54 e congrès de l uss des 5/ Discours d ouverture (traduction) Paul Rechsteiner, président de l USS

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1 54 e congrès de l uss des 5/ Discours d ouverture (traduction) Paul Rechsteiner, président de l USS Ce congrès le 54 e ordinaire de l Union syndicale suisse se tient à un moment particulier. Jamais encore avant 2010, on n avait assisté à une attaque aussi concertée contre l États social suisse. Aujourd hui quel bilan, quel bilan intermédiaire en tirer? Les syndicats ont gagné en votation trois des quatre grands débats de cette année et perdu le quatrième. Ce dernier le référendum contre le démantèlement de l assurance-chômage, l a été avec 47 % des «non», en dépit donc d un rejet compact dans toute la Suisse latine. Nous avons gagné le référendum contre la baisse du taux de conversion LPP, le vol des rentes du 2 e pilier, avec un résultat record. Nous avons gagné contre le démantèlement de l AVS visé à travers la 11 e révision, ayant décidé à l avance de saisir si nécessaire le référendum ; nous avons de fait gagné déjà lors de la votation finale au Conseil national, parce que l UDC - après la victoire des référendums syndicaux contre le vol des rentes et la première mouture de 11 e révision de l AVS il y a six ans - prit peur au dernier moment et vota aussi non, malgré le soutien apporté par elle au démantèlement social pendant des années. Et nous avons gagné, à tout le moins provisoirement, dans le débat sur l assuranceaccidents. Là aussi, comme pour le vol des rentes, contre le front, la puissance financière des compagnies d assurances qui tenaient les partis bourgeois au bout de leur laisse. Nous avons gagné avec les entrepreneurs de la construction et l USAM, qui ont compris qu affaiblir cette assurance ne serait pas uniquement préjudiciable aux travailleurs et travailleuses, mais aussi aux patrons. Pour comprendre ce qui se passe aujourd hui et quelles sont les dimensions de ces conflits dans lesquels nous nous trouvons, un retour en arrière s impose, dans la période de quatre ans qui nous sépare du dernier congrès. Cela fait deux ans seulement que l ensemble du système financier mondial s est presque totalement effondré, suite aux abus commis dans le secteur bancaire. Nos grandes banques, surtout l UBS, ont été complètement impliquées. Et il a fallu des interventions gigantesques des États, d une ampleur jusque-là inimaginables, pour sauver ce système financier ; le volume de ces interventions atteignit un cinquième, voire un tiers de l activité économique mondiale totale, du produit intérieur brut (PIB) mondial. En Suisse ce ne fut pas mieux. Pensons au sauvetage de l UBS. Mais que s est-il passé depuis lors? Au lieu de procéder à des réformes fondamentales pour corriger ce qui a pratiquement conduit le système financier à la ruine, à savoir : la politique des néolibéraux et les déréglementations des 20 à 30 dernières années, ceux-là mêmes qui nous avaient mis dans de beaux draps continuent comme avant, voire en pire : des bonus plus élevés que jamais, des rendements de fonds propres au-delà de toute mesure et qui n ont quasiment rien à voir même de loin avec les transactions réelles, ainsi que des spéculations hautement risquées, effectuées sur le dos de toutes les économies. Suivez mon regard, c est des banques d investissement qu il s agit. Mais ce n est pas tout. Ce sont précisément ceux qui ont fait marcher le monde entier avec des titres pourris dotés du meilleur rating - des CDO, des CDS et que sais-je encore? et se sont rempli les poches de la sorte qui viennent tout à coup déclarer aujourd hui que les dettes publiques sont un

2 2 problème et abaissent la notation de nations entières sur les marchés financiers ; cela, après avoir eux-mêmes poussé ces États dans les déficits. Et quels sont les programmes des gouvernements européens qui se laissent dicter leur politique à travers les prescriptions des marchés financiers? Des programmes d austérité, comme on n en a plus vus depuis des décennies : démantèlement de l État, démantèlement social, baisse des salaires, relèvement de l âge de la retraite, baisse des rentes. À travers tout le continent. Nous devons nous remettre à l esprit, en allant au fond des choses, les grands axes de ce scénario. Les recettes politiques du néolibéralisme ont presque mené le système financier mondial et l économie mondiale au bord du gouffre. Le système financier n a pu être sauvé que grâce à d énormes interventions financières. À ce jour, cela n a pas eu pour conséquence politique que l on s est attaqué à la cause de ce désastre, à savoir : la politique du néolibéralisme : Dans les faits, les recettes politiques antisociales du néolibéralisme sont même poussées à l extrême et appliquées encore plus durement que jamais par les gouvernements sous influence des marchés financiers. Il y a peu d années encore, l imagination la plus débridée n aurait pas été en mesure de trouver, un tel scénario, une trame à ce point cynique. Qu est-ce que cela signifie pour la Suisse et pour les syndicats suisses? Commençons avec la place financière et la démocratie. Le programme de sauvetage destiné à l UBS se montait à 68 milliards de francs, la plus grande dépenses publique de tous les temps, plus que le budget annuel total de la Confédération. Il fut décidé via le droit d urgence, sans passer par le Parlement et les processus démocratiques, comme en temps de guerre. Conséquence : si les actionnaires de l UBS - donc ceux qui ont été sauvés - purent décider, lors d une assemblée générale, s ils étaient prêts à accepter ces 68 milliards, ceux qui devaient porter la responsabilité de cette somme n ont pas eu un mot à dire. Le scandale démocratique que cela représente est unique dans l histoire du l État fédéral suisse. Malgré tout, du conseiller fédéral responsable de ces questions à l autorité de surveillance, la volonté d analyser ces événements uniques, pour la Suisse et la dépendance scandaleuse des responsables publics à l égard des grandes banques fait toujours défaut aujourd hui. Cette dépendance de la surveillance à l égard des «surveillés» a été elle-même une cause centrale de la crise. Ce sont les syndicats qui, les premiers, ont demandé la création d une commission d enquête parlementaire (CEP), le meilleur outil de la démocratie dans ce cas. Les représentant(e)s des banques au Conseil des États étant parvenus, par leurs manœuvres dilatoires et de diversion, à empêcher la création d une CEP, l analyse des causes et des conséquences de la plus grande intervention de tous les temps de l État est abandonnée à ceux-là mêmes qui sont les coupables. Cette situation est indigne d une démocratie. Comme est aussi indigne le fait que subsiste un risque majeur pour toute l économie et l État, car les bilans globaux des grandes banques sont toujours plusieurs fois plus importants que l activité économique, c est-à-dire rapportés au PIB de la Suisse. Les conclusions du groupe de travail sur la régulation des banques restent également largement en-deçà de ce qui serait nécessaire ; dans toutes leurs propositions sur l augmentation des fonds propres des grandes banques, elles auront finalement pour seul résultat que ces dernières pourront continuer à faire ce qu elles veulent, y compris effectuer des transactions à hauts risques en matière d «Investment Banking», aux dépens de toutes et tous. Pas étonnant, vu la position de force occupé par les représentant(e)s des banques dans ce groupe. Les activités menées par l USS en faveur d une politique anticrise dotée de programmes conjoncturels ont eu plus de succès que les efforts qu elle a déployés pour restaurer les

3 3 principes démocratiques également par rapport aux grandes banques. En effet, sans la forte et immédiate pression exercée par elle en octobre 2008 déjà, les trains de mesures conjoncturelles prévoyant, par exemple, l extension de la durée du chômage partiel n auraient probablement pas été décidés. Ils ont permis de sauver des dizaines de milliers d emplois. Mais cela ne change naturellement rien à cette injustice selon laquelle, suite à la révision de l assurance-chômage, ce sont précisément les plus faibles des régions les plus touchées par la crise qui sont les plus durement punis. Si nous dressons le bilan social des quatre dernières années, nous voyons qu en plus de l échec du référendum sur l assurance chômage, il y a aussi celui sur l AI en Côté positif, on trouve clairement, outre les projets rejetés cette année, les succès remportés dans les urnes avec les allocations familiale et l ardu projet de financement de l AI (ainsi que les progrès accomplis dans le financement des soins, dont on devra cependant encore dresser le bilan une fois qu il aura été introduit). Après les victoires obtenues contre le vol des rentes et avec l AVS, un moment fort de ce congrès sera le nouveau départ que prendra le politique en matière de rentes vieillesse. Nos succès contre les démantèlements ne doivent pas être sous-estimés, précisément si l on considère le contexte international. Presque partout en Europe, les gouvernements essaient de relever l âge de la retraite, ou l ont déjà fait, alors que chez eux aussi, une large majorité de la population, pouvant aller jusqu à 80 %, y est opposée. Tout compte fait, un tel relèvement n est, économiquement, rien d autre qu une baisse des rentes. En effet, si l âge de la retraite passe à 67 ans, mais que les gens ne peuvent quand même pas travailler jusque-là, leurs rentes diminuent au bout du compte. Et, dans les pays qui nous entourent, sans parler de la Grèce et de l Espagne, les gens ne trouvent sans doute pas plus facilement un emploi à 65 ou 67 ans que chez nous - même s ils le voulaient alors que, dans la réalité, c est déjà si difficile entre 60 et 65 ans. Relever l âge de la retraite ne revient donc à rien d autre qu à baisser les rentes. Après dix années de succès défensifs en matière de rentes et de surplace avec la 11 e révision de l AVS, il faut se donner une nouvelle orientation. C est ce congrès qui en posera les jalons. Le point de départ doit en être la lutte pour des rentes meilleures à l intention des personnes à bas et moyens revenus. Donc la majorité pour qui les actuelles rentes des 1 er et 2 e piliers sont tout juste suffisantes, voire insuffisantes et qui, pour cette raison, a rejeté très violemment le vol des rentes planifié dans le 2 e pilier. (La compensation du renchérissement ne se faisant presque plus dans ce pilier, les rentes se dévalorisent avec le temps, même si l on n assiste à aucune baisse déguisée). D un point de vue syndical, cela signifie que nous devons constater aujourd hui que si nous sommes parvenus à empêcher une dégradation de la situation concernant l âge de la retraite, nous n avons pas progressé en matière d AVS par la voie d initiatives populaires. Avec ces dernières, nous obtenons, sur cette question de l âge, entre 40 et 45 % de «oui». Il est vrai que notre dernière initiative pour un âge de la retraite flexible a trouvé beaucoup de soutien, non seulement auprès des classes d âge moyennes, mais aussi, étonnamment, chez des jeunes. Vous avez le bonjour de la France! Mais contre l opposition presque globale des rentières et rentiers, aucune politique en matière de l AVS n est en mesure de réunir une majorité. Cela signifie que, sur la question de l âge de la retraite, nous devons aussi déclarer le maintien de l âge AVS à 65 ans comme but stratégique, ce qui implique qu il nous faut à nouveau développer des stratégies dans les branches pour trouver des solutions de retraite anticipée. La retraite anticipée dans la construction (FAR) offre une aune pour ce faire.

4 4 Entretemps, la Société suisse des entrepreneurs fait même de la publicité pour la retraite à 60 ans dans la construction, ce qui mérite d être souligné, après la grève victorieuse de 2002 dans cette branche. Le succès de ce modèle devrait non seulement inspirer le second œuvre, mais aussi d autres branches. Avec ce congrès, nous voulons, à ce chapitre des rentes, mettre sur rail une nouvelle stratégie en vue d améliorer ces dernières. Les rentières et rentiers serons vraisemblablement ensuite aussi à nos côtés. Cependant, nous devons être conscients qu avec cette nouvelle stratégie, il faudra d abord triompher - non seulement au plan fédéral, mais aussi dans de nombreux médias d un tabou. En effet, dans tous les milieux néolibéraux, là où il n y a plus de plafond pour les riches et les hauts revenus, les gens sont désormais devenus persuadés que nous ne pouvons plus nous payer de prévoyance vieillesse avec les assurances sociales. La question des rentes est une bonne occasion pour remettre les choses en bon ordre. N oublions pas que la Berne fédérale Conseil fédéral, Parlement fédéral et bourgeois ne pourra pas éviter ces débats, car, dans deux ans déjà, en 2012, aura lieu une nouvelle discussion sur la baisse du taux de conversion LPP. Si la droite veut, après les prochaines élections, s atteler à nouveau à baisser les rentes, en dépit de sa défaite brutale du 7 mars dernier, alors, avec notre nouvelle stratégie, nous devrons et nous le ferons faire en sorte que les débats se donnent pour point de départ les besoins des gens à bas et moyens revenus et non pas simplement les intérêts des compagnies d assurance, comme cela fut le cas jusqu à ce jour. Le deuxième grand thème stratégique de ce congrès est la politique salariale. Avec le lancement d une initiative populaire pour des salaires minimums, nous voulons entamer un nouveau cycle pour des salaires meilleurs à l intention des gens à bas et moyens revenus. Jetons un coup d œil en arrière. Les succès remportés par notre politique salariale ces dernières années reposent sur deux décisions stratégiques du Congrès de Davos de À l époque, nous avions décidé, en choisissant le slogan «Non, sauf si», de ne soutenir les accords bilatéraux avec l Union européenne que si de nouvelles mesures légales à ce jour encore inconnues et destinées à protéger les salaires étaient introduites en Suisse. Parallèlement, nous avions décidé de lancer une campagne sur les salaires minimums : «Pas de salaires au-dessous de 3000 francs!». Ces deux décisions de ce congrès ont, ces dix dernières années, marqué de leur empreinte la politique salariale et la politique du marché du travail. Ces années passées, il s est principalement agi de développer et améliorer les mesures d accompagnement pour protéger les salaires. Ce qui a été possible surtout concernant les contrôles de ceux-ci. Un important pas en avant a été, il y a quelques jours de cela, la première édiction, pour l économie domestique, d un contrat-type de travail national prévoyant des salaires minimums. (Ma mère était une nettoyeuse et une ménagère : je ne sais pas ce que ce progrès signifie pour une branche précaire et sous-estimée). Dans d autres domaines, comme par exemple les abus commis au titre de faux indépendant(e)s, d importants problèmes subsistent. L initiative pour des salaires minimums poursuit deux buts. Premièrement, elle entend renforcer les conventions collectives de travail. Deuxièmement, avec l objectif d un salaire horaire de 22 francs, soit 4000 francs par mois, elle veut mettre en place un nouveau plancher dans le segment des bas salaires. Dans les deux cas, il est clair que, sur le marché européen de l emploi ouvert, il est nécessaire, vu les accords bilatéraux, de réguler plus, et non moins, afin de protéger les salaires ; ce qui garantira que les travailleurs et travailleuses profiteront aussi un peu des résultats économiques. Les services publics ont été par le passé, et restent, d autres priorités, ainsi que la politique de l égalité entre femmes et hommes. Concernant les services publics, c est un grand succès qu il ne soit pour le moment plus question de libéraliser plus avant la Poste, un succès

5 5 directement imputable à l initiative «Pour une poste forte» et à la menace de référendum brandie par les syndicats ; autre succès, celui d avoir pu, il y a quelque temps, stopper assez tôt la privatisation de Swisscom. Dans d autres domaines, comme le rail, les transports publics, il faut lancer maintenant un nouveau cycle d investissement, ce qui suppose, à son tour, que le financement soit garanti. Pour remporter des succès ici, une condition essentielle est que nos fédérations du secteur public occupent une position forte. En matière de politique de l égalité entre femmes et hommes, c est un scandale perpétuel que, surtout concernant l égalité des salaires, nous ne progressions pas vraiment - en dépit du fait que, pour la première fois, le Conseil fédéral compte désormais une majorité de femmes - et même que nous recommencions à reculer. Ici aussi, le congrès posera les jalons de notre politique pour ces prochaines années. Nous avons atteint le but, fixé lors du dernier congrès, de membres féminins à l USS. Mais nous ne sommes toujours pas, et de loin, arrivés là où nous voulons. Concernant la syndicalisation des femmes, nous suivons toujours clopin-clopant de loin le taux d activité des femmes, qui est en forte progression. Il n empêche, il très positif, étant donné l évolution de manière générale très critique des effectifs syndicaux ces 30 dernières années, que le nombre des femmes syndiquées ait pu doubler temps en chiffres absolus. Pour la seule dernière décennie, nous comptons syndiquées de plus ; cela, aussi grâce aux nouvelles fédérations de l USS. C est une bonne chose et nous incite à progresser encore plus à ce chapitre. Plus de syndiquées, cela signifie aussi de meilleures conditions de travail et des salaires plus élevés. Nous allons entamer deux jours de congrès intenses. Nous siégeons à un moment politiquement et économiquement particulier. Comme le montre l exemple des mesures d accompagnement, l important, ce sera quelles décisions stratégiques nous allons prendre. Nous voulons poser des jalons pour demain. Des jalons pour une politique qui conduise à des salaires décents et à des rentes suffisantes pour tout le monde. Et pas seulement pour les privilégiés.

6 COMM UNIQU É D E P R E S S E N 5, CON G R È S D E L USS, 5/ Berne, le 6 novembre 2010 É l e c t i o n s e t p o l i t i q u e s a l a r i a l e Des salaires décents et équitables grâce à l initiative pour des salaires minimums En fin de congrès, les délégué(e)s ont nommé le Comité présidentiel de l USS ; Paul Rechsteiner a été réélu président pour un quatrième mandat. En même temps, ils ont exigé une politique salariale plus équitable. Un élément essentiel de cette dernière est représenté par l initiative pour des salaires minimums qui doit être lancée en janvier Le Comité présidentiel de l USS nouvellement élu est composé de : Vania Alleva (Unia) et Giorgio Tuti (SEV), vice-président(e); ainsi que des membres suivants: Renzo Ambrosetti (Unia, nouveau), Alain Carrupt (Syndicat de la Communication), Stefan Giger (SSP), Daniele Lenzin (Syndicat de la Communication, nouvelle), Katharina Prelic (ssp, nouvelle) et Andreas Rieger (Unia). Le président Paul Rechsteiner a été réélu à l unanimité pour un quatrième mandat. Dans son discours de clôture, Paul Rechsteiner a qualifié les décisions du congrès «d agenda pour l ensemble de la société, pour une réorientation de la politique des revenus définie par les salaires et les rentes». Partant des succès défensifs obtenus, elles visent un passage à l offensive. «Des salaires décents des rentes suffisantes!», la devise du congrès, représente la «modernisation sociale dont la Suisse a besoin» et l antidote au poison néolibéral de l extrême inégalité distributive administré durant près de deux décennies. Une politique salariale plus équitable La revendication d une politique salariale plus équitable était le dernier thème du congrès. Les délégué(e)s ont exigé des augmentations de salaires marquées, mais surtout générales. L accent doit être mis sur les salaires fixes, ce qui implique une conversion correspondante des bonus. Les salaires excessifs doivent être limités de manière efficace. L initiative pour des salaires minimums, qui doit être lancée à la mi-janvier 2011, devrait conduire à des salaires plus équitables, également dans les secteurs qui ne connaissent pas de négociations salariales à l heure actuelle. es congressistes ont aussi : - adopté deux propositions en faveur de la conversion écologique et sociale en Suisse ; - longuement applaudi les interventions de vendeuses de SPAR qui, en 2009, ont mené avec succès une grève contre la dégradation de leurs conditions de travail et des chefs de trains des transports zurichois opposés à leur «licenciement pour cause de rationalisation» ; - écouté un plaidoyer enflammé de Jean Ziegler contre le capitalisme cannibale et pour plus de solidarité internationale.

7 2 Peter Lauener ( ), responsable de la communication et porte-parole de l USS, et Ewald Ackermann ( ), service de l information de l USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d information.

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