Questions de Ψ de l enfant : Ψ = psychologie ϕ = philosophie

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1 Questions de Ψ de l enfant : Ψ = psychologie ϕ = philosophie - La psychologie de l enfant qui naît à l aube du 20ème siècle est-elle le fruit d un intérêt pour l enfant? D abord psychologie = philosophie, puis 19 ème, 20 ème psychologie scientifique (processus de fragmentation). Recherche de lois qui lient l univers psychique à l univers physique avec Wundt, Fechner, Ebbinghaus par la méthode expérimentale Dans la 1 ère partie du 20 ème, avec le behaviorisme, la conscience disparaît et l objet d étude est uniquement le comportement. Puis dans la seconde moitié, la psyco redevient science de l esprit avec le cognitivisme Au tournant du 19 ème - 20 ème, avènement de la psy de l enfant (processus de fragmentation). Se définit d emblée comme une Ψ développementale sur le terrain biologique. L'objectif est au départ philosophique : comprendre l'histoire des sciences et des sociétés à travers l'évolution des structures logiques de la pensée. Pour cela, Piaget entreprend d'étudier la genèse des fonctions cognitives de l'enfant. Il se sert donc de l enfant pour comprendre comment la connaissance s est construite au fil de l histoire des sciences. L hypothèse est que l enfant passerait par les mêmes étapes que les scientifiques. C est moins l enfant qui est l objet d intérêt que des intérêts qui naissent dans la suite des conceptions évolutionnistes. L enfant n est plus un adulte miniature mais un enfant en développement (regardé dans sa spécificité). «Selon Ariès jusqu à la fin du MA, l enfant tient une place réduite dans les représentations collectives, les nourrices en perdent facilement 2 ou 3, l attachement est donc différent. A partir du 18 ème, période de valorisation des liens familiaux, l image de l enfance est plus valorisée.» Ce n est donc pas un intérêt pour l enfant mais une fragmentation des sciences et un intérêt pour «l évolution» qui tourne les chercheurs vers la Ψ de l e. - En quoi Rousseau peut-il être considéré comme un précurseur de la psychologie de l enfant? De quel enfant nous parle Rousseau? Rousseau ( ) s intéresse à l aspect théorique et pédagogique. Il insistera sur la différence qualitative entre l enfant et l adulte (manière de voir propre et adaptée). Dans la lignée des évolutionnistes il pousse l idée d une évolution par étape, de l immaturité de l enfant qui nécessite une prise en charge pédagogique mais pas trop forte car il y a aussi une idée de nature qu il faut laisser faire. - En quoi la psychologie de l enfant est-elle une psychologie du développement? Le début de la Ψ de l enfant s inscrit directement dans le biologique, dans les thèses évolutionniste. Lamarck s intéresse à l évolution des espèces. Il parle d une complexification de la nature qui se réalise avec le temps, ce processus de phylogenèse est analogue au processus d ontogenèse que Rousseau met en avant, donc d une évolution par étape de l enfant à l adulte. D ailleurs cette ontogenèse à terme oriente la phylogenèse. On va concevoir l enfant comme un prédominé par un processus d adaptation fonctionnelle. (Psychique détaché du contexte, social) 2. - Quelles différences existe-t-il entre période embryonnaire et période fœtale? Période embryonnaire : 1. Pré embryonnaire (0-20 jours). Division cellulaire, nidation de l œuf et segmentation en 3 parties (ectoblaste=peau ; endoblaste=organe interne, mésoblaste = squelette) 2. Embryonnaire : apparition des formes définitives. S intéresse au rôle de l environnement et des gènes dans le développement. a partir de là on parle de compétence. Période fœtale (80jours-naissance) Constitution du stock de neurones puis de synapses organes sensoriels entre en fonction système nerveux, processus de myélinisation. S intéresse aux compétences psychiques

2 - Concernant la période prénatale, à partir de quand peut-on dire qu il y a développement psychologique? Comment qualifie-t-on ce développement? Comment se manifeste-t-il? A partir du moment ou le processus de myélinisation se met en place (système nerveux) les organes sensoriels se mettent à fonctionner, l influx nerveux peut circuler perception des stimulation sensorielles possible permettent l apprentissage interaction entre le milieu extérieur et intérieur et il y a donc développement psychologique. Le traitement de l info par le cerveau peut être inféré à partir du comportement du F mais! à ne pas surestimer Se développement est qualifié par des compétences d adaptation. Il se manifeste par l ouïe : Le F entend (sons graves, inf à 1000Hz) à 6 mois de vie intra utérine Ex : Les prématurés ont des réactions (physiologiques et comportementales) et les F sont conditionnés, nés, ils ont des souvenirs de stimulation (Grossesse aéroport, bb dort avec bruit avion) ; orientation préférentielle voix maternelle (interne et externe). L appareil visuel fonctionne de manière précoce (prématuré voit) (malgré les conditions les F. voit, lampe forte dirigé contre lui augmente l activité motrice.) L enfant sent les goût : à 3mois, mouvement de déglutition lorsque injection substance sucrée (amer, F diminue) et orientation préférentielle à la naissance (ex : curry) L olfaction n est pas encouragée (milieu liquide peu favorable) mais muqueuses imprégnées, préférences ultérieurs. Sensibilité tactile, thermique et à la douleur. (Prématurés, réaction motrice suite à stimuli) F : 14 semaines corps entiers réagis à des stimuli. NN et prématurés réagissent + aux effleurements et caresses (détentes musculaires affection) et perçoivent la douleur (examen me dicale : réaction d évitement et pleurs). Système vestibulaire déjà mis en place (oreille interne) au 5 ème mois, stimuler en permanence. Motricité : mères ressentent mouvement déjà à semaine (variabilité individuelle), échographie montre mouvement dès 7 ème semaine impact sur le développement neuromusculaire (maturation et exercice) (a. incidence de l expérience prénatale sur le comportement post natal b. préférence post natal en lien avec prénatal c. apprentissage spécifique rapport à stimulation observable) émergence de comportement (interaction avec l environnement) 3. - En quoi consistent les réflexes archaïques du nouveau-né? (Définition, description, explication, utilités, débats) Intro : Le nouveau né, avec sa tête proéminente et son poids d environ 3 4 kilo se tient en posture de flexion (bras et jambes repliées et hypotonie dorsale, impossibilité de maintenir la verticalité du corps, tête ballante), de forte tonicité et de faible extensibilité des membres. Ses mouvements sont peu amples et sa gestualité est de type réflexe. Ces mouvements sont spontanés ou réactionnels, massifs et anarchique. (Motilité faciale mimique). Insatisfait, il a un aspect de crispation et pousse des cris, en confort interne, son visage est détendu avec un aspect de pseudo sourire. Définition : Les réflexes, comportements innés automatiques, donnés en réponse à certaines stimulations, sont soit «primaires», soit «archaïque». Les primaires sont les 1 ères formes organisées de mouvement et les archaïques sont l héritage de l espèce conservé au fil de l évolution. (Réflexes de la naissance qui peu à peu vont disparaître pour laisser plus de pouvoir de décision au cortex (qui va les inhiber)). Chez les fœtus les mouvements sont involontaires (pas soumis au contrôle du bb) puis peu à peu le cortex prendre du pouvoir de décision. Selon Illingworth (1990), il y aurait 70 réflexes archaïques. Ils suivent tous un schéma de SR, stimulation, réponse. Description : - Réflexe de succion : S = toucher le bord de la bouche R = BB tourne la tête en direction de l objet pour le téter présent dès la naissance, disparaît vers 10 mois, suite du réflexe de fouissement (déjà chez F) / Chez Vurpillot 1991 décomposable (1. Réflexe labio, lèvre et langue dirigent vers l objet et lèvre se referment sur objet 2. Réflexe de succion 3.

3 Réflexe de déglutition - Réflexe de fouissement : S=toucher le bord de la bouche R=rotation de la tête du BB du côté où la joue est stimulé ; présent dès naissance puis disparaît ; permet de localiser la source de nourriture - Réflexe de Moro : S=appliquer mouvement brusque sur la tête R=BB ouvre les bras, étend ses doigts, rejette sa tête en arrière (extension), puis ses bras se rejoignent en arc de cercle (flexion extension) ; Présent dès la naissance ; disparaît vers 3 4 mois (dernier) - Réflexe de marche automatique : S=soutenir bb sous aisselles et porter son corps vers l avant, plante de pieds au sol. R=BB produit mouvements de pédalage avec jambes ; dès la naissance ; disparaît vers 4 5 mois) - Réflexe d agrippement : S= toucher la paume de la main ou la surface palmaire des doigts R= resserre la main sur l objet (1. face interne des doigts serrent 2. force) (souvent associé au réflexe de succion) ; présent durant la 1 ère année la plupart sont transitoires, pas présent chez l adulte qui devient conscient. Permet de s adapter à son milieu. BB dans un état d indifférenciation : et c est son activité qui va lui permettre de constitué son identité (et le monde) amorçage du développement Ψ - Comment considérer le nouveau-né? Comme organisme archaïque équipé de réflexes nécessaires à la satisfaction de ses besoins élémentaires ou comme un être hypercompétent dès la naissance? Débats sur la compétence : - Peuvent-ils faire la différence entre rond et carré? Selon Fantz (1963), oui car ils ont une préférence pour le rond - Il y a-t-il continuité avec la période néo-natale? Elle semble avérée, cohérence de sensibilité cutanée, chimique, vestibulaire et auditive. (Capacité mnésique difficile à expérimenter, problème déontologique). Les milieux étant dissemblables peut-on parler de continuité (naissance = rupture)? Attention à la confusion entre fondements biologiques de l activité et l activitéψ. - Le bébé fait un processus d intégration et d apprentissage : processus d habituation, on habitue le bb à un configuration perceptive en lui présentant un tableau plusieurs fois dans des conditions identiques baisse de la durée fixation désintérêt intégration - Le bébé est une éponge sensorielle hypercompétent. - 1 ères formes de connaissances vont permettre au BB de réguler son action. Compétences du NN : - L audition : PN : déjà développe ; N : assailli de stimulation sonores, s y soustrait par sommeil ; PSN : Tourne yeux et têtes vers sources sonores en fonction de son intensité, fréquence et complexité Ex : I+ de 90 Db, F + de 4000Hz : sursaut pleurs accélération cardiaque. Modéré : calme le bb (voir dort) sont complexe (vois humaines) suscite un éveil actif. il discrimine les sons après processus d habituation (pas nouveau, courbe d intérêt décroit) (Différents selon BB, certains discriminent patterns mélodique, d autre des sons de hauteurs tonales différentes) Perception catégorielle de la parole permet le repérage des phonèmes spécifiques (invariants vs ce qui varie) Apprentissage précoce des caractéristiques de la parole (tourne la tête préférentiellement vers la voix de la mère ; modifie le rythme de sa succion non nutritive de manière préférentielle) Apprentissage prénatal : (Moins de 72h) Préfère entendre texte que leur mère leur a lu de manière répétée à haute voix pendant la grossesse. - La vision : Contrôle : Peut tourner regard vers source lumineuse et la suivre (brillante et lente) ; Peut détourner son regard de la source et fermer yeux. ; Tend à choisir cible attrayante ;

4 toujours actifs stimulation nécessaire Dès naissance : Voit nette jusqu à cm (=le sépare de la mère quand elle le porte) ; (à 4 mois accommoder, vision aussi nette que l adulte) ; Préfère patterns colorés et formes complexes (damiers vs triangles ; lignes courbes) ; discrimine les couleurs (peut suivre une cible d une couleur sur un fond coloré, particulièrement le rouge orangé puis bleu vert ( noir et jaune) - L olfaction : Nouveau (milieu aérien) ; Reconnaît précocement celle de sa mère ; Variable d un BB à l autre ; se développe de façon spectaculaire - La gustation : Orientations préférentielles (flaveurs = caractéristique forte avec alimentation de la mère ; saveurs sucrées) ; Réflexe gusto faciale permet de mesurer réactions face au 4 saveurs (Ex : placer sur la langue un liquide à taux de dilution variable, déterminer seuil de réaction par cette mimique) absence ou présence de ce réflexe, intensité différentes suivant bb - Le système tactile : Déjà bien développé ; Sensibilité au caresse, chaleur des stimuli et réagit fortement à la douleur - Système vestibulaire : Sensible au bercement et portage - Coordinations sensorielles (Ex : BB tourne yeux + tête vers une source sonore) et sensorimotrices précoces (Ex : BB peut adopter une posture défensive (corps en arrière, main en avant sur le visage) ( Piaget : domaine fonctionne séparément) Nous pouvons donc voir que le nouveau-né n a pas que les réflexes archaïques à sa disposition, mais il a déjà des capacités très développées, nous pouvons dire qu il est hypercompétent. (! il lui faut quand même de l exercice et du temps pour se développer) C est grâce à des progrès technique que nous avons pu le mettre avant, mais conditions particulières et échantillon petit (pas représentant) Ces compétences vont permettre au BB de rentre en contact avec le monde extérieur et avec son entourage sociale construction de la personnalité. Progrès additifs mais en incessantes réorganisation et transformations (ex : compétence initiatives apparaissent à 2 moi, disparaissent et réapparaissent sous forme intentionnelle) 4. - En quoi peut-on dire que la conception selon laquelle il n existerait dans la prime enfance que des décharges motrices inorganisées et des mouvements réflexes non intentionnels est erronée? Selon Piaget les réflexes sont susceptibles de s adapter c'est-à-dire de se modifier et se complexifier en fonction des situations, et ainsi devenir des conduitesψ. Ces conduites sont donc organisées. Le sujet agis intentionnellement, ce qui lui permettra de construire son intelligence. Selon Wallon il s agit de distinguer trois formes de mouvements. Les 1 ers «passifs et exogènes sous la dépendance de forces extérieurs» donc non intentionnels mais organisés puisqu ils donneront lieux aux différentes positions (couché, assis, genoux) qui permettrons l apprentissage de l équilibre. Les seconds, mouvements «de déplacement autogènes et actifs du corps ou de l objet», la locomotion et la préhension. (Autogènes et actifs). Puis les 3 èmes, des «déplacements des segments corporels les uns par rapport aux autres» qui prennent un caractère Ψ en s extériorisant (font partie au départ des réactions posturales exogènes) comme attitudes ou mimiques (donc en action sociale). Ces conduites s influencent les unes les autres et amèneront à l appréhension (habileté orientée sur le monde des objets) et au monde social (expression émotionnelle) Ces mouvements ne sont pas des conduites fermées et rigides qui limites les actions du BB mais sont ouvertes vers le traitement de l information. Il y a en effet des mouvements impulsifs dit «agitation de masse», sans organisation (anarchique) mais ils ne sont pas les seules formes de motilité. Il y a aussi la motilité spontanée (sans qu on les provoques) ( re Ylexes), qui peut mobiliser qu une partie du corps ou former des figures motrices enchaînées. Le bb manifeste une singularité posturo motrice, il tend de semaine

5 en semaine à garder certaines postures préférentielles (mais posture Yixe). Les actes moteurs dirigés, donc intentionnelle et planifié par rapport à un but. Par exemple l atteinte manuelle et l imitation néo-natale. De plus certains réflexes, disparaissent, se transforment et réapparaissent plus tard sous formes intentionnelles. - En vous appuyant sur le développement moteur du bébé, vous expliciterez les deux lois du développement selon Gesell Le développement postural et moteur de 0 à 2 ans correspond à trois grandes conquêtes, la posture, la marche et la préhension, qui assurent l autonomie du sujet et permettent l exploration. Le développement psychomoteur, programmé génétiquement pour chaque espèce mais modulable par l environnement, et les influence de la maturation nerveuse sur son contrôle peuvent être expliquée, selon Gesell, par deux lois. 1. La loi du développement céphalo-caudal : S opère du cerveau vers le bas de la colonne vertébrale (contrôle des muscles oculaires, puis du cou (redressement de la tête), puis du dos (tenir assis) puis des membres inférieur (marche) 2. La loi proximo-distal : S opère des segments centraux puis périphériques (ex. préhension : régulation de l épaule à la main) Ainsi l on va pouvoir repérer les succession des différentes étapes du développement qui sont toujours les mêmes (sauf pour l apparition des déplacements autonomes). La posture : Le tonus axial se manifeste en 1 er par la tonicité des muscles du tronc qui va augmenter (redresse dos) puis le tonus des fléchisseurs (bras et jambes) va diminuer afin de permettre le degré d extensibilité nécessaire à la station debout et marche. L acquisition de la station assise : (Loi 1) Le nn a le dos rond et la tête tombante. A 2-3 mois il peut maintenir la tête dans le prolongement du corps (contrôle muscle du cou). Peu à peu il y aura augmentation de la tonicité musculaire du dos et diminution de la tonicité musculaire des membres supérieurs et inférieurs. A 4 mois il doit être maintenu mais il y a redressement du dos. A 6 mois, il se tient assis, dos droit, à condition de trouve un appui. A 7 mois, les jambes écartées, il tient sans appui et peut pivoter mais c est seulement à 9 mois qu il est capable de passer de la position allongée à la position assise. La station debout et la marche : A 6-8 semaines la marche automatique disparaît. A 7-8 mois, en appui vertical il peut fléchir et étendre ses jambes. A 9 mois, il tient son poids en se tenant de ses deux mains (le buste penché en avant). A mois : il se tient debout en s accrochant à un meuble (se déplacer par appui successif) et peut se hisser à la position debout (sans redescendre), peut faire quelques pas soutenus sous les aisselles ou les deux mains. A 12 mois, il marche tenu d une seule main. A mois (très différent d un BB à l autre) il peut s élancer seul pour quelques pas. Il chute mais avec plaisir. Les mouvements des jambes sont hésitants, saccadés, jambes écartées, buste en avant (contribuer à l équilibre) A 18 mois, peut monter les escalier en donnant la main A 2 ans équilibre mieux assuré par le passage de l étape digitigrade à plantigrade (toute la plante du pied). A 3 ans la motricité se perfectionne, il a l essentiel des acquisitions psychomotrices, des début des conduites intelligentes qui vont permettre de prévoir un événement lié à son 5. - En quoi consiste le développement psychologique entre 0 et 2 ans selon Piaget (caractéristiques globales de ce développement)? Le stade sensori moteur de 0 à 2 ans. L intelligence pratique qui se construit par l action. Se précise des chaînes d action (causes à l action) et l objet va se construire comme entité permanente et «séparé» de l enfant. 1er sous stade (0 -> 1 mois) : c'est l'exercice des réflexes Constitue le passage du réflexe au schème réflexe (biologique au Ψ). C'est en s'exerçant que les reflex vont s'enrichir et permettre la constitution des premiers schèmes (exemple, le bébé peut téter de façon plus assurée et le reflex de succion va se transformer en schème de succion). Ces

6 schèmes reflex se consolident par assimilation. Piaget va décrire 3 types d'assimilations: L'assimilation fonctionnelle, généralisatrice et recognitive. L'assimilation fonctionnelle : après quelques jours le bébé tète de façon de plus en plus assurée. Cette simple observation résulte du fait que le reflex s'est consolidé par la répétition de l'action. L'assimilation généralisatrice est lorsque l'enfant va étendre ce reflex à d'autres objets, par exemple: Progressivement, l'enfant va téter le sein de sa mère, puis une sucette, un lange... L'assimilation recognitive: Lorsque l'enfant va devenir capable de plus en plus rapidement de distinguer le sein de sa mère de la sucette qu'on lui met en bouche. Cela va lui permettre de catégoriser «tel ou tel objet me plaît et tel non». Ainsi le schème du sous-stade 1 lui permet de fixer le mécanisme comme tel. 2ème sous stade (1 mois -> 4 mois 1/2) : premières habitudes acquises et réactions circulaires primaires. Ces réactions circulaires primaires signifient que ce qui est découvert par hasard (nouveaux) et qui concerne le corps propre est conservé et répété (exemple, un bébé qui, par hasard, attrape sa main de sorte que son pouce se met sur sa bouche, il peut téter son pouce, donc il va essayer de le reproduire. Début de la coordination entre la succion et le mouvement du bras pour cet exemple.) 3ème sous stade (4-5 mois -> 8-9 mois) : Habitudes secondaires sous stade des réactions circulaires secondaires, faire durer les spectacles intéressant. L'enfant va essayer de reproduire les résultats de son action qui porte sur le milieu extérieur. Exemple d'un enfant tire une 1 ère fois (hasard) sur le cordon de son oreiller (bruit intéressant) et va répéter l action (habitude). Avec cette conduite, il s'agit toujours pour l'enfant d'obtenir des résultats identiques sans intention préalable, la découverte se fait toujours au départ au hasard, la découverte définit le besoin. Durant cette période, l'accommodation va consister en une différenciation, l'enfant va commencer à essayer à comprendre ce qui a donné naissance au résultat observé. Il commence à différencier le mouvement. Cette période marque un début de dissociation entre les moyens et les buts mais sans que les buts soient posés d'avance. Il y a une plus grande différenciation entre l'assimilation et l'accommodation mais c'est toujours l'accommodation qui dirige l'assimilation, toutes les choses restent déterminées par l'objet. C'est à partir des effets produits par les objets extérieurs que l'enfant adapte sa conduite. «Pour parler de comportement intelligent il faut que les conduites soient intentionnelles, qu'elles proviennent du sujet. Ce troisième sous stade va représenter une période de transition entre les actes pré-intelligents et les véritables conduites intentionnelles du sous stade 4. L'enfant va faire une première classification des objets (objets pour frapper, secouer...) en fonction des actions motrices de ces objets.» 4ème sous stade (8-9 mois -> mois) : Apparition des premières conduites intelligentes coordination des schèmes secondaires et application de ces schèmes à des situations nouvelles. C'est la première fois où on peut véritablement parler de comportement intelligent. Cette fois, le but est fixé d'avance et il n'est pas forcément accessible, l'enfant va devoir coordonner certains schèmes qui marchaient au départ de façon indépendante. L'enfant cherche à atteindre des résultats (intention préalable) par des coordinations nouvelles et non plus par de simples reproductions (moyen est activement recherché et essayé par sélection d une conduite qui a produit effet). (Exemple de conduite : on cache un objet sous un coussin devant et à portée de l enfant : l enfant retire le coussin et saisit l objet). Maintenant, les conduites se font bien par l'enfant, c'est l'assimilation qui va diriger l'accommodation, on parle de début des conduites intelligentes qui vont permettre de prévoir un événement lié à son action. L'intelligence reste limitée car l'enfant se limite toujours à appliquer des moyens connus à des circonstances nouvelles, il puise dans son répertoire de schèmes, mais jamais il va chercher à inventer des moyens nouveaux pour parvenir à un but. 5ème sous stade (11-12 mois -> 18 mois) : réactions circulaires tertiaires. Découverte de moyens nouveaux par expérimentation active. Ce sous-stade constitue le dernier sous stade sensori-moteur car les premières représentations vont émerger au stade suivant. L'enfant, à ce

7 niveau, va réaliser des expériences 'pour voir', quand il découvre quelque chose d'intéressant il reproduit le résultat en modifiant ses mouvements. Piaget dit que l'enfant commence à devenir un véritable expérimentateur. Piaget donnait trois types de conduites : Conduite de la ficelle, amener à soi un objet éloigné en tirant sur la ficelle laquelle il est relié, il s'agit bien de moyens nouveaux car l'enfant n'a pas connaissance de la liaison entre l'objet et la ficelle. La conduite du support qui consiste à tirer vers soi des objets en se servant du support sur lequel ils sont et la conduite du bâton, prendre un bâton ou n'importe quel autre instrument pour rapprocher un objet éloigné. Le but est posé d'avance. Comme au stade précédent, la démarche de l'enfant est toujours une démarche par tâtonnement dans la mesure où l'effet observé est toujours une découverte par hasard. Cette fois ci, il n'y a plus une simple répétition du mouvement mais une variation graduelle du mouvement pour essayer de comprendre la situation, saisir la nouveauté en soi. «Vrai dissociation entre l'assimilation et l'accommodation, et c'est l'assimilation qui dirige l'accommodation.» 6ème sous stade (18 mois -> 2 ans) : invention de moyens nouveaux par combinaison mentale. Début de la représentation, l'enfant va inventer des moyens nouveaux, non plus par simple tâtonnement pratique, mais par combinaison mentale. Exemple de la boîte d'allumette où avant de trouver l'ouverture, l'enfant ouvre et ferme la bouche, intériorisation. A ce niveau, lorsque des obstacles surgissent entre les intentions et les buts de l'enfant, il va essayer de contourner ces obstacles par anticipation totale de l action sur un substitut symbolique. Ains de moins en moins l'enfant va tâtonner, il y aura compréhension soudaine. L'accommodation n'est plus perceptive mais représentative. C'est comme si l'enfant faisait mentalement le brouillon de ses démarches. Récapitulatif des 6 sous stades : le sous stade 1 est l'exercice des reflex, aucune dissociation entre assimilation et accommodation n'est présente. Au sous stade 2, premières habitudes, réactions circulaires primaires et début de dissociation entre assimilation et accommodation. Sous stade 3, réactions circulaires secondaires, différenciation plus nette entre assimilation et accommodation, début de la coordination entre la vision et la préhension. Sous stade 4, début de l'intentionnalité, coordination des schèmes secondaires et application de ceux-ci à de nouvelles activités, début de la permanence de l'objet. Sous stade 5, réactions circulaires tertiaires, subordination de l'accommodation à l'assimilation. Sous stade 6, recherche de moyens nouveaux par combinaisons intériorisées, transition entre l'intelligence pratique et l'intelligence symbolique. - En quoi la psychologie de Piaget est-elle une méthode pour son épistémologie? (de quelle psychologie Piaget parle-t-il? de quel sujet nous parle-t-il? qu est-ce que Piaget cherche à comprendre au travers de la psychologie génétique?) = A la question sur le passage du biologique au Ψ Le développement de l'enfant se fait par une décentration progressive. Au début de sa vie, le bébé dispose que de reflex (biologique), il ne fait pas la différence de ses propres actions des objets sur lesquelles elles s'appliquent, il vivait dans un monde chaotique où toutes les informations qu'il reçoit ne sont pas coordonnées. Peu à peu, les activités reflex se transforment, s'élargissent en schèmes sensori-moteurs. «Les schèmes : Piaget appelait schèmes les ensembles organisés de mouvements ou d'opérations (pas présent à la naissance). Les schèmes sont comme des petites briques qui construisent le développement. Le jeune enfant dispose, par exemple, de schèmes moteurs (prendre, tirer, pousser, sucer, etc...), tandis que l'enfant ayant atteint le stade des opérations concrètes dispose, en plus, de schèmes opératoires (tels que classer, sérier, dénombrer, mesurer...), qu'il acquiert et développe peu à peu. Les schèmes primaires ont la faculté de s'assembler et de s'organiser en vue d'un but, qui sera atteint par la mise en œuvre d'un schème global, dit secondaire et principal, résultant de l'assemblage des précédents.

8 Il existe également des schèmes réflexes innés et opérationnels dès la naissance. Les cris du nourrisson, son réflexe d'agripper le pouce qu'on lui donne, sont des exemples de schèmes réflexes. Ce sont ces schèmes réflexes qui, en se perfectionnant grâce à leur plasticité, donnent naissance aux schèmes sensori-moteurs.» A partir de là, l'enfant va progressivement apprendre à dissocier ce qui relève de l'objet et de sa propre action. Peu à peu, les liens entre l'assimilation et l'accommodation se modifient. «L assimilation : L action du sujet sur le monde, le sujet transforme le monde (ex : déplacer des jetons) L accommodation : La transformation du sujet par le monde (ex : l enfant veut prendre un objet, en le serrant il le détruit, alors il le relâche) Une action réussie est l équilibre entre l assimilation et l accommodation (le sujet ne détruit pas le monde et vice-versa) qui se fait tout au long des stades et qui montre que l intérieur du sujet s organise vers son extérieur, qu il s adapte au monde.» Au début, les conduites de l'enfant sont non intentionnelles et déterminées par l'objet, c'est l'accommodation qui dirige l'assimilation. A partir du 4ème sous stade les conduites deviennent intentionnelles avec dissociation entre le moyen et le but, le moteur du développement est dans l'assimilation. Ensuite, l'enfant se décentre en commençant à considérer que les objets existent en eux-mêmes en dehors de la perception qu'il en a. Il commence à situer les objets les uns par rapport aux autres en prenant en compte leurs relations. Toute cette évolution concerne le registre sensoriel et la motricité, durant toute cette période il apprend à mieux percevoir et à avoir des actions motrices plus efficaces. Toutes ces connaissances vont devoir être élaborées plus tard au niveau de la représentation. «Il y a donc 3 types de structure. D abord le stade sensori moteur, où l intelligence pratique se construit par l action, où les chaines d action se précisent. L objet va se construire comme entité permanente et séparé de l enfant. Puis le stade des opérations concrètes (2 à 10ans), durant lequel l enfant agit sur le monde concret (en réunissant, assemblant) et s intéresse à ce qui constitue l objet (mesure qualité) (comme vu avant). Pour finir, il y a le stade des opérations formelles (10 ans à ), où l enfant développe une pensée hypothéticodéductive, sa pensée va se détacher du réel et il va pouvoir raisonner sur des possibles, dont le réel devient une parte.» L on peut avoir à travers toutes ses théories que ce qui intéresse Piaget c est la construction de l intelligence, donc un sujet épistémique. - Comment Piaget envisage-t-il le passage du biologique au psychologique? Pour répondre aux questions, appuyez-vous sur des éléments théoriques et des exemples. (Voir question précédente) Ce qui intéresse Piaget, c est l épistémologie génétique : l évolution des connaissances scientifiques dans la connaissance humaine. Pour Piaget, le passage du biologique au psychologique s effectue par la construction de schèmes et cela passe par l interaction sujet et objet. Pour se construire, un sujet doit se stabiliser en tant que sujet. Cette interaction se fait par l assimilation, l accommodation, l adaptation, la construction. L assimilation : L accommodation Les schèmes : Il y a donc 3 types de structure. - Comment Piaget conçoit-il le développement de l objet au S-M? L objet est l élément principal de la construction du réel, construction du monde physique (et non sociale), conséquences de la construction des schèmes du sujet. Les différentes étapes sont décrites autour d une expérience de base : Piaget attire l intention de l enfant sur un objet et le dissimule sous une boîte de manière visible puis invisible. (Au fil des réussites augmentent la difficulté de la tâche).

9 1 er et 2 ème sous-stades : L univers initial est un monde sans objet, le bébé n a donc aucune conduite relative aux objets disparus (fruits de schèmes isolés et non coordonnés initiaux) 3 ème sous-stade : Quand on cache l objet dont l enfant veut se saisir, il retire sa main et pleure (suivant l intérêt). Il réagis comme si l objet s était résorbé, et le cherche si une partie reste visible. Il y a un début de permanence (dans le prolongement de l action perceptive en cours) 4 ème sous-stade : L enfant retrouve un objet caché sous un écran, il y a donc commencement d une conservation substantielle, l enfant applique des schèmes coordonnés à la réalité externe. Mais il échoue sir l objet est caché successivement en deux endroits (cache en A, enfant trouve, déplace en B devant l enfant, il le cherche en A) Ainsi la position de l objet dépend des actions antérieurs réussies (et non de déplacement autonomes et indépendants de l action) 5 ème sous-stade : L enfant tient compte des déplacements successifs de l objet (le recherche dans la position résultant du dernier placement), mais les trajets doivent être visibles. 6 ème sous-stade (vers 18 mois) : Les schèmes s organisent et se structure rapidement. L enfant peut retrouver l objet y compris lorsque la représentation des déplacements est invisibles. L objet est devenu permanent. Des groupes de déplacements ont donc étés construit par l enfant qui lui permettre de composer ses trajets par la coordination, l inversion (revenir au point d origine) et par association (conduite de détour pour obstacle). permet de planifier la suite des trajets moteurs En quoi les recherches sur les compétences précoces du nourrisson actuelles remettentelles en question la théorie piagétienne? (Faire référence aux données actuelles de la recherche) - Les conceptions de Piaget sur l'intelligence du bébé sont les plus remises en cause actuellement. La critique fondamentale concerne le fait que pour Piaget l'enfant commence véritablement à développer son intelligence qu'à partir du moment où il peut agir sur le monde, à partir du moment où l'enfant coordonne la vision et la préhension (4-5 mois). Il a une action sur le monde extérieur qui n'est plus une activité reflex mais une action contrôlée. Plusieurs auteurs ont critiqué cette conception. Bien que l'enfant ne puisse pas agir sur le monde extérieur, il cherche à comprendre les événements. Lécuyer (1989), pour lui, il existe une intelligence perceptive qui n'est pas liée à l'action. Entre la naissance et le moment de la coordination vision - préhension, l'enfant fait des apprentissages de nature perceptive. En premier lieu, selon Lécuyer, le bébé serait un astronome, un observateur attentif qui n'a pas la possibilité d'agir sur ce qu'il observe. Il ne peut pas user de la démarche expérimentale qui consiste à faire varier un facteur pour en comprendre les effets. Il est donc contraint d'attendre que les variations se produisent d'elles mêmes, à partir de là les choses vont devenir intelligibles pour lui. - Selon Piaget la coordination visuo-manuelle n interviendrait qu au 3 ème stade (5 mois), alors que Bower affirme qu un nouveau-né peut tendre la main vers un objet. (Tend la main vers un rond attractif en face de lui jusqu à le toucher, palper et parfois saisir. Ses résultats, difficiles à obtenir à cause des conditions d âge, ont étés confirmés par d autres auteurs. - Selon Piaget la conception de ce qu est un objet se construit peu à peu, tout comme la coordination visuo-manuelle. Bower a observé qu un BB de quelques jours, placé dans une posture semi-assise ont une réaction très particulière quand on approche un objet (ou ombre) de leur tête, il rejette la tête en arrière, interpose les bras entre objet et visage et ont une forte réaction émotive. Ainsi cela va à l encontre de Piaget car, par cette expérience, l on voit une coordination SM précoce et une conception «innée» de qu est un objet. - L affirmation de Piaget selon laquelle les espaces sensoriels se construiraient d abord de manière indépendante puis entreraient en relation de manière progressive et contredit par des chercheurs qui parle d un transport d information d une modalité sensorielle à l autre. Par exemple, Meltzoff et Borton (1979), ont observé qu un BB regarde d avantage une tétine qu ils ont préalablement sucée (lisse pour un groupe, aspérité de l autre). Il y a donc un transfert d info de la perception orale à la perception visuelle. (Stréri 1991 aussi).

10 - Selon Freud les représentations mentales tardives permettant l imitation différée (d un BB) serait tardive (12-18 mois). Meltzoff et Moore (1977) ont montré qu un BB de 2 semaines à qui ils présentent des modèle faciaux (ex : protrusion le langue) aura une mimique particulière. Et la fréquence de cette mimique était plus grande que la fréquence des autres mouvements que le BB peut produire, ce qui a été confirmé par Vinter (modèle doit être en mouvement). (Mais est-ce que cette imitation requiert des représentations mentales?) - Quel est le thème majeur des travaux actuels qui fonde la critique à Piaget? Moi je dirais plutôt que c est l absence de la sphère sociale et culturelle!! voir plus loin avec la construction du langage. Les travaux sur les compétences précoces à partir du paradigme d habituation Actuellement on utilise les compétences perceptives. Il a donc fallu avoir d'autres méthodes. Les indicateurs, le plus souvent il s'agit du temps pendant lequel l'enfant regarde une stimulation, mais selon leurs objectifs, on peut utiliser comme indicateur le rythme cardiaque du bébé, le rythme respiratoire, l'activité de succion. On utilise ces indices pour rendre compte des connaissances qu'à l'enfant de l'environnement et l'idée est que le bébé ne se comporte pas de la même façon devant un objet qu'il connaît et devant un objet qu'il ne connaît pas. Première méthode d'étude basée sur le temps de fixation visuelle, méthode de temps de fixation relative. Deuxième méthode, méthode d'habituation et de réaction à la nouveauté. Première méthode: Elle est basée sur l'idée que si le bébé différencie ou discrimine les différentes zones de son environnement il gardera plus longtemps les zones qui l'intéressent plutôt que celles qui ne l'intéressent pas. Si dans une situation de perception donnée on observe une préférence pour un objet par rapport à un autre, on peut en déduire que le bébé discrimine ces deux objets. Si une cible est regardée plus longtemps que l'autre, on en déduit qu'il la préfère donc, il différencie les deux cibles. Deuxième méthode: Quand on présente un objet de façon répétée au sujet, l'attention du sujet sur cet objet va diminuer. Donc, pour mettre en évidence une différenciation entre deux stimuli, on a commencé par habituer le bébé à l'un de ces deux stimuli, puis on va remplacer ce stimulus par un second stimulus pour voir si l'enfant réagit à la nouveauté. - Quelles sont les positions épistémologiques repérables chez des théoriciens comme Baillargeon, Spelke, Bower, Mounoud, Karmiloff-Smith, vs Piaget? Les auteurs qui défendent les positions nativistes, pensent que les capacités existent à la naissance, qu il n y a ni genèse, ni développement, contrairement à Piaget qui est constructiviste (qui dit que le début de permanence de l objet n intervient qu après 4 mois). Pour Spelke, le bébé aurait une connaissance innée des propriétés des objets, notion de l'unité de l'objet, de la permanence de l'objet. Lécuyer (1993) Pour résoudre l erreur du sous-stade 4 (travaux sur les capacités perceptives) : Expériences qui concernent le fait que très jeune, le bébé est capable de catégoriser perceptivement. Présentation d'objets différents mais possédant les mêmes couleurs dans le même ordre sauf un différent qu'il traite donc de façon différente (catégorisation). Il sait repérer les aspects communs au sein d'éléments différents, il est capable d'abstraction avant l'âge postulé par Piaget. Un certain nombre d'études montre que dès l'âge de 3-4 mois il y a une permanence de l'objet. Selon Baillargeon (2000) : Il montre à de bb de 3 mois une boîte posée sur une plate-forme (=événement possible, acceptable). Puis phase de familiarisation (on fait bouger la boîte, après un moment l intérêt décroit). Ensuite, à un autre groupe on pousse la boîte jusqu à ce qu elle soit quais suspendue dans l air (=événement impossible), et cet événement est regardé plus longtemps. Baillargeon va en déduire qu il existe des structures innées permettant l organisation des connaissances chez l enfant (1. Structures qui permettent de fre des distinctions basiques

11 dans l environnement physique 2. Structures contenant des connaissances directes des principes physiques 3. S qui donne forme aux «mécanismes d apprentissage spécialisé» et guident l acquisition des connaissances physiques). Selon Mounoud (1995) : Il y a des connaissances indirectes (reprend notion de stade de Piaget) mais aussi de connaissance directes. Il pense que les représentations des objets sont d abord globales, automatique et non explicable. Bower voir plus haut mais pense que la conception de ce qu est un objet est inné. Karmiloff-Smith : position intermédiaire entre le constructivisme et le nativisme. BB ne disposerait pas d entrée de connaissances explicites mais implicite qui deviennent explicite par la redescription représentative. (le bb répond de manière appropriée aux stimuli externe connaissance implicites, «schémas imagés») 7. - Combien de périodes distingue-t-on dans le développement des interactions sociales chez le BB? Comment peut-on caractériser chacune de ces périodes? On distingue 4 périodes : - le nouveau-né - Le bébé entre 1 et 2 mois - Le bébé entre 3 et 6 mois - Le bébé à partir de 6 mois Le nouveau-né : Regarde le visage humain, le suit visuellement s il se déplace, en fait une analyse perceptive. Le bébé regarde mieux une configuration spatiale qui respecte la position des yeux et de la bouche. La bébé préfère le visage maternel contre celui d un inconnu. Ces capacité montrent «une attractivité» du visage humain et un intérêt pour le bébé vers ce dernier. (Différencie plutôt partie supérieur et non propriétés intrafigurales Ces capacités constituent la base du développement des relations sociales. Attitude : il est capable d imiter précocement (exp précédente). Voix : S oriente plus systématiquement vers une voix que vers un autre bruit (hochet) et réagis différentiellement à la voix de la mère. Il est capable d apparier visage et voix (désynchronisation le perturbe) Sourire : 1 er mois réponse de sourire à la voix, fréquence baisse (2 mois) et re augmente vers 3 mois. Comportement de la mère : produit des expressions simple et directes tel que : mimiques faciales ; rythme lent et emphase. Routine : Rythme les activités et sert de cadre aux actions conjointes Entre 1 et 2 mois : Bébé est fasciné par les visages (conduite de contemplation avec engagement visuel intense). Il sourit plus facilement quand s établit un contact œil à œil. Si la mère reste de marbre lorsqu elle regarde son enfant, on peut voir une baisse des sourires. Aussi lorsque l interaction se fait par image télévisée et qu une séquence est répétée (situation «double»vidéo). Bébé est en attente forte de contingence interactionnelles (sensible à la désorganisation de l interaction). Entre 3 et 6 mois : Bébé identifie les expressions de la peur, de la joie, de la colère, et tristesse. Vers 4 mois environs, l attention visuelle sur les objets l emporte sur l attention visuelle en vers des personnes. On pense que c est soit parce qu il y a eu un progrès dans le redressement, soit parce qu il a un rapport avec l atteinte manuelle visuellement guidée. (Paradigme de «l exclusion temporaire en situation triadique» : 1.E-A1 2.A3 3.A1 parle avec A2, BB suit le locuteur 4. Lorsque BB exclu, regard au loin) Au delà de 6 mois : (selon Scaife & Bruner) A 6mois, il y a la prise en compte de l orientation du visage par l enfant. (Comprend mieux indication fournie par un visage tourné yeux fermés que juste les yeux) A 12 mois, compréhension par l enfant de la ligne du regard comme orienteur spatial. Les enfants continuent de regarder le visage de l adulte et /ou le doigt tendu lors du pointage alors qu à cet âge, ils co-oriente le regard quand il n est pas doublé du pointage par le doigt. A 18 mois, il porte son attention sur l objet d attention de l adulte (mm situé derrière lui) - Vous définirez en quoi consiste l attention conjointe ; la référenciation sociale et

12 comment celles-ci se manifestent. Vous indiquerez de quelles compétences elles sont annonciatrices. L attention conjointe est un intérêt partagé en action et en émotion par deux partenaires pour un 3ème élément de la situation. Elle se développe par l action de la mère pour décentrer l interaction vers des sources d intérêt et action de l enfant pour attirer l attention de la mère vers un objet. Par exemple, un adulte instaure une interaction yeux-yeux avec l enfant puis il tourne les yeux et la tête en direction d un jouet. A partir de 6 mois, l enfant dirigera son regard sur cette cible. Cela démontre qu il comprend la ligne du regard d autrui comme signifiant une intention de l adulte et qu il intègre l intérêt pour l objet dans l intérêt social de l interaction. (Vers 12 mois la co-orientation devient systématique) La référenciation sociale se produit lorsqu un enfant en situation nouvelle ou inquiétante par exemple personne inconnue, nouveau jouet prélève l appréciation affective sur le visage de l adulte avant d agir. Cela indique que l enfant décode les émotions d autrui et qu il comprend que l émotion de l adulte concerne ce qui est pour lui objet de tracas. Interprétation : on pense que l enfant concevrait la personne comme dotée d états mentaux, signifiant qu il est capable de se les représenter et de les mettre en relation avec les situations. Conclusion : Les conduites de l attention conjointe et de référenciation sociale pourraient donc constituer les premiers éléments de développement de la théorie de l esprit. Intersubjectivité primaire et secondaire? - Qu est-ce que le processus de «coping»? = régulation des émotions : modération de l expression pour que la personne puisse la tolérer. Ce sont des processus de nature comportementale et cognitive qui sont appris, conscients et modifiables. Autrement dit, le coping c est l'ensemble des processus qu'un individu interpose entre lui et un événement éprouvant, afin d'en maîtriser (dirigé sur le milieu, gérer le problème) ou diminuer (dirigé sur soi, réguler l émotion) l'impact sur son bien-être physique et psychique. Exemple de (stratégie) de coping chez des enfants hospitalisés : L enfant demande des explications sur les soins qu il va recevoir. Il cherche de l aide (à ce qu on lui tienne la main), il adopte une stratégie comportementale (ne regarde pas). Vers 10 ans, il adopte des diversions mentales. - On a souvent considéré les émotions comme un élément parasite ou perturbateur du fonctionnement psychologique, en particulier cognitif. L évolution récente de la recherche ont permis de réévaluer cette première appréciation. Vous montrerez en quoi les émotions ont un rôle adaptatif et n entravent pas le développement cognitif voire le permettent.!! : Les 1ères expressions faciales du BB pourraient être indifférenciées ou mal différenciées. Selon Bowlby (1958), l attachement contribue à la survie de l espèce en favorisant la compréhension de l enfant et son exploration de l environnement. Utilisation des congénères (mère, père, personne familière) comme base de sécurité. Lien affectif stable vont (en s intériorisant) servir de modèle comportementale dans les situations à venir. Il existerait un besoin inné de contact physique, de recherche de proximité (observé à partir de carence psychopathologique et de l éthologie chez singes). Il y a réciprocité entre les prédispositions de l enfant et la «sensibilité émotionnelle» de la mère qui permet le lien d attachement : 5 comportements de l enfant : La sourire, le contacte visuel, les pleurs et les cris, l étreinte dans les bras et la succion. Comportement de la mère (responsiveness) : capacités directes à répondre socialement, à percevoir les signaux de l enfant et à les interpréter, à intervenir efficacement et à créer un milieu régulier (donne sens aux actions).

13 De 0 à 3 mois la phase d orientation vers les humains est non sélective, vers 3-6 mois, l attachement est focalisée (sélection) et vers 6-7 mois les moyens et figures d attachement augmentent. A 24 mois les relations d attachement établies restent relativement stables (modèle futurs). Le processus d attachement se double d un processus de détachement où l enfant est capable de tolérer la séparation («angoisse du 8 ème mois non confirmée). - En quoi consiste le paradigme sur la «situation inhabituelle» d Ainsworth (1978)? Que permet-il de montrer? Travaux sur la sécurité de l attachement à partir de la réaction à la séparation de la mère, pendant sont absence et à son retour. Situation inhabituelle = 1) Enfant + Parent 2) 1+Inconnu 3) P sort E + I 4) E+P, I sort 5) P sort E 6) I revient 7) P rentre, I sort. Les conduites d attachements notées sont le recherche de proximité et contact, les évitements et résistance de contact et les pleurs. 4 Formes sont distinguées : Type A : Non sécurisé / évitant ou indifférent (mère peut sensible au besoin de l enfant, évite regard) 20% Type B : sécurisé (mère répondant aux besoins, l enfant proteste lorsqu elle part, et accueil chaleureux au retour) majoritaire Type C : non sécurisé / ambivalent ou résistant (mère inconstante face aux besoins, enfant incertains quand à la réaction du parent, en colère ou refuse contact) Type D : non sécurisé / désorienté ou désorienté (appréhension lors du retoure, mère source de peu et d attention) peu fréquent Ces travaux sur la sécurité d attachement favorisant ou non l indépendance de l enfant, rendent compte des différentes formes d émancipation de l enfant et de relations interpersonnelles qu il nouera ultérieurement. (! pas seulement parent, aussi facteurs environnementaux et stratégies initiées par l enfant) 8. - Vous décrirez les stades du développement libidinal selon Freud? Freud ( ) : étude médicales à Vienne et orientation neurologie et psychiatrie. Suit les cours de Charcot sur l hypnose. Développe ses propres théories en suivant des patients (essentiellement adulte) et en reconstruisant les événements vécus de l enfance. Théorie sous 3 points de vue : Dynamique (conflit), économique (énergie psychique) et topique (représentation structurale de l appareil psychique ; l Inconscient, le Préconscient et le Conscient puis le Ca, le Moi et le Surmoi.) La libido = énergie dérivée des pulsions sexuelles qui va se repartir différemment en fonction du développement de l enfant. Le plaisir est associé à la satisfaction des pulsions (ex : faim, tête, satisfaction). La source des pulsions (lieux où elle se manifeste) est essentiellement corporelle donc en lien avec la maturation du corps (et la succession des zones érogènes). La construction de la personnalité se fait par un passage progressif de la symbiose fusionnelle avec la mère à la construction de soi comme personne à part entière. Elle se définit en terme de stade, qui désigne un fonctionnement psychique particulier qui prend place à une période donnée. Durant le développement libidinal des points de fixations sont susceptibles de se cristalliser et de donner lieux, par la suite, à des régressions. Le BB au début de sa vie est dans un état d indifférenciation ou de narcissisme primaire. Son appareil psychique n est pas assez élaborer alors le NN ne connaît pas l objet qui peut satisfaire sa pulsion, ainsi elle prend appui sur la fonction alimentaire (la mère satisfait le besoin de plaisir de l enfant et est ainsi associée au plaisir de l enfant, il y aura dissociation et la mère va devenir elle-même objet libidinal (plaisir de la voir indépendamment de tout besoin alimentaire). Le 1 er stade : Le stade orale, de la naissance à 18 mois. L investissement se porte sur les zones impliquées dans la fonction alimentaire ( Bowlby). Zones e rogènes : bouche, lèvres, langue. Tâche, source potentielle de conflit : sevrage Particularité des adultes qui y ont fait fixation :

14 fumer, trop manger, passivité, crédulité Le Stade anal : De 2 à 4 ans : investissement se porte sur les zones impliquant la fonction d excrétion, zone érogène : anus Tâche majeur du développement : apprentissage de la propreté Fixation : ordre, parcimonie, obstination ou l inverse. Stade phallique : De 4 à 6 ans : Investissement sur partie génitale, zones : partie génitales Source de conflit : Complexe d Œdipe : Fixations : vanité, insouciance et inverse. Période de latence 6 a 12 ans, où les pulsions se tournent vers des objectifs plus socialisé (refoulement important car apprentissage des mécanismes de défenses), aucune fixation Stade génital : 12 ans et plus ; Investissement sur les parties génitales = zones érogènes ; Tâche : maturité de l intimité sexuelle. Fixation : adultes qui ont réussi à intégrer les stades précédents font preuve d un intérêt sincère pour autrui et sont sexuellement épanoui. - De quelles critiques la psychanalyse fait-elle l objet? Matériel fondamental = récits de patient pas très méthodologique. De plus, patient adulte et non enfant. Bowlby : NN : pas seulement pulsion alimentaire, autres besoins. la théorie dans les faits, plutôt que de vérifier/tester la théorie par les faits. 1. la psychanalyse donne une place trop exclusive à l'inconscient : ne pas prendre en compte les éléments conscients dans l'expérience vécue entraîne à négliger l'activité sociale ; 2. la psychanalyse donne trop d'importance explicative à la structure des conflits de l'enfance : ne pas prendre en compte les événements ultérieurs dans la biographie de la personne empêche de comprendre l'articulation, éventuelle, des conflits actuels et de leurs sources avec les conflits qui se sont déroulés dans l'enfance ; 3. la psychanalyse réduit trop toutes les manifestations psychiques à la sexualité. Vygotski conclut sa critique par : «Ainsi la méthode psychanalytique attend encore sa véritable application pratique, et l'on peut seulement dire que cette application doit concrétiser dans la réalité et dans la pratique les immenses apports théoriques de valeur que renferme cette théorie.» (op. c. p.123) 9. - Comment Piaget explique-t-il l avènement de la fonction sémiotique? La fonction sémiotique est issue de la filière cognitive. Elle émane d un sujet solitaire (élaboration cognitive individuelle) et en dernier ressort de l adaptation biologique. Elle se constitue via l imitation et l accommodation. - Comment Piaget définit-il la fonction sémiotique? Le terme sémiotique fait référence à un code, à une signification. C est une fonction génératrice de représentation et donc des conduites sémiotiques dont le langage. La fonction sémiotique apparaît entre 18 mois et deux ans. L enfant est en mesure d utiliser des signes ; pour évoquer quelque chose un signifié (objet, événement, schème) à l aide d un signifiant différencié (le représentant à l aide du langage, de l image mentale, de gestes symboliques). (C'est-à-dire l évocation d objets et/ou d événements absents à l aide de substituts différenciés) - Quelles conduites sont considérées comme étant sémiotiques par Piaget? Piaget considère 5 conduites de type sémiotique. La 1 ère : l imitation différée. C est par exemple une fillette qui en voit une autre se fâcher et taper du pied et qui 1h ou 2h après, alors que l autre fillette n est plus présente imite la scène vue précédemment. (Début de la fonction sémiotique) le geste imitateur constitue un début de signifiant différencié.

15 2 ème : jeu symbolique ou jeu de fiction. Par exemple jouer à faire semblant de dormir. L enfant se met en position de dormir, ferme les yeux et tient le coin du drap simulant le coin de l oreiller selon le rituel habituel qu il emploie. La conduite est réalisée en absence du modèle, utilise des objets de substitution et des gestes imitateurs. (Le lien entre signifiant et signifié est analogique ; substitut doit être plausible banane téléphone) 3 ème : le dessin ou l image graphique. A ses débuts, le dessin est un intermédiaire entre le jeu et l image mentale (apparaît guère avant 2 ans) 4 ème : l image mentale. Elle est captée soit par le dessin soit par le jeu symbolique (pas observable directement). Les images mentales évoquent des objets ou des événements absents et résultent d une imitation intériorisée). Par exemple dessin un cavalier de profil mais en dessinant l autre jambe qu on ne voit généralement pas. 5 ème : conduite langagière. Implique des signes conventionnels et collectifs par exemple le soleil (représentation du dessin). Elle permet d étiqueter, la relation entre signifiant et signifié est arbitraire (selon P). Ex : 1 ers schèmes verbaux : 1an 2 moi 24 jour X dit «vouvou» à un chien, poule, cloche de vache, chat etc. 1 ans 3 mois 5 jour X dit «vouvou» a tout ce qui remue (fourmi tracteur) à 1 ans 3 mois 13 jours vache et têtes de biches deviennent «mou» le chat «minet» le cochon «mou» ou «minet». - Quelle est la conduite du S-M qui annonce la constitution de la fonction sémiotique? Pour Piaget, la fonction sémiotique est issue de la ligne cognitive du sensori-moteur. Son origine se trouve dans le sillage de la conduite observée au sous-stade 6. La conduite dite de la boîte d allumette qui n est pas strictement symbolique car elle est réalisée en présence du modèle mais elle exprimer la transition de l intelligence pratique à l intelligence représentative. (Le modèle de Piaget ne prend pas en compte les spécificités conventionnelles du langage ni son aspect spécifique de constitution qui le distingue radicalement des autres conduites sémiotiques, comment peut-il se construire en dehors de la communication? La représentation individuelle n explique pas comment l image de sens et l image sonore sont mises en contact. ) - Quelles sont les différences majeures entre Piaget et Wallon dans l approche du développement sémiotique? (Pour répondre à la question, vous vous fonderez sur l explication théorique des conduites et leur avènement, en vous appuyant sur les conduites effectives) Approche sociale, affective et cognitive de la personnalité. Dans l approche du développement sémiotique, la différence majeure entre Piaget et Wallon est que pour Wallon, le développement n est pas que biologique, il est aussi social. L enfant est d emblée un être social, et immature biologiquement (il a besoin d autrui pour subvenir à ses besoins). Le milieu humain est le 1 er auquel s adapte l enfant ( P), il sert d interme diaire entre l enfant et le milieu physique ( P). L enfant est actif dans cette adaptation il contribue à son propre développement (=P). Le passage du biologique au Ψ selon Wallon (action à la représentation) s effectue grâce au mouvement, à l émotion et à la motivation. Mouvement : Une fonction d action sur le monde extérieur (préhension, locomotion) et fonction d expression (mimique, posture). Le BB communique avec son entourage au travers de ses gestes (d abord moyen d expression de soi-même puis de la relation à autrui) (dépendance du BB à l égard du milieu humain). Emotions : Marque l entrée dans la vie psychique. Ce sont des faits physiologiques et un comportement social. L immaturité à réalisé les actes indispensables à la survie va être compenser par une maturité précoce des la capacité à manifester ses émotions. Imitation : Lié à l activité posturale donc au mouvement et va assurer le passage de l intelligence pratique à l intelligence représentative. Il y a deux sortes d imitation : L imitation en présence du modèle (mimétisme ; reproduction immédiat d un son ; simple activité motrice donc pas encore lié à la représentation abstraite du modèle) puis l imitations différées dans le temps. N impliquant pas de source visuelle ou auditive, elle permet de passer de l intelligence pratique à l intelligence représentative et c est le signe (seul) qui fait accéder à la représentation

16 symbolique. Wallon veut montrer combien l intelligence sensori-motrice est différente de l intelligence sémiotique. Pour Piaget, c est une continuité. C est l imitation qui assure le passage du S-M au représentatif avec l apparition du langage. Le biologique et le social sont importants pour le développement selon Wallon. Chez Piaget, la fonction sémiotique émane d un sujet solitaire à la conduite observée au sous-stade 6. C est l activité sensori-motrice qui induit progressivement une évolution en direction des symboles. (L accommodation : le monde transforme le sujet). Les jeux symboliques sont représentationnels chez Piaget alors que leur lien d analogie fait dire le contraire à Wallon. Quel est le statut parmi ces conduites du langage pour l un et l autre? Pour Wallon, avant le langage, c est le mouvement par les gestes qui traduit la vie psychique. Pour qu il y ait représentation, il faut attendre le langage car les signifiants et signifiés sont liés de manière arbitraire. C est le langage qui démarre l intelligence pratique à l intelligence représentative. Pour Wallon, la véritable conduite sémiotique ne peut être que langagière, qu il appelle «discursive». Pour Piaget, le langage est une conduite comme les autres. - Vous définirez ce que l on entend par usage canonique L usage canonique peut se définir comme : ce que l on doit faire avec l objet, la signification publique de l objet. L usage canonique est définit socialement, il résulte d accords sociaux. L usage se construit et c est par l usage que l on accède à la connaissance de l objet - Explicitez la position de Moro & Rodriguez (2005) En quoi cette position diffère-t-elle de celle de Piaget? Chez Moro & Rodriguez, Le développement préverbal est sémiotique. L objet ne dévoile pas luimême sa fonction, il y a un code à s approprier, c est par l usage, lui-même lié à des convenions sociales, des significations publiques et des appropriation via les signes d autrui, que l on accède à la connaissance de l objet. Pour comprendre comment fonctionne cette construction, il est nécessaire de postuler l interaction triadique (sujet-objet-sujet). L enfant parvient à construire l usage canonique d un objet par les signes d autrui qui lui permettre d en reconstruire les significations. Ainsi un microcosme (une image réduite du monde ou de la société) de culture va être transmis par l adulte. Exemple avec le téléphone Fisher-Price : l usage canonique est «de faire allo». Pour construire l usage de l objet, l adulte va s aider de la démonstration distante : Il prend lui-même le téléphone. Puis il va mettre en œuvre la démonstration immédiate : l adulte réalise sur l enfant l usage de l objet, il lui met le combiné à l oreille. L adulte va également s aider de l ostension, il va présenter l objet à l enfant ; et il va utiliser le «pointing», pour montrer des objets. La construction de l usage canonique entre 7 et 13 mois 7 mois : l usage est non-canonique (il jette, frotte et secoue les objets) l usage renvoie à l objet physique. Importance des signes ostensifs (code faible et imprécis, polysémique) qui permettent d instaurer une communication sans partage de l usage canonique de l objet. 10 mois : début de différenciation de l usage canonique. Les gestes de l adulte sont semi-direct par exemple tenir un plot au-dessus du camion. (Ostensions différée, commence à montrer puis laisse finir en félicitant) L objet commence à renvoyer à autre chose que lui-même. 13 mois : l usage canonique est approprié. L objet devient «signe» de son usage (Pointing : enfant regarde dans la direction pointée) Conclusion : Pour reconstruire les significations sociales de l objet et accéder à la connaissance il est nécessaire de recourir à la communication. En quoi cette position diffère-t-elle de celle de Piaget?

17 Piaget s intéresse uniquement au biologique, le social ne joue aucun rôle. La signification est de nature représentationnelle Moro & Rodriguez remontent aux conditions sociale pour comprendre la construction de l usage de l objet. La signification est de nature dynamique et inférentielle. D où part l analyse dans les travaux de Moro & Rodriguez? Du sujet ou de l objet? Montrez comment Moro et Rodriguez réinterprètent Piaget Moro veut montrer que l objet n est pas seulement physique, il est aussi social et qu il se construit grâce à autrui. Tout ce qui est de l ordre du culturel, du social n existe pas chez Piaget, il y a uniquement une interaction entre sujet et objet. Piaget veut comprendre comment les connaissances se construisent. Le sujet est plus important que l objet car il agit et transforme le monde. On peut utiliser les objets non canoniquement selon Piaget. - En quoi l usage canonique commence-t-il à poindre dans les travaux de Inhelder et al.? D où part l analyse dans les travaux de Inhelder et al.? Inhelder et al. sont des travaux qui restent dans le paradigme de Piaget (sujet objet) mais ils s intéressent quand même à la signification de l objet pour comprendre le développement sémiotique. Ce qui les intéresse, ce sont les progrès des conduites sémiotiques. Ils s intéressent aux activités simples d exploration sensori-motrice (non interprétable) comme mettre à la bouche, jeter etc. et aux activités interprétables qui passent de la reconnaissance de l usage de l objet aux représentations symboliques. Par exemple : brosser ses cheveux (reconnaissance de l usage de l objet) ou faire tenir la cuillère de la poupée pour qu elle mange (reconnaissance symbolique). (Enfant de 10 à 41 mois, recueil de 15 minutes avec objet de la vie quotidienne) ; Evolution : Dès 12 mois certains enfants reconnaissent l usage de l objet (lien avec contexte visuel). Dès 15 mois «faire semblant» avec partenaire «passif» (utilisé pour l action symbolique). Dès 18 mois Attribution de l action symbolique au partenaire (donner miroir à la poupée pour qu elle se coiffe). Vers mois utilisation d objets substituts (ex : déchirer des bouts de papier et les mettre dans l assiette pour poupée mange). L usage canonique apparaît en transparence dans leurs recherches (tout en restant dans cadre piagétien) Qu entend-on lorsque l on dit qu un enfant dispose d une «théorie de l esprit»? [à partir des éléments du cours, mettez en perspective la question, préparez un plan et n oubliez pas de vous servir des définitions ainsi que d exemples et/ou d expériences pour développer votre réponse] Origine des travaux : Premack et Woodruff : Expérience sur les chimpanzés : Ils ne peuvent se référer à des contenus de la pensée chez autrui (seulement comportement effectif). A une théorie de l esprit celui qui impute des états mentaux à lui-même et à autrui (inférence réalisées) Précurseurs : 1 ers mois : Les échanges parents enfants dépendent de la capacité des adultes à comprendre l état, les intentions et les désirs de l enfant. A 6 mois : BB commence à anticiper certains comportement de l adulte (tend les bras lors de signaux de l adulte qui indiquent qu il va le prendre dans les bras). Peut donc apparaître une certaine réciprocité («coucou me voilà» effet BB puis effet retour) 8 mois : prend initiative pour être pris dans les bras 12 mois : BB peut suivre la ligne du regard de sa mère (attention conjointe), tendre la main vers un objet trop éloigné (=demande) Selon Wallon et Trevarthen : Avant deux ans : Il est capable de décoder la signification d expression faciales en relation avec désir (donne bon aliment). Entre 1 et 2 ans il peut orienter un objet pour que l adulte le voie. A 3 ans ils ont encore de la difficulté à jouer à cache-cache

18 (laisse visible, toujours mm cachette) Vers 3 ans, ils jouent et communiquent en tenant compte du point de vue d autrui mais limité à la réalité immédiate. (Ex : réponde au téléphone en mimant ce qu il vient de faire). Etude sur la compréhension des verbes mentaux. Situation de base : Une poupée qui cherche sait ou ne sais pas ou est caché l objet et le trouve ou pas. Une autre peut savoir mais avoir oublié. Une autre ne pas savoir et deviner. : Avant 4 ans : Les enfants n arrivent pas à déterminé l état mental de la poupée. A 7 ans ils réussissent (les plus jeunes pensent que celle qui trouve sait et celle qui ne trouve pas ne sais pas) mais utilisation des verbes mentaux maitrise des concepts sous-jacents. Dans les travaux de Wellmann et al. Ils ont dans un 1 er temps demandés à des enfants de prédire les actions d un personnage à partir de petites histoires qui leurs ont étés racontées (Johnny veut trouver son chien, il le cherche dans le garage et le trouve. Fâché ou content? ; J cherche son chien pour aller se promener dans le parc. Il le trouve, ou il va?) et les résultats ont montrés qu entre 2,5 et 3 ans, ils tiennent compte des désirs et ils attribuent correctement les émotions et actions aux personnages. Puis l histoire a été complexifiée car elle a été tournée de façon à ce qu elle mette en jeu des croyances. Par exemple on demande Où le chien de Johnny doit se trouver? Dans la maison ou dans le garage? S il répond dans la maison, on lui dit que Johnny pense que son chien est dans le garage. En rapport avec la 1 ère histoire où Johnny avait trouvé son chien dans le garage. Une autre mise en scène a été expérimentée par Wimmer et Perner: celle de Max qui range du chocolat dans le placard X et qui en son absence, sa mère déplace le chocolat du placard x au placard y. On va ensuite demander aux enfants où Max va aller chercher le chocolat? Seul les enfants capables de se représenter la fausse croyance seront capables de désigner le placard x. Les enfants ayant une représentation de la fausse croyance pourront attribuer des croyances à autrui. (Vers 3-4 ans, ils n ont pas de fausses croyances, vers 5-6 ans 57 % y arrivent et vers 7-9 ans 86%) Les croyances sont plus difficiles à attribuer que les états émotionnels. Une étape importante intervient lorsque l enfant commence à se représenter qu autrui à des pensées différentes des siennes. Cette capacité essentielle au développement social témoigne d une capacité de décentration entre soi et autrui décuplant les capacités d agir enfantin au quotidien lui permettant de comprendre, de prédire et d anticiper la conduite d autrui Quelles sont les grandes théories qui se sont intéressées au langage et à son acquisition? Le behaviorisme : pense que le langage est un comportement sans spécificité Behaviorisme : Jean Piaget a démontré qu'on ne pouvait pas résumer l'intelligence à des phénomènes d'apprentissage et d'imitation sur le modèle de l'éthologie animale sans tenir compte de la manière dont la connaissance se construit chez un sujet et un groupe La thématique du langage a joué un rôle important en canalisant la critique sur la conception behavioriste du langage comme un ensemble d'«habitudes» apprises par observation et conditionnement (adultes incitent les enfants à corriger leur expression afin qu elle se rapproche de l usage de la langue, les expressions fausses ne seront pas renforcées et finiront par disparaître). Cognitivisme : Au contraire, la linguistique cognitive défendue par Chomsky se fonde sur l'hypothèse d'une (grammaire générative, qui permet au sujet, à parti d un nombre fini de règles, de générer un ensemble infini de phrases. Cette) grammaire mentale (est) constituée de règles que l'on peut décrire formellement et qui serait contenu dans l'héritage phylogénétique de chacun des êtres humains. La critique chomskyenne repose notamment sur l'argument de la pauvreté du stimulus qui considère qu'une telle grammaire universelle (sous-jacente à toute les langues ; invariants mis en évidence par les psycholinguiste ; ex : représentation agentaction) est indispensable aux enfants pour acquérir une telle compétence langagière alors qu'ils sont loin d'avoir été confrontés à toutes les structures grammaticales possibles.

19 On a longtemps cru que l'enfant apprenant sa langue maternelle par imitation, c'est-à-dire qu'il essaie de reproduire ce que l'adulte dit. Cette hypothèse a depuis été détruite par plusieurs, dont Chomsky. Au milieu des années 50, Chomsky affirmait qu'il est impossible que l'enfant apprenne sa langue par imitation et qu'une structure appelée "Language Acquisition Device" doit exister dans le cerveau (une présumée structure neuronale). Il basait ses affirmations sur le fait que les enfants apprennent correctement à partir d'énoncés contenant des erreurs et de phrases incomplètes. De plus, l'enfant produit des phrases qu'il n'a jamais entendues et commet des erreurs qu'il n'a jamais entendu mais qui suivent les règles générales de dérivation de sa langue. Dans la suite de Chomsky (année 80) de nombreux cognitivistes ont défendu les théories modularité qui pense le langage comme un système autonome et indépendant de la vie mental (imperméable à tout contrôle rapide) tandis que d autres cognitivistes, du courant connexionniste, considère le traitement du langage comme un aspects du fonctionnement mental général. «Interactionnisme : action conjointe mettant en scène deux acteurs chacun d eux modifiant son comportement en fonction des réactions de l autre.» L'hypothèse des interactionnistes (ex : Vygotski) est basée sur le fait que l interaction est un facteur structurant le processus de développement (apprentissage langagier). Le premier langage se fait sur la scène sociale, l enfant émet des vocalises puis peu à peu des mots dans l interaction. Puis il commence à intérioriser le langage en faisant des monologues (langage égocentrique). Une fois que le langage est possible sans les sons (intériorisée) il peut devenir rationnel et va permettre de transmettre la pensée en pensée verbale. Le langage a donc une double fonction de communication et d autorégulation. La pragmatique (développé par Bruner) est la branche de la linguistique qui s intéresse aux éléments du langage dont la signification ne peut être comprise qu en connaissant le contexte. (Focus sur les fonction de communication du langage). Tout énoncé est un acte (impliquant une sélection et organisation de mots) qui crée des relations nouvelles entre celui qui parle et son interlocuteur et le contenu énoncé (conséquence à l acte ; convaincre, rassurer, informer). L énoncé correspond donc a une certaine intention et vise un but, ainsi l enfant n apprend pas que des règles mais développe des stratégies pour transmettre et traiter l info verbale. (L entourage est important car il guide l enfant dans sa maîtrise et l introduit aux normes d usages). - Que se passe-t-il du point de vue de l acquisition du langage durant les premiers mois? (25 semaines appareil auditif fonctionnel ; 35 semaines perçoit bruit physiologique de la mère et bruit externe). A la naissance, l enfant a déjà acquis des capacités perceptives (durant sa vie in vitro). Il perçoit la nouveauté (paradigme d habituation et de réaction) par exemple il distingue deux phrases comme (Le rat poursuit souris ; Le chat poursuit la souris) et manifeste une «préférence» pour un texte déjà entendu. Tout d abord, le nouveau-né est sensible à l intonation de la voix humaine. Il préfère une intonation habituelle à une intonation inhabituelle exemple : mère lit un texte à l envers. Il préfère la voix de sa mère et discrimine mieux les sons lorsque les phrases sont lues par une F supposée s adressée au BB. Dès sa naissance il communique (yeux) avec les humains qui établissent un contact corporel et visuel avec lui. Vers 2 mois les 1ères vocalises apparaissent («arrheu»). Le bébé est attentifs aux personnes, particulièrement aux visages, les écoutes, suit le mouvement des lèvres (Zazzo : imitation ouvre grand la bouche ; capable de protrusion de la langue danse motrice synchronique du nourrisson) ((De son côté la mère règle aussi le comportement sur celui du BB permettant au bb de contrôler la quantité de des discours)) Le BB agit sur autrui d abord en criant et pleurant (besoin physiologique) puis en utilisant des moyens vocaux puis verbaux. A 2 mois il vocalise plus en présence de l adulte et à 3-4 mois les «tours de rôle» se structure. Selon Jusczyk, l enfant possède des capacités innées qui lui permettent de traiter les sons de la parole dès les 1 ère semaines. Dès l âge de 1 mois, le bébé discrimine certains phonèmes. Par

20 exemple les consonnes P, D, B. Le bébé peut discriminer tous les contrastes phonétiques, cependant, on observe la disparition de cette compétence au fur et à mesure que l enfant acquiert de l expérience dans sa langue maternelle. A 7 mois, le BB affiche une préférence nette pour le motherese (Il est capable de distinguer non seulement des phonèmes mais aussi les propriétés prosodiques de sa langue maternelle). Il peut aussi établir des correspondances entre voyelles et mouvement de la bouche (s étonne lorsqu il ne correspond pas). Entre 7 et 10 mois, le BB commence à comprendre les 1 ers mots (agite les mains en entendant «bravo» ou «aurevoir» ; se retient de prendre un objet si on lui dit «chut») A 10 mois, il détecte les frontières des syntagmes et il peut reconnaître les mots à l intérieur d une phrase. A 1 année il détecte les frontières des mots et comprend environ 30 mots en contexte (et quelques uns connu hors contexte) L acquisition du lexique - Quelles sont les étapes qui conduisent à l acquisition des premiers mots? - Comment s accroit le premier lexique? - Comment l enfant découvre-t-il le sens des mots? L acquisition du lexique est une étape importante dans l acquisition du langage, elle s étend sur plusieurs années. Les étapes qui conduisent à l acquisition des 1 ers mots : Dès le 2 ème mois, le bébé produit des rires, des cris de joie, ils fait des vocalisent : ouvre et ferme la bouche, des arreuh. Dès 5 mois, il maîtrise la vocalisation (avant fruit du hasard). Dès 7 mois, babillage (production répétitive avec alternance de consonne voyelle) «baba», correspondant à des phonétiques et intonations propre à la langue maternelle (se différence selon langue ; parent commence à discriminer) et vers 9-10 mois, naissance des 1 er mots (ou plutôt de formes phonétique proche des mots) dans des contextes spécifiques ex «mama» (quand elle donne à manger), encouragés par leur parent (c est l adulte qui verbalisent l interprétation mais la signification attribuée par l enfant n est pas forcément celle de la communauté linguistique). L âge d apparition varie selon le milieu culturel et social, le rang dans la fratrie, le tempérament des enfants. A mois le bébé ses 1 ers mots conventionnels. Le répertoire se développe lentement pour les 50 premiers mots qu il acquiert à 2ans, puis il y a une sorte d explosion verbale (progrès dans les capacités de catégorisation ; intuition soudaine du principe de correspondance mot-référent), vers 24 mois il atteint les 200 mots. (Jusqu à 4 5 ans le développement se porte sur la taille du vocabulaire et le sens des mots).! le répertoire produit ne correspond pas au répertoire compris (plus étendu ;! lacune). Il existe deux voies d acquisition du langage (selon K. Nelson), une qui donne priorité au lexique. Le vocabulaire est dit référentiel (noms d objets, propres, adjectifs), les enfants sont dit «nominaux» (descriptions des objets et de leur propriété) langage comme moyen d expression cognitif et référentiel (représentationnel). La deuxième donne priorité à la syntaxe. Le vocabulaire est dut expressifs (pronoms, formule sociales, mots fonctionnels), et les enfants «pronominaux» (description d eux-mêmes, des autres et des relations interpersonnelles) langage comme moyen de communication. Analogie entre le langage de l adulte et de l enfant. - Grâce à la répétition d événement (impliquant des objets et personnes : ex : repas), l enfant acquiert, avant le langage, des «scripts», événements qui seront pris comme références et induiront la nature des catégorisations verbales au moment de l acquisition du langage. Découverte du sens des mots : Pour découvrir le sens des mots, l enfant procède par segmentation de la chaîne verbale c està-dire par le repérage prosodique. Ils repère la variation du rythme et l intonation de la parole. Par exemple en français, la frontière entre les mots se marque par un allongement des dernières syllabes (et à l élévation de l intonation à la fin d un syntagme nominal). Puis l enfant découpe le monde en catégories (repose sur la stabilité du monde pour qu il puisse être découpé) par exemple entre les choses animées et inanimées ou pour les objets, en fonction de leur physique et de leur usage. En indiquant, mimant et montrant il découvre l usage des objets. Le pointage l aide à découvrir à quoi le mot se réfère.

21 Il existe différentes stratégies (hypothèses) sur le sens des mots qui permettent de dégager certains principes lexicaux : Risque du phénomène de surextension (Eve Clark) : c est par exemple quand l enfant généralise le terme «chat» à d autres animaux. Les raisons? Soit l enfant à un lexique limité soit il substitue ce mot à un autre car il est difficile à prononcer. Pour réduire ce phénomène : Il faut par exemple identifier les traits spécifique de l animal «le chat miaule». L enfant peut utiliser les principes de contrastes et de conventionalité : Le contraste c est quand un mot est inconnu dans une phrase «connue», l enfant l isole dans le discours et ensuite il fait des hypothèses sur sa signification. La forme conventionnelle : l enfant l utilisera pour inventer un mot qui n existe pas comme par exemple déverdir (perdre sa couleur verte). L hypothèse de totalité et de perspective multiple : selon Eve Clarck, l enfant est capable d utiliser le terme «animal» pour un «chien». (Donc soutient l hypothèse de perspective multiple, des résultats contrastés) Ou alors il refuse d attribuer «animal» au chien par principe de totalité (un objet, animal de ne peut avoir qu un nom). Le principe de dénomination catégorielle : L enfant interprète un mot en se référent à une catégorie, en prenant l objet dans sa totalité (chat plutôt que patte ou cou). L interprétation à niveau hiérarchique dépendrait du contexte, des expériences personnelles et de la catégorie de référence. Découvrir le sens des mots suppose découper le monde en unités et catégories et d être capable de repérer des ressemblances et des différences, le développement lexical est donc lié au développement cognitif. - Comment définiriez-vous l approche pragmatique du langage? L approche pragmatique utilise les usages du langage dans la communication, c est un focus sur les fonctions de communication du langage Qui en est le principal théoricien? Bruner étudie comment les parents apprennent à parler à leur enfant. Pour Bruner, le langage (qui est un objet de culture, un objet social) se construit dans la communication avec autrui. (Bruner s inspire de Vygotski) Quel rôle cette approche confère-t-elle à la communication? (Donne) Cette approche cherche à comprendre ce que dit l enfant, à qui, comment et pourquoi il dit. Elle s intéresse à l acte de langage (en référence à l aspect social de l acte communicatif, posé de façon intentionnelle par celui qui parle). Nous communiquons pour dire ou faire quelque chose et cette approche permet de comprendre que lorsqu on demande par exemple quelque chose à quelqu un, il faut tenir compte de l autre, de la culture etc. Quel est l intérêt (dans le cadre de cette approche) de l étude des capacités communicatives non langagière? L enfant qui apprend sa langue n apprend pas seulement des règles ou du vocabulaire. Il développe des stratégies pour traiter l information verbale en automatisant des processus de traitement. Pour Bruner il y a une continuité entre la communication prélinguistique et le langage. Le LASS qui est un support d acquisition du langage. (par exemple : les adultes vont construire des scénarios, qui vont inclure des jeux, des comptines et l enfant va communiquer avec lui l adulte en utilisant des mots qui font parties du répertoire social). Le LASS va aider au passage du non linguistique au linguistique. L intérêt de l étude des capacités non langagière est de comprendre comment au travers d une interaction ritualisée entre un enfant et un adulte (dans le format) les différentes fonctions pragmatiques du langage vont se développer. Quel rôle joue la notion de format dans cette approche? Le format est le lieu d émergence du langage, là où il se construit (lieu où se déploient les interactions et où elles se formatent). Il est définit par l interaction fortement ritualisée (entre enfant et adulte qui se connaissent) et par le microcosme communicatif (chacun des protagonistes interprète les actions de l autre et peut leur donner sens). Exemple de format : «coucou il est où»? L adulte fait apparaître et disparaître un objet pour bébé. Bébé apprend les règles de l interaction. Cela lui permet de reconnaître les formes verbales, il va peu à peu interpréter (et prédire) les comportements de l adulte. La notion de

22 format accorde un rôle important à l interaction (action conjointe et concertées entre les participants) dans le développement des capacités langagières. Que signifie «faire quelque chose avec mots»? En appui vous relaterez en quoi consiste les 2 fonctions pragmatiques que sont l activité de demande et de référence. Il y a différentes fonctions pragmatiques du langage par exemple l activité de demande et l activité référence. 12. En quoi consiste l intelligence opératoire concrète? C est un stade ou période de l intelligence que Piaget situe entre 2 et 12 ans environs. Il vient donc après le stade de l intelligence SM (0à2ans). Piaget subdivise le stade opératoire concret en 3 sous-stades. - Le 1 er qu il intitule «intelligence symbolique» allant de 2 à 4 ans. Le second qu il nomme «intelligence pré-opératoire» allant de 4 à 7/8 ans et enfin le dernier, qu il appelle «intelligence opératoire» de 7/8 ans à 11/12 ans. 1. L intelligence symbolique permet l évocation d objet ou d évènements absents. Les conduites repérées à ce stade sont : l imitation différée, le jeu symbolique, le dessin, l image mentale et le langage. Ce stade est dominé par les aspects figuratifs de la pensée, c'est-à-dire que l enfant base son raisonnement sur les configurations perceptives (ex dit avant) ce qui le conduit à déformé la réalité. 2. Le stade pré-opératoire allant de 4 à 7/8 ans est dominé par les aspects figuratifs de la pensée et c est seulement à partir de 7 ans qu il parvient à se détacher de la perception immédiate et que les aspects opératifs peuvent commencer à dominer. Les aspects opératifs sont de nouvelles capacités cognitives (portée sur les transformations) qui se mettent en place comme par exemple la quantité physique 7/8 ans, la conservation du poids 9 ans. Par exemple, pour tester la conservation de la substance, on donne à un enfant une boule d argile et on lui demande d en réaliser une autre pareil. Lorsque l équivalence est admise, on en transforme une des deux devant lui (fait un serpent). Puis on lui demande si les deux boulettes ont toujours la même quantité de matière. Le résultat est que lorsqu il n y a non-conservation, c est que l enfant considère qu il n y a pas la même quantité de pâte dans les deux boulettes (seul la forme a changé). L enfant se fixe sur les aspects figuratifs, sans considérer qu on peut revenir à l état initial. Puis il y a un niveau intermédiaire où l enfant est ébranlé dans ces convictions et affirme ou rejette simultanément. La conservation : est affirmée dans tous les cas quelque soit la déformation appliquée à la 2 ème boulette. Elle est due aux opérations logiques qui se sont mises en place. Il argument par la réversibilité simple (retour état initial), réversibilité par compensation et par l identité (toujours le même). Comment peut-on la qualifier à l égard du stade sensori-moteur? Au SM l invariant est l objet permanent (reliés par des relations causales) qui est permis par des structures dites de «groupe de déplacement» (combiner action entre elle). Au OC les invariants sont cognitif (et permette la conservation) Par rapport au stade sensori-moteur, les actions sont intériorisées (deuxième intériorisation), elles sont groupées en structures d ensemble, il y a des liaisons de type logique. Les invariants sont cognitifs (et non plus matériel) Qu entend-on par opérations? - Les opérations se définissent, par Piaget, comme «un ensemble d action intériorisées, réversibles (modifiant certaines variables et conservant les invariants), et qui se coordonnent en structure d ensemble.» Les 1 ères opérations porte sur du matériel concret, les objets. Il y en a deux sortes, les opérations infra-logiques (dites de conservation) qui permettent de construire l objet en tant que tel et les opérations logico-mathématiques qui permettent de réunir en classes, sérier et dénombrer les objets. Donner un exemple d une construction de conservation à ce stade + définir conservation La conservation est l'acte qui consiste à préserver un élément dans un état constant malgré le changement de la forme. Conservation des liquides.

23 (Pour Piaget cette conservation est due aux opérations logiques qui se sont mises en place chez le sujet et qui se coordonnent en un système d ensemble).

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