FICHE DE LECTURE. L ÂGE DES LOW TECH Philippe Bihouix Aux éditions du Seuil, 2014

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1 MS GDDCC Fiche de Lecture L âge des low tech Janvier 2015 FICHE DE LECTURE L ÂGE DES LOW TECH Philippe Bihouix Aux éditions du Seuil, 2014

2 Quatrième de couverture : Face aux signaux alarmants de la crise globale croissance en berne, tensions sur l énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée on cherche à nous rassurer. Les technologies «vertes» seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l économie circulaire, des nano- bio- technologies et des imprimantes 3D. Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre- pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les «basses technologies». Il ne s agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. Si l auteur met à bas nos dernières illusions, c est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie. Citation clef : «L'enjeu n'est pas entre croissance et décroissance, mais entre décroissance subie car la question des ressources nous rattrapera à un moment ou un autre ou décroissance choisie.» Au sujet de l auteur : Philippe Bihouix est diplômé de l Ecole Centrale Paris. De formation généraliste, il a débuté chez Bouygues comme ingénieur travaux dans le bâtiment. Il a par la suite travaillé pendant près de dix ans à AT Kearney en tant qu ingénieur conseil dans de nombreux secteurs industriels (énergie, chimie, transports, télécommunications, aéronautique ). Il s est également engagé un an comme chef de mission dans une ONG humanitaire en République Démocratique du Congo et en Angola. Il travaille actuellement dans le fret ferroviaire chez SNCF Geodis en qualité de directeur des activités internationales de ce pôle. Il est co- auteur de l ouvrage Quel futur pour les métaux? (EDP sciences, 2010), qui traite de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, pose les limites techniques et sociétales du recyclage et de l économie circulaire, et dénonce la pertinence de la croissance verte et la fuite en avant technologique de l économie. 1

3 Synthèse et analyse de l ouvrage : INTRODUCTION : Le sous- titre du livre, «Vers une civilisation techniquement soutenable», explicite l idée générale de celui- ci: Malgré toutes les postures et tous les discours sur le développement durable, notre société technicienne se fourvoie dans une triple impasse : Une impasse sur l exploitation des ressources non renouvelables, une impasse sur les pollutions d origine anthropique et une impasse sur la saturation des terres que nous occupons et artificialisons a un rythme incroyable. Selon l auteur, pour remédier à la situation, il est nécessaire de repenser une nouvelle société à partir d une utilisation plus raisonnée et moins gourmande en technologie. Il faut «appuyer sur la pédale de frein» et réduire au plus vite la consommation de ressources par personne. «Cet ouvrage développe la thèse qu au lieu de chercher une sortie avec plus d innovation et de hautes technologies (high tech), nous devons nous orienter, au plus vite et à marche forcée, vers une société essentiellement basée sur des basses technologies (low tech).» Afin de nous convaincre de la pertinence de son point de vue, Philippe Bouix nous propose une analyse du sujet en quatre sections : Le premier acte, intitulé «Grandeur et déchéance des ingénieurs thaumaturges», est un constat de la situation actuelle. Il explique «comment on en est arrivé là» et pourquoi la solution à la crise environnementale n est pas à chercher du côté de la technologie. Le deuxième acte expose les principes de base des basses technologies qui se fondent avant tout sur une remise en cause des besoins. Le troisième acte va plus loin et détaille, secteur par secteur, à quoi ressemblerait la vie quotidienne si l on appliqué les principes des basses technologies. Enfin, le quatrième acte s interroge sur la faisabilité d un tel modèle et sur les difficultés liés à une transition économique et sociale de cet ordre. ACTE I : GRANDEUR ET DECHEANCE DES «INGENIEURS THAUMATURGES» : Qu il s agisse de répondre aux besoins alimentaires ou de pallier au manque de matières premières ; l humanité n a cessé d inventer, d explorer et d innover. Au cours du temps, trois stratégies principales ont été mises en place pour faire face à la pénurie : Déménager temporairement ou définitivement comme les nomades ou les migrants. Echanger des ressources abondantes contre des marchandises plus rares. Et enfin, trouver un moyen de produire ou de se passer de la ressource manquante en innovant. Ces techniques sont encore utilisées aujourd hui, mais la planète ayant été entièrement colonisée et explorée (ce qui limite les stratégies migratoire et commerciales), l innovation technologique semble être notre seule alternative. Dans cette partie, l auteur illustre ses propos en expliquant différentes pénuries du passé, leurs raisons et les solutions trouvées (qui font majoritairement appel à l innovation). Par exemple, il retrace l histoire de l énergie, à partir de l utilisation de l huile de baleine pour s éclairer jusqu à la mise en place des centrales nucléaires. L évolution des techniques d extraction des métaux, la naissance de la chimie minérale puis de la chimie organique ainsi que les procédés de production et de conservations alimentaires sont d autres exemples traités dans cette partie. 2

4 D après l analyse de Philippe Bouix, il est normal que, encouragé par nos réussites passées, nous continuions à miser sur des solutions technologiques : «Déploiement massif d énergies renouvelables reliées par des réseaux «intelligents» ( ), économie circulaire pour recycler à l infini les métaux, nanotechnologies, agro- ressources et chimie «verte», et jusqu aux biotechnologies «jaunes» qui dépollueraient les sols». Malheureusement, ces solutions innovantes, souvent accompagnées de pollutions, de destructions sociales et/ou de dégradations environnementales, sont décrites comme limités. Ces limites sont explicitées tout au long de l acte I, à travers quatre constats principaux : Un problème d énergie, mais aussi de ressources : La société actuelle est largement fondée sur l exploitation de ressources non renouvelables, avec les énergies fossiles et les métaux en tête. Concernant l énergie, le problème n est pas qu il n y ait plus de pétrole ou de gaz à extraire dans un futur plus ou moins proche, mais l énergie nécessaire à l extraction de ce pétrole ou de ce gaz. En effet, l auteur explique l importance du rendement ou «retour sur investissement» 1. Si dans les années 1930, 2 à 3 barils de pétroles étaient suffisants pour en produire 100, de nos jours, en raison des difficultés d accessibilité des ressources, il faut 1 baril pour n en produire en moyenne que 3. Afin de récupérer toujours plus d énergie que ce que l on dépense à l extraire, nous construisons des puits de forage toujours plus performants et utilisons donc toujours plus de métaux. Une analyse similaire est effectuée sur l exploitation des métaux : Ces derniers sont de moins en moins accessibles et concentrées. Pour les extraire de manière plus efficiente il nous faut plus d énergie. Or, l énergie et elle aussi moins accessible. «Nous pourrions nous permettre des tensions sur l une ou l autre des ressources, énergie ou métaux. Mais le défi est que nous devons maintenant y faire face à peu près en même temps : plus d énergie nécessaire pour les métaux moins concentrés, plus de métaux nécessaires pour une énergie moins accessible.» L auteur parle ainsi de «peak everything» en référence au «peak oil 2». Il estime que le pic géologique et énergétique strictement technique sera renforcé par un pic systémique en raison d un effet de facteurs aggravants : problème d accès sécurisé aux ressources, crise économique et financière en font partie. L économie circulaire n est pas une solution : L auteur précise dans son ouvrage que si les métaux peuvent être recyclés, ce qui réduit les besoins d extraction, ils ne peuvent pas l être indéfiniment. Il existe en effet plusieurs limites physiques, techniques et sociétales au recyclage. Premièrement, certains métaux par nature ne peuvent pas être refondus. D autres sont souillés par leur usage et deviennent ainsi inexploitables (emballages alimentaires ou médicaux). A ceux là s ajoutent tous les métaux utilisés de manière dispersive, et donc non recyclables, comme les pigments d encre et de peinture. Ensuite, certains produits sont tellement complexes qu il est pratiquement impossible d identifier et de séparer les différents matériaux. On est ainsi confronté à des phénomènes de dégradation de l usage : les métaux «mélangés» ne peuvent plus être réutilisés 1 Basé sur la notion d EROI, Energy Return On Energy Invested. 2 Peak oil ou pic pétrolier : il correspond au moment où la production mondiale de pétrole à commencé à plafonner/décliner en raison de l épuisement des réserves facilement exploitables. 3

5 pour leur usage premier. Pour finir, il y a des pertes inévitables en amont des cycles de recyclage. C est le cas de l agrafe qui finie à la déchèterie ainsi que de la peinture d un vieux bateau qui ne sera pas grattée pour être recyclée. L économie circulaire ne constitue donc pas une solution durable, elle pourra au mieux reculer l échéance. La croissance verte, «high tech», emballe le système : «En misant sur le tout technologique pour notre lutte contre le changement climatique, nous risquons fort de créer de nouvelles pénuries» Il est expliqué, au cours de l acte I, que les technologies «vertes» sont généralement basées sur des métaux moins répandus, ce qui contribue à la complexité des produits et donc à la difficulté du recyclage. De plus, ces métaux sont souvent rares et utilisés en quantités trop faibles pour être récupérés. Par exemple, pour construire une voiture «propre», moins polluante mais tout aussi rapide que les autres modèles, il est nécessaire de l alléger. Dans ce but, il faut utiliser des métaux encore plus rares pour que la voiture soit moins lourde mais tout aussi résistante. Les alternatives sont soit hors d échelle, soit utopiques : D après Philippe Bouix, les énergies renouvelables sont un exemple d alternatives hors d échelle. S il considère le développement de ces dernières nécessaire, il ne pense pas qu elles pourront remplacer les énergies fossiles. L exemple des panneaux solaires illustre son point de vue : «Pour produire les TWh de la consommation électrique mondiale (en 2011), il faudrait installer l équivalent de cinq cents années de production actuelle de panneaux solaires ( ). Sans oublier qu au bout de 40ans au plus, il faudrait tout recommencer. étant donné la durée de vie des panneaux solaires.» Comme pour l énergie solaire, les alternatives tel que l éolien, l utilisation de biomasse, les biocarburants ou les bactéries modifiées ne suffiront pas. En effet, quelque soit la technologie utilisée, nous serons rattrapés par des facteurs physiques comme l impossibilité de recyclage des matériaux, la consommation d espace ou la faiblesse des rendements. Ce n est donc pas les énergies renouvelables elles même qui posent problèmes mais plutôt l échelle à laquelle nous pourront en disposer. Au cas des énergies renouvelables, vient s ajouter le problème des effets «parc» et «rebond». L effet parc est un problème d échelle, il traduit l incapacité à assurer le remplacement de l existant et le déploiement généralisé des nouvelles technologies. Il s applique notamment aux secteurs du bâtiment et au secteur automobile, pour lesquels le temps de rénovation ou de remplacement de l ensemble des biens est très long. L effet rebond traduit l augmentation de la consommation due à la vulgarisation et à la généralisation d une technologie. Cet effet est amplifié par le «rattrapage des pays émergents» et par la croissance démographique. On peut innover pour améliorer le rendement d un procédé industriel et le rendre plus durable, mais en parallèle, la consommation continue d augmenter entrainant avec elle la production. L auteur énonce également le sujet des «tartes à la crème high tech». Il place dans cette catégorie la bioéconomie, les nanotechnologies et la dématérialisation de l information, qu il considère comme loin d être techniquement soutenables. Par exemple, les nanomatériaux sont prévus pour des applications dispersives ; c est- à- dire que d infimes quantités de métaux sont utilisées, certes, mais sans aucun espoir de recyclage. Nous revenons ainsi au problème initial de l accès aux ressources primaires. Pour conclure sur l acte I, le fossé à venir, entre la croissance de la demande et l offre qui se contraint, est trop grand. La naissance d une civilisation techniquement soutenable doit passer par une évolution de la demande et non pas uniquement de l offre. On ne pas continuer à consommer sans vergogne en misant tout sur l innovation et les prouesses de nos ingénieurs thaumaturges. 4

6 Fiche de lecture : L âge des low tech Claire PIOTROWSKI MS GDDCC 2014/2015 Notre société se trouve dans une tripe impasse, liée à la raréfaction des ressources, à l explosion des polluants divers et à la consommation d espace. Viens s ajouter à cela une impasse sociale avec le creusement des inégalités et une impasse morale due aux problèmes de consciences qui y sont liés. Afin de remédier à cette situation, l auteur nous invite à penser une société radicalement nouvelle. La solution ne se trouve pas dans une sortie par le haut mais dans une sortie par le bas. En effet, puisque le système high tech va droit dans le mur nous devrions plutôt nous tourner vers les low tech. ACTE II. PRINCIPES DES BASSES TECHNOLOGIES : Dans cette acte, l auteur explique le concept des low tech tel qu il l entend en le résumant en sept principes : humoristiquement, les sept commandements des low tech. Il s agit principalement d orientations qui pourraient permettre de diminuer notre prélèvement de ressources. Remettre en cause les besoins : «Pourquoi s essuyer3, tu t interrogeras» Ce principe se base sur le simple constat que toute activité humaine a un impact environnemental. Il n existe pas de zéro émission ou de 100% durable : Le produit ou le service le plus écologique qui soit reste celui que nous n utilisons pas. Ainsi, la première question à se poser n est pas «comment répondre à ce besoin de la façon la plus écologique qui soit?» mais plutôt «Peut- on se passer de ce besoin?». Pour illustrer, il ne s agit pas de remplacer les centrales électriques par des énergies renouvelables, mais de tout simplement arrêter d utiliser nos télévisions. La suppression du besoin à de plus l incroyable avantage d être à la fois environnementalement efficace et techniquement simple à réaliser. Philippe Bouix illustre ce premier principe par divers exemples de besoins superflus. Ces derniers, selon les cas, sont plus ou moins utiles à la réalisation des objectifs de durabilité et ont un impact plus ou moins fort sur notre confort. L auteur a créé une matrice «écolo- liberticide» qui classe ses idées en fonction de sa perception vis à vis de ces critères. La matrice «écolo- liberticide», figure du livre l âge des low tech 3 En référence au dessein animé Madagascar et a la réaction des animaux concernant l absence de papier toilette sur l ile. 5

7 Concevoir et produire réellement durable : «A faire simple et durable, tu chercheras. Que tout a un impact, tu te souviendras» Afin de produire réellement durable, il est nécessaire d abaisser drastiquement la pollution et la consommation de matière première non renouvelable. Nos besoins superflus ayant normalement déjà été réduits et le recyclage connaissant certaines limites, la solution suivante serait une augmentation considérable de la durée de vie des produits. Pour cela, ils doivent être de conception robuste, réutilisables et facilement réparables. Aussi, il est nécessaire de privilégier la simplicité des modèles et le mono matériau pour rendre ces produits productibles localement (par exemple, une cafetière italienne est plus simple, tout aussi efficace et plus résistante qu une machine expresso). Les objets jetables devront eux être totalement banni. Dans le but de favoriser l action local et la réutilisation, il serait nécessaire de mettre en place des réseaux de récupération, réparation, revente et partage des objets du quotidien. Une initiative intéressante pourrait être de standardiser les formats des bouteilles, des pots de yaourt et des flacons pour réintroduire la consigne et la réutilisation généralisée. Les objets du quotidien, comme les téléphones portables ou les voitures peuvent facilement être rendus plus écologique, à condition de quelques sacrifices. Brider la puissance des automobiles, alléger leur poids et penser à rechaper les pneus serait un moyen simple de concevoir plus durable. Orienter le savoir vers l économie des ressources : «Du bon côté, tu chercheras et transmettras. Des savoirs ancestraux, aussi tu t inspireras» L innovation est de nos jours principalement tournée vers la performance et le confort. Une société de low tech ne signifierait pas lui tourner le dos, mais orienter les savoirs et la recherche vers des finalités différentes. Il serait par exemple intéressant de s inspirer des pratiques et savoirs ancestraux. Il n est pas question ici de revenir à l âge de la charrue, mais d utiliser nos connaissances théoriques actuelles pour améliorer des techniques plus en harmonie avec l environnement. Dans le cas de l agriculteur, il faudrait dépenser moins d énergie à créer de nouveaux engrais plus performants et se concentrer plutôt sur une meilleure compréhension des cycles écologiques et des interattractions entre les espèces et leurs milieux. Enfin, le savoir pourrait être mieux réparti qu aujourd hui. Cela permettrait que chaque consommateur comprenne l impact de ses achats et de ses actions. Une bonne compréhension des cycles naturels serait nécessaire à chacun pour, par exemple, généraliser le compostage. Rechercher l équilibre entre performance et convivialité : «Moins performant, tu concevras. De ce qui est moins beau ou neuf, tu te contenteras» Selon l auteur, la recherche perpétuelle de performance rend le système industriel peu résistant aux perturbations et peu résilient. En effet, ces nouvelles technologies toujours plus compliquées, fragiles et avides en ressources sont soumises à un grand nombre de risques. Parmi eux, on peu citer les ruptures d approvisionnement, les pics de ressources ou les instabilités politiques. Ainsi, arbitrer entre performance et convivialité permettrait de rendre ce système plus stable et d économiser nos ressources. Le terme «conviviale» décrivant ici une société au sein de laquelle l outil moderne serait au service des citoyens et non au service d un corps de spécialistes. L idée générale de ce principe est qu il vaut mieux perdre un peu d efficacité, accepter de laisser les produits vieillir sans les remplacer pour le dernier modèle, mais concevoir robuste et accessible. Pour exemple, le rendement d une éolienne de village est inférieur à celui d un grand champ éolien, cependant, elle est moins impactante puisqu elle nécessite moins de bétonnage, elle est conviviale et elle répond aux besoins du village. 6

8 Relocaliser sans perdre les (bons) effets d échelle : «Avec finesse, au bon niveau, tu relocaliseras» Dans l optique de créer une société plus durable, il est nécessaire de relocaliser une partie des sites de production en les rapprochant des sites de consommation. Cependant, le comportement à adopter sera différent qu il s agisse d industries de procédés, de manufactures ou d industries de réseau : - Les industries de procédés : Ces dernières ont tendance à se concentrer afin de minimiser leurs frais et principalement ceux de transport des matériaux. Il est donc difficilement envisageable de déconcentrer ses industries ; de plus, nous y perdrions sur la consommation énergétique en équipant chaque usine de ses propres machines. Malgré tout, l application des principes précédents devrait entrainer une réduction des besoins. Une fois la demande réduite, il serait possible de réduire les capacités des sites existants et même de fermer certains d entre eux. - Les manufactures : À l heure actuelle, de grandes manufactures en monoproduction occupent la majorité du marché mondial pour un bien donnée. C est le cas d une ville chinoise qui fournie 80% des boutons du monde. Ne sommes nous pas capable de produire nos propres boutons? Réimplanter un certain nombre de petites manufactures dans nos territoires, au moins pour la production des objets du quotidien, est à la fois techniquement possible et souhaitable. La productivité de telles usines serait majoritairement conservée, ce genre de productions ne demandant pas de machinerie trop high tech, mais une petite baisse de cette dernière est inévitable. Aussi, dans des proportions raisonnables, un retour à l artisanat serait positif. - Les industries de réseau : Elles représentent une part très importante de notre activité économique (électricité, gaz, télécommunication, hôpitaux, ) et sont pratiquement indispensable à la société moderne. De ce fait, il n y pas beaucoup de solutions envisageables. Nous pourrions réduire une partie des besoins à travers des initiatives comme le compostage, les toilettes sèches ou la filtration par les plantes, mais ces dernières deviennent difficiles à mettre en place dans de grandes agglomérations. Malgré tout, remplacer le chauffage par un pull ou réduire son usage des moyens de transport restent des exemples d habitudes simples à prendre et généralisables. «Démachiniser» les services : «L homme par la machine, précautionneusement tu remplaceras» Si les machines sont majoritairement utilisées en industrie pour améliorer la productivité et lutter contre la pénibilité du travail, on en retrouve de plus en plus dans le secteur des services. Les métiers d accueils et bien d autres sont massivement remplacés par des bornes automatiques. Cependant, avec 3 à 4 millions de chômeurs, on peut certainement ré- humaniser un grand nombre de services. Pas d inquiétude, les commandements de Philippe Bouix nous autorisent à garder notre machine à laver ; la renaissance du métier de lavandière n est pas à l ordre du jour. Néanmoins, l utilisation massive de machines impactant sévèrement la consommation d énergie et de ressources métalliques, Il est important de bien différencier machines utiles et machines superflues. 7

9 Fiche de lecture : L âge des low tech Claire PIOTROWSKI MS GDDCC 2014/2015 Savoir rester modeste : «Devant la complexité de la nature, tu t émerveilleras» Le dernier principe que propose l auteur est de savoir rester modeste face à la complexité du monde qui nous entoure. En effet, la science a pour ambition de réparer les dégâts environnementaux causés par l homme. Philippe Bouix considère cependant que le fonctionnement des êtres vivants, de la nature et des cycles biologiques est trop compliqué pour être totalement compris et encore plus pour «être réparé». Il est important de prendre conscience que tout dégât est dans la majorité des cas définitif et que l homme ne pas tout maitriser. Peu importe les modèles et les projections, rien ne se déroulera tout à fait comme prévu. Le mieux que nous puissions faire et de dégager des objectifs clairs et s y tenir au maximum. ACTE III. LA VIE QUOTIDIENNE AU TEMPS DES BASSES TECHNOLOGIES Dans cet acte, Philippe Bouix souhaite nous donner une idée de comment serait le quotidien si on appliquait ses principes des low tech. Pour cela, il nous dresse une analyse, secteur d activité par secteur d activité, des enjeux, des éléments à mettre en place et des résultats escomptés. Cette esquisse de ce que pourrait être la vie au temps des basses technologies ne prend cependant pas en compte la faisabilité politique, économique, social et culturelle des idées de l auteur. Les secteurs agricole et agroalimentaire : Les enjeux de ces secteurs sont de pouvoir nourrir l humanité dans les siècles à venir tout en produisant des aliments de qualités, bénéfiques pour la santé et en réduisant les impacts environnementaux. Si le défis semble élevé, il n est pas pour autant hors de portée : «S il y a bien un domaine où nous aurions les moyens de changer c est celui là». Concernant les activités agricoles, le but serait de maintenir, voir améliorer, les rendements surfaciques tout en diminuant les besoins d intrants, ceci au sein d exploitations à taille humaine. En effet, à l heure actuelle, la mécanisation est toujours plus lourde et les parcelles ne cesse de s agrandir. Cependant, de telles pratiques améliorent principalement la productivité du travail et ont très peu d effet sur l amélioration des rendements à l hectare4. C est également le cas des OGM qui n ont pour véritable effet que de réduire les besoins d intervention de l homme. Les solutions à mettre en place sont en réalité techniquement très simples. Dans notre paysage agricole, les exploitations sont principalement de grosse monocultures ou des élevages industriels. 4 Le rendement agricole correspond à la production par hectare alors que la productivité agricole correspond à la production par travailleur 8

10 Il serait salutaire d accepter de réduire la taille des parcelles tout en mélangeant de nouveau les activités. Allier des activités de culture et d élevage en utilisant les effluents d animaux comme engrais, rebocagiser les champs, pratiquer l alternance des cultures pour conserver les sols : autant de solutions à notre porté et profitables à l environnement. Il est évident qu un tel système serait plus intensif et que la productivité du travail serait alors un peu réduite, mais les rendements ne diminueraient pas forcément. De plus, à l heure actuelle, ¼ de notre production fini dans nos poubelles, cela prouve que nous avons encore de la marge quant à nos rendements. Dans le cas des activités de distribution et de consommation, nous devons impérativement réduire les transports, les emballages et les déchets générés. Une partie des transports étant due à l éloignement des producteurs et des fournisseurs, il serait salvateur de revenir à des circuits courts, aux commerces locaux et aux marchés. Afin de limiter les besoins de transformation alimentaire et de favoriser les petites exploitations locales, il faudrait se modérer sur la consommation de produits hors saison, accepter de payer un peu plus cher des produits de meilleures qualités et baisser nos exigences de diversité. Les modes de vie et les secteurs associés : Cette partie regroupe l étude de différents secteurs attachés à nos habitudes de vie, tel que : les transports et l automobile, les bâtiments et l urbanisme, les produits de consommation, le sport, les loisirs et le tourisme. «La liberté créée par la mobilité individuelle motorisée est cher payée, du point de vue environnemental comme sociétal.» La consommation énergétique et métallique du secteur automobile est telle que le seul choix est de sortir de la civilisation de la voiture comme nous la connaissons. Pour cela, il est nécessaire de réduire notre utilisation. Premièrement en renonçant aux déplacements superflus comme les vacances ou les week- ends à l autre bout de la France ; ils représentent 15% des déplacements alors qu il existe des coins très jolis à proximité de chaque ville. Ensuite, en essayant de mieux optimiser la charge des voitures par des systèmes de covoiturage. Il est également important de prendre en compte que le véhicule le plus durable est le vélo et que ce dernier est fabuleusement réparable. La majorité des déplacements que nous effectuons sont inférieurs ou égal à 3km, ils sont donc largement réalisables en vélo. De plus, l innovation a donné jour à des petites merveilles de la technologie tel que les vélos à assistance électrique, les vélos pliables ou encore les vélos couchés. Pour les trajets supérieurs à 3km et les vrais feignants, la voiture de demain se doit d être un vrai «pot de yaourt» : légère, increvable, sans confort ni système sophistiqué de sécurité et avec une vitesse maximale largement réduite. Pour finir, les transports collectifs restent une alternative préférable à l utilisation de la voiture, même s il ne répondent que partiellement au problème. L énergie totale consommé dépendant de la vitesse, de la distance parcourue et de la masse transportée, il n existe pas beaucoup de champ d action à ce niveau. La solution serait de réduire la vitesse des transports (ainsi le tram est plus écologique que le bus et le TGV est une abomination) et d assurer un remplissage correct. L avion doit lui être complétement rayé de notre vocabulaire. «Le secteur du bâtiment, des travaux publics et des infrastructures est terriblement consommateur en matériaux et énergie» Au niveau du secteur du bâtiment, il existe quatre macro- enjeux. Il faut, bien évidemment, réduire la quantité d énergie consommée par le parc existant par l amélioration des infrastructures et l utilisation rationalisée. Nous devons également arrêter d artificialiser et de morceler les territoires, 1% du territoire a ainsi disparu en 10ans. La tendance à l urbanisation et à la concentration doit être inversé, les centres urbains sont en effet trop consommateurs de ressources. Pour finir, il nous faut réduire drastiquement le volume de constructions nouvelles en se concentrant principalement sur des réhabilitations et des réutilisations. 9

11 Dans le cas du bâti non résidentiel cela mènerait à construire sur des friches ou des lieux sans intérêt esthétique ou environnemental afin de préserver les lieux de vie, à réduire les standards de beauté des lieux purement fonctionnels et à penser multifonctionnel (bureaux et boutiques partagés par exemple). Concernant le bâti résidentiel, nous devons impérativement construire moins. En effet, nous construisons plus vite que la population augmente. Ce phénomène est principalement dû au nombre moyen de personnes par foyer qui baisse et à la généralisation des résidences secondaires. Il faudrait accepter de se serrer un peu plus en mettant des lits superposés dans les chambres d enfant, en logeant les étudiants en dortoirs plutôt qu en studios ou encore en favorisant l habitat partagé. Aussi, les bâtiments modernes ne sont pas particulièrement beaux et vieillissent généralement très mal, ce qui est normal puisque nous devons construire efficace, vite et pas cher. Il serait souhaitable de prendre le temps de construire beau, sobre et durable même s il faut construire un peu moins et un peu moins vite. «Tout garder sera hors de portée, compte tenu de notre disponibilité énergétique» Comme expliqué dans l acte II, il est souhaitable que les objets du quotidien soient durables, réparables, économes en ressources et sobres en contenu polluant. Si les aspects réglementaires de lutte contre l obsolescence technique peuvent jouer un rôle important, le levier majeur reste la réduction des besoins à la source. Certains produits jetables comme les mouchoirs ou les stylos peuvent facilement redevenir durables comme ils l étaient avant. De plus, nous pourrions valoriser un peu plus les biens déjà présent sur le marché en favorisant les achats d occasion et en accumulant un peu moins les objets que nous n utilisons pas vraiment. Afin de moins nuire à l environnement, les produits d hygiène et les cométiques doivent être moins sophistiqués. Aussi, il serait souhaitable de substituer certains de nos produits par d autres plus écologiques, comme le gel douche par du savon, et se dispenser du superflu. Les femmes peuvent lever le pied sur le maquillage et les hommes se raser un peu moins souvent. Pour finir, nous pouvons facilement constituer nos propres produits grâce à des recettes très simples qui se trouvent aisément sur internet. Enfin, les produits de luxe doivent être au maximum évités, sauf dans le cas ou le seul luxe consiste à employer plus de main- d œuvre que les produits équivalents manufacturés. Ces produits sont en effet généralement basés sur la consommation de ressources rares. Une solution serait d amplifier la différence de prix en facturant les produits de luxe plus chers et en rendant les produits qui répondent à des besoins de base plus accessibles. «Chaque sport apporte son lot de déchet ou de nuisances potentiels» Dans une société de basses technologies, certaines activités sont plus souhaitable que d autres. Dans le cas des sports, la consommation d espace est un facteur essentiel. Le golf, par exemple, est un sport très peu durable puisqu il consomme beaucoup d espace mais aussi une grande quantité d eau et de pesticides pour entretenir les pelouses. Les sports doivent préférentiellement être pratiqués à l extérieur afin d éviter les consommations d énergie dues au chauffage d une salle. L échelle à laquelle se pratique le sport professionnel doit elle aussi être revue. Les matchs pourraient se jouer uniquement entre des équipes proches afin de bannir tous les déplacements en avion des sportifs. 10

12 Quant au tourisme, il doit être réinventé. Il faut limiter les trop grands déplacements et s adapter aux conditions de vie des lieux où l on se rend pour minimiser l artificialisation due à ce secteur. Cela signifie accepter la nourriture locale, loger chez l habitant ou en camping sommaire, pratiquer l échange de maisons, Les secteurs high- tech : «Difficile de remettre totalement en cause le développement de l électronique, des outils de communication, de l information, ou d internet ( ) mais ce développement à sa face sombre» Consommation outrageuse de ressources et d énergie, déchets engendrés, impacts sociaux négatifs de la techno- dépendance, obsolescence toujours plus rapide des équipements ; les nouvelles technologies jouent largement leur rôle dans les problèmes d environnement et de société. De plus, le nombre d appareils faisant appel à ces technologies et leur consommation ne cesse d augmenter. Quant à la possibilité de voir un jour un ordinateur sobre en ressource, facilement démontable, réparable et recyclable, rien n est moins sûr. Des pistes d action seraient : La réduction du nombre de réseaux (ADSL, fibre optique, ), l utilisation des accès filaires plutôt que sans- fil, la réduction de l équipement high tech individuel, un accès limité aux réseaux mobiles ou bien encore l optimisation des centre de données par une modification de leur architecture. En entreprise, l allongement de l amortissement comptable du matériel serait nécessaire. Enfin, un travail d éco- conception ainsi que réglementaire pourrait augmenter la durée de vie des appareils et leur récupération en recyclage. Le secteur bancaire est lui aussi très technologisé, cette dépendance étant de nos jours liée au fonctionnement même de ce secteur, peu d actions sont possible sur ses activités matérielles. Il est donc question ici d un aspect plus structurelle : le prêt à intérêt. Dans une société économique qui prête de l argent à intérêt, il est impossible d éviter la croissance ; son absence signifierait l écroulement de ce système. Hors la croissance signifie l augmentation de la production de biens et de services, ce que nous cherchons à éviter. Il semble cependant impossible de créer une société sans système de prêt. En effet, même pour une activité de basse technologie il est nécessaire d investir dans du matériel. Si les crédits à la consommation et immobilier ne sont pas indispensables dans une société de low tech, puisqu ils ne tiennent qu à la manière dont les richesses sont actuellement réparties, le crédit d investissement est lui nécessaire au développement des activités économiques. Une piste de solution pour maintenir ce type de prêt pourrait être un financement par l épargne collective pour les projets locaux et un financement publics pour les investissements à plus grande échelle. «Nous orienter vers une société économe en ressources, repenser notre monde technologique, nous amènerait donc à de profondes évolutions comportementales, culturelles et morales». Pour conclure ce troisième acte, Philippe Bouix nous parle de l amour, de la mort et mais aussi de la démographie au pays des low tech. A savoir, que doit- on choisir entre le plaisir de faire des enfants et rester en vie plus longtemps, ou encore comment gérer la mort de façon écologique. Il rêve également du jour ou la poubelle disparaitra en nous expliquant par grands types de déchets la démarche à suivre. Il traite enfin de la question énergétique, de la production d énergie vraiment durable et du bon usage à en avoir. Sa société idéale serait celle qui utilise 20 à 25% de la consommation actuelle d énergie en s appuyant principalement sur des sources hydroélectrique, des éoliennes, du bois de chauffe et ponctuellement des installations exploitantes le biogaz. 11

13 ACTE IV. LA «TRANSITION» EST- ELLE POSSIBLE? Finalement, Phillipe Bouix se pose la question de la réalisabilité de ses idées. En effet, les aspects culturels, sociétaux, moraux et politiques nécessaires à la naissance d une société de low tech ne peuvent pas être négligés. Un tel programme peut- il être socialement acceptable? Est- il compatible avec les différentes échéances démocratiques, si rapprochées et nécessitant des résultats rapides, de notre société? Peut- il prendre racine dans un monde soumis aux incertitudes économiques, géopolitiques et climatiques? Une question d état d esprit : «Tout le monde se rend compte que les choses ont changé et que la vie sera plus dure pour les générations à venir». La première question a se poser est «et si on ne changeait rien?». Il semble évident, pour à peu près tout le monde, que le statu quo n est pas envisageable. Les signes avant- coureurs de gros ennuis, potentiels ou avérés, sont bien présents. Malheureusement, le pouvoir d action des dirigeants est bien faible dans ce monde ou l accélération des choses rend la planification politique et économique difficile. Quant à nous, nous sommes des consommateurs trop exigeants qui souhaitons tout en même temps : la qualité, la disponibilité et la vitesse à des prix battant toute concurrence. La société que nous avons ainsi créée est «terriblement efficace et adaptable» mais les délocalisations, le mal- être au travail et le chômage ne cessent de croitre. A quoi ressemblera notre monde dans quelques années si nous continuons sur cette lancée? Face à un tel constat, trois comportement à éviter se présentent à nous : L «attentisme», le «fatalisme» et le «survivalisme». L attentisme est le plus simple, ignorer le problème et faire comme si de rien n étais. Si les ennuis débarquent il y aura bien quelqu un pour gérer tout ça et trouver une solution. Le fatalisme consiste à profiter du bon temps tant que ça dure, prendre des vacances au bout du monde sur une île paradisiaque avant qu elle ne disparaisse, et ne pas s embêter à participer à des conférences sur le changement climatique puisqu on ne peut plus rien faire. Dans le cas du survivalisme : «la check- list est à décliner en fonction des moyens financiers et des inclinations de chacun : système de production d énergie et de traitement de l eau autonomes, boîtes de conserve, pièces d or, kalachnikov et munitions». Rien de bon n est a retiré de ce comportement puisqu il nous faudra à l avenir, plus que tout, apprendre à vivre en communauté. De plus, le survivalisme n a rien à voir avec la volonté saine de se débrancher de notre société hautement technologisé et de vivre comme les Amish. Chacun devra donc y mettre du sien, consommer moins de viande, partager sa voiture avec son voisin ou encore revoir sa consommation d électricité à la baisse. L effort collectif est nécessaire si nous voulons éviter le scénario d adaptation forcée par l épuisement des ressources, adaptation socialement douloureuse et impactante. La question majeure de l emploi: Le programme de basses technologies imaginé par l auteur risque de fortement impacter l emploi à travers la suppression ou la réduction de nombreuses activités économiques, ainsi que la 12

14 délocalisation de certaines entreprises. Il faut donc s assurer avant tout que nous sommes bien capable d assumer les conséquences sociales d une telle transition. Les pistes de réflexion proposées par l auteur à ce sujet sont le maintien du salaire à vie grâce une assurance chômage étendue, la mise en place d un revenu universel de base et/ou la réduction et le partage du temps de travail. Un meilleur partage du temps de travail permettrait également de retrouver un équilibre plus sain entre vie professionnelle et vie de famille. De plus, le retour à une consommation fondée sur des biens produits et réparés localement pourrait entrainer la création d un certain nombre d emplois. Ainsi, si la réduction des besoins entrainerait la disparation d emplois, la démécanisation, l ouverture de commerces locaux, le développement de services d entretien et le partage du temps devraient suffir à équilibrer le bilan. Le point épineux restant à traiter serait celui des relations géopolitiques. En effet, la suppression des grosses industries impacterait notre capacité à échanger avec les autres pays, la question de l échelle est donc primordiale. La question de l échelle : Dans une économie globalisée, il est difficile pour un pays de changer complétement de cap à lui seul. Nous avons en effet des engagements envers nos partenaires commerciaux et politiques. La question de l échelle de cette transition est donc essentielle à traiter. L échelle planétaire n est évidemment pas envisageable. Nous ne nous mettrons jamais d accord avec cent quatre- vingts pays sur de telles questions. Dans un monde où la consommation est souvent obligatoire pour répondre à la norme, l échelle individuelle semble elle aussi irréalisable. Le même problème se pose à l échelle d un territoire. Une échelle intermédiaire, allant d une région à un petit groupe d états frontaliers, pourrait répondre au problème. Il est cependant nécessaire que les pays en question aient des intérêts suffisamment similaires. A cette échelle, il serait possible d agir de façon structurelle sur l économie, les règles d urbanisme, les politiques agricole ou de gestion des déchets, les valeurs sociales ou bien encore les orientations de la recherche. Cependant, qui prendra le risque de faire le premier pas? La question des valeurs culturelle et morale : Afin de réussir cette incroyable transition, une véritable mutation culturelle et morale est nécessaire. Pour commencer, il faut revaloriser les métiers manuels afin d encourager le retour à l artisanat et aux petites industries. Pour cela, il faudrait rééquilibrer les écarts de rémunération entre les métiers. Il n y a pas de raisons qu un banquier ou qu un juriste soit mieux payé qu un plombier ou un ébéniste. Ces derniers sont tout autant voir plus utiles à la société. Ensuite, nous devons réviser le contenu pédagogique et les objectifs de l enseignement. Actuellement le but de l école et d offrir le meilleur emploi possible aux étudiants en sortie de cursus. «Au lieu de construire des têtes bien faites ( ), on fabrique des têtes bien pleines». Nous devrions recentrer les apprentissages un peu plus sur les savoir être que les savoirs faire, apprendre aux jeunes à être des citoyens avant d être des chefs d entreprise. Le dernier point à aborder et la question de la désirabilité. L auteur ne croit pas en l esprit de sacrifice ou à la solidarité intergénérationnelle. Ainsi, la solution pour convaincre le plus grand nombre que la transition est à la fois nécessaire et réalisable, c est de la rendre désirable. Bien qu une société de basses technologies entrainerait quelques sacrifices, elle permettrait aussi de récupérer certaines choses précieuses que nous avons perdues : Un monde sans le bruit et la pollution des voitures, où nous pouvons enfin réécouter le chant des oiseaux ; un monde où nous pourrions revoir des lucioles et des vers luisants car l éclairage nocturne n aurait plus lieu d être ; un monde ou nous aurions le temps de profiter de notre famille et de la nature revenue. 13

15 CONCLUSION ET AVIS PERSONNEL : Lorsque je suis partie en quête du livre parfait pour la réalisation de ma fiche de lecture, mon choix s est très vite arrêté sur «l âge des low tech». Outre la conception du livre entièrement réalisée en papier recyclé qui s accorde ingénieusement avec les idées de l ouvrage, les sujets traités et le point de vue de l auteur m ont beaucoup intéressés. Comme certains des extraits parsemés dans cette fiche de lecture le laisse deviner, Philippe Bouix a su intégrer beaucoup d humour à son analyse et ses propositions très sérieuses. Ainsi, le rendu est fluide et agréable à lire. Les constats effectués sont bien démontrés et habilement illustrés, et l auteur nous livre des idées de solutions assez simples à mettre en œuvre. Cependant, si je me suis facilement laissé emporter par le raisonnement de l auteur pendant une bonne partie du livre, certaines de ses propositions d action m ont un peu perdue : «Je me prends à rêver d un monde dans lequel, en arrivant chez des amis, au lieu d apporter un bouquet virtuellement parfumé au kérosène, on proposera à la maîtresse de maison d aller uriner dans le jardin potager pour rendre quelques nutriments à la terre et augmenter sa production légumière à venir.». A l inverse de Philippe Bouix, je me vois mal enfourcher mon vélo le lundi matin, quel que soit le nombre de kilomètres à parcourir, la saison ou la météo, et dormir le soir dans un coin de mon bureau sur un lit de camp, avant de repartir (toujours sur mon vélo) à la fin de ma semaine de travail. J émets aussi quelques réserves quant à la possibilité de rendre de telles initiatives, qui seraient cependant très bénéfiques pour l environnement, désirables pour l ensemble de la société. Pour conclure, ce livre pose des questions vraiment intéressantes et permet de nous faire réellement réfléchir sur les conséquences de nos comportements et les possibilités d actions qui s offrent à nous. Des notions que nous considérons salvatrices, tel que l économie circulaire et les énergies renouvelables, sont remises en cause, ce qui nous offre un éclairage différent et instructif sur la question. POUR ALLER PLUS LOIN : Sur l innovation responsable : - electroniques.com/rapports/smm11_027.htm - «Développement durable : une voie de rupture stratégique?» par Alexandre Asselineau et Pierre Piré- Lechalar Pour une nouvelle société : - Des changements politiques : Le plan des colibris - Des industries collaboratives : Le blog de la consommation collaborative, - La fin de la croissance à tout prix : Serge Latouche, Le Temps de la décroissance, éd. Thierry Magnier, 2010 Mais aussi : - Pierre Rahbi, Vers la sobriété heureuse, éd. Actes Sud,

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