour les industriels du textile et du sucre, elle n en est pas pour autant exclusive. Les ateliers se diversifient et viennent répondre aux multiples besoins d une ville en pleine expansion. A la veille de la première Guerre Mondiale, le coton a repris la place qu il occupait au début des années 1860 et le nombre total de métiers mécaniques atteint son niveau maximal dans l histoire du tissage Saint-Quentinois avec plus de 4 600 machines. A l issue du conflit, si l on ajoute aux destructions la disparition des matières premières, des plans, dessins et archives, l anéantissement des équipements industriels est total. Commence alors la reconstitution industrielle sur des bases anciennes. Hormis quelques regroupements d entreprises, le paysage industriel de la ville ne change guère. Les usines sont finalement reconstruites ou remises à neuf entre 1919 et 1922. Le textile renaît mais la relance rencontre des difficultés : la mode de la belle époque est révolue, les salaires sont plus attractifs dans les nouvelles industries et la production qui s est déplacée vers d autres centres pendant le conflit, constitue désormais une nouvelle concurrence. Parmi les apports industriels les plus significatifs de l entre-deux-guerres figurent : Dans la métallurgie/mécanique : la fonderie à Fresnoy (Le Creuset, 1924), le matériel électrique à Bohain et à Saint-Quentin (Cie Française Thomson Houston - Hazemeyer,1930) Dans le textile : création d une grande usine de bonneterie à Fresnoy (Ets Saltiel Le Bourget, 1926) et l introduction de la fabrication de fibres artificielles à Saint-Quentin (CTA Gauchy, 1927). A la fin des années 30, apparaît un nouveau phénomène, celui de la récupération des grandes usines textiles désaffectées. Ce processus s amplifie dans les années 50 avec l arrivée de Motobécane. En effet, au lendemain de la seconde guerre mondiale, le mouvement de décentralisation de l industrie parisienne va modifier profondément le paysage industriel Saint-Quentinois. Ces nouvelles implantations tiennent compte du positionnement géographique favorable de Saint-Quentin, de l existence de locaux industriels désaffectés par les tissages de la ville, mais surtout de la disponibilité d une main d œuvre capable de s adapter aux chaines de production. Les années 50 et 60 donnent un nouveau souffle à l industrie avec l arrivée de nouvelles activités, encore présentes de nos jours (chimie/cosmétique, papeterie, ).

Page 17 L INDUSTRIE Ministère de la culture - F. Pillet La zone d emploi de Saint- Quentin occupe un peu moins de 9 000 salariés dans le secteur industriel, soit 20,7% de l emploi salarié de la zone. Il s agit du 3 ème territoire le plus industrialisé après la Thiérache (25,7%) et le Chaunois (23,1%). L implantation industrielle sur la zone remonte réellement au XVI e siècle, bien que dès le XII e siècle, Saint-Quentin apparaisse déjà comme une ville textile tournée vers le négoce des draps de laine (cf. encart page 16). Au-delà de l activité textile plus marquée sur la ville-centre, les bourgs situés aux environs ont profité dès la seconde moitié du XIX e siècle de la diversification des fabrications. Une multitude d activité sont apparues sur Bohain, Fresnoy-le-Grand, Origny-Sainte- Benoîte,. La période de l entredeux-guerres a permis des apports industriels significatifs, dont certains subsistent encore de nos jours. Bien que fortement représenté sur le territoire, le secteur industriel a cependant vu disparaître un nombre considérable d emplois. Société Textiles Bochard - Courrier Picard En 20 ans, la zone a perdu 6 624 emplois soit 43% de ses effectifs (-41,4% au niveau départemental), selon une pente ascendante régulière. Cette régression de l industrie s explique à la fois par un effet gain de productivité, par un effet d externalisation et par un effet délocalisation. Aujourd hui, la structuration de l appareil productif local expose fortement le territoire aux conséquences de la crise. La tradition industrielle de la zone, fondée sur le textile et la construction mécanique, déjà vivement touchée par la crise qu ont subi ces secteurs depuis les années 70 jusqu à récemment, ne résiste pas au marasme économique. De nombreux plans sociaux se succèdent et des établissements, comptant parmi les plus importants de la zone en termes d effectifs, ont réduit leur personnel ou ont définitivement fermé leurs portes. Parmi eux : L imprimerie MAULDE ET RE- NOU à Gauchy a été mise en liquidation judiciaire en juillet 2008. Sur les 143 salariés, 57 emplois ont été sauvés et ont intégré le groupe du repreneur (création de la société ROTO AISNE SN) et 86 personnes ont été licenciées. La SOCIETE INDUSTRIELLE TEINTURERIE DE LA CHAUSSEE ROMAINE (ennoblissement textile), sise zone industrielle de Morcourt-Rouvroy, a été placée en liquidation judiciaire en janvier 2009. Spécialisée dans la teinturerie fantaisie, l établissement employait 41 salariés. La société TECHNIQUE DE LA DECOUPE ALPI, basée à Vermand, n a pas résisté à l effondrement du secteur automobile durant la crise et a définitivement fermé ses portes en mars 2010. Les 16 salariés restants ont été licenciés. TERGAL INDUSTRIES à Gauchy (fabrication de fibres de polyester et de résines PET pour l embouteillage) dont la liquidation judiciaire a été prononcée en septembre 2009. Les 170 salariés que comptait encore l entreprise en 2008 ont fait l objet de vagues de licenciements. Les 130 derniers licenciés ont assisté en novembre 2010 à la vente de tout l immobilier de leur entreprise. Ministère de la culture - F. Pillet Mise en liquidation de la société ANDERES BRODERIES en mars 2011. L entreprise Saint- Quentinoise employait encore 14 personnes à la fabrication de dentelles haut de gamme. Parmi les entreprises ayant dû procéder à des ajustements de leurs effectifs, citons les sociétés MBK INDUSTRIE, APEGELEC, HOSTE, AUNDE,. A ce jour, en termes d effectifs, le secteur agro-alimentaire a supplanté les 2 filières traditionnelles de la zone. La métallurgie/ fabrication de produits métalliques vient se positionner à la 2 ème place tandis que le textile/habillement prend la 3 ème place. Toutefois, si l on excluait le textile en rapport avec l industrie automobile, la filière se situerait alors à la 4 ème place, derrière la fabrication de matériel de transport.

Page 18 1. L INDUSTRIE AGRO- ALIMENTAIRE est le premier employeur de la zone avec 17,1% de l emploi salarié industriel de la zone d emploi. Les productions agricoles performantes, combinées à la localisation géographique du territoire ont permis des implantations industrielles importantes en matière d agro-alimentaire. La production de betteraves sucrières, dont la plantation remonte à 1812, année où Napoléon a demandé aux cultivateurs de planter des betteraves pour remplacer le sucre de canne antillais rendu inaccessible par la guerre contre les anglais - a rapidement contribué au développement des sucreries sur le Saint- Quentinois. Vers 1860, la zone d emploi en comptait une trentaine. Les évolutions techniques ont entrainé un phénomène de concentration des unités. Aujourd hui TEREOS est le seul groupe sucrier encore présent. Il est implanté à Origny- Sainte-Benoîte. Si les origines de la société remontent à 1869, il faut attendre 1932 pour que soit créée la distillerie-coopérative qui répond aux besoins de la pharmacie et de la parfumerie alors en pleine expansion. En 1951 a lieu l inauguration de la sucrerie. C est autour de la croissance de la coopérative d Origny- Sainte-Benoîte que TEREOS s est progressivement formé, pour rassembler aujourd hui 12 000 agriculteurs et 17 000 salariés dans le monde, sur 35 site industriels. Sur le site d Origny-Sainte- Benoîte sont produits 100 000 tonnes de sucre blanc destiné au grand public (sous la marque BEGHIN-SAY) et à différentes industries, du sucre «saveur BIO-ETHANOL NORD PICARDIE (BENP) S inscrivant dans le programme français d accélération de la production de biocarburants, le groupe sucrier TEREOS est l un des premiers à avoir obtenu, dès 2005, un agrément pour construire sur son site d Origny-Sainte-Benoîte, une distillerie d éthanol de betteraves. D une capacité de production de 300 000 m 3 d alcool et d éthanol par an, l installation s étend sur plus de 100 ha et compte notamment 44 réservoirs de stockage de produits finis et 2 réservoirs plus grands pour la matière première, capables de stocker 70 000 m 3 chacun. Mise en service début 2007, grâce à un investissement de 200 millions d'euros, la distillerie illustre le remarquable essor des biocarburants, qui devraient représenter 10% de la consommation totale des carburants en 2015. Cette unité ultramoderne, classée "Seveso 2" en raison du risque industriel, emploie 30 salariés. vergeoise» et des sucres spéciaux, liquides et fondants (Société FRANCE FONDANTS). Sont également produits l alcool de bouche commercialisé par la SDA BRABANT) et l éthanol (cf. encart ci-dessus). Depuis 2009, la coopérative a passé un accord avec le groupe de spiritueux américain BACARDI afin de produire des alcools de blé de haute qualité destinés à la fabrication de la vodka. TEREOS a investi 15 millions d euros dans un atelier spécifique, qui a permis la création d une quinzaine d emplois (Société DISTILLERIE DE LA VALLEE DE L OISE). Le site servira notamment au développement de la vodka Grey Goose, produit-clé dans la stratégie de BACARDI. En 2010, le groupe DANISCO a établi un partenariat avec TEREOS, pour investir dans une nouvelle unité d extraction de bétaïne sur le site de production de bio-éthanol d Origny-Sainte-Benoîte. Cette nouvelle activité, qui permettra d optimiser la valorisation d un coproduit de distillerie, devrait démarrer au printemps 2010 et permettre la création d une vingtaine d emplois. La bétaïne d origine naturelle agit comme régulateur de la pression osmotique, améliorant la santé intestinale et réduisant l impact négatif du stress dû à la chaleur en production animale. Elle sera extraite de la vinasse, coproduit issu de la fabrication de bioéthanol, en utilisant une technologie de pointe dont DANISCO est le dépositaire. La bétaïne ainsi produite sera ensuite transportée vers le site finlandais de DANISCO pour la fabrication de produits sous la marque BetafinTM. H-Dez / Bar Floréal / CEDUS F-L. Athénas / CEDUS

Page 19 Société Cereal Partners France - Courrier Picard 2 sociétés agro-alimentaires, appartenant au groupe suisse NESTLE, sont implantées sur la commune d Itancourt : NESTLE France, dont la création remonte au début des années 80, est spécialisée dans la production de soupes déshydratées et d aides culinaires sous la marque MAGGI. L usine emploie 281 personnes. Créée en 1995, CEREAL PARTNERS FRANCE, dont le capital dépend également à 50% de la société américaine GENERAL MILLS, emploie 266 salariés à la production de céréales pour le petit-déjeuner (production d une vingtaine de recettes sous marques Fitness, Nesquik, Clusters, ). L entreprise vient de décider de produire sur place les pépites de chocolat qui étaient auparavant confiées à des soustraitants. Une dizaine de recrutements est prévue. Parmi les sociétés qui utilisent les céréales, on peut citer : La société LU (ex-vandamme) emploie 140 personnes à la fabrication de cakes et gâteaux fourrés. Créée à Jussy en 1921, le site est passé dans le giron de BSN, puis de DANONE et enfin du groupe américain KRAFT FOODS depuis novembre 2007 lors de la cession de l activité «biscuits et produits céréaliers» par le groupe agroalimentaire français. Appartenant au groupe NEU- HAUSER, l UNION MUTUELLE DE BOULANGERIE (UMB) est spécialisée dans la fabrication de pains crus. Implantée à Saint-Quentin depuis 1906, la société a déménagé ses lignes de production sur le parc des autoroutes courant 2010 et en a profité pour s agrandir et se moderniser pour un investissement total de 15 millions d euros. Les nouveaux locaux de 6 000 m² voient sortir de leurs chaines de production 1,5 millions de baguettes crues surgelées chaque semaine. Les pains sont ensuite conditionnés et expédiés vers les points chauds des grandes et moyennes surfaces. Le groupe NEU- HAUSER emploie 1 000 salariés dont 55 sur le Saint-Quentinois. La société HARRY S RESTAU- RATION (ex-quality BAKERS) est implantée à Gauchy depuis 1996. Elle fabrique et commercialise des buns (petits pains) pour le compte de clients industriels nationaux. Le groupe italien BARILLA, qui a opéré une prise de participation majoritaire sur HARRY S en 2007, a constitué en 2009 BARILLA HARRY S FRANCE. 47 personnes travaillent sur le site gasiaquois. Parmi les 2 meuneries encore présentes dans l Aisne, l une est située sur le territoire depuis 1678. Il s agit de la société EUROMILL NORD, LES GRANDS MOULINS DE SAINT-QUENTIN, qui résulte depuis 1969 de la fusion des moulins de Saint- Martin et de Tour y Val. L entreprise, qui appartient au groupe NUTRIXO, fabrique entre autres de la farine pour les pains BANETTE et emploie une vingtaine de salariés. Euromill - Grands moulins de Saint-Quentin LES VERGERS DE SERU Implantés à Ribemont depuis 1979, les VERGERS DE SERU sont constitués d une Société Civile d Exploitation Agricole et de la SARL. L entreprise couvre 70 ha d arbres fruitiers (2 500 pommiers et poiriers par ha). Lors des récoltes, l entreprise embauche 50 saisonniers. Cet arboriculteur indépendant produit 4 000 tonnes de fruits dans l année. Après la cueillette, les fruits sont stockés en chambre froide, conditionnés (plateaux, barquettes, sachets, ) dans un vaste atelier avant d être vendus à la grande distribution ou aux industriels. A signaler aussi la présence de la BISCUITERIE DUTOIT à Bohain. Fondée en 1948, la société est spécialisée dans la fabrication de fonds à garnir en pâte feuilletée et brisée, à destination principale des industriels. Après avoir sorti en 2010 son premier gâteau «le P tio Crac lin», l entreprise, qui emploie 12 permanents et 9 saisonniers, envisage de s agrandir en 2012. Le territoire accueille également d autres petites unités liées à l agro-alimentaire : LAMBERT PANIFICATION à Saint-Quentin (14 salariés) - Fabrication industrielle de pain et pâtisserie fraiche. SA LANDON à Holnon (13 salariés) - Fabrication industrielle de charcuterie. SARL LAILAND à Aubigny-aux- Kaisnes (9 salariés) - Fabrication de fromage à pâte cuite.

Page 20 POLE DE COMPETITIVITE INDUSTRIES ET AGRO-RESSOURCES (IAR) Face à l internationalisation des marchés et à l accélération des progrès techniques, la France a lancé en 2004 une nouvelle politique industrielle visant à rapprocher les acteurs publics et privés de l innovation. Combinée à une politique d aménagement du territoire, cette stratégie de développement industriel a abouti à la création des pôles de compétitivité. La Picardie s est engagée dans 3 pôles dont 2 à vocation mondiale : le pôle IAR et le pôle I-Trans. Co-piloté par les régions Champagne-Ardenne et Picardie, le pôle IAR propose de mettre à profit la diversité végétale disponible dans les 2 régions, afin de valoriser tous les composants de la plante à des fins non alimentaires. Le pôle ambitionne de rentabiliser le recours aux agro-ressources et a ainsi défini 4 domaines d actions stratégiques, regroupés sous le concept de bio-raffinerie : Les bioénergies Les agro-matériaux Les biomolécules Les ingrédients végétaux «La finalité du pôle IAR est de réunir toutes les compétences et les technologies d extraction, de transformation et de formulation des composants de la biomasse, permettant d effectuer toutes les étapes depuis le laboratoire jusqu au développement industriel d un projet innovant, s inscrivant dans une perspective de développement durable» (Source : pôle IAR). Les régions Picardie et Champagne-Ardenne disposent à cet effet d importantes ressources agricoles et d un potentiel de recherche et de formation de plus de 800 chercheurs ainsi que d un gisement conséquent d entreprises industrielles. Quelques exemples de projets du pôle IAR : 1. PYROBIO ENERGY + Il s agit du premier projet du pôle à avoir été labellisé et financé par le FCE*. Il est porté par le groupe sucrier TEREOS (02), la société marnaise FINAXO INDUSTRIE et le Centre de Valorisation des Glucides de Dury (CVG - 80). Une nouvelle technique de pyrogazéification rapide transforme en source d énergie les vinasses, résidus issus de la distillation de la DR betterave. 2. TECHFLAX Le projet est labellisé par le pôle Wallon WAGRALIM et porté par l entreprise VANDEPUTTE OLEOCHEMICALS. Il a pour objectif de valoriser les fractions issues du raffinage de la graine de lin pour la fabrication de colles, de matériaux d isolation ou de produits cosmétiques. 3. BIOMAT Le projet a pour objectif de substituer les matériaux traditionnellement utilisés à l intérieur des véhicules par des matériaux d origine 100% végétale, renouvelables et respectant les contraintes techniques, économiques et environnementales liées à l automobile. Le pôle IAR soutient aussi les projets Synthons, Acropole, Lif, BioH2gen, Agrosolvants, Emac, Futurol, Chimiosub, Catia,. Contact : Pôle de compétitivité IAR 50-52 boulevard Pierre Brossolette BP 5-02930 LAON Cedex +33 (0)3 23 23 25 25 +33 (0)3 23 23 25 26 www.iar-pole.com * FCE : fonds de compétitivité des entreprises

Page 21 2. Le secteur de LA METALLUR- GIE ET DE LA FABRICATION DES PRODUITS METALLIQUES constitue le 2 ème secteur d activité avec 16,8% de l emploi salarié industriel de la zone d emploi. Une seule entreprise est de taille majeure, le secteur étant majoritairement composé de PME. La plus importante en termes d effectifs est la société LE CREUSET INDUSTRIE. Implantée à Fresnoy-le-Grand depuis 1925 en raison de sa position géographique, l entreprise produit la célèbre cocotte en fonte émaillée LE CREUSET et décline sa batterie de cuisine dans 300 formes et 40 coloris. Equipement incontournable pour les familles à l origine, la cocotte est aujourd hui devenue un produit haut de gamme depuis son rachat en 1990 par Paul Van Zuydam. Société Le Creuset Tout en conservant son cœur de gamme en fonte, dont la production est assurée sur le site fresnoysien, l entreprise s est diversifiée avec des gammes de plats en grés émaillé, des ustensiles en silicone, des poêles et casseroles en aluminium multicouches. L entreprise propose également des tire-bouchons et accessoires pour le vin de marque SCREW- PULL. Sur les 1 200 employés que compte LE CREUSET à ce jour, 504 sont basés à Fresnoy-le-Grand. L entreprise exporte 90% de son chiffre d affaires. Un projet d extension de la fonderie est en préparation avec à terme le doublement de la capacité de production. L investissement serait de l ordre de 45 millions Société Industrielle des Fontes d euros avec à la clé 200 emplois supplémentaires échelonnés sur 4 ans. Egalement implantée à Fresnoy-le-Grand, depuis 1935, la société LORRAINE TUBES (Tubes de la Providence) emploie 90 personnes à la fabrication de tubes profilés. Rachetée par le groupe espagnol CONDESA en 2004, cette ex-usine d ARCELOR est spécialisée dans les tubes et tuyaux en métaux ferreux et en acier soudés haute fréquence, pour les secteurs de l automobile, du mobilier et construction,. D origine plus récente (1981), la SOCIETE DES ATELIERS DE CONSTRUCTIONS MECANIQUES D HOLNON (SACMO) emploie 79 salariés à la fabrication de machines de conditionnement et d emballages, principalement pour l industrie cosmétique et pharmaceutique. La société adapte également des machines-outils d occasion. Après avoir intégré en 2007 le groupe de conditionnement international SIRIUS MACHINERY GROUP, appartenant au fonds d investissement suédois NORDSTJERNAN, la SACMO a rejoint fin 2008 la société d investissement COESIA GROUP, leader italien en machines automatiques de conditionnement. Société SACMO La SOCIETE INDUSTRIELLE DES FONTES (SIF) est implantée sur Saint-Quentin depuis 1932. Elle est spécialisée dans la fabrication de pièces moulées en fonte, brutes ou usinées, avec ou sans traitement de surface. Les pièces peuvent peser quelques grammes jusqu à 80 kg. 70% de la production est réalisée pour le secteur ferroviaire (pièces de voies, de caténaires, de wagons, ). La SIF emploie 71 salariés. A ces sociétés viennent s ajouter dans la tranche des 20 à 50 salariés : Création de MECA ELEC en 1999 (45 salariés) à Harly. Tôlerie, presses, mécanique générale, connectiques, traitement de surfaces, services et assemblages. Création en 1912 de LAMORY ET WALD SN (38 salariés) à Saint-Quentin. Mécanique de précision, taillage d engrenages et d outillages. SOCIETE DE PRODUCTION INDUSTRIELLE DE ROTORS ET D EMBOUTISSAGE (SPIRES) - 34 salariés à Saint-Quentin. SOVEFAM HIVET (27 salariés) à Neuville-Saint-Amand - Mécanique de précision. ESPACE ALUMINIUM DU VER- MANDOIS (23 salariés) à Saint- Quentin - Menuiserie métallique aluminium. DECAPAGE DE L AISNE (23 salariés) à Saint-Quentin - Décapage des métaux par voie chimique ou thermique ou dans le domaine du microbillage et grenaillage. CONCEPT DESIGN MOULE ET OUTILLAGE (CDMO) - 23 salariés à Saint-Quentin - Etude, conception et fabrication de moules et modèles. FONDERIE E. DOURLET (23 salariés) à Saint-Quentin - Fonderie d aluminium.

Page 22 Si l on ajoute la FABRICATION DE MACHINES ET D EQUIPEMENTS, le secteur passe alors à 24,2% de l emploi salarié industriel de la zone d emploi. Certains de ces établissements trouvent leurs origines aux côtés du développement de l industrie sucrière. Parmi les établissements les plus importants en termes de salariés, 2 ont un effectif supérieur à 100 personnes. La société ENSIVAL MORET FRANCE est implantée sur Saint-Quentin depuis 1868, date à laquelle Lucien Moret ouvre un atelier de construction métallique qui fournit du matériel à destination des IAA et Ensival Moret des usines textiles. Après s être spécialisé dans les années 1900 dans la fabrication de matériel de manutention (vis d Archimède, élévateurs, pompes, ) pour l industrie sucrière, l usine s est développée et a fusionné avec la société belge ENSIVAL fin 2000. Le groupe ainsi constitué représente aujourd hui 500 personnes dont 240 sur le site de Saint-Quentin. Il conçoit, fabrique et fournit une gamme étendue de pompes. Il est l un des leaders mondiaux dans le pompage des acides phosphorique et sulfurique, des liquides chargés ainsi que dans les industries sucrière et papetière. Société Mahle Filtersysteme France La société MAHLE FILTERSYS- TEME FRANCE est une filiale du groupe allemand MAHLE. L usine de Seboncourt est chargée de produire des filtres pour le secteur de l automobile. Elle emploie 146 salariés. Alors que son origine remonte aux années 1920 dans le quartier de Remicourt (Saint- Quentin), la société CONS- TRUCTIONS ISOTHERMIQUES BONTAMI (CIB) est installée depuis 1959 dans les anciens ateliers du Tissage du Vermandois. Elle fabrique des meubles iso-thermiques et emploie 83 personnes. CIB appartient au groupe industriel américain ITW Inc, suite au rachat du groupe HORIS en 2007. BURTON STEEL est née en 1976 suite à la reprise en 1973 par les frères Demy de la CITEF. Installée dans des bâtiments en bordure du Canal de Saint-Quentin, la société a transféré ses ateliers sur la zone d activités du bois de la Chocque en 2005 pour laisser place à la Base Urbaine de Loisirs (cf. encart page 35). L entreprise emploie 45 salariés et produit des équipements de manutention de produits en vrac pour les secteurs de l industrie et de l environnement, des centrales à béton, des bennes et des grappins. La société TECMAN emploie 35 personnes. Implantée également sur la zone d activités du bois de la Chocque depuis son transfert de Fayet en 2001, elle est spécialisée dans la construction de bras hydrauliques briseroche pour le déblocage de concasseurs de matériaux. Société Tecman Société Boubiéla Moret Créée en 1902 par Emile Boubiéla, la société BOUBIELA s est alliée au groupe MORET dans les années 1990 pour former BOUBIELA-MORET. L entreprise de 27 salariés a pareillement quitté ses locaux en 2005 pour la zone d activités du Bois de la Chocque où sont réalisés les appareils de manutention notamment de produits en vrac ou en sacs. Société Delaplace Mouzon La société DELAPLACE MOU- ZON existe depuis 1901. A l origine maréchalerie, forge et construction de matériel à traction animale, l entreprise a évolué depuis 1945 vers la traction motorisée et la fabrication de matériel de préparation du sol et remorques semi-portées. Une trentaine de personnes travaillent sur le site d Etreillers. A signaler également les ETS G. DUFLOT implantés à Holnon. La société emploie 48 salariés dans la tôlerie fine pour la réalisation de machines (tables d anesthésie, échographe, salle de contrôle, ).

Page 23 3. 3 ème secteur d activité en termes d effectifs, le secteur TEXTILE - HABILLEMENT - CUIR ET CHAUS- SURES ne représente plus aujourd hui que 11,8% de l emploi salarié industriel du Saint-Quentinois et ceci, en grande partie en lien avec le secteur automobile (41% des emplois de ce secteur). Concernant la fabrication de textiles, 2 sociétés ont un effectif supérieur à 100 salariés et ont une production tournée vers le secteur automobile. Avec cette production de textiles automobiles, le tissage proprement dit a pratiquement disparu, laissant place peu à peu aux produits non tissés, fabriqués par enduction. Société Borgers BORGERS FRANCE a été l une des premières sociétés à s implanter sur le Parc des Autoroutes en 2002, à proximité des sites automobiles, dont Renault Douai. Filiale du groupe allemand BORGERS, l établissement Saint-Quentinois occupe 136 salariés au garnissage textile et pièces thermoformagées pour l automobile. Filiale également d un groupe allemand AUNDE ACHTER & EBELS Gmbh, AUNDE FRANCE (ex- DELCAR) est implantée sur Saint-Quentin. Spécialisée dans le textile automobile, cette entreprise de 109 salariés subit actuellement les contrecoups de la crise économique. Parmi les autres sociétés présentes sur la zone d emploi : La SOCIETE INDUSTRIELLE THIERS (SIT) emploie 23 personnes à Saint-Quentin (Groupe SITEAL). Cette société développe et industrialise des pièces de confort et d aspect, de composants techniques et d ensembles de garnissage et de sellerie. Société Industrielle Thiers POLE DE COMPETITIVITE UP-TEX Afin de renforcer la compétitivité de l économie française et de développer la croissance de l emploi sur des marchés porteurs, la France a lancé en 2004 une nouvelle politique industrielle qui combine territoire, innovation et industrie. La Picardie s est engagée dans 3 pôles dont le pôle national UP-Tex qui s est fixé comme objectif d être identifié à horizon 2015 comme la référence européenne dans le domaine des matériaux textiles avancés, la polysensorialité, le design et la customisation de masse. Pour y parvenir, ses missions consistent à : Fédérer les compétences Promouvoir le matériau textile par des utilisations innovantes en termes de fonctionnalités et d usage Accélérer le développement des marchés (dans les domaines de la santé, des transports, du bâtiment et génie civil, des sports et loisirs, de l habillement et des équipements de protection) et des activités Favoriser le développement de l innovation scientifique, technologique et industrielle. Quelques exemples de projets du pôle Up-Tex : 1. DEPOLTEX : Mise au point d une méthodologie de conception de géotextiles fonctionnalisés ayant des propriétés de dépollution des sédiments et boues pollués aux métaux lourds. 2. FINATHER 3 : Développer des matériaux composites thermo-durs innovants à base de fibres végétales pour remplacer les composés d origine pétrochimique. Contact : Pôle de compétitivité UP-Tex 40 rue Eugène Jacquet 59708 MARCQ EN BAROEUL cedex +33 (0)3 20 99 46 71 +33 (0)3 20 99 46 13 contact@up-tex.fr www.up-tex.fr

Page 24 Société Noiret Bohain La société NOIRET BOHAIN emploie 22 personnes à Bohain et est spécialisée dans les tissus techniques thermostables en fibres longues pour les vêtements de protection. A coté de ces établissements, on aperçoit une mosaïque de TPE dans le domaine de la broderie. Ancrée sur le territoire depuis la fin du XVIII ème siècle, la broderie enjambe la frontière départementale pour continuer vers le Cambrésis. Le secteur est aujourd hui confronté, entre autres, à une concurrence exacerbée. Concernant l industrie de l habillement, il ne reste à ce jour qu un seul établissement de plus de 100 salariés. Il s agit de la société LE BOURGET implantée à Fresnoyle-Grand, spécialisée dans les collants. Fondée en 1924 par Jean-Pierre Saltiel, l entreprise a non seulement subi la crise du secteur mais aussi des difficultés inhérentes aux successions familiales qui ont conduit à son rachat en 1995 par le groupe Lyonnais EDI. En 1999, le groupe italien CSP INTERNATIONAL a pris le contrôle de la société et depuis 2005, LE BOURGET a diversifié ses activités dans le secteur de la lingerie féminine. MAISON DU TEXTILE - LA FILANDIERE (Fresnoy-le-Grand) En 1920, Gaëtan Lanzani, venu d Italie, crée à Fresnoy-le-Grand une manufacture de tapisseries murales, de tissus d ameublement et de revêtement de sièges, qu il baptise LA FILANDIERE. Dans cette entreprise devenue musée depuis 2003, on peut encore y voir le tissage sur métiers à bras équipés du système Jacquard. Le lieu rassemble plus d une quarantaine de métiers textiles et conserve de nombreuses techniques de tissage. On y découvre les outils permettant de reproduire toutes les étapes de la création : du dessin à son exécution sur métiers. En savoir plus : Maison du textile 54 rue Roger Salengro 02230 FRESNOY LE GRAND +33 (0)3 23 09 02 74 www.la-maison-du-textile.com Un nouveau bâtiment réunissant le siège social et un magasin d usine et pour lequel l entreprise a investi 3 millions d euros, vient d être inauguré. Bâtiment moderne de 1 600 m² aux lignes courbées, le CHIC CENTER LE BOURGET est devenu la vitrine internationale de la marque. 2010 a été une année faste pour le groupe puisque marquée par la reprise de la distribution des collants MAX MARA, le lancement d une ligne de sous-vêtements pour hommes et enfin, l achat de la société WELL. Ce rachat permet ainsi au groupe CSP INTERNATIONAL de devenir le n 2 en Europe du marché du chaussant. Le siège de la nouvelle holding CSP Paris qui réunit LE BOURGET SA et WELL SA se situe à Fresnoy-le-Grand. CCITA - Société Le Bourget La Filandière - CDT02/Goupi Aujourd hui, si le voile utilisé est tissé en Italie, l'usine de l'aisne (147 salariés) s occupe de la teinture à l'expédition en passant par la mise en forme, le conditionnement,. Le territoire accueille également les sociétés suivantes : COMODITEX (42 salariés) à Saint-Quentin. Rachetée depuis fin 2010 par le groupe CEPOVETT, l entreprise, spécialisée dans le vêtement de travail, est devenue la plateforme logistique du groupe. RENE ET JACQUES HOSTE (21 salariés). Implantée à Ribemont depuis 54 ans, l entreprise est spécialisée dans les bleus, les blouses de travail et les gilets de sureté. A signaler dans le domaine de l industrie du cuir et de la chaussure, la présence d une société qui travaille également pour le milieu professionnel. Il s agit de la société PAWELEC (12 salariés), implantée à Tugny-et- Pont, qui conçoit, fabrique et distribue les semelles Valstau, adaptées au monde professionnel.

Page 25 4. LA FABRICATION DE MATE- RIEL DE TRANSPORT occupe 11% de l emploi salarié industriel. Le secteur est notamment représenté par la société MBK INDUSTRIE. Filiale du groupe japonais YAMAHA MOTOR depuis 1986, cette héritière de Motobécane (1951) est issue d une décentralisation de l industrie parisienne. Implanté aujourd hui sur la zone industrielle de Rouvroy-Morcourt, le site MBK s'étend sur 340 000 m² avec 4 bâtiments couvrant au total 141 000 m². Premier employeur privé de la zone d emploi (et même du département) avec 690 salariés, l entreprise produit des scooters, motos et moteurs de hors-bords. Société GKN Driveline A proximité de MBK INDUSTRIE se situe l un de ses soustraitants, la société QUENTIN- PLAST. Implantée sur le site client en raison de la gestion du stock de pièces, l établissement est spécialisé dans la fabrication de pièces plastiques moulées par injection. Il emploie 42 salariés. L entreprise fait partie à 49% du groupe espagnol CLIPTERPLAST et à 51% du groupe italien THEMAPLAST. A signaler également l implantation de GKN DRIVELINE RI- BEMONT. Cette filiale de groupe britannique a été créée en 1976. elle emploie 87 personnes au reconditionnement d arbres de transmission pour véhicules légers. 289 personnes travaillent sur le site de FAPAGAU & Cie dont l installation remonte à 1986 sur une partie de l usine TER- GAL INDUSTRIES (cf. page 15). Le groupe L OREAL vient de restructurer le pôle industriel de sa division «luxe» sur ses 3 sites situés au Nord de la France : Lassigny (60) - Caudry (59) et Gauchy (02). Il a également créer une plateforme logistique de 40 000 m² sur Roye (80), qui se substitue à l activité logistique des 3 usines précitées. Le site de Gauchy demeure spécialisé dans la production de parfums de marque Lancôme, Cacharel, Armani,. Après avoir traversé une période de baisse d activité en raison d un contexte économique défavorable début 2010, la présence de l entreprise sur le territoire pourrait se trouver confortée. Le constructeur nippon a en effet annoncé début 2011 qu il fermait son usine Barcelonaise pour concentrer son activité en Europe sur une seule usine et donc qu il transférait l activité de Barcelone sur Saint-Quentin. 100 000 deux-roues seront produits sur le site lorsque le transfert avec la structure espagnole sera effectif. A suivre Implantée à Tugny-et-Pont depuis 1959, la société EURO- BENNE (groupe Delaplace & Munier Industries) est constructeur de bennes amovibles pour l équipement de déchetteries et de centres de tri. Elle emploie 31 salariés. 5. L INDUSTRIE CHIMIQUE arrive en 5 ème position avec 9,3% de l emploi salarié industriel Saint- Quentinois. Les effectifs sont concentrés dans 2 unités du groupe L OREAL, implantées à Gauchy. Société Fapagau - Ministère de la culture/f. Pillet SOPROCOS (1965) assure la fabrication et le conditionnement de produits cosmétiques (Garnier, Ushuaïa, Narta, Mennen, Vivelle Dop, Armani, L Oréal Paris, ) et de toilette destinés à la grande distribution. L effectif est de 275 personnes. Le groupe L OREAL envisage d implanter sur un terrain jouxtant l usine une unité de méthanisation. Le projet consiste à récupérer du bio-méthane issu de la fermentation de déchets agricoles et agroalimentaires, afin de couvrir les besoins de l entreprise en électricité et en chauffage et ainsi limiter ses émissions en gaz carbonique. Le début d activité de cette unité est prévu pour l année 2012.

Page 26 6. Au-delà de ces secteurs d activité, LA DIVERSITÉ DU TISSU IN- DUSTRIEL DE LA ZONE D EMPLOI DE SAINT-QUENTIN se retrouve également à travers les secteurs d activités représentés par les sociétés suivantes Spécialisée dans l étude et la réalisation de coffrets, de pupitres et d armoires électriques ainsi que dans la prestation sur site et la maintenance électrique des équipements, la société APEGELEC est implantée sur Saint-Quentin. Cette filiale du groupe familial HIOLLE INDUS- TRIES emploie 77 salariés. Société Hazemeyer Fabrication d équipements électriques Créée en 1930 à Saint-Quentin par des industriels et ingénieurs hollandais, la société HAZE- MEYER s est établie en 1988 sur la commune de Gauchy après restructuration. Avec ses 187 salariés, l établissement répond aux besoins en énergie électrique pour l industrie et la recherche : équipements électriques basse et haute tension, solutions de communication pour la gestion et la distribution d énergie, ainsi que l électronique de puissance de haute précision. La société appartient au groupe COMECA. Issue d ALCATEL CABLES, la société NEXANS FRANCE est implantée à Bohain. Organisé autour de 6 activités, le groupe NEXANS a développé sur le site Bohainois l activité bâtiment, c est-à-dire les câbles pour l éclairage, l alimentation électrique, les ascenseurs et autres équipements des bâtiments. La société emploie 150 salariés. A signaler également dans ce domaine, la société ADB (51 salariés - ZI de Rouvroy-Morcourt) qui fabrique du matériel d éclairage scénique. Industrie du papier - carton La zone accueille 2 établissements de plus de 100 salariés. Après avoir passé une dizaine d années sous l escarcelle de MONDI PACKAGING, la société belge ONDULYS, membre de VPK GROUPE, a fait l acquisition en février 2009 du site de production de Saint- Quentin. ONDULYS SAINT- QUENTIN compte 154 salariés et fabrique des boites en carton ondulé pour l industrie alimentaire et les biens de grande consommation. Société Nexans France Société Ondulys - Courrier Picard Sur un site de 30 000 m² sur la ZAC Le Royeux, à Gauchy, 8 millions d enveloppes et de pochettes sont fabriquées par jour par la société CEPAP LA Société Cepap La Couronne COURONNE. Propriété du groupe espagnol TOMPLA, l entreprise emploie 125 salariés et s est spécialisée dans les grandes séries automatisées. Le territoire accueille également de nombreuses imprimeries dont ROTO AISNE (46 salariés - Gauchy), ALLIANCES PARTENAIRES GRAPHIQUES (33 salariés - Gauchy),. En matière de collecte, traitement, élimination des déchets et récupération, 2 sociétés importantes : Le groupe DUCAMP est implanté sur Saint-Quentin depuis 1945 et emploie sur le site 108 personnes. Spécialisée dans l assainissement, le nettoyage industriel, la collecte et le traitement des déchets, la société vient de développer un nouveau service : la dépollution et la requalification des sites et friches urbaines ou industrielles. L entreprise de recyclage HAUBOURDIN emploie près de 90 personnes. Implantée depuis 1870, l entreprise collecte et trie les déchets en provenance des groupes industriels et les transforme pour donner une seconde vie aux matériaux usagés. Le siège social et le centre de traitement (métaux) sont situés à Saint-Quentin. Un 2 ème centre (papiers/plastiques) est localisé sur la ZI St-Lazare de Gauchy.

Page 27 LOCALISATION DES ENTREPRISES INDUSTRIELLES DE PLUS DE 20 SALARIES NEXANS FRANCE CARRION MICHEL BRODERIES NOIRET BOHAIN MAHLE FILTERSYSTEME FRANCE LE CREUSET INDUSTRIE LE BOURGET LORRAINE TUBES ONDULYS SAINT QUENTIN ETS G DUFLOT SACMO DELAPLACE EUROBENNE QUENTINPLAST ADB CONDIBIOSE MBK INDUSTRIE DECAPAGE DE L'AISNE TEREOS MECA'ELEC BENP SOVEFAM FRANCE FONDANTS NESTLE FRANCE GKN DRIVELINE RIBEMONT TCCM CEREAL PARTNERS FRANCE RENE ET JACQUES HOSTE 690 260 20 Industries agro-alimentaires LU FRANCE Métallurgie, transformation des métaux et Fabrication de machines-équipements Carton, papier - Imprimeries Textile - Habillement Chimie Divers ARF GAUCHY ALLIANCE PARTENAIRES GRAPHIQUES CEPAP HARRY S RESTAURATION HAZEMEYER FAPAGAU ET CIE ROTO AISNE SOPROCOS SAINT-QUENTIN APEGELEC INDUSTRIE AUNDE FRANCE BORGERS FRANCE BOUBIELA MORET BURTON'STEEL CDMO COMODITEX COMPTOIR DE MINERAUX ET MATIERES PREMIERES CONSTRUCTIONS ISOTHERMIQUES BONTAMI DUCAMP ENSIVAL MORET FRANCE ESPACE ALUMINIUM DU VERMANDOIS ETS HAUBOURDIN EUROMILL NORD FONDERIE E. DOURLET LABORATOIRE CARPENTIER LABORATOIRE DENTAIRE GERARD BELLAVOINE LAMORY ET WALD LE FROID PICARD SOCIETE INDUSTRIELLE DES FONTES (SIF) SOCIETE INDUSTRIELLE THIERS (SIT) SPIRES TECMAN UNION MUTUELLE DE BOULANGERIE

Page 28 LA CONSTRUCTION Le secteur du BTP occupe un peu plus de 2 700 salariés, soit 6,3% des salariés de la zone d emploi contre 6,8% au niveau départemental. A l exception d une légère baisse en 2004, le secteur est en constante augmentation. Il a gagné 22,3% d emplois en 10 ans. Parmi les 3 pôles d activité qui constituent le secteur de la construction : CONSTRUCTION DE BÂTIMENTS Majoritairement composé de petites unités (effectifs inférieurs à 10 salariés), il convient toutefois de signaler la présence de : EIFFAGE CONSTRUCTION à Bohain. Cette unité du groupe EIFFAGE intervient dans la construction de bâtiments destinés aux entreprises ou aux collectivités publiques. Elle emploie 48 salariés. Société Vermand Bois Habitat VERMAND BOIS HABITAT est implantée à Vermand. Spécialisée dans la construction à ossature bois et dans le développement d ouvrages à but environnemental, la société emploie 24 salariés. CONSTRUCTION D OUVRAGES DE GÉNIE CIVIL L entreprise EIFFAGE TRA- VAUX PUBLICS NORD est présente à Montescourt- Lizerolles. 111 personnes s occupent de terrassement, de routes et de génie civil, allant des travaux neufs et d entretien à la fabrication d enrobés et de liants. COLAS NORD PICARDIE est implantée sur Neuville-Saint- Amand. Les 65 salariés œuvrent aux métiers liés à la construction et à l entretien des routes. EN MATIÈRE DE TRAVAUX DE CONS- TRUCTION SPÉCIALISÉS, c est-àdire la construction de parties de bâtiments et d ouvrages de génie civil, près de 600 sociétés sont implantées sur le territoire allant de 130 personnes à la société individuelle. A l exception des établissements de démolition et de préparation de sites qui ne représentent que 4,5% des établissements, les entreprises se répartissent de façon égalitaire entre : 1. Les travaux d installation électrique, plomberie et autres travaux d installation. 2. Les travaux de finition. 3. Les travaux de couverture et autres travaux de construction spécialisés. Concernant la 1ère catégorie (établissements les plus importants en termes d effectifs) : Bien que les origines de la société MISSENARD QUINT remontent à 1846, il faut attendre 1918 pour que soit créée la branche chauffage. Aujourd hui implantée sur la ZI du Royeux à Gauchy, la société est scindée en 2 entités (depuis 1977). La société MISSENARD QUINT B est spécialisée dans l installation de systèmes de chauffage, de conditionnement d air et de réfrigération. Les 128 salariés travaillent à la mise Société Missenard Quint Industries en œuvre des process vapeur, fluides thermiques et tuyauteries industrielles. Sa filiale, MISSENARD QUINT INDUS- TRIES (25 salariés) conçoit et réalise une gamme d agitateurs et de mélangeurs destinés à équiper des cuves allant de 1 litre à 100 000 m 3. Récemment implantée sur le parc des autoroutes, suite à son déménagement du centreville de Saint-Quentin, l entreprise INEO NORD PICARDIE (ex-bianchi) est une filiale du groupe GDF Suez. Les 90 collaborateurs de la société interviennent sur des projets d installations électriques, industrielles et tertiaires et de production d énergies renouvelables. CAPE SOCAP (51 salariés) est installée sur Saint-Quentin depuis 1978. Cette entreprise intervient dans l isolation industrielle, thermique, acoustique, frigorifique et anti-feu, ainsi que dans la dépollution. La société BRUNEL (47 salariés) à Saint-Quentin - Travaux d électricité.

Page 29 CP Services est née en 1994 de la refonte de diverses entreprises. Cette société climatique de 44 personnes est implantée à Saint- Quentin. Elle est spécialisée dans les installations de chauffage, plomberie, sanitaire, ventilation et fumisterie. EGEA GIBERT (ACTEMIUM) est située sur la ZI du Royeux à Gauchy. Les 41 salariés travaillent dans le domaine de l électricité industrielle et des automatismes, principalement pour les secteurs de l agro-alimentaire, la chimie et la pharmacie. GEPELEC (40 salariés) est spécialisée dans les installations de lignes haute et basse tension. Mais aussi, les entreprises LE- CLERC (38 salariés - Renansart), P. ESSIQUE (31 salariés - Saint- Quentin), ISOLATION THERMI- QUE BOMBA (31 salariés - Saint- Quentin),. A signaler dans la 2 ème catégorie : CLOISON ISOLATION PLATRERIE SERVICES (CIPS) (44 salariés) à Saint-Quentin - Plâtrerie, isolation intérieure et enduits. EIFFAGE CONSTRUCTION ARTOIS BATIMENT (PCB) (43 salariés) à Saint-Quentin - Travaux de plâtrerie. Mais aussi LEMOINE STORE DECO (27 salariés - Saint-Quentin), EGEPP (27 salariés - Saint- Quentin), ENTREPRISE HACHE DECOR (24 salariés - Bohain), ENTREPRISE PICARDE DE PEIN- TURE MAILLARD (22 salariés - Saint-Quentin). Enfin, dans la 3 ème catégorie : LA SOCIETE VERMANDOISE DE BATIMENT (SOVEBAT) - 49 salariés à Holnon, est spécialisée dans les bâtiments industriels et fonctionnels mais travaille aussi pour la grande distribution. ENTREPRISE GENERALE DE L AISNE (EGA) - 39 salariés à Saint-Quentin, travaux de rénovation. SGMP (39 salariés - Mesnil- Saint-Laurent) - Gros œuvre, menuiserie, agencements, doublages. Mais aussi LERICHE (32 salariés - Marcy), RENOBAT CONSTRUC- TION (31 salariés - St-Quentin), LA VERMANDOISE DU BATIMENT (28 salariés - St-Quentin), ETS QUENESSON (28 salariés - Bohain), ENTREPRISE DRAIN (27 salariés - St-Quentin),. LOCALISATION DES ENTREPRISES DU BTP DE PLUS DE 15 SALARIES VERMAND BOIS HABITAT SOVEBAT TAMPIGNY TDA ENTREPRISE HACHE DECOR EIFFAGE CONSTRUCTION AISNE ETS QUENNESSON INEO RESEAUX NORD OUEST SERELEC EIFFAGE TRAVAUX PUBLICS NORD BAZIN BATIMENT SGMP COLAS NORD PICARDIE ENTREPRISE LECLERE GAUCHY EGEA GIBERT HAZEMEYER SERVICES MISSENARD QUINT B MISSENARD QUINT INDUSTRIES SAINT-QUENTIN CAPE SOCAP CLOISON ISOLATION PLATRERIE SERVICES CP SERVICES EGA EGEPP EIFFAGE CONSTRUCTION ARTOIS BATIMENT ENTREPRISE DRAIN ENTREPRISE P. ESSIQUE ENTREPRISE PICARDE DE PEINTURE MALLIARD GEPELEC INEO NORD PICARDIE ISOLATION THERMIQUE BOMBA KOCH ENTREPRISE LA VERMANDOISE DU BATIMENT LEMOINE STORE DECO PIM RENOBAT CONSTRUCTIONS SAVELYS - CGST SAVE SCL HABITAT SIMBAT SOCIETE BRUNEL PETITNIOT FRERES 128 38 15 Constructions de bâtiments Génie civil Installation électrique, plomberie, autres installations Travaux de finition Couverture et autres travaux spécialisés

Page 30 LE COMMERCE Près de 1 400 établissements commerciaux sont dénombrés sur le territoire. Ce secteur comprend 3 catégories dans lesquelles les établissements sont répartis de la façon suivante : 13,1% commerce et réparation d automobiles et de motocycles, 20% commerce de gros, 66,9% commerce de détail. GROUPE GUEUDET Fondée en 1880 et expert automobile depuis 1920 (1 er contrat RENAULT en 1923), GUEUDET est aujourd'hui le 3 ème groupe de distribution automobile en France. Au cours des vingt dernières années, il a développé ses activités de distribution et de réparation de véhicules légers et industriels. Le groupe est présent sur 5 départements : Somme, Oise, Aisne, Pas-de-Calais et Val d'oise, avec 9 marques (Renault, Dacia, Nissan, Opel, Toyota, BMW, Mini, Audi, Volkswagen) et emploie 2 150 personnes sur 85 sites. Sur Saint-Quentin, le groupe GUEUDET est présent à travers : AUDI / VOLKSWAGEN (50 sal.) DACIA (Harly - 4 sal.) NISSAN (9 sal.) RENAULT (90 sal.) TOYOTA (8 sal.) Société Gueudet L ensemble de ce secteur occupe près de 5 900 salariés, soit 13,8% de l emploi salarié total contre 12,6% au niveau départemental. Cette surreprésentation est la conséquence de l implantation d établissements importants en termes d effectifs mais aussi de la taille de l agglomération et de sa zone de chalandise (cf. page 33). La ville de Saint-Quentin concentre 57,6% du nombre de ces établissements et le pourcentage atteint 66,7% s agissant de l agglomération. 1. LE COMMERCE ET LA RÉPARA- TION D AUTOMOBILES ET DE MOTOCYCLES 180 établissements sont recensés dans cette catégorie. Les grandes marques automobiles sont toutes présentes et se sont regroupées en grande partie sur la ZAC la Vallée, à Saint-Quentin. Les concessionnaires automobiles présentent ainsi sur un seul site une offre variée de véhicules. Parmi les établissements : Groupe GUEUDET (cf. encart) SEVP AUTO (79 salariés - Saint-Quentin). L entreprise recycle des véhicules hors d usage et propose des pièces détachées à la vente (neuves et occasion) et la vente de véhicules accidentés et d occasion. COLBEAUX (55 salariés - Saint-Quentin). Vente de véhicules notamment d occasion et réparation automobile pour les marques ALFA ROMEO, FIAT, LANCIA et SUZUKI. TDSA Tuppin (49 salariés - Saint-Quentin) : concessionnaire automobile pour la marque PEUGEOT. SAINT-QUENTIN AUTO (31 salariés - Saint-Quentin) : concessionnaire automobile pour la marque CITROËN. TENEDOR SAINT QUENTIN (19 salariés - Saint-Quentin) : concessionnaire automobile pour MERCEDES BENZ. CAMPOVERDE AUTOMOBILES (14 salariés - Saint-Quentin) : concessionnaire automobile pour les marques ALFA ROMEO, MAZDA et SEAT. PICARDIE ALLIANCE AUTOMO- BILE (14 salariés - Saint- Quentin) : concessionnaire automobile pour les marques OPEL, SAAB et CHEVROLET. GROUPE CREPIN AUTOMOBILE ( 13 salariés - Saint-Quentin) : concessionnaire automobile FORD. Mais aussi EMOND MOTORS (marques BMW, Mini), AISNE AUTO SERVICES (marques SKODA, HYUNDAI et SSANGYUONG),.

Page 31 PRÉSENCE D UNE CENTRALE D ACHATS EN NON ALIMENTAIRE : La société MAJUSCULE Née en 1958 sous la raison sociale SCOOL, la société MAJUSCULE est implantée depuis 1984 sur la ZI de Morcourt-Rouvroy. Initialement installée sur 5 000 m², la société a Société Majuscule progressivement agrandi sa plateforme de distribution (en 2000 et en 2007) pour aujourd hui atteindre 21 000 m² d entrepôts. 17 000 références en papeterie, fournitures de bureau, fournitures scolaires et petite enfance sont recensées. 25 000 tonnes de marchandises sont ainsi transportées annuellement à destination des entreprises, collectivités, administrations et écoles. La société emploie 200 CDI, auxquels viennent s ajouter 120 intérimaires durant la période estivale. 50% du chiffre d affaires est réalisé de juin à août, période pendant laquelle l entreprise livre en fournitures 30% du marché français des écoles maternelles et primaires. 2. LE COMMERCE DE GROS consiste en la revente d articles à des détaillants, d entreprise à entreprise, comme à des usagers industriels et commerciaux, à des collectivités et utilisateurs professionnels ou à d autres grossistes et intermédiaires. Les entreprises se chargent fréquemment d opérations telles que l assemblage, le tri, le calibrage de marchandises en grandes quantités, le fractionnement, le reconditionnement, la redistribution en petites quantités, l entreposage, la réfrigération, la livraison et l installation de marchandises. Sur les 257 établissements, 8 ont un effectif supérieur à 40 salariés. La société MAJUSCULE (cf. encart ci-dessus). HUBAU (81 salariés - Saint- Quentin). Fondée en 1924, Société Hubau cette filiale du groupe TEREOS est spécialisée dans le négoce de céréales. Elle collecte entre 550 et 600 000 tonnes de céréales et d oléoprotéagineux, afin d approvisionner notamment les grands industriels des régions Picardie et Nord-Pas-de-Calais. BRUHY VACHERAND (Gedimat) : 75 salariés - Saint- Quentin, distributeur indépendant de matériaux de construction et de bricolage. SNE (Sanelec) : 68 salariés - Saint-Quentin. Ce distributeur de matériel électrique et d automatismes est filiale du groupe SONEPAR. LEFRANC VINOLULX (53 salariés - Gauchy) : Négoce de boissons - L entreprise appartient au groupe SOGEDIB. CERP DE ROUEN (49 salariés - Saint-Quentin). Cette coopérative, devenue ASTERA depuis 2008, est spécialisée dans la livraison quotidienne des pharmacies sociétaires. METRO CASH AND CARRY FRANCE (48 salariés - Gauchy) : grossiste en produits frais et équipement professionnel (matériel et mobilier pour les cafés - hôtels - restaurants, textile professionnel). LENORMANT MANUTENTION (44 salariés - Gauchy) : achat, vente, location, réparation de matériel de manutention, d entretien et de levage. Sans oublier : ETAP (37 salariés - ZI de Morcourt-Rouvroy) est la filiale française du groupe BELGE ETAP dont le siège social est basé à Saint- Quentin. L établissement dispose sur le site d'une unité de production principalement dédiée à la fabrication de luminaires d'éclairage général destinés à la France. Société Etap SARL DU BOUT DU MONDE (35 salariés - Mesnil Saint Laurent) : meubles et objets de décoration. LION D OR (31 salariés - Saint-Quentin) : Négoce de fruits et légumes. CENTRE LOGISTIQUE D ESSIGNY CLOE (30 salariés - Essigny le Grand) : Plateforme de L Oréal. ETS BOSSU CUVELIER (30 salariés - Saint-Quentin) : négoce de produits sidérurgiques et de fournitures industrielles. 3. LE COMMERCE DE DÉTAIL (détaillé page suivante).

Page 32 ZOOM SUR LE COMMERCE DE DETAIL de la simple commune d implantation. Ils disposent pour la plupart d un supermarché qui étend sa zone d attractivité aux communes du canton. Un peu plus de 900 commerces de détail sont recensés sur l ensemble de la zone d emploi. Il conviendrait par ailleurs d ajouter les 107 boulangeries-pâtisseries et boucheries-charcuteries présentées dans les industries agro-alimentaires car considérées comme manufacturières, mais qui réalisent une vente au détail dans le magasin même du producteur. La totalité des établissements se répartit donc de la façon suivante : VAD/Marchés 16,7% Santé/Hygiène 7,2% Loisirs 5,0% Divers 12,7% Eqpt personne 13,9% Alimentation 24,0% Grandes surfaces 3,5% Eqpt maison 10,1% Bricolage/jardin 6,8% L offre commerciale de la zone d emploi est variée : Les pôles ruraux de proximité disposent de peu d équipements mais apportent aux habitants les biens de consommation les plus courants, notamment dans sa partie alimentaire. Les pôles secondaires (correspondant généralement aux chefs-lieux de cantons) comptent non seulement plus d établissements commerciaux mais présentent une offre commerciale qui rayonne au-delà Ces cantons encerclent le pôle majeur de la zone d emploi, à savoir l agglomération de Saint-Quentin, dont la zone de chalandise dépasse les frontières administratives de l arrondissement pour sa partie non alimentaire. 3 pôles commerciaux dominent : LE FORUM DE PICARDIE (CC AUCHAN) - Fayet L arrivée de l enseigne AUCHAN (Groupe MULLIEZ) en 1998, en lieu et place du magasin DELTA, a permis un formidable développement de la zone. Non seulement l hypermarché a agrandi sa surface de vente de près de 30% en 2003, pour proposer ses produits sur 10 180 m², mais il a également réorganisé sa galerie marchande de plus de 5 600 m² en 50 cellules. Les magasins situés sur la zone commerciale ont pareillement entrepris des travaux de restructuration et en 2007 de nouvelles enseignes se sont implantées dans le prolongement du Forum de Picardie, à proximité du parc des autoroutes. 5 magasins (dont 3 délocalisations) ont été créés sur une surface totale de 8 680 m², suivis par la création d un magasin DECATHLON de plus de 4 000 m². Aujourd hui, la zone «élargie» dispose de 55 150 m² de plancher commercial et emploie 1 100 salariés. Le magasin AUCHAN a prévu pour la fin de l année 2011 l ouverture d un AUCHAN DRIVE avec 30 emplois à la clé. Ville de Saint-Quentin - Service communication Un nouvel essor de la zone est également pris depuis avril 2011 avec le projet CC 3000. Face au magasin DECATHLON, occupant une surface de 3 000 m², le projet consiste en l implantation d une discothèque (800 m²), de 2 restaurants (Les 3 brasseurs : 700 m² - La Pataterie : 750 m²), de 3 magasins d équipement de la maison et de prêt-à-porter (sur environ 700 m²). Cet investissement de 7 millions d euros permettra la création de 85 emplois. L ouverture est prévue courant 2012. LA ZONE LE SALICAMP (CC CORA) - Saint-Quentin La zone regroupe plusieurs surfaces spécialisées autour de l hypermarché CORA (9 752 m²) et de sa galerie marchande, dont CONFORA- MA, TRUFFAUT, BRICORAMA, AUBERT,. Depuis 2007, une extension de la zone a permis l implantation de 7 nouveaux magasins sur une surface de vente totale de plus de 5 900 m². Le magasin CORA offre également depuis le 28 mars un nouveau service pour attirer la clientèle : le CORA- DRIVE. La préparation des commandes a lieu dans une réserve de 400 m² existante et attenante au magasin et 8 emplois ont été créés. La zone Le Salicamp «élargie» dispose donc à ce jour d un plancher commercial de 35 400 m² et emploie près de 500 salariés.

Page 33 LE CENTRE-VILLE DE SAINT- QUENTIN Le centre-ville propose une offre équilibrée et une multitude d enseignes couvre les gammes d activité. L activité équipement de la personne est toutefois prédominante, ce qui induit sa spécialisation commerciale, comme la plupart des centre-ville de cette taille. L activité non alimentaire génère les 3/4 du chiffre d affaires total de la zone. Après avoir connu une période de travaux conséquente, relative à l aménagement de la GRANDES SURFACES ALIMENTAIRES (à partir de 300 m²) Commune Activité Surface (m²) 1. AUCHAN Fayet Hypermarché 10 180 2. CORA Saint-Quentin Hypermarché 9 752 3. E. LECLERC (Contoydis) Harly Hypermarché 5 900 4. INTERMARCHE (Sodiag) Gauchy Hypermarché 4 452 5. INTERMARCHE (Sodival) Saint-Quentin Hypermarché 2 843 6. MONOPRIX Saint-Quentin Magasin Populaire 1 583 7. SUPER U (Major) Fresnoy le Gd Supermarché 1 800 8. INTERMARCHE (Bohain distribut ) Bohain Supermarché 1 566 9. INTERMARCHE (Fradic) Saint-Quentin Supermarché 1 383 10. LEADER PRICE Saint-Quentin Hard-discount 1 327 11. CARREFOUR MARKET Bohain Supermarché 1 188 12. LIDL (rue de Guise) Saint-Quentin Hard-discount 1 086 13. MATCH Saint-Quentin Supermarché 1 070 14. NETTO (Maroleg) Saint-Quentin Hard-discount 1 000 15. LIDL (Bld Victor Hugo) Saint-Quentin Hard-discount 995 16. SIMPLY MARKET (CC Schumann) Saint-Quentin Supermarché 900 17. ED Bohain Hard-discount 896 18. ALDI Mont d Origny Hard-discount 774 19. FRANPRIX Jussy Supermarché 700 20. LIDL (rue Charles Liné) Saint-Quentin Hard-discount 694 21. ALDI (Bld Camille Guérin) Saint-Quentin Hard-discount 676 22. ALDI Bohain Hard-discount 642 23. ED (Bld Cordier) Saint-Quentin Hard-discount 639 24. ED (Bld Alexandre Dumas) Saint-Quentin Hard-discount 615 25. ALDI (rue de Paris) Saint-Quentin Hard-discount 610 26. ECOMARCHE Ribemont Supermarché 560 place de l hôtel de ville et de ses rues adjacentes, le secteur est aujourd hui complètement rénové. Les emplacements n 1 sont concentrés autour de la place de l hôtel de ville et de la rue de la Sellerie (présence d un magasin MONOPRIX de 1 583 m²). Toutes tailles confondues, on estime à 18 800 m² le plancher commercial du centre-ville de Saint-Quentin. 2 pôles secondaires sont également présents sur la zone d emploi : Au sud, sur la commune de Gauchy, se situe le centre commercial «Les Sétiers». L enseigne locomotive de la zone, INTERMARCHE, s est légèrement déplacée en 2006 et a procédé à une extension du magasin, complétée par l arrivée de nouvelles enseignes spécialisées. A ce jour, le pôle dispose d un plancher commercial de 19 000 m² et emploie environ 260 salariés. A l est de l agglomération, sur la commune d Harly, l hypermarché E. LECLERC exploite 5 900 m² de surface de vente. Aucune surface spécialisée n entoure ce magasin. 27. MARCHE U Saint-Quentin Supermarché 502 28. LE MUTANT Saint-Quentin Hard-discount 500 29. COCCIMARKET Beaurevoir Supermarché 500 30. MARCHE + Saint-Quentin Supermarché 300 31. ALDI (rue Kennedy) Saint-Quentin Hard-discount 300 32. PROXI SUPER Flavy le Martel Supermarché 300 Source : Fichier consulaire de la CCI territoriale de l Aisne

Page 34 L OBSERVATOIRE DES FLUX COMMERCIAUX Principales conclusions de l enquête menée au cours du 3 ème trimestre 2008 pour connaître les comportements d achats des ménages axonais. Tous produits confondus, les ménages de la zone d emploi de Saint-Quentin ont consacré 669,7 M à l achat de produits ou de biens alimentaires ou non dans les commerces. Cette dépense commerciale a progressé de 7,5% entre 2004 et 2008. L alimentaire représente 47,4% des dépenses effectuées. L évasion commerciale est relativement modérée. La Somme représente la destination principale avec notamment Péronne et Ham, tandis que la vente à distance apparaît comme un flux important d évasion non alimentaire. Pôles commerciaux de l agglomération de Saint-Quentin Le chiffre d affaires de la zone d emploi est estimé à 714,4 M (+18% par rapport à 2004). Bassin d attractivité non alimentaire du Saint-Quentinois Pôle majeur Pôle secondaire Pôle de proximité L agglomération de Saint- Quentin constitue le pôle majeur de la zone (652 M ) tandis que Bohain occupe une position de pôle secondaire (à signaler la création en 2008 de la zone commerciale du Moulin Mayeux qui accueille à ce jour 3 enseignes). Sur l agglomération, le chiffre d affaires se répartit entre 3 pôles principaux (le Forum de Picardie à Fayet, la zone le Salicamp et le centre-ville de Saint-Quentin) et 2 pôles secondaires (Zones d Harly et de Gauchy). En savoir plus : http://www.aisne.cci.fr/ Etudes-et-documentation/Publicationseconomiques/Commerce Source : CCIA - AID Observatoire 2008 Zone primaire Zone secondaire CCIR Picardie / Janvier 2011 Sources : OGN / Obs. des flux commerciaux CCITA Zone tertiaire Nombre de ménages : 55 437 Dépense commercialisable : 669,7 M Chiffre d affaires de la zone : 714,4 M Evasion commerciale : 125 M (17,2% de la dépense commercialisable)

Page 35 CULTURE ET TOURISME Facade Art Déco du conservatoire de St-Quentin Ville de St-Quentin - Service communication Le Saint- Quentinois offre à celui qui le parcourt une vision de grands espaces tranquilles et de grandes cultures. Au cœur de cette zone, Saint- Quentin est une ville de taille humaine qui offre toutes les possibilités de loisirs d une grande cité. Elle présente de beaux exemples d architecture gothique à travers sa basilique ou son hôtel de ville, joyau du gothique flamboyant. Sa place est le lieu de rencontres et de manifestations originales, et se transforme au gré des saisons en plage ou en village de noël. A travers la ville, on découvre également de nombreuses façades et édifices construits entre 1918 et 1939, représentatifs de l Art Déco. Classée «Ville d Art et d histoire», Saint-Quentin accueille le Musée Antoine Lecuyer qui abrite entre autres la plus importante collection de pastels de Maurice-Quentin de la Tour, ainsi que le Musée d entomologie, avec ses 17 000 spécimens de papillons. Les alentours sont également riches de musées (maison familiale d Henri Matisse, maison natale de Condorcet, musée du touage, ). Situés au plein cœur de la ville de Saint-Quentin, les marais d Isle constituent une réserve naturelle qui permet d admirer une flore remarquable et de nombreuses espèces d oiseaux. Le territoire possède par ailleurs de nombreux équipements sportifs. Tout au long de l année, des fêtes et animations rythment la vie locale. Les galeries, cinémas et autres salles de spectacles et de concert participent à la saison culturelle et artistique du territoire. Un nouveau quartier dédié aux loisirs se dessine dans le cadre du projet du quai Gayant (cf. page 41). On y trouve notamment : Hôtel de ville de Saint-Quentin Ville de St-Quentin - Serv. communication LE SPLENDID, salle de spectacle de 1 400 places, LE CINE-QUAI, complexe cinématographique accueillant 9 salles de cinéma, LA BASE URBAINE DE LOISIRS (cf. encart). 420 cafés - hôtels - restaurants sont recensés sur la zone d emploi de Saint-Quentin. Ce secteur emploie près de 1 000 salariés. LA BASE URBAINE DE LOISIRS (BUL) Installée au bord du Canal de Saint-Quentin, la Base Urbaine de Loisirs, autrement appelée BUL, est un immense complexe ludique de 12 540 m² qui combine : un centre aquatique (1 100 m² de baignade répartis en 6 bassins), une patinoire de 1 800 m², un bowling accueillant 12 pistes et 2 tables de billard américain, un centre de remise en forme, un restaurant, le resto bul, d une capacité de 100 couverts. Inaugurée le 11 septembre 2010, la base affichait déjà 160 000 visiteurs après 4 mois d ouverture. De par son envergure, la Base Urbaine de Loisirs représente un équipement pouvant capter des visiteurs sur une zone d attractivité s étalant sur un rayon pouvant atteindre une centaine de kilomètres le week-end et lors des vacances scolaires. Contact : La Base Urbaine de Loisirs Rue Lamartine, 02100 SAINT-QUENTIN +33 (0)3 23 65 45 35 la-bul@vert-marine.com www.vert-marine.com/la-bul-saint-quentin-02/ En savoir plus : 1. OFFICE DU TOURISME DU SAINT-QUENTINOIS 27, rue Victor Basch 02100 SAINT-QUENTIN +33 (0)3 23 67 05 00 www.saint-quentin-tourisme.fr 2. AGENCE DE DEVELOPPEMENT ET DE RESERVATIONS TOURISTIQUES (ADRT) 26 avenue Charles de Gaulle 02007 LAON Cedex +33 (0)3 23 27 76 76 www.pro-evasion-aisne.com Ville de St-Quentin - Serv. communication

Page 36 LE TERTIAIRE Près de 25 000 personnes sont employées dans le secteur tertiaire (non compris le commerce), soit 57,3% de l emploi salarié de la zone d emploi, taux en-dessous de la moyenne départementale qui atteint 58,7%, soit un écart de 1,4 point. Cet écart n a évolué que de 0,2 point en 10 ans. Cette sous-représentation s explique par une industrialisation ancienne qui a tardé à externaliser les tâches annexes à la production et par un marché qui reste modeste pour les services aux entreprises. Le tertiaire non marchand représente 60% des effectifs. 1. LE SECTEUR DES TRANSPORTS ET DE L ENTREPOSAGE Plusieurs facteurs sont intervenus dans les choix d implantation des sociétés de transport et d entreposage : 1. Le rapprochement avec les sociétés industrielles locales (sources d approvisionnement) constitue un milieu dynamique qui a des effets d entrainement. 2. La proximité des réseaux de communication (A26-A29) et l accessibilité aux différents marchés. 3. La présence de terrains à des conditions financières intéressantes. Non seulement les entreprises de transport se sont implantées à proximité de la demande mais elles ont par ailleurs conçu leurs activités comme une chaine d activités en intégrant la logistique et l entreposage. Société Citra Ce secteur est particulièrement actif et occupe plus de 2 600 salariés. La société CITRA (Compagnie des transports routiers accélérés) a été créée en 1932 par Robert Lamidiaux. Aujourd hui, le groupe emploie 450 salariés et s est développé dans le transport de lots, l international douanes, la messagerie et la logistique, sur plusieurs sites dont Morcourt (siège social), Gauchy, Jussy,. La dernière implantation du groupe se situe à Moy de l Aisne, sur l ancienne friche industrielle de la société TEXMAILLE. Une plateforme de stockage a été construite sur 9 000 m² courant 2008 et une trentaine d emplois ont été créés après un investissement de 7,5 millions d euros. Ce bâtiment qui a été construit pour un seul donneur d ordre : le groupe L OREAL, est en cours de doublement et devrait atteindre dans quelques mois une superficie de 18 000 m² pour une capacité totale de 40 000 palettes. Au total, le groupe gère 130 000 m² d entrepôts. Créée à Fresnoy-le-Grand en 1965 par André Houtch, la société HOUTCH s est progressivement développée et a créé une offre globale réunissant les étapes clés du transport : Le transport : HOUTCH TRANSPORTS L affrètement : TPR (Transports de Picardie Réunis) La logistique : HES (Houtch Energie Services) : 45 000 m² de stockage sur 6 sites Le conditionnement : SO- FRESCO : 10 lignes de conditionnement dans les métiers de la cosmétique, l alimentaire, l adhésif industriel et la presse. La distribution : HDE (Houtch Distribution Europe) L énergie : HE (Houtch Energie). Aujourd hui, le groupe regroupe 8 sociétés et dispose d un effectif de 250 salariés. En 2010, il a déménagé son activité de messagerie (anciennement SERNAM) sur le parc des autoroutes dans une structure qui héberge à la fois les activités de logistique (5 cellules de 5 760 m² chacune) et de messagerie (zone de 2 675 m²). Une extension de 18 000 m² est prévue pour mi-2011. Société Houtch - Plateforme parc des autoroutes Implantée sur le Saint- Quentinois depuis plus de 50 ans, la société TRANSPORTS LAMORY emploie 217 salariés

Page 37 Société Blondel dont une centaine sur le site d Harly. L entreprise vient d être placée fin 2010 en redressement judiciaire pour essayer de retrouver un équilibre notamment après la perte d un client important : TERGAL INDUSTRIES (cf. page 17). Basé sur la zone industrielle de Morcourt-Rouvroy, le groupe BLONDEL comprend 3 sociétés : LES TRANSPORTS BLONDEL, BLONDEL LOGISTIQUE et BLONDEL AEROLOGISTIQUE. Sur le pôle de Saint-Quentin sont gérées les activités de distribution de produits frais pour la grande distribution, de produits pour l industrie du carton, pour l industrie agroalimentaire et la gestion du parc de plateaux grues. La logistique c est aussi 23 000 m² d entrepôts : 15 000 m² sur Saint-Quentin et 8 000 m² sur Jussy (ouverture en 2009 pour le traitement des invendus de l édition). BLONDEL AEROLO- GISTIQUE est une nouvelle entité. La société convoie les cockpits d Airbus fabriqués par AEROLIA et assure sa logistique. Le groupe emploie 400 salariés dont près de 260 sur le Saint-Quentinois. La société DOUCY TRANS- PORTS a été créée à Homblières en 1970. Elle compte aujourd hui 110 salariés dans le transport (national et international), le stockage (6 000 m² d entrepôts) et la logistique. La société PICARDIE TRANS- PORTS a pris son envol dans les années 2000 avec le démarrage des activités logistiques sur 5 000 m². Elle a ensuite construit une base logistique sur la commune d Itancourt. Aujourd hui, l entreprise propose 13 000 m² d entrepôts et emploie une soixantaine de salariés. Société Picardie transports Une filiale du groupe MORY, la société MORY TEAM est implantée sur la zone industrielle de Morcourt-Rouvroy. Elle emploie 52 salariés sur le marché de la messagerie nationale. Il convient par ailleurs de signaler la présence de 3 sociétés de transport de voyageurs : SAINT-QUENTIN MOBILITE (102 salariés). Cette filiale du groupe VEOLIA TRANSDEV exploite le service des transports urbains de Saint-Quentin (cf. encart). CSQT-Fouquet (Compagnie Saint-Quentinoise de transport) - 79 salariés. La société gère une activité de services de transports réguliers (transport scolaire) et une activité liée à l occasionnel et au tourisme. Elle appartient également au groupe VEOLIA TRANSPORT. La RTA (Régie départementale des transports de l Aisne) est un EPIC (Etablissement public à caractère industriel et commercial) à qui le conseil général de l Aisne a confié l exploitation de services réguliers de transports de voyageurs. 5 centres d exploitation et plusieurs dépôts sont présents sur le département et sont rattachés au siège de Gauchy. La RTA emploie 350 conducteurs sur tout le département. VEOLIA TRANSDEV Le groupe VEOLIA TRANSDEV qui exploite le réseau PASTEL des transports urbains de Saint-Quentin depuis 2004, teste un bus fonctionnant au bioéthanol de betteraves. Le véhicule circulera pendant 3 mois et utilisera le biocarburant produit localement, à Origny-Sainte-Benoîte. Les partenaires du projet sont le groupe VEOLIA TRANSDEV, le groupe SCANIA (constructeur d autobus), le groupe TEREOS (cf. page 18) et la communauté d agglomération de Saint-Quentin. L objectif est de mettre un carburant 100% local au service des transports de la région pour rendre les bus plus propres et contribuer à développer l activité économique locale.

Page 38 2. LE SECTEUR DES SERVICES AUX ENTREPRISES représente, au sens large, 4 500 emplois pour 1 522 établissements. L héritage industriel de la zone d emploi a marqué le type de tertiaire qui s y est développé. Il s agit principalement de services opérationnels qui répondent à une demande de services de proximité directement liés à l activité industrielle. Les services les mieux implantés sont des services de comptabilité, de nettoyage, d intérim et de sécurité, au détriment du tertiaire supérieur. En matière d activités de services administratifs et de soutien : La société ASEPT emploie 185 salariés dans le nettoyage et l entretien de locaux industriels et commerciaux. Spécialisée dans la location et l entretien de linge pour les professionnels, la société ELIS occupe une centaine de salariés et propose sur Saint- Quentin une gamme de services dans le domaine de la propreté, du bien-être et de l hygiène. S agissant de sécurité et de gardiennage, parmi les sociétés les plus importantes on peut citer FRANCE INTERVEN- TION qui emploie 80 personnes, mais aussi SYGMA EXPAN- SION qui dispose de 48 salariés, ou encore PROGARD FRANCE NORD ET EST (32 salariés). Société Condi Plus Le conditionnement est également présent sur la zone d emploi à travers CONDI PLUS (47 salariés - Gauchy) : 5 500 m² pour le conditionnement à façon de produits d entretien, cosmétiques, aliments pour animaux et alcools, la société SOFRESCO (29 salariés - Fresnoy-le- Grand) Groupe Houtch (cf. page 36), la SOGES (21 salariés - Saint-Quentin) : co-packaging et co-manufacturing. Les services de soutien aux entreprises concernent aussi la distribution d imprimés (ADREXO : 123 salariés - Gauchy), le stockage d archives (ARCHIVECO : 24 salariés), le marketing direct et opérationnel (LMD : 18 salariés - Etreillers), la gestion des compétences et de la dynamique professionnelle, sans oublier les nombreuses agences spécialisées dans la mise à disposition d intérimaires. Les activités juridiques et comptables, indispensables à la gestion des établissements, sont bien représentées. PRICEWATERHOUSECOOPERS ENTREPRISES : 46 salariés La société d audit, de conseil et d expertise comptable (SACEC) : 35 salariés SOGAREX-SOGAPEX-SOVEC : 40 salariés FIDUCIAIRE SODEXCO : 21 salariés EUROPE FIDUCIAIRE CONSEIL : 20 salariés,. En matière de conseils, signalons la présence du groupe AKSIS qui intervient auprès des entreprises privées dans la conduite de projets de restructuration, l élaboration des plans de sauvegarde de l emploi et la réalisation de prestations telles que la mise en place d antennes emploi, la réalisation de bilans de compétence et l accompagnement dans le cadre de placements individuels. Le groupe est habilité par Pôle Emploi pour la réalisation de prestations en faveur des demandeurs d emploi. Créé en 1993, AKSIS compte de nombreux établissements secondaires répartis sur tout le territoire national. Sur le site de Saint- Quentin sont employés 36 salariés. En matière d architecture, d ingénierie, de contrôle et d analyses techniques, il convient de signaler les établissements suivants : INGENIERIE PHILIPPE HENNE- GRAVE emploie 65 salariés avec un savoir-faire varié permettant la gestion de l ensemble des corps d état de la construction et de la voirie. Basée à Harly, cette société familiale est particulièrement impliquée dans le développement durable. CENTRE TECHNIQUE DE L APAVE NORD OU EST : 37 salariés - Contrôle technique

Page 39 des constructions et sureté des installations. SECAD : 26 salariés - Automatisme et électricité industrielle. SOCOMET : 24 salariés - Ingénierie et bureau d études techniques. AUTOMATISME INDUSTRIE : 18 salariés (Fresnoy-le-Grand) : Etudes, installations électroniques, pneumatiques. Sans oublier : La presse quotidienne régionale avec les journaux L AISNE NOUVELLE (49 salariés), L UNION (12 salariés), ou encore LE COURRIER PICARD (10 salariés). La société CLARILOG est implantée sur la ZAC Bois de la Chocque. Créée en 2003, cette société emploie 30 salariés et est reconnue comme éditeur spécialisé dans la gestion de parcs informatiques. Elle gère aujourd hui 215 000 postes informatiques. Le CABINET LECLERCQ est un expert en assurances et conseiller auprès des entreprises. Il emploie 28 salariés sur Saint-Quentin. PRINCIPAUX ETABLISSEMENTS TERTIAIRES dans les activités administration, santé, action sociale PRINCIPAUX ETABLISSEMENTS 1. CENTRE HOSPITALIER GENERAL DE SAINT-QUENTIN Commune Saint-Quentin 2. COMMUNE DE SAINT-QUENTIN Saint-Quentin 3. LYCEE GENERAL ET TECHNOLOGIQUE CONDORCET 4. COMMUNAUTE AGGLOMERATION SAINT-QUENTIN Saint-Quentin Saint-Quentin 5. POLYCLINIQUE SAINT-CLAUDE Saint-Quentin 6. CAISSE PRIMAIRE D ASSURANCE MALADIE 7. DIRECTION ZONALE DES CRS NORD (CRS21) 8. APEI LES PAPILLONS BLANCS DE SAINT-QUENTIN (CAT L ENVOL) 9. MAISON DE SANTE ET DE CURE MEDICALE DE BOHAIN 10. LYCEE POLYVALENT D ETAT PIERRE DE LA RAMEE 11. CENTRE DE PSYCHOTHERAPIE DU CH DE SAINT-QUENTIN Saint-Quentin Saint-Quentin Saint-Quentin Bohain Saint-Quentin Saint-Quentin 12. CIPAS (Département de l Aisne) Saint-Quentin 13. COMMISSARIAT DE POLICE Saint-Quentin 14. SYNDICAT INTERCOMMUNAL DE SERVICES ET DE SOINS A DOMICILE Source : INSEE - Fichier CLAP au 31 déc. 2009 Gauchy Tranche effectifs 2000 à 2999 salaries 750 à 999 salaries 250 à 499 salaries 250 à 499 salaries 250 à 499 salaries 250 à 499 salaries 150 à 199 salaries 150 à 199 salaries 150 à 199 salaries 150 à 199 salaries 100 à 149 salaries 100 à 149 salaries 100 à 149 salaries 100 à 149 salaries Activité Activités hospitalières Administration publique Enseignement Administration publique Activités hospitalières Administration publique Administration publique Hébergement médico-social et social et action sociale Activités pour la santé humaine Enseignement Activités pour la santé humaine Hébergement médico-social et social et action sociale Activités d ordre public et de sécurité Aide à domicile

Page 40 L ACCUEIL DES ENTREPRISES Cambrai Lille Département de la SOMME A26 ZAE Le champs des lavoirs VERMAND Amiens Rouen Le Havre Ham D1029 A29 D930 Département de l'oise D937 Canal de St Quentin Parc des autoroutes Cambrai D1044 D8 CCIT Aisne - SEE - Avril 2011 - Source : CCIT Aisne D932 D1 Chauny - Soissons Le département de l Aisne a choisi de créer des conditions propices à l implantation d entreprises, en valorisant une nouvelle génération de zones d activités appelées parcs d activités stratégiques. Répartis de façon homogène sur tout le territoire départemental, ZONES D ACTIVITES DE PLUS DE 9 ha ZA la vallée Zone le royeux GAUCHY La Clef des champs - CLASTRES ZI les louvrets JUSSY Aisne Développement - Parc des autoroutes Département du NORD CHAUNY D8 Zone industrielle MORCOURT-ROUVROY ZAC Bois de la Chocque ZI St Lazare GAUCHY D1044 ZAE Moulin Mayeux BOHAIN Zone industrielle FRESNOY le GRAND Zone le Bordeau ITANCOURT Zone industrielle MOY de L AISNE D35 Laon - Reims Maubeuge D960 Canal de l'oise à la Sambre D1029 Zone la bascule ORIGNY Ste B. LAONNOIS D946 THIERACHE Guise La Capelle D967 ces parcs sont de taille importante et souscrivent à une charte qualité leur permettant d être labellisés zones d excellence. Un soin particulier est apporté à la qualité paysagère de ces parcs. Sur ce territoire, localisé à la croisée des autoroutes A26 et A29, le parc des autoroutes répond à cette vocation d attraction d entreprises exogènes. 110 ha sont viabilisés et aménagés en haute qualité paysagère, au sein d un parc d activités de 180 ha. Les parcelles sont mises à disposition des entreprises industrielles, artisanales et activi- 180 ha 75 ha tés de services 9 ha aux entreprises. Le parc des autoroutes accueille déjà entre autres la plateforme logistique d EDF - SERVAL, le centre de tri de LA POSTE, l équipementier automobile BORGERS, le transporteur-logisticien HOUTCH, la boulangerie industrielle UMB, et tout dernièrement l installateur électrique INEO,. Ainsi, au total, 9 entreprises sont implantées sur le parc des autoroutes, représentant près de 600 emplois. La zone qui accueille le plus de salariés est la ZI de Morcourt-Rouvroy, principalement en raison de la présence de MBK INDUSTRIE : 2 180 salariés y effectuent régulièrement la navette domicile/travail. A titre de comparaison, la ZA la vallée compte un peu plus de 1 500 salariés, le parc d activités du bois de la Chocque 650 et la ZI le Royeux (Gauchy) 810 salariés. Zone industrielle de Morcourt - Rouvroy Ville de Saint-Quentin - Service communication

Page 41 La clef des champs CLASTRES Ancienne base de l OTAN rachetée par la Communauté de Communes du canton de Saint-Simon en mai 2001, la clef des champs est aujourd hui un site clos de 200 ha en cours d aménagement. CC canton de Saint-Simon En 2004, le site a vu s élever la première ferme éolienne du département avec l implantation de 4 éoliennes. En 2008, les premiers travaux d implantation d un circuit de 1 973 m. ont débuté. En plus du pilotage sportif de loisir, le circuit sert à des essais de freinage et des ponts inclinés permettant des tests automobiles ont été aménagés. Circuit : +33 (0)6 45 74 20 34 - contact@circuitclastres.com Après les éoliennes, la communauté de communes se tourne maintenant vers le solaire. D ici 2012, une ferme photovoltaïque de 30 à 40 ha (groupe allemand JUWI) devrait prendre place sur la zone. Contact : CC du canton de Saint-Simon (cf. page 4) Pépinière d entreprises ESPACE CRE@TIS Afin d accueillir de nouvelles entreprises tertiaires, la Communauté d Agglomération de Saint-Quentin a créé en 2001 une pépinière d entreprise baptisée «espace Cré@tis». Intégrée au parc d activités du bois de la Chocque, à proximité de l intersection Espace Cre@tis des autoroutes A26/A29, l espace cré@tis est un ensemble immobilier de 2 x 1 200 m² composé de 2 niveaux. Situé au cœur de la zone franche urbaine, il a pour objectif l accueil d entreprises innovantes. A ce jour, la pépinière accueille 29 entreprises et emploie près de 70 personnes dans des domaines aussi variés que des cabinets d études et de recherche, des agences de communication, des sociétés informatiques,. Contact : Cré@tis - Parc d activités du Bois de la Chocque Avenue Archimède, 02100 SAINT-QUENTIN +33 (0)3 23 06 93 01 benoit.membre@agglo-saint-quentin.fr LE PROJET DU QUAI GAYANT En mars 2009, la ville de Saint- Quentin a engagé une étude de requalification urbaine du quai Maquette projet quai Gayant - Courrier Picard Gayant, et des grands espaces concomitants. Réalisée par la société d'architecture Wilmotte et associés, cette étude a conduit à la définition de différents périmètres d'interventions, permettant, d'une part, la requalification des espaces publics et leur fonctionnement urbain, et d'autre part, le positionnement d'équipements de centralité proposant un nouveau visage des quais et dessinant la ville de demain avec ses lieux d'urbanité. Ces réflexions préalables ont permis d'envisager la mise en œuvre de séquences opérationnelles dans les phases de maîtrise d'œuvre. La restructuration du parvis de la gare dont l aménagement est réalisé par l architecte Jean-François Authier constitue la 1 ère séquence. Elle représente le cœur du projet urbain et permet la réalisation des aménagements, dans la cohérence des choix esthétiques, paysagers et fonctionnels. Le coût de la rénovation du parvis de la gare, la création d'espaces paysagers, la réhabilitation de la halle et la construction d'une passerelle ainsi que d'îlots d'habitations et de commerces est estimé à 40 millions d euros. En savoir plus : Mairie de Saint-Quentin - +33 (0)3 23 06 90 00 CC du pays du Vermandois Le Bâtiment Relais du Moulin Mayeux se situe au cœur de la zone d'activités de 23 ha de Bohain qui dispose encore de possibilités d'implantations industrielles et commerciales. Le bâtiment dispose de 1 200 m² d ateliers divisibles. En savoir plus : CC du Vermandois (cf. page 4)

Page 42 LA LOCALISATION DES PARCS EOLIENS DREAL Picardie Le Saint-Quentinois possède un potentiel venteux ainsi que de nombreux sites propices à l implantation de parcs éoliens. A ce jour, on recense sur le territoire 75 éoliennes dont le permis de construire a été accordé et 25 pour lesquelles le dossier est en cours d instruction. En savoir plus : picardie.developpement-durable. gouv.fr/

Page 43 LES AIDES AUX ENTREPRISES Gouy Estrees Montbrehain Hargicourt Joncourt Bellicourt Fresnoy Ramicourt le-grand Levergies Croix fonsommes Lesdins Vermand Omissy Fayet Rouvroy St QUENTIN Harly Gauchy Neuville-st-amand Grugies Itancourt Urvillers Berthenicourt Benay Cerizy Alaincourt MOY DE Hinacourt L AISNE Gibercourt Montescourt Ly-fontaine lizerolles Jussy Remigny Bohain Seboncourt Origny-sainte-benoite Régime PAT Industrie et Services Recherche, Développement, Innovation Zonage AFR France métropolitaine Type d aide Modalités Prime à l investissement matériel et immatériel, aux projets de création, d extension et de reprise d établissements création : 25 emplois et 5 M d investissements ou 50 emplois extension : 25 emplois et augmentation de 50% de la masse salariale ou 50 créations d emploi ou 25 M d investissements reprise : 150 emplois et 15 M d investissements Prime aux programmes de recherche-développement et aux programmes d innovation d organisation et de procédés dans les services 20 emplois ou 7,5 M de dépenses éligibles Zones d aides à finalité régionale 2007/2013. (zones à finalité régionale permanente à taux normal non limitées aux PME) ZUS + ZFU + ZRU sur Saint-Quentin En savoir plus : www.datar.gouv.fr Montant Entreprises éligibles Taux d aides Prime de 15 000 max. par emploi créé PME et grandes entreprises industrielles et de service De 10% à 35%, en fonction de la zone AFR Prime de 15 000 à 25 000 max. par emploi créé De 25% à 60%, en fonction du programme Zonage d aides aux quartiers urbains pour Saint-Quentin DATAR - Source : IGN - Scan 25 ZUS (Zone Urbaine Sensible) : Europe, Faubourg d Isle, Neuville, Vermandois ZRU (Zone de Redynamisation Urbaine) : Europe, Vermandois ZFU (Zone Franche Urbaine) : Vermandois La loi du 14 novembre 1996 de mise en œuvre du pacte de relance de la politique de la ville distingue trois niveaux d'intervention : Les zones urbaines sensibles (ZUS), Les zones de redynamisation urbaine (ZRU), Les zones franches urbaines (ZFU). Les 3 niveaux d'intervention, caractérisés par des dispositifs d'ordre fiscal et social d'importance croissante, visent à répondre à des degrés différents de difficultés rencontrées dans ces quartiers. A signaler : le dispositif concernant les ZFU devrait prendre fin au 31 décembre 2011.

Page 44 CCI Territoriale de l Aisne SAINT-QUENTIN 83, boulevard Jean Bouin BP 630 02322 SAINT-QUENTIN cedex +33 (0)3 23 06 02 02 +33 (0)3 23 06 02 06 VERVINS 5, avenue du préau RN2 02140 VERVINS +33 (0)3 23 58 23 33 +33 (0)3 23 58 12 23 SOISSONS 2, rue Quinette 02200 SOISSONS +33 (0)3 23 76 75 00 +33 (0)3 23 76 75 04 LAON 3, rue des minimes 02000 LAON +33 (0)3 23 27 00 20 +33 (0)3 23 27 00 22 CHÂTEAU-THIERRY 1, avenue de l Europe 02400 CHÂTEAU-THIERRY +33 (0)3 23 69 29 99 +33 (0)3 23 69 28 88 www.aisne.cci.fr c.delcourt@aisne.cci.fr Ont déjà été publiés dans cette collection : Bassin économique de Château-Thierry (avril 2010) Bassin économique de Soissons (Juin 2010) Bassin économique de Laon (Septembre 2010) Bassin économique de Chauny-Tergnier-La Fère (Décembre 2010) A paraître : Bassin économique de La Thiérache (fin 2011)