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7 MÉMOIRES SUR LES GEINT JOURS ENFORME DE LETTBES AVEC D S NOTES ET DOGUMENS INÉDITS ; PAR M. BENJAMIN CONSTANT. A^^A f c. îfotrvelle ÉDmON augmentée d*uiie Introduction. PARIS. UBlUlIR S-4K)yX^SU)^"j^^^^jp SS UBS DE BÉCHET XUft QUAI DES AUGUSTINS " 47* 1839-

8 - '^ fj^li Si MA O s:: Xji-'IU Ul^. ^: J'. L i- f ÀL //ioil:ia3:uj:r/rj()/î r -J '?! I f4

9 INTRODUCTION. i' IJa piwaiëre.mokiédtfreiitmge cfiiîmfieéi^ pimeâii)oard1aii'fatpiam"én i"êg: C^i " une épçcpxt^^bpénûàbe.une lunnbrefnipailttil remto à à Frahçele jiiihf)^"tamjesoléfibidéià^ pnèsse 'uae adlninwtftasiobc'fn^haiite jnam sembla^ asiméepar le 4^Bk ésufittrëriq AioiV tout ;ank)ofaçait des attiâiarjitmriijp foiogreaiitsal) Le' bùft 4» Lefttnft spr. k» Cent Sovr^yiâbit da"ilarr6riser ces amèlkmratsqiia^ eni madùrantt ^he la '"cliop»"qoiips mfodasèlit.^ aeate y iûqrabjmbara: eàcrîfié Jaimônûfcliie^itiâi haine ûé:ïbivib^tté. il f:.^6\l^::\h'.'y/r^^-yia c/. -. Durant la publiâatiodijqperiodi^e; ^eeié ti6tt"res i l^cboaef ohai^rentc.qn ëir^nemènt à jaidai6oâépiorai)le"/1^3baiabahal dui^ due Beri^" i Vipt. de fhàp^i;là ^fc9aècb::û'dkcoh\'mii b6ulev^erecr'âea'dettittééi^.l«enn naais"d6 bim kimitotio»» ' sf cm ieiii("*rirebt )" ^':(firenti idf wa 90)61 de davii ÙQ Maxell!dfbmbiiîbnçtq aididgè

10 rent contre un ministre une accusation déclarée calomnieuse ^ïfï^fs qui n^en renversa pas moins celui qui en était l'objet^ et paryenus.ik k pui^$k»"^9 i^^ġ^uv^p^eq^t.comme toujotirà^lont^^^ativehié ' "par Parbitraire la 'dtemsare la fraude /lfoisla violence. La seconde moitié des Lettres sur les Cent J^NtffirpMirui^sous) ces'âubpitiés.la':phs88e]péilodiqi]i^était{ encbaâoiéé..] la/jibeilé..io^iyjtdueile ât"ifen^^pspenâuefides: ivésations et odes; i^)«tstii"es ]^tioc uâi»tr.deisp: complote.ifi^^qs^sv cjt dé"ht^ëàdob5piratîonfii rr do^uiroio"n ;ûa aàes^; les jdéposîtâîres isiipf»o0aièflt:de/^ui68ea.d^ss Ikio 4c6)jiépàrtekàe]ib iêsjplui trefusk^ilc»;{ausdur.dnstrieux^'teçf9lo^;coiiâ[ttti]tionnék^de Fraiiieeâ J!ill?pavaft^peot^^efl cburageàldévoiter-âlorsi les jaxoès'.wilérieufsvd\inékfaretiqià tf"oaqpbànte.jllrb'y^b:a plu8]au)oiiirdfhiiî ; la faktioaâièstairaincuésësi6fibrt8'fiontcimpuis ses fureurs ridicules; aussi.la ;p(iblidationàc»i taelle)à-t^e^"uiiiaptrebutc! -: (; i- l;i]û a9s(^uùnipai1iiasp^du poarbir le motyed Iti^plndj snâr deife"ï0dd[iattra^;c^68tde 'montrer " tt'ilia']ibtout:aeiiips été û^bile ^rtquhl.n?a ja- Bijajst;!$""iimi:1a aitûatiosiiidef la.fraoce ni la ^luieqfirdjpre^qo'uja'iest t^otiarsibeiroéd4uu*i $«K^;bm pi^nti9ès;à'càarégtt^ à:)ataiiaîs^ détruîl^

11 INTRODUC rion..vij qa'ârrogdntsans être fort féroce parfois^to eesser d'être^frivole^ il a totijootsblesse une BiAiato qu'ilne pouvait vaiucre; enfin qiïe ""n ailiance a toùjoiùrs^éte désastreuse la monarcbie pour f^rce qu'ila voulu obstin^ùmenl une morrarcbie le siècle né comporte plus. Nous avons^ donc pensé la réimpression des Lettres sûr les Cent Jours ne serait pas inutile.en effetsilorsl'éducalion cônstitutioanelle: de la France. était peu avancée ; lors la ma)oritédes Françaisn'avait aucuae idée clait'ede la nécessité -et de la nature de la plupart de nos garanties y lorsijùe-fa libertéde la presse se^blaib^'beaucoupcfeâprits couse de lsécrivûrnsamb4tiieu 'do gloireoù avides de fortune j lorstôul«àtla contre les ministres était considérée comme un outrage au pouvoir rojraljiorsnfin les souvenirs d'une révolution:terrible pesaâenlsur t")^ates les âmes et peirsuadaient aux citoyens paisibles toute résistance légaleétait un périltoute constitution une cbimère tout appel aux droits les plus sacrés une tentative d'insurrçction quidevait entraîner des^boule^ versemens et finir par la tyrannie;sidîsongnous dausun tel état de chosete parti contrerévolutionnaûrea'a profité de tapt de préventions

12 Vii) INTRODUCTION. qui lui étaient favorables pour placer Jd France sur mx abîme et aniener utie catas^ tropbe qui eut perdu la monarchie peufeétre à jamais sans la haine qu'inspiraitaux roi9"et aux peuples de F Europe Tbomme qui avait fait des uns ses vassaux des autres ses esnclaves serait-ce aujourd'hui les. lumières sont répandues dans toutes les classed^ le besoin des garanties est senti. par le pauvre qui veut acquérircomme par h riche qui veut conserver ; treize années de.lutte% de discussionsde victoiresde défaites.ont "ic envisager toutes les stions sous tous les points de vue et prouvé à quicon n'est pas également dépourvu et de raison et de bquo^ foi qu'iln'y a; de repos dans Tordre. ^ d'ordre dans la liberté? Néanmoins le parti qui est l'auteur de :ou8 les maux de la France n'est point convaincu de cette vérité évidente j il rêve des coups d'état;il croit s'il ressaisissait le pouvoir il en profiteraitmoins maladroitement dans les occasions précédentes Ḍémontrons-lui donc ses espérances sont mal fondées la cause de ses revers n'est pas dans telle imprudence de détail dans telle impatience intempestive ; qu'elleest dans sa nature dans

13 INTaODUCÏîQN.. if le fond'de ses doctrioes li^ns (a iqfai'chqi^e$s^ire ces doctrines le forceront jtoujow» à suivre; marche qui Ta perdu 4^ i8i4 à i^iô^ et n'ont pu modifier ni la fqugae qui a provoqué son désarmemeni: en a8i0 :ni Je^ ruses qui ne l'oflitmaînleoïi aii povyoîr dwpnt six années pour attirer sur. îa; jt?aç:de"j8e$ chefe la haine et la réprobatjk"qnatîonqil^. / Certes si nous avions voulu dépaisserl'épo des Cent Jours jçt: jsijoiyrẹc6 ^p^rti depuis i3x5 jusqu'au moment ou novis écrivpqs uqits aurions-ea beaucoup plus d'aii^"fltagea. Les expériences ont été nombreuses De 18^5 à i i6 imprudences sur iniptfudeocesj discours propres à ftire naître en Frdbce Ï4 guerre civile;actes plus absurdes encore qu^ toupies discours; proscriptionde$ prot^st^ns dans le midi; rappel à Fordi^ ^e leur ^- fenseur; menaces de cachots de supplicesdç ( bouf regrux adressées p. la Fraaee pre$ eur tîère^:dation de suspects c(»mme ispusi liai terreur^ et division de ces suspecfe en^catér goriea.::de 1820 à i8ax calomnies rcontre le pays k roccasion d'un crimq exécrable mais d!un cdaje médité p ^r un seuj h4"mme dans ^a démence solitaire;appui.accordé à une loi anti- nationale qui devait. çoqjever

14 X INTROBUCTIOK. toutes tefe haines en blessant la passion dbtnrtiante des Français l'égaulé;violences» révolutionnaire dwgées comme en 1793 contre les députés dont on voulait contraindre le vote : de 1821 à 1825 quand le ministère nommé par Tinfluenee de ce parti était sous son joug impatience insensée contre ses chefs précipitationavidité arrogance expulsion les paroles : depuis 1824 enfin le dédain de tootes les formes l'abjurationde tous les principes la destruction du dernier simulacre de la liberté électorale la censure inconstitutionnelle d*un membre dont on dénaturait aj6utantl'esclavage de la presse à l'esclavagede la tribune^ Pappel à toutes les passions ignoblesteucouragement à toutes les corruptions; dans les départemens l'arbitrairedans la capitaleun guetà-pens et pour résultat une défaite qui détruit en àix jours l'ouvrage de six années.: vc^ila depuis la restauration ls sont les hauts Êiits de lafactioo contre^révolutionnaire. Qu'elle renonce donc au pouvoir; elle a lfois pu le surprendre elle n'a jamais su en user. Indépendamment de ce fait général qui nous semble salutaire à établirl'ouvrage nous réimprimons développera des vérités partielles non moins iiiiportantes.

15 INTRODUCTIOV. XJ La première bouô diraus avec toute frai^cmsê sans nous enquérir qui elle peut chor c'est lors l'on a fait à l'espèce humaine un certain degré de mal on n'a plus la faculté ni le droit de lui faire du bien. Bonaparte était un homme d'un génie immense ; il était plus propre personne à dominer un peuple gloire militaire enthousiaste alors de la et aul le bruit et l'orgueil de la victoire disaient oublier par intervalles lès jouissancesde la liberté. Mais Bonaparte fils de la républi avait conspirésa ruine. Pour refipectuer sans relâché à la destruction il avait dû travailler des formes républicainesauxlles n'iétaitpoint attachéemaîsties non-seulement la nation principesqu'elle avait proclamés en 1^89 et dont elle n'avait cessé* de» vouloir l'applicationau milieu ^es ment et tantôt persécutrice du gouverne* directorial des eftau sein des pompes conquêtes impériales. crimes de la terreur sous l'ineptiey^tantôt pusillanime éblouissantes En déclarant la guerre à ces principes Bonaparte avait en l sorte jeté le ^ant à toute la France. n ne permettant à aucune supérioritémorale de s'élever sans avoir pris ses ordres et s'être assouplie à soû systènae^

16 râit de npuveau. ;. :çij INTBPPUCTK^N.: il s'était^is en latte avec toulep 'Iç^i e^p-éipork^ qmi 9a seqtateot dignes d'être iai^^n^ dante/s. n nous reportant par ses "edtr0pri4^ gigantess aux te^ps des Séso^l^js pu d#^ Alex^ndr^ il avait ariiiç contre. M tspa Içp intérêts pacifis créés par le çorwwçrqç ^^t par l'industrie^ces deux grands Içyier^.^^ siècles modernes :. / Renversé pn xsj^ bien moin^ parle^f^^ coalisés p^r l'inacliçei d'un peupla:^iiu s'était mis à part "le ^on gouvernpmento pflrœ qu'il(étaitétranger h ises vq^ux^ à se^i^pécutetiottsa ses habitudes^«bopîiparte^ en se retirant à l'îled'elbe avait laissé derrière lui ces fâcheux «ouvenirs Les fautes de la res[t$ ura.-r lion les avaient efièioés.diùrpnt son abstenee; mais à son reto^ur ils g^ réveillant et raîriewt à rétahlissei»^nt de foute constitution 3iîr ter lleàuiraient flatté s^ drapeaux d'infriajcibles. obstaeles. ; Ce fut donc une erreur dans l«s jamis de l^ libertéqui vonlahjt mettre «n teroaie "è sa diotajtûrt" s'unipenfcè lui pour fonder «u gpuy.ernement constitut«"ni;^l;; ce. fut une. erreur de croir» qne la coufiano^inatlonale rjejpyironne^ Cette erreur j^tw pwrtj^ee oa verra da»

17 . ' ". rlntiioduoîcion. Xiq le t:ouff8/cb" est bmrrage^ qœk funentines meti"udt llesrréflëxioris' nie * déoldèrenc Miqs je barebsais iipiechipiérer rieh ne pb«k rait réaliser laq pebplétplère ce qui est établi mêibeifattba ce qui est établi le blesse rmai^ poui' r«léter ce qui est reaversé il fâut l'assetitîmeut: populaire; quand il est4)erdii^rysa * aîest à espérer.'. : ^ -. r La.Tmié ^énous jânonçoiiski f enferme pour lés hpààxieapaiàsaiisiyiileteçoà qu'ilserait pea.88g ède'irepousser. Janlaîé' cîvconatances plaqiimf^meoâes ne^seoibuueiit devoir relier une nation autour dell'bûmf^e qui lebait à sa tèfe r inedacéè ^k- d'ioikombralùks ârtmées elle ne pouvait espérèf son sàlutiqçiedé la victoire^ et le premier ^Gàfiitainè dé l'europecelui ^ut avai"'^ispo8é;de"ie ' hoessy^ofirait ^etoirè dupant douiie aïi - pour guider côptre'rennemî -^è^ phalanges guerrière j II était Mdent pour eif"rit "jusc^iju^abandoiitier Boiidparte an tout Uew^ae'f^fàgej'tî'était livrer le territoire à Wn^ vasion étrangère.les consénces de œttid vta^ invasion ûtétaiént plus caleulableâv L^espèèede modémii^if ^i dvait;cdt*âfdténsé ta côiofdttit«des4i"av«ï*ïiiûsibattms d**idtre *"!" *»* i^8l4 \ teqait à d^ causée ^ai^n'^nistaietif phis^.ces soufverai^ft d éouvent t^n^âssés au th^iàeât

18 xiv infracanjodcion. même ça re8{k"^ duisaccès tes edlyrait s'é^ ibient façonnés à l^obéissance.açcotitumiésa -mbk la loi jd'uu vaînur:qa'ilsa^avaieijt plà6 d'une fbis désarmé qu-ën lui prodigaànt leurs trésors eu lui cédaiit leiirs proidnceb et ^en briguant soii afkance^^ ils se sentaient pomp : ainsi dire pn révolte en se soulevant contre lui. De. là les déclarations rassurantes^^ les se-»- duisâintes promesses qui avaient àeoompagné leur premiène entrée en France Ils^joiàssaient avec upe modestie /tremblante d'un bonheur inespéré^et la crainte se cachait sous l^s àppht reiices "k la magnaiûimté i : î : î u^ Il en éiait àiè^lretnent en t8;5 : Wnviolabi* lité du sol féançaiàjfa'avait plus^^son prestige; rexpérieuce : l'ataît dissipé;fétranger revenait avec lejsdutiœeatd'une vengeai^é^mal âteouvie e* d'ua"^ avidité plutot.irrêtée^ satis"itejh était donc de lîi pftéî:êtdfe.tovs''^ même de ceux qui haïs^^ient Bopapiarte de le çiecourirdan» ses. efforts^îofrtre r^tranger șauf à s'endékvrer ensuit^.;? ^m. ;.... ')N^0iaQÎns^ toutes; C"ds considérations furent méconpue^ B";^lïap4M?te parut à Ja majorité de la pîitiojnrenneipi véritable ; les Prussiens et les Rq^es seoibt^ieat moins redoutables lui. Ce fut contre lui leskcbjaînbres dirigé-

19 INTRODUCTION. ^ XV ren» leurs attagdes. On eût dit quîiln'y avâfit de péril daaà son despotisme et cette impression suryécut encore à ce despotisme renversé. ' Je s«is des trahisons nombreuses cod«coarorent à sa (àmte* Plusqourô de ses înstra-- mens le servaient à regret; ils ne lai pardon-^ naieotpas le crime inexpiable d'avoir été vaioêii. Camblés de ses doos^ ils les liegardaienc comoie titn droit aeqùh'^ et s'en prenaient de le"xrperte à riiommd^dont là maiavaise for^ tune les.dépouillait de xe- sa. prospérité leur avjait poodigw. Eorcés jpact leur position u reprendre de nouvean'^des; couleurs qui n'étaient plus k leqrs ye^ix Itesgagâ^in"illibles'du succès ils s'occupaient bien plus aimettrejen sûreté ^eqr avenir qu'à sôuvpr leur biènfeiteur ou la France. Mais :pefi.dé"ejiodspartielles ces calculs ignoble^ ou timides de l individus auraient' échoué contre le sentiment national si le séatiment natioûal out'été fatorable à Bonaparte : il lui était cotetirairé/ fiona*» parte est tombé; Leçon mémorable nous le répétons pour tous leis goùvernemens qui dé* daignent de s'appuyer sur l'affection populaire*' Les nations modernes ont découv»erfr pour se délivrer du jfougqui leur pèse nn moyeoc

20 il Si'écroule parce qu'iln'esbpas soutenui.. XVJ INTRODUCXîaN. ^o.rawiqùité ne connaissait pas. Pâtéèntes et mêtmy quand.oaies y contraint sfljericiéçses elles ne s'insurgent point elles attenâant le danger vienne soit du dedans quâ soit div det borsj alors. elles retireritiaa gouverneoient leur asaistawce. Il n'est pas tenrerèé par elles ; mais Une autîpe vérité qui ressortira. nous^.je penaons^ deja lectun^ de ces Lettres.«ti s'adt^sseauk peuples et i ceux qur m ooas^i-^ tuent leurs. guidés.»o%st rien ne: i iéri$e moins'^de. conâaqce ce l'on nommé Ëistueusentent lesigages donnés à tiqé "^inionv quand ipes;ga es oonsisbeat dans le sacrifice ofiertàxèlte opinion die«prtacipes de la justice et deia moratei A toute*^^ les épos décisives de Ja arévblutièn vroïi a oru faire - merveille çn )Coiifiant la gâ?ri4e' du.gouvernement qu'on âatjussait aux hommes' qui ''dgns leur zèle envers ce gouvelrnementav iient eomn^s pour le ^ecvirxles actes vioten^-yteimiiiels «anguinaireëi Qu'isstilarrivé? qu'auisfeîtôt le dangèrs'eatmaidifestéces homme» ont songé bien mdiasi)à.conserver te dépôt rémis' entre leurs mem^.q u'à Jfaire oublier par des actes en sens inv«be leurs crimes passés; Que Toa ADMIS permette une e:xprçs ionitriviale : on a

21 ce" I INTL'RODUGTIOF. XTlj dit souvent Içc^défensears.ks. plosistsurs d'en régime KfMiûûaqoe étaient. ccttxitiilim^ raient pendes si i^etégrni'e ;étaît:détrmt. Gon^ sultez les bits )^vhùs venrë^.la. peur d'être pebdas devîeat»lfi iée fitemde. homines xvàa tiéu lie demeaceriîdèleis an régime qui ^es béat verait^ ils iiièndkét le'pâardon du régyme qui lés aàeiiaci" j ij^acbàbànt lei^lgcàpé!par :lâ peii4 Sdiè; ils!expienc)leùrffffocitéipim;k=li^^ La seules coûsdencif.^ila^inoraiei^d'é^ite) ;n»tlàrhsâ garantiesqi3m"leiilu:(inmqsipdi39ent^^ Le fé^fdde n'œt ipoântlaae filbore.job dértmeme[bt^"ll^tépuuèi U6^sld'Bfi^iriHté tfioainerâ;le.des^ potisiiiq" tikn lesti fiôintiùcbd de (fidélité au ide^4 pote qa^ddrltettbysauf à lesbnlèr«]àuivpkds!fi3 tônîbe:-p^ «'jsxoriser âe i'àtoir flatté ;:yaafiaaf aidât :de$r^iitbucaii»» b6 dbetnfintà dnjf^vnosi.è^. la ibcce. «itirfuait ^K lenteà."riq a garablit^oinbl'fitta^. )a iponarcbie;le cr me eatitoujqmd rto^teajeéifofeiqu'iij a li(»rti!enbtfisciirii8;dfii EéajG^iamvvio^?ru:^arii^i" lai. fkaàrà^m. rékon teurà I ides a'gens^ signalés^ par) rexagéraiîoyp du Systems confiée lel on néagissait;ils croyaient je^ioind^aakiih taitifeen s'acl^arnalatsurlenrâ saiiddritédesfoiw jconqpiices. Ainsi l'oa a' vu j surgirde» ruines encore fumantep de la seconde' viileijdû Rojaume détruite jpar iéë

22 - t JCViij rétolutioddaires INTRODUCTIOK. la proscription de cent treate révoiutioniiaires pour an attentat dont on lés savait innocèilis ; et des hommes quidans leur dévouement à l'empiredont le oh^ffétait moins sévère:qu?euxavaientjusqufen1809 récla^mé l'application d'une loi de sang contre de bialbeureux émigrésau méprisd'une conyenv tion formelleont en i8i24appuyé de toute leur étoquénob; les. iniquités d'une administra*^ tlod v^^aîoire contre quiconqoeétait suspect d'avoiifjservi l'empirequ'ilsavaient abandonné. ai nous voulioiisnous étendre davantage sur celte tristeétimportânleçoiisidératioîi^ n^aiirions^nottspointadifedes hommes qui^^oœn selliers obséquieuxdu pouvoirabsolu durant quatorze annéesviennent donner ai9}ourd%nîy saiiib qu'onles. leur demande des leçdné de despotisodie au gouvernement qui a remplacé ce pouyoîrabsolu jprouvant de la sor^e^^ey s'ils'ootv dans les premiersinstans d'une edute inattenduein voqfie les principes de la liberté qallsavaient contribue à opprimer ilsn'obéissaient qu^aux nécessités dhme meiitanée? ius ne piaroequ'eux-mémfes positionmo-^ ^haïssaient Foppression étaient opprimés Ḍès qiao' la main qui pesaitsur eux est devenue pluslégèreus retournent ii-leurs premières à

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24 XK intkooarapiom tbtrq intelligeboef à faille trioingiier^iedbofxk tis9*e; vous avez joppkmidàatoutesr IpsËioftatisiec -BinrSgist^pé toqs^lescapriceddaiihaîtrevoi"s iervioa. li refaitmieiix. «pie voiif il eât'fleat^tto estimé 'FayeiileàiVrë de ftabs youb^ l'espècẹhi^maifie ; voué ipéprispbi»r elle. Lausq^éssi^ d'brie autorité iliimiitee^leidanger àe tcaéebaa^ Tièh^lËcoDCfhitrbtiondertDUtesiésforoès'daiif.i»e seule mainv Ffax^nreur de.tant: droflbïdiiitd^ déèly de ioùte'"culté indépeadentev decltbulp garantie qui p^raro^tehou suq^eodre Ja"iparf «"e' de la pui3iance" Iteh: étaient leadsk^ete' is^titbete siir ieébvdoifeailtaîsrà^édlaipé^^ y gagniez des regardsapprobateurs des tithos^ '/e8t;pqir;d6i.t^8idmèat]r6 v"[ue isive»'peribad^aii^lief qti'étôuiidbisaieii f d" Q rriohésses; ^XMSf ttofrparolfisy'lâ fjrancoétdfefa\çfnàënfàrbient 4tà oi[ééb'(qmpcn2riqi.ill.aroriivii^piièsi^ims " ^qè"'lim^te^ré ihnaa(tp9llbtait /Hne içéfxiltei ' ")Q!e IXMrt'pattagedéia'piiîsfeanëe toc^iîptervéïitrotl idbkfpëoplèdaqs^s^ffl^téeâte^«çiâb!"^iteùfibi6ti ikittlttldëkbéoaliqn^ ^pàaïqmutoaibé ifl^outiisaffintà "raiiardm^^ pcon^ loipqiidlèip"jijeftpbèr vous la^csmaéquanoe dé^ Tôa»r^4ictlrinw? 'fin ;diépifcd5an"géhie^^diml;psaade:8ièideainim^ offrent f'ekeinpte'fhaa^grddbsxoonqitiiétes i^:âv9giitoîfi 6éliai'"d'attfiunf^irMH]uéraQt îxfa oies otomp» moi-

25 INTEODCrCVlON. plx) àemtsy et: qui ne.jsatiraifiqt lètre;cqaqppàréea qu'aux.expédhiods Ë^lcMiàm jde :l'aqti"^iiité mal^éd^^ iqtedtî(hbs^p"triatîqiïes.dii kiôdsor plnaicmirspokits^.4^^^*^ -^^ 'V^ /eondernatul l!iioa^ BOUC ktritchesae ifiitiopal. et même datasoarquiinbéireiaait {iia"liqa"^ dûnt;il"ii)écoiiiiaîsfiai le» toùtces'et dont il «batcuatt ks canaux^ mau[ dootil eât désicé l'acomeat^aetat oeimne bjeii"- é"6 ^éoéral et mot^iq de puiasabod il.esli tombé du tronc : il est tombé iipmcq qu'ila «aivi V09 ifçot^ peruiciçuaw^ le-t^^^ea leçons qui Font pwdu voua K^$^.ia9;49iiiior enfiota à des go»1? ffoj»iimq9::dc(la lé 3alQt at la:jtis* ticteri^ coi^itftoa D^as^îreJa «roodér^tiqu^ b. baw '«^W»rté^ Vouft pai*»^ 0tro.to^ i«acei.«tfekf^érieuee:fç'éfeèjrift;^^ contirei veu» et yo t i)riiiei»ea. Inaiâbitte^raimaieucanq pc!edidrietâ9 am«ou0rdn i^i;dei^ë"jhuiniliatk"ii8: de i^a }erltô;"qdwd6oaqbefaii»bitijei^^ mais peâm^icaee^ ipcçmmmit^s^ regarda aw l^ pftjs ^ lui coupait^ 9ipiï:a[v? iiii;^ sfi di^fnatiddjrt jce quhi fauait;a0conderià ùik^^ pofmlationrfatiguéei maiag4içvei)qe^;fit:liirgo«f«rq^r m aurtté v0ii Si M aitos dit «^i^ilne 'd^^fât lui jriepàcfeodr* der^ qu'il devait tout prendre tout envahir. Dès lors l'alliance iulinae ^;éjé roippq^.. J?es

26 %.JJ}.IMTR01KJCUK"N. \ succès prodigieux en ont l temps main*^ teoii* L'apparence; les revers sont venus : t(hijb s'est écroulé. A vous à;vos conseils seuls en est la i^te. Laisse"nous respirerenfin; ne re*^produisez pas vx"s théories sef viles la France les repousse. Vos promesses d^"rdre et de paix sous un pouvoir sans bornes les "it^ les démenteot» L -aurore d^in régime constitua tionnel briile sur nos têtes;ne troubiei pas dé nouveau nos idestinéee. '....» r Nous ayons peu de mots à ajouter^ et notm terminerons cette préfoce. ; En conseillant à la réhnpr^^iouhles^lettres SOP'les Cent Jours nous nous sommes de^. mandé siia justjfioéiuoii de ceux^ui s'étaient ralliés à Êonapwte après qt'il eût repris' ie pout4"ir ne paraîtrait pas implir des re'- gmts iqiii serateût déplacés des espérancesqui seraient coupable^; mais nous avons trouvé qm celte objection avait été réfutée dwançe (i). Si comme nous te pensons notre réponsq était satisfai^nte il y a dix années elle est pbd péremptoire encore à l-épo actaelie.? : Tout retour à œ qm n'exif te pius^ à çe^qui ne doit'jamais reparaîtra supposerait e^^ej^? ll.l I? I I...1!?? I» *!?? 1^ (i) Foy. la lettre Vtï He' la seconde ' pafttei

27 mier lieu des bouleversemens qui ne pourraient être funestes à ia lâierté OQastitutionneile noiis sommes pv^s d'atteindre et secondemedt soumettrdit. nos aflhires ào^ ^ mestis à des influences étrangères y sdoirt aucun Français ne peut supporter Fidëe^^ et qu'aucun hornine éclairé ne peut désireii n effetles traditions de l^empiré entées sur " une ^ucation autrichienne ; le dogme de ia'4^i^ limité écrit sur deux drapeaux et^àce^titre^ l'obéissance passive exigée à double ^t ta pmne de la rébellion partant de deux peints dififérens^ pour frapper tantôt une portion du pays y îati-» tôt l'autre; les aipis de la liberté accusés MÛr à tour par elia parti d'être les agens'hjrpo^ crites du parti contraire et leur oppositidu^à la tyrannie ou à l'arbitraire* suspecte de éom^ plots et tt^nsfidrmée en conspirations ne* serait-ce pas fa combinaison la plus désastrectôe^ pour «ine naticm qui a joui de ses droits si toutefois cette nation avait l'impmidemïe de la provor ou la faiblesse de la subir? f Diâons4efranclieinent lorsqu'une dynastie ancienne ne vast pas deà institutions npuvelles^ il se peutqu'une nation tourne ses regard» vers des hommes nouveaux. C'est ce qui a eu Heu sous les Stuarts ^ mais lorsqu'une dynastie an-

28 .. eieone acoegste^et observe les insiitutionê vtoxkt velliesvo'est «nairhâtage pouï la liberté. n est ' boq^ pour; la liberté qu'une dynastie soit âocoîitestéû 11 csst.mauvaia qu'elleait des eûakf)çtiteù)r" Pour se maintenir^ elle est obligée de Ëiiré;à la liberté;plua d^use brèche; elle fait ceb brèches jauiiom de. la bberté même y et accbisei^eui qui kdéfeodeiitcdl'étre les agéus do S03.enbemiSé C'est.tiipsi Guîllauine. Ijl y sou$:lerpréj;exte Jacs II oonaecvaitides adhérehs V joâtifiaitlés précautioijstexatoirés et.oombreuses qui isigaalèrenlles!prèmiéres aun^ça de.aon cègne et par une préoqcupatioa laobo«ia^9 mais naturelle lespartisans:ambra4 rti'unqliberté naissante et le"aaiis: timides d'uft'iieftos ;long4éaip3 trouué devjeaaiént plus iodalg^iiiâpourson arbitraire... i. "I'énQpçaiâ cette opinion en isié^ et j'ajoutai^ qiio^f bien ( ^ Té^oluliori anglaise«de )68â fut.udibte et heureuse 9 il e^t ui"ua Yaiu potur l^aagleéfircequèlèsstuai^ reapeûtant lésdisttts du peil "lê;ii'eussént dispenséide^ouijiauttteixii; 8a«^"I^ StuartSr cotnçtéliiitidnbdfivi'^^^^l*^^ çut! joui plus tôt d'une u'aurajtt p^.eu libecté: du^gprande; elle dsuk-guerres "»YJi^:;J^préûaufi ttfnirsiqii i (nmuaume ill dut prendr^e^our éldls goiqrks p^actiisânô^ide lai djraastijsdépossiédée»

29 inlfoduibireiitlpng-t0mps d^3 Ti^sirictî :vishi^«u: garaqtiea iqdividi»duk;«;tqtà4^^^ UJ»f0 de la!pius ua gouveroeiiei^t -c^t j"ouvi^q fûuil établi d'a^rèa le^ priocipes ^q la;libertépli:i$ il e$t;iiiquietet dur ; plus un gquvordement est aacâen pourvu qu'ilne repck9(^ lû "çr l$itbiéq- cratî)^^ ni sur le despotisme ni sur rquig^-rchiè». moii^ il 0dt ^upçonueuie^ çt par^fis^qiiedt plus il eat d^ux. Noua ne Élirons m QOtra cour a per^^o^oev et âad9 cç nofi9 émyqi^^m.y a de quoi irriter ks funat^ijes A0 deux factio^^ oontraire^} mai;^ quand on a indissolublement YQné son nom et sa vie s^ ti^îoipphfï 4e cerlaiaspriocipes on seci^ji^oledes. d^approb^tions partielles parcq qd'on:.em sur de j-ei^çpntrer tôt pu tard l'approbstion géfliéraw;'. X'bjpoCiifyie des entho^^iasn^s ne trompe pli)aun p^npk édniré; cepxqqi les professent ne Ie9^épro44!fiant!p0(s jqux-men^s^ ne sauraient^ cojrôzitfcmqjudrà d'^uares ce qju'ils ne reas^teolk pq^tt.;ij s^répéj^y av^c /^tnpb^e^edes forptiule^ O0ov«iniQd)^i9(^ul^ a'attr^^pq un CQ^de^? l«r»eôïvïmttt. 1^5"méprise et inst^çno Jes. passjçj occupée qu'elle est de ses intérêt? vérital^les). saciiani..oe «îti^hfe*w«w Ifiri^pposle tra^aiu

30 XXVJ INTAOÔUCTION. l'induslriéla sûreté; mais sachant aussi solides et non disputées: car de même qu'il est impe^sible de soulever les masses pour des qnestioïis abstraites qui ne les touchent pas ces choses ne s'obtiennent qu'à l'abri de garanties immédiateme il est impossible aussi dans l'état actuel de Jeurs lumières de persuader à ces masses qu'ellesnfe doivent s'occuper de' leurs jottiésances et non de la défense des droits sur leslsces jouissances reposent. Il fbt un temps où l'on disait aux hommes qu'importe vous soyez libres pourvu vous soyez heureux? et les hommes s'étonnaient de ne pas être heureux en se résignant à n'être pas libres. Aujourd'hui ce langage est usé; ls gouvernemens le tiennent encore mais les peuples n'y croient plus. Les plus ignorans comme les plus instruits $ les plus simples comme les plus éclairéssavent la liberté civilec'est-à-dire ne sont assurées c'est-à-dire par les jouissances par la liberté politi les garanties : les séparer c'est vouloir construire un édiscè saiis4ui designer de fondemens en prétendant l'on n'a besoin pour être- logé des apparteiiien^ l'on habite. Le Gouvernement actuel de la France ^ avec

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32 XXrii) INTRODirCTfiON. ratiittie; Cette fàrcaiàh produit sur'ità flrancê l'esèt de cbs corps étrangersqui empêchent les blessures de guérir;eueëst^^i^ësacoord^ve^i touteft- las* idées' çfî^»gclerre arec leë loisen latte avec les besoins; ses niojènsv cùmmq son but appailtiennelit"ài*aaà! antre épbqfuei^ ses théctfies sont de^ ai»ftchrûrii$nbel» Jô^l^mé les doiiqoétes de Napolédn tle pvétetidre^ eonstruii^e )a sodétdr 8Û^^^8 babed "qttère^ pousse }à nouvelle iiatpi^ du sol;: Aw^ppiwRC^ir uni et sans bornes qdi agissait autr^isl^ur tous les objélsont spceédé d^s p^vv'cnrsliuii* tes qt nombreu^v rastràimiràismioxi ^sleur sphère/ lisst grandies corpàratiodsl^quiâilipft-imaient une direoliion idniccmrme à itofis^lëucs tnâmbiie^ éontreiibplaq^s )ftt: iedookitivités perëodndies- m fixant unie troote^indépçii^ :datïtpj lâuiku'de l'âisseriisscaièntde Tindiviâu f"ar 4a faitailte^ fondqe èlté^mêfilie daqs J'état tia( aeiiidi?idb'v"itde'4a;ppopre vie fet radarn"e sa liberté/ L'ttnitédeniarche^ 'de dactntesv de jcroyanee»^i6st JnipossîMe désioriliaisl) ai I-qq ^ëut.enmgémbr^qa'op en; gémîseè; opais qu^dn ^ iéai^de^dnn'j peqt:rien"ciiiabger..qukmi)e ^mi^se [)dje^je ;i si ïbr» "veat :. moi v je^ni'envé^ jciiiiï^; jeiivoisdeatxlsrindividcialité dont :oq "se plaibt; lie jperfeotioiincaadteat de rëspécej car

33 f KTacMHTcrrrom %aàx l^oapçce ki^èsfc an iiraid/"^pi/eii'bgrégaqtim.àkêiàstdiridas; ette ri^emîpbitr^ làtifàkun im9f alerta la^iieue^diaciirid^o^^pqttîenif^l/iéiarîliîe ledleplaelfe^qv?oïbié^fiù)ge i nie isembla un jprûf^ ^r8sâniîi d^idé.rni«d^ le triompiiô de"^ l'î2itttl)ig0nm oi'eètfpe^s de[déoqùotjlribe.irérii absolue j^d'^ftuq nb tddq 6iiar)an^àif^'iBai»dflr" fortifier en exerçant ses forces d'arriver à des vérités partielleset relatives qu'ellerecueille et qu'elleenregistre sur sa route et d'avancer ainsi dans cette route où cha pas est une conquête bien le terme en soit inconnu. J'aurais pu donner aux Lettres sur les Cent Jours un degré plus grand d'intérêt immédiat et passager si j'avaisvoulu les semer de noms propres.et rapporter tous les faits particuliers qui auraient servi d'alimens à la malveillance ; mais j'aien répugnance et en mépris les personnalité Ces Mémoires en foule dans lesls on met en scène tous les individus dont on connaît les noms ou les visagesdans le seul espoir d'éveiller la malignitécurieuse me paraissent des libelles inattaquables aux yeux de la loi mais très condamnables aux yeux de la morale. La vérité n'est pas nécessaire à dire quand elle ne fait nuire aux personnes sans conduire à des résultats utiles;et ls

34 XSX INTROBUC?MOΫC. nôïa lestésttltàts utiles dé ces anecdotes qitî ne se- rapportent qu-à là vie privée on aux opi* niom fugitives ^e ceux qa'oh traduit aiii» de^ vaut un tribunal qui i^est pas compétent p"!mit les }jager? Les esptonir Fàiatorilé aalarie m^ jpàraissent méprisables quais je ne méprise {xaft moin$ les espiçns à la solde du public j: ^. i... i

35 MÉMOIRES SUR LES CENT JOURS EH FORXE DE LETTBEg. PREiyïIÈRE PARTIE. LETTRE P.REMIÈRE. Objetde^ces Lettres. Jr^iiOii les épos dé «ofre tévôlutîoti des Tune pla^ reltlêff( ùâbtes èsf eëftameihent celle qu'on a- désignéesous le norh dîes Cent Jours et qui coimnéncé à"à débs^rment de Bonaparte pour finir à eà'èéccmdé et dernière abdication: Il y a prèfr d'un an fatiguéde voir cette épo pré^etitéésans^cesscau public sous lé point Vie vue le moins' propre à eh donner une idée exacte je formai le dessein d'eu écrire Thistoire ou pour mieut dire de faire impi^er de^

36 . mémoires j'étaischa jbur j avais rédigés en i8i5^ lors léiùùiia des excès d'une faction triomphante. Des occupations nombreuses^ des Aev plffqf\03i%^1^\ iff^wdrei(yâchéd'e!k4cli ^rc ^j«t^tu^%pr^nwcepelidaiit^tutilft # publication de ce genre ne me parait pas avoir diminué. /^.^;.i.r ^^: : Jioi/t Sans doute l'espritde la nation a fait desprogrès. La lîbeffe de lâpresséljùî^inalgré les efforts de ls magi^tç^ts ç\ibftljternes à existé de fait avant d être consacrée de droit ; 1 élection ne plusieurs mandatairei intrépides et fidèles; les discussions courageuses soutenues à la tribune et les vérltlb^.i]i:^oiiab):ès.praclaîn^aà dans ces discussions ont rendu à la France constitutionnelle le sentimèhtià^\à^tdrcé^èi^cà\mé ainsi cette irritation qui naît de la crainte ou de la faiblesse. ^^\^^le^«flftflb?i^" fiew»iï»(«^ Iflf«iêff^efiM.fj^o» qui ar^t«$4î"ii^tq)efia8t4 elje rj^^j^uré ^^^.ç^.fjp^af^^ M s"bs: fi^^p(î«fr4 GOîl^a^^ft^rç^c^^ qajû^hwqi^^«en4i^4i»lk*qlqi»" dle))pîgjvîjl^s;jju^aûpes"ftlm^inî a^1^ ^ptr fflis3î^l^.rfïbpli 'je;^rôp^ 4e^^ tio^s.4a".4!^ 6clanifjurs. l^e$iceiufjoïv^fet h^im txiî}tqṣ çp^pqa^nfiè^^ Pl^at fe.t««e favow]^^lie eoiii«aeh%t 9.^jli 1^4tiâlajii^it^ cpttilu

37 (3). îm serviraient à nous préparer si elle le pourait de nouvelles calamités. If un autre côté il y aurait peut-être à la publicationcomjdète de ce ^ui s'est pa^sésoit durant ces trois mois soit durant la terrible année quileâa sirivis ls inconvéniens asseï graves* Premièrement parmi les hommes qui se sont signalés dans les quinze mois d'arbitraire et de désordre dont les Cent Jours ont été le prétexte il en est ls-uns dont la conduite annpnce le repentir Ụ serait déplacé 'de mettre obstacle par des reprochesintempestifsà des conversions toujours désirables. Ces hommes il est vraine se soi\ipas ralliés encore à la cause de là liberté. Ils se sont rangésseulement soûs les banniêreii ministérielles ; mais comme ils ont abandonné l'éxagé-*- ration parce (jue la force svn est séparéeils abandonneront le min^tère quand ils verront la force n'est plus là. La liberté les aura dans ses rangs dès qu'i leur sera démontré qu'elle st victorieuse. Ce sont des recrues qui prennent service chez le vainur après la bataille ^mai^ U est toujours bon de grossirl'arméeet il ne faut pas les décourager. En second heu l'historien fidèle d'évènemens à contemporains șe trouverait contraint malgré luid'entrer dans une foule de détails tellctoient j..

38 individuels (4) ce qu'il ferait par dévoueinèntr pour la vérité et le bien publicserait infailliblement attribué au ressentiment ou à la maveillance. Mon aversion pour les attas personnelles çst pres invincible. Si lfoisje Fai surmontée c'est qu'ille fallait dans l'intérêt de la liberté ou de l'innocence. Ainsi quand j'ai vu des écrivains victimes d'unsystèmed'interprétation absurde j'ai du m'élever contre la logiétrangede deux ou trois procureurs du Roi* Quand il s'est agi dwracher à l'écha"ud un homme injustement condamné je n'ai pu éviter de dénoncer ses persécuteurs. Mais du reste attaquésans cesse je n'ai jamais voulu descendre dans l'arène ; et quand l'impatience m'a fait^contracter jusqu'àun certain point l'engagementdemç défendre jem'en suis repenti pres aussitôt. Ce qui est individuel me pèse ; ce qui est hostile m'est indifférent. Il y a cepeiidant relativement à l'épodes Cent Jours Il est bon d'utiles vérités à établir. l'europeet la France apprennent à qui doivent être attribués les malheurs qui se rattachent à cette épo. Il est bon de leur dire qui dans des temps désastreux mérita des élogeș u qui l'on doit de la pitié sur qui l'on peut justement verser du blâmç ; et s'il advient qu'il soit

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40 C6) U résultera peut-être de l'exposé des faits. f" ce ne sera pas un résultat stérile les hommes qui par leur arrogance en par letir système d'inertie en mars i8i5 par leur violence aprèsïe 8 juillet ont mis la France sur le bord d'un abyme sont les mêmes qui aujourdliuivoudraient ressaisir la puissance pro}"ablement pour achever ce qu'ilsavaient si bien çomiqcncé et là. France ppui*ra de la sorte jugersi«elledoit écouter ces hommes et les fortifier de son assentiment ou de ses sufirages. Indépendamment de l'utilité immédiate de cette démonstration qui est décisive à ce qu'ilme semble dans notre situation actuelleces lettres ne seront peut-être pas dénuées d'un autre genred'intérêt histori. J'ai vu Napoléon souvent et long-temps libre et seul ^ durant la circonstance la plusimportante de sa vie ; je l'ai vu rassemblant et ranimant d'incertaines espérances soû espritpénétrant ne grossissaitpoint à ses propres yeux ; je l'ai vu qu^nd il essayaitavec peu d'habitude et l impatience de se plier aux formes la liberté impose au pouvoir j je Pai vu après sa défaitequand il hésitait entre la résignation de la fatigue et les ressources du désespoir; je l'ai vu enfin après son abdication lorsqu'ilplaçaitson dernier refuge dans 1^ ma-

41 * (7J goanimité qu'il attribuait à Ik seule nation qui eut persévéré à Itii résister. En le peignant tel qu'il m'a panl être dans ces circonstances diverses je cours ris je le sais de déplaire à tous les partis. Je ne satisferai point ceux de nombreux bienfaits les illusions de là gloireet une reconnaissangs dont il est loin àe ma. penséed'atténuçr le mérite attachent à un homme j'aivu revenir avec douleuret aul je ne me suis rallié qu'avec défiance ; car jene déguiseraipointma répugnance avant cçtte réunion ni le but de cette réunion même qui-étairt de limiter une autorité jadisterrible et de concourir à mettre obstacle au rétablissement de son ancien despotisme. Jene satisferai pas non plus ceux qui exigentqu'on peigne cet homme comme ne pouvant être qu'un tyran et tous les membres de son gouvernement comme ses complices. Mais l'impartialité doit se résigner à déplaireet se consoler en opposant un extrême à l'autre 11 doit m'être permis de parler avec justicede celui je n'ai jamaisflatté;etj^sur ce point jeme sentirai moins gêné ceux qui ont à se venger sur lui de leur propre bassesse qui croient se laver des par invectives sans discernemen d'un avilissement saris bornes. Je et travaillerai donc à feire connaîtremieux peutêtre qu'on ne le connaît jusqu'ici le caractère de

42 (8) cet homme doifé la par nature de Ëicultés immenses çt de qualitéscontradictoires;objetd'u^e haine méritée et d'un enthousiasme non moins naturel; fiivorisé par la destinée;égaré par se" alentours;bien au-dessous des grands citoyens qu'il n'a pas voulu prendre pour modèles ; bien ^udessus de ses esclaves qdi Vont enivré de leurs ^dulatipii^s ; dépositaire du bonheur du monde et de son propre bonheur et funeste ^u mo;ade autant qu'à lui-même. Les espérances des aniis de la libçrtécruellement déçues ; une lutte opiniâtre çontrç les besoius et la raison deson^iècle ; la gloire de Washington dédaignée; la Finance livrée aux périjkd'une contre-révolution et aux ressentiment de l'europe j pourront mç rendre lfois séyère. Mais jç n'oublierai jamaiscependant qijie la France çt l'europe lui ont rendu hommage et qu'ilest reléguésur une roche aride et prisonnier de l'étranger. Cçs lettrçstraiteront aussi de ce qu^ s'est passé depuis Fabdication de Napoléon et delà conduite des défenseurs de la patrieavstnt le rétablissement du Roi sur le.trône. Je réfuterai beaucoup de rumeurs mal fondées et plnsieur^imputations calomnieuses. JeçQontrerailaFrançeplusadmif'able dans ses revçrs dans ses succès ;. nos armées proscriteset déposant les armes pour se résigner

43 (9). a la proscription ; nos généraux quittant leurs légions pour errer sans asileet préférant l'exil ou même l'échafaucl à. la guerre civile. Ce spectacle j'ose le dire frapperad'émotion les âmes généreusescomme les traits les plus sublimes des annales dç l'antiquité. Une ou deux lettres 'seront consacrées à explir çet^e mission dont j'ai fait partiç mission dans lalle encore aujourd'hui ceux qui appellent l'étranger4ç tqus leurs vqeu.% et de toute la puissancequ'ilsont cojisçyvéecherchent un prétexte pour persuader à 1^ France ses derniers soutiens demandaient pour elle un prinçç étranger ; assertion mensongère dont ceux qui l'accréditent connaissent eux - mêmes toute la Êiussetémais qu'ilsrépètent cha fois qu'iî leur importe de donner le change sur leurs propres négociationset leurs propres manœuvres. Je suis animé dans cette publication du désir qui a été la pensée dominante le mobile uni de toute ma viejeveux dire celui de voir la liberté constitutionnelle s'établir paisiblementparminous : car ces lettres offriront je le crois la démonstration la même sagesse qui au 5 septembre a préservjéla France d'une dissolution imminente était disposéele 5 mars jsisy'à prendre toutes les mesures susceptibles réparer les fautes nom- ^

44 ( lo) Lreu^es d'an ministère inhabile et d'écarter de nous les malheurs qui nous ont accablés durant trois années. Sans doute je mériterai d'autant plu" la ikyine de ceux qui s'intitulent exclusivement les royaustes jesépareraimieux leurs intentions de celles du Roi- Tout ce qui tend à unir * plus intimemeht le monar au peuple excite la fureur des hommes qui voudraient son règne ne fat pour eux. Mais lorsqu'on n'a d'autre but de dire ce qui est vrai et de concourir à ce qui est utile on peut supporter bien des inimitiés et rester indiffèrent à bien de" menaces. LETTRE II. De l'état de la France au moment du débarment de Bonaparte ^«i8i5. 1: our nous faire une justeidée des causes du retour et du triomphe de Bonaparte au 20 mars il faut commencer ce me semble par rechercher dans l état se trouvait la France au moment

45 ( " ) où lliomme qui duirant quatorze années l'avait gouvernée despotimentreparut sur ses côtes suivi d'iin petit nombre de compagnons d'armes. Mais comme l'état de la France à cette épo tenait essentiellemeiît au système adopté par les Ministres du Roi depuis ls observations sur ce système sont indispensables. Je crois ne rien dire d'inconvenant ou de téméraire en affirmant de nos armées lorsqiie suite par des défaites la chance du rétablissement des Bourbons sur un trône qu'ilsavaient cessé d'occuperdepuis vingt ans s'offrit la pour première fois à la pensée des Français le sentiment de la grande majoritéde la Nation fut de l'étonnement et de l'inquiétude. Cette assertion je le sais pourra exciter beaucoup de clameurs. Il y a plusieursmanières dé flatterles rois. JJxme dé ces manières sans doute ' c'est de prétendrequ'ilsont toujours été r^ettés le peuple dont ils étaient éloignésa gémi sans interruption de leur absence et qu'au milieu deluttes terriblesde révolutions épouvantableș dé^ guerres sanglantes ils étaient encore présens a son souvenir. Mais on leur offirej'ose le peoser^ un hommage non moins digne d'^ux et au$sî flatteur quand on leur dit qu'ilsont regagné par \m" conduite prudente et par des mesures nationales y.

46 . ( " ) des espritsqu'une longue séparation avait dit leur rendre étrangers Ḷa stabilité d'un gouverpement dépend bien moins de la manière dont il s'établit de celle dont il gouverne. Si après avoir inspiré beaucoup de défiances et alarmé beaucoup d'intérêtsil parvient à se rattacher ces intérêts et à dissiperces défiancesles obstacles qu'ila eu à surmonter se tournent en éloges ; et je ne concevrais pas qu'en démontrant Louis XTIII est pluspopulaireaujourd'huigrâce au 5 septembre et à la loi des élections qu'ilne rétait lors de son arrivée d'angleterrepu pût être considéré comme un écrivain séditieux ou um citoyen mal intentionné. J'ajouterai si par hasard mon assertion scandausait ceux qui s'intitulent les royalistes par excellence je demanderais à tel d'entre eux si quand il célébrait le nouveau Cyrus et le berceau dépositaire du destin du monde il avait en vue le retour de la dynastiedépossédée;à tel autre si en correspondant avec Bonaparte il songeait à rappeler cette dynastie ; à tel autre encore si lorsqu'ilconduisait contre les Vendéens des troupes et républicaines dont il n'amortissait n'adoucissait pas les mœurs l'intérêt des Bourboj^s f)résidait à ses pas le zèle px'oclamatiôns patriotiset

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48 ( i4) marcher de concert. La première de ces fautes peut être attribuée au parti qu*aujourd'hui Ton nommerait libéralet jedésigne ainsi prématurément pour ne pas employer de circonlocutions fatiguantes. Le Sénat crut pouvoir insérer dans la constitution 'qu'ilrédigea des clauses qui ne profitaient Une fâcheuse Le qu'à luiet qui donnèrent à son ouvrage Sénat justement lui reprocher servitude étaità cette apparence d'égoïsme.ce futoin malheur. malgré les torts qu'on pouvait nationale. Le Corps législatif muet durant douze années de épo l'uni autorité n'avait acquériraucune influence. Un acte de courage qui avait signaléses derniers momens avait pu entouré ls-uns de ses membres de l'estime pubu ; ttais la popularité doit avoir du temps pour jeter des racines et un acte isolé ne suffit pas. Ce fut donc je le répète un malheur déconsidération dont une clause -imprudente et déplacéeenvironna le Sénat qui était par le là fait^ le seul corps dépositaire des intérêts de la révolution. Les ennemis de cette révolution en profitèrent. Us exhumèrent tous: les souvenirs qui qu'ils avaient flattés naguèrepour leur protection leurs suffrages leurs pouvaient flétrir ou décréditer ces mêmes sénateurs recommandations obtenir auprès de celui qui dispensait du haut dé

49 ( i5 ) son trône Un bveurs les richesseset ce qa'alors on appelaitlès hoimeurs. Mon plan n'exigepoint je recherche à qui doit s'attrihuer cette fausse démarche d'une assemhlée danslallesiégeaient tant d'individu$ pleins de honnes intentions et de lumières. On a voulu fen rejeter la "ute sur un Ministre célèbre qui la présidait et qui dit-on lui tendit ce piège.un feit est certain. Ce Ministre entré dans la carrière de la Hberté sous les plus brillàtis auspicesa tour à toutes les jouriiéès qui ont fait triompher le despotismedepuis 1797 jusqu'en Est- ce une perfidie de la fortune qui sous d'autres jours^rté malheur à la liberté* Son nom se rattache rapports n'a pourtant pas été sévère envers lui? Eât^e un effet de soii caractère? Est-ùè une œ vre de ses calculs? Je l'ignoré 5 et n'ayantpoint à porter de sentence je n'ai nul désir de mè livrer à un examen. Je dois seulement observer parce j;*estiine vérité historiqui sera nécessaire à rappelerplus tard j daîns le même temps où lé Sénat expiant sa faute disparut comme une ombre et laissa la Nation sans corps constitué le Ministre son président demeura à la tête des affaires et en possessionde l'autorité. Le Sénat n'existant plus d'autres hommes; «lioisis paymi les.moins alarmans de Fémigrâtiou

50 (i6) et leé piiis modérés ^ jene dirai pas dtf^artipopulaire mais du parti qui semblait intéressé à ce la contré -révolution n'eût pas chaînés de préparer une constitution lieu furent pour France. La constitution qu'ilsrédigèrentest devenue la Cliarte. Dès -lors un e"amen détaillé de ses dispositionserait déplacé- Je ne crois point la Charte par"ite; mais je crois qu'ellenous laisse toute faculté d'établir les garanties et les in^tutions nécessaires aux peuplesmodernes. Je crois la lés formes défectueuses se corrigentparla prati; ce qu'ilest indispensablede faire se fait; ce qu'ilest essentiel de conquérirse conquiert; et par coiiséntjene partage point ces scrupules des espritsroides et ombrageux qui éprô"u\:ent le besoin de refondre tout oe qui nô leur semble pas sans dé"ut et le b^pin plus fâ - cheux encore de proclamer qu'ilsprocèdent à une refonte générale. ya-chevée dans le courant du mois de mai Qiarte fut promulguée le 4 juin et nous entrâmes ou nous dûmes entrer en constitution ce jour là même. Mais en promulgant cette Charte la cour avait commis une faute pareille șous ls rapports à ctîue j'aiprécédemment reprochée au Sénat. Au lieu de présenterla Charte à l'aceeptation du peupleon l'avaitimposée ej octroyée* la

51 s in) En l'bfiposant on la privait de l'appui Tassentiment populaire confère à ce qu'ilsanctionne j on blessait les idées les traditions reçues consacrées depuis vingt-cinq ans. Quels courtisans s'en applaudissaient peut-être. 11 y en a dans toutes les cours dont la mission semble être d'irriter le peuple et de laisser ensuite à d'autres le soin de se tirer du peuple irrité j à peu près comm^ dans les combats de taureau il y a des gens chargés de pir ce terrible adversaire à coups de lance et cpiand il se lève ils cèdent placeau Torreadorj qui souvent jetéen l'air ou foulé aiix pied35porte la peine des provocations dont les auteurs ont disparu Ẹn octroyant la Charte on fournissait aux ennemis du gouvernement qui s'établissait de justesmotifs ou du moins des prétextes octroie plausibles de crainte. Ce qu'un prmce un successeur peut la le retirer. La révocation de Fédit de Nantes est un précédentgrave. Rien n'est donc fondé dans un tel système rien n'estirrévocableet en admettant dans un moiiar les intentions les plus nationales et la loyauté la moins équivo rien n'est encore. quje viager. Sans 'doutece dernier raisonnement qui.est iucontestable en métaphysi a dans la réalité pioins de valeur qu'onne le suppose. Le respect a

52 (i8) du pouvoir envei*s les cpnstitutions tient bien plus ' a la force de Topinion publiqu'aux eûgagemens explicites ce pouvoir a contractés La Charte n'aurait pas été octroyée on eût déclaré formellement qu'elleétaitnon point une conce^ sion de la couronne mais une reconnaissance des droits de la Nation qu'ua princetrop ambitieux pour s'ysoumettre et assez puissant la pour renverser ne l'en ain*ait pas plus ménagée. Quand un peuple ne veille pas sur ses garanties il doit ne pas croire des serraens compenseront son insouciance et protégerontce qu'ilnéglige de protéger. Quant à la formule de l'acceptation il n'y a malheureusement pas d'exemple çn France peuple ait refusé une constitution qu'on lui offrait et cet acte de souveraineté n'a été en luidepuis trente ans qu'un acte d'obéissance. Cependant et précisément parce l'acceptation de toute constitution est infaillible quand l'autorité la propose il eût falludans l'intérêt même de l'autorité respecter cette délicatesse de Topinion. Si j'avais été uïi conseiller du peuple je lui aurais dit : Ne disputez pas sur le mode de présentation j emparez -vous de la Charte -la de j cramponnez toute -y tous vos intérêts; appuyez ia force de- votre volonté. Bien qu'elleparaisse le

53 ( 19 ) Vôliisêtre imposée c'est un hoinmagequw Votiâ lse3ad. Elle vous servira tout autant si vous l'aviez librement consentie; et quoiqu'ellevous sfe»itoctroyéene craignezpoint qu'on essaie de vous l'ôter. Mais si j'avais été le conseiller du piînce j'aurais supplié le prince de revêtir une Charte qui devait sentir de base à soja gouverne-* ment et d'arche d'alliance entre lui et son peuple de tout ce qui pouvait lui donner un appui une skanction des ratines nationales. Cek ne se fit point. Les amis scrupuleux des principes murmurèrent ; la cour entendit leurs murmures et conçut de secrètes inquiétudes ; et dès le premier jour de la mise en exécution du nouveau pacte il y eut des germes trop visibles dé défiance et de division. Toutefois la force des choses était encore telle ces germes ne menaçaient point la Frajice d'un développementrapide ou d'une explosion violente. Personne soit au dehors soit dans Fin-* teneur du Gouvernement ne se sentait assez fort pour vouloir courir le ris ne connaissait les ressources de ses adver-* saires. Des hommes étrangers les uns aux autres depuisun quart de siècles'observaient se d'une bataiue. Personne mesuraient et ne parvenaient ni à se juger ni à se ^ comprendre. Un instinctsourd ayertissaitles p"r-: a..

54 espérer les décrets impémux^ les lois impé-. tls ce n'était pas le moment d^une expticatiaur qui n'eût pas été franche lora même qu'euç fût deventie hostile. Il n'y avait point de centre d'opr positionqnd pût aknner l'antorité et d'une autre: part^ lisi proiod^tion d'une Chambre de députés à la^lle les intorêls de la révolution devaient être cbers et k composition même du ministère 'étaient rassuriantcs. Certes je ne veux point me constituer ici l'apologist du ministère de i8i4«peu de ministèire$ ont commis autant de fautes ; mais jen^en sub.pas imohis convaôncu ee n'est point avec intention qu'ila gouverné comme il Fa Êiit La grande major. rite de ses membres avait donné ce qu'on esc convenu de liommer des ga^s au. ré^me étahu par la révolution. Dans cette majorité les uns. avaïeiit suivi de leur mieux cette révolution sou» toutes ses formes en y confirmant non-seutem^it leur vie publimaisleur vieprivée^" associant leurs noms à toutes ses orises remarquables. Leà antres avaient servi avec moins d'éekt mais «lutant de zèle le gouvernement impérial. avec Un tel ministère pouvait hien coneevchr l'idée t très fausse d'étouffer la liberté par l^aasoupisse^. ment. (Je mé sers dé l'expressioninventée si ingénieusem par l'un des ministres. ) U pouvais

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