COMMUNE DE COLLONGE BELLERIVE. Plan directeur communal Plan directeur des chemins pour piétons

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1 COMMUNE DE COLLONGE BELLERIVE Plan directeur communal Plan directeur des chemins pour piétons 2014

2 Mandataires : urbaplan, RR&A, viridis Pour traiter: Marcos Weil urbaplan genève Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014 lausanne fribourg genève neuchâtel av. de montchoisi 21 rue pierre-aeby 17 rue abraham-gevray 6 rue du seyon lausanne cp fribourg cp genève 1 cp neuchâtel t f t f t f t f [email protected] [email protected] [email protected] [email protected]

3 SOMMAIRE PREFACE DE MADAME FRANCINE DE PLANTA, MAIRE ARRETE DU CONSEIL D ETAT 1. INTRODUCTION Enjeux de la révision du PDCom Cadre légal Déroulement Structure du plan directeur 4 2. PORTRAIT DE LA COMMUNE Contexte cantonal et régional Contexte communal Évolution démographique Habitat Emplois et activités Équipements et services SECTEUR DE COLLONGE Village de Collonge Bellerive et la Gabiule VESENAZ - LA PALLANTERIE LA CAPITE Situation Le village de Vésenaz La Pallanterie La Capite LE HAMEAU DE SAINT-MAURICE Options du PDCom Organisation spatiale Mise en zone de hameaux POLITIQUE DES MILIEUX NATURELS ET DE L AGRICULTURE Les eaux (lac, cours d eau, gestion des eaux de surface) Agriculture Nature et Paysage POLITIQUE DU PAYSAGE, DES SITES ET DU PATRIMOINE Structure paysagère Atlas du territoire genevois Sites archéologiques Inventaire fédéral des voies de communication (IVS) 92 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

4 7.5 ICOMOS Projet des 3 Nants Un projet paysager PLAN DIRECTEUR DES CHEMINS POUR PIÉTONS Relations avec d autres documents de planification Enjeux généraux Enjeux locaux Instruments de mise en œuvre et priorités POLITIQUE DE L ENVIRONNEMENT Nuisances sonores Energie Protection de l air et du climat Gestion des eaux météoriques Gestion des déchets Rayonnement non ionisant (RNI) Hydrogéologie Protection contre les accidents majeurs Sites pollués Protection des sols RÉSEAUX DE DÉPLACEMENTS Contexte et enjeux Flux de déplacements et répartition modale Réseau routier Transports collectifs Réseau cyclable Stationnement Plans de mobilité SYNTHÈSE PROGRAMME DE MISE EN ŒUVRE 175 Fiches de mesures 2-1 Adaptation des limites de zone Politique foncière Salle communale Village de Collonge - traversée de localité Développement de La Pallanterie La Repentance La Pallanterie : extension de la ZIAP et du centre sportif Revitalisation du maillage vert Promotion d aménagements naturels sur le territoire communal Cheminements piétonniers de Vésenaz Cheminements piétonniers de Collonge Gestion rationnelle de l énergie 202 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

5 Préface de Madame Francine de Planta, Maire Mesdames, Messieurs, Le Conseil administratif a le plaisir de vous présenter son nouveau plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons Ce document traite les nombreux domaines que sont l habitat, les espaces publics, l environnement, l aménagement, la circulation, les chemins piétons, les spécificités des quartiers, etc. Nous souhaitons que ce plan directeur constitue un instrument de référence pour les années à venir pour tous ceux qui devront intervenir, à un titre ou un autre, sur le territoire de la commune de Collonge-Bellerive. Ce document est l aboutissement d une réflexion menée par les membres de la commission aménagement du Conseil municipal qui ont travaillé pendant plus d une législature avec l appui de nombreux spécialistes dans des domaines tels que la mobilité, l environnement et l agriculture. Des échanges ont également eu lieu avec la population ; les avis des citoyens ont été pris en compte au travers d un forum d échanges organisé en début d exercice, puis d observations écrites et enfin d une consultation publique accompagnée d une présentation du projet à la salle communale. Tout développement doit répondre aux besoins des générations présentes mais également à celles du futur. C est pourquoi, nous nous sommes engagés à développer notre commune de manière durable, en sachant valoriser et respecter ce que nous possédons tout en préparant résolument l avenir. Les objectifs sont clairement définis et offrent une vision claire des lignes directrices d un développement maîtrisé et harmonieux de notre commune tout en maintenant une gestion dynamique de notre territoire, de l accueil de nouveaux habitants, de l implantation et du développement d entreprises, de la préservation de nos espaces résidentiels et agricoles. Pour répondre à ces besoins, notre commune se doit de relever avec discernement les défis que le plan directeur a planifiés. A l issue de ce travail important et intensif, le Conseil administratif tient à exprimer sa reconnaissance et ses remerciements à toutes celles et ceux qui ont contribué à la réalisation de ce document fondamental pour notre commune. Nos remerciements vont également à nos mandataires Urbaplan, Viridis et RR&A et plus spécifiquement à Monsieur Marcos Weil pour son précieux soutien, sa grande qualité d écoute et ses propositions qui nous ont guidés tout au long de notre réflexion. Ce plan directeur a été approuvé par une résolution votée à l unanimité du Conseil municipal le 24 juin 2013 et également approuvé par le Conseil d Etat. Il s agit d une charte d engagement réciproque entre la commune et le canton. Nous appelons de nos vœux que ce document soit un instrument indispensable afin de mener une gestion cohérente du territoire communal et de son développement, dans le respect de la qualité de vie de tous les Collongeois. Francine de Planta, Maire Septembre 2014

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11 1. INTRODUCTION 1.1 Enjeux de la révision du PDCom Le PDCom de 1986, mis à jour en 2000, identifiait les nouvelles données qui allaient affecter le développement communal (page 84 du PDCom de 2000) : > l implantation de la zone industrielle et artisanale et du centre Thomson Reuters à La Pallanterie, > la réalisation de la tranchée couverte de Vésenaz, > la réalisation des PLQ situés dans le village de Vésenaz, représentant environ 600 logements et m 2 d'activité à terme (y compris Manor). Ces données se rajoutent aux idées directrices énoncées dans le PDCom de 1986 : > maintenir l agriculture et sauver la campagne, > enclaver le village de Collonge dans les champs, > protéger les villages et hameaux, > densifier certaines parties de la zone 5, > consolider Collonge dans son rôle de chef-lieu communal, > consolider Vésenaz dans son rôle de centre d échange régional. Au travers de ces enjeux, il apparaît d une part une volonté de préserver le patrimoine naturel, paysager et agricole de la commune et d autre part, de développer l habitat et les activités dans les zones urbanisées. En 10 ans, la situation a évolué, justifiant la révision du PDCom. D autres problématiques sont apparues : > le projet d agglomération franco-valdo-genevois, qui prévoit d importants développements sur le territoire communal, > le projet de traversée autoroutière du lac, > de nombreux projets de développement sur Collonge qui interrogent les options retenues en Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

12 En effet, > Le village de Collonge fait l objet de nouveaux projets nécessitant une réflexion approfondie sur sa morphologie et son développement. > Le secteur de La Pallanterie est appelé à continuer son développement, au travers de l agrandissement de la zone artisanale, de la création de nouveaux logements prévus dans le cadre du projet d agglomération et de la traversée du lac. Par ailleurs, un centre sportif intercommunal a également été projeté, mais le projet est en suspens. > La zone de villas doit être finement étudiée afin d en déterminer les potentiels de densification et identifier les secteurs qui doivent rester peu bâtis. Cette problématique est particulièrement aiguë pour le secteur compris entre le village de Vésenaz et La Pallanterie. > Les transports et déplacements individuels, collectifs ainsi que les mobilités douces nécessitent une réflexion dans le but de diminuer les nuisances dues au trafic automobile et de créer des parcours sûrs et confortables favorisant la pratique du vélo et de la marche. > La commune doit par ailleurs procéder à l établissement de son plan directeur des chemins pour piétons, selon les exigences de la loi cantonale sur les chemins pour piétons et les chemins de randonnée pédestre, L Cadre légal La modification de la LaLAT approuvée par le Grand Conseil le 29 novembre 2002 a donné un statut légal au plan directeur communal. Celuici est en effet adopté par le Conseil municipal sous la forme d'une résolution et approuvé par le Conseil d'état. Il lie ainsi les autorités entre elles. La révision du plan directeur de Collonge-Bellerive, datant de 2000, s'inscrit dans la procédure définie par les nouvelles dispositions légales. Il doit être conforme au plan directeur cantonal. Celui-ci définit les options de niveau cantonal et laisse ainsi une certaine marge de manœuvre pour que les communes puissent formuler leurs options de développement et d'aménagement à l'intérieur du cadre cantonal. Une fois approuvé par le Conseil d'etat, le plan directeur communal engage également le canton. 2 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

13 Le plan directeur cantonal étant actuellement en révision, sur la base des études engagées dans le cadre du projet d agglomération franco-valdogenevois, on se trouve dans une situation particulière où le plan directeur communal anticipe certaines modifications du plan directeur cantonal. Cette situation charnière constitue une opportunité pour la Commune de se positionner par rapport aux développements prévus. 1.3 Déroulement Phases d'étude L'étude du plan directeur communal se déroule en quatre phases principales : > Établissement de l'avant-projet de plan directeur entre mai 2008 et janvier > Consultation des services cantonaux, des communes voisines et des conseillers municipaux dès le mois de janvier > Établissement du projet de plan directeur et mise en consultation publique du 16 mai au 15 juin > Adoption par le Conseil Municipal et approbation par le Conseil d'état. Un atelier de réflexion avec la population a été organisé le 29 novembre Groupe de travail L'ensemble de la démarche a été suivie par la Commission du rpdcom réunissant: > Mme F. DE PLANTA, Conseillère administrative, > M. S. NICOLLET, Président de la commission, Conseiller municipal, > Mme N. BÉNÉ, Conseillère municipale, > M. E. KISS-BORLASE, Conseiller municipal, puis Mme Carole LAPAIRE, > Mme M.-C. THORENS, Conseillère municipale, > M. C. BAUMANN, Conseiller municipal, > M. M. BERTHIER, Conseiller municipal, > M. E. CURTET, Conseiller municipal, > M. R. DUPUIS, Conseiller municipal, > M. P. VERMOT, responsable des services techniques communaux, Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

14 > M. M. WEIL, Urbaplan, mandataire. Le bureau URBAPLAN, pilote de l'étude, s'est appuyé sur les compétences du bureau RR&A (M. Philippe GENTIZON) pour les aspects liés aux déplacements et du bureau VIRIDIS (M. Christian MEISSER) pour les aspects liés à l'agriculture et aux milieux naturels. 1.4 Structure du plan directeur Le plan directeur est un instrument qui : > fixe les buts à atteindre : les objectifs, > trace une voie pour y parvenir : les principes et mesures d'aménagement, > définit et coordonne les opérations et démarches à entreprendre : les fiches de mesure (programme de mise en œuvre) Politiques sectorielles Le plan directeur communal (PDCom) participe à la définition des politiques publiques qui permettent d orienter le développement communal, dans les domaines de l aménagement du territoire. L échelle pertinente du diagnostic et des propositions de certaines politiques publiques est variable. Les thèmes de l habitat, de l économie, de l emploi, des équipements et services sont traités dans le chapitre «portrait de la commune» (chapitre 2). Les thèmes des milieux naturels, de l agriculture, de l environnement, du paysage et du patrimoine sont traités à l échelle communale dans des chapitres spécifiques (6, 7 et 9). De même, les réseaux de déplacement font l objet d un chapitre thématique (10). Les autres politiques publiques sont abordées à une échelle plus localisée, par secteur. Les villages de Collonge et de Vésenaz, les hameaux de Saint-Maurice et La Capite, ainsi que le secteur de La Pallanterie La Repentance font l objet de chapitres spécifiques (3 à 5) dans lesquels sont abordés les thèmes de l urbanisation, des espaces publics et collectifs, des espaces verts, des potentiels à bâtir, des équipements, des services et du patrimoine. 4 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

15 Les objectifs et principes d'aménagement des différentes politiques sont définis dans les chapitres correspondants, basés sur un diagnostic résumé et accompagnés d'informations complémentaires concernant la coordination ou la mise en oeuvre. Les plans et illustrations thématiques complètent chaque chapitre. Le concept directeur (chapitre 11) constitue la synthèse graphique et transversale des principales orientations définies dans le plan directeur communal Programme de mise en œuvre Le programme de mise en œuvre à la fin du document comprend 11 fiches sectorielles ou thématiques, résumant l'ensemble des mesures dans un même secteur ou domaine. De plus, il définit les mesures prioritaires que la commune devra engager à l'échelle communale et intercommunale (chapitre 12). Complétées par des informations de coordination et des informations de détail, les fiches constituent un outil de gestion évolutif pour les responsables communaux. Elles devront ainsi être mises à jour et complétées au fur et à mesure de l'avancement des projets Plan directeur des chemins pour piétons Le plan directeur des chemins pour piétons selon la loi L 1 60 fait partie intégrante du plan directeur communal (chapitre 8). Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

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18 8 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

19 2. PORTRAIT DE LA COMMUNE 2.1 Contexte cantonal et régional Située en périphérie de la ville, sur la rive orientale du petit lac, à michemin entre le centre-ville et la frontière, la commune de Collonge- Bellerive occupe une place privilégiée dans le canton. Par sa situation entre un coteau en pente douce vers le lac et grâce à sa vocation historiquement agricole notamment au nord-est, et à la présence de nombreux espaces verts et grands arbres, la commune jouit d un panorama et d une qualité d espaces exceptionnels. Bien desservie par le réseau routier cantonal, elle est facilement accessible du centre-ville. Situation géographique Cette situation avantageuse s accompagne toutefois d un certain nombre d inconvénients et de nuisances. Ainsi, les deux principaux axes qui traversent la commune du nord au sud supportent un trafic motorisé important. Ces routes créent des coupures dans les villages qu elles traversent et engendrent des nuisances et de l'insécurité pour les habitants. Topographie Centres périphériques (Plan directeur cantonal - fiche 2.05) Ce sont des localités d'une certaine importance, situées autour de l'agglomération genevoise, bien reliées à l'actuel ou futur réseau de transports collectifs performants et susceptibles de développer un certain équilibre entre habitants, emplois et services. Ils fonctionnent comme de petits centres régionaux et offrent les services de base à une population d'une certaine importance. Dans la mesure où ces centralités sont bien reliées par le réseau de transports collectifs, en particulier par le chemin de fer régional, il est préconisé d'encourager leur développement, aussi bien du point de vue de la population que des activités économiques. De plus, la desserte en transports en commun (TC) reste peu performante. Depuis la disparition du tramway sur la route d Hermance, celle-ci est assurée par des lignes de bus régionales (A, B, E et G). Le tissu de villas très peu dense entre la ville et Vésenaz, puis Collonge ne permet pas, en l état, de ligne de TC à fréquence urbaine. En outre, ces lignes ne sont pour la plupart pas transfrontalières (excepté la ligne G, prolongée jusqu'à Veigy-Foncenex) et les TC de l autre coté de la frontière ne sont que très peu développés, ce qui occasionne un report modal massif sur les transports individuels motorisés (TIM) Le Plan Directeur Cantonal (PDCant) Le PDCant de 2001, révisé en 2006, identifie le village de Vésenaz comme centre périphérique (fiche 2.05, voir encadré), grâce à sa position à la confluence de deux axes de transport routier et de TC importants et à sa vocation de pôle commercial. La commune joue également un rôle important par la présence de la zone d activités de La Pallanterie (une des seules zones d activités sur la rive gauche), de grands espaces agricoles (dont certaines surfaces sont identifiées pour l agriculture spéciale, à l'est de la route de Thonon) et viticoles Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

20 et d une pénétrante de verdure reliant le village de Collonge aux rives du lac. La commune de Collonge-Bellerive offre donc une variété et une richesse de situations qui bénéficient largement à l ensemble de la population de l agglomération genevoise. Plusieurs grands projets sont inscrits au PDCant sur le territoire de la commune : > La traversée de Vésenaz, dont les crédits de réalisation ont été confirmés lors d une votation populaire en octobre > La création d un parc-relais (de plus de 100 places) à Vésenaz. > La création ou le redéveloppement d un grand équipement de loisirs au port de Corsier et d un autre à Rouelbeau (centre sportif intercommunal). > L éventuel classement de Saint-Maurice en zone de hameaux. > Le tramway sur la route de Thonon. Extrait du PDCant 2000, révisé en Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

21 2.1.2 Le Projet d agglomération franco-valdo-genevois (PAFVG) Périmètre stratégiques de développement-habitat) (Projet d'agglomération franco-valdo-genevois cahier annexe n 3) Quartiers moyennement à fortement denses (min. 60 logements/ha) avec une offre de haute qualité et variée à même de répondre en grande partie aux objectifs d'accueil fixés par le PAFVG et pour être une alternative attractive par rapport à la maison individuelle. Il en résulte ainsi une densité moyenne sur l'ensemble du périmètre. Formes et types d'habitat variés avec une densité humaine de 100 à 200 personnes/ha. Urbanisation différenciée: proche de l'axe principal, immeubles hauts avec mélange de fonctions, en limite de quartier, uniquement habitat avec des espaces libres en relation avec les espaces non-bâtis. Diversité des espaces libres ( ). Excellente accessibilité piétonne au TC. Stationnement des voitures centralisé. Stationnement des vélos organisé de manière à favoriser la sécurité et la rencontre dans le quartier. Centralités locales (Projet d'agglomération franco-valdo-genevois cahier annexe n 3) Petites villes et villages fortement urbanisés avec une taille suffisamment élevée pour offrir aux habitants et villages voisins des commerces et des services courants. Leur vitalité permet de conserver l'identité des régions et d'éviter un exode pour les besoins utilitaires vers les plus grands centres et la périphérie. Les centres locaux sont des points d'appui importants pour la vie des villages voisins. Concentration des emplois tertiaires locaux dans les centres. Zones artisanales en limite de centre (emplois générés par la région) avec politique foncière pour garantir des prix modérés. Équipements publics proches des centres. Développement de l'habitat préférentiel de moyenne à forte densité. Importance de la «mobilité douce» pour l'accès au centre et aux arrêts TC, vu les faibles distances à parcourir. Le projet d agglomération ne constitue pas un document ayant une valeur légale liant les autorités cantonale et communale. Toutefois, il va servir de base à la révision du PDCant. A ce titre, il constitue une donnée qui doit être prise en compte dans les réflexions au niveau communal. Le projet d agglomération prévoit à l horizon 2030 : habitants (dont 50 % sur le canton de Genève et 50 % sur France et district de Nyon) emplois (dont 70 % sur Genève et 30 % sur France et district de Nyon). Ces habitants et emplois sont répartis selon différents axes structurés par les transports collectifs. Sur l'axe «Genève-Douvaine-Thonon», il est prévu l'accueil d'environ habitants et emplois (lignes directrices du Chablais). En terme de construction de logements sur le canton de Genève, cela représente un rythme d environ logements par an, soit un effort bien supérieur à celui défini jusqu à présent dans le plan directeur cantonal (1 600 logements par an) et nettement plus important que ce qui s est réellement construit ces dernières années (moyenne de logements par an sur la période ). Le projet d agglomération 1, déposé à Berne en décembre 2007, s est poursuivi par des études sectorielles (PACA, lignes directrices) et thématiques. Les lignes directrices du Chablais identifient le secteur de La Pallanterie pour le développement de nouveaux logements pouvant à terme accueillir environ logements et emplois. Le village de Vésenaz est conforté dans son rôle de centralité locale, (voir encadré) regroupant emplois et services. En parallèle au PAFVG, le Grand Conseil a voté en 2008 un crédit d'études portant sur le projet de traversée du lac. Les études en cours envisagent une émergence du tunnel dans le secteur de La Pallanterie, sans qu une localisation précise ne soit encore définie. Ce qui représente des enjeux considérables tant au niveau des transports que du développement urbain pour le secteur Arve-Lac. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

22 Extrait du projet d agglomération franco-valdo-genevois et de sa légende, Contexte intercommunal La commune de Collonge-Bellerive partage ses limites avec les communes de Corsier, Choulex, Meinier et Cologny. Il existe un certain nombre de projets partagés entre Collonge-Bellerive et les communes voisines : > Le centre sportif intercommunal, sis à cheval sur les communes de Collonge-Bellerive et de Meinier, et concernant 10 communes voisines faisant partie du secteur Arve-Lac. Ce projet a fait l objet d une étude de faisabilité en (Urbaplan + Frei&Stefani). Il a été mis en suspens. > Le développement de la zone artisanale et industrielle de La Pallanterie, à cheval sur Collonge-Bellerive et Meinier. Ce projet fait l objet d une demande de renseignement (2010, Meier et Tanari). > Le redéveloppement du port de Corsier, conjointement avec cette dernière, en vue de la création d un port, à cheval sur le territoire des deux communes et de la valorisation de cet espace. Illustration du projet de centre sportif intercommunal (urbaplan, Frei&Stefani, 2007) 12 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

23 > La création d'une crèche intercommunale à Vésenaz. Celle-ci, inaugurée en 2010, offre 88 places (dont 48 pour Collonge-Bellerive) et constitue un projet conjoint des communes de Collonge-Bellerive, Anières, Corsier et Hermance. > Collonge-Bellerive est au centre d un grand nombre d enjeux dont les implications dépassent largement les frontières de la commune. Ces enjeux ont parfois des implications intercommunales, cantonales ou régionales et leur horizon de réalisation va du court au long terme. > Certains projets sont déjà en cours de réalisation, comme la tranchée couverte de Vésenaz, alors que d autres en sont encore aux études préliminaires, comme le projet de traversée du lac. 2.2 Contexte communal Vue aérienne de la commune de Collonge-Bellerive (Lightmotif Blatt) Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

24 La commune présente une surface de 613 ha, y compris les cours d eau, dont 175 (28.5 %) en surface agricole utile en Zones (2009 en ha) Zone à bâtir commune % 6.4% % 42% ZIA % 0.7% Total zone à bâtir % 49.1% Autres Zone agricole % 47.7% Zone de bois et forêts % 2% Zone verte % 1% Zone sportive % 0.2% Total autres zones % 50.9% Total % Zones d affectation Les espaces de vie sont organisés d une part autour de deux villages et d un hameau, ainsi qu une partie du village de La Capite, à la limite communale de Choulex et d autre part, dans la zone de villas qui couvre une grande partie de la surface communale, soit 257 ha (86 % de la zone à bâtir et 42 % de la surface totale de la commune) en On distingue les principales entités bâties : Vésenaz : pôle commercial et résidentiel. C est là que se concentrent les principaux développements résidentiels et commerciaux. La population de cette partie de la commune a augmenté de 80 % entre 1990 et 2003 et de 21 % entre 2003 et Principaux enjeux : > La poursuite du développement au travers de la réalisation des PLQ et de la densification de certaines zones. > La création de liens de mobilité douce entre Vésenaz et le village de Collonge, au nord-ouest, et le pôle de La Pallanterie vers le nord-est. > L'amélioration de la desserte en transports collectifs régionale pour permettre un report modal et décharger le réseau viaire en traversée du village. > La réalisation de la traversée de Vésenaz, qui permettra de recoudre en partie le tissu villageois et de créer des espaces publics. Vésenaz, pôle commercial et résidentiel 14 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

25 > La mise en place d un réseau d espaces publics permettant de resouder les différents quartiers qui se sont développés au gré d opérations ponctuelles, sans vision d ensemble. Collonge : pôle civique et résidentiel. Le village regroupe la majeure partie des équipements publics de la commune (mairie, deux écoles, voirie, centre de loisirs, etc.). Collonge, pôle civique et résidentiel Principaux enjeux : > Le potentiel de développement est moindre qu à Vésenaz, mais il existe des enjeux de requalification de certains secteurs (arrière-cours, terrains agricoles dans le village) et de densification. > Les zones d affectation ont été tracées sans référence au bâti ou au parcellaire. Il en résulte des parcelles et des constructions à cheval sur deux zones. > La relocalisation de certains équipements communaux (voirie, salle communale) permettant de mettre en valeur certains secteurs du village. > Le réaménagement de l espace public routier en traversée de localité en vue de sécuriser les modes de déplacements doux, diminuer les nuisances et mettre en valeur le tissu villageois. > Un éventuel délestage du trafic du centre du village au moyen de la réalisation d une route d évitement. La Pallanterie : pôle d activités et pôle urbain potentiel. Le secteur de La Pallanterie abrite des activités depuis plusieurs décennies notamment les minoteries. La zone d'activités de La Pallanterie Principaux enjeux : > Une des variantes du projet de traversée du lac (à l'étude) prévoit une émergence dans les environs de La Pallanterie. > Ce secteur est identifié comme périmètre stratégique de développement dans le projet d agglomération (projet d un nouveau quartier mixte de logements et emplois). > Extension de la zone d'activités (projet intercommunal Meinier Collonge-Bellerive). > Extension du centre sportif intercommunal de Rouelbeau. Saint-Maurice : hameau en zone agricole. Ce hameau n a connu que très peu d évolutions ces dernières années. La majorité des bâtiments, autre- Le hameau de Saint-Maurice Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

26 fois dévolus à l'activité agricole, sont aujourd'hui transformés en logements. Principal enjeu : > Autrefois hameau viticole, Saint Maurice est devenu majoritairement résidentiel, ce qui incite à le classer en zone de hameaux. Les zones de villas. Le reste du territoire urbanisé de la commune se divise en zones villas, parfois composées d un tissu très serré de petites parcelles, vers le sud ou de domaines plus importants, le long des rives du lac. La zone villas est presque entièrement bâtie et n offre actuellement que peu de possibilités de nouvelles constructions. Les développements se font essentiellement par densification. Certaines parcelles libres ou peu bâties présentent néanmoins des potentiels pour des opérations ponctuelles de construction ou reconstruction. La zone de villas, près du carrefour des Tattes Les enjeux : > Définition de règles de développement (densification). > Création de réseaux d'espaces publics. > Amélioration de la perméabilité pour les mobilités douces. La zone agricole. Elle confère historiquement à la commune son caractère rural et son charme particulier. Le nord de la commune est encore majoritairement cultivé, soit en grandes cultures, soit en vergers ou en vignes. A noter deux secteurs dévolus à l'agriculture spéciale (tunnels et serres) à La Repentance et proche de La Pallanterie. Les enjeux: > Maintien d'une activité agricole viable. > Gestion de la pression exercée par les activités de loisirs (équitation, marche, cyclotourisme, etc.). Vignes et grandes cultures, vers le chemin de la Carna 16 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

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28 18 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

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31 2.3 Évolution démographique L analyse statistique et géographique des évolutions passées et prévisibles permet d affiner le portrait de la commune et de son développement Évolution de la population entre 1880 et Source : OCStat Évolution de la population. Source: OCStat La population communale a connu une augmentation soutenue depuis l après-guerre, avec le développement des transports motorisés et des villas. Depuis les années 1960, la commune compte habitants de plus à chaque décennie. Le village de Collonge s est légèrement agrandi, notamment au travers de quelques immeubles locatifs, alors que la zone villa qui entoure Vésenaz et se prolonge le long des rives du lac et en direction de La Pallanterie s est étendue et densifiée, absorbant le gros des nouveaux habitants. Ces dernières années, le village de Vésenaz s'est également beaucoup développé, par la réalisation de nombreux PLQ Collonge- Bellerive % + 48% + 29% + 15% + 26% + 20% Canton % + 28% + 5% + 12% + 9% + 12% Évolution démographique communale et cantonale Depuis les années 1970, Collonge-Bellerive connaît un rythme de croissance de la population bien supérieur à celui du canton. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

32 450% 400% 350% 300% 250% 200% 150% Collonge- Bellerive Canton 100% 50% 0% Évolution des populations communale et cantonale. Source :OCStat Le potentiel de nouveaux logements dans les zones existantes représente environ 200 logements. 2.4 Habitat Collonge-Bellerive n a pas été touchée par les développements de grands ensembles locatifs qui ont vu le jour dans le canton entre les années 1950 et Les nouveaux logements réalisés depuis l après-guerre sont prioritairement des maisons unifamiliales. Depuis 1961, le rythme de construction des villas est constant. On constate environ 25 nouvelles villas par an en moyenne. autres bâtiments villas total % villas avant % % % % % Total % Constructions selon la date et le type de logements, source: OCStat Collonge- Bellerive Canton villas % 78.8% 49.2% autres habitations % 10.5% 23.3% Bât mixte % 6.2% 14.4% nonrésidentiel % 4.4% 13.1% total Nombre de bâtiments en 2007 à Collonge-Bellerive et dans le Canton, source OCStat. Toutefois la zone villa est maintenant presque entièrement construite et les mesures de protection de la zone agricole rendent son extension très difficile. 22 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

33 2.5 Emplois et activités Primaire* Secondaire** Tertiaire** Total Etablissements Emplois % emplois Etablissements Emplois % emplois Etablissements Emplois % emplois Etablissements Emplois % emplois Bellerive % % % % Collonge % % % % La Gabiule % % % % Saint-Maurice % % % % La Pallanterie % % % % La Californie % % % % Vésenaz - Lac % % % % Vésenaz - Village % % % % La Combe % % % % Collonge % % Bellerive % 669 Répartition des emplois et des établissements, source: *RFE 2005, OFS/OCSTAT, **RFE 2008, OFS/OCSTAT Répartition du nombre d emplois par sous-secteur statistique, source : OCStat L analyse statistique des établissements et des emplois pour les secteurs primaire, secondaire et tertiaire met en évidence les aspects suivants : > en 2008, emplois étaient offerts dans la commune par 713 établissements, dont : - 88 % (2 669) dans le secteur tertiaire, 8.8 % (267) dans le secteur secondaire et 3.5 % (93) dans le secteur primaire, emplois dans le secteur de La Pallanterie (26 % de la commune), emplois dans le secteur de Vésenaz-Lac (8 % de la commune), emplois dans le secteur de la Combe (17 % de la commune), emplois dans le secteur de Collonge (15 % de la commune), emplois dans le secteur de Vésenaz-Village (24 % de la commune), emplois dans le secteur de La Californie (6 % de la commune), - Respectivement 40, 69 et 24 emplois dans les secteurs de la Gabiule, Saint-Maurice et Bellerive, soit environ 1 % de la commune chacun. La comparaison entre 2005 et 2008 fait apparaître les évolutions suivantes : > Le nombre total d emplois a progressé de 14 %, passant de à > Le secteur de La Pallanterie progresse de 609 à 783 emplois (+ 28 %). Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

34 > Le secteur de Vésenaz-village a connu une évolution spectaculaire, passant de 373 à 728 emplois (+95 %) > Le secteur de Saint-Maurice a plus que doublé le nombre d emplois, passant de 29 à 69. > Les secteurs de La Californie et de Vésenaz-Lac ont perdu respectivement 30 % et 49 % de leurs emplois. Entre 2001 et 2008, la croissance des emplois représente une augmentation de 60 %, passant de à emplois. Durant la même période, les habitants n ont augmenté que de 14 %, passant de à En guise de synthèse, on constate : > Le ratio de 1 emploi pour 2.5 habitants, reflète la situation d une commune résidentielle. > Il est toutefois à relever une évolution rapide du nombre d emplois, modifiant de manière significative le ratio habitants/emplois. > Vésenaz-village et La Pallanterie sont les principaux pôles d emplois de la commune, regroupant à eux deux 50 % des emplois, avec une tendance à l augmentation. Ce constat débouche sur l'option de poursuivre le renforcement des possibilités d'accueil de nouveaux emplois sur la commune pour diversifier et compléter l'économie locale et renforcer le rôle de la commune comme centralité périphérique. L'extension de la zone d'activités de La Pallanterie (voir chapitre 4.3, La Pallanterie) répond ainsi à un objectif local, mais aussi régional. En effet, les communes d'arve-lac ne disposent pratiquement pas de zones pouvant accueillir des activités. 24 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

35 2.6 Équipements et services Équipements scolaires, de la petite enfance et parascolaires En 2010, la commune compte deux établissements scolaires (Collonge et Vésenaz), proposant un total de 32 classes dont 28 sont actuellement utilisées (réserve d'une classe à l'école primaire de Collonge et de 3 classes à l'école de La Californie). Les perspectives pour entrevoient entre 520 et 605 élèves, pour un total variant entre 26 et 30.3 classes. Les équipements existants sont donc suffisants pour absorber la demande future. L'école élémentaire de Collonge Toutefois si la demande se révèle plus forte que prévue, la commune dispose d'une réserve foncière en zone à bâtir, à côté de l'école de Collonge (terrain appartenant à la commune). Les jardins d'enfants des Bacounis (Collonge) et des Boucaniers (Vésenaz) et la nouvelle crèche intercommunale «L île aux mômes» (Vésenaz) répondent à la demande pour la petite enfance. Il en est de même pour le parascolaire. Les équipements actuels et celui en cours de construction (restaurant scolaire) permettent de répondre de manière adéquate à la demande. La commune abrite également le C.O. de Bois-Caran et l Ecole privée «La Passerelle» (Vésenaz) Équipements culturels et de loisirs Les activités associatives, culturelles et sportives de la commune sont principalement réparties entre les villages de Collonge et de Vésenaz avec de nombreux équipements communaux (le tennis club de Collonge- Bellerive TCCB, récemment agrandi et modernisé, la salle communale, l'epicentre, la ferme de Saint-Maurice, etc.). L'Épicentre, au chemin de Mancy 1 Prévisions et perspectives scolaires. GIEED, février Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

36 La commune dispose d un grand nombre d associations autour de nombreuses pratiques sportives (judo, karaté, gymnastique, foot, aviron, pétanque, basket-ball, équitation, tennis, yachting, etc.), culturelles (chœur, ciné-club, musique, théâtre, fanfare, danse et cours divers) ou d intérêts communs (aînés, samaritains, scouts, etc.). La salle communale dans le village de Collonge est actuellement insuffisante pour répondre aux besoins de la commune, un nouvel équipement doit être programmé. Voir chapitre 3.1 Village de Collonge Établissements socio-médicaux, services pour personnes âgées et pour personnes handicapées La commune fait partie du secteur socio-sanitaire de la Campagne Rive Gauche et est rattachée au Centre d Action Sociale (CAS) situé au chemin du Vieux-Vésenaz. La commune compte deux EMS sur son territoire. La résidence du Léman (60 lits) et la résidence de la Forêt (110 lits). Selon le plan directeur EMS 2010, le secteur Campagne Rive Gauche affiche un excédant de plus de 100 lits. Le secteur voisin des Trois Chêne affiche lui aussi un léger excédent, contrairement au secteur des Eaux-Vives qui affiche un déficit. La loi régissant les EMS est actuellement en cours de modification et le plan directeur qui en découle sera modifié en conséquence. Toutefois, il est important de noter que, selon le plan actuel et malgré la surabondance de lits dans la commune, le Canton a identifié 4 sites possibles dans les 5 ans, sur la commune de Collonge-Bellerive, pour l implantation de nouveaux EMS. Ces sites sont des potentiels et il n'existe pour l'instant aucune étude concrète à leur sujet. Centre de la Combe La commune abrite également : > l Hôpital de Bellerive (anciennement CESCO - Centre de soins continus) qui accueille des personnes d âge adulte dont l état de santé nécessite des soins continus et/ou palliatifs. > le centre de la Combe, Etablissement public d intégration (EPI) pour personnes handicapées mentales. Ce dernier regroupe des logements Centre de Mancy 26 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

37 (environ 90 occupants) et des ateliers de développement personnel ou de production artisanale attirant environ une trentaine de participants. > le site de Mancy qui regroupe cinq établissements de jour (la Chênaie, Bellerive, Lac, Amandiers et le Foyer). > Le foyer des écureuils Doret et Guéry. Tous ces établissements publics dépendent de l Etat de Genève. Ils sont regroupés autour ou à proximité du village de Collonge. L aménagement, notamment des cheminements pour piétons et cycles doit tenir compte de ces personnes ayant une mobilité réduite ou des difficultés à se déplacer pour intégrer ces derniers à la vie de la commune. Voir chapitre 8, plan directeur des chemins pour piétons Divers La commune souhaite se doter d un réseau de fibre optique. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

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39 3. SECTEUR DE COLLONGE 3.1 Village de Collonge Options du PDCom 2000 > Agrandir le parc Rivollet. Cette option n est pas reconduite. > Classer en zone d utilité publique le quadrilatère «centre de voirie». Cette option a déjà donné lieu à une modification de zone. > Conserver les limites de la localité. Un certain nombre de secteurs nécessitent une mise en conformité des constructions actuellement en zone agricole. Des agrandissements ponctuels sont envisageables dans le cadre de projets actuellement à l'étude. > Extension limitée de la zone 4B. Cette option est reconduite. > Réserver la possibilité d un évitement routier par l est. Cette option est réévaluée sur la base d'une vision élargie. > Envisager une utilisation annuelle des terrains de tennis. Cette option s'est concrétisée par la construction de la halle couverte et d une bulle Organisation spatiale Le village de Collonge constitue un village-rue le long de la route d Hermance. Le tissu bâti est caractéristique de cette organisation : absence d alignement des façades principales, un espace de transition entre la façade et la rue qui se décline en courettes, jardinets ou plus récemment en places de stationnement. Le noyau historique de Collonge L espace rue se caractérise également par la présence de murets ou de haies, notamment dans les développements plus récents d ensembles locatifs ou de villas, au nord du village. Ces obstacles visuels modifient considérablement la perception de l'espace, cours et jardins étant cachés et ne participant plus à la définition de l'espace public. L'urbanisation récente n'a ainsi pas toujours été dans la continuité des caractéristiques spatiales et urbanistiques du tissu d'origine (blocs d habitations, second front bâti, villas au milieu d un jardin ceinturé de haies, etc.). Ensemble locatif des années 60. Chemin du Pré-d'Orsat Bien que le tissu de villas, notamment le long des rives du lac, soit ininterrompu depuis la limite avec la ville de Genève jusqu à Bellerive et Collonge, une couronne rurale a été plus ou moins préservée autour du village de Collonge. Le noyau ancien du village a également conservé de grandes qualités urbanistiques pouvant être valorisées par une diminution de la pression exercée par l'automobile. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

40 Figure 10 : coupe illustrant la position de Collonge au milieu d'un coteau plongeant vers le lac L inventaire fédéral ISOS 2 et le recensement architectural du Canton de Genève mettent en évidence la qualité d un certain nombre d éléments ayant valeur de patrimoine pour lesquels des objectifs de protection sont proposés. Cet inventaire n est pas contraignant et a uniquement valeur d information. L inventaire ISOS met notamment en évidence les qualités historiques et architecturales du noyau villageois, justifiant un objectif de sauvegarde «A» correspondant à la sauvegarde intégrale de toutes les constructions Entrée sud du village Inscription à l'inventaire (art. 9, LPMNS) Les immeubles inscrits à l'inventaire doivent être maintenus et leurs éléments dignes d'intérêt préservés. Toute personne qui envisage d'exécuter des travaux sur un immeuble porté à l'inventaire doit annoncer son intention en temps utile à l'autorité compétente. Classement (art. 15, LPMNS) L'immeuble classé ne peut, sans autorisation du Conseil d'etat, être démoli, faire l'objet de transformations importantes ou d'un changement dans sa destination. Patrimoine bâti de Collonge. et espaces libres et à la suppression de toutes les causes de perturbation. Les immeubles ayant une valeur de recensement de 1 ou 2 sont susceptibles d'être classés. Les immeubles ayant une valeur de 3 et 4+ sont susceptibles d'être inscrits à l'inventaire. 2 ISOS: inventaire fédéral des sites construits de Suisse. 30 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

41 De même, la qualité de l ensemble situé à l entrée sud du village, de part et d autre de la route d Hermance justifie lui aussi un objectif de sauvegarde «A». Un objet est classé selon les articles 10 et suivants de la loi sur la protection des monuments, de la nature et des sites du 4 juin 1976 (L 4.1), à savoir l église Saint-Léger. Église Saint-Léger, monument classé De nombreux autres bâtiments sont inscrits au recensement architectural du canton, notamment la mairie, sise dans l ancienne ferme Rivollet, l ancienne école datant du début du 20 e siècle, ainsi qu un certain nombre de constructions villageoises et l espace qui les entoure (par exemple au chemin du Notaire). Le village est entouré par un écrin de verdure. Celui-ci est composé du parc Rivollet et des campagnes cultivées présentes à l est et à l ouest du village. Au sud et à l'ouest, la zone agricole est toutefois passablement occupée par des constructions. Vue vers Collonge et au loin, le Jura Cette couronne verte renforce l'unité architecturale du village, le séparant de la zone de villas qui occupe les rives du lac. Elle offre également des dégagements et des vues intéressantes sur et depuis le village, notamment vers le Salève et, par-delà le lac, sur le Jura. A l ouest du village une pénétrante de verdure inscrite au plan directeur cantonal relie la rive du lac au plateau agricole. Cette pénétrante a un rôle majoritairement paysager, elle traverse des champs cultivés et des zones bâties. Quoique très arborisée, on n y constate pas de mouvement de grande faune. Son rôle biologique n est pas prépondérant. Voir chapitre 6. Objectifs Pénétrante verte du PDCant > Préserver un écrin de verdure autour du village. > Eviter l implantation de constructions créant des obstacles dans les percées visuelles. La route d'hermance est l'élément structurant du village. Elle assume des rôles multiples de route à grand trafic (liaison entre le Chablais et Genève) et d'espace public villageois (commerces, services). Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

42 Aujourd'hui la fonction de transit est très importante et prétérite les fonctions sociales. La typologie de la route aux abords du village (courbes larges, pistes cyclables des deux cotés, bonne visibilité, etc.) et l'absence d'éléments signalétiques marquant clairement les entrées du village ont pour effet que la vitesse, actuellement limitée à 40 km/h, n'est pas respectée. Ce n'est qu'aux abords du chemin du Château-de-Bellerive que le rétrécissement de l'espace entre les façades, le changement de typologie du bâti et la présence d'un radar induisent une réduction de la vitesse. La route d'hermance, au centre du village Projets de développement Potentiels de développement Le village est en grande partie en zone 4B protégée, mais il compte également une zone de développement 4B (école), une petite zone de développement 4B protégée et une zone de villas, au nord, le long de la route d'hermance. Voir plan d'affectation, chapitre 2. La zone à bâtir du village recèle encore quelques potentiels de développement à court ou moyen terme ainsi qu un grand secteur qui peut être considéré comme potentiel à long, voire très long terme. Périmètre du projet dans le secteur «Curtet» Les deux principaux secteurs pouvant accueillir des constructions dans le cadre des affectations en vigueur sont des propriétés privées: > Secteur situé au nord de l'immeuble de la poste (secteur «Curtet»). > Secteur situé à l entrée sud du village, chemin de Blémant. A noter également la partie de la parcelle n 8117 jouxtant la nouvelle école. La parcelle est en zone de développement 4B et constitue une réserve à long terme pour un éventuel agrandissement de l école. Périmètre du projet au sud du village Au nord-est du village, une grande zone entre la route d Hermance et le chemin du Pré-d Orsat est en zone 4B protégée, mais ne comporte que des villas. De par la densité des constructions, sur de petites parcelles, ce secteur n a qu une mutabilité très faible à court ou moyen terme. Il peut être considéré comme une réserve pour des développements à long terme. Zone 4BP occupée par des villas 32 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

43 La zone de villa entre le village et le lac comporte également quelques parcelles non bâties ou pouvant être densifiées en respectant un IUS de 0,2, conformément au plan de protection des rives du lac. Au total, ce sont potentiellement 105 à 110 logements qui pourraient être réalisés dans le périmètre du village, dont: > 65 sur les parcelles Curtet. > 32 à l'entrée sud du village. > 5 à 10 dans la zone de villas. Les limites des zones autour du village ont été tracées de manière arbitraire, plusieurs constructions étant à cheval sur deux ou trois zones. De plus, beaucoup de constructions (villas, Hôpital de Bellerive, C.O. Bois- Caran, etc.) sont en zone agricole. Le plan directeur propose plusieurs modifications des limites de zones pour mettre en conformité les constructions existantes et permettre la réalisation des projets en cours d'étude autour du village. Voir fiche de mesures 3-1 Le périmètre «Curtet» Un programme comprenant trois immeubles totalisant 65 logements et un grand espace public central est projeté sur les parcelles 4 103, 4 104, et 7 952, au nord de l immeuble de la poste. La réalisation de ce projet nécessitera la correction des limites des zones (le secteur est à cheval sur les zones 4BP, 5 et agricole). Plan masse du projet Les enjeux et conditions : > Insertion dans le tissu villageois (cour, ouvertures sur l'espace agricole). > Création d'un espace public accessible, ouvert sur la route d'hermance et d'une réserve en vue de la création d'un cheminement en limite de champs à l est, entre le centre du village et l Hôpital de Bellerive. En cas de renoncement à l établissement d un PLQ, les éléments liés au programme et taxes d équipement ainsi qu aux servitudes de passage feront l objet d une formalisation dans un document ad hoc. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

44 Le secteur sud, entrée du village Ce secteur comprend un front bâti historique ainsi que de grands espaces arrières, typiques des villages-rue. Un projet a été établi en vue de développer ces espaces et d y implanter des constructions. Ce projet a fait l objet d une demande de renseignement auprès des services de l'etat et a reçu un préavis négatif. Ce projet n est pas prioritaire pour la commune, mais elle le soutient, car il permettrait de réaliser des logements, tout en respectant la structure bâtie villageoise. Par ailleurs, l emprise sur la zone agricole est minime. Chemin de Blémant Les enjeux et conditions : > Respect de la structure villageoise. > Conservation de percées visuelles de et vers les espaces agricoles ouverts. Le parc Rivollet Le parc Rivollet est un espace public central regroupant plusieurs équipements publics dont le nouveau groupe scolaire, la mairie et le tennis. Actuellement, il est bordé au nord et au sud par des grandes parcelles privées, aménagées en jardins ou cultivées. Certains cheminements existants entre le parc et la route d'hermance sont situés sur des parcelles privées. Aucune servitude légale n'existe pour les soutenir, leur pérennité dépend de la bonne volonté des propriétaires; comme ces chemins sont d'intérêt public, des servitudes sont à négocier. Voir chapitre 9, plan directeur des chemins pour piétons et fiche de mesures 9-1 et 9-2. Le parc Rivollet et le tennis-club Contrairement à l option figurant dans le PDCom de 2000, la Commune ne reconduit pas l objectif d agrandissement du parc Rivollet. Il est proposé que les parcelles en zone agricole (mais occupées par des villas et des jardins) soient plutôt affectées à la zone de développement 4B, permettant ainsi la création de nouveaux logements. 34 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

45 Les grandes parcelles de villas en zone agricole De nombreuses constructions sont en zone agricole. La commune souhaite procéder à leur mise en conformité. Certaines grandes parcelles, proches des chemins de Contamines-Sous- Cherre et de la Gabiule, sont partiellement occupées par des constructions (villas) et bénéficient d'une couverture végétale exceptionnelle. Villas en zone agricole sur de grandes parcelles arborées, chemin de Contamines- Sous-Cherre Afin de tenir compte d une part du fait que ces villas et jardins n ont pas leur place en zone agricole, et d autre part, de la qualité du site et de la végétation, la commune propose d affecter ces parcelles en zone de villas, en accompagnant ce classement par un plan de site permettant un développement modéré et des mesures de protection. Voir fiche de mesures 2-1. Salle communale La Commune a besoin d une nouvelle installation polyvalente pour y accueillir les manifestations communales, concerts, rassemblements, etc. Actuelle salle communale, située derrière l'ancienne école Variantes d implantation possible de nouveaux équipements Plusieurs variantes d'implantation de cet équipement ont été évaluées en tenant compte des critères suivants: > L'accessibilité. Le nouvel emplacement doit être facilement accessible depuis les grands axes de transports collectifs et éviter la traversée ou le stationnement dans des zones résidentielles. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

46 > Bruit et voisinage. La nouvelle salle doit être située à l'écart des zones résidentielles de façon à éviter les nuisances (notamment sonores) pour le voisinage. > Stationnement. L'emplacement retenu doit permettre de trouver des solutions de stationnement temporaire adéquates lors des grandes manifestations. > Paysage. Le projet doit s'accompagner d'un programme paysager pour sa bonne intégration, entre le village et la couronne verte. > Situation par rapport à Vésenaz. Vésenaz et Collonge sont les deux principaux pôles de population de la commune. Le nouvel équipement doit être positionné entre ces deux entités, pour rationaliser au mieux les déplacements et éviter la traversée du village. Deux localisations propices à l'implantation d'un équipement communal ont été identifiées. Les lieux-dits «Sur Caran» et «Blémant». > Lieu-dit «Sur Caran». Parcelle enclavée entre La Combe, la route de d Hermance et le chemin de Bois-Caran. La parcelle permet la réalisation d'une salle et d un parking dans un grand espace vert accessible (parc, verger etc.). Des cheminements piétons entre le parc Rivollet, La Combe et le C.O. Bois-Caran ainsi que la mise en valeur de l'espace public au carrefour de la route d'hermance et du chemin du Port-de- Bellerive pourraient accompagner le projet de construction. La parcelle permet par ailleurs, de réserver la possibilité d autres équipements ou installations d intérêt public. > Lieu-dit «Blémant» Sur une parcelle de taille plus modeste cette variante permettrait la réalisation d'une salle et d'un parking aux dimensions similaires, avec un parc et une esplanade. L'aménagement du chemin de Blémant en itinéraire piétonnier serait également envisagé, ainsi que d'autres continuités entre l'epicentre et le parc Rivolet, via le carrefour de la route d'hermance pourraient être mises en valeur. Le lieu dit «Sur-Caran», plus spacieux et mieux situé, semble plus indiqué pour recevoir le projet de salle communale. Le lieu-dit «Blémant» est retenu comme localisation potentielle pour l'implantation future d'un autre équipement communal. La nature exacte de cet équipement dépendra des besoins futurs de la commune. Voir fiche de mesures 3-1, salle communale. Lieu-dit «Sur-Caran» Lieu-dit «Blémant» 36 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

47 Centre de voirie Le centre de voirie, situé au chemin du Pré-d Orsat, est insuffisant par rapport aux besoins de la Commune. L'objectif est de réaliser un nouveau centre de voirie, situé hors du centre du village, pour des raisons fonctionnelles et de nuisances. Actuel centre de voirie Trois sites potentiels d implantation ont été identifiés : > La parcelle 668 au lieu-dit «Blémant», proche du cimetière de Collonge. > Le site de La Pallanterie : localisation appropriée compte tenu du caractère et gabarit des constructions existantes. De plus, La Pallanterie est reliée à deux des trois routes principales de la commune, la route de Thonon et la route de La-Capite. La commune doit donc constituer les réserves foncières nécessaires à cette réalisation. > Le secteur de villas au lieu-dit Cherre (secteur 12 de la fiche 2-1). De même que pour La Pallanterie, la commune devra constituer les réserves foncières nécessaires pour l implantation du centre de voirie. Voir fiche de mesures 2-2, politique foncière Traversée du village et route d'évitement Depuis une trentaine d années, la commune de Collonge-Bellerive envisage la réalisation d une route d évitement du village de Collonge. En effet, la route d Hermance coupe ce dernier en deux et les charges de trafic importantes (environ véhicules par jour, estimés en 2003) et en constante augmentation, engendrent des problèmes de sécurité et des nuisances importantes. Le tracé de cette route a fait l objet de plusieurs avant-projets. Le dernier en date réserve un tracé à l'est, au travers de la zone agricole. Le canton considère qu'un tel projet est d'intérêt strictement communal et doit donc être intégralement financé par la commune. Le projet n'est donc inscrit ni dans le PDCant, ni dans le PAFVG car il ne s intègre pas dans une vision globale. En résolvant localement le problème (réel) du trafic à travers le village, le risque est grand de ne faire que repousser et aggraver les problèmes à l'amont et à l'aval. Projet de contournement de Collonge. Département des travaux publics, 1975 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

48 Afin de répondre au problème du trafic en traversée de Collonge, le plan directeur propose de combiner plusieurs approches : > Inscription d'un contournement dans un réseau régional : création d une liaison entre la route d Hermance et la route de Thonon afin d orienter le trafic de transit sur cette dernière et ainsi mieux tirer parti de la tranchée couverte de Vésenaz. Voir chapitre 10, réseaux de déplacements. > Actions à la source pour diminuer le trafic pendulaire (amélioration des transports collectifs). Voir chapitre 10, réseaux de déplacements > Aménagement des espaces publics en traversée de localité pour améliorer le confort et la sécurité des habitants. Voir fiche de mesures 3-2, traversée du village. Réserve du Conseil d État : Le projet de créer une nouvelle liaison routière entre la route d Hermance et la route de Thonon n est pas validé. L opportunité et la faisabilité de cette nouvelle liaison sont à examiner dans un cadre élargi. Cette hypothèse, qui permettrait de décharger la traversée de Collonge, devrait être étudiée avec les autres projets de développement qui vont avoir d importants impacts sur les réseaux de mobilité, notamment le Grand projet Pallanterie, le futur P+R, la traversée autoroutière du lac, l extension de la zone d activités de la Pallanterie, etc Options du schéma directeur du village > Requalification et renforcement de l'espace-rue villageois - Diminuer le trafic de transit et la vitesse des véhicules. - Valoriser un espace public central. > Réalisation de nouveaux équipements et espaces publics - Construire une nouvelle salle polyvalente. - Déplacer et agrandir le centre de voirie. - Inscrire les nouveaux équipements dans une approche paysagère de l'environnement villageois. > Amélioration des liaisons piétonnes - Pérenniser les chemins publics sur terrain privé en négociant les servitudes nécessaires. - Créer un cheminement continu et adapté à tous entre les équipements au sud, le village, l Hôpital de Bellerive et la plage de la Savonnière. - Assurer les continuités entre les chemins du village, les promenades en zone agricole et les chemins de randonnée pédestre du canton. > Développement mesuré du logement et des activités - Réaliser les deux projets de construction («Curtet» et Collonge-Sud). Nouvelle liaison entre la route d Hermance et la route de Thonon, tracé indicatif 38 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

49 - Soutenir les commerces, notamment au travers de la création d'un espace public accessible et convivial. > Mise en conformité des terrains bâtis en zone agricole Voir fiche de mesure 2-1, adaptation des limites de zone. 3.2 Bellerive et la Gabiule Ces deux secteurs sont partagés entre la zone de villas et les zones de verdure, de bois et forêts et agricole, ainsi qu'une partie de zone 4BP (Port de Corsier). Voir plan d'affectation, chapitre 2. La zone de villas de la Gabiule La zone de villas est largement comprise dans le périmètre de protection des rives du lac, lequel limite l IUS à un maximum de 0,2 pour les nouvelles constructions. Pour les secteurs non compris dans ce périmètre, le plan directeur recommande un respect strict et sans dérogation de l'ius de 0,2 maximum. Cette position se justifie par : > L'éloignement de ces secteurs par rapport aux axes de transports en commun, aux commerces et aux services. > La faible capacité du réseau viaire (chemin du Milieu, chemin Armand- Dufaux). > La grande qualité paysagère du site (grands domaines, arborisation importante) Le projet du port de Corsier La commune a récemment acquis les terrains du chantier naval en vue du réaménagement du port, conjointement avec la commune de Corsier. Ce projet est actuellement à l'étude (cahier des charges en préparation pour une étude intercommunale en vue de réaliser un port de 100 à 150 places). Il porte sur l'amélioration des équipements publics, une prise en compte des spécificités paysagères et des éléments bâtis, des mesures de modération du trafic, etc. Il nécessite une étroite collaboration entre les communes, mais également avec les propriétaires privés et les services de l'etat. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

50 40 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

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53 4. VESENAZ - LA PALLANTERIE LA CAPITE 4.1 Situation La route de Thonon est l'axe routier structurant entre La Pallanterie et Vésenaz. Cette fonction se double d'une fonction importante de transit pour les frontaliers se rendant au centre de Genève. Le secteur Vésenaz - La Pallanterie La- Capite Le secteur comporte deux pôles importants: > Vésenaz. Centre historique où se concentrent logements à moyenne densité et activités commerciales (services, grandes surfaces, etc.). Ce pôle connaît actuellement un développement soutenu. > La Pallanterie. Ce pôle d'activités plus récent s'est développé autour du carrefour des routes de Thonon et de La Capite. On y retrouve essentiellement des activités artisanales, administratives, et quelques commerces. Ces deux pôles sont complétés par un troisième, La Capite. Cet ancien village-rue de taille modeste ne connaît qu'un développement très modeste. La zone de villas de La Californie Les trois entités sont reliées par la zone de villas et forment une continuité bâtie sur tout le sud de la commune, jusqu'à La Pallanterie et Mancy Développement régional Le PDCant et le PAFVG envisagent tous deux une consolidation du pôle de Vésenaz («centre périphérique» dans le PDCant, et «centralité locale» dans le PAFVG). De même le PAFVG entrevoit la possibilité d'un développement important à La Pallanterie, identifiée comme périmètre stratégique de développement. Vésenaz constitue déjà une centralité et la poursuite de son développement est en partie planifiée (PLQ approuvés sur tous les terrains libres). Tout développement supplémentaire nécessiterait des déclassements de terrains. Les lignes directrices (LD) du Chablais confirment les options retenues dans le PAFVG. Les communes de Collonge-Bellerive, et environs devraient accueillir habitants et emplois supplémentaires à l horizon Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

54 L étude a identifié les enjeux suivants : > l intégration urbaine, > la préservation des vues sur le paysage, > l intermodalité, liée à l arrivée de la traversée du lac dans le secteur de La Pallanterie. Deux hypothèses sont développées pour répondre aux enjeux. L une privilégie un développement de part et d autre de la route de Thonon. L autre envisage un développement sur le coteau entre le village de Collonge et La Pallanterie, autour du chemin du Petray sur lequel viendrait s implanter un tram ou bus à haut niveau de service (BHNS). La Commune prend acte du très important effort qui lui est demandé en matière de développement, puisqu il s agit de pratiquement doubler la population communale en l espace de 20 ans. Consciente de ses responsabilités, la Commune admet un certain développement, dont le rythme, l importance et les conditions d aménagement restent à préciser. En l état, la Commune rejette les deux hypothèses et privilégie une autre localisation du développement que celles retenues par les Lignes directrices. Ces dernières portent en effet une atteinte au paysage, notamment à l environnement proche du village de Collonge et du hameau de St- Maurice. La Commune propose un développement intercommunal du nouveau quartier, localisé dans le secteur de La Repentance. Ce site répond en effet mieux aux objectifs communaux : > Maintien d un «ruban vert» entre Vésenaz et La Pallanterie (option du PDCom 2000, reconduite). > Maintien d un espace ouvert autour de Collonge et de St-Maurice. > Préservation d un cœur vert au centre de la commune, espace qui met en relation des différentes parties urbanisées du territoire. Ruban vert entre Vésenaz et La Pallanterie (PCDom 2000) 44 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

55 Un «cœur vert», reliant les villages et hameaux Cette localisation présente également l avantage d impliquer une démarche intercommunale : le secteur de La Repentance est en effet à cheval sur 3 communes : Collonge-Bellerive, Meinier et Corsier. Il s agit ainsi d équilibrer l effort entre les communes d Arve-Lac. Voir fiche de mesures 4-1 Réserve du Conseil d État : La limitation de l indice à 0.25 n est pas validée, en application du nouvel article 59 LCI. Zone de villas Compte tenu de l important effort consenti en matière de développement urbain sur Vésenaz et La Pallanterie La Repentance, la Commune entend préserver la zone villas d une trop forte densification. La Commune entend donc reconduire les principes appliqués ces dernières années, soit un indice maximum de Un indice plus élevé ne sera admis qu à titre exceptionnel et dans des conditions particulières : grande parcelle, projet exemplaire ou au titre de compensation pour des mesures d aménagement telles que par exemple, l élargissement de la route de Thonon. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

56 Cette position se justifie d autant plus au regard des très importants développements résidentiels prévus par le Grand projet Pallanterie. La commune estime nécessaire de préserver des zones résidentielles peu densifiées, qui constituent une des caractéristiques historiques de l offre en logements sur son territoire. En vertu de l'article 11A 2 de la LaLAT, tout terrain peu ou pas bâti et d'une surface de plus de m 2, doit faire l'objet d'un examen en vue d'évaluer l'intérêt d'une densification par changement de zone. La zone de villas entre La Pallanterie et Vésenaz comprend quelques terrains qui répondent à ce critère. Dans l'examen des projets qui lui seront soumis, la commune sera particulièrement attentive aux points suivants: préservation d'une végétation de qualité, accès et desserte suffisants, possibilité de négocier des servitudes de passage ou des cessions au domaine public, etc. Le développement d un nouveau quartier dans le secteur de La Repentance rend indispensable la réalisation d un transport collectif en site propre sur la Route de Thonon entre le village de Vésenaz et La Repentance. Un tel aménagement, qui incombe au canton (réseau routier cantonal), constitue une condition préalable à tout déclassement des terrains en vue d un développement urbain. Afin de ne pas hypothéquer la réalisation d un site propre, Commune et Canton seront attentifs à éviter une fragmentation du parcellaire trop importante en bordure de voie, compliquant ainsi les négociations avec les propriétaires en vue de la cession des terrains au domaine public. 46 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

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58 Déclassement de la zone agricole Dans le cadre de la consultation technique du plan directeur communal, l Office de l urbanisme a proposé à la commune de prévoir le déclassement d un secteur le long de la route de la Capite et inventorié comme parcelle agricole enclavée. La Commune entend maintenir ce terrain en zone agricole. En effet, un déclassement ne pourrait être fait qu en faveur d une zone à forte densité. Cela créerait un nouveau quartier détaché du centre de Vésenaz, branché sur la route de la Capite, axe mal desservi par les transports publics. Par ailleurs, compte tenu de l importance des déclassements prévus par le Grand projet Pallanterie, le maintien de surfaces en zone agricole est souhaitable. Enfin, il est à relever que le projet de plan directeur cantonal, soumis à la consultation publique en 2011, ne prévoit pas un tel déclassement et fixe des conditions très restrictives pour des extensions urbaines en zone agricole. 48 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

59 4.2 Le village de Vésenaz Options du PDCom 2000 > Réaliser la tranchée couverte du village. Cette option est reconduite. > Développement résidentiel. L option de réaliser le solde des PLQ existants avant d en créer de nouveaux reste d actualité. Près du quart des potentiels de ces PLQ est encore à réaliser. > Maintenir une césure entre Vésenaz et La Capite. Cette option n'a pas été suivie, la «césure verte» étant construite. > Rechercher la survie du petit commerce. Cette option est reconduite. > Diversifier les activités. Cette option s'est concrétisée par l élaboration d un nouveau programme pour le bâtiment de l ancienne Migros. Ce dernier est occupé par un espace municipal et une surface commerciale. De plus, une grande surface et des logements ont été construits un peu plus au sud sur la route de Thonon. > Créer une rue résidentielle. Cette option est reconduite. > Étudier le problème du stationnement. Cette option est toujours d actualité, parallèlement aux problèmes de circulation automobile dans le village et autour des nouvelles grandes surfaces à fort potentiel d'attraction. Un parking de 200 places a été réalisé. > Protéger les abords de la maison forte. Cette option est reconduite. Ces options sont à mettre en relation avec celles du PAFVG, qui considère Vésenaz comme une centralité locale du «groupe b», à savoir: «centre proche de Genève en prolongement des axes forts de transports collectifs radiaux. Eviter les pôles d'emplois à forte densité vu l'absence de réseau TC de niveau suffisant (fréquences, ramifications). Développement de l'habitat de moyenne densité, éviter la faible densité proche des arrêts TC 3» Organisation spatiale Chemin du Vieux-Vésenaz A l origine, Vésenaz formait un village-rue, le long d un ancien chemin menant de Genève à Hermance via Cologny (actuels chemins du Vieux- Vésenaz et du Petray). 3 Source: PAFVG, cahier annexe n 3, décembre 2007 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

60 Depuis le début du 20 e siècle, le développement constant de villas, d abord en tant que résidences secondaires estivales, puis comme résidences principales à rattrapé puis englobé le hameau d alors. En outre, la construction de la route cantonale en prolongement du quai de Cologny, au nord de l ancien village a considérablement déplacé le centre de gravité de Vésenaz. Le recensement ISOS identifie le village de Vésenaz comme mi rural, mi urbain, dans une situation largement construite. Le village a perdu de l'importance lors de la construction de la nouvelle route cantonale, au nord. Le périmètre de l ancien village, peu lisible et ayant été très touché par des développements récents, mérite tout de même un objectif de sauvegarde B, c est-à-dire «la sauvegarde du mélange homogène d époques différentes, d un grand intérêt historico-architectural». Village de Vésenaz, cadastre Napoléon, 1812 La maison forte de Vésenaz Patrimoine bâti de Vésenaz On y retrouve un objet classé, la maison forte et plusieurs autres ayant une valeur de 3 ou 4+ au recensement architectural (l ancienne école, quelques immeubles anciens). Les nouveaux développements de Vésenaz 50 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

61 Aujourd hui le village constitue un pôle urbain. Les développements de villas, et plus récemment d immeubles locatifs contribuent à modifier la structure de l'agglomération. Ces nouveaux développements comportent notamment de grandes surfaces commerciales (Migros, Manor, Coop) qui confirment le rôle de Vésenaz comme pôle de commerce et d activités pour la région Arve-Lac. Le village de Vésenaz (sous-secteurs statistiques Vésenaz-village et Vésenaz-lac, voir image ci-contre) compte actuellement habitants (juillet 2010) et 838 emplois (2005). Ces chiffres sont en forte augmentation depuis les années 1990 (989 habitants et 341 emplois). Sous-secteurs statistiques de la commune Le développement du village s'est essentiellement effectué vers le nord et l'est du noyau ancien, l'ouest et le sud étant protégés (plan de protection des rives du lac, coteaux protégés). Ce développement se concrétise par de nombreux PLQ, conçus sans vision d'ensemble. Il en résulte une juxtaposition d'opérations sans axes structurants ou espaces publics significatifs. La continuité des réseaux de mobilité douce et des espaces publics n'est pas optimale. Aujourd'hui, les seuls potentiels subsistants sont constitués par le solde des PLQ légalisés, ce qui représente environ 150 logements et entre et m 2 de surface brute de plancher pour des activités. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

62 Les PLQ légalisés à Vésenaz Vésenaz est coupé en deux par la route de Thonon et le carrefour avec la route d Hermance. Le trafic y est dense toute la journée et des bouchons se forment aux heures de pointe. La traversée souterraine du village contribuera à la diminution du trafic en surface. La tranchée permettra de retrouver une continuité d'espace public et une mise en relation des chemins du Vieux-Vésenaz avec les espaces publics créés autour des commerces. Cette continuité servira de lien entre le centre historique et les nouveaux développements. Voir chapitre 10, réseaux de déplacements. Les chemins du Vieux-Vésenaz et des Rayes connaissent également une circulation automobile dense (9 500 véhicules/jour à la hauteur du carrefour de la route de Thonon, TJOM 2003). De nouveaux aménagements et une réduction de la vitesse sont nécessaires pour rendre à cet espace sa fonction première d'espace de rencontre villageois et créer des itinéraires piétons reliant les diverses centralités (commerciales, historique, civiques) du village. 52 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

63 Le parc de Vésenaz Le village de Vésenaz ne compte que peu d espaces collectifs ouverts. Les principaux étant un petit parc avec une place de jeux au chemin des Rayes, une placette devant le cimetière et les préaux des deux écoles. Cependant des espaces publics ou semi-publics sont actuellement prévus ou réalisés dans les nombreux PLQ en cours dans le village. Le village est ainsi sous-équipé par rapport au développement qu il a connu. Dès lors, il importe de saisir chaque opportunité pour augmenter les espaces publics, de les mettre en réseau et de les connecter avec les itinéraires piétons et les centralités villageoises. Voir fiche de mesures 8-1. Certains autres espaces sont potentiellement valorisables en tant qu espace collectif, notamment l actuel terrain de football de La Californie. Cet équipement, situé sur un terrain appartenant à la commune, se trouve au cœur de la zone villa du même nom. Le terrain de football de La Californie L objectif communal est, à terme, de relocaliser ce terrain au centre sportif intercommunal de Rouelbeau et de réserver une partie de cet espace pour la création d'un espace et/ou d'un équipement accessible à tous (parascolaire, parc, etc.) Options du schéma directeur de Vésenaz > Mettre en réseau les espaces publics: - Diminution du trafic et de la vitesse des véhicules sur les chemins des Rayes et du Vieux-Vésenaz (zone 30 ou de rencontre). - Valorisation de l'espace-rue du chemin du Vieux-Vésenaz et des places, en lien avec la construction de la traversée souterraine de Vésenaz. - Utilisation du toit du parking des Rayes en tant qu espace multiusages. - Intégration des espaces extérieurs de la Passerelle et de la nouvelle crèche au réseau des espaces publics et collectifs. > Améliorer les liaisons piétonnes : - Pérennisation des chemins publics sur terrain privé en négociant les servitudes nécessaires. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

64 - Création d'un cheminement en boucle, signalisé et comportant des aménagements ponctuels (bancs, espaces de repos, etc.) reliant les espaces verts et les centralités commerciales. - Amélioration de la perméabilité de la zone de villas pour les mobilités douces, par la création de cheminements piétonniers. > Développement : - Conditionner les dérogations à l indice en zone 5 à des projets de qualité offrant des plus values en termes d espaces publics. - Anticiper les réservations nécessaires pour la réalisation d un site propre pour les transports collectifs sur la route de Thonon. Vue aérienne de Vésenaz (Lightmotif Blatt) 54 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

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66 56 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

67 4.3 La Pallanterie Options du PDCom 2000 > Agrandir le périmètre actuel de la zone d activités. Cette option est reconduite. > Envisager l implantation d activités commerciales et tertiaires. Cette option s'est concrétisée, des activités de ce type sont déjà présentes sur le site. > Eviter l implantation de logements. Cette option est reconduite, la commune n'envisage pas l'implantation de logements à La Pallanterie. > Développer un système de transports collectifs «taxi-bus». Cette option s'est concrétisée, sa pérennité est toutefois en discussion. > Diminuer l impact visuel du silo de La Pallanterie. Cette option semble difficilement réalisable. La Pallanterie en 1830, atlas Mayer Organisation spatiale L urbanisation du site de La Pallanterie est relativement récente (début du 20 e siècle). C est à partir de 1860 que La Pallanterie commence à trouver son organisation actuelle, par la réalisation de la nouvelle route cantonale, reliant la ville à Vésenaz par le bord du lac. Depuis Vésenaz, la route continue jusqu au croisement avec la route de La-Capite. L étang qui se trouvait jusque-là à cet endroit est comblé. A ce carrefour s édifiera, des décennies plus tard, le site de La Pallanterie. La Pallanterie en 1936, plan d ensemble Dès les années 1930, on constate l implantation d un certain nombre d entreprises sur le site (dont les minoteries et une ferme), toujours en zone agricole. Pendant la grande majorité du 20 e siècle, La Pallanterie présentera la même physionomie. Ce n est que dans les années 1990 que le site sera profondément modifié par l implantation du siège de l agence Thomson Reuters, puis par le développement d une zone d activités. La Pallanterie ne compte aucun élément classé ou ayant une valeur de recensement. La Pallanterie se situe au cœur d'une grande zone cultivée, à l'extrémité nord du secteur bâti Vésenaz - Pallanterie - Capite. Elle est proche des hameaux de l'essert (Meinier) et de Saint-Maurice. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

68 Le secteur s'est construit sur une ancienne zone marécageuse dont le passé est presque entièrement effacé. Toutefois, certains éléments naturels d'importance subsistent. Notamment le chemin des Prés-Galland, reliant le petit bosquet du chemin de la Dame, en face de la ferme de Saint-Maurice au bois situé entre le manège de Genève et la route de Thonon. Ce chemin est classé dans l'inventaire des voies de communication historiques de Suisse (IVS) comme chemin d'importance nationale, avec beaucoup de substance. D'autres tronçons sont reportés à cet inventaire. Voir carte du patrimoine. Le bâtiment des minoteries de La Pallanterie A noter également le projet agro-écologique des 3 Nants en cours de réalisation, dans lequel l'intégration paysagère de la zone artisanale est abordée. Voir chapitre 6, milieux naturels et agriculture. La zone d'activités intercommunale de La Pallanterie a été créée en 1996 (1995 pour la zone de développement 4B où se situe le siège de l'agence Thomson Reuters) et elle s'étend partiellement sur la commune de Meiner. Le chemin des Prés-Galland Elle compte actuellement 100 habitants et 780 emplois sur le territoire de Collonge-Bellerive (26 % du total des emplois de la commune), dont envrion 450 pour l'agence Thomson Reuters. Les terrains de la zone d'activités sont presque entièrement occupés, il ne reste plus de parcelles libres. Le type d'activité qu'on y retrouve est principalement tertiaire (Thomson Reuters) et secondaire (entreprises d'électricité, de sanitaire, garages, etc.) avec quelques commerces, ouverts après les premières réalisations de la zone artisanale: un restaurant, un établissement de restauration rapide, une boulangerie rattachée aux minoteries et une station-service. Ces commerces sont isolés et entièrement dépendants de l utilisation de la voiture. Toutefois, ils subviennent aux besoins des employés du secteur. La Pallanterie, au premier plan le siège de l'agence Thomson Reuters Le triangle sis entre la route de La-Capite, la route de Thonon et le manège de Genève souffre d une organisation spatiale très diffuse. Les espaces interstitiels entre les bâtiments sont traités de façon uniforme et seules quelques flèches au sol tentent de diriger la circulation, entre les 58 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

69 piétons, les zones de stationnement pour les voitures ou les camions des minoteries et les cycles Projets de développement Extension de la zone industrielle et artisanale de La Pallanterie (ZIAP) Les communes de Collonge-Bellerive et de Meinier souhaitent l agrandissement de la zone industrielle et artisanale de La Pallanterie (ZIAP). Cette option avait fait l objet d une réserve du Conseil d Etat lors de l approbation du plan directeur de Meinier. Dans le cadre des études menées à la suite du projet d agglomération n 1, ces terrains ont été inscrits dans l inventaire des zones d activités à réaliser. L'espace autour de La Pallanterie est difficilement lisible La ZIAP occupe 33 ha et est gérée par une Fondation intercommunale, créée en La zone abrite en 2009, près de 800 emplois sur l ensemble des deux communes. Toutes les surfaces disponibles ont rapidement été commercialisées et depuis 2004, la Fondation n est plus en mesure de répondre aux sollicitations qu elle reçoit régulièrement de la part d entreprises recherchant des terrains ou des locaux. Par ailleurs, plusieurs entreprises installées dans la ZIAP souhaiteraient pouvoir s agrandir. La ZIAP actuelle, route de Compois Selon les données du projet d agglomération, la surface de l extension serait d environ m 2, dont environ m 2 sur le territoire de Collonge-Bellerive. Avec un IUS de 1 et à raison de 60 m 2 /emploi, le potentiel de la zone serait d environ 740 emplois. Cette extension de la ZIAP se justifie par le fait que ce type d'activités artisanales est très peu présent dans le secteur Arve-Lac. Elles répondent à un besoin réel d'activités «de proximité» (entretien de machines agricoles ou de bateaux, entreprises du bâtiment, etc.). Preuve en est le succès de la zone et les nombreuses demandes pour lesquelles la Fondation est sollicitée. La ZIAP et l extension prévue Les deux communes ont déposé en 2010 une demande de renseignement en vue d engager la procédure de modification de zone. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

70 Localisations et potentiels d accueil d activités selon le projet d agglomération franco-valdogenevois. Le déséquilibre entre rive droite et rive gauche est patent. Par ailleurs, des synergies peuvent être développées avec le projet de centre sportif intercommunal (CSI), notamment au niveau des liaisons de mobilité douce, de la qualité spatiale, du stationnement ou des services (restaurants). Centre de voirie La commune souhaite également tirer profit de l'extension de la zone en vue de réserver la possibilité d y réaliser un nouveau centre de voirie. Celui-ci est actuellement trop petit et situé au cœur du village de Collonge, ce qui n'est pas idéal par rapport au trafic des camions. Deux autres options de localisation sont étudiées dans le secteur de Collonge (Cherre et Blémant). Voir fiche de mesures 2-2, politique foncière. Centre sportif intercommunal Les 10 communes d Arve-Lac ont envisagé la réalisation d un centre sportif intercommunal sur le site de Rouelbeau. Celui-ci comprenait d'une part une extension des installations sportives de Rouelbeau (terrains de tennis, L avant-projet de Centre sportif intercommunal Arve-Lac, actuellement en suspens (urbaplan, Frei&Stefani, 2007) 60 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

71 de football, buvette, parking et place de jeu) et d'autre part des nouveaux bâtiments (piscine, salle omnisports, restaurant), implantés le long de la route de Thonon, au nord de la ZIAP. Ce projet est actuellement en suspens. La réserve pour cet équipement est toutefois partiellement maintenue. En effet, avec les développements envisagés par le Grand projet Pallanterie, les communes devront répondre aux besoins induits par les nouveaux habitants. Des synergies seront à envisager en termes de stationnement entre la zone d'activité et le centre sportif. Réserve du Conseil d État : Les projets d extension des zones à bâtir sur la zone agricole devront être réévalués suite à l approbation du Plan Directeur Cantonal 2030 par le Conseil fédéral. Centre sportif de Rouelbeau et terrains prévus pour son extension Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

72 4.3.4 Options d'aménagement > Extension de la zone d activités - Collaboration avec la commune de Meinier. > Agrandissement du centre sportif de Rouelbeau sous la forme d un centre sportif intercommunal > Réaménagement du carrefour de La Pallanterie et des espaces publics - Mise à profit des divers projets de développement du secteur (extension de la ZIAP, centre sportif intercommunal, développements en lien avec le PAFVG). - Création des trottoirs et des liaisons cyclables continues. - Traitement paysager de la route de Compois et des abords de la ZIAP et du CSI. Voir fiche de mesures La Capite Options du PDCom 2000 > Conserver et protéger le caractère du village. Cette option est reconduite. > Maintenir une césure verte entre Vésenaz et La Capite. Cette option n'a pas été suivie, la césure verte s'étant urbanisée. > Eviter de nouvelles opérations importantes autour du village. Cette option est reconduite, le potentiel légal n'offre de fait plus de possibilité de développement. > Limiter la vitesse dans la localité. Cette option est reconduite Organisation spatiale La Capite, à cheval sur les communes de Collonge-Bellerive et Choulex, s est développée en village-rue des deux cotés de la principale route reliant Genève à Thonon, avant la création du nouvel axe par le bord du lac. La Capite, plan d ensemble de 1935 De dimension modeste, La Capite a atteint sa taille actuelle vers le milieu du 19 e siècle. Depuis elle a été peu à peu rattrapée par l urbanisation s étendant autour de Vésenaz. Aujourd hui le tissu bâti constitué de villas est continu entre les deux villages. Le village-rue de La-Capite 62 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

73 Le recensement ISOS attribue à l ensemble un objectif de sauvegarde B, «sauvegarde de la structure historique et de l alignement existant sur route». On y trouve également, plusieurs objets ayant une valeur de 3 ou 4+ au recensement architectural. Ce sont d'anciennes fermes ou des maisons villageoises. Patrimoine bâti de La Capite Le cœur de La Capite est resté pratiquement inchangé (mis à part la construction de quelques immeubles locatifs, au milieu du 20 e siècle) et même si les qualités spatiales du site sont très diminuées à cause de l emprise de la route, il n en reste pas moins que La Capite recèle une grande qualité architecturale et de nombreux éléments stylistiques typiques des 18 e et 19 e siècles. À la fin du siècle dernier, la structure du hameau a été profondément modifiée par la construction d un centre pour personnes âgées dont le volume et le gabarit sont sans commune mesure avec le reste du bâti. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

74 La Capite compte actuellement environ 320 habitants (dont environ 200 sur Collonge-Bellerive) et un très petit nombre d'emplois (quelques commerces et services). Coupe illustrant la position de La Capite au sommet d'un coteau surplombant Vésenaz et le lac La Capite se situe à la limite ouest du périmètre d'urbanisation qui englobe Vésenaz et La Pallanterie. Le coteau descendant vers le lac est majoritairement bâti. Les cours arrière des bâtiments s ouvraient autrefois sur les vignes qui recouvraient le coteau. Dans la partie sud de La Capite, ces espaces se prolongent encore partiellement sur la zone agricole (commune de Choulex), malgré un «mur» de villas contiguës récentes obstruant en partie cette continuité. Au nord, ils sont ceints par les chemins des Rayes et de Plumaget. Éléments paysagers et dégagement sur le lac Sur le territoire de Collonge-Bellerive, il ne reste que très peu d espaces libres de construction, toutefois, des arbres centenaires et des bosquets de grande qualité sont présents dans les jardins privés et donnent au site son cachet particulier. A noter également le site protégé du signal de Bonvard, entre les chemins des Bossonailles et des Crêts-de-La-Capite, dont une parcelle appartient à la commune de Choulex et les autres soit à des privés, soit à un Etat étranger (Fédération de Malaisie). Ce site fut classé en 1939 pour son coteau caractéristique, et son panorama de qualité. Aujourd hui, un trafic important emprunte la route de La-Capite (entre et véhicules par jour, estimés en 2003). L emprise de la route, avec du stationnement en alternance des deux cotés a fait disparaître tous les espaces intermédiaires devant les maisons. Le site classé du Signal de Bonvard, source SITG 64 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

75 Cette route doit faire l'objet d'aménagements prévus dans le cadre du programme d'assainissement du bruit routier du canton. Cette notion est à prendre en compte dans tout projet visant le réaménagement de la route de La-Capite. L'espace-rue, entièrement dévolu à la voiture La Capite ne compte qu'un seul équipement sportif, situé bien en dehors du hameau, le long de la route de La-Capite, à mi-chemin de La Pallanterie. Celui-ci est situé en zone agricole. Le terrain a récemment été rénové et aménagé. L'investissement a été important et doit être amorti. Malgré cela, sa situation en zone agricole est à titre précaire Objectifs et principes d'aménagement Le terrain de football de la Capite, à la limite de la zone de villas > Modérer la vitesse en traversée de La Capite > Mettre en valeur l'espace-rue villageois > Relocaliser le terrain de football de La Capite - A terme, relocaliser le terrain au CSR, pour rationaliser l utilisation des équipements, l entretien et le stationnement. - Restituer le terrain à l'agriculture. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

76 66 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

77 5. LE HAMEAU DE SAINT-MAURICE 5.1 Options du PDCom 2000 > Réserver une zone de parking temporaire à proximité de la ferme de Saint-Maurice. Cette option est reconduite. > Maîtriser l aménagement du domaine de Saint-Maurice. Cette option est reconduite. > Renoncer à établir une étude de hameau. Cette option n'est pas reconduite. 5.2 Organisation spatiale Le développement du hameau s est effectué à l écart des voies de communication et le hameau n'a que très peu changé au cours des deux derniers siècles. L'inventaire ISOS identifie le hameau comme une entité au caractère rural bien affirmé. Sa structure ne s est pratiquement pas modifiée depuis ses origines, lorsqu il était largement consacré à la culture de la vigne. Il met également en évidence les qualités historiques et architecturales du hameau, justifiant un objectif de sauvegarde A, correspondant à la sauvegarde intégrale de toutes les constructions et espaces libres et à la suppression de toutes les causes de perturbation. Saint-Maurice, cadastre Napoléon, 1812 Ancienne ferme, au chemin de la Dame Patrimoine bâti de Saint-Maurice Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

78 Le hameau est situé en zone agricole et est entouré de terres cultivées. A l arrière des constructions, les jardins se prolongent sur les champs. Il n y a pas de limite entre les terres agricoles, les prés, vergers et potagers et les arrière-cours. Ces espaces sont caractéristiques de ce type de hameau et il est important de les sauvegarder. De plus, quelques beaux arbres ponctuent les jardins et renforcent le caractère vert de Saint-Maurice. Dégagement sur le lac et le Jura En 2009, le hameau compte 243 habitants et 29 emplois (en 2005), répartis dans 11 établissements, majoritairement dans les secteurs primaire et secondaire. Il ne reste que peu de bâtiments affectés aux activités agricoles ou artisanales. Un important transfert s est effectué du secteur primaire vers l habitation. La grande majorité des constructions agricoles a été transformée en logements et seules quelques villas ont été construites ces dernières décennies. Les cours arrière se prolongent sur la zone cultivée Affectation des bâtiments (source : SITG) 68 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

79 Le hameau s est développé le long du chemin Prudent-Balland, au carrefour avec le chemin de Saint-Maurice et le chemin de la Dame. Les rues composent la majorité de l espace public, avec un petit parc et une fontaine publique situés au carrefour. A noter encore la présence non loin, sur le chemin de la Dame de la ferme de Saint-Maurice et de son parc. Stationnement sauvage à Saint-Maurice Actuellement la placette est utilisée en partie pour du stationnement (petit parking) et en partie comme espace public. On retrouve souvent des véhicules stationnant sur l'esplanade. La commune a élaboré un projet de réaménagement pour éviter le stationnement sauvage sur le seul espace public que compte Saint-Maurice. Le hameau ne compte qu'un équipement municipal à proximité. A savoir la ferme de Saint-Maurice. Cet équipement génère un trafic automobile important lors des manifestations qui y ont lieu et le problème du stationnement est récurrent lors de l utilisation du site. Il est important de rechercher des terrains pouvant accueillir du stationnement temporaire lors des manifestations. La zone de hameaux (LaLat, sec. 3 art. 22) La zone de hameaux définit : > Les mesures propres à sauvegarder le caractère architectural et l'échelle du hameau, ainsi que le site environnant. > Les conditions relatives aux constructions, transformations et installations à propos notamment de leur destination, de leur implantation, de leur gabarit et de leur volume. > Les limites de cette zone selon un périmètre tracé au plus près des constructions existantes, soit à 6 mètres des façades, sauf situation particulière résultant d'éléments naturels ou construits Les zones de hameaux sont des zones spéciales au sens de l'article 18 de la loi fédérale, vouées à la protection des hameaux. La délivrance d'une autorisation de construire est subordonnée à l'adoption d'un plan de site, dont la procédure se déroule en principe simultanément à celle relative à la création de cette zone de hameau. Il pourrait s'agir de: > trouver des accords avec les agriculteurs exploitants les champs environnants, > réserver une bande pour du stationnement temporaire le long du chemin de la Dame. 5.3 Mise en zone de hameaux La grande majorité des bâtiments du hameau est, soit des villas construites au cours des 19 e et 20 e siècles, soit d anciennes constructions agricoles transformées en logements. Il ne subsiste que quelques hangars ou ateliers qui pourraient encore être transformés en logement. La zone de hameaux permet aux bâtiments qui ont perdu leur vocation agricole d'être transformés pour d autres usages, sans détériorer la qualité du site. La commune est favorable à la création d'une zone de hameaux afin de mettre en conformité les constructions existantes et de faciliter leur trans- Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

80 formation tout en préservant les caractéristiques spatiales et architecturales de l'ensemble. Périmètre indicatif de plan de site à l intérieur duquel la zone de hameaux sera définie 70 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

81 6. POLITIQUE DES MILIEUX NATURELS ET DE L AGRICULTURE 6.1 Les eaux (lac, cours d eau, gestion des eaux de surface) La Commune de Collonge-Bellerive borde le lac Léman sur 4.1 km. La carte hydrogéologique du canton met en évidence la présence d une nappe superficielle peu épaisse le long du lac. Cet espace est classé comme secteur Ao de protection des eaux superficielles (en vertu des Loi et ordonnance fédérales sur la protection des eaux). Outre l importance de l interface lacustre et de la beine qui s étend audelà des rives, la Commune compte également trois petits affluents qui rejoignent le lac : le Nant de Fossaz, le Nant du Nantet et le Nant de Cherre. Ce sont des ruisseaux non piscicoles (selon l inventaire piscicole du canton de Genève, DIAE, 2003). Ils font l objet d une étude approfondie dans le cadre du plan général d évacuation des eaux (PGEE), actuellement en cours. Le diagnostic de la situation existante a été réalisé (2008) et le concept d évacuation des eaux sera établi durant l année Dans le cadre du diagnostic, un rapport d état des cours d eau a été réalisé (G3Eaux, 2008). Le Nant de Cherre et le Nant de Fossaz prennent leur source sur la commune et s écoulent uniquement sur des parcelles privées. Le Nant de Cherre traverse une zone villas (580 m, dont 332 m à l état naturel et 246 m stabilisé) avant d être canalisé au niveau du chemin Armand- Dufaux jusqu au Léman (146 m). Le Nant de Fossaz coule sous terre sur un linéaire de 110 m, puis à ciel ouvert sur 275 m (dont 203 m dans un lit naturel) à travers une zone villas, avant de rejoindre le lac. Le ruisseau de la Contamine est un ruisseau communal d une longueur de 280 m, dont seulement 60 m environ à ciel ouvert, fait la limite avec la commune de Cologny. Ces cours d eau sont alimentés par les eaux de ruissellement de leur bassin versant respectif, ainsi que par le réseau des eaux pluviales et localement par des points de rejet privés qui bordent leur linéaire à ciel ouvert. Le Nant du Nantet n a pas été traité dans le cadre du PGEE (il n est légalement considéré comme un cours d eau que depuis 2010). Il prend sa source sur la commune en bordure d une zone villas, qu il traverse ensuite pour se jeter dans le lac au niveau de la plage de la Savonnière. Il est sous terre sur 353 m et à ciel ouvert sur 425 m pour une longueur Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

82 totale de 778m. Un projet de renaturation est en cours dans sa partie aval (Plage de la Savonnière). Selon le PGEE, le Nant de Cherre présente des problèmes permanents de qualité d eau. Quatre points de rejets polluants ont été identifiés (réseau d assainissement déficient). S agissant du Nant de Fossaz, un seul point de rejet polluant a été relevé. Ce cours présente une qualité d eau satisfaisante, mais se dégrade en automne (apport des ruissellements et ac cumulation de feuilles). Les étapes suivantes du PGEE (définition des mesures et mise en œuvre) devraient permettre d améliorer la situation du Nant de Cherre. Cours d eau et protection des eaux (source : Viridis) Dans l optique d un renforcement du maillage «vert» et «bleu», la renaturation du Nant 4 serait très positive. Cette intervention permettrait de 4 La renaturation pourrait comprendre la mise à ciel ouvert du tronçon sous tuyau du Nant de Cherre traversant la zone villas, le réaménagement des tronçons fortement stabilisés et l entretien et le renouvellement du cordon boisé. 72 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

83 restaurer localement des milieux favorables à la faune et la flore, ainsi que de reconnecter la partie amont du ruisseau avec le lac. Toutefois, le Nant se trouvant entièrement sur terrain privé (tout comme le Nant de Fossaz) et la Commune n ayant pas la charge de son entretien ni la maîtrise foncière du lit et des berges, des actions de revitalisation paraissent peu envisageables, à moins d une volonté conjointe des propriétaires fonciers et de la Commune. Mesures Eaux > Poursuite du PGEE : élaboration du concept d évacuation puis mise en œuvre des mesures Exécution : Commune, canton 6.2 Agriculture Utilisation de la zone agricole En 2008, près de la moitié (48 %) du territoire communal est en zone agricole, soit ha. La surface agricole occupe quant à elle 227 ha, soit le 78% qui sont occupés par : 84 ha de viticulture et arboriculture fruitière (29%), 131 de terres arables (45%) et 12 ha de prairies et pâturages (4%). Le solde de la zone agricole (22 %) est essentiellement occupé par des hameaux (espaces résidentiels aujourd hui) et des équipements publics, et dans une moindre mesure par des habitations et constructions rattachées aux exploitations. La figure présente l utilisation de la zone agricole (source : SITG). Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

84 La zone agricole spéciale (Plan directeur cantonal - fiche 3.01). Cette mesure permet d éviter la dissémination des constructions et installations pour la production hors-sol sur l ensemble de la zone agricole, ce qui aurait un impact très négatif sur le paysage Zone agricole spéciale Certains secteurs de la zone agricole de la commune sont identifiés dans le plan directeur cantonal comme zone agricole spéciale (fiche 3.01, voir encadré) : le secteur de La Repentance et un secteur vers La Pallanterie, le long de la route de La-Capite. Ces zones permettent l'édification de serres pour les cultures hors-sol excédant ce qui peut être admis en zone agricole traditionnelle. Ces deux secteurs entrent en conflit avec les options de développement : le secteur le long de la route de La-Capite est en partie destiné à Le canton de Genève ayant un secteur maraîcher et horticole particulièrement développé, la définition de périmètres pour l agriculture non tributaire du sol est effectuée avant tout dans la perspective de l implantation de nouvelles serres. La délimitation de secteurs de la zone agricole pour les cultures sous abri et pour les élevages industriels identifiés sur le schéma directeur cantonal comprend les grands secteurs maraîchers ou horticoles du canton. La démarche suivie se base donc sur les critères agricoles et paysagers suivants : > identification des communes qui ont une tradition maraîchère ou horticole; > existence de serres; > topographie : les plaines sont plus propices que les secteurs vallonnés; > valeurs paysagères et naturelles : exclusion de secteurs dont la qualité paysagère ou la valeur naturelle est reconnue. Elle tient également compte des projets inscrits dans le plan directeur cantonal, notamment : > urbanisation; > aménagement de pénétrantes de verdure. 74 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

85 l extension de la zone d activités. Quant au secteur de La Repentance, il constitue le site identifié pour un développement urbain Exploitations agricoles Le secteur primaire (agriculture) est historiquement très important dans cette commune qui est restée très rurale jusqu à la seconde moitié du 20 e siècle. Cependant s il a connu une expansion entre les années 1980 et 2000, le nombre d emplois et d exploitations a reculé, en même temps que la surface agricole utile (cultivée) entre 2000 et En 2005, il y avait 12 exploitants agricoles «importants» 5 basés sur la Commune. Ce chiffre n a que peu varié depuis 1980 (entre 8 et 12 exploitations). Le nombre d emplois (y compris ceux générés par l horticulture) est alors de Exploitations Emplois Évolution des exploitations et emplois agricoles sur la commune, source OCStat Surface agricole utile Total % 33.1% 36.5% 37.0% 41.5% 41.6% 28.5% Évolution de la surface agricole utile, source OCStat Les domaines d activités sont variés, comprenant des exploitations mixtes (notamment grandes cultures et vigne) et plusieurs entreprises plus spécialisées (viticulture, horticulture, floriculture et maraîchage). Cette diversité explique le nombre relativement élevé d exploitations. Celles ne cultivant pas ou peu de terres ouvertes sont généralement plus petites, comme le confirment les statistiques : En 2005, seules 4 exploitations totalisent plus de 20 hectares, dont une avoisine 40 hectares. La surface moyenne des exploitations basées sur la Commune est de 14.6 ha. 5 Exploitant(e)s pour lesquel(le)s l agriculture est l activité professionnelle principale. A noter que les statistiques des exploitations ne se rapportent pas aux surfaces communales, mais aux surfaces utilisées par les exploitants dont le centre d exploitation est à Collonge-Bellerive. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

86 La culture de la vigne occupe 10 % des surfaces des exploitations, contre 75.5 % de grandes cultures et 5 % de prairies et pâturages. Les autres cultures (horticulture, floriculture, maraîchage) couvrent 9.5 % des terres exploitées. La production de viande ou de lait n a plus cours sur la Commune. Constructions agricoles Vignes Zones agricoles spéciales Plusieurs exploitations pratiquent la vente directe, en particulier pour le vin, les fleurs et les produits de l horticulture. Actuellement, certaines exploitations sont gérées par des chefs de culture ou sont reprises par d autres entreprises extérieures à la Commune. 76 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

87 A l instar de la tendance récente, les concentrations vont très vraisemblablement se poursuivre et le nombre d exploitations encore gérées par des familles d agriculteurs de la Commune va encore se réduire. L évolution de la Commune, en particulier depuis deux décennies, entraîne logiquement quelques contraintes nouvelles pour la plupart des exploitants. La croissance de la population résidentielle et des activités de plein air, le développement du trafic de transit ou encore la multiplication d aménagements routiers obligent à une certaine adaptation lors des travaux agricoles. En outre, l augmentation du nombre de promeneurs (et de chiens) dans l espace agricole peut potentiellement entraîner des dommages ponctuels aux cultures (cette problématique étant semble-t-il limitée à Collonge-Bellerive). Ainsi, dans un tel contexte général, les exploitants sont souvent intéressés de pouvoir mieux communiquer avec les habitants et les usagers de l espace agricole. La Commune peut y jouer un rôle, en contribuant à la diffusion d informations et en promouvant les exploitations locales. La collaboration avec les exploitants agricoles pourra également s intensifier en cas de développement d un programme visant la conservation du paysage, en particulier pour l entretien et le renouvellement du maillage vert. Mesures Agriculture > Définir avec les exploitants quels sont les besoins en termes d information et de communication vis-à-vis des habitants et des usagers de l espace agricole (par exemple : panneaux d information ; pages internet, promenade didactique, fêtes et manifestations). > Contribuer à la réalisation des mesures identifiées au point précédent. > Élaborer avec les exploitants et les propriétaires fonciers un programme d entretien et de renouvellement du maillage vert. Voir fiche de mesure 6-1. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

88 6.3 Nature et Paysage Insertion du territoire communal dans la région Arve & Lac Une analyse à différentes échelles permet d évaluer les valeurs paysagères et naturelles ainsi que les fonctions des espaces agricoles et arborés de la commune. A l échelle régionale, le Plan vert-bleu a été développé par l Etat (Direction Générale de la nature et du paysage) pour orienter la planification en matière d aménagement du territoire. Il est une déclinaison du Réseau Ecologique National (REN, lui-même intégré à la Conception «Paysage Suisse», approuvée en 1997 par le Conseil Fédéral). Ce plan d application cantonal et transfrontalier identifie les espaces prioritaires à maintenir, à renforcer, à revitaliser et à maintenir/remettre en réseau. Il distingue les espaces boisés (continuum vert), les cours d eau et milieux humides (continuum bleu) et les milieux agricoles extensifs (continuum agricole extensif). Considérant la situation de la commune - à l interface entre la zone suburbaine et la campagne et en bordure du lac - on relève que son territoire ne contribue pas de manière majeure au réseau écologique régional. La commune comporte toutefois des espaces importants pour la faune : des «zones nodales» (zones où la biodiversité est la plus élevée) situées le long des Nants (Nant de Fossaz et Nant de Cherre) et du Léman (réserve de la Pointe-à-la-Bise), des «zones d extension» (milieux naturels ou extensifs connectés à ces zones nodales), et des «zones complémentaires». Dans le cadre du projet d agglomération, des mesures paysagères cadre pour le développement de l agglomération à l horizon 2030 ont été définies. Selon le schéma d agglomération, les principales composantes naturelles et paysagères à conserver sont le lac et le fond territorial agricole. A l échelle de la Commune, les mesures paysagères prévues concernent : l aménagement ou le développement de nouvelles césures vertes au nord du territoire et la requalification de l espace rue (végétalisation) et des 78 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

89 infrastructures le long de la route de Thonon. La zone industrielle de La Pallanterie est classée en tant que «lieu de frottement» entre les options «urbanisation-mobilité» et les impératifs de la protection de l environnement et du paysage. Au niveau du plan directeur cantonal, on relève qu une pénétrante de verdure est identifiée au nord de la commune. Elle relie le lac (Savonnière) à la zone agricole à l est. Cette pénétrante est reprise dans le schéma d agglomération précité. D une manière générale, les politiques d aménagement du Canton et de la Commune doivent garantir la fonctionnalité de cette pénétrante et plus largement assurer la conservation de larges couloirs agricoles entre «l arrière- pays», les coteaux et le lac, tant au sud qu au nord de Saint-Maurice. Enfin, on note que le plan directeur cantonal répertorie également les couloirs de déplacement de la grande faune. Aucun ne traverse la Commune, en raison de l absence de grands bois et des limites naturelles et anthropiques (lac, urbanisation). Extrait du plan vert-bleu, région «Arve - Lac» Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

90 6.3.2 Contexte communal Continuums A l échelle de la Commune, les continuums «vert» et «agricole extensif» du plan vert-bleu mettent en évidence les espaces prioritaires pour la nature). Milieux «naturels» terrestres et maillage vert La commune de Collonge-Bellerive abrite encore une diversité significative de milieux naturels et semi-naturels, reliques d un passé où son territoire était moins urbanisé et à vocation principalement agricole. En particulier, on peut relever : > Les petits massifs forestiers et les cordons boisés des cours d eau ; > Les haies arborées, allées et alignements de chênes, témoins d un réseau bocager séculaire ; > Certains parcs et jardins privés richement arborés, qui selon leur entretien peuvent constituer un espace favorable à la faune et à la flore ; Extrait du plan vert-bleu, continuum vert (plan sans échelle) Plus largement, des petites structures extensives existent dans la zone agricole et contribuent à la valeur paysagère et écologique de la Commune. On trouve notamment quelques haies arbustives (essences indigènes), des arbres isolés et des vergers à haute ou moyenne tige. De plus, des surfaces de compensation écologiques mises en place par les exploitants agricoles (prairies extensives, pâturages, jachères) complètent efficacement la mosaïque. Considérés globalement, ces éléments composent le maillage vert. Sa cartographie, complémentaire à l identification des continuums, apporte une lecture plus fine et plus orientée sur le paysage. La figure illustre le maillage de la Commune. La permanence d un réseau bocager (essentiellement composé par des haies et alignements de chênes) est encore localement perceptible. La partie nord présente encore des cordons et alignements remarquables. Extrait du plan vert-bleu, continuum agricole extensif (en plus foncé, les surfaces nodales, essentiellement composées des surfaces de compensation écologiques) (plan sans échelle) 80 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

91 Les principales structures qui composent ce maillage sont décrites ciaprès (forêt, haies et alignements), en mettant en évidence leurs caractéristiques naturelles et paysagères. Forêt Chêne au chemin de la Gentille (IVS GE ) Selon les lois cantonales et fédérales, toute forêt existante est protégée. A Collonge-Bellerive, les surfaces forestières ne représentent que 2.5 % du territoire, composées de chênaie à gouet plus ou moins atypique (selon le niveau de conservation). Elles constituent néanmoins des unités intéressantes pour la faune. Ces petits massifs sont contenus dans les zones résidentielles et composent parfois le «fond du jardin» de propriétés privées. Cette situation explique que la nature forestière soit localement dégradée et que des cas de «défrichements insidieux» soient relevés. Le canton a établi un plan directeur forestier, qui définit les orientations cantonales en matière de gestion forestière. Ce document précise les fonctions prioritaires des massifs et donne des principes de gestion. Sur la Commune, la majeure partie des massifs s est vu attribuée la fonction «nature». Haies arborées en bordure est de Collonge Les objectifs à viser pour les administrations cantonales et communales sont la conservation et la régénération des surfaces forestières, ainsi que la limitation des défrichements insidieux. Une démarche de gestion commune (administrations précitées et propriétaires privés) doit augmenter l efficience des actions, notamment en termes de coût et de résultats. Structures linéaires arborées et voies historiques Les structures linéaires composées d essences indigènes, telles les haies vives (arbustives), les alignements d arbres et les haies arborées représentent plusieurs km linéaires. Ces éléments sont les témoins du bocage qui caractérisait la zone agricole, il y a encore quelques décennies. Les arbres décrits comme remarquables lors du relevé dendrologique de 1976 se situent en majorité sur le domaine privé. Peu de haies vives sont présentes en limite de parcelles agricoles. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

92 Des alignements historiques possédant une grande qualité paysagère et patrimoniale sont présents aux abords du village de Collonge-Bellerive et le long de certains chemins agricoles (voies historiques). L'inventaire des voies de communication historiques de la Suisse (IVS) précise le tracé des voies historiques, leur passé, leur état (notamment la substance historique encore présente) et leur importance (locale, régionale ou nationale). Il définit les bases de la conservation, de l'entretien et de l'usage des objets à protéger (voir chapitre 8.5). Maillage vert 82 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

93 En comparant la «carte Siegfried» (carte établie à la fin du XIX e siècle) à la situation actuelle, on constate que le long de plusieurs voies historiques les alignements d arbres ont, pour l essentiel, disparu. Ces voies sont notamment : le ch. de Contamines-sous-Cherre, le ch. de la Gabiule, le ch. de la Dame, le ch. de St.-Maurice, le ch. des Foulis, le ch. de la Gorge, le ch. du Pré-d Orsat, le ch. de Mancy, le ch. des Champs-de-la Grange, le ch. des Crêts de La-Capite. On relève toutefois que des renouvellements et des travaux d entretien ont localement été réalisés, notamment le long des chemins de Blémant et de la Plantée-du-Chêne (interventions de la Commune) ou plus conséquemment dans la Campagne de Séchant (projet commun du Fonds Suisse pour le Paysage, de l Etat de Genève, des Communes de Collonge- Bellerive et de Corsier et du propriétaire foncier, ). A plus large échelle, aucun autre projet de renouvellement n est prévu sur la Commune. Toutefois, au vu du caractère vieillissant de nombreux alignements, des mesures d entretien et de renouvellement seraient nécessaires pour conserver la valeur paysagère et patrimoniale de ces ensembles. La fiche 6-1 traite de cet aspect. Parc et jardins Avec une surface représentant presque 46 % de la surface communale, la zone villa couvre une surface importante de la Commune. Elle a de ce fait un potentiel important pour la faune et la flore indigène. Dans la frange ouest de la Commune, la densité des parcs et des jardins richement arborés est importante. Ces surfaces sont les plus accueillantes pour la faune sauvage, en raison du cloisonnement moindre (grandes parcelles), de l arborisation ancienne et de l entretien parfois plus extensif des pelouses. Vergers de fruitiers haute tige Le Direction Générale de la Nature et du Paysage (DGNP, Etat de Genève) a réalisé en sur le canton le recensement des vergers traditionnels (composés d arbres fruitiers à haute tige) en zone rurale. La Commune n en abrite que peu : il subsiste quelques surfaces relictuelles Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

94 autour du village de Collonge et du hameau de Saint-Maurice. La majorité des fruitiers à haute tige sont sénescents ou dépérissants. Rive et beine lacustres La réserve naturelle de la Pointe-à-la-Bise abrite plusieurs milieux humides, dont une cariçaie et la dernière roselière lacustre de valeur du canton de Genève. Elle représente un des rares rivages naturels du Petit- Lac. Elle joue un rôle important dans la conservation de la flore et de la faune aquatique, en permettant à des espèces rares et/ou menacées d y accomplir une partie ou la totalité de leur cycle (voir la partie Faune et flore). Ce site est inscrit comme site d importance nationale pour la reproduction des batraciens (Obat) et est inclus dans une réserve d oiseaux d eau et de migrateurs d importance nationale (OROEM, cf. ci-après). Les travaux de renaturation réalisés en 1998 ont permis de la «rajeunir» et ainsi d augmenter sa capacité d accueil pour la faune. A présent, elle fait l objet d un entretien de routine et d interventions ponctuelles qui découlent du plan de gestion élaboré pour le site (GREN, 2004). Excepté la Pointe-à-la-Bise et quelques rares plages de galets, il n y a plus de rives naturelles sur le territoire communal. L espace lacustre n en demeure pas moins très riche, tant pour les macrophytes (plantes aquatiques faussement appelées «algues»), la faune piscicole et les oiseaux d eau. Toute la frange lacustre de Collonge-Bellerive est d ailleurs inscrite à l Ordonnance sur les réserves d oiseaux d eau et de migrateurs d importance internationale et nationale (OROEM, objet Port Noir- Hermance, n 118). Rive artificielle et parc arboré Mesures Nature et Paysage > Revitaliser le maillage vert de la Commune : développement d un projet à l échelle communale (par étapes et par secteurs, en définissant des priorités), visant l entretien, le renouvellement et le rajeunissement des structures arborées et arbustives existantes, ainsi que la reconstitution d alignements et de haies disparues. Le cas échéant, évaluer les oppor- 84 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

95 tunités de développer un réseau agro-environnemental. - Intervenants : privés, exploitants, Commune, Canton, Fondations. Voir fiche de mesures 6-1. > Encourager les initiatives locales en faveur de la biodiversité, en particulier dans les zones résidentielles. Favoriser l information. - Intervenants : privés, Commune, Canton. > A la Pointe-à-la-Bise, soutenir les activités de gestion du milieu naturel et d éducation. - Intervenants : Pro Natura, Commune, Canton. Périmètres protégés sur le plan national Faune et flore Ce chapitre présente la situation de groupes d espèces représentatifs et précise les espèces menacées, lorsque leur présence à Collonge-Bellerive est documentée. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

96 a) Mammifères La commune abrite 9 espèces de chauve-souris (sur les 23 du canton, dont plus de la moitié sont très menacées en Suisse (source : centre de coordination ouest pour l étude et la protection des chauves-souris, C. Schönbächler). La situation du territoire communal - absence de grands massifs boisés, cloisonnement de l espace - ne permet pas la présence permanente de la grande faune (sanglier, chevreuil). Le lièvre est présent dans la zone agricole. Des espèces peu ou moyennement exigeantes - écureuil roux, hérisson, renard - sont présentes, notamment dans les zones résidentielles. b) Avifaune La commune de Collonge-Bellerive présente une avifaune diversifiée, avec 61 espèces nicheuses (Atlas de oiseaux nicheurs du canton de Genève, 2003). Le site de la Pointe-à-la-Bise permet la nidification de plusieurs espèces exigeantes, dont le Blongios nain (inscrit sur la liste rouge suisse). La réserve et toute la frange lacustre ont une importance élevée pour les oiseaux d eau hivernants. Plusieurs milliers de canards y stationnent et s y nourrissent, dont des espèces menacées en Europe comme la Nette rousse et le Fuligule nyroca. Outre les hivernants, les rives naturelles de la Pointe-à-la-Bise joue un rôle important comme site d escale pour les oiseaux migrateurs (petits échassiers, passereaux), qui s y arrêtent au printemps et en automne. Les grandes propriétés et les haies de chênes abritent notamment le Rougequeue à front blanc et le Rossignol philomèle, deux espèces sensibles qui font partie du Programme de conservation des oiseaux en Suisse (comprenant 50 espèces prioritaires et piloté par la Station ornithologique suisse et l ASPO/BirdLife Suisse). c) Amphibiens Comme pour les autres groupes, la Pointe-à-la-Bise représente le site le plus important pour les amphibiens sur la commune. Il héberge cinq 86 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

97 espèces sur les dix présentes sur le canton. Mais sa faible surface et son isolement pourraient provoquer la diminution à moyen terme des populations présentes. D autres sites plus réduits (la Chênée et la Gabiule), abritent des petits étangs qui représentent des relais pour ce groupe. d) Reptiles Selon la base de données du centre suisse de cartographie de la faune (CSCF), le Lézard des murailles est présent sur la commune. La présence d orvets dans les jardins les plus naturels de la zone villas est probable (mais absence de données récentes). Selon le plan de gestion de la Pointe-à-la-Bise (GREN, 2004), la Tortue de Floride et la Cistude d Europe seraient également présentes (3 observations en ). e) Poissons Selon le plan de gestion de la Pointe-à-la-Bise (GREN, 2004) la pêche électrique réalisée en septembre 2002 dans la lagune de la Pointe-à-la- Bise et les observations directes faites au printemps 2003 met en évidence la présence de 8 espèces de poissons. Les eaux lémaniques sur territoire de la Commune doivent, selon les saisons, hébergés la totalité des espèces du Petit-Lac. f) Invertébrés Selon les données du CSCF, aucune espèce de rhopalocères (papillons diurnes), d orthoptères (sauterelles et criquets) ou d odonates (libellules) menacée au niveau national n est présente sur la Commune. Concernant les odonates, 19 espèces ont été relevées, toutes à la Pointe-à-la-Bise. La présence du grand capricorne (coléoptère figurant sur la liste rouge suisse) est attestée sur des vieux chênes (présence de galeries). Le lucane cerf-volant, également menacé au niveau national, pourrait également se maintenir dans des alignements de vieux chênes. g) Flore Les travaux d inventaire liés à la liste rouge du canton de Genève ont permis de mettre en évidence la flore menacée du canton. Sur la commune de Collonge-Bellerive, 9 espèces sont en danger critique (8 de mi- Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

98 lieux terrestres (milieux messicoles et prairiaux) et 1 de milieux humides), 18 espèces en danger, dont 7 de milieux terrestres et 11 de milieux humides, et 14 espèces vulnérables (dont 10 terrestres et 4 aquatiques) (Centre du réseau suisse de floristique, CRSF, 2008). La flore menacée est donc essentiellement liée aux milieux humides (16 espèces à la Pointe-à-la-Bise) et aux milieux extensifs agricoles (25 espèces). Ces milieux font l objet d un suivi et de mesures de gestion par la DGNP. Mesures - Faune et flore > Intégrer des mesures spécifiques pour la faune dans les mesures précédemment développées pour la section «Nature et Paysage». - Intervenants : privés, Commune, Canton, Associations. > Soutenir les projets spécifiques de protection de la flore. - Intervenants : privés, Commune, Canton, Associations. 88 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

99 7. POLITIQUE DU PAYSAGE, DES SITES ET DU PATRIMOINE Le terme de paysage se prête à de multiples interprétations : les oppositions entre les visions naturalistes et culturelles, les débats concernant son caractère objectif ou subjectif, etc. reflètent la complexité et la richesse d'une notion qui traite aussi bien des espaces vus que vécus, bâtis que non bâtis, hérités que projetés. Dans le cadre du plan directeur communal, le paysage n'est pas abordé en tant que domaine particulier, mais comme une démarche transversale. En effet, que ce soit au travers d'un aménagement routier, de la réalisation d'un équipement ou du développement d'un quartier, la dimension paysagère doit faire partie de la démarche de projet. Dans cette perspective, il s'agit moins de contraindre que de convaincre. Les chapitres suivants mettent ainsi en évidence les richesses paysagères et patrimoniales que l'on trouve sur la commune et qui doivent alimenter la réflexion lors de chaque projet. 7.1 Structure paysagère Les éléments caractéristiques de la structure paysagère de la commune définissent les principaux enjeux : Vue du chemin de la Savonnière La topographie générale est caractérisée par plusieurs petits crêts, parallèles au lac, au nord-est de la commune, un plateau où se situe Collonge et un coteau en pente douce plongeant vers le lac. La grande majorité de la zone de villa se situe sur ce coteau, du lac à La Capite et jusqu'à Collonge. Avec des vues sur le lac et le Jura, bien que la densité de l arborisation des propriétés limite souvent les points de vue. La relation avec le paysage lointain constitue néanmoins une valeur paysagère et à ce titre les vues encore existantes devraient être préservées. Le territoire communal, en dehors des localités, se divise en deux grandes entités : la zone de villas et les terres cultivées. Vue de la route de Thonon Les villas, qu elles soient en zone 5 ou en zone agricole sont souvent entourées d un jardin planté. Et même si les espèces exotiques prisées pour leur croissance rapide ou leur valeur ornementale ont souvent remplacé les espèces indigènes, à la pousse plus lente mais au port plus majestueux, il subsiste de très beaux spécimens disséminés sur le territoire. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

100 En outre les haies vives et les bosquets qui ponctuent les parcelles des villas, toutes espèces confondues représentent une qualité paysagère indéniable. Topographie communale, source : SITG Les terres cultivées représentent en 2005 environ 30 % de la surface totale de la commune. Les grands champs et les vergers, outre leur valeur paysagère intrinsèque, offrent au promeneur des dégagements visuels très intéressants sur le lac, le Salève et le Jura. 90 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

101 7.2 Atlas du territoire genevois En superposant le cadastre napoléonien ( ) sur le plan d'en semble actuel, cet atlas permet de mettre en évidence les éléments permanents et persistants 6 du territoire. La carte ci-après met ainsi en évidence la permanence de nombreux tracés de routes et chemins, du tissu bâti villageois et du parcellaire agricole dans la partie est du territoire. Extrait de l'atlas du territoire genevois, La Pallanterie Il apparaît également que tout le secteur nord-est du territoire (entre le hameau de Saint-Maurice et le lieu-dit de La Repentance) était en grande partie recouverte de hutins (ancienne forme culturale associant vignes, vergers et culture de céréales). La reconstitution de telles formes d'exploitation agricole constituerait un intéressant témoignage du paysage d'autrefois. Atlas du territoire genevois, CRR-IAUG 6 La permanence se réfère au caractère invariable d'un élément qui se retrouve de manière identique aux deux époques. La persistance introduit l'idée d'un changementtransformation, avec des éléments du tissu qui se sont substitués à d'autres, tout en gardant la même position sur le terrain. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

102 7.3 Sites archéologiques Le territoire communal comprend deux sites archéologiques fouillés ou partiellement fouillés, l église Saint-Léger, à Collonge (Co 01) et le site de l ancienne abbaye cistercienne de Bellerive, au chemin du Milieu 39B (Co 04). La commune compte encore 4 sites connus, dont : > Deux stations lacustres à la Pointe-à-la-Bise et à Bellerive (Co 02, Co 03). > Un drain romain au chemin du Pré-d Orsat (Co 08). > Un établissement gallo-romain au lieu dit «sur la villa», chemin de Blémant (Co 09). et 4 sites présumés : > Eglise Saint-Maurice et nécropole au lieu-dit «le Cimetière» (Co 05). > L ancien village de Petit-Cherre, situé à l angle de la route d Hermance et du côté impair du chemin de la Savonnière. (Co 06). > Des sépultures et une dalle en molasse au 45 de la route de Thonon (Co 07). > Le tracé supposé de la voie romaine de la rive gauche (Co 10). Par ailleurs des objets isolés ont été trouvés : trésor monétaire à Vésenaz (Co 12) et squelette à Sous-Caran (Co 13). 7.4 Inventaire fédéral des voies de communication (IVS) L inventaire fédéral des voies de communication historiques de la Suisse (IVS) est établi en application de l'article 5 de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN). L'IVS distingue trois niveaux hiérarchiques d'importance de la voie (nationale, régionale et locale) et trois degrés de préservation des traces historiques, dépendant également d éléments tels que murs, végétation, bornes, croix, etc. (sans substance, avec substance et avec beaucoup de substance). Les objets répertoriés à l IVS sont : > Les chemins des Prés-Galland (GE 6.3.6) et de Séchant (GE 6.3.7), inscrits comme voie d importance nationale avec beaucoup de subs- Allée de charmes au chemin de la Gabiule (IVS ) et allée de chênes le long du chemin de Blémant (IVS GE ) 92 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

103 Le chemin de Séchant tance 7. Le premier est bordé de haies et d une allée de chênes multicentenaires. Le second est bordé par un cordon boisé formé par un alignement de chênes. > Le chemin du Château-de-Bellerive (GE ), inscrit comme voie d importance nationale avec substance. > Les chemins de la Gorge (GE 203.1) et de la Gentille (GE ), inscrits comme voie d importance régionale avec substance. > Les chemins de la Gabiule (GE ), de Blemant (GE ) des Foulis (GE ), inscrits comme voie d importance locale avec substance. La commune de Collonge-Bellerive se positionne historiquement comme important point de passage entre Genève et Thonon. Dès le Moyen-Age, le chemin transitant par Ruth, le centre de Vésenaz et Saint-Maurice était un important trait d union entre Genève et le Chablais. Dès la fin du 18 e siècle, un second tracé, la route du Chablais, puis route du Simplon (actuelles route de La-Capite puis de Thonon) vient renforcer cette liaison. Ces deux itinéraires, plus la route du bord du lac, construite dès 1860, ont une importance nationale, même si les exigences du transit moderne les ont vidées de leur substance historique. La route d Hermance et certains tracés perpendiculaires au lac, dont le chemin de Saint-Maurice ou la route de Compois ont également une importance historique régionale. Certaines parties de ces tracés ont su garder leur substance historique, comme le chemin de Séchant, partie de la première route reliant Thonon à Genève. Ce chemin a perdu toute son importance en tant que lieu de passage (trafic agricole seul autorisé), au profit des routes de Thonon et d Hermance, mais grâce à sa haie de beaux arbres et à son revêtement naturel, son cachet ancien est resté intact. 7 La substance d une voie est définie par la persistance d éléments historiques liés au tracé : murs de pierre, alignements d arbres, haies, revêtements, bornes, etc. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

104 7.5 ICOMOS L'ICOMOS (International Council on Monuments and Sites) est une organisation non gouvernementale, présente dans de nombreux pays, se consacrant «à la conservation et à la protection des monuments, des ensembles et des sites du patrimoine culturel» ( Le groupe de travail «jardins historiques» de la section suisse de l'icomos travaille à un «inventaire détaillé ainsi qu'à l'étude scientifique de l'histoire de l'art des jardins. Le recensement fournit aux instances concernées les bases qui leur permettent de développer une politique de protection des jardins et des parcs historiques». Les jardins recensés sur le territoire communal figurent sur la carte ciaprès. 94 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

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106 7.6 Projet des 3 Nants Un concept d évolution paysagère pour la région de Meinier («Projet des 3 Nants») a été établi en 2002 par l AGCETA et le bureau In Situ Vivo. Une partie des aménagements paysagers envisagés touche également le territoire de Collonge-Bellerive, notamment dans le secteur de la zone industrielle et artisanale de La Pallanterie. Le projet repose sur l intégration de 6 grandes thématiques que sont la nature, le paysage, le patrimoine, l agriculture, les loisirs et l information. Extrait du projet des 3 nants : arborisation existante et future. Source : In Situ Vivo / AgriGenève 7.7 Un projet paysager Le projet paysager synthétise une multitude de mesures d'aménagement définies dans les différents chapitres du plan directeur. Il permet d'inscrire toutes ces approches sectorielles dans un concept qui assure la cohérence de l'ensemble. Il peut être décliné au travers de ses diverses composantes: > La structure bocagère a été largement supprimée dans les grandes aires d'exploitation agricole. Il s'agit de reconstituer cette structure et de l'intégrer à un réseau agro-paysager. Alignement d arbres au chemin de Blémant 96 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

107 > On y compte également de très nombreux alignements de vieux arbres (chênes) d une grande valeur paysagère et patrimoniale (vestiges et témoins du passé). Les enjeux consistent d une part à assurer leur pérennité (prévoir leur remplacement) et d autre part à compléter les alignements et à les intégrer dans les réseaux de promenades. > De nombreux arbres isolés constituent de véritables monuments qui sont autant des repères spatiaux et temporels. Ils méritent d'être identifiés et protégés. > La mise en valeur des espaces publics villageois (places, parcs) et notamment des traversées de localité (séquences d approche, centre villageois) constitue également un objectif communal. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

108 98 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

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111 8. PLAN DIRECTEUR DES CHEMINS POUR PIÉTONS L'élaboration du plan directeur des chemins pour piétons découle de la loi fédérale sur les chemins pour piétons et les chemins de randonnée pédestre, L Il fait partie intégrante du plan directeur communal. Le plan directeur des chemins pour piétons doit indiquer les exigences spécifiques en faveur des piétons dans les différents domaines qui traitent de l'aménagement urbain : circulations, urbanisme, aménagement des espaces publics et paysage. Il définit des objectifs en faveur des piétons, desquels découlent des principes d'aménagement qui concernent ces différents domaines. La mise en œuvre des principes d'aménagement se fait au travers d'études sectorielles qui permettent de préciser les mesures d'aménagement. Ainsi, le rôle du plan directeur est avant tout d'identifier les problèmes et les déficits de liaisons. Les solutions et les détails étant abordés au niveau des projets particuliers. Dans cet esprit, le plan directeur doit être considéré comme un document évolutif. Les mesures qui sont décrites ne sont ni exhaustives, ni définitives. A l'occasion d'études sectorielles, de nouveaux besoins peuvent surgir ou être précisés. 8.1 Relations avec d autres documents de planification Plan directeur routier Il définit la hiérarchie du réseau en distinguant le réseau primaire, le réseau secondaire et le réseau de quartier. Le plan directeur des chemins pour piétons est conforme à ce document. Plan directeur chemins de randonnée pédestre Conformément à la législation fédérale, le canton de Genève a approuvé le 15 décembre 2001 un plan directeur des chemins de randonnée pédestre. Le département de l intérieur et de la mobilité (DIM) est compétant pour le maintien, l'accessibilité et le développement du réseau des chemins. Il a chargé la direction générale de la nature et du paysage (DGNP) d'entretenir et de baliser le réseau selon les directives fédérales. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

112 L'inscription d'un chemin dans le plan directeur a pour effet de contraindre les autorités à garantir son accès au public. Chemins de randonnée pédestre définis par le canton: > n 25: Vésenaz, Pressy, Cologny, > n 25a: Pressy, Rouelbeau, > n 26: Vésenaz, Saint-Maurice, Corsier-Port, > n 26a: Corsier, Les Bouchilles, > n 27: Choulex, La Pallanterie. PLQ approuvés et études d aménagement De nombreux PLQ dans le village de Vésenaz prévoient des servitudes de passage. Celles-ci ont été reportées dans la fiche de mesures 8-1, Itinéraires piétonniers à Vésenaz. Plans directeurs des communes voisines Chemins de randonnée pédestre Les plans directeurs de Cologny (approuvé par le Conseil d'etat le 11 février 2004), de Meinier (approuvé par le Conseil d'etat le 10 janvier 2007) et de Corsier ont été consultés afin de s assurer de la continuité des réseaux planifiés. Cette continuité concerne essentiellement les itinéraires de randonnée pédestre. 8.2 Enjeux généraux La planification d'un réseau piétonnier relève : > du paradoxe parce que le piéton est multiple, ses motivations diverses et qu'il utilise tous les espaces à disposition pour se déplacer selon ses besoins : raccourcis périlleux ou détours bucoliques. La liberté qu'offre la marche à pied est précisément celle du choix du parcours, improvisé, détourné ou réfléchi ; > de l'évidence parce que sur le terrain on ne peut que constater la multiplication des entraves de toutes natures : clôtures, routes à grand trafic, dénivellations, etc. sont autant d'éléments qui tendent à rendre le territoire de plus en plus imperméable aux déplacements à pied ; 102 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

113 > de la nécessité car, d'une part, les piétons sont particulièrement vulnérables dans le trafic et, d'autre part, la marche à pied est un mode de déplacement totalement respectueux de l'environnement et favorable à la santé. Ce triple constat détermine les principales options du plan directeur, soit la mise en place d'un réseau piétonnier qui réponde aux critères de sécurité, de continuité et de confort La sécurité Parce qu'ils sont l'espace privilégié des enfants et des personnes âgées notamment, les cheminements piétonniers doivent répondre à un haut degré de sécurité que ce soit au niveau des aménagements eux-mêmes (par exemple, visibilité aux traversées piétonnes) ou au niveau de l'usage de l'espace public en général (empêcher le stationnement sauvage sur les trottoirs, abaisser les vitesses à certains carrefours ou sur des tronçons, etc.). La sécurité des piétons est primordiale L'amélioration de la sécurité est une tâche continue à mener sur l'ensemble du réseau, quel que soit le niveau hiérarchique de la voie. La sécurité et le confort des piétons sont fortement dépendants des mesures de circulation. Cette réalité est ainsi traduite dans la loi (L 1 60) 8 qui dans son article 16, précise : «Les plans adoptés en vertu de la présente loi seront pris en compte par le département de justice et police et des transports pour l'établissement de mesures concernant la circulation, notamment en matière de modération du trafic». Visibilité avec ou sans avancée de trottoir, source: Les voies urbaines, cahier TEA n 8 La sécurité doit être assurée partout. Mais elle est particulièrement importante à proximité des écoles et des homes pour personnes âgées (populations fortement exposées aux risques) et sur les axes principaux (milieux souvent hostiles aux piétons et pourtant fortement fréquentés pour rejoindre les arrêts de transports collectifs, par exemple). 8 Loi sur l application de la loi fédérale sur les chemins pour piétons et les chemins de randonnée pédestre (LaLCPR). Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

114 Il existe sur la commune 4 lignes de Pédibus, 2 à Collonge et 2 à Vésenaz. Ce réseau permet d'améliorer la sécurité des enfants sur le chemin de l'école. Le présent volet traite particulièrement de la sécurité liée au trafic automobile, car il s'agit de la principale cause d'accidents impliquant les piétons et de plus, ce sont souvent des accidents graves. Objectifs > Améliorer la sécurité des piétons sur tous les axes routiers. > Sécuriser tout particulièrement les traversées des routes principales. > Modérer la vitesse des véhicules. > Renforcer la sécurité des enfants sur le chemin de l école. Principes d aménagement Temps de parcours à pied, estimé > Traversées piétonnes du réseau primaire et secondaire : avec refuges ou zones surélevées. > Traversées piétonnes du réseau de quartier : selon les cas, refuge, avancées de trottoir (notamment lorsqu'il y a du stationnement le long de la rue), trottoir continu, surélévation, etc. A l'intérieur des zones 30, les traversées piétonnes ne sont en principe pas marquées. Dans ces cas, des dispositifs particuliers doivent éventuellement être mis en place pour garantir la sécurité des piétons aux endroits critiques. > Eclairage des traversées piétonnes : elles doivent être éclairées selon les directives de l'association suisse pour l'éclairage (SLG). > Refuges : largeur minimum de 2 mètres afin de permettre à une personne avec une poussette ou une chaise roulante d'être à l'abri. > Trottoirs : le réseau primaire et secondaire devrait être équipé de trottoirs des deux côtés. Quant au réseau de quartier, selon l'aménagement, on peut envisager 1, 2 ou pas de trottoir (mixité complète, par exemple dans le cas de rues résidentielles ou zones de rencontre). > Dimensions : La largeur minimum des trottoirs devrait être de 1.50 mètres. A proximité des écoles ou sur les parcours proches des grands générateurs de déplacement des piétons, une largeur supérieure peut s'avérer indispensable. > Amélioration de la visibilité piétons-automobilistes. 104 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

115 > Modération des vitesses : mise en place des dispositifs permettant de diminuer la vitesse en fonction des situations particulières (zone 30 et de rencontre, mesures d aménagement). > Arrêts de transports collectifs : les trottoirs doivent être suffisamment larges pour que les passagers en attente ne débordent pas sur la chaussée La continuité La notion de réseau implique celle de continuité consistant à interconnec ter différents cheminements pour former un maillage irriguant l'ensemble du territoire. Le réseau comprend donc les sentiers, les trottoirs, les places (de jeux, de parking), les jardins, les cours d'école les passages piétons, etc. qui constituent chacun le maillon d'un parcours (utilitaire, quotidien, de délassement, etc.). La continuité des itinéraires est primordiale pour une accessibilité fine de l'ensemble du territoire La continuité des parcours est à rechercher principalement au travers des opérations d'urbanisation qui permettront de créer de nouveaux cheminements et par la suppression des obstacles à la marche à pied. Dans les quartiers de villas qui sont particulièrement étanches, il importe de saisir les opportunités de nouvelles constructions pour négocier les servitudes de passage qui progressivement permettront de créer de nouvelles liaisons piétonnes. Ces améliorations se concrétisent par des compléments à certains tronçons et la création de nouvelles liaisons. La réalisation de ces cheminements se fera en partie au travers des PLQ planifiés ou à planifier, notamment à Vésenaz ou Collonge et par la négociation de servitudes de passage, soit lors de projets de construction, soit avec les propriétaires fonciers et les agriculteurs. Une coordination étroite entre Canton et Commune est indispensable. Chemin piéton à l Hôpital de Bellerive. Ce chemin n'est pas relié à un réseau d'itinéraires piétonniers Actuellement le réseau piétonnier de la commune souffre d'un certain morcellement, en particulier dans les liaisons perpendiculaires au lac. Les itinéraires sont souvent discontinus. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

116 Objectifs > Assurer la continuité du réseau et une bonne intégration de tout le territoire. > Densifier le réseau de chemins ouverts au public pour éviter les détours. Principes d aménagement > Aménagement de nouveaux chemins pour piétons. > Négociation de servitudes de passage pour la réalisation de tronçons sur terrains privés. > Inscription de servitudes de passage dans le cadre d opérations d urbanisation (PLQ ou densification sectorielle). Dans les zones de développement, la loi (L 1 60) indique que la réalisation et l'entretien des chemins incombent, en principe, aux propriétaires. > Etablissement, si nécessaire, de plans localisés de chemin pédestre. Cheminement à travers champs à créer, aux Contamines. Entre le chemin de Contamines-Sous-Cherre et le chemin du Milieu Le confort Outre la sécurité, le confort des chemins piétonniers constitue également un facteur important pour favoriser la marche. Or, le confort tient souvent à des détails qui généralement échappent aux circuits traditionnels de décision. La notion de confort se décline en effet au travers de multiples éléments qui peuvent apparaître comme de petits détails, mais qui se révèlent déterminants dans la pratique et l'usage des cheminements : abaissements de trottoirs devant les passages piétons, mains courantes le long des rampes ou d'escaliers, éclairage suffisant, revêtement qui ne devient pas impraticable à la première pluie, trottoirs "désencombrés" de tout ce qui fait obstacle, bancs pour se reposer, etc. Toutes ces mesures permettent de rendre plus agréable la pratique de la marche. Les cheminements piétons doivent présenter un certain confort pour tous les usagers Tous les piétons sont concernés par l'amélioration du confort des cheminements. Toutefois, les personnes âgées et à mobilité réduite ainsi que les enfants sont particulièrement sensibles à ces aspects qui peuvent constituer plus facilement une entrave au déplacement. C'est pourquoi les principes développés tiennent tout particulièrement compte des besoins de ces catégories de personnes. Extrait des «Directives pour les voies piétonnes adaptées au handicapés». 106 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

117 Le confort est une notion à la fois objective et subjective : objective par rapport aux attentes de certains usagers quant à l aisance de leurs déplacements et subjective par rapport à la qualité spatiale, environnementale et paysagère des itinéraires. Bancs publics Selon une étude réalisée par la ville de Londres, parmi les personnes souffrant d'une "incapacité" (disability) mais parfaitement en mesure de marcher, le 30% ne peut pas effectuer plus que 50 m sans s'arrêter ou sentir des douleurs à cause de la station verticale du corps et le 20% entre 50 et 200 m. Cette étude arrive à la conclusion que, dans les zones à forte densité piétonne, il devrait y avoir un banc tous les 50 m. (Inclusive Mobility, Department For Transport, London, September 2003). La prise en compte des usagers à mobilité réduite est un critère déterminant dans la notion de confort. Pour ceux-ci, le confort se traduit par des chemins dégagés de tout obstacle pouvant provoquer une gêne sur le parcours. Il s agit des barrières architecturales obstruant le passage ou le réduisant à moins de 1.20 m. (largeur minimum pour le croisement entre piéton et fauteuil roulant), du mobilier urbain placé au milieu du trottoir, des parcours chaotiques imposant des détours, du revêtement de sol mal entretenu, etc. Pour les personnes âgées, la présence de bancs le long des parcours est indispensable. Les personnes âgées se déplacent plus fréquemment à pied que la moyenne de la population. A partir de 75 ans environ, moment où elles entrent dans une période dite de «fragilisation», un aménagement urbain inhospitalier peut représenter un frein à leur mobilité. La qualité des itinéraires est aussi un critère important, lié au plaisir d emprunter tel ou tel parcours. Ainsi, les aspects paysagers d un itinéraire sont à prendre en compte pour agrémenter les cheminements piétons. Il s agit de: - la qualité environnementale, - la présence ou non d éléments naturels, - les dégagements visuels, - la richesse spatiale des séquences successives, etc. Dès lors, le confort des parcours piétonniers est à envisager au travers de mesures d améliorations ponctuelles ainsi qu au travers de l embellissement général des itinéraires pratiqués par les piétons. Le confort des personnes à mobilité réduite est à prendre en compte Objectifs > Améliorer le confort du réseau piétonnier pour l'ensemble des usagers. > Rendre les itinéraires piétons attractifs afin de favoriser la marche à pied. Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

118 Principes d aménagement > Dimensions : la largeur du trottoir doit être suffisante (1.50 m. minimum) pour permettre la cohabitation entre tous les usagers. > Revêtements : prévoir si nécessaire des matériaux de surface non glissants ainsi qu un traitement unifié par séquence de manière à obtenir une lecture claire de l espace. > Mobilier urbain : implanter les éléments de mobilier urbain en dehors des flux piétonniers, notamment aux abords des principaux lieux de convergence (arrêt TPG, écoles, commerces, etc.). > Obstacles : supprimer les obstacles architecturaux, notamment pour les accès aux équipements publics. > Entretien : assurer un suivi régulier de l entretien des trottoirs et autres cheminements pour une satisfaction optimale des usagers. > Passages piétons et carrefours : des abaissements de trottoir doivent être aménagés aux passages piétons et carrefours. > Application des directives pour les voies piétonnes adaptées aux handicapés 9 lors de la réalisation ou l amélioration des cheminements piétonniers: revêtements adaptés, pentes, guidage sonore ou optique, lieux pour se reposer, etc. > Paysage : privilégier les parcours offrant des perspectives visuelles variées ainsi qu une qualité paysagère attractive. > Bancs publics : L'importance des lieux pour s'asseoir est souvent négligée en dehors des espaces qui ont clairement une fonction de place ou de jardin. Ils jouent pourtant un rôle essentiel qui est de permettre un usage plus domestique de l'espace public. Permettre au passant de s'arrêter, de se reposer. 8.3 Enjeux locaux > Réaménagement de la route de Thonon. Entre Vésenaz et La Pallanterie, la situation des piétons est totalement insatisfaisante (trottoir que d un seul côté). Le tronçon hors périmètre de la tranchée de Vésenaz, fait l objet d un projet d aménagement avec bandes cyclables et trottoirs. Il combine également les mesures destinées à l assainissement du bruit routier. La réalisation par le canton devrait intervenir à court terme. 9 Directives pour les voies piétonnes adaptées aux handicapés. Centre suisse pour la construction adaptée aux handicapés. 108 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

119 > Réaménagement des espaces publics de Vésenaz. Le développement de Vésenaz s est fait au travers de nombreux PLQ. La juxtaposition de ces différentes opérations n a pas permis de créer un espace public à l échelle de ce nouveau quartier. Pour pallier à cette situation, le plan directeur des chemins pour piétons préconise trois types de mesures : - le réaménagement du chemin du Vieux-Vésenaz et des espaces adjacents. La présence de commerces et le caractère patrimonial des lieux constituent un potentiel pour faire de cette rue un espace public majeur, offrant non seulement plus de confort et de sécurité aux piétons, mais aussi renforçant l attractivité des commerces et services bordiers. - le décloisonnement des différentes opérations immobilières, par la mise en place d un réseau de cheminements piétonniers permettant d assurer la perméabilité au travers des quartiers : servitudes de passage à négocier et compléments de chemins à aménager pour interconnecter le réseau. - l aménagement de parcours de promenade en boucle, aménagés (bancs) reliant les habitations, les commerces, les équipements et espaces publics. Voir fiche de mesures 8-1 > Réaménagement de la traversée de Collonge. La route d Hermance en traversée de localité présente un caractère essentiellement routier. Les piétons ne bénéficient que d espaces résiduels (trottoirs étroits, pas toujours continus). Un réaménagement complet de l espace-rue est souhaitable pour donner une autre image du village et pour améliorer le confort des piétons. Voir fiche de mesures 3-2 > Le «chemin de la plage» (de Collonge au lac). Afin de mettre en réseau les divers équipements présents autour du village (Epicentre, Cycle d'orientation, parc Rivollet, Ecoles, Hôpital de Bellerive, plage de la Savonnière), un itinéraire balisé et ponctué d'espaces de détente et de repos (bancs) est proposé. Voir fiche de mesures 8-2 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

120 > Perméabilité dans la zone de villas. Cette zone est caractérisée par de nombreux chemins en impasse, obligeant les piétons à faire de grands détours et à cheminer le long des routes à fort trafic. Le plan directeur des chemins pour piétons identifie les liaisons à négocier sous forme de servitudes afin de permettre un décloisonnement de la zone. Voir fiches de mesures 8-1, 8-2 > Parcours de promenade. La commune offre un paysage rural de grande qualité. Le plan directeur des chemins pour piétons identifie un réseau d itinéraires de promenade permettant de nombreuses balades. Des servitudes sont à négocier pour permettre la continuité de certains parcours, ainsi que parfois l aménagement de nouveaux chemins en bordure de champs. Ce réseau de promenades s appuie sur les traces des chemins IVS et est coordonné avec les mesures agro-paysagères visant à reconstituer des haies, cordons boisés ou alignements d arbres, typiques du paysage de bocage d autrefois. Ce réseau de promenades pourrait également être accompagné de panneaux d information sur le patrimoine naturel et paysager de la commune, ainsi que sur les comportements à adopter vis-à-vis des exploitants (respect des champs cultivés et des surfaces de compensation écologique, chiens, déchets, etc.). Cheminements piétonniers au bord des cours d eau La création ou le maintien de cheminements aux abords des cours d eau ne doit impliquer, dans l immédiat ou à terme, ni renforcements des berges préjudiciables à la morphologie du cours d eau, ni la mise en place de mesures d accompagnement (clôtures, etc.) dans son espace de bon fonctionnement écologique. Par ailleurs, toute création ou remaniement de surface imperméable (piste cyclable, cheminement piétonnier, etc.), dont les eaux pluviales sont collectées pour évacuation, doit faire l objet d une gestion quantitative et des eaux pluviales en fonction de la sensibilité du milieu récepteur (LEaux art. 7, al. 2). 8.4 Instruments de mise en œuvre et priorités Instruments de droit public La loi cantonale contient diverses dispositions qu'il convient de relever. Sur la base d'un plan directeur des chemins pour piétons approuvé par le canton, une commune peut : > Elaborer un plan localisé de chemin pédestre. Celui-ci permet une déclaration d'utilité publique permettant d'ouvrir une procédure d'expropriation en vue de la réalisation d'un cheminement ou d'un tronçon manquant. > Exiger qu'en zone de développement les chemins soient réalisés et entretenus par les privés. 110 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

121 > Inclure dans son plan, des mesures liées à la circulation (zones 30, modération de la circulation, etc.). Dès lors, la DGM 10 devra tenir compte de ces mesures dans toute sa planification. En outre, lors de l élaboration de nouveaux plans localisés de quartier (PLQ) ou plans de site, le plan directeur des chemins pour piétons devra être appliqué de manière à prévoir les cheminements au travers des parcelles concernées (servitudes ou cessions). Instruments de droit privé Des servitudes entre la commune et des propriétaires privés peuvent être établies en tout temps pour autoriser le passage public sur des chemins privés Coordination intercommunale La coordination intercommunale est un facteur essentiel pour l'amélioration des réseaux piétonniers. A ce titre, la collaboration avec les communes d'arve-lac est particulièrement importante pour assurer la continuité des réseaux de promenade Hiérarchie des mesures, priorités Les mesures prévues dans le plan directeur des chemins pour piétons sont de nature très diverses : elles vont par exemple de l'abaissement de trottoir au réaménagement complet d une route. Leur mise en œuvre peut dans certains cas être menée de manière autonome, alors que dans d'autres cas, c'est uniquement dans le cadre de projets plus importants que la réalisation pourra être finalisée. Il n'est dès lors pas aisé de hiérarchiser les mesures. Il importe surtout de saisir chaque opportunité pour appliquer les principes préconisés par le plan directeur des chemins pour piétons. Dans cette optique, chaque PLQ ou projet d'aménagement ou de construction devra être examiné par rapport aux objectifs définis dans le présent plan directeur. 10 DGM : Direction générale de la mobilité Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

122 8.4.3 Information et sensibilisation L'amélioration du réseau piétonnier nécessite différentes mesures d'aménagement. Celles-ci ne sont toutefois pas toujours suffisantes, car le comportement des automobilistes constitue un facteur essentiel pour la sécurité et le confort des piétons. C'est pourquoi, des campagnes d'information et de sensibilisation sont nécessaires. Différents groupes-cibles spécifiques peuvent être identifiés : > Parents d'élèves : accompagnement non motorisé des enfants à l'école; comportement adéquat devant les écoles; développement du réseau Pédibus. > Ecoliers : parcours de découverte (sentier-nature, sentier didactique). > Résidents des quartiers en zone 30: le respect des zones 30 dépend en grande partie de l'adhésion de la population concernée. Il est donc indispensable qu'une large information et participation soit organisée préalablement à la mise en place de ces mesures. > Commerçants : respect des trottoirs lors des livraisons. > Employés et actifs sur la commune : possibilités et facilités de déplacements à pied. > Automobilistes : encourager une conduite calme; éviter le stationnement sauvage sur les trottoirs, etc. > Population en général : importance de la marche à pied pour la santé, itinéraires de promenade au travers de la commune. Pour induire un changement de comportement, il est nécessaire d'inscrire les aménagements réalisés dans le cadre de véritables stratégies de promotion de la marche à pied. Dans cet esprit, les recommandations suivantes constituent des pistes à explorer : - agir sur plusieurs fronts : aménager la rue en faveur du piéton, communiquer (tant vers l extérieur : la population, que vers l intérieur : l administration, par exemple par la publication de cartes, dépliants, etc.), informer (valoriser les exemples réussis), associer d autres partenaires à la démarche (entreprises, associations de quartier), etc.; - mettre en avant le côté positif de la marche (liberté, simplicité, confort, santé, etc.); - agir sur la jeune génération, par exemple via l éducation scolaire; - baliser des itinéraires de découverte; - animer l'espace public (concours, fêtes, etc.). Arrêt Pédibus, chemin des Rayes à Vésenaz 112 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

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125 9. POLITIQUE DE L ENVIRONNEMENT 9.1 Nuisances sonores L ordonnance sur la protection contre le bruit fixe 4 degrés de sensibilité (DS) : > DS I dans les zones qui requièrent une protection accrue contre le bruit ; > DS II dans les zones où aucune entreprise gênante n est autorisée (notamment zones d habitation) ; > DS III dans les zones où sont admises les entreprises moyennement gênantes (zones mixtes, zones agricoles) ; > DS IV dans les zones où sont admises des entreprises fortement gênantes (zones industrielles). Pour chacun des degrés de sensibilité, l OPB exprime en décibels (dba) 3 niveaux d évaluation différents pour les périodes diurnes et nocturnes : > les valeurs de planification (VP) qui fixent les objectifs à respecter pour les installations et équipements nouveaux ; > les valeurs limites d immission (VLI) qui déterminent ce qui est au maximum admissible pour l existant ; > les valeurs d alarme (VA) qui déterminent l urgence des mesures à prendre Situation / Diagnostic Degrés de sensibilité au bruit Les nuisances sonores générées par le trafic routier sont réglées par l'ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit routier (OPB), qui définit des valeurs limites d'exposition (valeurs de planification [VP], d'immission [VLI] et d'alarme [VA]), en fonction des degrés de sensibilité : DS II pour les zones résidentielles et DS III pour les zones mixtes. Le plan cantonal d'attribution des degrés de sensibilité a attribué les DS pour Collonge-Bellerive le 28 novembre D'une manière générale, la totalité de la zone villa est en DS II exceptions faites de «couloirs» le long des routes d'hermance, de Thonon et de La- Capite, où la zone de villa a été déclassée en DS III compte tenu du niveau de nuisance. Le DS III est attribué aux locaux sensibles au bruit situés en zone agricole (Hôpital de Bellerive, C.O. Bois-Caran, la Combe, etc.). Seuls la zone sportive du parc Rivollet et les terrains du chantier naval, proches de Corsier sont en DS III. DS II DS III VP VLI VA Valeurs limites d exposition au bruit routier (jour) Plan d attribution des degrés de sensibilité, adopté le Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons

126 Bruit routier et assainissement Le cadastre du bruit du trafic automobile indique le niveau sonore actuel sur les façades des immeubles le long des routes cantonales et communales. Il met notamment en évidence un dépassement des valeurs Lr [60dB(A)] correspondant à la valeur limite d'immission (VLI) de jour pour le degré de sensibilité II, sur de nombreuses façades situées le long de la route de Thonon, dans le village de Vésenaz et au hameau de La Repentance, ainsi que sur la route d Hermance, à Collonge et sur la route de La- Capite, à La Capite. Cadastre du bruit diurne, en db(a) carrefour de Vésenaz, source SITG. Le 28 mars 2003, le Grand Conseil a lancé un programme d'assainissement des routes nationales et cantonales étalé sur 11 ans (crédit d'investissement de 85 millions de francs), définissant des priorités d'intervention selon l'importance des dépassements des valeurs limites et le nombre de personnes touchées. La loi 8644 du 25 octobre 2001 prévoit l'assainissement des tronçons de route, quartiers ou ensembles de bâtiments touchés par les nuisances sonores. Le programme d'assainissement a démarré en Sur le territoire communal, seules les routes d'hermance, de La-Capite de Thonon sont concernées par ce programme cantonal d'assainissement. Pour les autres tronçons où il y a dépassement des VLI, l'assainissement incombe à la commune (délai 2018). Le plan des mesures d'assainissement du bruit selon OPB article 19, réalisé en août 1998, indique qu'aucune route communale ne connaît de dépassement des valeurs légales. Objectifs > Poursuivre la réduction des nuisances sonores. > Protéger la population exposée aux nuisances sonores Principes et mesures d aménagement Modération de la circulation La diminution des vitesses de circulation et une conduite calme permettent de réduire le bruit d'environ 2 à 3 db. Le passage de 50 km/h à 30 km/h dans une rue équivaut à une diminution de 40 % de la valeur ini- 116 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

127 tiale du bruit. La mise en place de zones à vitesse limitée (zone 30, zone de rencontre) peut donc grandement contribuer à l amélioration du cadre de vie des villages. Il faut toutefois que ces zones soient bien aménagées afin que l automobiliste adapte effectivement sa vitesse et son mode de conduite. Revêtements phono-absorbants L'utilisation de revêtements phono-absorbants, dont l efficacité en milieu urbain et dans un contexte de vitesses moyennes et basses commence à être mieux connue, devrait être favorisée. Leur efficacité en ville est estimée à quelque 2 à 4 db (selon l'état initial du revêtement) ce qui offre un «apport» complémentaire non négligeable au gain obtenu par la réduction des charges de trafic et à la modération des vitesses. Isolation des bâtiments Lorsque les mesures prises à la source et sur le chemin de propagation ne sont pas assez efficaces, il peut s'avérer indispensable d'isoler les bâtiments par des mesures constructives ou des transformations (fenêtres anti-bruit, isolation des murs extérieurs, etc). 9.2 Énergie Un concept énergétique territorial à l échelle de la commune a été élaboré dans le cadre de la révision du présent plan directeur communal. Ce concept a permis d établir un état des lieux énergétique du territoire, de relever les principaux enjeux, les pistes de développement à privilégier, et d identifier des leviers d action concrets pouvant être mis en œuvre par la commune. État des lieux énergétique La commune bénéficie d une bonne disponibilité en énergies renouvelables locales (voir tableau page suivante). 0850_PDCom_ docx 117

128 Synthèse des ressources renouvelables et locales La structure des consommations actuelles est la suivante : électricité 29%, énergie thermique 53%, carburants 18%. Concernant l énergie thermique, l approvisionnement est actuellement assuré à 97 % par des énergies fossiles (mazout 53%, gaz 44%) ; les 3% restants proviennent du solaire et de la géothermie. La production de chauffage et d eau chaude est essentiellement assurée par des chaudières traditionnelles. Le projet de plan directeur cantonal prévoit la réalisation de nouveaux logements et nouveaux emplois dans le secteur de la Pallanterie (à cheval sur les communes de Collonge-Bellerive, Meinier et Corsier) d ici Avec ce développement, les besoins énergétiques sur le territoire devraient augmenter d environ 80 % (avec une diminution des besoins énergétiques par habitant du fait de la politique énergétique fédérale et cantonale). 118 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

129 Enjeux énergétiques Au vu de ces constats, d une manière générale sur la commune, les orientations énergétiques à privilégier sont les suivantes : > Electricité : réduire les consommations, encourager les installations de solaire photovoltaïque, favoriser un approvisionnement en écoélectricité. > Energie thermique : diminuer les besoins en chauffage haute température et favoriser le chauffage basse température (chauffage au sol) qui peut être alimenté par des énergies renouvelables, favoriser le recours aux énergies renouvelables locales. > Nouvelles constructions : encourager les développements exemplaires en matière d énergie, viser le standard de très haute performance énergétique. Sur la base des spécificités du territoire, plusieurs secteurs énergétiques ont été identifiés : > Les localités (Collonge, Vésenaz, La Capite) Secteurs denses très contraints ; dépendance aux énergies fossiles importante. La priorité est l assainissement de l existant. Les opérations d assainissement doivent être autant que possible l occasion d intégrer les énergies renouvelables. > Les zones de villas et de hameaux Zones peu contraintes ; dépendance aux énergies fossiles actuellement forte. Ces zones doivent faire l objet d une restructuration progressive de l approvisionnement énergétique. Les ressources conventionnelles doivent progressivement être remplacées par les ressources renouvelables locales : solaire, géothermie, chaleur ambiante, bois. Les villas les plus anciennes doivent faire l objet d assainissements. > La Pallanterie Zone encore peu contrainte, qui devrait connaître un développement (extension de la zone d activités et des équipements sportifs. Les projets devront se faire de manière exemplaire en terme énergétique. La valorisation des potentiels rejets thermiques des activités doit être planifiée et optimisée. L exploitation d un champ de sonde géothermique permettant une alimentation combinée en chaleur et en froid pourrait être envisagée. De même, la possibilité d exploiter une centrale chaleur-force (production combinée de chaleur et d électricité) pourrait être étudiée. 0850_PDCom_ docx 119

130 > La Repentance Zone proposée par la commune pour accueillir le développement urbain prévu par le projet de plan directeur cantonal; secteur peu bâti qui présente donc une marge de manœuvre importante. Ce quartier doit se développer de manière exemplaire en matière d énergie. Comme le territoire le permet, l objectif recherché pourra être celui d un quartier à énergie positive (en combinant par exemple solaire et géothermie). L idée est de développer un «quartier durable». Leviers d action concrets Les projets suivants peuvent être initiés par la commune et conduire à un meilleur approvisionnement énergétique. De plus, une politique énergétique volontariste et ambitieuse peut avoir un rayonnement positif sur le reste du territoire et le comportement des habitants. > Création d un réseau de chauffage à distance (CAD) A envisager dans les localités. Étudier la pertinence de la création d un tel réseau, en analysant les besoins et les bâtiments concernés, l infrastructure à mettre en place, et les investissements correspondants. Vésenaz et Collonge comptent plusieurs bâtiments communaux qui pourraient être les premiers raccordés. > Utilisation de l eau du lac Création d un réseau de distribution d eau du lac permettant d alimenter des besoins de chaleur (pompes à chaleur) et de rafraîchissement. A envisager à Vésenaz, éventuellement en collaboration avec Cologny. Étudier la pertinence de la création d un tel réseau, en analysant les besoins et les bâtiments concernés, l infrastructure à mettre en place, et les investissements correspondants. > Création d un quartier durable Dans le cadre du développement d un nouveau quartier à la Repentance. Initier le projet en intégrant tous les aspects du développement durable dans la réflexion, et notamment l aspect énergétique. Viser la création d un quartier à énergie positive. Voir fiche de mesures Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

131 9.3 Protection de l air et du climat Situation / Diagnostic Depuis 1984 la population en Suisse se déplace davantage et plus longtemps. Le choix du moyen de transport n'a pratiquement pas changé : le transport individuel motorisé (voiture, moto, cyclomoteur) approche le 70 % des distances journalières parcourues et le 44 % du temps de déplacement, contre 19 % et 18 % pour les transports collectifs, ainsi que 6 % et 7 % pour le trafic non motorisé (marche, bicyclette). A cela, il convient d'ajouter un taux moyen d'occupation des voitures qui reste très bas (1.59 personnes/véhicule). A Genève, le service cantonal de protection de l air a calculé en 2005 que le trafic routier est responsable de 57 % des émissions d oxydes d azote (NO X ), les industries de 11 %, les chauffages de 18 % et l aéroport de 14 %. Quant aux COV (composés organiques volatiles), les industries sont responsables de 88 % des émissions, le trafic de 11 %, et l aéroport de 1 %. La protection de l air est une tâche complexe de compétence essentiellement cantonale. Cependant, la commune peut et doit contribuer à la mise en œuvre du plan de mesures OPair approuvé par le Conseil d'etat le 2 avril 2003 et révisé en 2008 (approuvé le 23 juillet 2008) en s'engageant à prendre en compte les impacts environnementaux au niveau des objectifs, des projets et des investissements. La Suisse s'est engagée pour une réduction des émissions de CO 2 de 10 % à l'horizon 2010, avec 1990 comme année de référence. Dans ce domaine, les deux principaux leviers sont: > la maîtrise du CO 2 avec une diminution pour tous les émetteurs: moins 15 % pour les combustibles et moins 8 % pour les carburants ; > le passage aux énergies renouvelables (énergie solaire, pompes à chaleur, chauffage à bois). La protection du climat dépend essentiellement de mesures liées à la réduction des gaz à effet de serre (naturels ou synthétiques) ainsi que de la diminution des substances appauvrissant la couche d ozone. Les principaux gaz à effet de serre sont le dioxyde de carbone (CO 2 dont la source principale est la combustion des énergies fossiles : moteurs, chauffages) et le méthane (dont la source principale est l agriculture). A Genève, les sources d'émission des composés polluants qu'on retrouve dans l'air sont constituées en majeure partie par le trafic routier, et dans une moindre mesure, par l'activité industrielle, les chauffages et le trafic aérien. Les mesures touchant à la mobilité sont dès lors extrêmement importantes pour diminuer la pollution de l'air. Selon les données fournies par le Service de protection de l air (courrier du 1 er mars 2012), la mesure de la qualité de l air à Collonge-Bellerive donne les résultats suivants : 0850_PDCom_ docx 121

132 Sources d information Type Données Valeurs limites selon OPair : NO 2 : 30 µg/m 3 Réseau de capteurs passifs Immissions de NO 2 Moyenne annuelle µg/m 3 PM 10 : 20 µg/m 3 O 3 : un seul dépassement annuel de Simulation CadaGE(vs 1.35, ) sur le centre du village Immissions de NO 2 Moyenne annuelle µg/m 3 la moyenne horaire de 120 µg/m 3 Station ROPAG d Anières (celle-ci se trouve à 3.2 km au N-NE de la commune. Les données sont donc indicatives) Immissions de NO 2 Moyenne annuelle 2010 Immisions PM10 Moyenne annuelle 2010 Immissions O 3, état 2010, nombre dépassements 120 µg/m 3 16 µg/m 3 17 µg/m Logiciel CadaGE (vs 1.35, ) sur la commune Emissions annuelles 2010 CO 2 - trafic - chauffage - hors route - totales 7'838 t/an 19'816 t/an 2'119 t/an 29'773 t/an Logiciel CadaGE (vs 1.35, ) sur la commune Logiciel CadaGE (vs 1.35, ) sur la commune Logiciel CadaGE (vs 1.35, ) sur la commune Emissions annuelles 2010 NO x - trafic - chauffage - hors route - nature - totales Emissions annuelles 2010 PM10 issues de l abrasion - trafic - hors route - totales Emissions annuelles 2010 PM10 issues de la combustion - trafic - chauffage - hors route - totales Données sur la qualité de l air, source: SPair.- DSPE Etat de Genève t/an 7.20 t/an t/an 0.55 t/an t/an 1.16 t/an 6.56 t/an 7.72 t/an 0.66 t/an 0.23 t/an 0.48 t/an 1.37 t/an Il reste important de veiller au maintien de la bonne qualité de l air en agissant sur les principales sources et en mettant tout en œuvre pour limiter les émissions. 122 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

133 Objectif Contribuer à l assainissement de la qualité de l air en : > limitant les besoins en énergie fossile, > réduisant les émissions de CO 2, > mettant en œuvre les plans de mesures OPair. Principes d'actions La problématique de la protection de l'air est étroitement liée aux déplacements. Les principes liés à ces domaines (chaîne des déplacements, mobilités douces, urbanisme de proximité, etc.) sont traités dans le chapitre 10 (réseaux de déplacements). Le plan de mesures OPair détaille un certain nombre d'actions relayées au niveau communal: > Encourager les mobilités douces et améliorer les cheminements piétonniers et le réseau cyclable (mesure n 7 Plan de mesures OPair). 0850_PDCom_ docx 123

134 > Promotion du transfert modal vers les TC (mesure n 5 Plan de mesures OPair). > Modération de la circulation motorisée dans les villages (mesure n 1 Plan de mesures OPair) Émissions lumineuses La politique fédérale en la matière est en pleine évolution. Les recommandations sur les émissions lumineuses adressées aux communes sont : limiter à la source, vérifier les besoins, canaliser la lumière, orienter correctement le faisceau, sélectionner l intensité et la qualité de la lumière, moduler la durée de l éclairage. Une réduction des émissions lumineuses produit de la valeur ajoutée multifactorielle : gain économique, écologique et esthétique. En effet, moins d émissions lumineuses implique moins de coûts énergétiques. De plus, l impact des émissions lumineuses sur la faune et la flore est démontré. Une réflexion peut notamment être menée sur l éclairage public et en particulier celui des terrains de sport. Le 26 janvier 2009, la commune de Collonge-Bellerive a voté un crédit important pour le remplacement des sources lumineuses peu efficaces au profit de lampes économiques de dernière génération. Indice de dépense d'énergie thermique (IDE) pour l'habitation 9.4 Gestion des eaux météoriques Le développement de l urbanisation a pour conséquence une imperméabilisation du sol. Celle-ci a des répercussions négatives : > la nappe phréatique n est plus suffisamment réalimentée car la collecte des eaux pluviales empêche leur infiltration dans le sol, > les cours d eau récepteurs peuvent être affectés (érosion, crues, etc.), > un dimensionnement des exutoires toujours plus grand est rendu nécessaire pour absorber les périodes de crue (débits de pointe). Objectif > Favoriser les mesures d'aménagement limitant l'évacuation des eaux météoriques dans le réseau des canalisations. Stationnement avec revêtement perméable, Montréal (QC) 124 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

135 Principes d aménagement Biotope, quartier Rieselfeld, Freiburg-am- Brisgau (D) Dès le début de toute étude d aménagement ayant des incidences sur la perméabilité du sol, la question de la gestion des eaux météoriques doit être prise en compte. En fonction des caractéristiques locales (situation par rapport aux exutoires, géologie), les principes d aménagement suivants seront favorisés : > Diminuer l importance des surfaces imperméables : - places de stationnement avec revêtements perméables, > Retenir l eau avant qu elle n atteigne le réseau : - toitures jardins, - bassin de rétention en eau (permanents) tels que biotopes de quartier, - bassin de rétention temporaire (parking, place de jeu ou de sports inondable épisodiquement, dépression du terrain, etc.). > Infiltrer l'eau dans le sol avant qu elle n atteigne le réseau, lorsque les conditions géologiques le permettent : - infiltration décentralisée des eaux de toiture, - infiltration des eaux de voirie. Le plan de gestion de l'évacuation des eaux (PGEE) actuellement en cours d'étude déterminera plus précisément les mesures à prendre. 9.5 Gestion des déchets Concept de l'aménagement cantonal Objectif 5.16 : Diminuer à la source la quantité de déchets produits. Moyens : - Par l'utilisation de biens à longue durée de vie et pauvres en polluants; - Par l'utilisation de procédés de fabrication générant peu de déchets; - Par la réduction des emballages. Objectif 5.17 : Favoriser le recyclage des déchets. Moyens : Augmenter les quantités de déchets recyclés: - Par la collecte sélective des déchets ménagers et les déchets industriels valorisables; - Par le tri des déchets de chantier directement sur les chantiers; - Par l'encouragement de leur réutilisation Situation / Diagnostic La classification des déchets distingue les déchets urbains (ordures ménagères, déchets encombrants, déchets collectés sélectivement) des autres types de déchets (déchets agricoles, ou industriels, de chantier ou matériaux d'excavation, boues d'épurations, déchets spéciaux, ). Le plan cantonal de gestion des déchets (PGD ) comprend trois axes stratégiques : > la diminution des déchets à la source (connaissance, sensibilisation, production), > la valorisation (collecte et recyclage), > l'élimination (transport et traitement). L'objectif cantonal fixé dans le PGD est d'atteindre un taux de recyclage de 50 % de l'ensemble des déchets urbains (collectes pu- 0850_PDCom_ docx 125

136 bliques et privées) et 60 % des déchets urbains des entreprises (issus de collectes privées). La commune de Collonge-Bellerive enregistrait en 2009 un taux de recyclage de 56 %. Ce qui est largement supérieur au taux réel de recyclage du canton (43 % en 2007) et de la Confédération (50 % en 2006). Le taux est en augmentation constante depuis 2004 (alors de 46.9 %). La commune dispose de 2 points de collecte, un au chemin des Rayes 8, à Vésenaz, devant le parking communal et l'autre au centre de voirie de Collonge, au 14 chemin du Pré-d'Orsat. Point de collecte des déchets, chemin des Rayes, Vésenaz Objectifs > Poursuivre l'effort en vue de diminuer la quantité de déchets par leur valorisation et leur recyclage. > Poursuivre la promotion du tri des déchets à la source. Campagnes de sensibilisation L'expérience montre que des campagnes de sensibilisation régulières sont indispensables pour induire une modification des comportements. De plus, compte tenu du renouvellement de la population, un effort continu doit être fourni pour toucher le maximum de personnes. > Promotion du tri des déchets à la source, notamment auprès des entreprises. > Organisation de campagnes d'information et de sensibilisation. Points de collecte sélective des déchets ménagers dans les quartiers. Plus la densité des points de collecte est importante, plus le taux de recyclage augmente. > Aménagement de points de collecte sélective des déchets ménagers dans les quartiers. 126 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

137 9.6 Rayonnement non ionisant (RNI) La protection contre les rayonnements non ionisants est définie dans l'ordonnance fédérale sur la protection contre le rayonnement non ionisant du 1 er février 2000 (ORNI) qui fixe des valeurs limites en la matière. Au niveau cantonal, la base légale est le règlement sur la protection contre le rayonnement non ionisant des installations stationnaires (K ) du 16 octobre Les antennes de téléphonie mobile sont la seule source de RNI sur le territoire communal. Elles sont au nombre de 8, dont deux à Vésenaz, deux à Collonge, deux à La Pallanterie, une à La Combe et une à la Gabiule. Les valeurs fixées dans l'orni sont actuellement partout respectées. La marge de manœuvre de la commune est faible dans la mesure où les autorisations de construire sont de compétence cantonale et doivent respecter les valeurs de l'orni. Seul le critère de l intégration paysagère peut être mis en avant par les autorités communales pour formuler un préavis négatif. Principe de mise en œuvre Appliquer le principe de précaution concernant l'implantation de nouvelles antennes de téléphonie mobile et, le cas échéant, rechercher des emplacements compatibles avec la protection de la population et du paysage. 9.7 Hydrogéologie Secteur de protection des eaux souterraines La commune est en partie située dans les secteurs de protection Ao (destiné à protéger la qualité des eaux superficielles) Différentes nappes d eau se situent en partie sur le territoire communal. Pour tout projet d aménagement ou de construction, une consultation du service compétant est nécessaire. 0850_PDCom_ docx 127

138 9.8 Protection contre les accidents majeurs L'OPAM (ordonnance sur la protection contre les accidents majeurs), entrée en vigueur le 1 er avril 1991, a pour but de "protéger la population et l'environnement des graves dommages résultant d'accidents majeurs" (art. 1-1). L'ordonnance s'applique autant aux entreprises qu'aux voies de communication sur lesquelles des matières dangereuses sont transportées. Sur le territoire de la commune, seules les routes d'hermance et de Thonon sont soumises à l'opam, cependant la structure du trafic (essentiellement trafic de pendulaires se rendant à leur lieu de travail) et l'absence de trafic de matières dangereuses en font des axes peu critiques du point de vue des accidents majeurs. Il n'y a aucune entreprise soumise à l'opam sur le territoire de la commune. Par contre, une entreprise soumise à l OPAM (Cercle des agriculteurs) est implantée sur Meinier à proximité de la limite communale à La Pallanterie. Son rayon d influence en terme de dommages potentiels pourrait déborder sur le territoire de Collonge-Bellerive. Cette problématique sera examinée dans le cadre de projets plus concrets liés au développement du secteur de la Pallanterie. Enfin, un gazoduc traverse le territoire communal. Il passe par le secteur de la Gabiule, de Cherre, puis longe la route de Thonon, entre la Pallanterie et la Repentance. Les risques liés à cette installation seront examinés dans le cadre des études liées au Grand projet Pallanterie. 9.9 Sites pollués Situation / Diagnostic L'ordonnance fédérale du 26 août 1998 sur l'assainissement des sites pollués (OSites) impose aux cantons d'établir un cadastre des sites pollués. Celui-ci est public depuis le 1 er juin Le cadastre indique les sites qui, sur la base d'un recensement et d'une évaluation, ont été identifiés comme sites potentiellement pollués. Ceuxci ne nécessitent un assainissement que si des atteintes nuisibles ou in- 128 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

139 commodantes ont été engendrées sur l'environnement ou si un danger concret existe. Si tel est le cas, le site est alors considéré comme un site contaminé et son assainissement est obligatoire. Sur le territoire de la commune, le cadastre recense 8 potentialités de pollution qui doivent faire l'objet d'investigations afin de déterminer le degré de pollution. La carte ci-après indique les parcelles identifiées sur le cadastre des sites pollués Protection des sols La commune dispose d importantes surfaces agricoles, viticoles, forestières et naturelles pour lesquelles il importe de protéger le sol. Selon le GESDEC 11, on entend par protection des sols, la protection : > contre leur imperméabilisation, en assurant une utilisation mesurée du sol, notamment lors de projets liés à l'aménagement du territoire ou à des constructions et > contre les modifications apportées à leur constitution naturelle en maintenant, voire améliorant, la fertilité des sols naturels. Toute planification territoriale découlant du PDCom devra contenir un concept de protection des sols défini en coordination avec le secteur de protection des sols du GESDEC. Une réflexion devra être menée à l échelle communale afin que les matériaux terreux et d excavation résultants des divers projets en cours ou à venir soient utilisés de manière la plus rationnelle possible (par exemple : valorisation sur le périmètre communal afin de limiter la mise en décharge et/ou le transport de ces matériaux sur de longues distances). Les matériaux terreux propres excédentaires doivent être mis à disposition de l agriculture en priorité (voir le projet ECOMAT GE 12 ). La problématique de la protection des sols constitue un enjeu particulier pour le Grand projet Pallanterie, compte tenu de l importance du développement envisagé. 11 Service de géologie, sols et déchets ( _PDCom_ docx 129

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141 10. RÉSEAUX DE DÉPLACEMENTS 10.1 Contexte et enjeux Position de la commune dans le territoire Collonge-Bellerive dans le territoire Du point de vue des déplacements, les grandes caractéristiques de la commune de Collonge-Bellerive peuvent se résumer comme suit : > une localisation suburbaine, sans continuité avec l'agglomération dense, et de ce fait hors du périmètre de desserte urbaine des transports collectifs, > un territoire communal traversé par deux axes routiers de liaison avec la France voisine (dont, en particulier, l'axe reliant Thonon - Evian à Genève), > une triple polarisation, rayonnant bien au-delà du territoire communal : le village de Collonge, qui accueille certains équipements publics communaux mais aussi des équipements cantonaux (dont le C.O. de Bois-Caran et l Hôpital de Bellerive, Vésenaz, qui concentre une riche offre commerciale et de services dont le bassin de chalandise dépasse très largement la commune, ainsi que des équipements publics, La Pallanterie où se sont implantées plusieurs entreprises (dont l extension de la zone est prévue) et où devraient se regrouper des équipements sportifs de dimension intercommunale. Dans une moindre mesure, on peut citer également les rives du lac qui attirent aussi une population non locale. Enfin, l'urbanisation envisagée du secteur de La Repentance pourrait créer une quatrième polarité dans la commune Mobilité Objectifs cantonaux Les études prospectives menées par la Direction générale de la mobilité (DGM) sur la mobilité à l'horizon laissent entrevoir des augmentations importantes du trafic, malgré une amélioration de l'offre en transports collectifs à l'échelle du Canton. Heure de pointe à la Jonction, source Afin de contenir l'augmentation du trafic individuel, le nombre de déplacements en transports collectifs devra fortement augmenter au cours des années à venir, en particulier en couronne d'agglomération où les transports collectifs ont encore une influence modeste. 13 Source : Evolution prévisible du trafic routier, République et Canton de Genève, 2005 Chemin des Rayes, Vésenaz 0850_PDCom_ docx 131

142 Chaîne de déplacements Pour parvenir à une croissance significative des déplacements en transports collectifs, il ne s'agit pas seulement d'accroître la capacité de l'offre, mais encore et surtout d'agir sur l'ensemble des facteurs susceptibles de favoriser une utilisation accrue des transports collectifs. Ceci implique une action à toutes les étapes de la chaîne de déplacements, depuis le lieu d'origine jusqu'au lieu de destination finale. Une meilleure accessibilité aux arrêts de transports collectifs sur le territoire communal ou encore une amélioration de la qualité des transbordements aux points de correspondance sont deux aspects de l'offre en transports collectifs qui doivent être abordés à l'échelle communale, et ont tout autant d'importance qu'une amélioration des fréquences et des temps de parcours pour développer le recours aux transports collectifs Rôle de la commune en matière de déplacements De nombreuses actions, complémentaires les unes des autres, peuvent être menées au niveau communal. On citera notamment les domaines suivants : > l'aménagement du territoire : localisation d'équipements et de services, > l'urbanisme de proximité : développement des réseaux piétonniers et cyclables, mise en valeur des espaces publics (notamment par l aménagement de parkings permettant de libérer les rues des voitures stationnées), équipements et accès des immeubles favorisant les mobilités douces (parc à vélos, cheminements piétons,...), > les transports collectifs : prise en compte des éléments communaux et intercommunaux du Plan directeur des Transports Publics, localisation et confort des arrêts de transports collectifs, amélioration de l'accès piéton / cyclable / automobile aux transports collectifs, > la circulation : gestion et aménagement des espaces routiers favorisant la cohabitation des modes de déplacement, > l'information et la sensibilisation : information du public sur les solutions de déplacement offertes. Les différents outils de la planification cantonale Le Plan Directeur Cantonal ( ) est un document de référence qui définit les grandes orientations et les conditions de mise en oeuvre de la politique d'aménagement du territoire à l'échelle du canton. Le Projet d'agglomération francovaldo-genevois ( ) est un document de référence recensant l'ensemble des projets d'infrastructure ayant un intérêt pour l'agglomération, dans le but notamment de bénéficier d'un financement partiel de la Confédération. Le Plan Directeur du Réseau Routier ( ) est un outil de planification quadriennal qui détermine l'évolution de la gestion de la circulation routière dans le canton. Le Plan Directeur des Transports Publics ( ) est un outil de planification quadriennal présentant les intentions du Conseil d'etat en matière de transports collectifs. Le Plan Quinquennal ( ) des aménagements cyclables cantonaux est un outil de planification recensant l'ensemble des aménagements envisagés en faveur des cyclistes sur les routes cantonales. Le Plan Directeur des Mobilités Douces (2011), est un outil de planification définissant les stratégies et les aménagements à prévoir pour les piétons et les cyclistes à l'échelle cantonale. Le Plan Directeur du Stationnement (2010), est un outil de planification définissant les stratégies à adopter pour tout ce qui a trait au stationnement à l'échelle cantonale. 132 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

143 10.2 Flux de déplacements et répartition modale Actifs résidant dans la commune Destination des personnes actives résidant à Collonge-Bellerive, source: OFS TIM: transport individuel motorisé TC: transport collectif Origine, destination et répartition modale des personnes actives résidant et/ou travaillant à Collonge- Bellerive, source:ofs, 2000 Moyen de transport des personnes actives résidant à Collonge-Bellerive, source: OFS, 2000 Sur actifs résidant à Collonge-Bellerive, seuls 20 % travaillent dans la commune même. Une nette majorité (55 % des actifs) travaille en ville de Genève, et la presque totalité (97 %) dans le canton de Genève. En moyenne, 70 % des déplacements pendulaires sont effectués en transport individuel motorisé (TIM : voiture ou deux-roues motorisé), 15 % en transports collectifs (TC), et 15 % avec les mobilités douces (marche, vélo). Concernant les actifs travaillant en Ville de Genève, moins d'un quart se rend au travail en transports collectifs et plus de trois quarts en voiture ou deux-roues motorisé. 14 Source : Office Fédéral de la Statistique - Recensements fédéraux de la population - (état 2000) 0850_PDCom_ docx 133

144 Concernant les actifs vivant et travaillant dans la commune de Collonge- Bellerive, 2/3 se déplacent à pied ou en vélo, ou n'ont pas de déplacement à effectuer, tandis que 30 % se déplacent en voiture ou deux-roues motorisé Actifs travaillant dans la commune On compte actifs travaillant dans la commune de Collonge- Bellerive. Le quart de ces actifs est domicilié dans la commune même, 22 % viennent de la ville de Genève, 33 % du reste du canton, et 16 % de France voisine. Origine des personnes actives travaillant à Collonge-Bellerive, source: OFS 2000 En moyenne, 61 % des pendulaires (résidant en Suisse uniquement 15 ) se rendent à leur lieu de travail à Collonge-Bellerive en voiture, contre seulement 15 % en transports collectifs. Concernant les actifs domiciliés en Ville de Genève, près de 2/3 se rendent à Collonge-Bellerive en voiture, contre 1/3 en transports collectifs. La part des TC tombe logiquement à 12 % pour les personnes résidant dans les autres communes du Canton. Moyen de transport des personnes actives travaillant à Collonge-Bellerive, source:ofs Les données du microrecensement n'indiquent pas le moyen de transport des pendulaires originaires de France 134 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

145 Déplacements scolaires Destination des personnes scolarisées résidant à Collonge-Bellerive, source : OFS, 2000 TIM: transport individuel motorisé TC: transport collectif Origine des personnes scolarisées étudiant à Collonge-Bellerive, source : OFS, 2000 Origine, destination et répartition modale des personnes scolarisées résidant et/ou étudiant à Collonge-Bellerive, source: OFS, 2000 Moyen de transport des personnes scolarisées résidant à Collonge-Bellerive, source : OFS, 2000 Moyen de transport des personnes scolarisées étudiant à Collonge-Bellerive, source : OFS, 2000 On dénombre en 2000 (date du dernier recensement fédéral de la population) personnes en formation (écoliers, étudiants) domiciliées à Collonge-Bellerive, dont la moitié suit une formation dans la commune même. Par ailleurs, 504 étudiants et écoliers non-résidents étudient à Collonge-Bellerive (C.O. Bois-Caran essentiellement). 0850_PDCom_ docx 135

146 Les personnes en formation ont globalement plus recours aux transports collectifs que les personnes actives occupées, indépendamment de leur lieu de domicile ou d'études. Concernant les déplacements scolaires effectués au sein de la commune, la part modale des TC est logiquement assez basse (12 %), en revanche la part modale de la voiture est remarquablement élevée (47 %) Diagnostic - synthèse Plus de la moitié des actifs résidant à Collonge-Bellerive travaille en Ville de Genève. C'est un contexte a priori très favorable aux transports collectifs. Or, sur les actifs travaillant en Ville de Genève, plus de ont malgré tout recours à leur voiture. Si l'on y ajoute les pendulaires fai sant le chemin dans le sens inverse et les scolaires, ce sont plus de personnes qui pendulent quotidiennement en voiture entre la commune et Genève, ce qui correspond à un trafic de l'ordre de véhicules/jour. Il est évident qu'une bonne partie d'entre elles serait susceptible de se reporter sur les transports collectifs, d'autant plus si l'offre est améliorée en fréquence et en capacité. Vésenaz, principal point de passage de et vers la ville de Genève Plus de 300 scolaires résidant et étudiant dans la commune même sont amenés en voiture à leur lieu d'études. Au vu des distances généralement faibles à parcourir entre logement et école au sein de la commune, le développement des circuits Pédibus, ainsi qu'une amélioration systématique des cheminements piétons et cyclistes vers les écoles, permettraient de réduire sensiblement le trafic de dépose aux abords des écoles Objectifs > Favoriser le report modal vers les transports collectifs en particulier pour les déplacements en direction/provenance de Genève. > Favoriser le recours à la marche et au vélo pour les déplacements du quotidien sur la commune, notamment par la sécurisation des trajets. 16 On considère en moyenne 1.8 déplacements par pendulaire par jour ouvrable (1.9 pour les scolaires), avec un taux d'occupation de 1.11 personne par véhicule (1.26 pour les scolaires), selon le microrecensement 2005 des transports 136 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

147 10.3 Réseau routier Structure du réseau Hiérarchie du réseau routier, source : plan directeur du réseau routier , République et canton de Genève Trafic journalier moyen des jours ouvrables - état 2009, source: plan directeur du réseau routier. République et canton de Genève Réserve du Conseil d État : Le projet de créer une nouvelle liaison routière entre la route d Hermance et la route de Thonon n est pas validé. La route d'hermance et la route de Thonon, qui se rejoignent au niveau de Vésenaz, sont les deux axes routiers principaux desservant la commune de Collonge-Bellerive. Le nouveau plan directeur du réseau routier a introduit plusieurs modifications par rapport à celui de 2007 : les routes d Hermance et de La-Capite ont été déclassées du réseau primaire en réseau secondaire. Le chemin du Vieux-Vésenaz a été déclassé du réseau secondaire en réseau de quartier. Par contre, le chemin de St- Maurice a été surclassé, du réseau de quartier en réseau secondaire. 0850_PDCom_ docx 137

148 Charges de trafic aux frontières entre 2000 et 2005, source : Projet d'agglomération franco-valdo-genevois, fond de plan: maps.live.com. Si la route de Thonon reste l'axe le plus chargé de la commune, la route d'hermance a connu une forte augmentation du trafic et désormais les deux axes absorbent chacun quotidiennement de l'ordre de 14 à véhicules par jour (données 2009) à la hauteur de Vésenaz. La structure de leur trafic reste cependant très différente : > le trafic de la route d'hermance est essentiellement local (accès à Genève depuis Collonge, Corsier, Anières, Hermance), avec une proportion de trafic frontalier de moins d'un tiers (4 400 véhicules/jour à la douane d'hermance) mais dont la croissance a été particulièrement forte ces dernières années (+ 44 % entre 2000 et 2005 à la douane d'hermance), > à l'inverse sur la route de Thonon, le trafic se compose très majoritairement de transit transfrontalier ( véhicules/jour aux douanes d'anières et Veigy) ; ce trafic frontalier est également en croissance (+ 16 % entre 2000 et 2005). Hiérarchie du réseau routier (loi sur les routes L 1 10 du 24 juin 1967) Le réseau routier primaire a pour fonction d assurer des échanges fluides entre les différents secteurs de l agglomération, ainsi qu entre l agglomération et le territoire qui l entoure. Le réseau routier secondaire a pour fonction d assurer des échanges, notamment entre les différents quartiers. Le réseau routier de quartier a pour fonction de desservir les habitants et les activités. 138 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

149 La route de Compois est relativement chargée, avec de l'ordre de véhicules/jour, dont une part probablement non négligeable de trafic frontalier (7 700 véhicules/jour aux douanes de Gy, Monniaz et Renfile, dont une partie rejoint certainement la route de Thonon). On observe aussi un trafic assez important sur le chemin des Rayes (9 600 véhicules/jour), qui est un élément du réseau routier secondaire 17. On peut noter également un trafic important sur les traversées de St- Maurice (6 700 véhicules/jour) et de La Capite (7 100 véhicules/jour). Traversée de Saint-Maurice Évolution du trafic , source: Évolution possible du trafic routier, République et Canton de Genève, Tel que défini par le plan de hiérarchie du réseau routier _PDCom_ docx 139

150 Sur le reste du réseau routier de la commune, le trafic reste faible à modéré. Les prévisions de trafic établies par le Canton pour la période laissent entrevoir une augmentation globale de +40 % à +67 % du trafic sur le secteur «Lac Rive Gauche» 18, dont +56 % à +113 % pour le trafic transitant à travers le secteur (trafic frontalier essentiellement). La commune de Collonge-Bellerive est fortement concernée par ces perspectives d'évolution. Sans amélioration significative de l'offre en transports collectifs, cette évolution se traduira en effet par une pression particulièrement forte du trafic sur les traversées de Collonge et de Vésenaz et sur l'accessibilité de la zone d'activités de La Pallanterie Projets routiers Dans ce contexte d'accroissement rapide de la mobilité, plusieurs projets d'infrastructure routière sont prévus ou évoqués sur le territoire communal de Collonge-Bellerive. Bien que les échéances et niveaux d'avancement soient très variables, ces projets sont en forte interaction et doivent être appréhendés dans une stratégie d'ensemble cohérente. Traversée de Vésenaz Pour atténuer les nuisances du trafic à Vésenaz, une tranchée couverte est réaliséee sur la route de Thonon en traversée du village. Le complément du financement du projet a été approuvé par votation lors d'un référen dum fin Le chantier a débuté en 2010 et la mise en service est prévue pour Cette tranchée couverte absorbera l'essentiel du trafic provenant de la route de Thonon. Ainsi à l'amont du carrefour avec la route d'hermance ne subsisteront plus qu'un faible trafic local (riverains), les transports collectifs et les mobilités douces. Projet de réaménagement du carrefour de Vésenaz, suite aux travaux de la tranchée, source: Bâti 3D En revanche, le trafic provenant de la route d'hermance transitera toujours en surface à Vésenaz. Ainsi, au carrefour avec la route d'hermance et à l'aval de celui-ci sur la route de Thonon, les charges de trafic resteront élevées. Sur ce secteur, la tranchée couverte apportera donc essen- 18 Communes de Cologny, Collonge-Bellerive, Corsier, Anières, Hermance, Vandoeuvres, Choulex, Meinier 140 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

151 tiellement un gain de fluidité et de sécurité et une amélioration de l'accessibilité locale, sauf dans l'éventualité d'un report du trafic de la route d'hermance vers la route de Thonon. Contournement de Collonge (1975) Une réservation avait été inscrite en vue d'un éventuel contournement routier du village. Le tracé réservé reliait la route d'hermance de part et d'autre du village, à l'est à travers la zone agricole (voir schéma au chapitre 3). L'opportunité de ce projet, qui ne figure pas dans la planification cantonale ni dans le Projet d'agglomération, n est pas démontrée. En effet, le contournement de Collonge et la tranchée couverte de Vésenaz offrent chacun une réponse partielle à la problématique du trafic de transit dans les deux centralités communales : la tranchée couverte déleste Vésenaz de l'essentiel du trafic de la route de Thonon mais y maintient en surface le trafic de la route d'hermance ; le contournement soulage la traversée de Collonge mais pas celle de Vésenaz. Nouvelle liaison entre la route d Hermance et la route de Thonon Dès lors, en lieu et place du contournement de Collonge, il est judicieux d'examiner l'opportunité et la faisabilité d'une liaison nouvelle reliant la route d'hermance au nord de Collonge, à la route de Thonon au nord de Vésenaz. Cette liaison permettrait de rabattre une partie du trafic de la route d'hermance vers la tranchée couverte de Vésenaz (donc de renforcer les bénéfices de cette dernière) et de délester en même temps les traversées de Collonge, de Vésenaz et de St-Maurice. 0850_PDCom_ docx 141

152 Réserve du Conseil d État : Le projet de créer une nouvelle liaison routière entre la route d Hermance et la route de Thonon n est pas validé. Nouvelle liaison entre la route d Hermance et la route de Thonon, tracé indicatif En l'état des charges, la capacité de la tranchée couverte de Vésenaz semble suffisante pour absorber en sus une partie du trafic venant de la route d'hermance. Ce sont les carrefours amont qui resteront déterminants du point de vue de la capacité. Ceux-ci fonctionnent actuellement de manière insatisfaisante (en particulier celui de La Pallanterie) et devront être repensés, dans une stratégie plus large de régulation et de canalisation du trafic sur l'ensemble des voiries du secteur, en tenant compte également des transports collectifs aujourd'hui piégés dans la congestion du trafic aux heures de pointe et des intentions du projet d'ag- 142 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

153 glomération franco-valdo-genevois de développer de nouveaux logements dans ce secteur. Le projet de traversée du lac (Projet d'agglomération décembre 2007). franco-valdo-geneovois, «Mise en service entre 1993 et 1997, l autoroute de contournement ouest de Genève forme, avec l autoroute A40 (pied du Salève), l ossature routière majeure de la région. Ce dispositif de ceinture sera prochainement alimenté par l A41 au sud, puis par la route express du Chablais. Pour assurer la mobilité à long terme, le Canton de Genève souhaite réaliser un ouvrage de traversée autoroutière du lac, entre le Vengeron (rive droite) et la Pointe-à-la-Bise (rive gauche), avec un prolongement jusqu à la future voie express au nord d Annemasse. Cette réalisation permettra tout à la fois de compléter le bouclement autoroutier, de désengorger le contournement ouest et de desservir un secteur (environs du plateau de Jussy) qui accède actuellement difficilement au réseau autoroutier. Compte tenu des délais nécessaires à sa réalisation, du fait que son caractère autoroutier relève des routes nationales et de son impact sur le développement de l agglomération au-delà de 2030, cet ouvrage n appartient pas au Projet d agglomération. Des études transfrontalières seront poursuivies pour définir le tracé, les fonctionnalités et le dimensionnement de l ouvrage, ainsi que les mesures d accompagnement à mettre en oeuvre pour permettre un développement garantissant la préservation des sites, du paysage et de l environnement." Traversée du lac Sur mandat du Grand Conseil, le canton a mené une étude approfondie du projet, visant en particulier à confirmer la fonction de l'ouvrage et à identifier le tracé préférentiel de la traversée du lac et de ses prolongements. Ce que l'on peut en retenir, pour ce qui concerne potentiellement Collonge-Bellerive, c'est : > l'abandon des projets de petite ou moyenne traversée à caractère urbain au profit d'une grande traversée de type autoroutière, dont le tracé est donc fortement susceptible de toucher le territoire communal, > un tracé sur la rive gauche qui s'inscrit dans une logique de bouclement autoroutier, donc avec un prolongement en direction du réseau autoroutier existant à l'est de l'agglomération (raccordement envisagé a priori à la route Blanche), > une jonction entre cette liaison autoroutière et la route de Thonon (localisation à préciser, probablement sur le territoire communal), > une infrastructure de hiérarchie supérieure dont l'ampleur des répercussions pose forcément la question de l'extension de l'agglomération dans ce secteur, > un projet qui n'est pas envisagé avant 2030, donc bien au-delà de l'horizon du plan directeur communal, mais dont l'impact potentiel sur la commune est tel qu'on ne peut pas l'ignorer. Compte tenu de son caractère autoroutier, ce projet relève désormais des routes nationales et sa planification est aujourd'hui menée par l'office Fédéral des Routes. Celui-ci a engagé une étude visant à réévaluer l'opportunité et la fonction de ce projet dans le cadre plus général du développement du système autoroutier de la région franco-valdo-genevoise et, le cas échéant, à confirmer la variante de tracé la plus appropriée pour la traversée du lac et pour son raccordement au système autoroutier existant. Les résultats de cette étude sont attendus pour Interaction des projets : définir une stratégie coordonnée Il ne relève évidemment pas du plan directeur communal de coordonner ces différents projets dont les enjeux dépassent l'échelle communale. Pour autant, il est indispensable que l'on précise rapidement les scénarios 0850_PDCom_ docx 143

154 potentiels afin de veiller, dans la mesure des possibilités, à la compatibilité des politiques menées à l'échelon communal. Nécessité d'une coordination stratégique sur le secteur est de la commune A cet effet, il y a lieu d'engager rapidement une démarche de coordination stratégique des différents projets touchant le secteur est de la commune. Du point de vue de la mobilité, les enjeux liés aux divers projets peuvent être résumés comme suit : > la jonction d'accès à la traversée autoroutière du lac (à localiser) devra permettre un accrochage optimal à la route de Thonon (entre autres, minimiser les nuisances pour les riverains et les risques de congestion du trafic sur le réseau local), et un rabattement naturel et aisé sur les transports collectifs (P+R et pôle d'échanges à localiser de préférence à l'aval de la jonction) ; > la nouvelle liaison routière préconisée en évitement du village de Collonge et du hameau de St-Maurice, dont le tracé est à définir, devra permettre au trafic de la route d'hermance de rejoindre la tranchée couverte de Vésenaz (route de Thonon), mais aussi de rejoindre à terme la jonction d'accès à la traversée autoroutière du lac ; 144 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

155 > les développements routiers doivent intégrer l'objectif de réaliser à terme un axe de transports collectifs urbain performant en site propre sur la route de Thonon, entre La Pallanterie/La Repentance, Vésenaz et le centre-ville de Genève ; > il y a lieu de réserver également un site optimal pour l'aménagement d'un pôle d'échanges (interface entre les lignes de bus régionales desservant le Chablais et l'axe de transport collectif urbain en site propre projeté en direction de Genève), ainsi que d'une offre P+R conséquente permettant de capter les populations de France voisine et du Chablais accédant par la route de Thonon et par la route d'hermance (donc à situer à l'aval de la liaison de raccordement de la route d'hermance à la route de Thonon) et de capter aussi à terme le trafic lié à la traversée autoroutière du lac (donc à situer également à l'aval de la jonction autoroutière projetée) ; > par ailleurs dans le cadre du Projet d'agglomération, ce secteur est appelé à accueillir un fort développement de l'habitat. Si l'on veut limiter le trafic automobile généré par cette population nouvelle, il faut lui offrir des services de proximité et accorder un soin particulier aux liaisons douces vers les centralités existantes (Vésenaz, Collonge, Pallanterie) ; ces nouvelles habitations devront bien sûr être desservies par des transports collectifs performants en direction de Genève ; enfin, il y aura lieu d'anticiper les nuisances de la jonction autoroutière projetée ; > l'extension de la zone d'activités existante ainsi que des équipements sportifs doit évidemment préserver les possibilités de développement des diverses infrastructures susmentionnées ; l'accueil de nouveaux emplois dans ce secteur ne devrait être envisagé qu'en coordination avec une amélioration de l'offre et de la performance des transports collectifs ; un plan de mobilité de site (cf. chapitre 10.7) est également à considérer pour améliorer et pérenniser les conditions de déplacements dans ce secteur. Objectifs > Surseoir à la réserve du tracé du contournement de Collonge et étudier en lieu et place, l'opportunité et la faisabilité d'une liaison rabattant la route d'hermance (au nord de Collonge) sur la route de Thonon (à l'amont de la tranchée couverte), visant à délester simultanément les traversées de Collonge, de Vésenaz et de St-Maurice, à mieux valoriser 0850_PDCom_ docx 145

156 le potentiel de délestage de la tranchée couverte de Vésenaz et à accéder à terme à la jonction projetée sur la traversée autoroutière du lac. > Engager sans délai une démarche de coordination stratégique des différents projets touchant le secteur est de la commune : traversée autoroutière du lac et jonction, nouvelle liaison routière entre la route d'hermance et la route de Thonon, axe de transports collectifs urbain en site propre, pôle d'échanges et offre P+R, développement de l'habitat, extension des zones d'activités et sportives. En particulier, préciser les sites et emprises à réserver pour les nouvelles infrastructures sur le territoire communal et les communes voisines. > A court terme, repenser la gestion et l'aménagement des principaux carrefours de la route de Thonon en améliorant les conditions de circulation des transports collectifs (voies réservées et priorités) et des mobilités douces Modération, espaces publics Diagnostic On peut distinguer deux types de problématiques sur la commune de Collonge-Bellerive : > les tronçons routiers en traversée de village ou hameau supportant un trafic soutenu (principalement Vésenaz, Collonge, St-Maurice, Pallan terie) : leur aménagement doit assurer une bonne sécurisation des différents usagers et contribuer au respect effectif des limitations de vitesses. Il doit être aussi l'occasion d'améliorer la qualité fonctionnelle et paysagère de ces espaces de vie et de mettre en valeur le patrimoine bâti. > l'important réseau de desserte (zones résidentielles) : le trafic y est sensiblement plus faible, mais les conditions offertes aux usagers les plus fragiles (piétons, cyclistes) sont parfois très précaires (p. ex. nombreux chemins étroits sans trottoirs dans la partie ouest de la commune). Il s'agit ici de favoriser une circulation à vitesse modérée et des conditions de cohabitation acceptables, plus particulièrement pour les piétons. Traversée de Vésenaz 146 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

157 Espaces routiers à traiter Objectifs > Mettre en adéquation l'aménagement et la fonction multimodale et sociale des espaces routiers. > Sécuriser les tronçons routiers problématiques. > Faciliter l'utilisation des mobilités douces par une gestion et un aménagement du réseau optimisant leur confort et leur sécurité. > Création de parkings permettant de libérer les rues du stationnement des voitures. 0850_PDCom_ docx 147

158 10.4 Transports collectifs Desserte actuelle Réseau de transports collectifs, situation actuelle, source : a) Lignes et services existants La commune est desservie par quatre lignes de bus régionales, une ligne nocturne et un service Proxibus : > la ligne A relie le centre de Genève (Rive) à Gy-Eglise et Corsinge- Village ; elle passe par la route de La-Capite, le long de la limite communale sud-est de la commune ; 148 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

159 > la ligne B circule en boucle, dans un seul sens ; elle relie La Capite, Vésenaz et La Pallanterie et rejoint ensuite le Foyer d'anières, > la ligne E relie le centre de Genève (Rive) à Hermance, en passant par la route d'hermance ; elle dessert les villages de Collonge et de Vésenaz, > la ligne G suit le même chemin que la ligne E entre Rive et Vésenaz, puis rejoint l'itinéraire de la ligne B, par la route de Thonon. Elle dessert également le hameau de St-Maurice sur 6 courses par jour, uniquement en direction du centre-ville ; elle est occasionnellement prolongée aux heures de pointe au-delà de la frontière à Veigy-Foncenex, > la ligne Noctambus N6 suit le tracé de la ligne E ; elle offre une possibilité de retour depuis le centre-ville de Genève les vendredis et samedis soirs, après la fin du service du réseau classique, > l'ensemble de la commune faisant partie de la zone est du service Proxibus de desserte «porte à porte» ; il s'agissait d'un service fonctionnant de 6h à minuit et permettant, sur réservation téléphonique, de disposer d'un véhicule pour effectuer un trajet entre n'importe quelles adresses à l'intérieur de la zone (dans la mesure où cette liaison n'est pas disponible avec les lignes à l'horaire) ; il permettait également d'accéder, hors de la zone est, aux terminus de la ligne 9 (Petit Bel-Air) et du tramway (Moillesullaz) moyennant un supplément de CHF 3.-.Cette prestation a été suspendue par le Canton au 1 er janvier b) Temps de parcours Ligne Cadence maximum en heure de pointe Nombre de courses par jour (tous sens confondus) Cadence maximum en heure de pointe A B E < 10 G < 15 Synthèse des niveaux de desserte Les temps de parcours des transports collectifs (à l'horaire) apparaissent légèrement moins performants que les temps en voiture (en trafic fluide), 0850_PDCom_ docx 149

160 pour les relations de et vers Genève. Les temps de parcours en voiture restent cependant très indicatifs, ne prenant en compte ni la congestion, ni le temps éventuel passé à rechercher une place de stationnement. Les transports collectifs disposent de voies réservées à l'approche de Genève, leur permettant d'éviter en bonne partie la congestion du trafic aux heures de pointe. Une voie réservée sur la route de Thonon entre La Pallanterie et La Repentance est prévue pour c) Fréquentation Fréquentation journalière (2008) par tronçon et lignes de bus, source : tpg Avec en moyenne voyageurs par jour ouvrable, tous sens confondus, entre Vésenaz et la Gabiule, la route d'hermance (ligne E, soit 94 bus par jour ouvrable) est l'axe de transports collectifs le plus chargé de la commune. 150 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

161 Avec en moyenne voyageurs par jour entre Vésenaz et La Pallanterie, la route de Thonon est le second axe de transports collectifs bénéficiant d'une bonne fréquentation sur la commune, principalement grâce à la ligne G (65 bus par jour ouvrable). A noter que dans le sens Vésenaz -> Pallanterie, la ligne B «double» l'offre de la ligne G, ce qui semble apprécié (environ 80 voyageurs/jour dans ce sens sur la ligne B) et montre l'existence d'une clientèle «intracommunale» utilisant les transports collectifs pour des trajets entre Vésenaz et Pallanterie. Hors de ces deux axes, l'utilisation des transports collectifs est faible sur la commune : > Les arrêts situés à l'amont de La Pallanterie («Repentance», «La Dame», «St-Maurice») sont très peu utilisés (moins de 50 montées cumulées par jour au total sur ces trois arrêts). > En particulier, les 6 courses quotidiennes desservant St-Maurice (détour occasionnel de la ligne G, uniquement en direction de Genève) ne génèrent que 2 voyageurs par jour. Cette desserte, qui constitue un détour pénalisant pour de nombreux autres usagers (en particulier la clientèle frontalière) doit être reconsidérée, d'autant plus que les quelques clients concernés restent desservis (arrêts sur la route de Thonon à moins de 500m) > Dans les secteurs où la ligne B ne double pas la ligne G (Vésenaz- Eglise, Californie), on compte moins de 5 montées par jour. Ceci s'explique par le fait que la ligne ne poursuit pas jusqu'à Genève et qu'elle circule en boucle à sens unique à une fréquence modeste. Pourtant le long de la route de La-Capite, la ligne A est relativement chargée (environ 750 voyageurs par jour dans le bus), et les arrêts Capite et ch. des Princes sont relativement sollicités. Cette très faible fréquentation de la ligne B confirme qu'en l'état actuel elle n'intéresse que quelques voyageurs «captifs» (voyageurs n'ayant pas d'autre moyen de transport). La fonction et l'offre de cette ligne méritent d'être redéfinis. > Avec en moyenne 20 utilisateurs par jour pour tout le secteur est, le service de Proxibus apparaît étonnamment peu utilisé. Il est souhaitable d'analyser les raisons d'une demande aussi modeste (information à la population? disponibilité du service et délai d'attente? fiabilité du service? etc.) et, le cas échéant, d'ajuster le service pour mieux répondre aux attentes. 0850_PDCom_ docx 151

162 Une comparaison des données de fréquentation actuelles (2008) avec celles de 1998 (Cf. plan de charge du réseau de transports collectifs figurant dans le précédent Plan directeur communal) montre une forte augmentation sur la commune de Collonge-Bellerive. En particulier, le tronçon Vésenaz-Pallanterie s'est fortement développé, avec un quasi triplement des charges. Seule exception notable, l'arrêt Bois-Caran, où la fréquentation a été divisée par 2, a priori suite à la redéfinition des périmètres scolaires Développements planifiés Le Plan Directeur des Transports Publics définit les projets et développements de l'offre de transports collectifs attendus sur cette période (sous condition d'approbation du Conseil d'etat dans le cadre du contrat de prestations). Pour ce qui concerne Collonge-Bellerive, les évolutions suivantes sont attendues : > ligne A : modification du tracé de la ligne entre La Capite et Meinier, avec un parcours de base passant via La Californie et La Pallanterie (et le maintien de quelques courses uniquement sur l'itinéraire passant par Carre-d'Amont et Corsinge), amélioration des fréquences (15' en heure de pointe), > ligne B : modification significative du tracé de la ligne (devenant bidirectionnelle et fusionnant avec l'actuelle ligne 34), assurant le parcours suivant : Chevrens - Maisons Neuves - St-Maurice - Pallanterie - Vésenaz - La Capite - Bonvard - Choulex - La Seymaz - gare de Chêne- Bourg - Sous-Moulin - Veyrier ; amélioration des fréquences (20' en heure de pointe), > ligne E : amélioration des fréquences (<10' en heure de pointe), > ligne G : création d'une voie bus sur la route de Thonon en direction de Genève entre la route de La-Repentance et le giratoire de La Pallanterie, modification du tracé de la ligne (suppression de la desserte de St- Maurice, prolongement systématique jusqu'à l'arrêt Crevy dès la création d'un P+R à cet arrêt), amélioration des fréquences (15' en heure de pointe), > Proxibus : suppression du service Proxibus pour les secteurs est et sud. 152 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

163 Autres développements souhaitables Proposition de développement du réseau Objectifs > Défendre un renforcement sensible de la cadence et des conditions de confort sur les lignes E et G. > Soutenir un prolongement systématisé de la ligne G au-delà de la frontière et un parcours direct performant (desserte du village de Corsier par la ligne B). > Assurer l'intégration urbaine des arrêts et interfaces de transports collectifs (localisation, confort d'aménagement, abris, cheminements d'accès). 0850_PDCom_ docx 153

164 > À court terme sur la route de Thonon, appuyer la réalisation de voies réservées aux transports collectifs (avec priorités aux carrefours), en particulier à l'amont de La Pallanterie ainsi que de la future tranchée de Vésenaz. > À plus long terme sur la route de Thonon, défendre en lien avec le fort développement envisagé de l'habitat et de l'emploi sur la commune, la réalisation d'un axe de transports collectifs urbain performant (a priori : bus urbain ou trolleybus en site propre) entre La Pallanterie/La Repentance, Vésenaz et le centre-ville de Genève, ainsi que la création d'un pôle d'échanges et d'une offre P+R. Principes et mesures d'accompagnement L'amélioration de l'offre de transports collectifs est de la compétence du Canton. L'élaboration du plan directeur communal est donc l'occasion de renforcer le dialogue concernant les améliorations qu'il est souhaitable d'inscrire dans la planification cantonale et de s'assurer d'une bonne coordination entre les actions cantonales et communales. A court terme, plusieurs améliorations se justifient : > Suite à l'engagement de méga-bus (autobus à double articulation), la ligne E est actuellement exploitée à une fréquence sensiblement inférieure à celle qui prévalait il y a plus de 10 ans! Un rehaussement significatif de sa cadence est indispensable à plusieurs titres. D'une part, la fréquentation de cette ligne reste élevée et les véhicules sont bondés en périodes de pointe ; par ailleurs, sur un axe où la population, plutôt aisée, n'est que très rarement «captive» des transports collectifs (plus de la moitié des ménages des communes périurbaines genevoises possèdent au moins deux voitures, contre moins d'un quart pour les communes de la 1 re couronne suburbaine), les conditions de confort sont un critère important pour la crédibilité du transport collectif et le choix de ce mode de transport ; enfin, le trafic sur la route d'hermance a très fortement augmenté ces dernières années. Ce trafic est composé majoritairement de personnes résidant le long du couloir desservi par la ligne E, autrement dit l'amélioration de la ligne E reste le meilleur moyen de contenir l'explosion du trafic sur cet axe et de soulager entre autres les traversées de Collonge et de Vésenaz. C'est aussi un moyen de préserver la vitesse commerciale. > Une amélioration significative des cadences et de la performance de la ligne G est également souhaitable à plusieurs niveaux : renforcer l'ac- 154 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

165 cessibilité de La Pallanterie, d'autant plus indispensable au vu des forts développements envisagés dans ce secteur ; rechercher une fréquence combinée avec la ligne E mieux cadencée entre Vésenaz et Rive ; améliorer les temps de parcours en renonçant à la desserte de Corsier par cette ligne (en assurant par exemple sa desserte par la ligne B) ; améliorer et fiabiliser la vitesse commerciale sur la route de Thonon par l'aménagement de voies réservées et de priorités aux carrefours entre Vésenaz et La Pallanterie ; ces deux dernières améliorations sont importantes si l'on veut renforcer l'attrait de la ligne pour les frontaliers. A plus long terme, le Plan directeur cantonal mentionne l'éventualité d'un tramway desservant la commune par la route de Thonon, cependant il faut être conscient que cette idée ne résiste pas à un examen sommaire et n'a pas lieu d'être prise en considération dans la planification communale : un tramway est un moyen de transport de haute capacité dont le coût élevé (à l'investissement mais aussi à l'exploitation) se justifie seulement à partir de densités de l'ordre de habitants+emplois par km de ligne. Si de telles densités peuvent s'imaginer à terme à Vésenaz ou à La Pallanterie/La Repentance, elles ne sont évidemment pas concevables sur les 4 km qui séparent Vésenaz des Eaux-Vives. De plus, le tracé longeant le lac sur ce tronçon, sa zone d'influence est d'emblée réduite de moitié. A titre de comparaison, on peut noter (Cf. figure) que la distance entre La Pallanterie et Rive est équivalente à la distance entre le CERN et Cornavin. Sur cette distance, le TCMC dessert de grands quartiers urbains (Servette, Vieusseux, Crozet, Avanchets, Meyrin-Cité), ainsi que de grandes concentrations d'activités et d'emplois (Cornavin, Servette, Bouchet, Balexert, Blandonnet - Cointrin, ZODIM - ZIRIAN, Hôpital de la Tour - ZIMEYSA, CERN). Le potentiel y est donc sans rapport d'échelle avec ce qui peut être imaginé à moyen ou long terme en direction de Collonge- Bellerive. Ceci étant, le fort développement de l'habitat et de l'emploi envisagé sur la commune dans le cadre du Projet d'agglomération doit pouvoir s'accompagner d'une extension du réseau de transports collectifs urbains à ce secteur de l'agglomération, avec un niveau de performance élevé. Une option à explorer serait la réalisation d'un axe véritablement en site propre desservi par le réseau urbain de bus voire de trolleybus (BHNS bus à haut niveau de service). Cet axe serait aménagé (espace public), équipé 0850_PDCom_ docx 155

166 (arrêts) et géré (priorités aux carrefours) de manière similaire aux axes de tramway, de sorte à offrir un haut niveau de service. Un tel axe urbain devra bien sûr s'accompagner de l'aménagement d'un pôle d'échanges offrant des conditions optimales de rabattement du réseau régional sur le réseau urbain, ainsi que d'une offre P+R conséquente. Distances CERN - Cornavin et Pallanterie - Rive. On rappellera pour finir que la commune elle-même a un rôle non négligeable à jouer pour améliorer l'attrait des transports collectifs. En particulier, les interventions suivantes sont du ressort de la planification communale : > Amélioration de l'accessibilité piétonne et cyclable des arrêts TPG : cheminements directs et confortables, parcs à vélos et à motos sécurisés, etc. > Aménagement confortable, sécurisé et abrité des interfaces (Vésenaz, Pallanterie, Capite) et des arrêts. > Urbanisation valorisant l'accessibilité offerte par les transports collectifs (localiser l'implantation des projets de forte densité et des activités de services à bonne proximité des arrêts existants) et tenant compte des cheminements à développer pour l'accès aux arrêts de transports collectifs (servitudes, participation au financement,...). > Communication ciblée (habitants, entreprises, visiteurs) en vue de mieux faire connaître les solutions de mobilité disponibles sur la commune (lignes, abonnements, etc.). 156 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

167 10.5 Réseau cyclable Diagnostic / Situation La commune de Collonge-Bellerive se situe à la périphérie de la ville de Genève, à environ 30 minutes en vélo du centre ville (à la vitesse moyenne de 15 à 20 km/h). Elle est parcourue par plusieurs itinéraires recommandés (voir carte cyclable ville et canton de Genève). La plupart des routes de la commune sont des dessertes à faible trafic ne nécessitant pas ou peu d aménagements spécifiques pour les cyclistes. Par contre, le réseau primaire et secondaire (route de Thonon, Route d'hermance, route de La-Capite et chemin des Rayes) doit être équipé en faveur des cyclistes ou accompagné d itinéraires alternatifs pour des raisons de sécurité et de continuité des parcours. Pistes cyclables sur la route d'hermance Actuellement, plusieurs aménagements cyclables ont été réalisés par le canton: > Route de Thonon. Aménagement bidirectionnel au sud de Vésenaz en direction du centre ville. > Route d'hermance. Deux tronçons bidirectionnels réalisés, le premier entre La Combe et le village de Collonge, le deuxième entre Collonge et le croisement de la route du Lac (Corsier). > Route de La-Capite. Au sud de La Capite, en direction de Cologny et au nord, jusqu'au carrefour de La Pallanterie. > Route de Compois. Depuis le débouché de sur la route de La-Capite, en direction de Corsinge et Jussy. L'offre en parcs à vélos est aujourd'hui relativement lacunaire. L'aménagement d'installations de parcage à domicile (immeubles) et à destination (principaux arrêts TPG, équipements publics, commerces et services, grandes entreprises, etc.) est essentiel au développement du vélo et la commune joue un rôle déterminant à cet effet. Une promotion active du vélo auprès des principaux usagers potentiels (scolaires, personnel des entreprises, déplacements quotidiens, etc.) et une stratégie d'information/communication est également à développer au niveau de la commune. 0850_PDCom_ docx 157

168 Objectifs > Poursuivre le développement d un réseau cyclable communal attrayant, s'inscrivant dans un réseau d'agglomération cohérent. > Aménager des places de parcage en suffisance, au domicile et à destination (commerces, équipements, lieux de travail). > Promouvoir activement le vélo, soutenir les initiatives en faveur du vélo, informer régulièrement des itinéraires existants. Structure du réseau Le réseau cyclable peut être subdivisé en trois composantes : > Les itinéraires situés le long des axes de trafic principaux, qui s'inscrivent dans un réseau à l'échelle de l'agglomération et dont la portée dépasse le cadre communal. Leur aménagement est prioritaire et doit être planifié en concertation avec le canton et les communes voisines. Il s agit à la fois d itinéraires fonctionnels et de cyclotourisme. > Les itinéraires situés en dehors des axes de trafic principaux, qui s'inscrivent également dans un cadre intercommunal. > Les itinéraires de proximité, qui sont des interconnexions entre les grands itinéraires et des liaisons locales. Sur ces itinéraires, la mixité entre les piétons et les vélos est en général admise. Aménagements Sur le territoire communal, deux grands axes doivent être aménagés en priorité: > la route de Thonon, entre Vésenaz et La Pallanterie d'une part et au nord de La Pallanterie d'autre part, > la route d'hermance, entre le village de Vésenaz et C.O. Bois-Caran (La Combe), S agissant de routes cantonales, l aménagement de ces axes incombe au canton. Le plan quinquennal ( ) des aménagements cyclables cantonaux prévoit plusieurs interventions sans indiquer d'horizon de réalisation. Les aménagements dans le village de Vésenaz (routes de Thonon et d'hermance) sont dépendants de la réalisation de la tranchée couverte. 158 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

169 Plusieurs traversées dangereuses sur les grands axes doivent être facilitées et sécurisées par des aménagements spécifiques (carrefours de La Pallanterie, carrefour des Tattes, entrée sud du village de Collonge, carrefour de Vésenaz). Les traversées de villages de Collonge et de La Capite sont à étudier afin de modérer les vitesses et mettre en valeur les espaces publics. En dehors de ces grands itinéraires, il existe plusieurs liaisons complémentaires, intéressantes à l'échelon de la commune et dans le réseau de promenades qui méritent éventuellement des aménagements ponctuels. Ces liaisons mettent en relation divers éléments importants au niveau communal, comme les principaux équipements, les accès au lac ou les arrêts TPG majeurs. A noter que les «aménagements» prennent des formes diverses dont le choix dépend des caractéristiques du lieu et de la pression du trafic : > pistes/bandes cyclables sur les axes à fort trafic, > sécurisation des traversées et autres points de conflits avec le trafic, > aménagements favorisant une bonne cohabitation avec le trafic dans les rues modérées, > itinéraires de promenade à l'écart du trafic, > cheminement en mixité avec les piétons, dans certaines conditions. > etc. Parcage L'offre de parcage doit être développée principalement : > A proximité des immeubles d'habitation. L'aménagement de parcs à vélos sécurisés et couverts, d'accès aisés (de plain-pied) et en nombre suffisant à proximité des entrées d'immeubles est une exigence à inscrire dans les réglementations des PLQ. Parallèlement, des mesures d'incitation sont à envisager pour l'aménagement de parcs à vélos au pied des immeubles existants. > A proximité des grands générateurs de déplacements tels que les arrêts TPG, les équipements publics (écoles, administration,...), les équipements commerciaux (alimentation, poste,...), les grandes entreprises (pendulaires et visiteurs), Exemples d'abri pour vélos 0850_PDCom_ docx 159

170 Promotion du vélo Plusieurs types d'actions peuvent être envisagées pour promouvoir le vélo : > Actions auprès des administrations et des entreprises : mise à disposition de vélos de service, encouragement à la pratique du vélo pour le personnel, mise en avant des atouts du vélo pour l'entreprise (économies sur les voitures de services, réduction des surfaces dévolues au stationnement automobile, meilleure santé du personnel,...). > Information régulière et ciblée (réalisations nouvelles, possibilités offertes, diffusion de la carte cyclable de la ville et du canton,...), consultation des usagers. > Mise à profit des événements (Journée «En ville sans ma voiture», Semaine de la mobilité, Journée du vélo, etc.) pour mettre en avant les efforts de la commune en faveur du vélo. > Actions communales (par exemple, subventionner les vélos électriques, bourse aux vélos,...). 160 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

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172 10.6 Stationnement Normes applicables La DGM applique une norme de dimensionnement de l'offre de stationnement plus restrictive que les normes VSS 19 «classiques». Le Canton est découpé en huit zones pour lesquelles le ratio de places autorisées diffère, en fonction de la proximité au centre-ville (zone la plus restrictive) et du type de stationnement (logement ou activités). Le territoire de Collonge-Bellerive se situe dans la zone la moins restrictive du canton. Il n'y a ainsi pas de limitation pour les activités, et le ratio est de 1.6 cases habitants par 100m 2 de SBP. L'absence de restriction du nombre de places pour les activités revêt une grande importance pour le secteur de La Pallanterie. En effet, en l'absence de normes de stationnement restrictives, et avec une offre en transports collectifs limitée et des aménagements piétons et cyclables peu attractifs, il y a de fortes probabilités que le développement envisagé de la zone d'activités engendre de fortes charges de trafic supplémentaires (et une croissance proportionnelle des nuisances) Gestion du stationnement public A Vésenaz en particulier, mais aussi à La Pallanterie (et dans une moindre mesure dans le village de Collonge ou sur les rives du lac), le développe ment des activités et des commerces conduit à une forte pression sur le stationnement public. Dans ces centralités, il n'est plus approprié de laisser un accès libre et illimité aux places de stationnement publiques mises à disposition sur rue ou en ouvrage, si l'on veut préserver l'accessibilité des clients, visiteurs et professionnels. Cependant, si l'on veut éviter des situations contreproductives (p. ex. clients des commerces stationnant dans un quartier d'habitation voisin où le stationnement n'est pas réglementé), toute restriction en matière de stationnement doit s'inscrire dans une vision globale cohérente. Et elle ne peut évidemment s'envisager sans un contrôle régulier. En première approche, la stratégie à développer pourrait être la suivante : Stationnement de l'agence Thomson Reuters (privé) 19 VSS: Union suisse des professionnels de la route 162 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

173 > A Vésenaz : généralisation du stationnement à durée limitée (p. ex. parcage autorisé jusqu'à 4h, avec disque de stationnement 20 ) sur l'ensemble des rues du village (sur un rayon de m) ainsi que dans les parkings ; proposer éventuellement des places à très courte durée (30 minutes) à proximité de commerces ou services à forte affluence 21 ; > Dans les villages (Collonge, Vésenaz, La Capite), envisager la réalisation de parkings destinés aux résidents qui n ont pas de possibilité de réaliser des places de stationnement sur leur terrain. > À La Pallanterie : adopter une gestion similaire (parcage avec disque de stationnement limité) sur l'ensemble des places publiques du site, ainsi que pour les installations de stationnement du futur centre sportif 22 ; > Sur les rives du lac, à proximité des espaces de loisirs : adopter également une gestion similaire des places dans le cas où les parkings mis à disposition des visiteurs subiraient une utilisation détournée par les riverains ; > Une réglementation similaire peut être envisagée également à Collonge pour les parkings visiteurs des grands équipements publics (Hôpital de Bellerive, C.O. Bois Caran, etc.) ; > Sur l'ensemble de la commune, veiller à une bonne signalisation des parkings afin d'atténuer le trafic de recherche de place dans les quartiers alentours Parkings d'échange (P+R) Les parkings d'échange ont pour but de permettre aux populations ne bénéficiant pas d'une desserte en transports collectifs à proximité de leur domicile d'avoir néanmoins accès au réseau en s'y rabattant en voiture. En ce sens, ces installations concernent peu les populations résidant sur le canton de Genève, où la quasi totalité des zones d'habitation est desservie à moins de 300 m, mais sont une solution précieuse pour les populations frontalières. 20 Un recours étendu à la zone bleue (durée de stationnement limitée à 1h), avec ou sans macaron, est inapproprié hors de l'agglomération urbaine dense.forte. Le stationnement avec horodateur suppose de mettre en place une structure de collecte et d'entretien, qui ne se justifie que pour un nombre de places conséquent. 21 Dans le parking des Rayes, la première heure est gratuite. 22 Fort risque d'utilisation détournée par les pendulaires en cas de stationnement libre et illimité. 0850_PDCom_ docx 163

174 Actuellement, sur ce secteur de l'agglomération, ce sont le P+R de Genève-Plage et accessoirement celui de Frontenex (actuellement 29 places mais un projet de 300 places est prévu) qui permettent de se rabattre sur le réseau urbain des TPG. Ces P+R situés à l'aval de Collonge-Bellerive n'ont évidemment pas d'influence sur le trafic transitant à travers la commune. A l'amont de la commune, le prolongement de la ligne G à Veigy-Foncenex offre l'opportunité aux frontaliers de laisser leur véhicule avant le passage de la douane. Actuellement, quelques-uns le font de manière informelle, et les collectivités françaises envisagent la mise à disposition de places aménagées et signalées. Ceci étant, l'offre de la ligne G reste pour l'instant peu attrayante, en fréquence (quelques prolongements transfrontaliers, en heures de pointe) comme en temps de parcours (bus englué dans le trafic, en particulier à La Pallanterie et à Vésenaz). Cette solution P+R n'aura véritablement d'attrait qu'avec un prolongement systématisé et plus fréquent de la ligne G à Veigy-Foncenex, et à condition que le bus ne subisse plus la congestion du trafic à Collonge-Bellerive (aménagement de voies réservées à l'approche des carrefours critiques). En l'état actuel de la structure du réseau routier et du réseau de transports collectifs, une offre P+R sur la commune elle-même ne présente pas grand intérêt (bonnes conditions de circulation automobile à l'amont et à l'aval de la commune). Tout au plus pourrait-on, en cas de saturation du parking de Genève-Plage, envisager une mise à profit des parkings existants au sud de Vésenaz (quota de places dans les parkings Manor et/ou Coop) qui bénéficient de la desserte cumulée des lignes E et G. Le PDCa de 2006 prévoit d'étudier l'implantation d'un P+R de 100 places ou plus à Vésenaz. Le village ne comporte pas d'espace suffisant pour un tel équipement. Il pourrait être envisagé à La Pallanterie, en lien avec le projet de centre sportif intercommunal (CSI). Au niveau communal, il y a surtout lieu de développer le Bike+Ride, afin de permettre aux habitants les plus éloignés des lignes de transports collectifs de s'y rabattre efficacement. Ceci suppose l'aménagement de parcs à vélos sécurisés à proximité des arrêts de transports collectifs, mais aussi l'amélioration des cheminements cyclables d'accès (sécurisation, perméabilisation du tissu bâti). 164 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

175 A plus long terme, dans l'optique de la réalisation d'un axe de transport collectif urbain performant jusqu'à La Pallanterie/La Repentance, il y aura lieu de réserver un site optimal pour l'aménagement d'un pôle d'échanges et d'une offre P+R conséquente. Ce site devra permettre de capter les populations de France voisine et du Chablais accédant par la route de Thonon et par la route d'hermance, il serait donc à situer à l'aval de la liaison routière préconisée pour raccorder la route d'hermance à la route de Thonon. A terme, il devrait être aussi en mesure de capter le trafic lié à la traversée autoroutière du lac et devrait donc être situé également à l'aval de la jonction autoroutière projetée Dépose scolaire Le trafic lié à la dépose scolaire est généralement source d'insécurité voire de dysfonctionnements. La priorité en la matière doit être de développer les solutions Pédibus, ce qui nécessite généralement une mise en adéquation de l'aménagement des parcours empruntés. Au besoin, une meilleure organisation des espaces de dépose peut améliorer la sécurité Objectifs > Favoriser le stationnement à durée limitée dans les centralités communales (Vésenaz et Pallanterie en particulier) afin de préserver l'accessibilité des clients, visiteurs et professionnels. > Soutenir le développement d'une offre P+R attrayante à Veigy- Foncenex (desserte transfrontalière améliorée de la ligne G, aménagement de voies bus sur les tronçons congestionnés à Collonge-Bellerive). > Développer le Bike+Ride sur la commune pour améliorer l'accès aux transports collectifs. > Développer l'offre Pédibus pour limiter le trafic de dépose scolaire. > Réserver la possibilité d'aménager à terme un pôle d'échanges et une offre P+R conséquente en lien avec les projets d'axe de transport collectif urbain performant et de traversée autoroutière du lac. > Créer des parkings en suffisance pour les habitants et les employés. 0850_PDCom_ docx 165

176 10.7 Plans de mobilité Vésenaz et La Pallanterie constituent les principaux sites où se développent les activités sur la commune. Celles-ci génèrent un important volume de déplacements. Les nombreux projets et développements sur ces deux sites ont un impact sensible sur les circulations et l'accessibilité, qu'il est nécessaire d'appréhender dans une démarche concertée Plan de mobilité d'entreprise (PME) Le Plan de mobilité d'entreprise est un instrument visant à identifier les besoins de mobilité spécifiques du personnel (déplacements domiciletravail et déplacements professionnels) et des clients-visiteurs d'une entreprise, et à développer des solutions ciblées permettant principalement de rationaliser les besoins de déplacements, de favoriser l'utilisation de modes de déplacement autres que la voiture et de limiter les besoins en stationnement. Pour l'instant à Genève, il s'agit d'une démarche volontaire. Le PME est souvent un moyen de confirmer et négocier les besoins en stationnement lorsqu'une entreprise considère que ceux-ci sont supérieurs aux normes appliquées par le canton. Répartition des emplois dans la commune et principaux générateurs de trafic Compte tenu des moyens qu'il mobilise, pour son élaboration puis sa mise en oeuvre, le PME s'adresse avant tout à des entreprises de taille importante (dépassant employés). Or, sur les deux sites évoqués, la part de petites et moyennes entreprises est loin d'être négligeable et leurs effets cumulés sur la mobilité ne sont pas à ignorer Plan de mobilité de site (PMS) Pour le site de La Pallanterie, voire éventuellement sur des périmètres définis à Vésenaz, le Plan de mobilité de site (ou Plan de mobilité interentreprises) peut être une réponse plus appropriée que des PME individuels. Un PMS porte sur un périmètre déterminé, à l'intérieur duquel l'ensemble des entreprises sont impliquées et s'engagent. Une démarche interentreprises favorise les synergies dans le développement des solutions, 166 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

177 elle permet également de développer des opérations plus ambitieuses et de faciliter la coordination avec les interventions relevant du canton ou de la commune. Méthodologiquement, l'approche PMS est similaire à celle d'un PME : > elle suppose une forte implication des entreprises. La désignation d'un interlocuteur unique habilité à représenter les entreprises est donc une condition préalable ; > elle nécessite également un dialogue permanent avec l'ensemble du personnel, condition de base pour l'efficacité des solutions mises en oeuvre ; cette communication "transversale" peut d'ailleurs être l'occasion de rapprochements ouvrant la voie à des collaborations dépassant le cadre des problèmes de mobilité. A la différence du PME, le PMS permet la mise en place de solutions dépassant le strict cadre d'une entreprise. Ce changement d'échelle ouvre la voie à une contribution plus conséquente des collectivités publiques pour l'amélioration des conditions cadres. Figure 59: brochures éditées par les cantons de Genève et de Vaud On citera comme pistes à explorer, parmi les solutions qui peuvent être imaginées dans le cadre d'un Plan de mobilité de site : > une offre de vélos en «libre service» ; > un développement du covoiturage (susceptible d'intéresser notamment les pendulaires frontaliers), coordonné à l'échelle du site pour en augmenter le potentiel ; > le développement coordonné d'un réseau de cheminements piétons et cyclables confortable ; > la réalisation d'une partie de l'offre de stationnement sous forme d'installations communes, dont l'affectation aux diverses entreprises pourra s'ajuster en fonction de l'évolution des besoins de chacune d'elles ; > l'utilisation multiple des installations de stationnement (p. ex. parking du futur centre sportif utilisé en synergie avec d'autres besoins sur le site) ; > etc. 0850_PDCom_ docx 167

178 Objectifs > Elaborer, d'entente avec la Fondation de La Pallanterie, la commune de Meinier et le canton, un Plan de mobilité pour l'ensemble du site de La Pallanterie, en préalable à un développement accru des activités sur le site. > Engager un dialogue avec les commerces et entreprises à Vésenaz, en vue d'une gestion de la mobilité plus rationnelle, éventuellement au travers de Plan de mobilité de site. 168 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

179 11. SYNTHÈSE Le plan directeur peut être résumé au travers des objectifs-cadres et projets figurant ci-dessous : Village de Collonge > Préserver le caractère de village-rue entouré par un écrin de verdure. > Réaménager la traversée de localité : mise en valeur de l espace public et amélioration des conditions de déplacement pour les mobilités douces. > Corriger les limites de zones afin de permettre des développements mesurés et de mettre en conformité les constructions existantes en zone agricole. > Conditionner la mise en zone des grands terrains occupés par des villas, mais en zone agricole, par l établissement d un plan de site. > Déplacer le centre de voirie. > Réserver les terrains à l entrée sud de Collonge pour la réalisation d équipements publics, notamment une salle communale. Village de Vésenaz > Aménager les espaces publics (notamment le chemin du Vieux-Vésenaz) et les mettre en réseau. > Réaménager la route de Thonon en faveur des mobilités douces et des transports publics, à la suite de la réalisation de la tranchée couverte. > Préserver la zone villas d une trop forte densification. Reconduire les principes appliqués ces dernières années, soit un indice de Un indice plus élevé ne sera admis qu à titre exceptionnel et dans des conditions particulières. > Réserver une partie du terrain de La Californie pour un équipement public et déplacer le terrain de football dans le futur centre sportif intercommunal. > Améliorer les conditions de déplacement pour les mobilités douces : trottoirs, bandes cyclables, passages piétonniers au travers des zones villas, etc. La Capite > Modérer la vitesse en traversée du village et mettre en valeur les espaces publics. > A terme, relocaliser le terrain de football dans le futur centre sportif intercommunal de La Pallanterie. 0850_PDCom_ docx 169

180 La Pallanterie > Agrandir la zone d activités en coordination avec Meinier. > Développer le centre sportif en collaboration avec Meinier. > Acquérir les terrains nécessaires à ces extensions. > Réserver un emplacement pour une éventuelle relocalisation du centre de voirie. Nouveaux développements > Privilégier un développement intercommunal dans le secteur de La Repentance. > Collaborer étroitement avec le canton et les communes voisines pour définir la localisation, le nombre de logements, ainsi que les conditions et étapes de développement. > Etablir une coordination stratégique des nombreux projets dans le secteur : développement résidentiel, extension ZIAP et centre sportif, P+R, voies bus, sortie autoroutière de la traversée du lac. Saint-Maurice > Mettre en zone de hameaux. Les zones de villas > Pour des raisons paysagères et d éloignement des transports collectifs, limiter l indice à 0.2 pour les secteurs proche du lac (périmètre de protection des rives), et les secteurs de Bellerive, de la Gabiule, et le coteau au-dessus de La- Capite. > Envisager la mise en zone, moyennant plan de site, des ensembles de villas situées en zone agricole et présentant un intérêt du point de vue paysager. Port de Corsier > Développer le port de Corsier en collaboration avec la commune de Corsier. Paysage et milieux naturels > Entretenir et compléter le réseau de haies et d alignements d arbres, caractéristique du paysage de bocage. > Mettre en place un réseau de promenades, s appuyant sur les valeurs naturelles, paysagères et patrimoniales du site. 170 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

181 Améliorer le fonctionnement du territoire, gérer la mobilité > Compléter la réalisation de la tranchée couverte de Vésenaz. > Etudier une liaison entre la route d Hermance (au nord de Collonge) et la route de Thonon, permettant de délester Collonge, St-Maurice et Vésenaz. > Mettre en place un réseau continu et sécurisé de mobilités douces (piétons-vélos). Aménager en suffisance des places de stationnement pour les vélos, dans les immeubles collectifs et à destination. > Suivre attentivement les études portant sur la traversée du lac. Exiger du canton une étroite collaboration. > Améliorer les transports collectifs : cadence et conditions de confort des lignes E et G ; prolongement de la ligne G au-delà de la frontière, transformation de ligne B en une ligne suburbaine régulière menant au centre-ville. > Promouvoir l établissement d un plan de mobilité pour le site de La Pallanterie. Préserver et valoriser l'environnement, gérer les ressources naturelles > Préserver les valeurs écologiques, paysagères et patrimoniales du territoire communal. > Contribuer à l'assainissement de l'air. > Réduire les besoins en énergie. > Promouvoir l'utilisation d'énergies renouvelables. > Promouvoir des constructions à faible consommation énergétique (par ex. label Minergie). > Promouvoir la valorisation et le recyclage des déchets. 0850_PDCom_ docx 171

182 172 Plan directeur communal et plan directeur des chemins pour piétons 2014

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185 12. PROGRAMME DE MISE EN ŒUVRE Le programme de mise en œuvre est composé de 10 fiches de mesures qui récapitulent les démarches à entreprendre par la commune, soit par thèmes, soit par secteur. Afin que ce programme soit réellement opérationnel, un lien devra être établi entre planification territoriale et planification financière. Fiches de mesures 2-1 Adaptation des limites de zones 2-2 Politique foncière 3-1 Salle communale 3-2 Village de Collonge - traversée de localité 4-1 Développement de La Pallanterie La Repentance 4-2 La Pallanterie extension de la ZIAP et du centre sportif 6-1 Revitalisation du maillage vert 6-2 Promotion d aménagements naturels sur le territoire communal 8-1 Cheminements piétonniers de Vésenaz (PDCP) 8-2 Cheminements piétonniers de Collonge (PDCP) 9-1 Gestion rationnelle de l énergie 0850_PDCom_ docx 175

186 FICHE DE MESURES 2-1 ILLUSTRATION Adaptation des limites de zones 182

187 Collonge-Bellerive Plan directeur communal Programme de mise en œuvre Date de mise à jour : FICHE DE MESURES 2-1 Adaptation des limites de zones Mettre en conformité des constructions existantes en zone agricole. EXPLICATIONS DANS LE PLAN DIRECTEUR INSTANCES CONCERNEES Chapitres : 2, 3 Initiative : CA Réalisation MESURES LIEES Partenaires : CA-CM Fiches 2-2, 3-1 DU, OPS, DGNP, DGA, Propriétaires privés propriétaires CONTEXTE Certaines constructions, autour du village de Collonge ou proche des zones villas, sont en zone agricole ou à cheval sur deux ou même trois zones. Par ailleurs, la limite des zones du village suit un découpage arbitraire ne s'appuyant ni sur le parcellaire, ni sur des éléments paysagers. DEMARCHES > Mise en conformité de terrains privés : démarche à faire par les privés avec l appui de la commune. Dans certains cas, ce sera l'occasion de négocier une cession de terrain ou l'inscription de servitudes de passage, par exemple. > Déclassement de terrains pour des projets communaux. Dans ce cas, la commune prend l'initiative d'engager les études et démarches selon articles 13A à 16 de la Loi d'application de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LaLAT). Périmètres concernés: 1 Hôpital de Bellerive : mise en conformité des constructions en zone agricole : zone 4B destinée à de l'équipement public 2 Terrains de l'epse La Combe et du C.O. Bois-Caran : idem 3 Villas au carrefour des chemins de Contamines-Sous-Cherre et du Château-de-Bellerive : mise en zone 5 afin de permettre la réalisation de logements 4 Villas au sud du parc Rivollet : mise en conformité en zone 5 5 Terrain bâti au ch. Château-de-Bellerive : mise en conformité en zone 5 6. Villas au chemin de Mancy : mise en conformité en zone 5 7 Villas en zone de bois et forêts : mise en conformité en zone 5 8 Sud de la parcelle de l'ancienne école : correction de limite en zone 4BP 9 Parties d'immeubles en zone agricole, au lieu-dit «Les Clos» : correction de limite en zone 4BP 10 Manège de Genève : à affecter en zone sportive 14 Parcelles occupées par des constructions et des jardins en zone agricole, bordant le parc Rivollet. Il est proposé la création d une zone de développement 4B pour permettre la réalisation de logements. Compte tenu de la proximité du parc public, la Commune prendra l initiative d engager les procédures de déclassement et d établissement de PLQ d initiative communale. Dans ce cadre, une étroite collaboration avec les propriétaires privés sera mise en place pour permettre la réalisation de logements et d espaces publics. 15 Projet de salle communale, à affecter en zone 4B destinée à de l'équipement public. 17 Secteur des Tattes : à affecter en zone 5 pour mettre en conformité les constructions existantes Tous ces périmètres portent sur la mise en conformité de petites parcelles bâties. Certaines parcelles, actuellement en zone agricole mais où des villas existent, présentent des qualités paysagères et naturelles exceptionnelles. Dans un souci de cohérence et d égalité de traitement, la commune souhaite également mettre ces constructions en conformité, moyennant l'élaboration d'un plan de site visant d'une part à conserver la haute qualité paysagère de ces parcelles (protection de l'arborisation, des vues, ) et d'autre part à éviter d'octroyer des droits à bâtir trop importants dans un périmètre à dominante naturelle. Ces parcelles sont incluses dans la pénétrante de verdure identifiée au plan directeur cantonal. Périmètres concernés: 11 Villas au carrefour des chemins de Contamines-Sous-Cherre et de la Savonnière, à affecter en zone 5 avec mesures spéciales de protection (plan de site). 12 Villas dans le secteur de Cherre, à affecter en zone 5 avec mesures spéciales de protection (plan de site) et réserve destinée à de l équipement public. Dans le cadre des études de PLQ en cours à Collonge (projets nord et sud du village), un changement de zone est nécessaire: 13 Parcelles nord du village: le périmètre à l'étude est actuellement à cheval sur la zone 4BP, la zone 5 et la zone agricole, à affecter en zone 4B. 13 Parcelles sud du village: le périmètre prévu pour ce projet est en partie en zone 4BP et en partie en zone agricole, à affecter en zone de développement 4B. Zone de hameaux Hameau de Saint-Maurice : à affecter en zone de hameaux. ETAT D'AVANCEMENT DES PROJETS ET PROCEDURES Intention COORDINATION AVEC D'AUTRES PLANIFICATIONS / REFERENCES 183

188 FICHE DE MESURES 2-2 ILLUSTRATION Politique foncière 184

189 Collonge-Bellerive Plan directeur communal Programme de mise en œuvre Date de mise à jour : FICHE DE MESURES 2-2 Politique foncière Mettre en place une politique d'acquisition de terrains en vue de réalisations communales. EXPLICATIONS DANS LE PLAN DIRECTEUR INSTANCES CONCERNEES Chapitres : 3, 4 Initiative : CA-CM Réalisation MESURES LIEES Partenaires : DU, privés Commune Fiches 2-1, 3-1 CONTEXTE Pour répondre aux besoins identifiés dans le cadre du plan directeur communal, la commune devra disposer de terrains pour y implanter les équipements qu'elle souhaite réaliser. DEMARCHES > Analyse des besoins à court moyen et long terme en équipements et espaces publics (salle communale, voirie, équipements sportifs, parcs, parascolaire, cimetières, ). > Identification des terrains susceptibles d'être acquis (emplacement, niveau d'équipement, zonage, occupation, culture, superficie, prix, ). > Négociations avec les propriétaires. > Analyse de la situation des agriculteurs concernés et recherche de solutions avec eux afin d'assurer la pérennité des exploitations. BESOINS IDENTIFIES Salle communale (entre Collonge et Vésenaz) > Les terrains identifiés pour l'implantation (parcelles 8 219, et 8 221) sont en zone agricole. > Ces terrains sont en mains privées, des contacts avec les propriétaires sont à prendre une fois qu'un programme aura été élaboré pour le ou les équipements qui y seront localisés. Centre de voirie et réserve pour équipement (entre Collonge et Vésenaz, ou sur le site de La Pallanterie) > Plusieurs options ont été retenues: proche de Collonge, sur la parcelle 668 (au lieu-dit «Blémant», proche du cimetière de Collonge) soit à La Pallanterie, soit dans le secteur de «Cherre». > La parcelle 668 est en mains privées, en zone agricole et cultivée. Elle est retenue comme réserve potentielle pour de futurs équipements communaux, dont la nature et le programme seront définis en temps voulu. > La seconde option dépend du projet d'agrandissement de la zone d'activité. Si cette option est retenue et que ce projet se réalise, la commune devra réserver du terrain en vue d'équipements, soit en acquérant du terrain, soit en obtenant des cessions au travers de plans directeurs de zone de développement artisanal et industriel. Développement urbain (La Repentance) > Afin de permettre la réalisation des équipements publics liés au développement d un nouveau quartier mixte à La Repentance, la Commune devra s assurer d une maîtrise foncière, soit par acquisition, soit par cession. Dans ce cadre la commune souhaite pouvoir bénéficier de l'application de l'article 65 de droit foncier rural (LDFR) permettant aux collectivités publiques d'acquérir des terrains en zone agricole lorsque cela est «nécessaire à l'exécution d'une tâche d'utilité publique prévue conformément aux plans du droit de l'aménagement du territoire». ETAT D'AVANCEMENT DES PROJETS ET PROCEDURES Intentions COORDINATION AVEC D'AUTRES PLANIFICATIONS / REFERENCES 185

190 FICHE DE MESURES 3-1 ILLUSTRATION Salle communale 186

191 Collonge-Bellerive Plan directeur communal Programme de mise en œuvre 01 Date de mise à jour : FICHE DE MESURES 3-1 Salle communale Réaliser une nouvelle salle communale et l'accompagner d'un traitement paysager. EXPLICATIONS DANS LE PLAN DIRECTEUR INSTANCES CONCERNEES Chapitre : 3 Initiative : CA Réalisation MESURES LIEES Partenaires Propriétaires privés, Commune Fiches n 2-1; 2-2 agriculteurs, OU, DGNP, DGA CONTEXTE La commune a besoin d'une nouvelle salle communale pour accueillir des manifestations de toutes sortes. Cette salle doit se situer entre Collonge et Vésenaz et ne pas être trop proche des zones résidentielles (nuisances). DEMARCHES La commune procédera à l'élaboration d'un programme définissant: > la capacité et le nombre de salles comprises dans le bâtiment, > le dimensionnement et la disposition des stationnements (voitures, vélos, livraisons), > les accès et la gestion des circulations (TC, TIM, MD), > le traitement des espaces extérieurs (parc, place, espace agricole communal). Le détail de l'implantation et du dimensionnement du bâtiment, de l'aménagement des espaces extérieurs est à régler au travers d'un concours d'architecture à organiser par la commune. SITE RETENU: «SUR-CARAN» Le terrain retenu pour cette variante représente environ m 2. La dimension précise de l emprise, sa forme et sa localisation devront être définis plus précisément dans le cadre des études ultérieures (étude de faisabilité pour calibrer le programme, concours, etc.). Ces terrains pourraient accueillir : > la salle polyvalente et son stationnement, > un espace de place publique faisant le lien entre la salle et le village. ETAT D'AVANCEMENT DES PROJETS ET PROCEDURES Intention COORDINATION AVEC D'AUTRES PLANIFICATIONS / REFERENCES 187

192 FICHE DE MESURES 3-2 ILLUSTRATIONS Village de Collonge - Traversée de localité Illustrations à titre indicatif 188

193 Collonge-Bellerive Plan directeur communal Programme de mise en œuvre Date de mise à jour : FICHE DE MESURES 3-2 Village de Collonge - Traversée de localité Mise en valeur des espaces publics en traversée de localité, modération de la vitesse du trafic, sécurisation des parcours piétonniers et cyclables, diminution des nuisances de bruit et de pollution. EXPLICATIONS DANS LE PLAN DIRECTEUR INSTANCES CONCERNEES Chapitres : 3; 8 Initiative : CA Réalisation MESURES LIEES Fiches n CONTEXTE ET PRINCIPES Partenaires DGM, OU, SABR, OPS; riverains, propriétaires. DGC et SABR en collaboration avec la commune. La route d'hermance présente aux abords du village un aménagement qui favorise les vitesses des véhicules (route large, trottoirs et pistes cyclables bidirectionnels, bonne visibilité). Les entrées du village ne sont pas bien identifiées (surtout au nord, ou l'aménagement de type très routier pénètre au travers de la zone de villas jusqu'au centre historique). La circulation se fait au détriment du cadre de vie villageois. Par ailleurs, la route d'hermance doit faire l objet d un assainissement du bruit routier. Trois tronçons prioritaires d'intervention ont été identifiés. Les principes d'aménagement sont: Entrée sud (carrefour route d'hermance - chemin de Mancy - chemin du Port-de-Bellerive) > Plateau légèrement surélevé et traitement uniforme du revêtement. > Traversée piétonne avec îlot à l'arrière des arrêts de bus. > Mise en valeur des espaces publics latéraux: revêtement, mobilier, éclairage, fontaine, > Alignement d'arbres marquant la transition entre l'espace agricole et le village. Centre (carrefour route d'hermance - chemin du Pré-d'Orsat - chemin du Château-de-Bellerive) > Plateau légèrement surélevé et traitement uniforme du revêtement. > Arrêt de bus déplacé au nord. > Aménagement d'une place publique. > Réduction de la largeur de la chaussée. Entrée nord ( Rte d Hermance) > Élargissement de l'espace public et continuité jusqu'à la poste. > Alignement d'arbres. DEMARCHES Commune : > Prendre l initiative de constituer un groupe de travail avec les services cantonaux concernés en vue d établir un cahier des charges des études à engager (programme de travail, calendrier d étude et de réalisation, financement). > Engager l étude d aménagement sur la base des esquisses déjà établies. > Étudier en priorité les tronçons concernés par des projets de construction. > Mettre en œuvre l aménagement des tronçons prioritaires. > Coordination des aménagements avec les projets de construction. > Négociation avec les propriétaires ETAT D'AVANCEMENT DES PROJETS ET PROCEDURES Esquisses d aménagement, 1/500. Urbaplan, décembre COORDINATION AVEC D'AUTRES PLANIFICATIONS / REFERENCES Assainissement du bruit routier Projet Rte d Hermance, Collonge-Sud Nouvelles mesures de circulation en lien avec le chantier de la tranchée de Vésenaz. Site propre pour les bus. 189

194 FICHE DE MESURES 4-1 ILLUSTRATION Développement de La Pallanterie La Repentance 190

195 Collonge-Bellerive Plan directeur communal Programme de mise en œuvre Date de mise à jour : FICHE DE MESURES 4-1 Développement de La Pallanterie La Repentance Accueillir le développement prévu par le PAFVG dans le secteur de La Pallanterie La Repentance. EXPLICATIONS DANS LE PLAN DIRECTEUR Chapitre : 4.1 MESURES LIEES Fiche : 2-1, 2-2, 4-2 INSTANCES CONCERNEES Initiative : DU conjointement avec les communes de Collonge- Bellerive, Corsier et Meinier Partenaires DU, propriétaires. Réalisation Déclassement : Grand Conseil Développement du projet: communes et DU conjointement CONTEXTE Le projet d agglomération franco-valdo-genevois prévoit un important développement sur la Commune de Collonge- Bellerive, à La Pallanterie. La Commune souhaite orienter ce développement de la manière suivante : une partie des emplois sera localisée dans l extension de la zone d activités de La Pallanterie, le solde doit être inclus dans le futur quartier, afin d assurer une mixité de celui-ci. Conditions-cadre préalables > Amélioration de la desserte en transports collectifs par la création d un site propre sur la route de Thonon. Cette amélioration constitue une condition préalable incontournable à des nouveaux développements. > Maîtrise foncière publique des terrains permettant le contrôle du développement et la réalisation des équipements publics. Dans cette optique, la commune doit d ores et déjà pouvoir bénéficier de l application de l article 65 du droit foncier rural (LDFR), permettant aux collectivités publiques d acquérir des terrains en zone agricole lorsque cela «est nécessaire à l exécution d une tâche d utilité publique prévue conformément aux plans du droit de l aménagement du territoire». > Développement par étapes et en coordination avec les communes de Meinier et Corsier. > Etablissement d une planification directrice (plan directeur de quartier ou autre) et définition des étapes. > Etroite collaboration entre l Etat et les communes concernées tout au long du processus. > Etablissement d une planification stratégique permettant de coordonner l ensemble des développements prévus : extension de zone d activités de La Pallanterie, extension urbaine, extension du Centre sportif intercommunal, zone de hameaux de St-Maurice, échangeur autoroutier en lien avec la traversée du lac, nouvelle liaison entre la route d Hermance et la route de Thonon, pôle d échange et P+R. > Compte-tenu de l importance du développement envisagé, des qualités paysagères du site, du nombre de projets environnants, de la proximité de sites sensibles (hameau de St-Maurice, hameau d Essert, village de Meinier, village de Corsier), il est recommandé de procéder par un concours d urbanisme, de manière à disposer d un éventail de solutions et d une qualité d aménagement. Le périmètre du concours devrait être suffisamment grand pour englober les projets dans le secteur de La Pallanterie. Il s agit en effet d obtenir une conception d ensemble pour le secteur et non une juxtaposition d opérations. Principes d aménagement > Mixité fonctionnelle (logements / activités / équipements / services) et sociale (diversité des types de logement). > Mise en œuvre des principes d un «écoquartier» : démarche participative, mixité sociale, haute performance énergétique, gestion de l eau, valorisation du potentiel de déplacements par transports collectifs et mobilité douce, etc. > Liaisons fonctionnelles performantes en mobilité douce avec les autres quartiers. > Maintien de dégagements visuels en direction du lac. ETAT D'AVANCEMENT DES PROJETS ET PROCEDURES Grand projet en cours d étude. COORDINATION AVEC D'AUTRES PLANIFICATIONS / REFERENCES Projet d agglomération franco-valdo-genevois Aménagement de la route de Thonon / Tranchée couverte de Vésenaz Traversée du lac, dont une des sorties est envisagée dans le secteur de La Pallanterie Extensions de la zone d activités de La Pallanterie et du centre sportif Zone de hameaux de St-Maurice Évitement du village de Collonge (hypothèse d un nouvel axe entre la route d Hermance et la route de Thonon) 191

196 FICHE DE MESURES 4-2 ILLUSTRATIONS La Pallanterie : extension de la ZIAP et du centre sportif Terrains de sport de Rouelbeau et schéma directeur d extension de la zone d activités (photo : maps.live.com ; Tanari Architectes et Urbanistes Meier + associés, architectes SA) Vue aérienne sur la zone industrielle et artisanale de La Pallanterie Réserves du Conseil d État : Les principes d urbanisation, de mobilité et d environnement seront repris dans le cadre de la démarche de Grand Projet (fiche P13 du PDCant). Les projets d extension des zones à bâtir sur la zone agricole devront être réévalués suite à l approbation du Plan Directeur Cantonal 2030 par le Conseil fédéral. 192

197 Collonge-Bellerive Plan directeur communal Programme de mise en œuvre Date de mise à jour : FICHE DE MESURES 4-2 La Pallanterie : extension de la ZIAP et du centre sportif Répondre aux besoins d équipements et d installations sportives de manière intercommunale. Répondre au déficit de zones d activités sur la rive gauche. EXPLICATIONS DANS LE PLAN DIRECTEUR INSTANCES CONCERNEES Chapitre : Initiative : CA Réalisation MESURES LIEES Fiche : 2-2 Partenaires Communes d Arve-Lac Commune de Meinier Communes Fondation de La Pallanterie DEMARCHES Centre sportif intercommunal Une étude de faisabilité menée en 2007 a permis de confirmer les besoins actuels, définir un programme et un site. Un avant-projet a été illustré et les coûts de réalisation et d exploitation ont été estimés. Le projet est actuellement en suspens. La Commune de Collonge-Bellerive souhaite néanmoins maintenir partiellement ces réserves dans le plan directeur, compte tenu des importants développements urbains envisagés avec le Grand projet Pallanterie. Extension de la zone d activités L extension de la zone d activités fait actuellement l objet d une étude de faisabilté, pilotée par les communes de Meinier et de Collonge-Bellerive. Elle est également prévue dans le projet d agglomération franco-valdogenevois. L extension envisagée par les communes porte sur les terrains situés au sud-ouest de la zone actuelle, entre la route de La-Capite et le centre sportif de Rouelbeau. Ces deux projets doivent être coordonnés avec le l extension urbaine dans le secteur de La Repentance, ainsi qu avec le projet de traversée du lac, la réalisation d un P+R et l amélioration des conditions de circulation des transports collectifs site propre sur la route de Thonon). En fonction de l avancement de l étude sur la traversée du lac et la localisation de son débouché dans le secteur, l opération d extension de la zone d activités pourrait être engagée avant les autres développements. ETAT D'AVANCEMENT DES PROJETS ET PROCEDURES Étude de faisabilité pour un complexe sportif intercommunal, Urbaplan, Frei&Stefani, avril Étude pour l extension de la zone d activités (Meier et Tanari) : DR déposée. Étude sur la traversée du lac (en cours). Grand projet Pallanterie : en cours. COORDINATION AVEC D'AUTRES PLANIFICATIONS > Projet d agglomération franco-valdo-genevois : extension de la zone d activités ; projet stratégique de développement pour le logement > Lignes directrices du Chablais / Projet d agglomération franco-valdo-genevois > Traversée du lac et éventuel accrochage à La Pallanterie > P+R > Amélioration des conditions de progression des bus (site propre sur la rte de Thonon) > Aménagements cyclables sur la route de Thonon (canton) 193

198 FICHE DE MESURES 6-1 ILLUSTRATIONS Revitalisation du maillage vert Esquisse indicative des interventions possibles pour entretenir et renouveler le maillage vert. 194

199 Collonge-Bellerive Plan directeur communal Programme de mise en œuvre Date de mise à jour : FICHE DE MESURES 6-1 Revitalisation du maillage vert Conserver et développer le maillage vert de la commune (structures arborées et arborescentes), en privilégiant à la fois les valeurs paysagères, patrimoniales, agricoles et écologiques. EXPLICATIONS DANS LE PLAN DIRECTEUR INSTANCES CONCERNEES Chapitre : 6, 8 Initiative : CA Réalisation MESURES LIEES Fiche : 8-1, 8-2 Partenaires Propriétaires fonciers, exploitants agricoles, DGNP, associations, DGA Commune Propriétaires fonciers Exploitants agricoles PRINCIPES Le programme de conservation du maillage vert doit se concevoir en partenariat avec les propriétaires fonciers, les exploitants agricoles et l État. Il est basé sur une implication volontaire et doit favoriser une dynamique participative. Chaque partenaire doit y trouver des avantages, notamment dans les domaines de la sécurité, de la conservation du paysage et des coûts (aide technique et financière des collectivités). Le programme ne doit pas avoir d incidences négatives sur la fonction de production de la zone agricole. Au contraire, il serait souhaitable qu il génère une dynamique propre à renforcer les échanges entre exploitants agricoles et citoyens. Ce renforcement peut se concrétiser notamment à travers des interactions plus fortes (vente directe, visites) et une meilleure information (par exemple concernant les responsabilités des uns et des autres dans la zone agricole, les activités agricoles, les valeurs patrimoniales (voies historiques) et naturelles existantes). DEMARCHES Concept général > Diagnostic préliminaire de la situation actuelle, précisant le type de structures existantes et les mesures nécessaires. > Définition des priorités d intervention (idéalement par une planification par secteurs, mais une certaine souplesse permettant de répondre aux opportunités sera souhaitable), contacts préliminaires avec certains partenaires potentiels, évaluation préliminaire des coûts. Projets concrets (à répéter s il en existe plusieurs) > Développement d un projet, précisant les objectifs, les mesures, les coûts, les responsabilités des partenaires impliqués. Étape impliquant une forte concertation avec les partenaires (projet nécessitant une participation volontaire). > Validation du projet par les partenaires : Commune, propriétaires, exploitants agricoles. > Validation du projet par la DGNP et évaluation du soutien financier et des conditions. > Recherche de fonds, notamment auprès du Fonds Suisse pour le Paysage, la Confédération (voies historiques) et d autres institutions. Réalisation (à répéter pour chaque projet) > Description détaillée des travaux à réaliser > Appel d offres auprès d entreprises, adjudication > Exécution des travaux > Suivi et contrôle des plantations (3 ans) Selon ses spécificités, le projet peut être intégré dans un projet de «réseau agro-environnemental» (cadre fixé par une directive cantonale). COÛTS INDICATIFS DE CERTAINES INTERVENTIONS > Revitalisation de cordon arboré: pour 100 mètres linéaires (ml). > Entretien des haies vives et des lisières : pour 100 ml. > Plantation de haies arbustives et entretien sur 3 ans : pour 100 ml. > Plantation de 10 chênes et entretien sur 3 ans: ETAT D'AVANCEMENT DES PROJETS ET PROCEDURES Intention COORDINATION AVEC D'AUTRES PLANIFICATIONS > Projet de revitalisation du bocage d Evordes sur les communes de Bardonnex et de Troinex ( ) > Projet de revitalisation du domaine du Séchant (Campagne Gauthier) à Corsier et Collonge-Bellerive ( ) > Synergies possibles avec les communes voisines de Corsier, Anières et Hermance, notamment en cas de développement d un projet de réseau «agro-environnemental». 195

200 FICHE DE MESURES 6-2 ILLUSTRATIONS Promotion d aménagements naturels sur le territoire communal Charte des Jardins : logo et extraits Illustration tirée du site Nature & Économie, montrant le potentiel d aménagements naturels autour des entreprises 196

201 Collonge-Bellerive Plan directeur communal Programme de mise en œuvre Date de mise à jour : FICHE DE MESURES 6-2 Promotion d aménagements naturels sur le territoire communal Favoriser des aménagements naturels à l intérieur du tissu bâti. EXPLICATIONS DANS LE PLAN DIRECTEUR INSTANCES CONCERNEES Chapitre : 6.3 Initiative : CA, CM Réalisation MESURES LIEES Fiche : 6-1 PRINCIPES Partenaires Propriétaires fonciers, entreprises, associations de quartier, DGNP Commune Propriétaires fonciers Entreprises Mesures concernant l ensemble de la commune, mais en particulier les espaces verts des secteurs bâtis, en complémentarité de la revitalisation du maillage vert (fiche 6-1). Les parcs et jardins représentent une surface cumulée importante et tissent un réseau dense au sein de la zone villas. Ils peuvent ainsi jouer un rôle important pour la conservation de la nature, notamment à travers trois démarches esquissées ci-dessous. DEMARCHES Promotion de la charte des jardins La charte des jardins - ou des démarches analogues - encourage les particuliers à gérer et entretenir leur jardin selon des principes qui favorisent la nature. De telles approches méritent également d être développées sur les espaces publics communaux. Le particulier peut entreprendre une démarche individuelle, ou être partie prenante d un projet plus large, à l échelle d un quartier par exemple. Plus le périmètre concerné est important, plus l effet sera bénéfique, en particulier pour la faune locale. La commune peut jouer un rôle important d information, voire d appui et de promotion des projets (animation, financement). Revitalisation des nants et des rives du lac Quatre nants s écoulent sur le territoire communal, principalement dans la zone villas. Certains tronçons sont enterrés ou très contraints (espaces limités, pression des activités humaines). Des remises à ciel ouvert et/ou des renaturation seraient très profitables sur le plan biologique. De même, des renaturations des rives du lac, notamment en reconstituant des grèves à caractère naturel, sont à promouvoir. Les projets sont à développer avec tous les acteurs concernés, à travers une approche participative et concertée. La commune promeut les projets, à l instar de celui de la Savonnière, en cours de réalisation. Promotion du label Nature & Économie Le label Nature & Économie vise à favoriser la nature dans les zones industrielles et artisanales, dans une logique similaire à la charte des jardins. La ZIA de la Pallanterie et d autres entités plus réduites mériteraient de s inscrire dans une démarche de ce type. La commune peut jouer un rôle important d information, voire d appui et de promotion des projets. ETAT D'AVANCEMENT DES PROJETS ET PROCEDURES Renaturation en cours de la partie avale du Nant du Nantet (plage de la Savonnière). COORDINATION AVEC D'AUTRES PLANIFICATIONS Synergies possibles avec les communes de Cologny pour la renaturation de Nant de Contamine et avec la commune de Meinier pour la promotion du label Nature & Économie dans la zone industrielle de la Pallanterie. 197

202 FICHE DE MESURES 8-1 ILLUSTRATION Cheminements piétonniers de Vésenaz (plan directeur des chemins pour piétons) 198

203 Collonge-Bellerive Plan directeur communal Programme de mise en œuvre Date de mise à jour : FICHE DE MESURES 8-1 Cheminements piétonniers de Vésenaz (plan directeur des chemins pour piétons) Réaménager les espaces publics principaux du village et développer les itinéraires piétons. EXPLICATIONS DANS LE PLAN DIRECTEUR INSTANCES CONCERNEES Chapitres : 8.4 Initiative : CA Réalisation MESURES LIEES Fiches n 6-1 ; 8-2 Partenaires DU, DGM, propriétaires, Routes cantonales : Canton Routes communales: Commune CONTEXTE En parallèle à la problématique de l'assainissement du bruit routier sur les routes cantonales qui traversent Vésenaz (routes de Thonon et d'hermance), des aménagements pour assurer la sécurité des piétons des deux cotés de ces axes doivent être réalisés à court terme. Un projet visant à la création d'itinéraires cyclables et piétons sécurisés sur la route de Thonon est en cours d'élaboration. Ce projet nécessite un léger élargissement de l'emprise actuelle de la route. A plus long terme, avec le projet de tranchée couverte de Vésenaz, des aménagements de surface plus conséquents sont prévus: > Aménagement de trottoirs larges des deux cotés de la route, > Mise en place de bandes cyclables, > Arborisation et traitement paysager de l'espace public, > Traversées sécurisées, principalement au carrefour des routes de Thonon et d'hermance. DEMARCHES Valorisation du chemin du Vieux-Vésenaz > Engagement d'une étude de mise en valeur de l'espace public du centre historique du village. Chemin de promenade villageois > Mise en place d'un tracé sûr et confortable donnant aux habitants du village un itinéraire de promenade «en boucle» reliant les principaux équipements, les espaces publics et les commerces du village. Celui-ci sera doté d'une signalisation et d'une identité (thème, mobilier, ) propres. Éventuellement développer des aspects ludiques ou de découverte (historique, patrimoniale, ). > Aménagement d'espaces de repos à intervalles réguliers, pour répondre aux besoins de toutes les populations (parents avec enfants en bas âge, personnes âgées) et faciliter l'appropriation du lieu par la population. > Mise à disposition des citoyens d'une information concernant ce cheminement (dépliants, affiches dans les lieux publics,...). Servitudes à négocier > La commune devra approcher un certain nombre de propriétaires pour négocier des servitudes de passage sur leur terrain. > Ces servitudes permettront de compléter les réseaux piétonniers et d'assurer que les tracés inscrits dans les PLQ soient légalisés et réalisés. Perméabilités piétonnes dans la zone de villas > La commune veillera à ce que des servitudes ou des accords soient négociés avec les propriétaires, notamment lors de projet de construction ou de développement, dans le but de décloisonner la zone de villas et d'offrir des alternatives à la route pour les mobilités douces. > Le tracé exact de ces nouvelles liaisons dépendra des opportunités foncières et des projets privés. ETAT D'AVANCEMENT DES PROJETS ET PROCEDURES COORDINATION AVEC D'AUTRES PLANIFICATIONS / REFERENCES Aménagements cyclables sur les routes cantonales Tranchée couverte Plusieurs PLQ en cours de réalisation (28 399, A, , , A, ). 199

204 FICHE DE MESURES 8-2 ILLUSTRATION Cheminements piétonniers de Collonge (plan directeur des chemins pour piétons) 200

205 Collonge-Bellerive Plan directeur communal Programme de mise en œuvre Date de mise à jour : FICHE DE MESURES 8-2 Cheminements piétonniers de Collonge (plan directeur des chemins pour piétons) Réaménager la rue du village et développer les itinéraires piétons. EXPLICATIONS DANS LE PLAN DIRECTEUR INSTANCES CONCERNEES Chapitres : 8.4 Initiative : CA Réalisation Partenaires MESURES LIEES Route cantonale: Canton DU, DGM, Routes communales: Fiches n 6-1 ; 8-1 propriétaires, exploitants Commune CONTEXTE En parallèle à la problématique de l'assainissement du bruit routier sur la route d'hermance (route cantonale), des aménagements pour assurer la sécurité et le confort des piétons doivent être réalisés à court terme. Ces aménagements doivent contribuer à affirmer le caractère villageois de la rue afin de permettre l'appropriation de l'espace par les habitants et d'inciter les automobilistes à réduire leur vitesse. A plus long terme, avec les projets de tranchée couverte de Vésenaz et de rabattement du trafic de transit sur la route de Thonon, un déclassement de la route et des aménagements de surface plus conséquents sont envisageables. DEMARCHES Chemin de la plage > Mise en place d'un tracé sûr et confortable donnant aux habitants du village des itinéraires de promenade «en boucle» reliant les principaux équipements, les espaces publics et les commerces du village, ainsi qu'un tracé continu de Collonge à la plage de la Savonnière. Ceux-ci seront dotés d'une signalisation et d'une identité (thème, mobilier, ) propres. Éventuellement développer des aspects ludiques ou de découverte (historique, patrimoniale, ). > Aménagement d'espaces de repos à intervalles réguliers, pour répondre aux besoins de toutes les populations (parents avec enfants en bas âge, personnes âgées) et faciliter l'appropriation du lieu par la population. > Négociation de servitudes entre l Hôpital de Bellerive et le centre du village, entre la zone agricole et les villas pour réaliser une boucle de promenade. > Élargissement des trottoirs existants sur les chemins de Contamines-Sous-Cherre et de la Savonnière pour assurer un parcours sécurisé et confortable. > Mise à disposition des citoyens d'une information concernant ce cheminement (dépliants, affiches dans les lieux publics,...). Servitudes à négocier > La commune devra approcher un certain nombre de propriétaires et d'exploitants agricoles pour négocier des servitudes de passage sur leur terrain. > Ces servitudes permettront de compléter les réseaux piétonniers, de créer des perméabilités piétonnes au travers de la zone agricole et d'offrir des alternatives à la route pour les mobilités douces. ETAT D'AVANCEMENT DES PROJETS ET PROCEDURES - Collonge-Sud et le projet Rte d Hermance : Demande de renseignements. COORDINATION AVEC D'AUTRES PLANIFICATIONS / REFERENCES Projet Collonge-Sud Projet Rte d Hermance Nouvelle salle communale Tranchée couverte de Vésenaz Revitalisation du maillage vert 201

206 FICHE DE MESURES 9-1 ILLUSTRATIONS Gestion de l'énergie 202

207 Collonge-Bellerive Plan directeur communal Programme de mise en œuvre Date de mise à jour : FICHE DE MESURES 9-1 Gestion rationnelle de l'énergie Limiter les besoins en énergie fossile et favoriser l utilisation d énergies renouvelables. Contribuer à l assainissement de la qualité de l air et à la protection du climat. EXPLICATIONS DANS LE PLAN DIRECTEUR INSTANCES CONCERNEES Chapitre : Initiative : CA Réalisation MESURES LIEES Fiche : Partenaires ScanE, SIG Propriétaires, promoteurs privés et entreprises. CA Propriétaires, promoteurs privés et entreprises CONTEXTE Le concept énergétique territorial a permis d établir un état des lieux énergétiques du territoire et d identifier des pistes de développement à mettre en œuvre pour assurer un développement énergétique de la commune respectueux de l environnement et cohérent avec la politique énergétique fédérale et cantonale. DEMARCHES > Mettre en place une politique énergétique communale intégrant des objectifs quantitatifs, sur la base des évaluations réalisées dans le concept énergétique territorial. > Mettre sur pied un programme d actions pour la mise en œuvre concrète de la politique énergétique et la réalisation des objectifs. > Promouvoir les standards de très haute performance énergétique pour les nouveaux bâtiments (exemple : Minergie-P). > Inciter à l assainissement des bâtiments existants - Informer les habitants - Profiter de la présentation des clichés de la thermographie aérienne pour sensibiliser les propriétaires à la qualité de leur habitation et aux déperditions thermiques. > Encourager le recours aux énergies renouvelables - Informer les habitants sur les ressources disponibles localement (solaire, géothermie, chaleur ambiante) - Distribuer des listes d entreprises spécialisées - Communiquer (éventuellement organiser des visites) sur les réalisations exemplaires sur la commune (ou le canton) - Informer sur les subventions disponibles > Exploiter les bâtiments communaux de manière exemplaire, notamment : - Réaliser le suivi des consommations énergétiques des bâtiments communaux - Choisir un approvisionnement en éco-électricité - Réaliser des audits énergétiques pour identifier les priorités d assainissement - Mettre à disposition des toitures pour l exploitation d installations solaires > Selon les possibilités financières de la commune, réaliser des études de faisabilité pour : - La création d un réseau CAD - L utilisation de l eau du lac > Dès le choix du site pour le nouveau quartier (Repentance) arrêté, initier le processus de création d un «quartier durable». ETAT D'AVANCEMENT DES PROJETS ET PROCEDURES COORDINATION AVEC D'AUTRES PLANIFICATIONS / REFERENCES Grand projet Pallanterie 203

208 Commune de Collonge-Bellerive Adopté par le Conseil municipal dans sa séance du 24 juin 2013 Approuvé par le Conseil d état dans sa séance du 17 septembre 2014

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