CAHIER D ACTEURS DÉBAT RÉGIONAL SUR LA STRATÉGIE NATIONALE DE SANTÉ

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "CAHIER D ACTEURS DÉBAT RÉGIONAL SUR LA STRATÉGIE NATIONALE DE SANTÉ"

Transcription

1 «La prévention et l éducation à la santé, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé» CAHIER D ACTEURS DÉBAT RÉGIONAL SUR LA STRATÉGIE NATIONALE DE SANTÉ

2

3 Le 23 septembre 2013, Marisol Touraine lançait la Stratégie Nationale de Santé (SNS). Afi n de mobiliser l ensemble des acteurs autour de cette ambition forte et de préparer la loi de santé prévue pour 2014, des débats sont organisés dans toutes les régions. En Picardie, cinq débats publics se sont tenus en octobre dernier sur le thème du premier recours, l un des axes de la SNS. Ils ont alimenté un avis émis par la Conférence Régionale de la Santé et de l Autonomie (CRSA). Considérant l ambition portée par cette stratégie nationale et les enjeux qu elle présente dans notre région, l ARS de Picardie a étendu la démarche de démocratie sanitaire à un autre axe de la SNS : «la prévention et l éducation à la santé, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé». L Agence organise un débat sur ce thème le 4 février 2014 à Amiens. À cette occasion, l ensemble des personnes et des organismes invités avait la possibilité de contribuer par écrit à la réfl exion. Le présent cahier d acteurs rassemble les 27 contributions reçues.

4 Délégation départementale d une association de familles dont un proche souffre d une maladie psychiatrique grave. Association nationale, reconnue d utilité publique, agréée nationalement dont le but est l entraide entre familles et la défense de leurs intérêts, ainsi que de celui de leur proche malade. Notre travail consiste en l accueil de ces personnes, par tous les moyens disponibles, y compris localement, le soutien, et leur formation. S y ajoutent les représentations des usagers partout où leur présence est possible. Nous avons aussi une mission d information du public et...des responsables de la cité pour lutter contre la stigmatisation structurelle dont sont victimes les malades et leurs proches. Union Nationale de Familles ou Amis de Personnes Malades et Handicapées Psychiques Les personnes malades et handicapées psychiques sont très nombreuses, ce qui est attesté par de multiples rapports laissés sans suite. 1% de la population souffre de formes graves de ces maladies et ont besoin d un accompagnement humain pour vivre dans la cité. Or, cet accompagnement humain leur est refusé alors qu on a fermé depuis 40 ans lits d hopitaux psychiatriques sans prévoir quoi que ce soit pour les accueillir dans le Cité. La plupart du temps, ces malades sont renvoyés dans leur familles, sans qu elles soient préparées, soutenues, formées à cet accueil. ces conditions déplorables font le lit de très nombreuses rechutes dont le coût est très lourd. L accompagnement ne peut idéalement être bien fait qu en organisant un travail en réseau des multiples intervenants sur un bassin de vie d environ habitants, sur le modèle des «Conseils Locaux en santé Mentale», animés par le maire ou un élu le représentant, car il est la seule personne légitime à pouvoir réunir les intervenants (soignants, médico social, education nationale, police justice, etc...). Coordonnées : UNAFAM de l Aisne 8 rue du Daumont ITANCOURT Site internet : [email protected] Tél Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

5 Notre système de santé est gravement défaillant en Picardie et dans l Aisne, dans la prise en charge des personnes souffrant de maladies psychiques. Cette défaillance coûte très cher à notre collectivité en termes de rechutes et d hospitalisations qui pourraient être évitées. La prise en charge des malades en crise, déniant leur maladie, confi ne trop souvent à des refus de soins car aucune démarche des équipes soignantes, là où se trouve l urgence, n est organisée ; le malade est laissé seul, le plus souvent à la charge des familles, dépassées par la situation pendant parfois des mois! En raison des faibles moyens des équipes soignantes, les soins se résument à la prise de neuroleptiques et à un accompagnement très insuffi sant dans les hospitalisations de jour ou CATTP dont les moyens ont été diminués ces dernières années. Il n y a pas d organisation de la vie de ces malades dans la cité (à part quelques GEMS et places de Samsah très insuffi santes), pas de foyers de vie, de résidence d accueil, pas d ESAT dédié (on les oriente vers quelques places d ESAT pour malades mentaux, ce qu ils ne sont pas!). Bien souvent, les soignants sont devant un dilemme lors de la nécessité d un accueil d urgence : quel est le malade le moins mal en point que l on pourra faire sortir pour libérer une place?.. au risque d un accident dont on ne manquera pas de faire une honteuse publicité. La prise en charge n est pas conforme aux données actuelles de la science. Les familles également, fortement perturbées par la survenue de la maladie psychiatrique en leur sein, sont le plus souvent abandonnées à leur sort, sans aide digne de ce nom, sans formation, et parfois sans lien avec les équipes soignantes qui refusent de les rencontrer. Leur qualité de vie et leur santé, physique et psychique, en est gravement altérée. Il n y a pas d Education thérapeutique des malades, aucun programme psychoéducatif pour les familles (type Profamille), sauf dans un ou deux secteurs où les soignants sont sensibilisés) dont on sait pourtant qu ils contribuent à diminuer de façon drastique les rechutes des malades. Ces programmes sont pourtant recommandés depuis plus de 10 ans dans les conférences de consensus. Au sortir de l Hôpital, pas (ou preque pas) de possibilité réaliste pour les malades de se former, d avoir une vie sociale digne de ce nom au travers d une activité professionnelle adaptée ou sociale qui nécessite un accompagnement humain important. Nous manquons cruellement de MAS, de FAM, de Foyers de Vie, de résidence d accueil avec ou sans services, de SAVS ou de SAMSAH, d ESAT dédiés car la prise en charge de ces personnes est particulièrement diffi cile et a peu à voir avec celle de l accompagnement des malades mentaux...toutes choses qui nécessitent un personnel suffi sant et bien formé. Dans la CIté, leur permettre une vie digne de ce nom, du fait de la spécifi cité et de la variabilité de leurs troubles, nécessite l intervention de multiples intervenants (soignants, familles, education Nationale, emploi, bailleurs sociaux, secteur médico social, tutelles, mairies, etc...). Cette nécessité impose une organisation transversale organisée, réactive, compétente qui ne peut se faire de façon effi cace, et effi ciente qu à travers un travail en réseau organisé, sous la houlette du maire ou d un élu le représentant et du responsable du secteur psychiatrique. Malheureusement, peu d élus ont conscience de la gravité de la situation. L idéal est constitué par le «Conseil Local en Santé Mentale» organisé à l échelle d un territoire de vie d environ personnes. ces CLSM apportent peu à peu, une nette amélioration de la vie de ces personnes à travers une qualité d accompagnement qui n existe pas autrement. Pourtant, nous savons que cela est possible dans certaines régions qui ont organisé cette prise en charge multidisciplinaire. Pourquoi cela ne serait il pas possible dans l Aisne et en Picardie? Pour plus d informations, l Unafam de l Aisne est à la disposition des responsables pour leur faire part des expériences réussies sur le territoire national. Cahier d acteurs Débat régional SNS

6 Conseil en Environnement et Air Intérieur Bureau d études indépendant spécialisé dans le diagnostic de la qualité de l air intérieur Conseiller en Environnement Intérieur (CEI). Visite à domicile. Détermination des sources de pollution et du confi nement. Conseils d éviction. Diagnostic des Etablissements Recevant du Public (ERP). Ecole, Crèche, Centre de loisirs, Hall de sport... Obligation réglementaire. Mesures du Benzène, Formaldéhyde et CO2. Contrôle des Valeurs Limites d Exposition Professionnelle (VLEP). Prélèvement des COV, mesure du taux de confi - nement. Formation, Conférences. La qualité de l air Intérieur : La qualité de l air intérieur constitue une préoccupation de santé publique. Chaque personne passe en moyenne 80% de son temps dans des environnements clos dont une majorité dans l habitat. L environnement intérieur offre une grande diversité de situations de pollution par de nombreux agents physiques et contaminants chimiques et biologiques. Air Intérieur = Air extérieur + pollutions intérieures. Les matériaux, l ameublement, l aération contribuent à modifier la qualité de l air. Le comportement et l activité de chaque personne modifient son exposition. Trouver le meilleur compromis entre économie d énergie et qualité de l air intérieur. Conseiller en Environnement Intérieur (CEI) Problématiques : Multiplication des pathologies allergiques et respiratoires. - Doublement des personnes asthmatiques en 20 ans. - Impact de l environnement intérieur sur la santé. - Adaptation du traitement en lien avec l environnement du patient. Actions : - Observer dans un logement, les sources possibles d allergènes et de polluants responsables d une gêne. - Identifi er les polluants suspectés et si nécessaire les mesurer par différentes techniques (prélèvements, tests ). - Informer et conseiller sur les risques et l éviction. Public : - Personnes allergiques, asthmatiques. - Allergologues, Pneumologues, Pédiatres. - Médecins généralistes. - Pharmacies. - ARS (Agence Régionale de Santé). - Bailleurs sociaux. - Mutuelles santé. - Agences immobilières. - Constructeurs immobiliers. - Artisans. Coordonnées : Alain CORNILLE - CEAI 9 rue des 3 Bazin CAMON Site internet : Contacts : [email protected] Tél Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

7 Encouragée par la direction générale de la santé, abordée dans les recommandations de la Haute Autorité de Santé concernant l éducation et le suivi des asthmatiques, et intégrée dans la PNSE (Plan National Santé Environnement) au titre du plan Asthme, la profession de Conseiller en Environnement Intérieur (CEI) se développe à travers la France, mais reste encore trop confi dentielle. Les professionnels de différents horizons (paramédical, social, bâtiment) s intéressent à la formation, mais le manque de débouchés freine souvent leur élan. Les structures institutionnelles et autres qui ont créé ces postes (hôpitaux, mairies, ARS, Conseils Généraux, réseaux asthme et allergies, associations notamment pour la mesure de la pollution extérieure) estiment vraiment répondre aux besoins des personnes. Des évaluations ont montré que la visite d un CEI arrive en tête en termes de satisfaction pour les patients. Mais la prise d initiatives par les décideurs est trop rare, pourtant la prévention tertiaire a montré son intérêt dans les maladies allergiques. Ce nouveau métier a été validé par une étude multicentrique française et le bénéfi ce clinique a été confi rmé par une étude américaine. Le CEI est un professionnel diplômé (DIU Santé Respiratoire et Habitat ou licence professionnelle des métiers de la santé et de l environnement Universités de Strasbourg), formé pour établir un audit de l environnement intérieur. Il enquête au domicile des personnes qui en font la demande par le biais d un médecin, et sur prescription de celui-ci réalise des prélèvements (poussières, moisissures ) et des mesures d allergènes. Il établit un diagnostic permettant ensuite de mettre en œuvre des mesures pour l éviction des polluants domestiques, et d adapter son habitat. Les CEI évaluent les sources d allergènes, mais également les polluants chimiques, en effectuant une visite de toutes les pièces de la maison, prenant en compte toutes les données : chauffage, ventilation, revêtements (sols, murs, plafonds), mobilier, pour mesurer selon la pathologie : Les polluants biologiques : acariens, moisissures, allergènes d animaux, blattes, plantes Les polluants chimiques : composés organiques volatils (COV), formaldéhyde... Il s informe sur les habitudes de vie, les travaux effectués ou en cours, etc Les CEI permettent d informer les personnes sur les organismes auxquels elles peuvent faire appel : Agence Nationale d Amélioration de l Habitat (ANAH), Association Départementale d Information sur le Logement (ADIL), CAUE (Conseil d Architecture d Urbanisme et d Environnement)... Les CEI interviennent à la demande d un médecin, après un diagnostic de pathologie (asthme, rhinite, eczéma, toux ) en relation avec un/des polluants de l environnement intérieur. C est généralement le médecin qui contacte le CEI pour transmettre la demande. A l heure actuelle, un grand nombre de médecins n a pas l habitude de faire appel à des CEI, par méconnaissance. Le CEI peut également intervenir dans des ERP pour donner un avis sur les sources potentielles de pollution. La qualité de l air Intérieur : La qualité de l air intérieur constitue une préoccupation de santé publique. Chaque personne passe en moyenne 80% de son temps dans des environnements clos dont une majorité dans l habitat. L environnement intérieur offre une grande diversité de situations de pollution par de nombreux agents physiques et contaminants chimiques et biologiques. Air Intérieur = Air extérieur + pollutions intérieures. Les matériaux, l ameublement, l aération contribuent à modifi er la qualité de l air. Le comportement et l activité de chaque personne modifi ent son exposition. Trouver le meilleur compromis entre économie d énergie et qualité de l air intérieur. Cahier d acteurs Débat régional SNS

8 Mutualité Française Picardie La Mutualité Française Picardie, présidée par Daniel Tourbe, fédère la totalité des mutuelles santé de la région. Plus de picards sont couverts par une Mutuelle. La MFP dispose d une expertise d offre de soins à travers 31 services de soins et d accompagnement mutualistes (dentaire, optique, audition et téléassistance). La MFP contribue aussi à la prévention et à la promotion de la santé. Pour optimiser la qualité du service rendu aux patients et favoriser l accessibilité fi nancière, la MFP développe des relations contractuelles avec les offreurs de soins et les professionnels de santé (le Conventionnement Hospitalier et le Conventionnement SESAM- Vitale ) et participe au développement d outils de coordination des soins comme le DMP. Coordonnées : Mutualité Française Picardie 3 boulevard Léon Blum Saint-Quentin Contact : [email protected] Tel : Fax : La logique de notre système de santé et sa pérennité sont compromises. Son financement est trop dépendant d un endettement non contrôlé, les nouveaux risques sociaux sont insuffisamment pris en compte. Notre système de santé n offre plus une garantie suffisante pour permettre à tous de bénéficier de soins de qualité. La MFP rappelle son attachement intangible aux principes d universalité, son refus de la résignation face aux difficultés d accès aux soins, son refus de la banalisation des inégalités. De nombreux déterminants de santé ont des origines qui se situent hors du système de santé. Il paraît illusoire de penser que l exercice de la médecine puisse être pratiqué comme celle que nous avons vécue pendant la dernière moitié du siècle dernier. De nombreux facteurs viennent impacter ces indicateurs : l environnement, l emploi, l aménagement du territoire, l urbanisme, l éducation,... Pour un égal accès à la santé, il est indispensable de développer des actions préventives, curatives et d éducation des patients et de créer les conditions d un exercice médical partagé et coordonné. Comment lutter contre les inégalités sociales de santé? Promouvoir des bonnes pratiques individuelles et familiales de santé préservant le capital santé. Les inégalités sociales en santé reposent pour une large part sur des pratiques et des compétences favorables à la santé inégalement partagées selon les milieux sociaux. Au vu des indicateurs régionaux de santé, il nous paraît primordial de privilégier la lutte contre les maladies cardio-vasculaires et l obésité, les cancers et les addictions, sans omettre le développement d une politique nationale de santé hygiéniste. Accéder à un système de santé coordonné et partagé. Il convient de réorganiser le système en passant d un système de soins à un système de santé. Dans le cadre d une pratique médicale rénovée, incluant la prévention, le curatif, les dépistages et l ETP, le médecin traitant doit devenir l acteur central. Il détermine, en accord avec le patient, un parcours coordonné de santé incluant la délégation de tâche aux auxiliaires médicaux et aux pharmacies d offi cines et le recours à l expertise de spécialistes. L exercice d une médecine de groupe pluridisciplinaire permet de réunir les conditions nécessaires à un partage de compétences tout en améliorant l accès aux soins. Les ajustements juridiques et les évolutions tarifaires doivent permettre de dépasser la seule notion de paiement à l acte pour valoriser les temps de coordination et organiser les transferts de compétences entre PS. Pour rendre possible une meilleure coordination, il faut utiliser les technologies de l information et de la communication (télémédecine, généralisation d un Dossier Médical Personnel Partagé). Les maisons pluridisciplinaires ne peuvent pas couvrir les besoins de chaque territoire picard. Il faudrait imaginer, autour de ces structures éclatées, un rayonnement permettant un réel accès à une santé de qualité. Afi n d être attractifs, ces pôles de santé locaux pluri-sites doivent être composés d un nombre suffi sant de PS médicaux et paramédicaux pour permettre une véritable médecine coopérative. Ce dispositif permet un accès à une médecine de 1 er recours et à la mise en place d ETP évitant ainsi l accès systématique aux urgences hospitalières. 8 - Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

9 Permettre l accessibilité financière au système de soins : - Généraliser le Tiers Payant dans les soins de 1 er recours. La MFP développe un conventionnement Tiers Payant avec les PS, outil de maîtrise des restes à charge et en aucun cas un outil de stigmatisation des populations les plus démunies. - Développer les réseaux de soins conventionnés afi n de limiter le reste à charge des patients et de favoriser l accès à des soins de qualité. Les services mutualistes ont ici toute la responsabilité de proposer une offre alternative défi nissant les critères tarifaires et la qualité. - Limiter les dépassements d honoraires tout en revalorisant certains actes. - Renforcer la solidarité intergénérationnelle en direction des séniors, des jeunes en formation, des demandeurs d emploi et des familles monoparentales. - Accélérer la généralisation de la complémentaire santé pour lutter contre le renoncement aux soins et y permettre un accès dans les secteurs ou l Assurance maladie n offre pas de prise en charge réellement opposable. Comment développer la promotion de la santé? La politique de prévention ne peut s affranchir d une réfl exion plus globale sur les déterminants de santé : l environnement, l emploi, l aménagement du territoire, l urbanisme, l éducation, Les actions de prévention menées par la MFP ont pour objectif d améliorer la santé et la qualité de vie de tous en agissant sur des déterminants de notre champ de compétence. Développer la promotion santé permet de favoriser la participation libre et active des personnes afi n de les rendre acteurs de leur parcours de santé. La politique de prévention doit s efforcer de travailler en amont du risque. Elle doit être soutenue à tous les âges de la vie et en anticiper les grandes étapes en ciblant les actions défi nies par le PRS. Volontairement la MFP a choisi de développer des actions à tous les âges de la vie, co-construites avec des partenaires institutionnels, des professionnels, des collectivités territoriales : - Hygiène bucco-dentaire (3-6 ans) : appropriation par l enfant des bons gestes et des bonnes pratiques d hygiène expliquées par un PS, dans le cadre d un projet pédagogique de la classe. - Coup d œil (6-12 ans) : prévention des risques solaires en période estivale auprès des enfants sur les plages urbaines et bases de loisirs. - Prévention de l obésité (7-11 ans) : favoriser des comportements alimentaires sains en lien avec la pratique d une activité physique régulière dans le cadre d un projet d école. - Prévention de l obésité (11-15 ans) : favoriser la pratique d activité physique régulière en lien avec une alimentation équilibrée dans le cadre du CESC des collèges. - Santé des jeunes (18-25 ans) : favoriser le bien-être et l estime de soi des étudiants et des apprentis picards en s appuyant sur l éducation pour la santé par des paires (élèves IFSI). - Action cardio : prévention et repérage des facteurs de risques des maladies cardio-vasculaires en milieu du travail. - Promotion des dépistages organisés des cancers (50-74 ans) en lien avec les structures de dépistage locales. - Bien vieillir (> 55 ans) : favoriser le maintien de l autonomie et des liens sociaux des séniors. Anticiper et être en amont des comportements de santé à risque c est également avoir une vision nette de la situation sanitaire par bassin de vie et des facteurs de risques des populations. L OR2S est un outil important d observation sur lequel on doit s appuyer. Développer la promotion santé c est aussi la rendre effi ciente et pérenne. Pour cela les programmes de prévention doivent être évalués sur la base d indicateurs validés et mesurés par des organismes extérieurs aux porteurs des actions et tenant compte des déterminants de santé tel que l IREPS. Comment organiser les acteurs de prévention de la santé sur les territoires? La MFP a défi ni sa politique autour des axes stratégiques défi nis par le PRS. Grâce au principe de co-construction des programmes de prévention, la MFP, dans ses domaines de compétence, a la volonté de mettre en synergie les acteurs nécessaires à la déclinaison au plus près des populations dans leurs bassins de vie. La volonté d avoir une réponse globale sur un bassin de vie nécessite l intervention de plusieurs porteurs de projets. Le CLS semble être le bon lieu d échange d enrichissement et de mise en synergie des actions. Il est nécessaire qu un espace régional émerge afi n de permettre aux porteurs de projets de confronter, d enrichir et de coordonner les projets régionaux. La MFP, en relation étroite avec l IREPS, se défi nit également par sa volonté de formation des différents intervenants locaux afi n d optimiser leurs connaissances et leurs pratiques quotidiennes d intervention. Cahier d acteurs Débat régional SNS

10 Le CPSA, structure habilitée par l ARS, assure trois missions de prévention dans le département de l Aisne. Centre de Vaccinations gratuites (CV) : Séances de vaccination à partir de 6 ans sur l ensemble du département, actions d information sur la vaccination à des populations ciblées. Centre de Lutte Anti Tuberculeuse (CLAT) : Coordination départementale de la lutte anti tuberculeuse, réalisation des enquêtes autour des cas notifi és par Déclaration Obligatoire et de dépistages ciblés. Association Nationale pour la Protection de la Santé Le développement de la promotion de la santé et l organisation des acteurs de prévention et de promotion de la santé peut s améliorer pour la région Picardie par : la proximité de l offre de soins au regard de la ruralité et du niveau socio-économique de la région. le décloisonnement des différentes instances médico-sociales pour une meilleure prise en charge globale des personnes en évitant les vides et à l inverse les doublons. Centre d Information de Dépistage et de Diagnostic des Infections Sexuellement Transmissibles (CIDDIST) : Actions d information et de prévention sur les IST, le VIH et la sexualité auprès de différents publics, dépistage des IST en partenariat avec les 4 CDAG de l Aisne, remontée de données épidémiologiques. Coordonnées : A.N.P.S. - Service C.P.S.A Boulevard du 32 e d Infanterie Tergnier Site internet : Contacts : [email protected] Tél Fax Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

11 CV et CIDDIST Le département de l Aisne se caractérise par des indicateurs socio-économiques bas liés, pour partie à l isolement géographique. L accès aux structures de prévention et de soins est rendu diffi cile par l insuffi sance du réseau de transports. Il est indispensable d aller à la rencontre des populations en se déplaçant sur l ensemble du territoire départemental pour les actions de prévention primaire (éducation à la santé) et secondaires (dépistages). CLAT Une bonne connaissance des populations et des territoires est indispensable afi n d identifi er les populations les plus exposées et les conditions socio-économiques et culturelles induisant une plus grande vulnérabilité pour adapter les stratégies et les modalités des enquêtes et des dépistages systématiques. Le développement des aptitudes individuelles passe par des actions d éducation à la santé en adaptant le discours à tous les types de publics, débouchant sur une offre concrète de prévention (séance de vaccinations, dépistage de la tuberculose ou des IST). Pour les vaccinations, la multiplication des campagnes d information grand public semble effi cace. Pour les IST, il faut renforcer les informations collectives en milieu scolaire dès la classe de 3ème et pour les jeunes en général afi n d infl uer sur leurs comportements de santé futurs. CLAT Pour lutter effi cacement contre la tuberculose, il faut s appuyer sur un réseau qui regroupe tous les acteurs de la lutte anti tuberculeuse : CLAT, médecins hospitaliers cliniciens et biologistes, pneumologues, médecins traitants, médecins du travail, médecins scolaires. Ce réseau est encore informel, il faut créer des outils de communication entre ses différents membres. CV- CIDDIST Il est nécessaire de décloisonner les différents acteurs de la prévention, les CIDDIST et CDAG, la PMI et le Centre de Vaccinations afi n d éviter la rupture des soins de prévention qui se produit chez les enfants de 6 ans. L harmonisation des pratiques en santé publique permet de tendre vers des objectifs communs régionaux. Les structures dédiées aux missions de promotion de la santé devraient en priorité participer aux contrats locaux de santé. Le partage d information entre professionnels de santé est primordial pour améliorer les pratiques et les résultats (logiciels et carte à puce). L information du patient reste une grande diffi culté dans notre activité. Un répertoire régional informatisé et disponible sur internet regroupant toute les compétences des différentes structures permettrait de réduire les inégalités à l offre de santé. Il est indispensable d assurer la disponibilité et la gratuité sur l ensemble du territoire des vaccins et des tests de dépistage : Tubertests (sans ruptures de stock) et TROD. Cahier d acteurs Débat régional SNS

12 Mutualité Sociale Agricole de Picardie La Mutualité Sociale Agricole est le 2 e régime de protection sociale en France. Elle gère la protection des salariés et non salariés agricoles, avec deux particularités : Une organisation en guichet unique (assurance maladie, prestations familiales, retraite, recouvrement,...). Une organisation démocratique et une présence sur le terrain basées sur un réseau d élus cantonaux. Elle assure la médecine du travail, la prévention des risques professionnels, la prévention santé. Au-delà de sa mission de service public, elle développe une offre de services à caractère sanitaire et social et s investit dans l organisation de l offre de soins sur les territoires ruraux. Son objectif est de contribuer au maintien d une offre de soins de qualité et de proximité pour tous les Picards. Coordonnées : MSA de Picardie 23 rue de l Île mystérieuse Boves Site internet : Contact : [email protected] Tél Fax Lutter contre les inégalités sociales de santé : Les identifier par un diagnostic sanitaire social et économique, définir une stratégie, proposer des actions ciblées et adaptées aux différents besoins des populations du territoire. Favoriser l accessibilité par une offre de soins globale, coordonnée et de proximité. Prendre en compte les facteurs de risque et les situations fragiles, développer le tiers payant. Elaborer un projet local de santé incluant les soins, la prévention santé et au travail, le bien être. Développer la promotion de la santé : L intégrer au parcours de santé. Choisir des thèmes et cibles pertinents en fonction des priorités sanitaires et sociales nécessitant une attention spécifique. Développer le partenariat pour agir de concert et rationnellement. Organiser les acteurs de prévention et promotion de la santé sur les territoires : Les intégrer dans l offre de soins de proximité en consacrant le rôle pivot médecin traitant. Favoriser les échanges et la complémentarité des acteurs au niveau des modes d exercices, des structures, des outils. Comment lutter contre les inégalités sociales de santé? - Les inégalités sociales à l origine des problèmes de santé : Inégalités territoriales : une offre de soins défi ciente particulièrement en zone rurale, Inégalités économiques : (perte d emploi / perte de revenus, problèmes d accès à une complémentaire frais de soins ), Inégalités liées aux facteurs de risques : Vulnérabilité des personnes fragiles (personnes âgées, personnes handicapées, jeunes, précaires) ; comportements individuels (malnutrition, addictions tabac, alcool ) ; facteurs environnementaux (pollution, produits phytosanitaires, risques chimiques ). Les réponses aux inégalités de santé : - Identifier sur un territoire les inégalités de santé, défi nir les priorités avec un minimum d actions de santé publique à destination des jeunes, des personnes âgées, sur la lutte contre les addictions, la lutte contre les cancers, la santé mentale, mener des actions avec : Une approche territoriale avec une forte implication du médecin traitant : réponse de proximité à partir des besoins des personnes. Une approche globale (prévention, soins et médico sociale) dans le cadre d une politique dès le plus jeune âge et tout au long de la vie (dépistages cancers, vaccination, éducation à la santé, mise en cohérence entre les actions de prévention existante, éducation thérapeutique). - Travailler sur l accessibilité économique aux soins et à la prévention : Un accompagnement spécifi que des secteurs agricoles ou des entreprises en diffi cultés (relations entreprises). Un accompagnement au moyen d aides directes ou indirectes, individuelles ou collectives, fi nancières ou techniques par l Action Sanitaire et Sociale et la Santé Sécurité au travail. Organiser l accès fi nancier aux soins par le développement de partenariat avec les organismes d assurance complémentaire pour développer le tiers payant. - Prendre en compte les facteurs de risques par : Une approche adaptée et spécifi que par territoire, par thématique, par population (Plan stratégique de prévention de la MSA de Picardie). Des actions ciblées de promotion et d éducation à la santé. La prévention et la détection des risques professionnels et environnementaux au travail développées par la Santé Sécurité au Travail Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

13 Elaborer un projet local de santé incluant l offre de soins, la prévention, le bien être, en partenariat avec l ensemble des acteurs concernés dont la mobilisation renforcera l effi cience de la prise en charge, des structures, l attractivité du territoire et l équité d accès pour tous. Comment développer la promotion de la santé? - Afficher la promotion de la santé comme préalable et partie intégrante du parcours de santé. - Définir une stratégie tenant compte des priorités de santé publique, des besoins, des partenariats et des actions possibles. - Choisir des thèmes pertinents en fonction des priorités nationales et régionales de santé publique (cancer, nutrition, prévention du suicide, prévention dentaire, vaccination, prévention des risques professionnels ). - Privilégier des cibles (populations, territoires) considérées comme pertinentes car correspondant à des priorités identifi ées ou à des réalités sanitaires ou sociales nécessitant une attention spécifi que en s appuyant notamment sur les travaux de l OESS. En matière de territoire, la MSA travaille sur l ensemble du territoire de la région mais attache une attention particulière aux territoires ruraux défi nis comme sensibles par l ARS. - Développer le partenariat pour agir de concert en inter régime, avec les structures de prévention et de promotion de la santé d un territoire et l ARS. Comment organiser les acteurs de prévention et promotion de la santé sur les territoires? - Organiser l offre de soins de proximité en intégrant la prévention et la promotion de la santé : Consacrer le rôle pivot du médecin traitant dans la mise en œuvre de la prévention et l accompagner (retour d information diabète, IRC, vaccination ) ; élaboration et mise en œuvre du projet de santé dans les MSP ; travail sur les nouveaux modes de prise en charge pluridisciplinaire et coordonnée dans une logique de parcours de santé. - Promouvoir la santé en informant, en sensibilisant les populations ciblées et en leur offrant des actions adaptées de façon à les rendre actrices de leur santé. Jeunes : atelier nutrition, prévention addictologies, hygiène buccodentaire Personnes âgées : ateliers mémoire, ateliers du bien vieillir... Travailleurs agricoles : prévention des risques professionnels Tout public : promotion des dépistages des cancers, des campagnes de vaccination. - Favoriser les échanges et la complémentarité entre professionnels de santé : Favoriser les nouveaux modes d exercice pluridisciplinaire et coordonné au sein des structures (MSP, réseaux). Accompagner les professionnels de santé dans la formalisation et la mise en œuvre d un projet de santé fédérateur articulant projet professionnel et modalités d organisation d une prise en charge globale, continue et coordonnée. Promouvoir les outils facilitant l exercice pluridisciplinaire et coordonné : DMP 2, télémédecine... Les atouts de la MSA de Picardie : - Sa connaissance de la Picardie par sa compétence régionale et sa présence sur le territoire. - Son organisation démocratique et son maillage cantonal. - Son guichet unique et son Observatoire Economique Sanitaire et Social qui lui permet de disposer d informations sanitaires, sociales et économiques précises. - Son organisation fonctionnelle et transversale regroupant l ensemble de ses domaines de compétence (maladie, santé, prévention, famille, vieillesse, recouvrement, action sanitaire et sociale, santé sécurité au travail), qui lui permet de mettre en œuvre des plans d actions concertés avec une approche territoriale, populationnelle et thématique : (Plan stratégique de prévention, plan Santé Sécurité au Travail, plan d Action Sanitaire et Sociale). - Sa philosophie d intervention basée sur une approche territoriale et partenariale, privilégiant la concertation et la coordination des acteurs pour concevoir des dispositifs d actions innovants, rationnels et optimisés dans les moyens utilisés. - Son engagement de longue date pour favoriser l accès aux soins particulièrement sur les territoires ruraux dans le cadre d expérimentations ou dispositifs rapprochant les assurés des professionnels de santé dont le pivot reste le médecin traitant, pour assurer une prise en charge globale continue et coordonnée des patients : réseaux de santé, MSP. - L intégration et la primauté accordée à la prévention depuis l origine de son action dans tous les domaines (santé, risque professionnel, social, économique) en mettant en œuvre des actions individuelles ou collectives en milieu scolaire, professionnel, industriel ou sur des lieux de vie. Forte de ces spécificités, la MSA de Picardie a la capacité et l ambition de se positionner comme un partenaire privilégié pour accompagner un projet global de santé sur un territoire de proximité. Cahier d acteurs Débat régional SNS

14 Association Départementale des Services de Maintien à Domicile de la Somme Créée en 2001, l ADSMHAD 80 (Association départementale des services de maintien à domicile de la Somme) appelle les 24 SSIAD du département (services de soins infi rmiers à domicile) à s engager dans une réfl exion collective autour des conditions d intervention des acteurs de proximité au domicile des publics âgés et handicapés. Sur son cœur de métier de l organisation et du suivi des soins, l association optimise une intervention à domicile transversale qui veut associer les partenaires du secteur, que sont les professionnels de santé libéraux, les services d HAD, le réseau PALPI et les équipes spécialisées Alzheimer (ESA). Coordonnées : Association départementale des services de maintien à domicile de la Somme 252 rue de Cottenchy Amiens Site internet : maintien-adomicile.com Contacts : Président : Docteur Joseph Casile Tél : Mail : [email protected] L ADSMHAD se positionne comme un facilitateur au service des territoires des SSIAD afin de créer des dynamiques partagées autour du maintien à domicile conçu dans sa globalité. Initialement créée pour aider les IDEC et les Aides soignantes des SSIAD de la Somme à sortir de leur isolement et à se connaître, à travers une culture commune du soin à domicile, l ADSMHAD a passé ensuite de nombreuses conventions avec les structures intervenant au domicile, ou participant d une politique de maintien à domicile des personnes âgées et/ou handicapées. Car le choix du domicile est plébiscité par la plupart des personnes vieillissantes, en alternative aux établissements de vie collective. Au-delà du soin, «l animation» en constitue la pièce maîtresse : il faut la concevoir, l organiser, l entretenir et trouver les moyens de la financer. Sortir du domicile crée et entretient le lien social. Echappant jusqu alors aux prérogatives des SSIAD, la prise en compte des conditions d habitat permet une mise en relation avec les entreprises du bâtiment et de l aménagement intérieur, ainsi qu avec les élus communaux, pour une meilleure intégration mutuelle des compétences. Dés lors s est constitué un important tissu relationnel, véritable réseau du maintien à domicile, qui s attache à créer des liens durables avec : - Les services d aide à la personne. - Le CHU pour les entrées et sorties d hôpital. - Le réseau PALPI de soins palliatifs. - Les services d Hospitalisation à domicile. - Le centre culturel Jacques Tati. - L association «Siel bleu», l APSAS et le SSIAD «Amiens santé» pour l animation des personnes âgées du quartier sud d Amiens, et le repérage des personnes âgées en GIR V et VI. - L IFAS, en association avec la structure d insertion «ménage service» pour la formation d Auxiliaires de vie au métier d Aides soignantes. - La commune de Longueau pour la création d un «guichet unique» au sein du CCAS. - L OPSOM pour l aménagement d un logement adapté à la perte d autonomie dans la commune de Longueau. - Le GCS e-santé pour la mise en place du dossier «bureautique santé» destiné à remplacer le dossier papier actuellement en usage, qui deviendra l interface des SSIAD avec le DMP. Toutes ces constructions autour du domicile de la personne âgée et/ou handicapée visent à aplanir les diffi cultés de communication entre les secteurs sanitaire, social et médicosocial qui sont confrontés à des différences de gouvernance, à des diffi cultés d équilibre budgétaire pour les secteurs social et médicosocial, et au peu de visibilié du secteur du maintien à domicile qui n est pas organisé pour travailler en concertation rapprochée avec les professionnels de santé libéraux. Avec l aide des Aides soignantes qui sont au contact quotidien des personnes âgées et/ou handicapées dont elles connaissent les habitudes vie et les conditions d habitat, l ADSMHAD a établi un cahier des charges destiné à prendre en compte tous les éléments du domicile compatibles avec une prise en charge crédible, sécurisée, évolutive et durable. Ce document a servi de support pour aménager un «logement témoin» situé à Longueau et appartenant à l OPSOM, avec un fi nancement de la CARSAT Nord- Picardie. Destiné à servir de vitrine pour l ADSMHAD qui souhaite montrer que le domicile ainsi conçu, avec ses trois volets : aménagement, animation et services, constitue une alternative à l institution. Cet appartement pourra bientôt être visité. S inspirant du rapport de Muriel Boulmier de juin 2010, ce logement a été aménagé par les artisans de la CAPEB dépositaires du label «Handibat». Modélisable, il donne 14 - Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

15 une bonne idée de ce que peut être un logement évolutif, adapté aux effets attendus du vieillissement, pour une personne âgée qui souhaite continuer à vivre chez elle malgré les aléas de la vie et les effets attendus du vieillissement. Il sera prochainement équipé par le GCS e-santé d une tablette multi cartes destinée à faire communiquer ensemble les professionnels de santé libéraux, les IDEC, les services d aide à la personne et les centres hospitaliers à partir du dossier «bureautique santé» via le DMP. Probablement y verrons nous également en expérimentation le «pilulier intelligent» destiné à accompagner l observance thérapeutique. Modélisable, en relation permanente avec le SSIAD et les services d aide à la personne du territoire concerné, le «logement dédié» pourra revenir à une autre personne âgée si la/le précédent(e) occupant(e) et sa famille l ont décidé au préalable, selon un contrat à établir. Les élus municipaux ont vocation à devenir nos partenaires privilégiés, afi n de préserver le patrimoine architectural et humain de leur commune et/ou de leur quartier. Désormais le «diagnostic habitat» va entrer dans la pratique des SSIAD qui établiront un état des lieux au plus près des personnes âgées dont ils ont la charge, pour ensuite les inciter ainsi que leurs familles à anticiper leur devenir pour que le maintien à domicile se déroule conformément à leurs voeux. Le travail de l association se situe à la croisée des champs d intervention qui encadrent les logiques de maintien à domicile (soins à domicile, services à la personne, logement et maintien du lien social). Le véritable enjeu est désormais de créer des espaces de dialogue entre ces différents intervenants et de fi xer le cadre d une coordination qui permette : - D harmoniser une prise en charge globale, en amplifi ant le travail en réseau et la coordination entre les acteurs. - De partager une culture commune de travail et de rendre l information plus accessible autour des parcours de vie des publics âgés ou handicapés. Cette démarche nécessite une approche territoriale afi n de répondre aux caractéristiques et aux besoins identifi és localement. L ADSMHAD propose une méthodologie permettant : - De procéder à un état des lieux de l ensemble des acteurs et de l offre de services qui accompagne les personnes âgées au sein de leur logement (structures de soins, services à domicile, animations, aides à la mobilité, bailleurs). - D accompagner concrètement la mise en œuvre d une gouvernance territoriale, qui prendrait appui sur les ressources de l ADSMHAD (conventions entre structures, diagnostic d adaptabilité du bâti, expertise d ateliers d animation, formation, dossier médical personnel.). - De créer un «living lab» en collaboration avec des partenaires de terrain. - De devenir acteur de la «Silver Economy». Bibliographie autour du concept de «logement dédié»: CREAI : - Exploitation de 232 questionnaires, décembre FEHAP : - Présentation du «logement dédié» lors d une rencontre interrégionale à Reims, le 24 octobre Projet nominé au congrès de la FEHAP de novembre 2012 à Strasbourg. UPJV - trois mémoires de master II : - Audrey Boquet : «L Innovation socio économique dans le maintien des personnes âgées à domicile». 16 novembre UER économie. - Sophie Coulibaly : «Les conditions de vie des personnes âgées en perte d autonomie : le logement dédié». 25 octobre UER de sociologie. - Fabienne Boucher : 25 octobre UER de sociologie. Conseil Régional de Picardie : constitution d un dossier AMI dans le cadre de l ARI : janvier Coderpa de l OISE : présentation du «logement dédié» au cours de la «semaine bleue» à Beauvais le 19 octobre Plateforme sanitaire et sociale OR2S/ CRES : - Publication n 19 avril 2013, page 6. - Réunion publique CREAI : journée «bien vieillir»le 14 novembre Quatre pages le 24 janvier ANAP : Etat des lieux sur la contribution des systèmes d information dans le secteur médico-social à la mise en place d une logique de parcours : Association des SSIAD de la Somme. «Déploiement de Bureautique santé au sein des SSIAD du département de la Somme». ARS de Picardie : droits des usagers de la santé : 24 décembre CARSAT : attribution d une subvention de à la suite d une réponse à AAP, le 8 octobre Réseau rural de Picardie : publication le 4 janvier Site : maintien-adomicile.com La lettre du centre d information des services à la personne Agevillage- Personnes âgées : la Somme invente le concept de «logement dédié». 14 février Cahier d acteurs Débat régional SNS

16 Le SNAO, créé en 1959, est le premier syndicat représentatif des orthoptistes, ceci quels que soient leurs modes d exercice. A ce jour, il compte parmi ses adhérents près de la moitié des professionnels libéraux et près d un tiers de l ensemble de la profession. Le SNAO siège dans toutes les commissions et organisations réglementaires et est présent sur l ensemble du territoire grâce à ses délégués régionaux. Il assure la présidence de toutes les URPS régionales. Le SNAO est fortement impliqué dans l évolution de la profession et travaille en concertation avec les autres acteurs de la fi lière visuelle (ophtalmologistes et opticiens) à une approche renouvelée de la santé visuelle de la population dont les besoins de prise en charge ne vont faire que croître dans un délai très proche. Syndicat National Autonome des Orthoptistes Les orthoptistes possèdent les compétences en matière de dépistage des anomalies visuelles. Ils sont habilités à délivrer des conseils sur le système de santé en matière d accès et de qualité de soins, des règles de prévention, d ergonomie visuelle et d éducation thérapeutique. Les orthoptistes peuvent intervenir dans la prise en charge des troubles visuels pouvant entraîner des difficultés d apprentissages chez l enfant comme une perte d autonomie chez la personne âgée. Ils travaillent en lien avec les médecins ophtalmologistes et peuvent être une alternative à leur démographie déclinante en assurant le suivi des patients non pathologiques et en les orientant à bon escient. Coordonnées : Syndicat National Autonome des Orthoptistes 22 rue Richer PARIS Site internet : Contacts : [email protected] Tél Fax Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

17 La possibilité pour les orthoptistes de pouvoir orienter les cas potentiellement pathologiques de manière urgente vers les médecins ophtalmologistes et de recommander une évolution de la correction optique en évitant les délais d attente souvent trop longs pour obtenir une consultation ophtalmologique serait d une utilité pratique incontestable si tant est que les textes offi ciels, la nomenclature des actes et l approche économique incontournable le permettent. De plus, en leur qualité de professionnels paramédicaux, les orthoptistes sont habilités à délivrer des conseils sur le système de santé national et/ou régional en matière d accès et de qualité des soins et des évolutions techniques qui sont très nombreux dans la fi lière visuelle. Ils peuvent aussi délivrer des informations sur leur place au sein du système de soins ainsi qu informer la population cible sur les compétences des autres professions de santé. Des règles de prévention, d ergonomie visuelle et d éducation thérapeutique peuvent être aussi dispensées afi n de sensibiliser la population aux mesures à mettre en œuvre afi n d obtenir un confort pérenne et améliorer l observance des traitements mis en place. des patients non pathologiques (que nous dénommons la physiologie visuelle) après une première consultation ophtalmologique ayant assuré que l état du patient ne présentait aucun signe ni aucun risque de pathologie oculaire, de suivre les patients avec une pathologie stabilisée (DMLA, glaucome, rétinopathie diabétique ) afi n de libérer du temps médical aux ophtalmologistes et de leur réadresser immédiatement le patient en cas de déviance des mesures, de pouvoir faire renouveler les lunettes des patients dans un délai de 3 ans à la suite d une consultation ophtalmologique si, encore une fois, les mesures restent «normales» et peut être à terme de pouvoir recevoir les patients en première intention afi n de pouvoir assurer un premier tri et une sélection des patients qui sont potentiellement prioritaire pour une consultation ophtalmologique rapide. Ces nouvelles prérogatives ne doivent pas faire oublier le volet rééducatif de la profession qui permettra, et qui permet déjà, d éviter autant que faire se peut, la perte d autonomie et la grabatisation des personnes âgées et/ou dépendantes atteintes de pathologies dégénératives et neuro dégénératives liées à l âge et/ou de malvoyance. Une nouvelle organisation est souhaitable à la fois en raison du contexte démographique déclinant des médecins ophtalmologistes, du vieillissement de la population avec le développement des pathologies qui y sont liées et du nombre d actes croissant que réclame la bonne santé visuelle de la population. Les médecins ophtalmologistes ne pourront plus assurer l ensemble des actes auprès de toute la population. C est pourquoi les orthoptistes se proposent à l avenir de suivre la majorité Cahier d acteurs Débat régional SNS

18 Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie L A.N.P.A.A., reconnue d utilité publique, agréée d éducation populaire, association éducative complémentaire de l enseignement public, organisme de formation, soutenue par l Etat et l Assurance Maladie, l A.N.P.A.A. inscrit son action dans le cadre de politiques publiques de santé publique, sociales et médico-sociales qu elle décline sur l ensemble du territoire national compte tenu des besoins identifi és. Le domaine d action de l A.N.P.A.A. couvre aujourd hui l ensemble des addictions considérées comme des déterminants de santé : usages, usages détournés et mésusages d alcool, tabac, drogues illicites et médicaments psychotropes, pratiques de jeu excessif et autres addictions sans produit. Les risques liés à ces comportements pour l individu, son entourage, et la société, sont abordés dans une perspective globale, psychologique, biomédicale, et sociale. Coordonnées : A.N.P.A.A. Picardie 29 rue Lamarck Amiens Site internet : Contacts : [email protected] Tél Fax L A.N.P.A.A. propose une démarche globale permettant de coordonner la prévention avec le soin et l intervention sociale. Cette démarche concerne l ensemble des conduites à risque du champ de l alcoologie et de l addictologie. La personne doit être au centre de la prévention en tant que sujet et non en tant que cible. Nous devons œuvrer à renforcer les compétences individuelles et collectives à faire des choix favorables à la santé. Chaque action doit s adapter à son public et au contexte local en concertation et coordination avec les partenaires potentiels et les actions en cours ou programmées. Le principe de continuité doit être reconnu comme une nécessité dans un souci d efficacité des actions de prévention. Enfin, toute intervention doit être conçue et menée dans une approche partenariale dans le respect des compétences, missions et obligations déontologiques de chacun. Le domaine d action de l A.N.P.A.A. couvre l ensemble des addictions considérées comme des déterminants de santé: usages, usages détournés et mésusages d alcool, tabac, drogues illicites et médicaments psychotropes, pratiques de jeu excessif et autres addictions sans produit. Les risques liés à ces comportements pour l individu, son entourage, et la société, sont abordés dans une perspective globale, psychologique, biomédicale, et sociale. Son intervention, dans la proximité et dans la durée, s inscrit dans un continuum de la prévention et l intervention précoce à la réduction des risques, aux soins et à l accompagnement. Cette démarche concerne l ensemble des conduites à risque du champ de l alcoologie et de l addictologie, c est-à-dire les différents comportements de consommation de substances psychoactives et les autres pratiques addictives. Cette démarche se veut globale en prenant en compte : - La personne dans la singularité de ses déterminants biologiques, psychologiques et sociaux et dans son environnement au sein de sa famille, de sa communauté et de la population en général. - La société et les déterminants collectifs d ordre culturel, économique, juridique. - Les objectifs de santé telle qu elle fut défi nie par l OMS et la charte d Ottawa. «La santé est la mesure dans laquelle un individu ou un groupe peut, d une part, réaliser ses aspirations et satisfaire ses besoins et, d autre part, évoluer avec le milieu et s y adapter. La santé est donc perçue comme une ressource de la vie quotidienne et non comme le but de la vie ; il s agit d un concept positif mettant en valeur les ressources sociales et individuelles ainsi que les capacités physiques» Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

19 La prévention en santé est la construction d un espace de réfl exion et d action pour renforcer la protection des citoyens face aux facteurs de risques collectifs et individuels de morbidité et pour les inviter à faire des choix responsables et favorables à la santé, dans le respect de leurs libertés et de la loi. La prévention, l accompagnement et les soins doivent agir sur plusieurs déterminants à la fois : non seulement sur des facteurs de risques mais aussi sur les déterminants premiers des usages et addictions. Il y a nécessité d agir sur : - Les conditions de vie et facteurs individuels : vulnérabilité biologique et psychique, sexe, âge, comorbidités psychiatriques. - Les facteurs sociaux : inégalités sociales et territoriales d accès aux moyens de prévention, accompagnement vers le soin. - Les facteurs économiques : accessibilité des produits (production, publicité, points de vente, âge d accès au produit, fi scalité). - Les facteurs environnementaux : notamment accessibilité des produits. La prévention s adresse à des sujets et sollicite leur participation et leur adhésion, dans le respect de leur autonomie, de leurs valeurs et de leurs sensibilités, avec le souci permanent de leur bien-être et de leur santé, ainsi que ceux de leurs proches. Les équipes de prévention interviennent par la sensibilisation, l information et le développement des compétences psychosociales dans une démarche d éducation et de promotion pour la santé auprès des scolaires et étudiants, par la réduction des risques auprès des milieux festifs et auprès des populations vulnérables, et par la formation de personnes relais auprès des entreprises. La prévention doit délibérément s inscrire dans la durée, à tout âge, pour tout public et en tout lieu. L A.N.P.A.A. intervient dans la proximité, grâce à la présence d équipes professionnelles dans tous nos comités régionaux implantés sur l ensemble du territoire. Cette proximité se concrétise par des interventions au plus près des populations, en appui de la déclinaison territoriale des politiques publiques en addictologie, selon un continuum en 4 axes : - Continuum des addictions : toutes les pratiques addictives, avec ou sans produits. - Continuum des activités : la promotion de la santé, la prévention des risques, le repérage précoce, la réduction des dommages, l accompagnement et les soins. - Continuum des publics : en s adressant à tous les milieux, à tous les âges de la vie, en tout lieu : de travail, de loisirs, d activités sportives, aux personnes présentant des pratiques addictives et leur entourage, aux populations vulnérables : jeunes, femmes enceintes, personnes en situation de précarité, personnes sous main de justice, seniors ). - Continuum des territoires : reposant sur un maillage pertinent et intégrant l ensemble des partenaires et des acteurs. Et selon des modalités d intervention adaptées aux publics et ajustées aux problématiques. Pour conclure, il est important de souligner que le développement de la prévention est un enjeu essentiel pour une politique de santé publique effi cace qui vise à diminuer la mortalité prématurée et à améliorer l espérance de vie en bonne santé. Enfi n : «Nous savons que pour légitimer le discours sur le risque et la mesure, il faut aussi savoir parler du plaisir que procure les conduites incriminées. Prendre en considération le plaisir de courir des risques et les jouissances des excès et la seule voie pour que le discours de prévention soit un discours de vérité et qu il soit entendu par tous et surtout les publics les plus exposés. La prévention doit encore et souvent acquérir une dimension nouvelle qui tienne compte de l irrationalité de l homme, de la dimension inconsciente, en utilisant les émotions et pas seulement la raison, en particulier bien sûr à propos des produits modifi ant la conscience et la rationalité» («Politiques de prévention des addictions, tabagisme, alcoolisme, toxicomanie» extrait tiré d une synthèse de quatre textes publiés dans la deuxième édition du Traité de santé publique, Flammarion, Médecine-Science, de 2007, Alain Morel, Alain Rigaud, Michel Craplet, François Bourdillon). Cahier d acteurs Débat régional SNS

20 Des maladies non transmissibles aux pandémies industrielles. Pr Gérard Dubois Président de la commission addictions de l Académie nationale de médecine. Président de la Commission Spécialisée Prévention de la CRSA de Picardie. L action publique s est historiquement développée contre les maladies infectieuses, première cause de mortalité jusqu au milieu du XX e siècle. Elles ne représentent plus aujourd hui que 2% de la mortalité en France, même si le sida et la maladie de la vache folle nous rappellent à la vigilance. Aujourd hui, la santé publique n est pas sans paradoxes. Si tout un chacun peut citer l auteur de la première transplantation cardiaque (Christian Barnard), peu connaissent le nom de celui qui a permis d éradiquer la variole (Donald Henderson). Donc, peu de notoriété à attendre en cas de succès en santé publique. Par contre si l erreur du clinicien tue à l unité, l erreur en santé publique chiffre douloureusement. Le nombre de morts subites du nourrisson a triplé après que l on ait conseillé la position ventrale, soit un bond de 600 cas chaque année, jusqu à ce que l on se ravise en L espérance de vie des Français n a jamais été aussi élevée, mais les Français craignent de plus en plus leur environnement et 70% négligent les causes des maladies chroniques, dites maladies non transmissibles ou MNT, le tout dans une ambiance de défi ance. Il est cependant nécessaire de regarder la réalité en face. En 2008, sur les 57 millions de décès dans le monde, 36 (environ 2/3) étaient dus aux MNT. Ce sont 8 décès par MNT sur 10, donc environ la moitié de la totalité des décès dans le monde, qui sont dus aux quatre premières d entre elles : les maladies cardiovasculaires (17 millions), les cancers (7,6 millions), les maladies respiratoires chroniques (4,2 millions) et le diabète (1,3 million). Les décès par MNT ne sont plus réservés aux pays développés car 8 sur 10 surviennent dans les pays à niveau de vie bas ou moyen. Contact : [email protected] 20 - Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

21 Ces MNT ont fait l objet d une réunion de haut niveau de l ONU les 19 et 20 septembre 2011 à New York. Les organisations professionnelles internationales correspondant à ces maladies y ont attiré l attention internationale non pas sur les classiques augmentations de moyens, de personnel et de recherche, mais sur les causes de ces maladies : le tabac (6 millions de décès), l inactivité physique (3,2 millions), l alcool (2,3 millions) et l alimentation riche en sucre et graisse (1,7 million). Il s agit d un véritable changement de paradigme au sens propre du terme car cette nouvelle orientation vient des cliniciens eux-mêmes. L OMS travaille dorénavant activement sur un programme contre les MNT et dès 2014 le statut des modalités d action devraient être établies. Un objectif de réduction de 25% du risque de mortalité prématurée par maladies cardiovasculaires, cancers, diabète et maladies respiratoires chroniques pourrait être adopté, ainsi qu une réduction de 10% de la consommation d alcool, de 30% du tabac... Il est remarquable que cette révolution ait si peu d écho en France où l on semble obnubilé par les inégalités sociales, constat indiscutable, objectif respectable mais sans caractère opérationnel. public, à la prise à témoin du public et au recours à son opinion. Il en résulte que la santé publique moderne demande à allier des modalités d action scientifi ques, économiques, médiatiques, juridiques, politiques et diplomatiques. Elles sont bien différentes de l action de santé publique face aux maladies infectieuses, ce qui explique une évolution laborieuse des modalités de décision et de gestion par les pouvoirs publics. Il faut remarquer que les causes principales des MNT sont surtout des produits industriels (tabac, alcool, aliments transformés), donc fabriqués, promus et vendus par l homme, d où la notion de pandémies industrielles. On pourrait y ajouter les accidents de transport (industrie automobile). Les causes de MNT se caractérisent par des marchés mondiaux, des intérêts économiques et fi nanciers puissants qui peuvent peser par leur capacité publicitaire et de promotion, leurs pratiques intenses de lobbying, voire d intimidation. Les mesures de santé publique doivent alors souvent être prises dans un contexte contraire, voire hostile. Il devient donc nécessaire de recourir au débat Cahier d acteurs Débat régional SNS

22 Passerelles.info PASSERELLES.INFO, fondée en 2007, contribue à l éducation au développement durable. En collaboration avec l Education Nationale et des structures expertes : Réalisation et diffusion gratuite sur inscription ( inscrits à fi n 2013) de guides pour enseignants sur des thèmes à enjeu sociétal. Formations pour enseignants, formateurs et autres professionnels. Evaluation des programmes en termes de processus, participation et opinion des professionnels, d impact sur les connaissances et comportements des bénéfi ciaires (élèves, enseignants, animateurs, parents). Plate-forme Internet qui permet de promouvoir et gérer l ensemble du dispositif (promotion, inscriptions, évaluations...). Développement de coopérations internationales (Allemagne, Belgique, Brésil, Catalogne, Portugal, Québec...). Coordonnées : ASSOCIATION PASSERELLES.INFO 3 rue Jean Varenne PARIS Site internet : Contacts : [email protected] Tél Fax Passerelles.info développe des programmes d EDD qui s appuient sur la charte d Ottawa et l Agenda 21. Deux concernent la santé : Manger, bouger pour ma santé et Vivre avec le Soleil. La méthodologie repose sur 4 piliers : le guide de l enseignant, une plate-forme Internet, des formations et des évaluations. Sont mobilisés des milliers d enseignants et leurs élèves (près d un million depuis 2007) tout en associant les familles ainsi que des intervenants issus d associations ou de collectivités, les infirmières scolaires etc. (empowerement collectif). Transdisciplinaires, les programmes sont articulés autour du socle commun, des programmes de l EN et de la démarche d investigation qui rend les élèves acteurs (empowerment individuel). Différentes publications ont montré l acquisition de compétences psychosociales, en particulier dans les milieux socialement défavorisés ainsi que l impact sur les connaissances et comportements des élèves. L adhésion des bénéficiaires est mesurée. Avec un coût à l élève bénéficiaire de quelques dizaines de centimes, l efficience est optimale. PROMOTION DE LA SANTE Si le développement durable vise naturellement la préservation de la planète, il prend en compte également les dimensions économiques, culturelles et sociales du développement. Au cœur de ces dernières se trouvent l accès à l éducation, aux soins, à l alimentation autant de problématiques en lien direct avec la promotion de la santé [REF 1]. En s appuyant notamment sur l Agenda 21 adopté en 1992, Passerelles.info ambitionne de contribuer à l Education au développement durable, en particulier des jeunes générations. Deux programmes, dans le champ de la santé, visent prioritairement des élèves d écoles primaires : - Manger bouger pour ma santé aborde l équilibre alimentaire, les bienfaits de l activité physique, l infl uence de la publicité, le respect des différences... - Vivre avec le Soleil aborde les saisons, le déplacement apparent du Soleil, les effets du soleil sur la santé, les origines des couleurs de peau, les moyens de protection... Articulés autour du socle commun de connaissances et de compétences ainsi que des programmes de l Éducation nationale, ils permettent aux enseignants d aborder la santé et la citoyenneté tout en poursuivant leurs propres objectifs pédagogiques. La démarche d investigation, omniprésente, constitue un levier qui permet de comprendre certains phénomènes et de prendre conscience des risques qui peuvent y être associés. Les recommandations institutionnelles ou parentales n apparaissent alors plus pour les élèves comme un discours moralisateur de l adulte mais comme des solutions découvertes par eux-mêmes. Les modules sont conçus pour favoriser une approche transdisciplinaire des thèmes traités. Par exemple, la question Pourquoi existe-t-il des couleurs de peau différentes? posée lors de l étude des sensibilités individuelles au soleil [REF 2], se mène dans le champ de plusieurs disciplines : les sciences, la géographie, la maitrise de la langue, les arts visuels, la citoyenneté Sur le plan opérationnel, les programmes Passerelles mobilisent des enseignants et leurs élèves tout en associant les autres élèves de l école, les familles, les personnels de santé et de restauration scolaire, les animateurs et intervenants issus de collectivités, d associations Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

23 L amélioration de l enseignement, plus généralement des pratiques éducatives, est un objectif majeur. Le développement de ressources et de programmes de formation, l accompagnement en présentiel ou à distance, sont les principaux moyens mis en œuvre pour déclencher et entretenir des dynamiques à l échelle d une classe, d une école, d un quartier, d une commune Les ressources sont simples à utiliser, accessibles à tous en ligne mais également diffusées gratuitement sur support papier, après inscription en ligne. L utilisation des nouvelles technologies facilite la démultiplication, la géolocalisation et le suivi de la participation (plus de 7000 classes actives en 2013). DEMARCHE D INVESTIGATION ET IMPOWERMENT Les programmes reposent sur plusieurs principes fondamentaux dont certains sont identifi és comme des leviers de réduction des inégalités. La démarche d investigation, par exemple, est une méthode pédagogique reconnue d éducation inclusive et de lutte contre l échec scolaire en milieu social défavorisé [REF 4]. Elle repose non pas sur la transmission d un savoir mais sur sa construction par le questionnement, la recherche et le raisonnement, l expérience, l observation Concrètement, on ne dit pas aux élèves qu il ne faut pas boire de sodas mais on leur fait découvrir par l observation et l expérience à quel point ces boissons peuvent être sucrées et que le froid et le citron, atténuent le goût du sucre. La mise en œuvre de cette démarche pédagogique est largement encouragée dans le monde. C est particulièrement le cas en France où le Ministère de l Education nationale a porté, conjointement à l Académie des sciences, l opération La main à la pâte. Son initiateur, Georges Charpak, prix Nobel de physique, l avait découverte dans une école d un ghetto de Chicago au début des années 90. Le travail en groupe et l entraide y favorisent la valorisation des apports de chacun. Ceux qui ont le plus de diffi cultés face à un enseignement magistral ont ainsi plus de chances de progresser. Le niveau d ensemble s élève comme celui des plus faibles. «L empowerment» vise à accroître l estime de soi, la confi ance en soi [REF 5], les capacités des individus à satisfaire leurs besoins, à mobiliser des ressources pour régler leurs problèmes individuels mais aussi pour coopérer, favoriser l action sociale [REF 6]. C est précisément le sens, et l effet [REF 7] des programmes Passerelles que de rendre autonome, de favoriser la coopération et l esprit critique des élèves. Les élèves sont mis en situation de recherche. Leur travail et leur réfl exion individuels s articulent avec des discussions en groupe. Les idées, ressources et capacités de chacun sont valorisées, tant pour l élaboration de protocoles expérimentaux que pour l interprétation des résultats observés. Par ailleurs, lors de la dernière séance des modules, intitulée Devenir acteur de prévention, la classe va partager ses connaissances et compétences en menant une action (une exposition, un blog, un jeu, des affi ches ) à destination des autres élèves de l école, des parents L empowerment prend alors une dimension intergénérationnelle et collective. CONCLUSION Passerelles.info adhère pleinement aux objectifs de réduction des inégalités sociales de santé et de promotion de la santé prévues dans la SNS. Par ses actions, l association contribue depuis des années à atteindre ces objectifs avec une grande effi cience. Cela a été démontré par différentes études publiées dans des revues scientifi ques avec comité de relecture [REF 8 & 9]. Sans doute les coopérations instaurées sur le plan international (Allemagne, Belgique, Brésil, Catalogne, Portugal, Québec ) sont-elles le refl et d une reproductibilité de la démarche. [REF 1] La voie d Edgar Morin - Editeur : Fayard [REF 2] Vivre avec le Soleil (Ed. Hatier- 2007). [REF 3] Manger, bouger pour ma santé (Ed. Hatier ). [REF 4] Lutter contre l échec scolaire en réseau d éducation prioritaire, Paris, L Harmattan, p Reuter Yves, (2012). [REF 5] EISEN A., (1994). Survey of neighborhood-based, comprehensive community empowerment initiatives. Health Education Quaterly, 21 (2), [REF 6] HAWLEY et MC WHIRTER E., (1991). Empowerment in counseling. Journal of Counseling & Development, [REF 7] [REF 8] A Cluster Randomized Trial to Evaluate a Health Education Program Living with Sun at School. Int. J. Environ. Res. Public Health 2012, 9, ; Hélène Sancho-Garnier, Bruno Pereira and Pierre Césarini. [REF 9] Éducation nutritionnelle à l école Santé Publique 2010/2 (Vol. 22) Editeur S.F.S.P. Stéphane Tessier et col. Cahier d acteurs Débat régional SNS

24 Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale lutter contre les inégalités sociales de santé - La lutte contre les inégalités sociales de santé est un des objectifs du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l inclusion sociale qui trouve une déclinaison dans les politiques de cohésion sociale et de santé publique. L organisation des soins, de la prévention et de l accès aux droits doit être revisitée pour rendre notre système de santé, plus équitable et plus universel. Coordonnées : DRJSCS de Picardie 20 square Friant les 4 chênes AMIENS CEDEX 1 Contacts : [email protected] Tél Fax Rendre effectif l accès aux droits. Revisiter l ensemble des dispositifs d accès aux soins et à la santé pour les rendre plus efficaces et plus ouverts. Articuler ces dispositifs dans un service public ancré sur les territoires. Combattre et sanctionner le refus de soins. Développer la culture de la prévention en la ciblant sur les publics prioritaires. Resserrer le lien santé social en créant au sein des conférences de territoires une commission de l accès aux soins. Veiller à la représentation des personnes en situation de précarité dans les instances de concertation. Comment lutter contre les inégalités sociales de santé? La Picardie se situe au 7 e rang des régions les plus pauvres avec 15,3% de Picards (environ personnes) audessous du seuil de pauvreté en 2010, mais la région présente de fortes disparités infrarégionales. La situation économique et sociale est plus dégradée qu au niveau national. La pauvreté touche davantage les familles monoparentales, ainsi que les jeunes Picards : moins qualifi és, ils souffrent davantage de la situation socioéconomique dégradée de la région et ce quel que soit le territoire concerné. Le retard de la Picardie en matière de formation est tout à fait manifeste : ce retard s explique par le contexte socioprofessionnel, la moindre diversifi - cation des parcours de formation et une moindre ambition des familles. Au regard du l habitat, le parc privé potentiellement indigne est important dans la Somme (7% de la population des ménages fi scaux samariens contre 4,3 de moyenne régionale ; 3% pour l Oise et 6,7% dans l Aisne). Les propriétaires occupants d une résidence principale potentiellement indigne sont pour 57% âgés de plus de 60 ans. Le décalage entre les populations et le système de protection sociale est de plus en plus marqué. La loi de 1998 en créant les Permanences d accès aux soins (PASS) dans les hôpitaux et mobilisant, de façon plus rationnelle, avec les Plans régionaux d accès à la prévention et aux soins, les ressources locales et associatives a donné un cadre pertinent et effi - cace à la multitude des actions conduites en matière de santé. Avec l instauration de la couverture maladie universelle en 1999 et la couverture complémentaire santé, on pouvait s attendre à une réduction des diffi cultés en matière d accès aux soins. Or, chaque année on constate que l état de santé des personnes les plus démunies se dégrade et que le retard et le renoncement aux soins touchent davantage cette population. La place de la prévention et de la promotion de la santé reste minoritaire au regard des soins dans les politiques de santé. Le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l inclusion constitue le cadre structurant de l action du Gouvernement en matière de solidarité tout au long du quinquennat. La réduction globale des inégalités de santé devient une priorité transversale en matière de santé sans pour autant abandonner les dispositifs spécifi ques d accès aux soins des plus démunis qui amènent les personnes en situation de précarité vers le droit commun. Des mesures visant à la réduction des freins fi nanciers à l accès à la santé sont également prévues. Le reste à charge est un facteur de renoncement aux soins, pour l ensemble des publics précaires et notamment les populations immigrées Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

25 La précarité, un facteur de fragilité pour la santé Il existe en France de fortes inégalités sociales de santé. La France est le pays d Europe où les différences de risque de décès avant 65 ans entre manuels et non manuels sont les plus élevés. Quatre grands types de causes «sociales» sont identifiés : - Les conditions matérielles de vie (logement, nutrition, travail dangereux). - L effet inverse de l état de santé sur le statut économique et social. - Les comportements à risques (tabac, alcool, obésité). - Les déterminants psycho-sociaux : la susceptibilité aux maladies et la capacité à les combattre dépend du soutien social reçu, de la place dans la hiérarchie, d événements survenus depuis l enfance. L étude des questions de santé liées aux populations précaires ou en voie de précarisation montre qu il n y a pas de maladies associées à la précarité mais que les populations pauvres ont un risque plus important d avoir des problèmes de santé de tous ordres, et que les ressources et les conditions de vie exposent aussi à des plus grandes diffi cultés. Alors que l équité en santé est un objectif de santé publique régulièrement affi rmé, les plus vulnérables accèdent plus diffi cilement aux soins et à la prévention. Pour les personnes fragiles ces freins s expliquent par différentes barrières : culturelles, fi nancières et informationnelles. On peut également évoquer les comportements des prescripteurs : le refus de soins aux bénéfi ciaires de la CMUC mais aussi des différences de comportements de prescription des offreurs selon le statut social du patient. L organisation de notre système de santé aggrave les inégalités On constate des paradoxes dans l application du droit à la santé. D un côté pour une partie de la population, il met l accent sur le droit à se prononcer sur les soins auxquels on va avoir accès, et d un autre côté, il y a déni du droit même d avoir accès aux soins. Cette construction se retrouve, par exemple, aux urgences hospitalières. Pour quelqu un qui est inscrit dans le réseau de soins de sa ville, c est le dernier recours. Pour les personnes en grande précarité, c est le premier recours. Notre système de protection sociale, qui a été conçu comme un système d inclusion, abandonne certaines personnes. Propositions pour rendre notre système de santé plus accueillant, plus équitable et plus universel Mesurer l impact de la réduction des inégalités sociales de santé. L indicateur national qui doit être défi ni pourrait être décliné sur les territoires Picards pour soumettre ces résultats au débat public. - Rendre effectif l accès aux droits. Il faut rester attentif à l existence de groupes particulièrement à l extrémité de l échelle des inégalités. Il importe de veiller à ce que ces populations puissent avoir accès aux droits à la prévention et aux soins, tous éléments garants d un accès à la santé. - Revisiter l ensemble des dispositifs d accès aux soins et à la santé pour les rendre plus effi caces et plus ouverts aux couches moyennes de la société afi n qu elles tirent avantages d informations et de bonnes pratiques. - Articuler ces dispositifs dans un service public ancré sur les territoires. Il importe d aider les acteurs à développer ou renforcer des synergies à l échelle des territoires dans lesquels ils sont engagés. - Combattre et sanctionner le refus de soins. - Développer la culture de la prévention en la ciblant sur les publics prioritaires. - Resserrer le lien santé-social en créant au sein des conférences de territoires une commission de l accès aux soins. - Veiller à la représentation des personnes en situation de précarité dans les instances de concertation. Bonnes pratiques : Le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l inclusion sociale prévoit l élaboration de diagnostics territoriaux à 360. Ces diagnostics contiennent des analyses pouvant interagir avec d autres politiques publiques, en fournissant un éclairage particulier sur un public, un territoire, un type d offre. Le diagnostic qui est en cours dans la Somme apporte des éléments sur le besoin d accompagnement sanitaire et médico-social des personnes en situations précaires fréquentant des permanences d accès aux soins de santé (PASS). Dans la Somme, la fréquentation a globalement diminué : 2011: 2126 consultations / 2012 : 2055 consultations. Cahier d acteurs Débat régional SNS

26 La Mutuelle Des Etudiants Seule mutuelle étudiante nationale, la LMDE assure la gestion du régime obligatoire de Sécurité Sociale de plus de étudiants et la couverture complémentaire de jeunes. La LMDE est gérée pour les étudiants, par des étudiants élus au sein de ses instances : AG, CA et bureau national. La gestion par ses usagers lui permet d identifi er au mieux leurs besoins et d y apporter les réponses les plus adaptées. Sa démarche s appuie sur une forte expertise du milieu étudiant, par la publication d enquêtes régulières, et une action de prévention ambitieuse à destination des étudiants. Enfi n, la LMDE porte les valeurs de la solidarité, en défendant un haut niveau de protection collective et en appliquant ces principes à l ensemble de ses complémentaires santé. Coordonnées : La Mutuelle Des Etudiants 37, rue Marceau Ivry-sur-Seine Site internet : Contacts : [email protected] Tél De nombreux facteurs influent sur l accès à la santé, en particulier les conditions sociales qui creusent très tôt les inégalités de santé : manque d information, éloignement de l offre de soins, difficultés budgétaires sont autant de causes rendant illusoire le droit à la santé des personnes précaires. Afin d y remédier, il est nécessaire de renforcer les politiques de prévention dès le jeune âge, de réguler la carte médicale en promouvant des alternatives à la médecine libérale pour lutter contre les déserts médicaux, et de renforcer le système de protection sociale collective et solidaire, en simplifiant l accès aux droits sociaux, en construisant un vrai statut social de la jeunesse et en garantissant aux personnes précaires des droits nouveaux, comme l accès à la complémentaire santé et au tarif opposable. La réduction des inégalités de santé nécessite une action sur plusieurs facteurs, et la mobilisation de nombreux acteurs : pouvoirs publics, associations, professionnels de santé, assurés sociaux... Cette coordination ne peut être assurée que par un pilotage de l Etat. Faire du droit à la santé une réalité pour tous Experte de la santé des étudiants, la LMDE réalise régulièrement des enquêtes sur leur santé et leurs conditions de vie, qui permettent de pointer des diffi cultés dans l accès aux soins qui vont croissantes, et un impact fort des conditions sociales sur cet accès à la santé. A ce titre, l objectif de réduction des inégalités sociales de santé nous paraît primordial, et nécessite une approche transversale en termes de politiques publiques, afi n de gommer les inégalités sociales au sens large. Pour autant, un certain nombre de mesures peuvent être engagées dans le champ de la santé afi n de rendre le droit à la santé effectif pour tous. 1 La santé comme apprentissage : donner à tous les clés de sa santé Les habitudes de santé se forgent tôt, et ont un impact important sur le moyen et long-terme. C est pourquoi une politique d éducation à la santé et de prévention est primordiale, dès le plus jeune âge, en mobilisant notamment le cadre de l Éducation Nationale (primaire, collège), qui permet de toucher l ensemble d une classe d âge. Cette politique de prévention doit se déployer selon une démarche particulière, celle du «aller-vers» les jeunes. En effet, les jeunes ne font pas spontanément la démarche de rechercher les informations, en particulier ceux frappés par la précarité sociale et sanitaire, qui ont plutôt tendance à l isolement. A ce titre, il est nécessaire que les acteurs de prévention et d éducation à la santé soient à l initiative des échanges et des questions. Le discours de prévention doit également être non-stigmatisant, afi n de ne pas braquer les jeunes sur leurs comportements de santé éventuels, mais plutôt de leur permettre d en comprendre les risques et enjeux. Cette démarche devra s appuyer sur la prévention par les pairs, dont l effi cacité auprès des jeunes publics est démontrée, en particulier auprès des adolescents et des jeunes. Ces actions doivent également se poursuivre dans le secondaire et le supérieur afi n d assurer une politique de prévention sur le temps long. L enjeu est de garantir le même niveau d information pour tous sur leur santé, afi n qu ils puissent faire leurs choix de santé de manière éclairée. Renforcer les liens entre les acteurs De nombreux acteurs sont impliqués dans l éducation à la santé et la prévention. Il est nécessaire de leur permettre de coordonner leur action afi n d orienter les jeunes vers le mieux placé pour répondre à ses questions / interrogations / problèmes de santé. Il faut donc renforcer leur travail en réseau Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

27 De nombreux acteurs sont impliqués dans l éducation à la santé et la prévention. Il est nécessaire de leur permettre de coordonner leur action afi n d orienter les jeunes vers le mieux placé pour répondre à ses questions / interrogations / problèmes de santé. Il faut donc renforcer leur travail en réseau. 2 La santé comme organisation : rendre le droit commun accessible Les inégalités sociales sont le plus souvent doublées et amplifi ées par des inégalités territoriales qui rendent l accès aux services publics et aux infrastructures plus diffi ciles pour les publics modestes. A ce titre, l accès aux soins est très révélateur, en particulier dans une région à dominante rurale comme la Picardie. Les pouvoirs publics doivent ainsi se mobiliser afi n de réguler l offre de soins sur le territoire, de manière à ce que les soins nécessaires à toute la population soit accessibles pour tous. Cela doit passer par une refonte de la carte médicale afi n de lutter contre les deux types de déserts médicaux : les déserts médicaux absolus et les déserts médicaux relatifs. Un désert médical absolu consiste en l absence de professionnels de santé sur le territoire. C est notamment le cas dans certaines régions rurales. Un désert médical relatif désigne un espace dans lequel on trouve des professionnels de santé, mais qui sont pour majorité en secteur 2. Dès lors, l accès aux soins pour les publics modestes est rendu impossible par les dépassements d honoraires. C est notamment le cas dans les grands centres-villes, pour l accès à des spécialités médicales (ophtalmo, dentiste, gynéco...). Il est nécessaire d inciter, voire de contraindre certains professionnels de santé à s y installer afi n de garantir une offre médicale en secteur 1 sur ces deux types de territoires. Cet effort doit également se décliner dans un soutien aux modes alternatifs de pratique de la médecine, en particulier le développement de centres de santé pluridisciplinaires, en secteur 1, qu ils soient municipaux, mutualistes, universitaires... 3 La santé comme un droit : renforcer la solidarité contre le coût de la santé La santé est aujourd hui devenue un poste de dépense important pour de nombreuses personnes. 15% des Français déclarent repousser ou renoncer à des soins lorsqu ils en ont besoin. Ce chiffre s élève même à 34% chez les étudiants. Cela frappe notamment les publics modestes, les plus enclins à devoir arbitrer entre différents postes de dépenses, dont la santé, à cause de leurs budgets contraints. Il est donc nécessaire de renforcer les dispositifs solidaires de prise en charge des frais de santé afi n que le coût de la santé ne soit plus un frein au droit à la santé, qui reste encore illusoire pour de nombreuses personnes. Il faut en premier lieu renforcer la Sécurité Sociale, cadre solidaire de la protection sociale. Elle ne rembourse plus aujourd hui qu un peu plus d un euro sur deux des dépenses courantes de santé et prend particulièrement peu en charge des soins onéreux, comme l optique et le dentaire. Il est nécessaire d augmenter les niveaux de remboursements de la Sécurité Sociale, afi n de faire baisser le reste à charge pour les patients. De plus, les dépenses remboursées doivent évoluer. Par exemple, l ensemble des contraceptifs doivent être remboursés, afi n que chacun ait le choix de son modèle contraceptif. Dans le système français, la protection sociale est associée au statut de la personne : enfant, étudiant, salarié... Pourtant, nombreux sont ceux qui ne sont couverts par aucun statut ou en changent régulièrement, en particulier les jeunes (15% des ans sont des NEETs, Not in Employment, Education or Training : ni dans l emploi, l éducation ou une formation). Cela entraîne des ruptures de couverture sociale et du non recours aux droits sociaux. Il faut donc simplifi er la protection sociale des jeunes, en élargissant le régime étudiant de sécurité sociale afi n d en faire un véritable régime jeune de protection sociale, qui prenne en charge tous les jeunes en formation jusqu à leur insertion professionnelle. Il est également nécessaire de faciliter l accès aux aides sociales en simplifi ant les démarches administratives. A l heure où l accès à une complémentaire santé est indispensable à l accès aux soins, il faut agir pour en garantir l accès à tous (19% des étudiants n en n ont pas). A ce titre, les critères d accès à l ACS sont discriminants pour de nombreux jeunes et doivent être revus. Enfi n, les pouvoirs publics doivent s investir afi n de réguler le coût des soins. La généralisation du tiers-payant permet un meilleur accès aux soins des publics précaires. Le tarif opposable doit également être un droit pour l ensemble des publics modestes (jeunes, bénéfi ciaires du RSA...). Cahier d acteurs Débat régional SNS

28 Observatoire Régional de la Santé et du Social de Picardie L OR2S a pour mission d améliorer la connaissance de la population dans le domaine sanitaire et social aux plans régional et infra-régional : En analysant les diverses sources de données. En suscitant et/ou en réalisant des études. En valorisant et en diffusant l information sous une forme accessible aux différents partenaires (décideurs, professionnels de santé et du secteur social, usagers). En conseillant les promoteurs locaux et en réalisant des enquêtes. En participant à toutes les actions relevant des domaines de la santé et du social. En participant à l évaluation technique d actions et de programmes. En contribuant à la mise en œuvre de programmes nationaux ou inter-régionaux. Coordonnées : OR2S 3 rue des Louvels Amiens cedex 1 Site internet : Contacts : [email protected] Tél Fax En Picardie, la volonté de croiser des informations entre caractéristiques de santé, gradient social et dimension territoriale est menée depuis près d une vingtaine d années. L État, les collectivités territoriales, tout particulièrement le conseil régional, et maintenant l ARS se sont engagés avec plus d une soixantaine d institutions dans une démarche volontariste qui permet désormais de disposer d outils variés de recueil. Ils offrent ainsi la possibilité d approcher la diversité des populations picardes en regard des caractéristiques de santé. L OR2S assure la gestion des nombreuses bases de données et impose sa rigueur, tant dans le suivi d enquête et le traitement de l information que dans leur restitution. L importance de ces différents outils mis à la disposition des décideurs conforte la nécessité d une politique de prévention volontariste, territorialisée et adaptée aux populations auxquelles elle s adresse. Cela constitue donc un enjeu majeur dans le schéma régional de prévention et, de façon plus générale, dans les politiques de santé, voire les politiques publiques. Les inégalités sociales de santé constituent un enjeu majeur de santé publique, à tel point que la loi en préparation dans le cadre de la stratégie nationale de santé devrait y consacrer une part importante. Ce thème largement étudié par différentes équipes tant au niveau national qu au niveau international est fi nalement peu, voire pas du tout traité en intégrant la notion de territoires. Cette approche est d autant plus d actualité qu elle s inscrit à un moment où le territoire devient un enjeu majeur de la politique de santé, comme l a souligné la loi portant réforme de l hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires du 21 juillet En Picardie, la démarche d observation sanitaire et sociale est ancienne puisque l observatoire régional de la santé (ORS) a été créé en 1982 et l observatoire social de Picardie (OSP) en La volonté politique conjuguée du conseil régional et de la préfecture de région a abouti à la transformation de l ORS en observatoire régional de la santé et du social (OR2S) en La création de la Plateforme sanitaire et sociale de Picardie, coprésidée par le préfet de région, le président du conseil régional et le directeur général de l agence régionale de santé, a complété le dispositif d observation en permettant à une soixantaine d institutions d adhérer à une charte portant sur le partage d informations. Les données permettent désormais de disposer d une batterie renforcée d indicateurs sanitaires et sociaux et leur croisement montre combien la relation entre les deux domaines est forte. La dimension territoriale, quand elle peut être prise en compte par le mode de recueil, constitue également un paramètre important. En effet, il devient alors possible d adapter au mieux les politiques à la réalité des territoires. Ces croisements sont dans l idéal à réaliser sur des données individuelles, telles que disponibles dans certaines enquêtes ou, de manière parcellaire, dans certaines bases de données. Ils peuvent aussi être effectués, avec des techniques spécifi ques d analyse de données, à partir de données agrégées reposant sur des indicateurs calculés à différents niveaux géographiques. De nombreuses productions, réalisées au sein de l OR2S, visent à rendre compte des inégalités territoriales et sociales de santé existant en Picardie. Elles s appuient en partie sur des enquêtes en population. Ainsi, le Baromètre santé propose des comparaisons avec le niveau national et le dispositif Jesais fournit des résultats à différents niveaux infrarégionaux. Mais les productions intégrant des indicateurs sanitaires reposent aussi sur les bases de données de nature médico-administratives en provenance de 28 - Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

29 l Agence de traitement de l information hospitalière, des différents régimes de l Assurance maladie, mais aussi de nature épidémiologique avec les données du CépiDc de l Inserm. Produit par ce dernier, les données de mortalité, outre l évaluation de l état de santé à un instant donné pour différents niveaux géographiques et sous-groupes de population, permettent la mesure des évolutions sur une trentaine d années. Ainsi, est enregistrée pour chacun des territoires de santé, dont le découpage résulte en Picardie du traitement des bases de données sanitaires et sociales, une surmortalité par rapport à la France. Celle-ci varie sensiblement selon un gradient nord/sud, s échelonnant de +16 % à +28 % dans les deux territoires du nord et de +9 % à +13 % dans les trois territoires du sud. Mais pour accompagner une politique de prévention, la mesure du poids de la mortalité liée aux comportements à risque est encore plus importante : un tiers des décès survenant chez les moins de 65 ans aurait pu être évité par une réduction des comportements individuels à risque tels que le tabagisme, l alcoolisme, le suicide, les conduites routières dangereuses Si la mortalité permet paradoxalement de connaître l état de santé de la population, l approche par la morbidité constitue une autre dimension pour comprendre les enjeux en termes de politique de santé. Toutefois, celle-ci est plus complexe à mesurer car diverse. Il peut s agir le plus souvent de morbidité diagnostiquée, mais également de morbidité ressentie à travers certains recueils reposant sur du déclaratif. Différentes sources de données permettent d avoir une approche des patients entrés dans le système de soins : les hospitalisations, la patientèle de médecine de ville, les bénéfi ciaires d une exonération du ticket modérateur au titre d une affection de longue durée (ALD). Pour cette dernière source, sur la période , la Picardie présente le quatrième taux de nouvelles admissions en ALD le plus élevé de l Hexagone et le sixième pour les moins de 65 ans. Les disparités géographiques sont également marquées, mais les zones ayant un fort taux d ALD ne sont pas forcément celles qui présentent les surmortalités les plus élevées, laissant à penser que le nombre pourrait être encore plus élevé pour l ensemble de la région dans le cadre d une prise en charge plus en adéquation avec l épidémiologie retrouvée par l analyse des causes de décès. Dans l attente d un appariement avec des données sociales, ces quelques indicateurs pourtant révélateurs à la fois de la situation spécifi que de la Picardie en comparaison avec l Hexagone, mais aussi des écarts constatés en son sein, ne sont plus suffi sants pour le décideur dans l élaboration de ses choix. C est pourquoi le programme pérenne Jesais, fruit d une volonté politique entre la préfecture de région et le conseil régional à l initiative du rectorat de l académie d Amiens, et maintenant avec l agence régionale de santé (ARS) complète le dispositif d observation au croisement entre données de santé, déterminants sociaux et dimensions territoriales. Certes, il concerne une partie de la population, à savoir les enfants, et même une partie d entre eux, mais les résultats sont vraiment éclairants pour l élaboration des choix. En effet, l enquête menée auprès des enfants de grande section de maternelle permet de mesurer le différentiel qui existe selon l appartenance à tel groupe social. Ainsi, concernant la part d enfants en surcharge pondérale, il existe 4 points d écarts entre les enfants de cadres, de professions intellectuelles supérieures ou intermédiaires et les enfants d ouvriers : 11,5 % contre 15,5 % pour l année scolaire Au niveau territorial, les bassins d éducation et de formation font ressortir aussi des différences sensibles. Ainsi, les enfants de ce niveau scolaire scolarisés dans le nord-est du département de l Aisne sont plus nombreux à être en sous-poids. L importance de ces différents outils mis à la disposition des décideurs conforte la nécessité d une politique de prévention volontariste, territorialisée et adaptée aux populations auxquelles elle s adresse. Cela constitue donc un enjeu majeur dans le schéma régional de prévention et, de façon plus générale, dans les politiques de santé, voire les politiques publiques. Cahier d acteurs Débat régional SNS

30 Union Régionale des Professionnels de Santé Médecins Libéraux de Picardie L URPS Médecins Libéraux de Picardie est l une des 26 Unions représentant les médecins libéraux, créées fi n 2010, en remplacement de l Union Régionale des Médecins Libéraux de Picardie mise en place en C est une association de loi L Union contribue à l organisation de l offre de santé régionale. Elle participe notamment : A la préparation et à la mise en œuvre du projet régional de santé. A l analyse des besoins de santé et de l offre de soins [ ] A l organisation de l exercice professionnel [ ] A des actions dans le domaine des soins, de la prévention, [ ] de la promotion de la santé et de l éducation thérapeutique. Au déploiement et à l utilisation des systèmes de communication et d information partagés A la mise en œuvre du développement professionnel continu (DPC). Coordonnées : URPS ML Picardie Vallée des Vignes 27 avenue d Italie AMIENS Site internet : Contacts : [email protected] Tél Fax Agir conjointement sur les différents déterminants de santé afin d améliorer l état de santé de la population. Pour réaliser cet objectif, il convient de s intéresser à l accès aux soins, mais également aux comportements individuels et facteurs socio-économiques qui sont essentiels. Au préalable, il est important de rappeler que la prévention est faite par les médecins libéraux, que ce soit de manière formelle ou informelle. Plus encore, les actes de prévention dans la pratique des médecins généralistes sont en augmentation. Toutefois, par des actions concertées, territorialisées, adaptées aux pratiques des acteurs la place accordée à la prévention pourrait gagner en efficience. En outre, il convient de renforcer la coordination entre les professionnels de santé en formalisant leurs relations. Agir conjointement sur les différents déterminants de santé afi n d améliorer l état de santé de la population. Pour réaliser cet objectif, il convient de s intéresser à l accès aux soins, mais également aux comportements individuels et facteurs socio-économiques qui sont essentiels. Au préalable il est important de rappeler que la prévention est faite par les médecins libéraux, que ce soit de manière formelle ou informelle. Plus encore, les actes de prévention dans la pratique des médecins généralistes sont en augmentation. Toutefois, par des actions concertées, territorialisées, adaptées aux pratiques des acteurs la place accordée à la prévention pourrait gagner en effi cience. En outre, il convient de renforcer la coordination entre les professionnels de santé en formalisant leurs relations. Enfi n, l URPS ML agit sur plusieurs domaines afi n d améliorer la santé de la population. En effet l URPS ML représente les 2657 médecins libéraux picards. Ces derniers, grâce à leur relation de confi ance et de proximité avec les patients, assurent la qualité de la prise en charge. Parce qu il est indispensable de préparer l avenir, l URPS ML accorde une aide logistique aux internes lors de la réalisation de leur thèse. Agir pour améliorer la santé de la population. Les déterminants de l état de santé Les inégalités sociales de santé font référence à un écart de santé entre différents groupes sociaux. C est la combinaison de plusieurs déterminants de santé (niveau de revenu, statut social, éducation, sexe, accès aux soins, ) qui vont infl uer sur l état de santé. En dehors des facteurs génétiques, on relève généralement trois autres facteurs : socio-économiques, les comportements individuels et le système de santé. Il faut donc agir conjointement sur l ensemble de ces facteurs. Malgré la performance reconnue de notre système de santé, ce dernier doit continuer à s améliorer afi n de réduire ces inégalités sociales de santé. Les transformations nécessaires à effectuer doivent se faire conjointement entre professionnels de santé libéraux, mais aussi les établissements de santé privés et publics, les pouvoirs publics, les patients et les citoyens. Cependant, centrer le débat autour de l accès aux soins serait insuffi sant. En effet, il convient de rappeler que «le système de soins n est pas au cœur des inégalités sociales de santé et que les causes sont à chercher en dehors de celui-ci 1». Dès lors, les interventions doivent être menées conjointement et de manière intersectorielle car avant d être une inégalité sociale de santé, le problème est, au préalable, une inégalité sociale. C est donc sur l ensemble de ces facteurs qu il convient d agir prioritairement, et ce dès le plus jeune âge Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

31 L expertise reconnue des médecins libéraux dans la prévention Nous savons que même en l absence de barrière de coût, les soins préventifs sont utilisés de façon inégalitaire 2. Il faut donc réfl échir aux acquis et aux points à renforcer dans notre système de santé. 1- Les médecins libéraux comme acteurs incontournables - Si le rôle du médecin dans la prévention a souvent été négligé 3, et en particulier celui des médecins généralistes, leur connaissance des patients sont pourtant déterminantes dans la prise en charge de ces derniers grâce à la relation de confiance et de proximité qu ils entretiennent. - D autres éléments sont à prendre en considération : Tout d abord rappelons que la prévention a toujours été effectuée par les médecins libéraux, que ce soit de manière formelle ou informelle. Si celle-ci est redevenue une préoccupation et un objectif des autorités publiques à la fi n des années 1990, les professionnels de santé libéraux ont toujours fait de la prévention. En 1999 on constatait que déjà plus de 15 % du temps de travail des médecins généralistes était consacré à des activités de prévention. De plus, soulignons que les actes de prévention dans la pratique quotidienne des médecins généralistes sont en augmentation 4. Pour autant, dans l étude précitée, 55 % des médecins interrogés considèrent qu ils devraient s impliquer encore davantage dans les actions de prévention. Comment faire plus et être plus efficient en matière de prévention? 1) Réaffirmer le rôle et la place des médecins libéraux en matière de prévention : - Accentuer la prévention dans les cabinets médicaux et la participation des médecins libéraux aux campagnes de prévention. - Réfl échir aux outils d aide à la prévention pour les médecins libéraux. 2) Récupérer du temps médical en diminuant les tâches administratives chronophages, en constante augmentation ces dernières années. 3) Rémunérer spécifiquement cette activité car il se trouve que «l effort du médecin pour la fourniture d un service préventif est supérieur à celui d un service curatif en raison de la nature proactive de la prévention 5.». 4) Éclairer et inciter les patients à être acteur de leur santé en matière de prévention car l on constate une «assez faible participation des usagers lorsqu ils ont été sollicités, soit par invitation soit par leur médecin 6», il conviendrait alors de travailler ensemble afi n d augmenter cette participation à des expérimentations, des innovations. 2 - Renforcer la coordination entre les acteurs en la formalisant Tout d abord il faut rappeler que la coordination entre les acteurs de ville existe. Pour autant, il est impératif de parvenir à mieux formaliser ces relations entre les différents acteurs. Cette coordination doit se faire entre tous les professionnels de santé, quelque soit le mode d exercice, par des actions ciblées et répondant aux spécifi cités des territoires. Il faut être en mesure de s adapter aux diffi cultés de la population et aux pratiques des professionnels de santé du territoire. De même, il convient de rappeler le rôle spécifi que de chaque professionnel de santé et de le valoriser. Enfi n, les nouvelles technologies doivent représenter un important facteur d amélioration de coordination. Ces outils doivent toutefois permettre le partage d informations entre les professionnels de santé et être adaptés à leurs conditions de travail concrètes. PARTIE 3 : L URPS Médecins Libéraux en action Une implication au quotidien à de nombreuses structures. Comme par exemple : l association Groupes Qualité Picardie ; COREVIH en matière de lutte contre l infection par le VIH ; le réseau ON- COPIC ; Adema 80, Adecaso et Aisne Préventis ; le réseau Périnatalité de Picardie ; le réseau Sport Santé Bien-être ; l Éducation thérapeutique du patient ; la commission prévention au sein de la CRSA ; le parcours obésité ; le groupe de travail Réussite Éducative en Picardie du Conseil Régional. Mais aussi, lors de la conception du Schéma Régional de Prévention. A cela s ajoute une aide logistique que l Union propose aux jeunes internes dans le cadre de la réalisation de leur thèse si elle concerne «la prévention ou le dépistage». 1 Lang T. et Leclerc A., «Les inégalités sociales de santé en France : portrait épidémiologique», dans Potvin L. et Jones C., «Réduire les inégalités sociales en santé», INPES, collection dossiers santé en action, Lombrail P. et Pascal J., «Rôle des soins dans les stratégies de réduction des inégalités sociales de santé», dans Potvin L. et Jones C., «Réduire les inégalités sociales en santé», INPES, collection dossiers santé en action, Loubière S., Parent A. et al., «L économie de la prévention. Enjeux et problématiques», Revue d Économie, 55(5), ORS PACA et INSERM U379, «Pratiques des médecins généralistes en matière de prévention et opinions sur les réformes du système de santé : les enseignements du panel de médecins généralistes de la région Provence- Alpes-Côte d Azur», Revue Regard Santé, Ammi M. et Bejean S., «Les incitations «explicites» à la prévention peuvent-elles être efficaces en médecine libérale?», dans JESF XXIXèmes Journées des Économistes de la Santé Français, Haut Conseil de la Santé Publique, «Consultations de prévention : Constats sur les consultations en médecine générale et propositions de développement», Rapport, mars Cahier d acteurs Débat régional SNS

32 Fédération Familles Rurales de Picardie Créée en 1983, en pleine période de décentralisation, la Fédération Régionale a pour missions premières la représentation du Mouvement à l échelle régionale mais également d être un espace d appui et d échange auprès des 3 fédérations départementales qu elle fédère. Les missions principales de la Fédération régionale sont les suivantes : La formation : Organisation du BAFD (Brevet d Aptitude aux Fonctions de Directeur), Formation des formateurs BAFA et BAFD, Formation des acteurs de prévention santé (dans le cadre des actions des relais santé). Le soutien et l accompagnement des fédérations départementales. La représentation des familles, des associations et du mouvement en Picardie. La Prévention Santé. La fédération régionale soutient les relais santé en Picardie. Coordonnées : Fédération Familles Rurales de Picardie 21 Rue de Sully Amiens Site internet : Contacts : [email protected] Tél Vivre en milieu rural est à la fois un luxe et un biais, un choix ou un hasard... Un luxe de vivre plus sereinement, dans de plus grands espaces notamment et un biais au sens où l accès à l information en matière de santé, les déplacements fréquents pour certains, l isolement pour d autres ou encore les manifestations permettant le lien social sont bien souvent des possibilités limitées et/ou des réalités imposées par ce mode de vie. Pour répondre à ces difficultés, Familles Rurales a développé depuis 2004 en Picardie le concept de «Relais Santé» : ce sont des structures de proximité, implantées en milieu rural, et dont les finalités sont de sensibiliser et d informer les populations résidant «à la campagne». Les actions et informations sont destinées à toutes et tous et s échelonnent sur des thématiques diversifiées (équilibre alimentaire, addictions, sexualité, informations sur les campagnes de dépistage du cancer du sein notamment, développement durable...). Les 7 Relais santé dont notre Fédération Régionale coordonne les actions sont gérés dans un cadre associatif autonome. Durant l Année 2013, les bénévoles et techniciens de notre association ont oeuvrés au vivre mieux sa santé en milieu rural au travers différentes actions menées par nos relais santé : Relais Santé Association Familles Rurales de Rémy (60) : La prévention des conduites addictives : Prévenir, réduire et inciter une réfl exion sur les conduites à risques liées aux consommations de produits psychoactifs chez les jeunes de 10 à 16 ans. L objectif est de mettre en place des ateliers de nature ludique et créative autour du thème des addictions (création d une pièce de théâtre). NUTRITION : Contribuer à l amélioration de l équilibre alimentaire auprès d un public adulte. Mettre en place des ateliers «cuisine». «Bien vieillir» : Contribuer à la prévention des chutes et des traumatismes liés à celle-ci, auprès des personnes âgées de 60 ans et plus dans les territoires concernés.mettre en place des séances d activités pratiques une fois par semaine, toute l année. Relais Santé Association Familles Rurales d Etréaupont (02) : Une graine qu il faut savoir semer»: Diminuer les risques à la prise d alcool avant, pendant et après la grossesse auprès des jeunes de 14/25 ans des Maisons Familiales Rurales.Organiser une animation de deux journées sur le Syndrôme d Alcoolisation Fœtale. Relais Santé Association Familles Rurales de Pont Rémy (80) : «Programme Bien vieillir»: Contribuer à la prévention des chutes et des traumatismes liés à celle-ci, auprès des personnes âgées de 65 ans et plus dans les territoires concernés.mettre en place des visites mensuelles à domicile afi n de repérer les conditions environnementales et les risques aux accidents domestiques / Mettre en place des séances d activités physiques / mettre en place une conférence sur la nutrition et dénutrition. Relais Santé Association Familles Rurales de Flavy le Martel(02) : «Bien vieillir»: Contribuer à la prévention des chutes et des traumatismes liés à celle-ci, auprès des personnes âgées de 65 ans et plus dans les territoires concernés.mettre en place 12 séances d activités pratiques et de sensibilisation. Relais Santé Association Familles Rurales de Beuvraignes(80) : «Bien vieillir»: Contribuer à la prévention des chutes et des traumatismes liés à celle-ci, auprès des personnes âgées de 60 ans et plus dans les territoires concernés.mettre en place 12 séances d activités pratiques Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

33 Durant l année 2013, La Fédération régionale Familles Rurales de Picardie aura œuvré sur cinq champs en ce qui concerne la santé : 1 - Vie des relais Rencontre individuelle dans chaque relais santé et réalisation de fi ches de présentation. Coordination des relais : organisation d une journée de travail et remise d un dossier pour le bon déroulement des actions (calendrier «échéancier», diffusion de document d information, réalisation de documents simplifi és et synthétique sur les axes prioritaires de l ARS, etc.) Suivi des actions des relais sur l année. Une veille documentaire est assurée par la déléguée régionale qui se charge d informer et documenter les relais au grè de l actualité. 2- Recherche de financement Développement du partenariat avec l ARS qui a continué à être mis en avant durant l année Appel à projet La fédération régionale répond aux appels à projet pour les relais santé : elle centralise les données de chaque relais (des documents types ont été réalisés pour simplifi er la démarche), constitue les demandes de fi nancement pour l ARS et établie les bilans d actions. 4 Formation des acteurs de santé Un plan de formation a été engagé avec l IREPS afi n de préparer les relais santé à leurs actions Le déroulement et le contenu sont réalisés par l IREPS en partenariat avec la déléguée régionale. et dans des groupes de travail sur la prévention santé. Cette participation permet entre autre de rester au fait de l actualité en matière de prévention santé, mais aussi d actualiser la documentation des relais. En 2013 tout comme en 2014 la Fédération Nationale Familles Rurales est porte- parole : - Des familles du milieu rural auprès du ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, de la conférence nationale de santé, de la MSA. - Des usagers présents dans les instances hospitalières et de santé publique, des personnes malades rattachées à la convention AERAS, Une mission d information sur : - Les droits des malades hospitalisés, la charte hospitalière. - L accueil des enfants handicapés dans les accueils de mineurs(clsh) en milieu rural. - L évolution de la protection sociale (carte vitale 2). - Les campagnes nationales diffusées par l INPES, la MILDT, la CNAM. - Les questions d éducation: l éducation à la sexualité: éducation à la responsabilité et réduction des risques liés à la sexualité, la relation amoureuse, le sida. - L éducation à la nutrition, l équilibre alimentaire en lien avec le Programme National Nutrition Santé (PNNS). - Les dangers liés aux consommations de produits illicites, aux médicaments, à la consommation d alcool. 5 Communication et représentation La fédération régionale représente les relais santé lors de rencontres avec les institutions comme l ARS, mais aussi en tant que membre du COPIL de l IREPS Cahier d acteurs Débat régional SNS

34 Association pour Adultes et Jeunes Handicapés L Apajh 80 est une association militante et gestionnaire, qui réunit des femmes et des hommes qui, en tant que citoyens, veulent faire avancer la réfl exion et l action en faveur des personnes en situation de handicap. Trois principes guident son action : Laïcité : construction d un espace public, commun à tous les citoyens sans exception, ouvert à tous, indépendamment des origines, des religions, des convictions, des niveaux économiques. Citoyenneté : favoriser la pleine citoyenneté par l accès à l école, à la formation, à la santé et à tous les domaines de la vie. Solidarité : le handicap s inscrit, réellement ou potentiellement, dans le cours ordinaire de toute vie humaine. L Apajh 80 gère un IME- Sessad autiste, un centre d interprétariat et en centre de forrmation en langue des signes. Coordonnées : Apajh rue des Jacobins Amiens Site internet : Contacts : [email protected] Tél Fax La santé des personnes en situation de handicap est un champ longtemps resté en friche, tant pour l accès aux soins que pour les actions de prévention et de promotion de la santé. L étude de la littérature internationale montre combien leur état de santé est très fragile. C est au début des années deux mille que le souci de la santé dans la sphère médico-sociale est apparu durablement, lié à la prévention du VIH-Sida, Les avancées dans la prise en compte de la santé des personnes en situation de handicap sont indispensables, mais la référence au modèle bio-médical est par trop vivace. La promotion de la santé peut en effet être un des points d ancrage possibles pour aider les équipes médico-sociales dans l exercice de leur mission auprès des personnes en situation de handicap, et pour rendre réelle et pertinente leur inclusion. Deux de ces domaines d action peuvent être particulièrement intéressants : adapter l environnement et développer les aptitudes et ressources individuelles (empowerment), au-delà des limitations qu imposent la déficience, l incapacité ou le désavantage. La promotion de la santé, nouveau paradigme pour le médico-social La santé des personnes en situation de handicap est un champ longtemps resté en friche, tant pour l accès aux soins que pour les actions de prévention et de promotion de la santé. Sans parler de l état de santé fragile des personnes atteintes d un handicap physique, moteur ou sensoriel, l étude de la littérature internationale montre, par exemple, que les personnes défi cientes intellectuelles présentent deux fois et demie plus de problèmes de santé diagnostiqués que la population générale, que les personnes défi cientes mentales présentent également une vulnérabilité plus importante face au risque de grossesse non désirée ou d infections sexuel lement transmissibles La prévalence de la maladie d Alzheimer est également nettement plus élevée dans cette population puisqu elle atteint 10 % chez les ans, 36 % à 55 % chez les ans et 54 à 75 % chez les ans (Renard, 2011). C est au début des années deux mille que le souci de la santé dans la sphère médico-sociale est apparu durablement, lié à la prévention du VIH-Sida. Dans ce contexte, le ministère en charge de la santé a incité à la mise en place de référents de prévention VIH, voire de programmes d action vers les jeunes en situation de handicap. La loi de 2002 rénovant l action sociale et médico-sociale affi rme la nécessité des droits de l usager et de la prévention de la maltraitance. Celle de 2005 sur l égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées stipule que «toute personne handicapée a droit à la solidarité de l ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation nationale, l accès aux soins fondamentaux reconnus à tous les citoyens ainsi qu au plein exercice de sa citoyenneté». La loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST, 2009), pilotée par les agences régionales de santé, demande la mise en œuvre de programmes transversaux alliant l offre de soins, le médico-social et la promotion de la santé. Le code de la Santé publique décrit des contrats d amélioration des pratiques pour les professionnels de santé exerçant en secteur médico-social, notamment sur la participation à des actions de dépistage et de prévention. En 2009, la Haute Autorité de santé a édicté des préconisations devant le nombre de diffi cultés d accès aux soins des personnes en situation de handicap. En 2013, l Anesm a publié une recommandation sur l accompagnement à la santé de la personne handicapée, incluant un volet sur la promotion de la santé : l agence préconise de «développer des 34 - Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

35 modalités d intervention permettant aux personnes handicapées de mieux appréhender leur santé», et de prévenir et de gérer les risques liés à la santé. Pour le rapport Jacob (2013) sur l accès aux soins et à la santé des personnes handicapées, la personne handicapée, «comme tout citoyen, doit bénéfi cier d actes de prévention citoyenne, dans le cadre de la médecine scolaire ou de la médecine du travail, ou dans le cadre des campagnes prescrites par la sécurité sociale telles que celles qui concernent la prévention et le dépistage de certains cancers chez les adultes». Entre temps, le Pacte 2012 de l Apajh, publié à l occasion des élections présidentielles, milite pour rétablir le droit universel à la santé, incluant notamment une «sensibilisation à l éducation à la santé» sur l hygiène, l équilibre alimentaire, la connaissance des traitements, la prévention... Ces avancées dans la prise en compte de la santé des personnes en situation de handicap étaient indispensables, mais la référence au modèle bio-médical est par trop vivace. Il est vrai aussi que les acteurs de promotion de la santé sont restés longtemps à l écart de ce milieu de vie spécifi que. Les initiatives existent aujourd hui même si elles restent encore peu nombreuses. En mettant la promotion de la santé en son incipit, la stratégie nationale de santé peut en renforcer le déploiement dans les établissements et services accueillant des personnes en situation de handicap. La promotion de la santé peut en effet être un des points d ancrage possibles pour aider les équipes médico-sociales dans l exercice de leur mission auprès des personnes en situation de handicap, et pour rendre réelle et pertinente leur inclusion. Elle a trouvé dans la Charte d Ottawa (1986) son expression la plus claire en la réalisation, pour un individu ou un groupe, de ses ambitions, de la satisfac tion de ses besoins et de l adaptation de son milieu de vie. La Charte d Ottawa identifi e trois stratégies de base : plaidoirie, facilitation, médiation. Cinq domaines d action leur correspondent : établir des poli tiques visant la santé, développer les aptitudes et les res sources individuelles, renforcer l action communautaire, créer un environnement favorable à la santé, réorienter les services de santé. Utilisés en établissement médico-social, ils se traduisent par la mise en place d actions auprès des usagers et de leur famille, mais rejaillissent aussi sur le projet d établissement, le développement et l adaptation des pratiques professionnelles et les aspects fonctionnels et matériels de la structure, comme le montrent par exemple les programmes d éducation affective et sexuelle menés en instituts médico-sociaux (Livre blanc, préconisations pour le développement de promotion de la santé en IME, 2011). Sans occulter les autres, deux de ces domaines d action peuvent être particulièrement intéressants pour développer la promotion de la santé dans les établissements et services médico-sociaux. L action sur l environnement est l un deux. La promotion de la santé doit agir en faveur de l appropriation de son environnement par la personne en situation de handicap (Healthy People, 2010). Elle doit aussi agir pour libérer les espaces séparés, qui évincent la mixité, ou rendre les locaux pleinement accessible parce qu un environnement non adapté limite la participation sociale des personnes en situation de handicap. Le développement des aptitudes et ressources individuelles est le second. Il s appuie sur la notion d empowerment ou «pouvoir d agir». Les actions qui en découlent ouvrent la voie à l autonomie (penser et agir de ma nière indépendante en accord avec ses intérêts, ses pré férences, ses aptitudes), à l autocontrôle (résoudre des problèmes par l analyse des situations et l anticipation des conséquences), à l auto-détermination (gérer sa pro pre vie par l acquisition d un sentiment de compétence et de confi ance en ses ressources), et à l auto-actualisation (exprimer ses points de vue et sentiments). Tout en prenant en considération les limitations qu imposent la défi cience, l incapacité ou le désavantage, elles permettent aux personnes en situation de handicap de développer leur estime et leur confi ance en soi, les encouragent à réfl échir et à exer cer une pensée critique, favorisent la prise de conscience de leurs besoins, désirs et objectifs de vie. Cahier d acteurs Débat régional SNS

36 Instance Régionale d Education et de Promotion de la Santé de Picardie L Instance régionale d éducation et de promotion de la santé (Ireps) de Picardie est un centre ressource en formation, accompagnement et documentation pour les acteurs de terrain - associations, établissements scolaires, établissements médico-sociaux et sanitaires, étabissements pénitentiaires... - dans leurs actions de proximité auprès de la population. Elle développe son expertise au service de la politique régionale de santé en contribuant à sa conception, à son accompagnement et à son évaluation. Elle anime le pôle régional de compétence en éducation pour la santé, qui fédère les acteurs et mutualise les ressources. En 2013, l Ireps a été certifi ée Iso pour l ensemble de ses activités. Elle fait de la qualité le maître de ses interventions auprès des acteurs et institutions. Coordonnées : Ireps Picardie 67 rue de Poulainville Amiens Site internet : Contacts : [email protected] Tél Fax La réduction des inégalités sociales de santé, territoriales et environnementales de santé, est devenue l un des objectifs principaux des politiques publiques de santé, y compris de la stratégie nationale de santé. Le rapport de la Commission OMS sur les déterminants sociaux de la santé, présidée par Sir Mickael Marmot - Combler le fossé en une génération (2008) - a été le déclencheur d un engouement nouveau pour les inégalités sociales de santé, qui sont, depuis, décrites en France sous les labels d inégalités sociales de santé (ISS) ou d inégalités territoriales, environnementales et sociales de santé (Itess). Les instances internationales (OMS, OCDE, Union européenne) s accordent aujourd hui à ranger les ISS dans le registre de la justice sociale : les comportements liés à la santé régime alimentaire, activité physique, consommation de tabac, d alcool, comportement sexuel sont d abord conditionnés par les facteurs socio-économiques et culturels avant d être individuels. Leur résorption doit alors se comprendre dans le cadre d un contrat social à renouveler. De l injustice sociale en santé et de la manière de la combattre La connaissance des ISS est certainement très ancienne. Leur reconnaissance est, non seulement bien plus récente, mais peine à éclore au-delà de la santé publique. Les études de Willermé ( ), notamment sur la mortalité dans les différents quartiers de Paris ou sur les ouvriers du textile, montraient déjà des disparités de santé. Le rapport Black (1980) est le plus éclairant sur notre modernité. Non seulement il met en évidence un différentiel de mortalité selon le statut social des personnes, mais il montre que ce différentiel s accroît dans le temps entre les classes sociales, d une part, et qu il existe un gradient social de santé, indiquant que les inégalités sociales de santé existent dans toutes les classes sociales de la société et ne caractérisent pas seulement les groupes les plus défavorisés, d autre part. Le rapport Black superposait les inégalités de santé à l inégale redistribution des revenus et des richesses. Il se gardait cependant d en décrire une relation causale, ce que documenteront par la suite, entre autres, Acheson (1998) ou Mackenbach (2006), même si les relations entre richesse et santé sont complexes. Le terme d inégalités recouvre plusieurs défi nitions, allant, selon les auteurs, de la seule mesure de disparités à celui de l iniquité. D une manière générale, les instances internationales (OMS, OCDE, Union européenne ) s accordent aujourd hui à ranger les ISS dans ce dernier registre, qui est celui de la justice sociale, et qui est donc éminemment politique et non pas descriptif. À cet égard, le rapport de la Commission sur les déterminants sociaux de la santé est éclairant : «Le mauvais état de santé des pauvres, le gradient social de la santé dans les pays et les profondes inégalités sanitaires entre pays sont dus à une répartition inégale du pouvoir, des revenus, des biens et des services aux niveaux mondial et national, aux injustices qui en découlent dans les conditions de vie concrètes des individus (accès aux soins, scolarisation et éducation, conditions de travail, loisirs, habitat, communauté, ville) et leurs chances de s épanouir.» (Marmot, 2008). De ce point de vue, l expression «inégalités sociales» est donc une redondance, mais la juxtaposition de deux termes tend à renforcer le poids du social. Il serait au demeurant plus exact de dire sociétal, mais ce vocable renvoie à un univers plus savant et fait certainement perdre en compréhension et pertinence. Ce que recouvrent les ISS, c est donc l injustice qui touche les gens et qui se rend visible dans le domaine de la santé, 36 - Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

37 comme elle l est dans le domaine de l emploi (chômage, exclusion), de l éducation (décrochage, non accès aux diplômes), de la vie politique et sociale (non participation), etc. Bien entendu, le système de santé accès aux soins et à la prévention est lui-même porteur d injustice. Une faible densité de professionnels de santé, un maillage d établissements de santé lâche, des soins médicaux moins bien remboursés, un coût prohibitif d accès aux mutuelles, des messages et actions de prévention qui rejoignent ou atteignent mal ou pas les populations, sont des éléments qui y participent. Mais la littérature scientifi que met l emphase sur les conditions de vie des populations liées au contexte socio-économique et politique de la société. Les comportements liés à la santé régime alimentaire, activité physique, consommation de tabac, d alcool, comportement sexuel sont d abord conditionnés par les facteurs socio-économiques et culturels avant d être individuels. L action sur le soin ou les facteurs de risque des maladies reste limitée quant à la réduction des ISS car elle n agit pas sur les «causes des causes», soit les causes sociales elles-mêmes. Le rapport de la Commission sur les déterminants sociaux de la santé préconise trois principes d actions pour réduire les ISS : améliorer les conditions de la vie quotidienne, lutter contre les inégalités dans la répartition du pouvoir, de l argent et des ressources, mesurer le problème, l analyser et évaluer l effi cacité de l action. Ces recommandations s appuient sur une vision d emblée intersectorielle, mobilisant des secteurs comme le logement, l emploi, l éducation, la cohésion sociale, l environnement, la culture ce que rejoint le programme «La santé au cœur de toutes les politiques» (Health in all policies, OMS 2012). Car les politiques publiques sont bien au cœur des ISS. Elles agissent de facto sur les déterminants sociaux de la santé, en en réduisant les effets, ou en les aggravant. L évaluation d impact sur la santé (EIS) est un outil intéressant, encore peu utilisé en France, pour en mesurer les effets a priori comme a posteriori et ainsi pouvoir, le cas échéant, les amplifi er, les corriger, les réorienter, voire les arrêter. Dans l objectif de réduire les ISS et les effets du gradient social de santé, le principe premier que les politiques publiques devraient suivre, est celui de l universalisme proportionné, c est-à-dire non pas établir une discrimination positive à l égard des populations les plus défavorisés, mais, au contraire, développer une action pour toutes les populations mais avec une intensité proportionnelle au désavantage social (The Marmot Review, 2010). Puisque les ISS sont avant tout des iniquités, des injustices sociales, qu elles naissent dans le système social lui-même, et donc dans la façon dont les hommes ont choisi leur vivre-ensemble, ou le subissent, leur résorption doit se comprendre dans le cadre d un contrat social à renouveler. Il passe certainement par le «pouvoir d agir» (empowerment) dont les individus, les groupes et les populations devraient s emparer pour mettre en œuvre les conditions de changement de leur environnement social. C est, en fi nalité, le mandat de la promotion de la santé elle-même, inscrit en fi ligrane dans la Charte d Ottawa (1986). Mais il reste peut-être à la promotion de la santé un pas essentiel à franchir. Puisque les ISS sont la conséquence, non pas tant des pratiques, des comportements individuels, mais d un acte éminemment politique de domination sociale et de violence symbolique (Bourdieu), alors il faudrait certainement, pour renforcer le plaidoyer dont elle se veut être porteur, que la promotion de la santé investisse le champ et l action politique. En quelque sorte, répondre au politique par le politique. Cahier d acteurs Débat régional SNS

38 Association pour Adultes et Jeunes Handicapés Le SATO-Picardie œuvre depuis 35 ans dans les champs de la prévention, du soin et de la réduction des risques liés aux addictions : 1 CSAPA ambulatoire réparti en trois unités, Beauvais, Compiègne et Creil dont deux pôles de prévention (Tamarin et Fusain Ailé). 1 CSAPA avec hébergement comprenant une Communauté Thérapeutique de 35 lits et des Appartements Thérapeutiques Relais de 8 lits. 1 CAARUD intervenant sur le département de l Oise et sur le territoire de santé du sud de l Aisne. Celui-ci bénéfi cie de 3 lieux d accueil fi xes : la Boutique Relais à Montataire et à Soissons et Château-Thierry. Des Lits Halte Soins Santé (18 lits) à Compiègne. L association développe des projets dans le champ de l insertion et de l économie sociale et solidaire. Coordonnées : Apajh 80 SATO-Picardie 2 rue des Malades Saint-Martin-le-Nœud Site internet : Contacts : [email protected] Tél Fax Notre contribution à la feuille de route et nos propositions portent sur les thèmes suivant : Prévention et réduction des risques : - Développer l auto-support. - Améliorer l efficacité des programmes d éducation à la santé et de prévention en revalorisant la place des parents et des adultes ayant une fonction éducative. - Ne pas opposer prévention et réduction des risques. - Conduites à risques et interdits. - Intervention en milieu rural : Implanter des micros structures dans le cadre d une action globale. - Urgence sociale : Améliorer l accueil des usagers actifs. - Approche communautaire et insertion : Promouvoir l expérimentation de structures nouvelles échappant aux critères et aux normes habituelles du médico-social. - Articulation sanitaire et médico-sociale : Eviter la redondance. - Formation : Réévaluer les cursus de formation initiale pour les travailleurs sociaux et les professionnels de santé. - Inventer et promouvoir des cursus destinés aux anciens usagers. Nos remarques portent sur la prévention, la réduction des risques, l intervention en milieu rural, l urgence sociale, l approche communautaire et insertion, l articulation sanitaire et médico-sociale et la formation Implanter des micros structures en milieu rural, articulées aux dispositifs locaux permettant des interventions globales : prévention, réduction des risques, accès aux soins. Développer l auto-support (question du statut et de la formation des usagers). Penser des interventions voire, des structures spécifi ques pour les vieux usagers qui ne peuvent pas s intégrer dans les structures existantes L infl ation d informations formalisées pour les patients et leurs entourages ne garantit pas en soi la compréhension et l implication des patients dans le dispositif. C est aussi aux professionnels de santé de promouvoir cette information dans le cadre d une attitude clinique et pédagogique. L existence et le développement d une approche intégrant l auto-support et une forte implication des usagers, permettent d envisager l expérimentation de structures nouvelles échappant aux critères et aux normes habituels du médico-social. Par exemple : on peut imaginer des communautés de vie avec ou sans hébergement collectif pour des usagers de drogues abstinents ou en voie d abstinence. Celles-ci peuvent être conçues comme autonomes dans leur fonctionnement et articulées de façon forte avec le dispositif de soins spécialisés. Une grande partie du fi nancement pourrait être assurée par les ressources des résidants eux-mêmes (colocation, ALT, AAH, travail salarié). La connexion de telles expériences avec des initiatives dans le champ de l insertion professionnelle (chantiers d insertion, entreprises d insertion, initiatives dans l économie sociale et solidaire 38 - Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

39 ou encore des artisans) pourrait contribuer à augmenter l effi cacité de l autonomisation sociale des bénéfi ciaires. Reste à inventer un statut administratif pour assurer un minimum de contrôle afi n d éviter les dérives, assurer l accès aux soins et le suivi social nécessaires à l évolution positive des bénéfi ciaires et permettre un minimum de ressources pour garantir à minima, dans le temps, de telles expériences. Développer des liens de travail avec le dispositif de l urgence sociale et promouvoir des structures d accueil et d hébergement adaptées pour les usagers actifs de drogues qui se trouvent largement exclus des structures existantes Mieux évaluer les compétences du médico-social et du sanitaire pour éviter la redondance de l offre, pour faciliter la lisibilité de l usager et choisir le dispositif le plus économe. Axe1: Améliorer l effi cacité des programmes d éducation à la santé et de prévention en revalorisant la place des parents et des adultes ayant une fonction éducative, en tenant plus compte de leurs représentations en matière de consommation de drogues et pas uniquement de celles des spécialistes (on peut avoir raison et être ineffi cace!). Les associer dans les choix de stratégies de prévention ainsi que dans l évaluation de celles-ci. Ne pas opposer prévention et réduction des risques pour les actions concernant les conduites à risques chez les adolescents et les jeunes majeurs. Conduites à risques et interdits : on sait que les mesures dissuasives ne sont effi - caces que si l ampleur des sanctions ou des inconvénients qu elles entraînent sont signifi catifs. Malheureusement, ceux-ci ont essentiellement une effi cacité pour la majorité de la population qui a déjà largement intégré les règlements en vigueur et qui ne les enfreint que de façon limitée et occasionnelle. En revanche, ils ont très peu d effi cacité pour les personnes coutumières de comportements transgressifs et sont parfois une invitation à d autres comportements à risques voire délinquants. Ex : prix du tabac, déjà en 2011 plus de 18% des cigarettes consommées étaient issues de contrebande, retrait du permis de conduire, augmentation constante des conducteurs conduisant sans permis. On peut également citer l exemple des stages de sensibilisation aux dangers de l usage de stupéfi ants qui préfi gurent au traitement pénal de l usage actuel, une évolution vers une politique de contraventionnalisation de cette consommation. L effi cacité de ces stages comme le montre l étude de l OFDT, publiée en 2012, est des plus limitée. Pour certains l effet de ceux-ci se résumera à ce qu il «redouble d efforts pour ne pas se faire prendre la fois suivante». Promouvoir une prévention tenant compte des réalités sociales et de la dangerosité des comportements sans prétendre l associer à un dispositif de contrôle social pour en augmenter l effi cacité. Les effets pervers peuvent être contre productifs Réévaluer signifi cativement pour les travailleurs sociaux et les professionnels de santé, les contenus des formations initiales en ce qui concernent les problématiques de l addictologie et les modes spécifi ques d intervention dans ce champ Inventer et promouvoir des cursus pour des anciens usagers désireux de se former pour intervenir dans le dispositif spécialisé. Permettre à ces derniers de bénéfi cier d une formation en cours d emploi et d accéder à terme, par des passerelles, à une réelle qualifi cation. Cahier d acteurs Débat régional SNS

40 Mairie d Amiens La Municipalité d Amiens a fait le choix de centrer son action sur le champ de la santé globale et tout particulièrement, mais sans l exclure, le volet en amont du soin : la prévention et la promotion des dépistages. A l heure où les besoins en matière d information augmentent, la Ville d Amiens a voulu un lieu spécialement dédié aux questions de Santé porté par le service Municipal de Santé Publique créé en Baptisée Maison Prévention Santé (MPS), cet espace de 400 m², situé au 39 rue Robert de Luzarches, regroupe en un lieu unique, le Service Communal d Hygiène et de Santé Environnementale et le Service Municipal de Santé Publique. Espace d accueil et de prévention, cette structure vise à promouvoir les comportements favorables à la santé, et conforter une démarche partenariale. Coordonnées : Mairie d Amiens Service Municipal de Santé Publique Place de l Hôtel de Ville Amiens Cedex 1 Site internet : Contacts : [email protected] Tél Fax La Municipalité d Amiens a décidé d être un acteur à part entière de la promotion de la santé à Amiens et à rechercher à ce que chacun puisse bénéficier d un parcours santé. Deux approches complémentaires «Etre opérateur à travers la Maison Prévention santé» et «Etre promoteur à travers le Programme Local de Santé» déclinent cette volonté. Par cette complémentarité opérateur et promoteur, la Ville fait sienne la problématique des inégalités de santé à travers principalement l accès aux droits et le renoncement aux soins. En s appuyant sur une démarche de santé communautaire, la Ville invite les acteurs locaux à impliquer la population à toutes les phases de leurs projets. Elle a décidé de porter la démarche territoriale de santé en assurant aujourd hui l animation du PLS et demain le CLS. Le PLS repose sur une mise en cohérence des politiques locales et des principaux plans nationaux de santé publique et du Programme Régional de Santé de Picardie (PRSP). Elle doit aussi apporter une réponse aux priorités de santé exprimées des habitants lors des diagnostics partagés. Comment lutter contre les inégalités sociales santé? La lutte contre les inégalités sociales de santé doit permettre un accès à «un parcours de santé pour chacun». Pour la Ville d Amiens, elle se traduit, parmi d autres paramètres, par un meilleur accès aux droits et la lutte contre le renoncement aux soins. Certains freins aux DROITS sont inhérents aux dispositifs eux-mêmes. La complexité des démarches, des problèmes d accessibilité accrus (remplacement d un accueil physique par une borne informatique) des problèmes de compréhension des différents dispositifs (CMU-C, etc.) sont réels. La perception de la personne de son ETAT DE SANTE est un facteur du renoncement aux soins. Le rapport à son image, à son corps, vont infl uer sur la pertinence à se soigner. La prévention et les dépistages ne suscitent que peu d adhésion du fait d une diffi culté à se projeter dans l avenir, d un décalage avec leurs priorités immédiates et d une source potentielle d annonce de problèmes supplémentaires. Enfi n, les freins aux SOINS peuvent être également inhérents aux dispositifs de soins. Les prises en charge non compatibles avec des délais trop longs pour les rendez-vous avec un spécialiste, un non accompagnement dans l observance des prescriptions, un refus de prise en charge, la non application du tiers payant, sont autant d écueils. Ce constat doit amener à une mobilisation autour du «Parcours de santé pour chacun» à travers les pistes d action suivantes : Le développement d une démarche de santé communautaire tant au niveau des professionnels que des publics. Une information adaptée, compréhensible et diversifiée permettant un accès à tous au préventif comme au curatif. Une formation régulière des professionnels. Une mise en réseau des acteurs. Un effort de simplification au sein des institutions et un souci de se rendre compréhensible de tous. La valorisation des personnes (estime de soi, savoir-faire, etc.). Un accompagnement individuel des personnes vers et pendant les parcours de soins par des médiateurs santé. Comment développer la promotion de la santé? Le développement de la promotion de la santé passe par la participation active des habitants. Elle ne doit pas rester au stade de concept mais être bien une réalité concrète. La Ville incite les acteurs de terrain à ce que le plus grand nombre de leurs actions s appuie sur une démarche en santé communautaire Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

41 Depuis 2006 ont été mises en place des actions reposant sur une mobilisation de femmes adhérentes à différentes associations autour d un même thème. Chaque action est pilotée par une d entre elles. Deux groupes d une vingtaine de femmes des quartiers ont été formés non seulement sur le contenu des messages à promouvoir sur les thèmes identifi és à travers les diagnostics partagés, mais aussi à l animation et à la médiation santé. Ainsi «Ambassadrices santé» d Etouvie et d Amiens Nord à travers une démarche d éducation à la santé par les pairs et d empowerment, promeuvent le dépistage organisé du cancer du sein et une alimentation équilibrée accessible à faible budget auprès d autres femmes des quartiers d Amiens. Aucune action sur ces thèmes n est engagée par le Service Municipal de Santé Publique sans une co-construction avec elles. Ce partenariat est effectif à travers «les questions santé avec les quartiers» (partie intégrante des «rencontres santé d Amiens») portées par la Ville d Amiens. Le soutien apporté à ces deux projets illustre la volonté de la Ville à développer la démarche ASV sur l ensemble des territoires prioritaires afi n que l empowerment des habitants soit une réalité. Comment organiser les acteurs de prévention et promotion sur les territoires? La Ville d Amiens promeut une démarche territoriale sur l ensemble du territoire communal: le Programme Local de santé ou PLS. Il est attendu la convergence des politiques de santé en englobant l ensemble du territoire de la commune. Il repose sur une volonté politique affichée et partagée de la part de l ensemble de partenaires institutionnels et une ingénierie à la hauteur des objectifs fi xés. Son organisation repose sur une gouvernance partagée et surtout sur une ingénierie, clef de voute du dispositif, qui lui permettent d être toujours une réalité 10 ans après sa création. L ingénierie, a permis de mettre en œuvre plusieurs préconisations de l évaluation du PLS en Elle porte 9 éléments clés du PLS d Amiens : - La mobilisation des crédits de droit commun et de droit spécifique est un des éléments majeurs du PLS. La dynamique engagée a permis un tour de table des différents financeurs : l ARS de Picardie, la Ville d Amiens, la CPAM de la Somme, le Conseil général de la Somme pour le droit commun et l ACSé, Amiens Métropole, le Conseil général de la Somme pour le droit spécifique. - L observation du territoire a pour vocation principale d être une aide à la gouvernance. Elle se fait à travers 2 outils : le Profi l Santé de Ville, recueil de données épidémiologiques et sociodémographiques et les diagnostics partagés à partir du ressenti des habitants et des acteurs locaux. - L animation territoriale permet le développement de la thématique santé sur les quartiers politique de la Ville en lien avec les chefs de projet et facilite l émergence des projets. - L appel à projets commun a pour objectifs de mobiliser de manière concertée et articulée les différents crédits de droit commun et de droit spécifi que, de faciliter les démarches des porteurs de projet par la mise en place d un guichet unique et d un dossier unique et d apporter un accompagnement méthodologique les porteurs de projets et une aide à la rédaction. - Les journées santé, moments forts dans la vie du réseau, elles sont des temps d informations, d échanges et de réfl exions partagées. Toute aussi importante, la possibilité donnée aux acteurs locaux de se rencontrer, se connaître et disposer d un référent identifi é dans chaque structure. - Les temps «échange de pratiques et harmonisation des connaissances» répondent à un triple objectif de valorisation des actions locales remarquables, d organisation de temps de formation et d harmonisation des connaissances à l échelon de la commune. Les thèmes sont choisis en fonction des demandes émanant du terrain. - Les groupes de travail ont été mis en place afi n d amener les acteurs en santé à contribuer à la réfl exion engagée à travers le PLS. Ils ont débouché sur l élaboration du guide ressource des acteurs locaux en santé, et proposition de pistes d action sur l Accès aux droits et le renoncement aux soins. - Le site Internet du PLS a pour objectifs de donner plus de lisibilité sur le PLS, de faire circuler l information, d identifier et valoriser les actions locales et de créer un espace ressources partagé pour les partenaires institutionnels. - Les visites sur site ont pour objectif de maintenir un lien direct avec les structures en dehors des périodes d appel à projets. C est l occasion pour les porteurs de projets de présenter concrètement aux membres du comité technique leurs actions. Cahier d acteurs Débat régional SNS

42 L Assurance maladie Le Régime Général de l Assurance maladie compte 58,8 millions de bénéfi ciaires. Aujourd hui 87% de la population française est assurée par la CNAMTS pour prévenir les risques de la vie : maladie, maternité, invalidité, accident ou maladie professionnelle qui fi nance 86% de l ensemble des dépenses d Assurance Maladie (150,1 milliards d euros de prestations nettes ont été versées en 2012). Ce service public confi é à la Caisse primaire d Assurance maladie (CPAM) et au service du contrôle médical dans chaque département, a pour objectifs la solidarité et l égal accès aux soins de tous ses assurés. Coordonnées : CPAM de l Aisne Adresse : 29 bd Roosevelt Saint-Quentin Site Internet : Tél Fax Contact : [email protected] CPAM de l Oise Adresse : 1 rue de Savoie BP Beauvais cedex Site Internet : Tél Fax Contact : [email protected] CPAM de la Somme Adresse : 8 place Louis Sellier Amiens cedex 1 Site Internet : Tél Fax Contact : [email protected] ASSUREUR SOLIDAIRE EN SANTÉ, l Assurance maladie s emploie à faciliter l accès aux droits et à l acquisition d une assurance complémentaire santé, à assurer des remboursements rapides et fiables, à communiquer sur les tarifs. Une attention particulière est portée à la protection des populations les plus fragiles. L Assurance maladie agit pour améliorer l accès aux soins et la qualité de la prise en charge des patients tant dans le champ de la prévention que du curatif. Elle contribue à préserver l offre de soins en facilitant les coordinations (médecin-traitant, ville/hôpital). Son action consiste aussi, par l effet des conventions nationales avec les professionnels de santé libéraux, à améliorer la répartition géographique des médecins, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes en fonction des besoins des populations. En collaboration avec l Agence Régionale de Santé de Picardie, elle accompagne l installation des professionnels de santé libéraux, favorise leur coordination au sein de maisons pluridisciplinaires ou encore leur contribution à la permanence de soins. Chaque jour, l Assurance maladie rencontre les professionnels et établissements de santé, afin de promouvoir les bonnes pratiques, le dépistage et la prévention des maladies. A cet effet, elle entretient également des relations suivies avec leurs représentants professionnels. En collaboration avec les autres régimes, elle veille à la dispensation du juste soin au juste coût, par l information et les contrôles. Elle lutte enfin contre les fraudes, afin de garantir la pérennité de notre système de protection sociale. Chaque jour, l Assurance maladie génère des centaines de millions de données de remboursement, qui lui permettent de comprendre la manière dont les assurés sociaux sont soignés et d analyser avec une précision croissante les pathologies et processus de soins. Son approche médico-économique est celle du «juste soin au juste coût», afi n de garantir la pérennité de notre système de protection sociale. La Caisse nationale d Assurance maladie (CNAMTS) peut ainsi remettre chaque année au gouvernement ses propositions et pistes de réfl exion pour améliorer la qualité et l effi cience des soins. Si notre pays présente de bons résultats de santé (progrès de l espérance de vie, faible mortalité infantile ou par maladie cardiovasculaire ) et un reste à charge maîtrisé pour les assurés, les inégalités sociales de santé restent importantes. Au cœur du fi nancement du système de santé, l Assurance Maladie, en relation avec les usagers et professionnels de santé, a rejoint le diagnostic posé par la Stratégie Nationale de Santé (SNS) et en soutient pleinement la démarche. Elle déploie depuis plusieurs années de nouveaux leviers et services de gestion du risque, afi n de : - Développer l éducation à la santé, la prévention médicalisée et l éducation thérapeutique. - Faciliter l accès aux soins en régulant la démographie médicale et simplifi ant la gestion des droits. - Aider à structurer la médecine de parcours à partir des soins de premier recours dans le cadre conventionnel. - Améliorer la qualité et la pertinence des pratiques (iatrogénie, antibiothérapie, interventions, etc.) Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

43 La lutte contre les inégalités sociales de santé En remboursant les soins à tous les assurés sans distinction d âge, de revenu, de santé, l Assurance maladie s emploie à réduire les inégalités sociales de santé. Chacun peut ainsi accéder aux soins dont il a besoin, à tout moment sur l ensemble du territoire et en être remboursé en quelques jours. Des dispositifs spécifi ques permettent l accès aux droits des plus fragiles (CMU complémentaire, Aide à la Complémentaire Santé). Ce dispositif comporte bien sûr des limites que l Assurance maladie s emploie quotidiennement avec les pouvoirs publics à corriger. Elle encourage ainsi les professionnels de santé à modérer leurs tarifs (conventionnement, dépassements d honoraires). Elle les incite à offrir le tiers-payant quand l avance des frais ferait obstacle à l accès aux soins. En complément, l Assurance Maladie développe de multiples actions de sensibilisation à l attention de la population. Elle conduit des campagnes de prévention et de dépistage (vaccination antigrippale, dépistage des cancers, prévention buccodentaire), avec une vigilance particulière pour les populations vulnérables. Les centres d examens de santé de l Assurance maladie proposent tous les cinq ans à l ensemble de la population un dépistage de maladies accessibles aux traitements. Désormais les populations en situation de fragilité sont mieux identifi ées. Grâce aux données collectées, l examen de santé est adapté à leur situation. Elle propose également à ses assurés des services destinés à entretenir leur capital santé (Santé Active, Sophia). L objectif de ces actions est de permettre à chacun d être informé des moyens d agir pour sa santé. Point central du dispositif, le message, ses formes et ses vecteurs (SMS, appels téléphoniques, accueil physique, mail, courrier) sont adaptés aux habitudes de vie de nos publics. Développer la promotion de la santé As-tu pensé à te laver les mains avant de manger? N oublie pas de te brosser tes dents avant d aller au lit! Ces conseils de parents ou entendus à l école apportent les premières connaissances et compétences en matière de santé. C est le début d un apprentissage qui se poursuit tout au long de notre vie, sous de multiples formes. Apporter à chacun une information scientifi quement fondée et dénuée d intérêt commercial permet de lutter contre les inégalités sociales de santé. 8 français sur 10 considèrent qu il est du rôle de l Assurance Maladie de les informer et les accompagner sur les sujets de santé. A cet effet, elle développe l information en santé mise à disposition des assurés, via notamment les sites Internet ameli.fr ; ameli-sante.fr et ameli-direct.fr. Elle multiplie depuis quelques années des services visant le «juste soin au juste coût» : - Santé Active propose aux assurés de préserver leur capital santé. Toute personne désireuse de modifi er ses habitudes de vie peut ainsi selon ses besoins, bénéfi cier de plusieurs mois d accompagnement personnalisé (en nutrition, santé du dos ou du cœur), au travers de conseils et d informations personnalisés, d un coaching en ligne ou d ateliers collectifs. Accessible gratuitement et sur simple demande cette offre existe aujourd hui dans les espaces Santé Active de certains départements, dont la Somme. - SOPHIA, Service d accompagnement de l Assurance Maladie pour les maladies chroniques, accompagne les patients diabétiques et prochainement les patients asthmatiques à mieux prendre en charge leur maladie. Ce service gratuit vise à réduire les complications et la fréquence des troubles associés à la maladie, en offrant un suivi personnalisé du patient en liaison avec le médecin-traitant (envoi de brochures, suivi téléphonique régulier par un infi rmier ). - PRADO, Programme de retour à domicile, organise le retour à domicile après hospitalisation. Il permet au patient qui le souhaite de retourner chez lui lorsque l hospitalisation n est plus jugée nécessaire par l équipe médicale, tout en bénéfi ciant d une prise en charge de qualité à domicile. D abord mis en place pour accompagner les femmes après accouchement, ce service est aujourd hui proposé à des patients insuffi sants cardiaques ou suite à certaines interventions orthopédiques. Ce dispositif assure si besoin le lien avec des intervenants sociaux (prestataires d aide-ménagère ou de portage des repas, notamment). Organiser les acteurs de prévention et de promotion de la santé sur les territoires La prévention occupe une plus grande place dans un système historiquement concentré sur le curatif. Le médecin-traitant (choisi par plus de 91 % des assurés) en est un acteur clef. Son rôle n a eu cesse de se renforcer, dans le suivi médical, la coordination des intervenants autour du «parcours de soins préventif/curatif» du patient. Fait majeur dans le cadre des négociations conventionnelles, la prévention est désormais placée au cœur de sa rémunération, une part variable étant désormais liée à l atteinte d objectifs de santé publique (vaccination, dépistage des cancers, prise en charge du diabète). L Assurance Maladie dispose de leviers majeurs pour contribuer à la politique de prévention (fi nancement, maillage territorial, savoir-faire dans les programmes, négociations avec les professionnels de santé, évaluation...). Mais son action ne saurait être effi cace seule. C est l action coordonnée de l ensemble des acteurs qui permettra de relever les défi s de notre système de santé. Cahier d acteurs Débat régional SNS

44 Interm Aide (loi 1901) Objectifs : 1- Mise en place d une instance de médiation sociale et culturelle afi n de favoriser l accès des personnes en diffi culté aux institutions, aux administrations, aux services et, permettre aux différentes structures de mieux prendre en compte les diffi cultés et la culture des usagers sur l ensemble de l agglomération creilloise. 2- Viser à terme l autonomie de ces publics. 3- Participer à la promotion sociale des habitants de l agglomération creilloise. 4- Contribuer à la reconnaissance d un nouveau métier par l action des médiatrices sociales et culturelles. Coordonnées : Association Interm Aide 2 rue des Acacias CREIL Contacts : [email protected] Tél Fax Activités de médiation : Accueillir, écouter, informer, orienter, expliquer le fonctionnement des institutions et des administrations, accompagner, traduire les codes culturels et administratifs, traduire les langues. Action collective «Prévention et accès aux soins» : Des réunions d informations et discussions ont été mises en place depuis le dernier trimestre 2008 au sein de l association avec le médecin de la Permanence d accès aux soins de santé du Centre hospitalier de Creil afin de : - Sensibiliser les personnes à la nécessité, non seulement de la prise en charge des soins, mais aussi du suivi régulier afin de prévenir d éventuels problèmes de santé. - Fournir une occasion de prise de contact avec le médecin de la PASS, le but étant de lever les freins à un contact direct avec l hôpital et avec le monde médical en général. En santé, notre action s effectue soit à partir de l aspect administratif, soit à partir d accompagnement individualisé vers des praticiens ou des services de soins appropriés, soit à partir de l action collective de prévention. L accompagnement dans le secteur de la santé reste une démarche diffi cile dans la mesure où les médiatrices doivent être l interprète de diagnostics pas toujours faciles à accepter et à expliquer. C est une des spécifi cités de leur fonction et cela illustre la nécessaire confi ance qui doit exister entre l équipe d Interm Aide et les personnes en demande. Accompagnement individuel (synthèse 2012) Principales structures concernées : Soins : Centre hospitalier Général de Creil, autres hôpitaux, médecins généralistes et spécialistes, polyclinique, centres d imagerie, infi rmiers, kinésithérapeutes, centre médico- psychologique (CMP), centre médico-psychopédagogique (CMPP), laboratoires. Services administratifs : Caisse primaire d assurance maladie de Creil, Caisse régionale d assurance maladie, mutuelles, etc objets d entretien (soit près de 21% du total général) sont dénombrés dans ce secteur d activité et 224 accompagnements ont été réalisés dont 14 à la demande de structures. Interm Aide est signataire d une convention avec le Centre hospitalier général de Creil depuis Cette convention a pour effet de reconnaître offi ciellement le travail effectué depuis 1999 pour des patients du Centre Hospitalier Général tout autant que le service rendu aux personnels médicaux lors des interventions (traduction des codes culturels et administratifs, traduction des langues). La pérennisation de l intervention des médiatrices étant liée à l octroi de subventions, les prestations de 44 - Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

45 services perçues suite à leurs interventions dans le domaine hospitalier sont essentielles pour l existence même d Interm Aide. 49 % des accompagnements à l hôpital concernent les pôles maternité / gynécologie. Pour la grande majorité, ils concernent des femmes n ayant pas la maîtrise de la langue française et des personnes n ayant pas l accès aux soins. Concernant la Caisse primaire d assurance maladie de Creil, il s agit notamment de compléter des dossiers de demandes de Ccouverture maladie universelle, de Ccouverture maladie universelle complémentaire et d Aide médicale d État, mais aussi de compléter différents formulaires concernant des changements de situations (naissances, transferts de dossiers...). Ce travail permet aux personnes de présenter un dossier complet ; ce qui permet de le traiter plus rapidement. 793 motifs d entretien sont liés à la CPAM dont 168 concernent la CRAM. Comme indiqué en avant-propos, 350 dossiers CMU ont été expliqués et complétés par les médiatrices sociales et culturelles. Nous précisons qu un minimum de 30 minutes est consacré par dossier. Ceci représente 175 heures au minimum de mobilisées en 2012 pour les seuls dossiers CMU. Ce partenariat a fait l objet d une subvention de la part de la CPAM de Creil de 2004 à 2009 et de 2011 à 2012, gage de reconnaissance de l intérêt du travail des médiatrices auprès des usagers de cette institution. Action collective «Prévention et accès aux soins» : Les thématiques sont réfl échies et choisies avec les usagers, proposées par la médiatrice coordinatrice et préparées, animées par le médecin de la PASS. Les médiatrices participent et permettent la traduction des informations, quand les personnes ne maîtrisent pas la langue française. Rappel : Cette action a connu un départ diffi cile. En effet, il avait fallu sensibiliser les médiatrices et les usagers au bien fondé de la mise en place d une action collective sans reproduire les actions déjà en place sur l agglomération. En 2009, nous avions constaté que par un vocabulaire médical adapté, des projections schématisées et des explications simplifi ées, certains bénéfi ciaires avaient été sensibilisés aux thématiques proposées. D autres avaient mieux appréhendé leur pathologie, leur peur de partager leur souffrance, leur peur du médecin. Nous avions constaté dès fi n 2009 que les usagers parlaient directement avec le médecin, le questionnait. Chaque fi n de séance, l association offre un goûter à l ensemble des participants. Des documents en lien avec l intervention leurs sont remis individuellement. Récapitulatif de l action Prévention et accès aux soins 2012 : Thèmes abordés : Maladie de Crohn - La migraine - L asthme - Les vaccinations - Les brûlures - Les règles - abondantes L arthrose du genou - La cataracte. Synthèse 2012 : Nous indiquons que 124 usagers ont participé aux rencontres au siège de l association. Pour chaque action collective proposée, nous notons un brassage culturel, social importants, un brassage inter générationnel grandissant. Les échanges avec le médecin intervenant sont devenus spontanés. Enfi n, nous soulignons une mixité des genres pour 5 actions collectives cette année. Autres actions collectives : Dépistage du cancer du sein Intervenante : Docteur Chantal DE SEZE de l ADECASO. 21 femmes présentes. L équilibre alimentaire : Action mise en place par J.D., étudiante en dernière année de BTS Economie sociale et familiale au lycée Jules Uhry de Creil : 12 usagers présents dont 1 homme. Les accidents domestiques : Action mise en place par A.D., étudiante en dernière année de BTS Economie sociale et familiale au lycée Jules Uhry de Creil : 18 usagers présents dont 1 homme. Diffi cultés d accès aux soins / les droits universels : action menée en partenariat avec La Lligue des droits de l Homme : 25 usagers présents. La Marche contre le cancer dans les rues de Creil : 9 personnes accompagnées par une médiatrice dont 2 hommes. Dans le cadre de la semaine européenne de vaccination, la ville de Creil, en partenariat avec l Offi ce privé d hygiène sociale a organisé, le 25/04 une journée de vaccination. Interm Aide s est associée à cette démarche en accompagnant un couple et leur enfant afi n qu ils puissent bénéfi cier des vaccins gratuits. Aucun n était vacciné. Au total, ce sont donc 212 usagers qui ont participé aux actions de sensibilisation et de prévention dans le domaine de la santé en Cahier d acteurs Débat régional SNS

46 L APSAS a été créée en 2008 grâce à un partenariat entre la CARSAT Nord-Picardie, la MSA et le RSI de Picardie dans le but de favoriser la prévention de la dégradation de la santé et de la perte d autonomie des seniors par le développement d un partenariat élargi et la mutualisation des actions dans la région Picarde. L APSAS a pour mission de déployer sur le territoire picard des actions de prévention, d éducation pour la santé, du bien vieillir, de l éducation thérapeutique et toute action visant à préserver l autonomie des personnes vieillissantes. Pour ce faire, elle s appuie sur des programmes ou des outils qui lui sont fournis et qu elle utilise en en garantissant la propriété intellectuelle (Ateliers du Bien Vieillir, PEPS Euréka, Ateliers Nutrition Santé, Seniors au Volant...). Coordonnées : Association Picarde pour la Santé et l Autonomie des Seniors 27 Rue Frédéric Petit AMIENS Site internet : [email protected] Tél Association Picarde pour la Santé et l Autonomie des Seniors Coordonner les acteurs pour favoriser les actions probantes et de qualité. Le parcours de prévention et la coordination des acteurs. Travailler ensemble pour un maximum de bénéficiaires. Coordonner les acteurs pour favoriser les actions probantes et de qualité Face à la diversité de l offre en matière de prévention santé, il n est pas toujours aisé pour le public, mais également pour les collectivités locales souhaitant commander des actions pour leurs administrés, de distinguer les actions de qualité. Si nous prenons l exemple des actions proposées aux seniors, plusieurs organismes peuvent être amenés à proposer des «Ateliers Mémoires», mais ceux-ci ne sont pas tous de qualité égale. Certains sont des programmes nationaux, conçus par des experts et ayant bénéfi - ciés d évaluations, tandis que d autres vont se contenter d un condensé de petits exercices trouvés dans des livres ou sur internet. Mais la distinction pour le public cible ne sera pas forcément aisée à faire, d autant qu il sera souvent plus sensible à d autres arguments tels que le coût, le niveau d engagement ou la connaissance de l animateur de l atelier. Les différents professionnels ont donc tout intérêt à se coordonner afi n de pouvoir proposer le meilleur aux bénéfi ciaires de leurs actions (connaître ce qui se fait déjà pour ne pas recréer, mutualiser les moyens, les connaissances, les outils ). La création d une association telle que l AP- SAS, permet de proposer des actions de qualités reconnues nationalement et ayant fait l objet d une évaluation. Ces actions peuvent se mettre en place sur l ensemble d un territoire (la Picardie) en intervenant au niveau le plus proche des personnes (la commune éventuellement le canton parfois le quartier pour les zones très urbaines). Les collectivités peuvent faire appel à ses services pour leurs administrés et des salariés de structures partenaires peuvent être formés pour animer directement les actions de l association, d où la possibilité d un travail partenarial renforcé et privilégié Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

47 Le parcours de prévention et la coordination des acteurs Ce travail partenarial privilégié doit aussi garantir et permettre la continuité des actions, primordiale en matière de prévention. La prévention santé, si elle est évidemment plus effi cace, si elle est précoce, peut tout de même se proposer à tout âge, et chez les seniors, elle reste prépondérante pour retarder les effets du vieillissement et la dépendance. Pour cela, elle ne doit cependant pas rester ponctuelle. en place une action. Si cette commune travaille conjointement avec une ou plusieurs communes alentours, il sera plus facile de trouver le nombre de personnes nécessaires à l organisation d une action. C est pourquoi nous proposons d introduire la notion de parcours de prévention qui vise à établir une continuité dans les actions suivies par les bénéfi ciaires et l évaluation dans la durée. Ce pourrait être l occasion de travailler sur la complémentarité des actions proposées par les différents professionnels sur un territoire. En effet, l outil de ce parcours, s il est bien réalisé, permettra aux bénéfi ciaires de recenser les actions auxquelles ils auront participées, et de l inciter à poursuivre leurs engagements dans des actions de prévention en proposant d autres thèmes et la liste des opérateurs. Ces actions pourraient être classées par niveau de prévention (bilan, prise de conscience / information, sensibilisation, modifi cation des comportements soutenus par l action). Travailler ensemble pour un maximum de bénéficiaires La coordination des acteurs et la mise en commun des moyens devraient également permettre de proposer les actions à un maximum de personnes. Par exemple, sur une seule commune, le nombre de personnes intéressées n est parfois pas suffi sant pour mettre Cahier d acteurs Débat régional SNS

48 Centre Horizon de l Aisne Centre de Soins, d Accompagnement et de Prévention en Addictologie INÉGALITÉS SOCIALES DE SANTÉ : - Services à proximité des lieux de vie (locaux et personnel dédiés : renforcer les équipes existantes) pour faciliter la mise en réseau ; aide à la prise en charge des transports. - Coupler aide aux parents et prévention dès le plus jeune âge accessibles à toutes les familles : mutualisation des compétences des parents (expérience et savoir-faire). - Implanter des points «ressources» destinés aux enfants et à leur parents dès le collège. PROMOTION DE LA SANTÉ : - Mobiliser les politiques, les territoires, les communautés. - Développer la promotion de la santé dès le plus jeune âge dans différents espaces. - Faciliter la formation sur la thématique de la promotion de la santé auprès de tous types de professionnels. - Travailler dans la proximité. ACTEURS DE PRÉVENTION ET PROMOTION DE LA SANTÉ : - Faire se rencontrer les différents acteurs de prévention (échanges et harmonisation des pratiques). - Inscrire les compétences psychosociales comme thématique transversale. - Actions sur du long terme avec financements pérennes. - Evaluation et valorisation des programmes. Coordonnées : Centre Horizon de l Aisne 10 rue de la Chaussée Romaine Saint-Quentin Contacts : [email protected] Tél Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

49 Comment lutter contre les inégalités sociales de santé? Afi n de faciliter la rencontre entre les usagers et les structures, il serait intéressant : - D envisager une mise à disposition des services à proximité des lieux de vie, ce qui nécessite du personnel supplémentaire pour renforcer les équipes ainsi que la mise à disposition de locaux par les municipalités. Cette option permettrait de plus de faciliter les échanges entre professionnels de proximité et donc la mise en réseau. - De faciliter les déplacements vers les lieux de soins en apportant une aide à la prise en charge des transports, sous forme de navettes (moins onéreux que le dispositif taxi/vsl). Pour que les services bénéfi cient à tous, il s agirait de coupler un dispositif d aide aux parents avec un dispositif de prévention dès le plus jeune âge. Un tel type de service pourrait être porté par une institution «généraliste» type ARS, CAF ou CPAM et serait accessible à toutes les familles, pas uniquement celles en diffi - cultés sociales. Ce type d approche, en individuel et en collectif, permettrait de mutualiser les compétences des parents en s appuyant sur leur expérience et leur savoir-faire (groupe d entraide parental). Afi n de suppléer la santé scolaire, implanter des points «ressources» destinés aux enfants et à leur parents, de manière systématique, et ceci dès le collège. Ces points «ressources» pourraient être généralistes, à la fois sur ce qui se passe dans l établissement scolaire, à la maison, dans les activités : écoute, orientation. Comment développer la promotion de la santé? Il serait pertinent de : - Mobiliser les politiques, les territoires, les communautés autour du thème de la promotion de la santé : rendre chacun acteur. Ne pas être uniquement dans l axe du soin. - Développer la promotion de la santé dès le plus jeune âge dans différents espaces afi n que chacun puisse y avoir accès quelle que soit la structure fréquentée : en milieu scolaire (dans chaque matière), en milieu de loisirs, dans les structures à vocation sociale, en milieu associatif... Pour cela, faciliter la formation sur la thématique de la promotion de la santé auprès de tous types de professionnels afi n de développer un langage commun, cohérent auprès des bénéfi ciaires. Travailler dans la proximité, dans l éducation avec des référents pédagogues. Comment organiser les acteurs de prévention et promotion de la santé sur les territoires? Plusieurs axes pourraient être développés : - Faire se rencontrer les différents acteurs de prévention et mettre en place des temps d échange et d harmonisation des pratiques : donner de la cohérence au discours diffusé auprès du public, identifi er les «spécialités» des différentes structures de prévention, mutualiser les compétences. - Inscrire le développement des compétences psychosociales comme thématique transversale (par exemple, arrêter de parler des addictions avec une approche par produit). - Donner aux acteurs les moyens de s engager auprès du public sur du plus long terme en leur octroyant des fi nancements pérennes, ceci permettant également d éviter l aspect «concurrence» des appels à projets. - Valoriser les pratiques de prévention qui fonctionnent bien afi n de diffuser au plus grand nombre des temps d échange sur la prévention : accompagner l évaluation des programmes, par l attribution de moyens fi nanciers spécifi ques. Cahier d acteurs Débat régional SNS

50 La Conférence du territoire Aisne Sud dont la composition est réglementairement arrêtée par le Directeur de l ARS est située sur le territoire de Château-Thierry, Laon, Soissons. Conférence du territoire Aisne Sud Coordonnées : Conférence du territoire Aisne Sud ARS DE PICARDIE Délégation territoriale de l Aisne Cité Administrative LAON Cedex Contacts : [email protected] Tél Fax La contribution du Président de la Conférence du Territoire Aisne Sud est décrite ci-après et repose sur trois principes : - Coordination, - Accessibilité, - Prévention. Cette contribution s attache à proposer des actions concrètes et faciles à mettre en oeuvre répondant à ces trois principes. Intervention des professionnels de santé et des associations des usagers dans le cadre de la promotion de la santé auprès de l éducation nationale. Travail sur la modifi cation de l image du «malade» pour éviter un sentiment d exclusion sociale. Favoriser le e-learning dans le domaine de la santé. L enfant ne doit pas servir d intermédiaire dans le cadre de la prévention et de la promotion de la santé. Il doit être sensibilisé à titre individuel. La promotion de la santé auprès des parents doit se faire dans le cadre de réunions parents/ professeurs ou dans le cadre de manifestations festives organisées au sein des établissements scolaires (Kermesses ). Favoriser l utilisation des SMS pour la promotion de la santé auprès des jeunes. Favoriser l implication des praticiens dans le développement du DMP et clarifi er les droits d accès et de déversement des informations dans le DMP. Permettre aux médecins de disposer d espaces de partage et de travail en équipe médicale en lien avec les équipes pluri-professionnelles. Favoriser la diffusion par la HAS d un rapport sur les activités des centres nationaux de référence Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

51 Le CIDFF80 exerce une mission d intérêt général confi ée par l Etat dont l objectif est de favoriser l autonomie sociale, professionnelle et personnelle des femmes et de promouvoir l égalité entre les femmes et les hommes. Le CIDFF80 informe, oriente et accompagne le public, et en priorité les femmes, dans les domaines de l accès au droit, de la lutte contre les violences faites aux femmes, de l accès à la santé et la vie relationnelle, de la formation professionnelle et de l emploi. Dans le cadre de l accès à la santé et la vie relationnelle, le CIDFF80 tient une antenne régionale d information et d orientation sur l interruption volontaire de grossesse et sur les moyens de contraception à destination de tout public. le CIDFF80 réalise également des animations collectives auprès des jeunes. Coordonnées : CIDFF80 2 e étage - 50 rue Riolan amiens Contacts : [email protected] Tél Fax Centre d information sur les droits des femmes et des familles de la Somme Notre association oeuvre dans l accès à la santé pour tous avec un axe prioritaire concernant l interruption volontaire de grossesse et les moyens de contraception. A travers nos activités, il est essentiel de travailler sur divers axes : Garantir l accès aux soins à tous en tenant compte des particularités des divers publics concernés et de couvrir l ensemble du territoire de la région de la Picardie avec une attention particulière aux zones les plus «sinsitrées» au regard des statistiques. Diffuser et développer une information claire ciblée et responsabilisante pour le grand public en matière d offres de soins. Mettre en place une meilleure coordination des acteurs de prévention et promotion de santé sur les territoires en privilégiant la mutualisation des compétences et le travail en partenariat. Point sur les effectifs des professionnels de santé afin de couvrir le territoire rural. La lutte contres les inégalités sociales de santé passe par la mise en place d actions à la fois aux plus démunis mais également aux classes dites «moyennes» qui souffrent de plus en plus de l augmentation du coût de la vie (absence de complémentaire de santé en raison des pratiques tarifaires, problème de remboursement des médicaments, prise en charge des soins spécifi ques...) et qui retardent de ce fait leur prise en charge en terme de santé pour des raisons fi nancières. Les jeunes constituent également un public spécifi que (population en cours d insertion professionnelle) pour qui les questions de santé ne sont pas leurs préoccupations premières. C est pourquoi pour lutter contre ces inégalités sociales de santé, il est important de prendre en compte l ensemble de la population et non les plus démunis. L objectif étant de permettre l accessibilité des offres de soins à tous sur tout le territoire avec une attention particulière à la ruralité. A travers nos actions sur la vie affective et sexuelle, nous observons par exemple que le public et particulièrement les plus jeunes est conscient du risque d une grossesse en cas de rapports sexuels non protégés mais évoque rarement les infections sexuellement transmissibles. C est pourquoi sur cet axe, il pourrait être intéressant de développer une stratégie d informations sur la double protection : contraception/ivg et les IST à travers notamment des campagnes nationales de communication. Cahier d acteurs Débat régional SNS

52 AIDES est une association nationale de lutte contre le VIH-SIDA et les hépatites virales. Reconnue d utilité publique depuis 1990, elle œuvre dans : la prévention, la réduction des risques et le dépistage auprès des populations particulièrement vulnérables. l accompagnement pour l accès aux droits et le soutien aux soins des personnes vivant avec le VIH et/ou une hépatite virale. la représentation et le plaidoyer pour une transformation sociale plus favorable aux malades et aux populations vulnérables. le soutien et l accompagnement aux associations de lutte contre le VIH- SIDA à l international. Coordonnées : AIDES 19 rue de la Dodane Amiens Site internet : Contacts : [email protected] Tél Collectif Interassociatif Sur la Santé de Picardie Ses principes d action : Démarche de santé communautaire et de promotion de la santé : faire avec et pour les communautés/populations touchées ou particulièrement exposées. Pour que la SNS ne soit pas seulement une déclaration de bonnes intentions : Intégration et participation des citoyens à la démarche d élaboration de la SNS : mise en place d un recueil de besoins et des attentes à l échelle locale avec une attention particulière aux populations vulnérables et en situation d exclusion. Investir réellement dans la prévention et la promotion de la santé et élaborer des modalités de fi nancements plus pérennes pour les associations qui la mettent en oeuvre. Faire une place aux acteurs de la prévention dans le parcours de santé des citoyens et renforcer les liens et la coordination avec le secteur médico-social et hospitalier. Pour réduire les inégalités sociales de santé, soutenir la démarche d»aller vers» les populations les plus vulnérables et les plus exclues. Soutenir la démocratie sanitaire trop souvent réduite à de la simple consultation et laisser à ces acteurs plus d autonomie pour l élaboration de réponses adaptées aux besoins de santé dans les régions. Soutenir l innovation et la rechercheaction en prévention et en promotion de la santé Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

53 Établissement public situé à ALBERT à environ 30 kms d Amiens accueillant une population de 325 élèves de la 6 e à la 3 e. Classe d âge : de 10 ans à 16 ans. Collège Jean Moulin Education à l équilibre alimentaire en lien avec l activité sportive. Éduquer les collégiens de la 6 e à la 4 e à l équilibre alimentaire, lutter contre l obésité et l anorexie. Développer de bonnes habitudes alimentaires au collège et dans les familles pour un mieux être physique et psychique. Développer des habitudes alimentaires adaptées à l éducation nutritionnelle et créer un lien avec l activité physique. Coordonnées : Collège Jean Moulin 1 rue de Bécourt ALBERT Site internet : Contacts : Mail : ce [email protected] Tél Fax Cahier d acteurs Débat régional SNS

54 Centre Hospitalier de Beauvais 2 e Centre Hospitalier Général de Picardie. 958 lits. Siège du SAMU ère Maternité de Picardie. Unité Spécialisée d hospitalisation pour les patients Alzheimer de 103 lits et accueil de jour. L accès aux soins est une préoccupation sur la Picardie et sur certains territoires en particulier. Cela se traduit par des retards de prise en charge, des dépistages tardifs, des ruptures dans la chaîne de soins et des fuites de patientèle hors région. Cette situation s explique par différents facteurs : une démographie médicale défaillante, un recours aux soins souvent tardif, une coordination imparfaite... Pour répondre à ces problématiques, la démarche engagée au titre de la SNS revêt une importance capitale car elle va permettre de donner du souffl e aux initiatives locales telles que le projet d EPHAD HORS LES MURS développé en partenariat par le CG 60 et la CH20 ou le projet de la Communauté d agglomération du Beauvaisis pour attirer, fi déliser de nouveaux professionnels de santé. L accès aux soins est une préoccupation sur la Picardie et sur certains territoires en particulier. Cela se traduit par des retards de prise en charge, des dépistages tardifs, des ruptures dans la chaîne de soins et des fuites de patientèle hors région. Cette situation s explique par différents facteurs : une démographie médicale défaillante, un recours aux soins souvent tardif, une coordination imparfaite... Pour répondre à ces problématiques, la démarche engagée au titre de la SNS revêt une importance capitale car elle va permettre de donner du souffl e aux initiatives locales telles que le projet d EPHAD HORS LES MURS développé en partenariat par le CG 60 et la CH20 ou le projet de la Communauté d agglomération du Beauvaisis pour attirer, fi déliser de nouveaux professionnels de santé. Le travail engagé sur le développement de parcours de santé construits et coordonnés (oncologie, personnes âgées...) et la recherche de solutions visant à compenser la démographie défaillante des professionnels de santé (outils de l e.sante par exemple) doivent être encouragés. Coordonnées : Centre Hospitalier Beauvais Avenue Léon Blum BP Beauvais Cedex Contacts : [email protected] Tél Cahier d acteurs Débat régional SNS 2014

55

56

57

58 ARS de Picardie - Service communication - janv. 2014

«Politique des ARS pour les seniors»

«Politique des ARS pour les seniors» «Politique des ARS pour les seniors» Claude EVIN, Directeur Général de l Agence Régionale de Santé d Ile-de-France XX/XX/XX L ARS, acteur majeur de la politique de santé et d accompagnement au service

Plus en détail

Organiser une permanence d accès aux soins de santé PASS

Organiser une permanence d accès aux soins de santé PASS Établissements de santé Droits et accueil des usagers Organiser une permanence d accès aux soins de santé PASS Recommandations et indicateurs Préface Faire face aux inégalités de santé qui touchent tout

Plus en détail

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL 1 REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION L assistant de service social exerce de façon qualifiée, dans le cadre d un mandat

Plus en détail

Maisons de Santé Pluridisciplinaires. Conditions d éligibilité à des soutiens financiers

Maisons de Santé Pluridisciplinaires. Conditions d éligibilité à des soutiens financiers Maisons de Santé Pluridisciplinaires Conditions d éligibilité à des soutiens financiers Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) visent à offrir à la population, sur un même lieu, un ensemble de

Plus en détail

Pôle de compétence en promotion de la santé région Centre en Promotion de la Santé en Région Centre. Salon des formations en promotion de la santé

Pôle de compétence en promotion de la santé région Centre en Promotion de la Santé en Région Centre. Salon des formations en promotion de la santé Fédération Régionale des Acteurs FRAPS Pôle de compétence en promotion de la santé région Centre en Promotion de la Santé en Région Centre Salon des formations en promotion de la santé Mardi 20 janvier

Plus en détail

La prévention : caractéristique du positionnement de la Mutualité Française sur l ensemble de son offre

La prévention : caractéristique du positionnement de la Mutualité Française sur l ensemble de son offre La prévention : caractéristique du positionnement de la Mutualité Française sur l ensemble de son offre Avril 2011 La longue expérience de la Mutualité Française dans la mise en œuvre d actions de prévention,

Plus en détail

La santé des jeunes Rhônalpins en insertion

La santé des jeunes Rhônalpins en insertion La santé des jeunes Rhônalpins en insertion Diagnostic commun et actions partenariales URML, URHAJ et MFRA CRDSU (centre de ressources et d'échanges pour le développement social urbain) 12 octobre 2012

Plus en détail

Allocution d ouverture de Jean DEBEAUPUIS, Directeur Général de l Offre de soins

Allocution d ouverture de Jean DEBEAUPUIS, Directeur Général de l Offre de soins Allocution d ouverture de Jean DEBEAUPUIS, Directeur Général de l Offre de soins Université d été de la performance en santé - 29 août 2014- Lille Monsieur le président, Monsieur le directeur général,

Plus en détail

Contribution de la Mutualité Française Centre à la Stratégie Nationale de Santé. Tours

Contribution de la Mutualité Française Centre à la Stratégie Nationale de Santé. Tours Contribution de la Mutualité Française Centre à la Stratégie Nationale de Santé Tours Débat régional du 13 février 2014 Chantier n 1 du programme Gaspar : développer les conventionnements tiers payant

Plus en détail

Votre partenaire pour construire une offre de santé adaptée aux territoires. Les services de soins et d accompagnement de la Mutualité Française

Votre partenaire pour construire une offre de santé adaptée aux territoires. Les services de soins et d accompagnement de la Mutualité Française Les services de soins et d accompagnement de la Mutualité Française Prévenir - Soigner - Accompagner Votre partenaire pour construire une offre de santé adaptée aux territoires Qui est la Mutualité Française?

Plus en détail

«La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.»

«La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.» 39 e Congrès de la Mutualité Française Résolution générale «La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.» La crise financière, économique, sociale et écologique frappe durement notre pays,

Plus en détail

La santé. Les établissements de l entité Mutualité Santé Services

La santé. Les établissements de l entité Mutualité Santé Services 1 solidaire Apporter une réponse concrète aux besoins de la population en matière de santé, selon des principes fondamentaux de solidarité et d entraide. Développer un important réseau d œuvres sanitaires

Plus en détail

2.1 - Améliorer l offre de soins sur le Pays

2.1 - Améliorer l offre de soins sur le Pays Module 2 : Services à la population 2.1 - Améliorer l offre de soins sur le Pays réservée : 400 000 OBJECTIFS STRATÉGIQUES - Développer les solidarités locales et l'accessibilité de tous aux services (Axe

Plus en détail

L hôpital dans la société. L expérience du CHU de Paris, l AP HP. Pierre Lombrail, Jean-Yves Fagon

L hôpital dans la société. L expérience du CHU de Paris, l AP HP. Pierre Lombrail, Jean-Yves Fagon L hôpital dans la société. L expérience du CHU de Paris, l AP HP. Pierre Lombrail, Jean-Yves Fagon Colloque Santé et Société Quels déterminants de santé et quel système de soins pour la santé de toute

Plus en détail

CAHIER DES CHARGES Pour la mise en œuvre d une maison de santé pluridisciplinaire En Lot-et-Garonne

CAHIER DES CHARGES Pour la mise en œuvre d une maison de santé pluridisciplinaire En Lot-et-Garonne CAHIER DES CHARGES Pour la mise en œuvre d une maison de santé pluridisciplinaire En Lot-et-Garonne Les patients ont besoin d une réponse de proximité et d une prise en charge globale qui nécessite une

Plus en détail

ANNUAIRE SANTE. Structures Missions Site Internet Téléphone Domaines Secteurs Informations complémentaires

ANNUAIRE SANTE. Structures Missions Site Internet Téléphone Domaines Secteurs Informations complémentaires ANNUAIRE SANTE Structures Missions Site Internet Téléphone Domaines Secteurs Informations complémentaires IREPS : Instance Régionale d Education et de Promotion de la Santé Poitou-Charentes (4 antennes

Plus en détail

Réseau de Santé du Pays des Vals de Saintonge Pôle de santé du Canton d Aulnay de Saintonge MSP Aulnay et Néré PROJET D AULNAY PSP

Réseau de Santé du Pays des Vals de Saintonge Pôle de santé du Canton d Aulnay de Saintonge MSP Aulnay et Néré PROJET D AULNAY PSP Réseau de Santé du Pays des Vals de Saintonge PROJET D AULNAY MSP PSP Réseau de santé de proximité Historique Objectifs Particularités Avenir Réseau de Santé du Pays des Vals de Saintonge MAISON DE SANTE

Plus en détail

«Améliorer les parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d autonomie»

«Améliorer les parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d autonomie» DOSSIER PAERPA «Améliorer les parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d autonomie» 1 _ SOMMAIRE Quelques données chiffrées 3 Les initiatives déjà engagées pour améliorer les parcours de

Plus en détail

CONVENTION TRIENNALE D OBJECTIFS POUR LES QUARTIERS POPULAIRES 2013 / 2015. entre LA MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTÉ,

CONVENTION TRIENNALE D OBJECTIFS POUR LES QUARTIERS POPULAIRES 2013 / 2015. entre LA MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTÉ, CONVENTION TRIENNALE D OBJECTIFS POUR LES QUARTIERS POPULAIRES 2013 / 2015 entre LA MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTÉ, LA MINISTRE DÉLÉGUÉE AUX PERSONNES AGÉES ET A L AUTONOMIE, LA MINISTRE

Plus en détail

La Mutualité. Française. Rhône. dans le. Des services de soins et d accompagnement mutualistes pour une santé solidaire

La Mutualité. Française. Rhône. dans le. Des services de soins et d accompagnement mutualistes pour une santé solidaire La Mutualité Française Rhône dans le Des services de soins et d accompagnement mutualistes pour une santé solidaire Des valeurs qui font la différence Edito La Mutualité Française Responsabilité CHACUN

Plus en détail

Contact chargées de mission FEHAP Centre : Magali BASTELICA, [email protected], 06 45 55 50 12 Nathalie PERPINIAL,

Contact chargées de mission FEHAP Centre : Magali BASTELICA, magali.bastelica@fehap.fr, 06 45 55 50 12 Nathalie PERPINIAL, Contact chargées de mission FEHAP Centre : Magali BASTELICA, [email protected], 06 45 55 50 12 Nathalie PERPINIAL, [email protected], 06 74 72 73 78 SOMMAIRE Pourquoi la FEHAP intervientelle

Plus en détail

Référentiel Officine

Référentiel Officine Référentiel Officine Inscrire la formation dans la réalité et les besoins de la pharmacie d officine de demain - Ce référentiel décrit dans le cadre des missions et des activités du pharmacien d officine

Plus en détail

P atients S anté T erritoires

P atients S anté T erritoires H ôpital P atients S anté T erritoires L exercice regroupé dans les services de santé Une action coordonnée des professionnels en faveur des patients De plus en plus de professionnels de santé ont depuis

Plus en détail

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Annexe II Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

La Mutualité en chiffres

La Mutualité en chiffres La Mutualité en chiffres Édition 2012 La Mutualité en chiffres Édition 2012 La Mutualité, acteur principal de la complémentaire santé page 5 La complémentaire santé dans l activité des mutuelles Les prestations

Plus en détail

Mention : STAPS. Sport, Prévention, Santé, Bien-être. Objectifs de la spécialité

Mention : STAPS. Sport, Prévention, Santé, Bien-être. Objectifs de la spécialité Mention : STAPS Sport, Prévention, Santé, Bien-être Objectifs de la spécialité L'objectif de la spécialité «Sport, Prévention, Santé, Bien être» est de doter les étudiants de compétences scientifiques,

Plus en détail

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique A R D E Q A F Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique 1.1 Définition de la profession et du contexte de l intervention p. 2 1.2 Le référentiel d activités du Diplôme

Plus en détail

LE FINANCEMENT. MSPD Eric Fretillere Conseil Régional de l Ordre des Médecins d Aquitaine CDOM 47Page 1

LE FINANCEMENT. MSPD Eric Fretillere Conseil Régional de l Ordre des Médecins d Aquitaine CDOM 47Page 1 LE FINANCEMENT Il ne faut pas se le cacher, le financement est une difficulté et de nombreuses maisons médicales dans les 10 dernières années, qui fonctionnaient de manière satisfaisante, sont «décédées»

Plus en détail

Prévention des conduites addictives : des sciences sociales aux pratiques locales

Prévention des conduites addictives : des sciences sociales aux pratiques locales Colloque régional de prévention des addictions Mardi 31 mars 2015 Clermont-Ferrand Prévention des conduites addictives : des sciences sociales aux pratiques locales Appels à communication Le Pôle de référence

Plus en détail

SUPPLEMENT AU DIPLÔME

SUPPLEMENT AU DIPLÔME SUPPLEMENT AU DIPLÔME Le présent supplément au diplôme (annexe descriptive) suit le modèle élaboré par la Commission européenne, le Conseil de l'europe et l'unesco/cepes. Le supplément vise à fournir des

Plus en détail

Cahier des charges des maisons de santé pluri-professionnelles pouvant bénéficier d un soutien financier

Cahier des charges des maisons de santé pluri-professionnelles pouvant bénéficier d un soutien financier DGOS/PF3/CdC MSP PF3 R2 DSS RB 21 07 10 Cahier des charges des maisons de santé pluri-professionnelles pouvant bénéficier d un soutien financier L article L. 6323-3 du code de la santé publique prévoit

Plus en détail

La Mutualité Française Limousin

La Mutualité Française Limousin La Mutualité Française Limousin Un mouvement pour une santé solidaire en région 87 Haute-Vienne 23 Creuse 19 Corrèze Le mouvement mutualiste : un acteur majeur de la santé. La Fédération nationale de la

Plus en détail

Au profit des apprentis du bâtiment et des travaux publics

Au profit des apprentis du bâtiment et des travaux publics DOSSIER DE PRESSE PARTENARIAT CCCA-BTP et PRO BTP Au profit des apprentis du bâtiment et des travaux publics Bernard Charpenel / CCCA-BTP Signature de la convention et point presse 10 mars 2010 0 SOMMAIRE

Plus en détail

L exercice pluriprofessionnel des soins primaires en Maison et Pôle de Santé

L exercice pluriprofessionnel des soins primaires en Maison et Pôle de Santé L exercice pluriprofessionnel des soins primaires en Maison et Pôle de Santé Dr Jean Jacques ANTOINE FEMALOR 14 Juin 2012 METZ 57 1 Déclara'on d intérêts J ai actuellement ou j ai eu au cours des trois

Plus en détail

Annexe 2 Les expressions du HCAAM sur la coordination des interventions des professionnels autour du patient

Annexe 2 Les expressions du HCAAM sur la coordination des interventions des professionnels autour du patient Annexe 2 Les expressions du HCAAM sur la coordination des interventions des professionnels autour du patient Dans son avis de 2012 «L assurance maladie : les options du HCAAM» qui synthétise l ensemble

Plus en détail

TIC pour la santé et l'autonomie : évaluation des services rendus et modèles économiques, une approche nécessairement pluridisciplinaire

TIC pour la santé et l'autonomie : évaluation des services rendus et modèles économiques, une approche nécessairement pluridisciplinaire TIC pour la santé et l'autonomie : évaluation des services rendus et modèles économiques, une approche nécessairement pluridisciplinaire Telecom Bretagne, Institut Telecom M@rsouin, CREM [email protected]

Plus en détail

MIEUX COMPRENDRE LE SYSTÈME DE SANTÉ POUR SE SOIGNER

MIEUX COMPRENDRE LE SYSTÈME DE SANTÉ POUR SE SOIGNER Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.cmu.fr www.ameli.fr www.securite-sociale.fr + 3646 MIEUX COMPRENDRE LE SYSTÈME DE SANTÉ POUR SE SOIGNER ACS CMU Caisse Primaire d Assurance Maladie 5, avenue

Plus en détail

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS 1. RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL D ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ 2. RÉFÉRENTIEL ACTIVITÉS 3. RÉFÉRENTIEL DE 4. RÉFÉRENTIEL DE CERTIFICATION 5. RÉFÉRENTIEL DE FORMATION

Plus en détail

_GUIDE À L ATTENTION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ_

_GUIDE À L ATTENTION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ_ _GUIDE À L ATTENTION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ_ INTRODUCTION L accès à la contraception, sans autorisation parentale, est un droit pour les mineur(e)s. Néanmoins, dans la réalité, les jeunes ayant besoin

Plus en détail

Projet de santé. Nom du site : N Finess : (Sera prochainement attribué par les services de l ARS) Statut juridique : Raison Sociale :

Projet de santé. Nom du site : N Finess : (Sera prochainement attribué par les services de l ARS) Statut juridique : Raison Sociale : Projet de santé Nom du site : N Finess : (Sera prochainement attribué par les services de l ARS) Statut juridique : Raison Sociale : Adresse du siège social : Téléphone : Mail : Version : Etablie en date

Plus en détail

MIEUX COMPRENDRE LE SYSTÈME DE SANTÉ POUR SE SOIGNER

MIEUX COMPRENDRE LE SYSTÈME DE SANTÉ POUR SE SOIGNER Pour en savoir plus, rendez-vous sur : MIEUX COMPRENDRE LE SYSTÈME DE SANTÉ POUR SE SOIGNER www.cmu.fr www.ameli.fr www.securite-sociale.fr + 3646 ACS CMU Caisse Primaire d Assurance Maladie 657 boulevard

Plus en détail

1 ère partie Amont de l'hôpital : organiser la permanence des soins une obligation médicale!

1 ère partie Amont de l'hôpital : organiser la permanence des soins une obligation médicale! Plan «Urgences» 1 ère partie Amont de l'hôpital : organiser la permanence des soins une obligation médicale! Fiche 1.1 La permanence des médecins généralistes Mesure 1 Assurer la permanence de soins Mesure

Plus en détail

TIC et Santé à domicile

TIC et Santé à domicile TIC et Santé à domicile Opportunités européennes à l horizon 2015-2020 Présentation Mars 2012 Etude multi clients réalisée par le cabinet CODA Strategies CODA STRATEGIES 4 rue Galvani 75838 Paris Cedex

Plus en détail

La Mutualité en chiffres Édition 2011

La Mutualité en chiffres Édition 2011 La Mutualité en chiffres Édition 2011 La Mutualité en chiffres Édition 2011 La Mutualité, acteur principal de la complémentaire santé page 6 Sommaire Message du directeur général de la Mutualité Française

Plus en détail

Nous pouvons faire beaucoup ensemble

Nous pouvons faire beaucoup ensemble Santé Prévoyance Protéger Prévenir Aider Soigner Solidariser Nous pouvons faire beaucoup ensemble Protéger Pour préserver ce bien inestimable qu est la santé En complément de la Sécurité sociale, la Mutuelle

Plus en détail

2 ans du Pôle Autonomie Santé Information en Essonne : Un GCSMS au service d un projet coopératif de santé

2 ans du Pôle Autonomie Santé Information en Essonne : Un GCSMS au service d un projet coopératif de santé Atelier n 11 Monter un parcours de soins sur une approche territoriale ciblée 2 ans du Pôle Autonomie Santé Information en Essonne : Un GCSMS au service d un projet coopératif de santé Françoise ELLIEN,

Plus en détail

CDAJE 16 mai 2014 COMMISSION DÉPARTEMENTALE D ACCUEIL DES JEUNES ENFANTS. MICRO CRECHE - CDAJE 16 mai 2014

CDAJE 16 mai 2014 COMMISSION DÉPARTEMENTALE D ACCUEIL DES JEUNES ENFANTS. MICRO CRECHE - CDAJE 16 mai 2014 CADRE DÉPARTEMENTAL DE RÉFÉRENCE CDAJE À l intention des élus municipaux et leurs représentants, des institutions, de l ensemble des acteurs de la petite enfance et des porteurs de projet. CDAJE 16 mai

Plus en détail

La Mutualité Française

La Mutualité Française La Mutualité Française en Pays de la Loire Un mouvement pour une santé solidaire en région en Pays de la Loire : une représentation régionale pour défendre l accès à la santé pour tous Les mutuelles Premier

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

CONFERENCE NATIONALE DU HANDICAP. Relevé des conclusions

CONFERENCE NATIONALE DU HANDICAP. Relevé des conclusions PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE Service de presse Paris, le 11 décembre 2014 CONFERENCE NATIONALE DU HANDICAP Relevé des conclusions A l occasion de la Conférence nationale du handicap du 11 décembre 2014,

Plus en détail

CHAPITRE I Plan d Action et Développement 2011-2015 : l heure du bilan

CHAPITRE I Plan d Action et Développement 2011-2015 : l heure du bilan CHAPITRE I Plan d Action et Développement 2011-2015 : l heure du bilan 2 Plan d Action et Développement 2011-2015 : l heure du bilan Depuis le début des années 2000 3 domaines d actions : Les hébergements

Plus en détail

Le projet de loi relatif à l adaptation de la société au vieillissement

Le projet de loi relatif à l adaptation de la société au vieillissement Le projet de loi relatif à l adaptation de la société au vieillissement DOSSIER PRESSE Mars 2015 Contact : [email protected] www.social-sante.gouv.fr Introduction Le projet de loi relatif à

Plus en détail

À tout moment. une mutuelle sur qui compter

À tout moment. une mutuelle sur qui compter À tout moment une mutuelle sur qui compter Harmonie Mutualité, votre partenaire santé Votre entreprise vous permet de bénéficier d une complémentaire santé collective Harmonie Mutualité. En nous rejoignant,

Plus en détail

Référentiel métier de Directeur des Soins en établissement et en institut de formation mars 2010

Référentiel métier de Directeur des Soins en établissement et en institut de formation mars 2010 Référentiel métier de Directeur(trice) des soins Ce référentiel intègre à la fois le métier Directeur(trice) des soins en établissement et celui de Directeur(trice) des soins en institut de formation paramédicale.

Plus en détail

Quel avenir pour les équipes mobiles de soins palliatifs?

Quel avenir pour les équipes mobiles de soins palliatifs? Quel avenir pour les équipes mobiles de soins palliatifs? Aude Le Divenah Praticien hospitalier, chargée de mission, Direction de l hospitalisation et de l organisation des soins Les soins palliatifs se

Plus en détail

La protection sociale qui comprend les indépendants, je suis pour!

La protection sociale qui comprend les indépendants, je suis pour! SOLUTIONS ENTREPRENEUR La protection sociale qui comprend les indépendants, je suis pour! Sophie B. Commerçante prévoyance épargne retraite ARTISANS, COMMERÇANTS, PROFESSIONS LIBÉRALES, INDÉPENDANTS......

Plus en détail

Mettre en place de plateformes inter-opérables mutualisées d informations et de services.

Mettre en place de plateformes inter-opérables mutualisées d informations et de services. 7 points pour garantir un bel avenir de la e-santé en France... by Morgan - Dimanche, janvier 30, 2011 http://www.jaibobola.fr/2011/01/avenir-de-la-e-sante-en-france.html La Recherche et le développement

Plus en détail

POUR LE DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE D EST ENSEMBLE 2014-2017

POUR LE DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE D EST ENSEMBLE 2014-2017 LE PACTE : un outil pragmatique et partenarial au service des habitants et des acteurs économiques POUR LE DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE D EST ENSEMBLE 2014-2017 Depuis sa création Est Ensemble a fait du

Plus en détail

Nouveaux rôles infirmiers : une nécessité pour la santé publique et la sécurité des soins, un avenir pour la profession

Nouveaux rôles infirmiers : une nécessité pour la santé publique et la sécurité des soins, un avenir pour la profession Position adoptée par Conseil national de l Ordre des infirmiers le 14 septembre 2010 Nouveaux rôles infirmiers : une nécessité pour la santé publique et la sécurité des soins, un avenir pour la profession

Plus en détail

CAHIER DES CHARGES INFIRMIER-ÈRE DIPLÔMÉ-E

CAHIER DES CHARGES INFIRMIER-ÈRE DIPLÔMÉ-E Madame/Monsieur 1. DÉFINITION DE LA FONCTION Au service du projet institutionnel, la titulaire du poste : Exerce dans un cadre législatif et un contexte sanitaire connus (loi sur l exercice professionnel,

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE NOUVELLES GARANTIES PRÉVOYANCE

DOSSIER DE PRESSE NOUVELLES GARANTIES PRÉVOYANCE DOSSIER DE PRESSE NOUVELLES GARANTIES PRÉVOYANCE Protection ACCIDENT Protection HOSPI Capital ÉQUIPEMENT HANDICAP / DÉPENDANCE Contact presse : Stéphanie ARREGROS Responsable Communication Tél. : 01 64

Plus en détail

Equipe mobile SMES CH Sainte-Anne (Paris)

Equipe mobile SMES CH Sainte-Anne (Paris) Equipe mobile SMES CH Sainte-Anne (Paris) 1. Contexte local Géographie La psychiatrie adulte de l hôpital Sainte-Anne est orientée vers 7 secteurs psychiatriques adultes, que ce soit pour les hospitalisations,

Plus en détail

Classifier le handicap épileptique avec ou sans autres déficiences associées. Réponses médico-sociales.

Classifier le handicap épileptique avec ou sans autres déficiences associées. Réponses médico-sociales. Classifier le handicap épileptique avec ou sans autres déficiences associées. Réponses médico-sociales. 1 Les outils de mesure existants et description du handicap épileptique Il ne s agit pas ici de mesurer

Plus en détail

APPEL A PROJET ARS DE CORSE GROUPE D ENTRAIDE MUTUELLE POUR PERSONNES CEREBRO LESEES CAHIER DES CHARGES

APPEL A PROJET ARS DE CORSE GROUPE D ENTRAIDE MUTUELLE POUR PERSONNES CEREBRO LESEES CAHIER DES CHARGES APPEL A PROJET ARS DE CORSE GROUPE D ENTRAIDE MUTUELLE POUR PERSONNES CEREBRO LESEES CAHIER DES CHARGES Les Groupes d Entraide Mutuelle (GEM) ont pour objet d offrir aux personnes adultes handicapées un

Plus en détail

Observations sur l avant-projet de loi, Loi sur l aménagement durable du territoire et l urbanisme

Observations sur l avant-projet de loi, Loi sur l aménagement durable du territoire et l urbanisme Observations sur l avant-projet de loi, Loi sur l aménagement durable du territoire et l urbanisme Déposé à la Commission de l aménagement du territoire de l Assemblée nationale du Québec Dans le cadre

Plus en détail

Aide à l installation des Maisons de Santé Pluridisciplinaires en zones médicalement sous équipées

Aide à l installation des Maisons de Santé Pluridisciplinaires en zones médicalement sous équipées Pôle Culture, Sport, Santé, Associations Secteur Santé Aide à l installation des Maisons de Santé Pluridisciplinaires en zones médicalement sous équipées Nom du demandeur: Intitulé du projet : Contact

Plus en détail

Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets

Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets Les services publics locaux de l environnement : des services discrets mais moteurs de développement Depuis leur mise en

Plus en détail

MUT @ctu.net La lettre d information électronique de la Mutualité Française Aquitaine

MUT @ctu.net La lettre d information électronique de la Mutualité Française Aquitaine MUT @ctu.net La lettre d information électronique de la Mutualité Française Aquitaine N 13 : 30 mars 2011 Priorité Santé Mutualiste : un kit de communication pour permettre aux mutuelles de promouvoir

Plus en détail

Mieux comprendre la protection sociale

Mieux comprendre la protection sociale Mieux comprendre la protection sociale www.cnrs.fr Direction des ressources humaines Service du développement social Septembre 2010 1 - En préambule Premier volet : ma protection sociale en quelques lignes

Plus en détail

Une association qui entreprend au service de l intérêt général

Une association qui entreprend au service de l intérêt général Une association qui entreprend au service de l intérêt général Des métiers au service du lien social L UFCV, UNE ASSOCIATION QUI ENTREPREND AU SERVICE DE L INTÉRÊT GÉNÉRAL 1907 Naissance de l Union Parisienne

Plus en détail

Présentation du réseau documentaire régional en éducation pour la santé. Jeudi 4 juin 2009 BLOIS

Présentation du réseau documentaire régional en éducation pour la santé. Jeudi 4 juin 2009 BLOIS Présentation du réseau documentaire régional en éducation pour la santé Jeudi 4 juin 2009 BLOIS Programme de la journée 10h30 10h50 11h30 12h00 12h30 Etat des lieux 2008 des centres de ressources en éducation

Plus en détail

Titre de la Table citoyenne Offre de soins, accès aux soins

Titre de la Table citoyenne Offre de soins, accès aux soins Titre de la Table citoyenne Offre de soins, accès aux soins Organisée par : Délégation des Hautes-Alpes de la Mutualité Française Paca, ADRETS, UDESS05, la CRESS (Chambre Régionale de l Économie Sociale

Plus en détail

Dossier de presse. Adaptation des logements à la perte d autonomie : Des moyens renforcés pour 2013. 19 Mars 2013

Dossier de presse. Adaptation des logements à la perte d autonomie : Des moyens renforcés pour 2013. 19 Mars 2013 Dossier de presse Adaptation des logements à la perte d autonomie : Des moyens renforcés pour 2013 19 Mars 2013 Contacts presse : Myra Frapier-Saab 06 70 10 82 24 1 Les enjeux Le nombre croissant de personnes

Plus en détail

LE PROJET QUALITE-GESTION DES RISQUES- DEVELOPPEMENT DURABLE

LE PROJET QUALITE-GESTION DES RISQUES- DEVELOPPEMENT DURABLE LE PROJET QUALITE-GESTION DES RISQUES- DEVELOPPEMENT DURABLE 1 LA POLITIQUE QUALITE-GESTION DES RISQUES Depuis 2003, la Direction s engage à poursuivre, la démarche qualité et à développer une gestion

Plus en détail

Contribution de Médecins du Monde

Contribution de Médecins du Monde Contribution de Médecins du Monde Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et les exclusions des 10 et 11/12/12 Thématique Hébergement / logement Cette contribution fait suite à la participation

Plus en détail

EOVI MANAGER À CHACUN SA PARTITION À CHACUN SES SOLUTIONS

EOVI MANAGER À CHACUN SA PARTITION À CHACUN SES SOLUTIONS EOVI MANAGER À CHACUN SA PARTITION À CHACUN SES SOLUTIONS SANTÉ PRÉVOYANCE ÉPARGNE RETRAITE la qui renouvelle la mutuelle Dirigeants et salariés de petites structures... Vous êtes déjà nombreux à nous

Plus en détail

Offre santé 2015 FGMM-CFDT

Offre santé 2015 FGMM-CFDT SOMILOR - HARMONIE MUTUELLE Offre santé 2015 FGMM-CFDT Réservée aux adhérents régime général La FGMM-CFDT a négocié pour vous une complémentaire santé groupe SOMILOR-HARMONIE MUTUELLE. Bénéficiez de tous

Plus en détail

Centre national de la danse Mesures en faveur de la formation, de l insertion, des conditions de vie et de la diversité des jeunes créateurs

Centre national de la danse Mesures en faveur de la formation, de l insertion, des conditions de vie et de la diversité des jeunes créateurs Centre national de la danse Mesures en faveur de la formation, de l insertion, des conditions de vie MARDI Contact presse Ministère de la Culture et de la Communication Délégation à l information et à

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. Améliorer l hébergement des plus défavorisés : Un plan triennal pour réduire le recours aux nuitées hôtelières

DOSSIER DE PRESSE. Améliorer l hébergement des plus défavorisés : Un plan triennal pour réduire le recours aux nuitées hôtelières DOSSIER DE PRESSE Améliorer l hébergement des plus défavorisés : Un plan triennal pour réduire le recours aux nuitées hôtelières Paris, le mardi 3 février 2015 Contact presse Ministère du Logement, de

Plus en détail

TERRITOIRES ET SANTE

TERRITOIRES ET SANTE TERRITOIRES ET SANTE UNE REPONSE A L EVOLUTION DE LA DEMOGRAPHIE DES PROFESSIONNELS DE SANTE ET A L AMELIORATION DE L AMENAGEMENT DU TERRITOIRE : LES MAISONS DE SANTE PLURIDISCIPLINAIRES GUIDE DE MISE

Plus en détail

Participation des habitants et contrats de ville Quels enjeux? Quelle mise en oeuvre?

Participation des habitants et contrats de ville Quels enjeux? Quelle mise en oeuvre? Participation des habitants et contrats de ville Quels enjeux? Quelle mise en oeuvre? Note réalisée par l Observatoire Régional de l Intégration et de la Ville (ORIV) septembre 2014 Eléments de contexte

Plus en détail

Contributions françaises à la problématique internationale de la protection sociale des travailleurs informels et de leurs familles.

Contributions françaises à la problématique internationale de la protection sociale des travailleurs informels et de leurs familles. Contributions françaises à la problématique internationale de la protection sociale des travailleurs informels et de leurs familles. Un groupe de travail se réunit sous la Présidence de Pierre BURBAN au

Plus en détail

SANTE ECOLE ENSEIGNANTS

SANTE ECOLE ENSEIGNANTS SANTE ECOLE ENSEIGNANTS Formation des directeurs 13 mai 2014 Nadine Colin, déléguée MGEN SANTE ECOLE ENSEIGNANTS 1. La MGEN, acteur de santé? 2. Eléments de réflexion et de débats 3. Dispositifs et outils

Plus en détail

Assurance Maladie Obligatoire /Assurance Maladie Complémentaire : guichet unique et reste à charge

Assurance Maladie Obligatoire /Assurance Maladie Complémentaire : guichet unique et reste à charge Assurance Maladie Obligatoire /Assurance Maladie Complémentaire : guichet unique et reste à charge Colloque de Lyon du 5, 6 et 7 janvier 2012 1 Plan de l intervention 1. Présentation MFP Services : Union

Plus en détail

contrat local de santé du grand nancy Période : 2013-2017

contrat local de santé du grand nancy Période : 2013-2017 contrat local de santé du grand nancy Période : 2013-2017 1 SOMMAIRE introduction Contexte législatif et réglementaire Eléments de diagnostic Priorités partagées et engagement des partenaires PRIORITé

Plus en détail

10 ENGAGEMENTS, 30 PROPOSITIONS DE LA MAJORITÉ DÉPARTEMENTALE «Avec vous, une Saône et Loire innovante et attractive»

10 ENGAGEMENTS, 30 PROPOSITIONS DE LA MAJORITÉ DÉPARTEMENTALE «Avec vous, une Saône et Loire innovante et attractive» 10 ENGAGEMENTS, 30 PROPOSITIONS DE LA MAJORITÉ DÉPARTEMENTALE «Avec vous, une Saône et Loire innovante et attractive» Préambule Si l actuelle majorité peut indéniablement se prévaloir d un très bon bilan,

Plus en détail

Note de synthèse Assurance Maladie. Information des professionnels de santé sur les produits de santé mars 2011

Note de synthèse Assurance Maladie. Information des professionnels de santé sur les produits de santé mars 2011 Note de synthèse Assurance Maladie Information des professionnels de santé sur les produits de santé mars 2011 Au début des années 2000, l Assurance Maladie a commencé à construire puis développer une

Plus en détail

CHARTE BUDGET PARTICIPATIF

CHARTE BUDGET PARTICIPATIF CHARTE BUDGET PARTICIPATIF PREAMBULE Depuis 2001, la Ville de Paris a associé les Parisiens de façon accrue à la politique municipale, en s appuyant notamment sur les conseils de quartier, les comptes

Plus en détail

Nouveau plan greffe : Axes stratégiques pour l avenir

Nouveau plan greffe : Axes stratégiques pour l avenir Extrait Communiqué de presse Saint-Denis, le 12 avril 2012 Nouveau plan greffe : Axes stratégiques pour l avenir La dynamique du plan greffe 2000-2003 a généré un essor sans précédent de près de 50 % de

Plus en détail

Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être

Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être CONFERENCE DE HAUT-NIVEAU DE L UE ENSEMBLE POUR LA SANTÉ MENTALE ET LE BIEN-ÊTRE Bruxelles, 12-13 juin 2008 Slovensko predsedstvo EU 2008 Slovenian

Plus en détail

ARRÊTÉ du. Projet d arrêté fixant le programme d'enseignement de santé et social en classe de seconde générale et technologique

ARRÊTÉ du. Projet d arrêté fixant le programme d'enseignement de santé et social en classe de seconde générale et technologique RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère de l Éducation nationale NOR : MENE1007267A ARRÊTÉ du Projet d arrêté fixant le programme d'enseignement de santé et social en classe de générale et technologique Le Ministre

Plus en détail

lv. Fiches de présentation des Maisons de Santé Pluridisciplinaires P.16

lv. Fiches de présentation des Maisons de Santé Pluridisciplinaires P.16 P.3! " P.7! # $!%& # $!# $ ' (") P.9 *$ (") +,(") a) )! " #$ %$ lv. Fiches de présentation des Maisons de Santé Pluridisciplinaires P.16 & ' (()# " )2 #% * +,,,- - -$. / 0 ()./ *. 1 - -() * 2+,3+ 1 (.

Plus en détail

LIVRET D ACCUEIL. Solidarité Doubs Handicap

LIVRET D ACCUEIL. Solidarité Doubs Handicap LIVRET D ACCUEIL POLE MEDICO-SOCIAL Services Accueil de Vie Services Habitat et Social Animation Socio-Culturelle POLE TRAVAIL PROTEGE Edition du 30 juin 2014 Solidarité Doubs Handicap SOLIDARITE DOUBS

Plus en détail

Le décret du 2 mars 2006 a institué le Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique de niveau V.

Le décret du 2 mars 2006 a institué le Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique de niveau V. Siège social : 9 bis, rue Armand Chabrier 47400 TONNEINS Tél. : 05.53.64.61.57 Fax : 05.53.64.63.12 e-mail : [email protected] Site : www.adesformations.fr Antenne de Bazas 7 chemin Larriou 33430 BAZAS

Plus en détail

N O R D - P A S D E C A L A I S

N O R D - P A S D E C A L A I S NORD-PAS DE CALAIS NORD-PAS DE CALAIS Ensemble pour une éco-rénovation responsable de notre habitat Avant-propos Dans une région où le poids du parc de logements anciens publics et privés prédomine, l

Plus en détail

«Les actions publiques en faveur de l action aux soins de proximité»

«Les actions publiques en faveur de l action aux soins de proximité» «Les actions publiques en faveur de l action aux soins de proximité» Mai 2014 La définition de territoires prioritaires : les espaces d équipes de soins fragiles et sous vigilances Enjeux des espaces d

Plus en détail

eduscol Santé et social Enseignement d'exploration

eduscol Santé et social Enseignement d'exploration eduscol Consultation nationale sur les programmes Projets de programmes de la classe de seconde générale et technologique Santé et social Enseignement d'exploration L'organisation de la consultation des

Plus en détail

La protection sociale en France

La protection sociale en France 18 La protection sociale en France FONCTIONNEMENT La protection sociale peut fonctionner selon trois logiques. LA LOGIQUE D ASSURANCE SOCIALE La logique d assurance sociale a pour objectif de prémunir

Plus en détail

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION L auxiliaire de vie sociale réalise une intervention sociale visant à compenser un état de fragilité, de dépendance

Plus en détail

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION L auxiliaire de vie sociale réalise une intervention sociale visant à compenser un état de fragilité, de dépendance

Plus en détail