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1 N 10 Bulletin du Centre des Techniques et Matériaux de Construction - Avril facteurs clés de succès [p6-7] «Comment réussir une production de roche ornementale (marbre, granit,...)? Construction durable [p14-15] : «La performance énergétique conventionnelle des bâtiments» Métiers clés [p8] Le métier de conducteur d engins de travaux publics en 5 points clefs Fabrication produits [p9-10] Fabrication de la chaux Produit - Ouvrage [p11-12] Comment réussir le béton par temps froid?

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3 Édito David TOLEDANO Président de la Fédération des Industries des Matériaux de Construction (FMC) Les matériaux de construction répondent présent En repartant de la satisfaction des besoins fondamentaux de la population, le nouveau gouvernement s est engagé, dans sa déclaration d investiture, sur un certain nombre de mesures favorisant le développement du secteur des matériaux de construction. Quels sont ces besoins fondamentaux vitaux pour notre société? 1- Le besoin de se loger. Le Royaume du Maroc a déjà beaucoup fait pour le logement social. Pourtant l exode rural continue d alimenter une demande toujours plus forte et les enjeux de paix sociale associés rendent les efforts à accomplir considérables: le déficit est estimé aujourd hui à logements et le gouvernement s est engagé à en résorber la moitié durant les 5 prochaines années. 2- Les besoins en matière d éducation. Notre pays n a pas de pétrole. Sa force réside dans sa capacité à former des femmes et des hommes qui sauront entreprendre et innover. Il faut pour cela construire toujours plus d écoles, d universités, de centres de formation professionnels. 3- Le besoin d infrastructures pour la circulation des personnes et des marchandises entre les nouveaux centres économiques. La satisfaction de ces besoins fera appel aux matériaux de construction. Notre fédération s organise pour pouvoir faire face à la légitime aspiration de la population. Nous espérons qu une transparence accrue dans les décisions permettra de mieux prendre en compte l intérêt général. Le CETEMCO est le centre technique collectif dont s est dotée notre fédération pour améliorer sa compétitivité. Sa maturité lui permet de correspondre exactement aux projets du nouveau gouvernement. Sommaire «Matériaux & Construction» est un bulletin technique publié par le Centre des Techniques et Matériaux de Construction, CETEMCO, Route BO 50 - Oulad Haddou Sidi Maârouf. B.P. : Casablanca Tél : Fax : Directeur de la publication : Saïd Bouanani Comité de rédaction : Saïd Bouanani - Marc Pelcé - Kenza Bammou Conception et édition : O de Com 131, angle Bd d Anfa et rue Clos de Province Anfa Casablanca - Tél : Impression : Impact Print Edito : [p3] Agenda - Question - Réponse : [p4] Quoi de neuf : [p5] 10 facteurs clés de succès : «Comment réussir une production de roche ornementale(marbre, granit,...)?» [p6-7] Métiers clés : «Le métier de conducteur d engins de travaux publics en 5 points clefs» [p8] Fabrication produits : «Fabrication de la chaux» [p9-10] Produit - Ouvrage : «Comment réussir le béton par temps froid?» [p11-12] Norme du mois : «Pavés en béton» [p13] Construction durable : «La performance énergétique conventionnelle des bâtiments» [p14-15]

4 Agenda CONSTRUTEC Salon de la Construction Du 08 au 11 mai 2012 à Madrid - Espagne CARRARAMARMOTEC Salon International du Marbre : Technologies et Design Du 23 au 26 mai 2012 à Carrare Italie LA SEMAINE DU BÂTIMENT Salon du Bâtiment, de la Construction et des Travaux Publics Du 21 au 24 juin 2012 à Tanger Maroc Du 21 au 25 novembre à Casablanca Maroc TECNARGILLA Salon International des Technologies et Accessoires pour l Industrie de la Brique et de la Céramique Du 24 au 28 septembre 2012 à Rimini Italie MARMOMACC Salon de l Industrie du Marbre et de la Pierre, Design et Technologies Du 26 au 29 septembre 2012 à Vérone Italie DECOBAT CERSAIE Salon International de la Céramique pour l Industrie du Bâtiment Du 26 au 29 septembre 2012 à Vérone Italie DECOBAT Salon du Bâtiment et de la Décoration En novembre 2012 à Casablanca - Maroc SIB Salon International du Bâtiment Du 21 au 25 novembre 2012 à Casablanca - Maroc CONSTRUMAR Salon International de la Construction, du BTP et de la Finition En Octobre 2013 à Casablanca Maroc Question - Réponse Quels sont les défauts de cuisson des produits céramiques? Les défauts de cuisson entrainent le classement des produits finis de premier choix vers le second choix et le rebut. Les principaux défauts se présentent sous la forme de : Cœur noir, dû à une mauvaise oxydation des matières organiques, qui altère l aspect des produits peu épais ; Boursouflures, dues à un dégazage trop rapide ou trop tardif des carbonates ; L altération des teintes ou de la porosité, due à une température trop basse ou trop élevée ; Fissures ou microfissures (fentes d échauffement, ou fêles de refroidissement), dues aux contraintes thermiques ; Mauvais nappage de l émail due à un tesson mal dégourdi ou à une température de cuisson inadaptée; Tresaillage ou écaillage dus à une incompatibilité entre le tesson et l émail. Matériaux & construction - N 10 - P 4

5 Quoi de neuf? Formation sur les bétons spéciaux Dans un souci de durabilité et de sécurité, le béton doit toujours être adapté aux contraintes de la structure et de l environnement dans lesquels il va être employé, ainsi qu aux usages auxquels il va être soumis. L avantage du béton, qui est un matériau composite, consiste à tirer partie de chacune des qualités des composants pour adapter le composite à des applications variées. Etant composé de ciment, de granulats et d eau, c est en faisant varier l arrangement ou la nature des composants qu on obtiendra des bétons spéciaux. C est dans ce contexte que, le CETEMCO a organisé du 31 janvier au 8 février 2012, une série de séances de formation sur les bétons spéciaux avec comme objectif : Montrer la diversité et surtout, peut-être, l adaptabilité du béton. En effet de nombreux problèmes peuvent trouver une solution adéquate dans une adaptation réfléchie du béton. Ces formations assurées par notre grand spécialiste Jacques Bresson ont vu une importante participation de la part des techniciens ingénieurs du secteur BPE et de la préfa. Le potentiel de la branche fabrication d agglo en béton En 2006 une étude a été conduite par le cabinet européen pour le compte de Fédération des Matériaux de Construction (FMC) et l Association Professionnelle des Briquetiers (APB) sur le potentiel de ce secteur. Le CETEMCO s est vu confier en 2011 la réalisation d une étude similaire s intéressant au bloc béton appelé communément au Maroc «agglo». Ce produit constitue aujourd hui le matériau de maçonnerie le plus utilisé pour la construction des murs au Maroc. De forme parallélépipédique simple, les blocs permettent la réalisation de parois de géométrie complexe aussi bien comme élément porteur qu en remplissage de structures poteaux-poutres en béton armé. Le bloc en béton est en concurrence directe avec la brique de terre cuite. Nous reviendrons sur les résultats de cette étude lors de nos prochains numéros. Comment réduire le coût de séchage dans les atomiseurs des pâtes céramiques? La densité des barbotines à l entrée de l atomiseur est un paramètre déterminant du coût de l atomisation; une faible densité induit une surconsommation d énergie et une trop forte densité implique une augmentation de la quantité d agent dispersant ou défloculant nécessaire au transport de la barbotine. Suite à une étude sur des argiles de différents fabricants marocains des carreaux, CETEMCO a démontré qu il est possible de trouver un optimum de densité correspondant à un maximum de gain énergétique et un minimum de dépenses en défloculant. Le gain net peut atteindre jusqu à 10 DH par tonne de barbotine traitée. Cette étude a permis au CETEMCO d élaborer une prestation spécifique appelée «OPDEBA» «Optimisation de la Densité des Barbotines» incluant les étapes suivantes : Le CETEMCO à l Oriental Le CETEMCO a accompagné la FMC lors de l organisation le 17 et 18 janvier 2012, de rencontres à Oujda et à Nador avec les industriels des matériaux de construction de ces deux régions. De nombreux contacts ont été noués entre le CETEMCO et des entreprises des secteurs briques, carrières et préfa. Une intervention d appui technique collectif est entrain d être montée par le CETEMCO en faveur des briquetiers de la région de Nador. Caractérisation des matières premières ; Préparation de mélanges avec différentes doses de défloculants et de matières sèches ; Analyse du comportement rhéologique des mélanges Identification de la formule optimisée de la barbotine. Possibilité d étudier l influence de type de défloculant (stabilisation stérique). Matériaux & construction - N 10 - P 5

6 10 facteurs clés de succès M. José ESTRUCH Expert International en extraction et production de roches ornementales (marbre, granit,...), a effectué, à la demande du CETEMCO, en avril 2011, une série de diagnostics dans des carrières et usines marocaines de production de marbre. La synthèse de ses constats a été restituée auprès des industriels de la pierre le 08 avril Elle constitue la base de cet article élaboré par l équipe de rédaction de M&C. Comment réussir une production de roche ornementale (marbre, granit,...)? 1 - Disposer d un plan d exploitation de sa carrière Il faut disposer d un plan d exploitation pour obtenir une meilleure connaissance du site et préparer la meilleure planification possible d extraction. Le plan d exploitation et de travail mènera nécessairement à définir la planification optimale d extraction au niveau du site en fonction de la stratégie de vente de l entreprise Pour élaborer ce plan d exploitation, il est nécessaire d avoir une bonne description du gisement (Cartes du site ), des conditions de l exploitation (Chemins d accès par exemple ) et des moyens prévus à cet effet (Machineries ). C est à partir de ces informations que pourra se mener l étude du plan d extraction. 2 - Disposer d un outil d identification des blocs Il faut disposer d un outil d analyse qualitatif et quantitatif de chaque carrière permettant l identification et le contrôle des stocks d une carrière et la connaissance, à tout moment, de la disponibilité des produits. De plus, au travers de cet outil, il est possible de déterminer les matériaux non seulement par carrière, mais également par fronts d exploitation. Dans un souci de qualité et rapidité d exécution, cet outil permettra à l entreprise de savoir si elle a les capacités pour répondre aux marchés auxquels elle est soumise et d être en relation directe avec les personnes gérant les sites d exploitation. En effet, l étude de la traçabilité des blocs (depuis l extraction jusqu au stockage) et l implantation d un système simple d utilisation servant à répertorier Matériaux & construction - N 10 - P 6 les blocs et à les localiser à tout moment permettraient à l entreprise de cibler ses efforts vis-à-vis des marchés qui l intéressent. L outil doit être conçu de façon à permettre une utilisation qui intègre tous les mouvements de stocks qui se produisent, autant dans la carrière que dans les zones de stockage. 3 - Bien disposer les machines dans les usines Les machines de traitement des blocs doivent être disposées de manière optimale. L ordre de disposition des machines doit être conçu de manière à assurer les capacités productives de l entreprise. Le schéma doit tenir compte : des flux d entrées et de sortie de l unité et du déplacement des engins et des opérateurs. Ceci permettrait à l entreprise de gagner en productivité et en compétitivité. En effet beaucoup d entreprises marocaines de pierre naturelle ont vu leurs activités augmenter petit à petit et ont investi progressivement en installant les machines au fur et à mesure de l agrandissement de leurs locaux. Ces entreprises devant faire face à une activité croissante n ont pu prendre le temps nécessaire pour concevoir le meilleur aménagement possible. On se rend tardivement qu il n y a plus de place pour le passage de transpalettes ou de chariots. Les machines ont été installées les unes à côté des autres pour gagner de l espace dans le local mais sans penser au déplacement des matériaux, des consommables et des personnes. 4 - Former le personnel Former le personnel pour une meilleure utilisation des machines de finition de la pierre naturelle (Polisseuse) et des procédés d application de résine sur les tables ou plaquettes de pierre pour les renforcer ou les imperméabiliser. Le travail de «résinage» de la pierre se fait dans la plupart des usines marocaines de manière artisanale. Il existe une forte demande de spécialisation dans ce secteur d activité. En effet, chaque pierre possède ses caractéristiques propres. Pour une application optimale d une résine donnée et pour une finition lisse, il est nécessaire de connaître les propriétés intrinsèques de la pierre et des abrasifs pour la polir.

7 10 facteurs clés de succès 5 - Bien connaître ses pierres Il est nécessaire de connaitre ses roches sur le plan pétrographique, structural et physique en vue à la fois d optimiser les opérations de traitement des surfaces (résinage et pollisage) et de promouvoir les qualités de son produit auprès de ses clients sur une base rationnelle fondée sur des tests et mesures de laboratoire. Il est donc recommandé de disposer des informations suivantes : origine de chaque pierre ainsi que sa description macroscopique ; sa caractérisation microscopique et pétrographique ; sa caractérisation physique (densité, résistance mécanique et cycles geldégel). 6 - Penser au recyclage de l eau dans les usines De nombreuses entreprises marocaines laissent ouvert en continu leur circuit d eau pour éviter que celui-ci se bouche. Cela génère une grande dépense d eau inutile qui se répercute sur la qualité de la coupe donc sur les produits et sur le traitement des déchets gorgés d eau qui font que le transport des résidus n est pas économique. Il existe plusieurs solutions et études pour arriver à faire des économies sur ce circuit d eau. Les entreprises concernées pourront ainsi économiser sur l apport annuel en eau, l énergie dépensée dans les moteurs des pompes, la qualité de la coupe des matériaux, le traitement des résidus et gagner en image plus écologique. 7 - Mettre en place une maintenance préventive de l unité de production La finalité de la maintenance préventive est de réduire certaines défaillances des équipements, d améliorer leurs disponibilités et de réduire les coûts des temps d arrêt (en termes de pertes de production et coûts de réparation). Nous avons observé dans certaines usines de nombreuses machines en arrêt ou mal utilisées. Par exemple, on a vu un polissoir utilisant seulement 8 des 10 têtes disponibles pour polir. Un système de maintenance procurerait dans ce cas des procédures sur les cycles de nettoyage, de remplacement des composants afin que le polissoir fonctionne toujours au maximum de ses capacités. Ce qui permettra à l entreprise concernée d économiser sur les consommables et gagner sur la qualité de la finition de ses produits. 8 - Maîtriser le processus et le coût de polissage La maîtrise de ce processus passe d abord par une meilleure connaissance de ses pierres. Ensuite par la maîtrise du processus de résinage et enfin et surtout le choix de l abrasif adéquat. En effet, chaque pierre nécessite un abrasif ou une résine adéquate pour être polie. Il faut savoir par exemple, qu un abrasif tendre s utilise pour une pierre dure et un abrasif dur sur une pierre tendre. Ainsi, en connaissant les caractéristiques de chaque pierre, l entreprise pourrait investir dans des abrasifs appropriés. Il faut aussi maîtriser les conditions de fonctionnement des polisseuses en optimisant la pression sur les têtes des polissoirs et leur vitesse de rotation afin de réduire la consommation des abrasifs, la quantité des résidus et l énergie consommée. 9 - Optimiser le temps de séchage après résinage Gagner sur les temps de séchage des tables après résinage par l implantation en ligne d un processus de séchage de résine par UV Maîtriser le processus de résinage Il est primordial de connaître le type de résine idéale pour imperméabiliser ou renforcer les pierres exploitées par l entreprise. Ceci passe par la définition des caractéristiques de la pierre et les détails des fissures ou des imperfections pour déterminer s il faut une résine plus fluide ou plus compacte. Il faut ensuite se conformer aux prescriptions de son application de sa durée de séchage ainsi que sur les types de pierres naturelles sur lesquelles elles s adaptent. Situation du secteur du marbre au maroc Le Maroc dispose de gisements importants de pierres dimensionnelles (marbre) avec une grande variété de produits permettant d envisager un développement important de la production nationale. En effet, alors que ces réserves sont estimées à des centaines de millions de tonnes, le pays ne produit actuellement que tonnes de blocs bruts, représentant 0.37% de la production mondiale. Ce faible niveau de production est révélateur d une multitude de problèmes qui empêchent le secteur de la pierre dimensionnelle de décoller. On peut en citer, entre autres : L absence de cadre législatif spécifique (exemple : lourdeur administrative pour la délivrance d un permis d exploitation de carrière); La grande faiblesse de la production individuelle des entreprises plus importantes du secteur par rapport aux entreprises de pays marbriers, tant au niveau des blocs bruts que des produits issus de leur transformation (vétusté de l équipement) L absence de formation professionnelle; Le manque de compétitivité de certains facteurs de production par rapport aux pays du benchmarking (coût élevé de l énergie); En outre, le marché local insuffisamment protégé, est submergé par des importations massives de produits bas de gamme vendus à des prix défiant toute concurrence qui menacent la survie de l industrie nationale de la pierre dimensionnelle déjà très fragilisée. L atomicité du secteur : les entreprises sont à la fois présentes dans les activités d extraction, d importation, de coupe, de finition, de pose et de commercialisation; Selon une étude réalisée par la FMC et le ministère de l industrie en 2003 avec le soutien de l UE Matériaux & construction - N 10 - P 7

8 Métiers clés Le métier de conducteur d engins de travaux publics en 5 points clefs Indispensable sur le chantier, le conducteur d engins de travaux publics et carrières prépare le terrain pour les travaux de terrassements ou de nivellement. Le conducteur est un ouvrier qualifié chargé de conduire tout type d engins. Il travaille sous la responsabilité d un chef d équipe ou de chantier au sein d une entreprise routière, de canalisations, de terrassement ou de carrières. Quand il effectue les opérations de terrassement et de nivellement, il manipule des millions de mètres cubes de terre, pierres, graviers... principalement à la pelle mécanique, qui peut être équipée en rétro pour creuser des tranchées. Il maîtrise l équilibre du bouteur ou du bulldozer pour déblayer le terrain en poussant la terre grâce à une large lame d acier. Le conducteur d engins sait apprécier les distances et les reliefs. Il connaît parfaitement l organisation du chantier. Il sait lire, analyser, décoder les plans de terrassement et les documents techniques. Il a du sang-froid, des réflexes et un sens aigu de la sécurité dans la conduite de grosses machines, telles que les chargeurs, les tombereaux sur pneus ou sur chenilles. Il effectue aussi des tâches de mécanique comme les graissages, le contrôle des niveaux, le changement des équipements. Il doit être capable de signaler les anomalies. La formation du conducteur d engins de travaux publics se déroule dans des centres de formation professionnelle. Elle peut s effectuer en une année ou deux ans et comporte: Un enseignement général, technique et pratique en centre de formation : 16 semaines par an Un enseignement professionnel en entreprise : 31 semaines par an 1 - Que fait-il? Le conducteur d engins de travaux publics conduit des machines de terrassement et de nivellement sur les chantiers : bulldozers, pelleteuses, rouleaux compresseurs, pelles mécaniques, masses, chargeuses, bouteurs, niveleuses, décapeuses. Il assure la maintenance des engins qu il conduit et doit être capable de signaler les anomalies. 2 - Comment travaille-t-il? Sur les petits chantiers, le conducteur est en relation directe avec les équipes d ingénieurs et choisit les engins à utiliser. Sur les gros chantiers d équipements publics - routes, ports, aéroports, ponts, tunnels et barrages - il suit les recommandations d un chef de chantier ou d un chef d équipe. Il conduit alors souvent un seul type d engin. Il peut déplacer de lourdes charges de pierres, de sable, de terre, de béton et de matériaux encombrants. Il réalise des tranchées, entasse la terre qui n est pas utilisée et la déblaie ensuite grâce à une chargeuse. Avec la décapeuse, il découpe des couches de terre et redistribue les volumes pour modifier la morphologie d un site. Il se sert de la niveleuse pour creuser des fossés. 3 - Où exerce-t-il? Le conducteur d engins de travaux publics travaille à l extérieur, sur des chantiers de différentes importances. 4 - Les + Les passionnés d engins de travaux et de mécanique pourront vivre leur passion au volant de ces géants mécaniques. 5 - Les Les machines sont extrêmement lourdes et les accidents fréquents, notamment sur les terrains en pente. Les trois qualités essentielles requises Attentif / Attentive Une bonne acuité auditive, une sensibilité manuelle et un sens de l équilibre qui lui permettront d utiliser son engin dans les meilleures conditions. Robuste Les trépidations des machines fragilisent la ceinture abdominale et la colonne vertébrale. La pratique d un sport permet d éviter les problèmes musculaires ou osseux. Les troubles cardiaques et nerveux, les affections pulmonaires, les difficultés de coordination des mouvements rendent impossible l accès à la profession. Ouvert / Ouverte Mener un chantier est un travail d équipe. Il faut accepter de recevoir des ordres ou des conseils de la part des autres ouvriers. Selon Matériaux & construction - N 10 - P 8

9 Fabrication de la chaux Fabrication produits Rappel historique Les chaux sont utilisées depuis des millénaires. Les Chinois, les Égyptiens, les Mayas ont construit des édifices durables avec des mortiers à base de chaux à caractère hydraulique, obtenues par cuisson des calcaires locaux. Plus près de nous, les Romains puis nos ancêtres ont utilisé les mêmes procédés pour construire des ouvrages et des bâtiments qui font partie de notre patrimoine. Qu est-ce que la chaux hydraulique naturelle? La chaux hydraulique naturelle est obtenue par calcination, à une température supérieure à 900 C, de roches calcaires qui contiennent des éléments siliceux et alumineux. Au cours de la calcination, il se forme simultanément : de l oxyde de calcium (chaux vive) provenant de la décomposition du carbonate de calcium, constituant principal du calcaire: CaCO3 > CaO + CO2 Carbonate de calcium > oxyde de calcium + gaz carbonique des silicates et des aluminates de calcium provenant de la combinaison d une partie de la chaux vive avec les éléments siliceux et alumineux. À l issue de la calcination, les chaux sont hydratées pour éteindre la chaux vive non combinée : CaO + H2O > Ca (OH)2 Cette réaction s accompagne d un fort dégagement de chaleur et provoque la pulvérisation du produit. Les chaux éteintes sont généralement broyées. Les silicates et les aluminates de calcium leur donnent la propriété de faire prise et même de durcir sous l eau. C est à cette propriété qu elles doivent leur désignation «chaux hydrauliques naturelles». Comme les chaux aériennes (calciques ou dolomitiques), les chaux hydrauliques naturelles durcissent également à l air par carbonatation lente. Selon la roche ou le constituant d origine et le traitement subi, on obtient les différentes chaux figurant dans le tableau ci-dessous : La fabrication des chaux hydrauliques naturelles La matière première La roche calcaire est extraite de carrières à ciel ouvert ou souterraines. Après abattage, elle est concassée et criblée. La cuisson La cuisson s effectue en général dans des fours verticaux à marche continue, dans lesquels sont introduits dans la partie supérieure, par couches successives, la pierre calcaire et le combustible. La matière descend lentement, en traversant d abord une zone de préchauffage, provoquant l évaporation de l eau libre et la déshydratation (vers 200 C). Elle traverse ensuite une zone de calcination où elle est décarbonatée (à partir de 900 C). La zone de cuisson proprement dite, où se forment les silicates et aluminates de calcium, se situe à une température variant entre 1000 C et 1200 C selon la qualité de chaux r recherchée. Matériaux & construction -N 10 - P 9

10 Fabrication produits L extinction La chaux recueillie à la sortie du four passe alors par une extinction contrôlée où, sous l action de l eau, la pierre se pulvérise et la chaux vive est éteinte complètement, tout en respectant les silicates et aluminates qui lui donnent naturellement son caractère hydraulique. Le broyage Le matériau obtenu est généralement broyé, avec ou sans addition d autres constituants. La normalisation des chaux hydrauliques naturelles (NHL) norme NF EN La finesse de mouture: refus aux tamis de 90 μm (0,09 mm) 15 % de 200 μm (0,2 mm) 5 %. À titre indicatif ces valeurs correspondent à une surface spécifique Blaine de 8000 cm2/g à cm2/g. Stabilité : l expansion 2 mm. Pourcentage d eau libre 2 %. Pourcentage de chaux libre 8 %. Le temps de prise initial doit être supérieur à une heure. Le temps de prise final doit être inférieur ou égal à quinze heures. Teneur en air à 20 %. Classes de résistance Les chaux hydrauliques naturelles (NHL) sont classées en fonction de leur résistance à 28 jours exprimée en N/mm2 ou MPa (1 N/mm2 = 1 MPa). Il existe trois classes de résistance désignées par la valeur minimale : 2, 3,5 et 5. À chaque classe correspond une plage de variation entre cette valeur minimale et une valeur maximale, comme indiqué au tableau ci-dessous. Caractéristiques physiques et chimiques Désignation La désignation comprend les lettres NHL suivies de la classe de résistance (exemple : NHL 3,5). Lorsqu une addition de matériaux pouzzolaniques ou hydrauliques est effectuée dans la limite de 20 % comme l autorise la norme, la chaux hydraulique naturelle est désignée NHL-Z. La norme fixe des valeurs inférieures ou supérieures pour un certain nombre de caractéristiques. Extrait de collection technique CIM BETON G11 Fiches Techniques Tome 2 /page 8 Les bétons : formulation, fabrication et mise en œuvre Les emplois des chaux hydrauliques naturelles Les mortiers de chaux hydraulique naturelle trouvent leurs applications essentiellement dans le bâtiment, où leurs qualités sont appréciées pour les enduits, les menus ouvrages en maçonnerie, la pose de carrelages anciens, le jointoiement et la consolidation de murs, les badigeons et d une façon générale, pour les travaux de restauration. Au Maroc, le badigeon à la chaux est une pratique historique qui s exerce encore en milieu rural. Enduits de façade à base de terre + chaux Vallée Tisserged Aït Souane (Maroc) Matériaux & construction -N 10 - P 10

11 Produit - Ouvrage Comment réussir le béton par temps froid? Le Maroc a connu cette année une vague exceptionnelle de froid qui a affecté de nombreuses activités économiques du pays. Sur les 43 stations météorologiques du pays, 10 ont enregistré cette année des records de températures minimums battus de quelques 10èmes de degrés. Les baisses de température ont frappé de plein fouet le secteur du BTP dans ses différentes activités dont la production et la mise en œuvre du béton. Les producteurs marocains du BPE et les entreprises de mise en œuvre trouveront dans le présent article un ensemble de dispositions à prendre pour réussir un béton par temps froid. Les conditions climatiques ont une influence très importante sur la qualité finale du béton. On doit s en préoccuper dès sa fabrication et jusqu à sa maturité en passant par son transport, sa mise en œuvre et sa cure. En règle générale, lorsque la température mesurée sur chantier est inférieure à 5 C, la mise en place du béton est déconseillée. Entre 5 C et + 5 C, elle ne peut se faire qu avec des moyens efficaces pour prévenir les effets dommageables du froid. Le présent article ne traite que de l effet des basses températures sur le béton frais. L effet du gel sur béton durci fera partie d un article spécifique qui sera présenté dans un prochain numéro. Conséquences de la baisse de température sur les bétons frais Sur béton frais, la baisse de température dans une plage n atteignant pas le gel, ralentit les réactions exothermiques d hydratation du ciment. On constate: un retard du début de prise (figure I) ; un allongement du temps de durcissement (figure II). On observe aussi une augmentation du ressuage. Conséquences du gel sur le béton frais Lorsque le béton frais gèle, les réactions d hydratation cessent et le durcissement est complètement arrêté. Si le gel intervient avant le début de prise, il provoque uniquement un gonflement, le durcissement reprenant normalement dès que la température redevient positive (vers 5 C). L effet du gonflement conduit néanmoins à une baisse de résistance. Si le gel intervient au début du durcissement, la porosité est augmentée, l adhérence pâte-granulat diminue et les résistances mécaniques sont fortement altérées. Dans ce cas, les dommages sont irréversibles, il est donc extrêmement important d anticiper l évolution climatique avant la mise en œuvre et de prendre les dispositions nécessaires. La résistance finale du béton est d autant plus affectée que le gel du béton est précoce. Précautions à prendre pour le bétonnage par temps froid Pour mettre en œuvre correctement par temps froid, il est indispensable : d adapter la composition du béton ; d apporter et de maintenir une quantité de chaleur au béton frais ; de maintenir ces dispositions de protection en place au-delà des délais habituels. Composition du béton La composition du béton devra être soigneusement étudiée notamment sur : le choix du ciment : un ciment de type CPA de type 65 ou 55 (ou de sous classe R) est recommandé ; Matériaux & construction - N 10 - P 11

12 Produit - Ouvrage le dosage du ciment : il est recommandé de se tenir à des dosages élevés supérieurs à 330 kg/ m3 ; le choix des granulats : les granulats seront non poreux, non gélifs, propres et non gelés ; le dosage en eau : le dosage en eau devra être le plus faible possible ; l adjuvantation : l emploi d adjuvants tels que réducteurs d eau, accélérateurs de prise et accélérateurs de durcissement est conseillé. Il est indispensable de réaliser des études préalables de compatibilité ciment-adjuvant et de les mener dans les conditions voisines du chantier. Apport et maintien de chaleur Chauffage : le béton peut être chauffé lors de sa fabrication par l eau ou les granulats. Il peut être ensuite maintenu à température par chauffage de l atmosphère ambiante ou du coffrage. Le ciment, l eau et les granulats contribuent dans des proportions variables à l élévation de la température du béton (ex : figure III) Calorifugeage : les coffrages pourront comporter une isolation qui limitera les échanges thermiques avec l extérieur. Transport : le transport du béton frais ainsi que l attente des toupies seront le plus court possible. Étuvage : l étuvage du béton au cours de son durcissement accélérera l hydratation du ciment. Protection de surface : la surface du béton en contact avec l air devra être protégée du froid, par exemple avec une bâche isolante. Maintien des dispositions de protection : Les protections de surface doivent être maintenues au moins pendant 72 heures ; Le décoffrage ne doit être effectué que si le béton a atteint une résistance mécanique suffisante de l ordre de 10 MPa, les dispositifs d étaiement doivent être maintenus en place pendant la période froide en particulier en présence de gel. Toutes ces mesures peuvent générer des coûts supplémentaires qui, de toute façon, seront moindres que ceux liés aux réparations ultérieures. Cas des ciments à durcissement rapide Les ciments à durcissement rapide comme le ciment d aluminates de calcium fondu et le prompt, dégagent leur chaleur d hydratation sur un temps très court. L échauffement obtenu permet le bétonnage par des temps très froids ( 10 C) ou dans des chambres froides. Les précautions à prendre sont identiques à celles des bétons de ciments courants. On se référera aux préconisations d utilisation des fabricants. Extrait de collection technique CIM BETON G11 Fiches Techniques Tome 2 /page 81 Les bétons : formulation, fabrication et mise en œuvre Matériaux & construction - N 10 - P 12

13 Norme du mois Pavés en béton 1 - Caractéristiques géométriques Elles concernent les tolérances sur les dimensions de fabrication déclarées par le fabricant. Dans le cas des pavés rectangulaires elles sont Écarts admissibles sur les dimensions (en mm) Résistance à la rupture en traction par fendage La résistance à la rupture par fendage doit satisfaire aux conditions suivantes : Valeur caractéristique 3,6 MPa, aucun résultat individuel < 2,9 MPa, charge de rupture 250 N/mm de longueur de rupture. Résistance à l abrasion Elle est déterminée par l essai au disque large décrit dans l annexe G de la norme ou par l essai Böhme décrit dans l annexe H. Les prescriptions relatives à ces essais sont données dans le tableau ci après : Différences maximales entre deux diagonales (en mm) Dans le cas de pavés non rectangulaires les tolérances applicables aux dimensions doivent être déclarées par le fabricant. Lorsque la dimension maximale d un pavé est supérieure à 300 mm, les tolérances de planéité et de courbure suivantes s appliquent à la face supérieure destinée à être plane. Écarts admissibles sur la planéité et la courbure (en mm) 2 - Caractéristiques physiques et mécaniques Résistance aux agressions climatiques Elle est déterminée à l aide d essais d absorption d eau ou de résistance au gel/dégel. Caractéristiques visuelles - Aspect : Examinés à une distance de 2 m, la face supérieure des pavés ne doit pas présenter de défauts tels que fissures ou écaillage. Dans le cas de pavés bicouches, il ne doit pas y avoir de délaminage entre les couches. Si des efflorescences apparaissent, cela n est pas nuisible aux performances en service. - Texture : Les textures de surface particulières (par expl. lavées, grenaillées vieillies ) doivent être décrites par le fabricant et leur conformité établie par comparaison avec des échantillons fournis par le fabricant et approuvés par l acheteur (examen à 2 m d un assemblage de pavés). - Couleur : la coloration peut être prévue au choix du fabricant dans la couche de parement ou l épaisseur des pavés. La conformité vis-à-vis de l absence de différences significatives de couleur, doit être établie par comparaison avec des échantillons fournis par le fabricant et approuvés par l acheteur (examen à 2 m d un assemblage de pavés). Les différences liées aux variations inévitables des propriétés des matières premières et du durcissement ne sont pas considérées comme significatives. La norme NM Homologuée le 22/03/2005 Extrait des principales spécifications Mise en garde : Ce document est informatif. Seul le texte intégral de la norme est opposable. Matériaux & construction - N 10- P 13

14 Construction Durable La performance énergétique conventionnelle des bâtiments La consommation d un bâtiment est estimée par calcul. Celui-ci permet d évaluer la performance énergétique initiale, d orienter les choix de rénovation et d estimer l économie d énergie qu il est possible de réaliser grâce aux travaux. La performance énergétique conventionnelle est exprimée en énergie primaire consommée. Il y a deux façons d évaluer la performance énergétique conventionnelle : Le diagnostic de performance énergétique, L évaluation thermique via la réglementation thermique des bâtiments existants. Ces deux types d évaluation ont été validés en France par décrets. Le Diagnostic de performance énergétique Cette évaluation analyse trois postes de consommation d énergie: le chauffage, le rafraîchissement et l eau chaude sanitaire. La mesure est rapportée à la Surface habitable (Shab). Elle est exprimée en énergie primaire. Les frais annuels en énergie sont alors calculés conventionnellement à partir des consommations multipliées par le coût moyen observé. C est toujours l énergie primaire qui est évaluée et non la consommation en énergie finale traduite sur une facture énergétique. Le Diagnostic de performance énergétique (DPE) doit comprendre les caractéristiques du logement, un descriptif de ses équipements de chauffage, de production d eau chaude sanitaire, de refroidissement, de ventilation ainsi que leurs conditions d utilisation. Il s agit d une valeur théorique, obtenue à partir d une méthode réglementaire et estimée sur la base d une modélisation des paramètres de consommation énergétique des bâtiments. Aussi, des écarts peuventils exister entre les valeurs conventionnelles calculées et les valeurs réelles de consommation constatées, compte tenu notamment des conventions retenues selon l usage du bâtiment en matière, par exemple, de température de consignes et d horaires d occupation. Obligatoire lors d une vente ou d une location, le DPE permet de définir le niveau de consommation énergétique conventionnelle du logement ou du local tertiaire, les dépenses liées à cette consommation et l impact en matière d émission de gaz à effet de serre. Il est matérialisé par deux étiquettes Energie et Climat, avec une échelle allant de A à G pour les bâtiments résidentiels et de A à I pour les bâtiments à usage non résidentiel. De ce fait, la performance énergétique conventionnelle sera l indicateur de la qualité intrinsèque du bâti et de ses équipements, avec un comportement conventionnel des usagers et avec un climat conventionnel. Le niveau de la performance réelle dépend de la conception d ensemble du bâti, de l efficacité énergétique des équipements mais aussi du comportement des utilisateurs, du climat, de la maintenance et de l entretien ultérieurs. Matériaux & construction - N 10 - P 14

15 Construction Durable L évaluation thermique via la réglementation thermique du bâtiment existant Cette évaluation est réalisée à partir des calculs et des logiciels qui ont été définis lors de la mise en place en 2007 de la réglementation thermique «existant», explicitée précédemment. Elle est établie à partir de l analyse de cinq postes de consommation d énergie : chauffage, éclairage, eau chaude sanitaire, climatisation et équipement auxiliaires (moteurs). Exprimées en énergie primaire, les consommations sont rapportées à la Surface hors œuvre nette (SHON) servant à déterminer le montant des frais annuels d énergie. Cette approche prend en compte la zone climatique et intègre le comportement conventionnel des usagers. Aujourd hui, la consommation moyenne d un logement en France se situe en classe E, à 250kWh/m²/an. Un logement ou une maison neuve respectant les prescriptions de la RT 2005 se situe en classe C. A partir du 1er janvier 2012, tout logement neuf, ou toute partie neuve d un logement existant, objet d un permis de construire, devront être en moyenne à 50 kwh/m²/ an (classe A). En France, depuis le 1er janvier 2011, les annonces de mise en vente et de location de biens immobiliers doivent faire apparaître leur classement au regard de la performance énergétique. Le diagnostic de performance énergétique DPE est accompagné de conseils quant au bon usage du logement et de recommandations sur les travaux les plus pertinents à réaliser en vue de diminuer la consommation énergétique. Le DPE officiel, évalué selon une méthode réglementaire, ne peut être effectué que par des diagnostiqueurs certifiés. Cependant cette méthode peut être utilisée par un bureau d étude ou par une entreprise disposant d un logiciel d analyse et d évaluation. Les pouvoirs publics français souhaitent faire évoluer le DPE. Il est notamment prévu d améliorer les méthodes de calcul, de passer de 30 à 60 données d entrée et de fiabiliser les compétences des diagnostiqueurs. Une gamme d outils d évaluation de la performance thermique conventionnelle a été développées, allant d une évaluation simplifiée (BAO Pro Eval) à une évaluation détaillée, pouvant prendre en compte des géométries de bâtiments complexes et des systèmes énergétiques très variés (BAO Pro Travaux) en passant par une évaluation intermédiaire (BAO Pro Expert). Ces trois logiciels permettent de faire : Une évaluation de performance énergétique réalisée selon la méthode réglementaire, avant et après travaux ; Une offre de travaux permettant de diminuer la consommation d énergie ; Un plan d amortissement financier intégrant les aides financières accordées par l Etat Français. Ces logiciels prennent en compte la zone climatique ainsi que le comportement conventionnel des usagers et utilisent des méthodes de calculs agrées par les Pouvoirs Publics. Ces outils permettent, y compris au professionnel compétent dans un seul domaine, de présenter une offre globale de travaux d amélioration et de prendre un engagement de performance conventionnelle après travaux. D après le guide assurance pour les métiers du bâtiment Rénovation énergétique Matériaux & construction - N 10 - P 15

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