Cartographie Stratégique du Programme National de Planification Familiale au Bénin

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1 4301 N. Fairfax Drive, Suite 400 Arlington, VA Tel: (703) Fax: (703) Expanding family planning and reproductive health services in Africa Cartographie Stratégique du Programme National de Planification Familiale au Bénin République du Bénin, Ministère de la Santé Publique, Direction de la Santé Familiale Advance Africa USAID/Benin Mars 2003 Photo copyright AED, C. Watson Partner organizations: Academy for Educational Development Centre for African Family Studies Deloitte Touche Tohmatsu Forum for African Women Educationalists Family Health International Management Sciences for Health Advance Africa is sponsored by the United States Agency for International Development

2 République du Bénin Ministère de la Santé Publique Direction de la Santé Familiale Cartographie Stratégique du programme National de Planification Familiale au Bénin Mars 2003

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4 TABLE DES MATIÈRES RÉSUMÉ...v Chapitre I: INTRODUCTION...1 CONTEXTE DE LA PLANIFICATION FAMILIALE AU BÉNIN... 3 ADVANCE AFRICA ET SON MANDAT... 3 LE BUT ET LES OBJECT IFS DU CARTOGRAPHIE STRATÉGIQUE... 4 Le but... 4 Les objectifs spécifiques... 4 Chapitre II: MÉTHODOLOGIE...5 APPROCHE GÉNÉRALE DU CARTOGRAPHIE STRATÉGIQUE... 6 MÉTHODE ET DÉROULEMENT DE L EXERCICE AU BÉNIN... 7 Synthèse de la phase préparatoire... 8 Déroulement de la collecte des données... 9 Chapitre III: RÉSULTATS DU CARTOGRAPHIE STRATÉGIQUE...13 FAIBLESSE ET LACUNES FACTEU RS FAVORISANT ET OPPORTUNITÉS PLAN D ACTION CONSEN SUEL Le processus d élaboration du plan : Recherche d un consensus Les résultats du consensus national Déterminants PLAN D ACTION ET PLAN DE SUIVI Plan d action Éléments de plan d action à moyen et long termes Suivi du plan d action Chapitre IV: CONCLUSION GENERALE ET LECONS APPRISES SUR LE CARTOGRAPHIE STRATÉGIQUE...29 CONCLUSION GÉNÉRALE LEÇONS APPRISES SUR LE CARTOGRAPHIE STRATÉGIQUE DU BÉNIN Chapitre V: ANNEXES...32 ANNEXE I: Synthèse des opinions du niveau central ANNEXE II: Facteurs favorisants et opportunité par rapport à la planification familiale dans le département de Borgou/Alibori ANNEXE III: Faiblesses et lacunes de la planification familiale dans le département de Borgou/Alibori ANNEXE IV: Faiblesses et lacunes de la planification familiale dans le département de Borgou/Alibori ANNEXE V: Lacunes et obstacles à la planification familiale dans le département de l Ouémé/Plateau ANNEXE VI: Résumé de la contribution de l USAID ANNEXE VII : Maps des Scénarios ii

5 ACRONYMES ABPF AED ASBC CBD DTT CA CAFS/Obstétrique CCC CCS CIPD CPON CPN CSSP CNRS DDSP DIU EDS EDSB ENIAB EST FAWE FHI FNUAP FSS IB IEC INMES IPPF IST JHPIEGO MMR MSH OMS ONG OSV PAIR PATH PCIME PES PF PHR PNP PNLS PO PROLIPO PROSAF PS Association Béninoise pour la Promotion Familiale Academy for Educational Development Agent de Santé à Base Communautaire Community Based Distribution Deloitte Touche Tohmatsu Cooperative Agency Centre for African Family Studies /Centre d Etudes de la Famille Africaine Communication pour le Changement de Comportement Complexe Communal de Santé Conférence Internationale pour la Population et le Développement Consultation Postnatale Consultation Prénatale Centre de Santé de la Sous Préfecture Consultation des Nourrissons Sains Direction Départementale de la Santé Publique Dispositif Intra utérin Enquête Démographique de Santé Enquête Démographique de Santé du Bénin Ecole Nationale des Infirmiers Adjoints du Bénin Evaluation Scientifique et Technologique Forum of African Women Educationalists Family Health International Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population Faculté des Sciences de la Santé Initiative de Bamako Information, Education, Communication Institut National Médico Social International Planned Parenthood Federation Infections Sexuellement Transmissibles John Hopkins International Reproductive Health Program Maternité à Moindre Risques Management Sciences for Health Organisation Mondiale de la Santé Organisation Non Gouvernementale Organisation pour le Service et la Vie Projet d Appui Institutionnel au Réseau des ONG Béninoises de Santé Program for Appropriate Technology Prise en Charge Intégrée des maladies de l enfant Indice de l environnement Politique Planification Familiale Public Health Reform Politiques Normes et Protocoles programme National de Lutte Contre le SIDA Planification Opérationnelle Projet de Lutte contre le Paludisme dans l Ouémé Projet Intégré de la Santé Familiale Poste de Santé iii

6 PSEO PSI PSP R ROBS SAA SBC SE SIDA SM SMI SONU SSP SR TC TME TPC USAID VCT VIH Programme de Survie de l Enfant dans l Ouémé Population Services International Projet Santé et Population Références Réseau des ONG Béninoises de Santé Soin Après Avortement Service à Base Communautaire Survie de l enfant syndrome Immuno Déficitaire Acquis Strategic Mapping (Cartographie Stratégique) Santé Maternelle et Infantile Soins Obstétricaux Néonatals d Urgence Soins de Santé Primaire Santé de la Reproduction Technologie Contraceptive Transmission Mère Enfant Taux de Prévalence contraceptive United States Agency for International Development Voluntary Counseling Testing (en français : Conseil de Dépistage Volontaire et Anonyme) Virus d Immunodéficience Humaine iv

7 RÉSUMÉ La mise a œuvre des programme s de planification familiale pose des problèmes sérieux dans la plupart des pays Africain au sud du Sahara. Le Bénin a signé avec l USAID (Agence Américaine du Développement Internationale) en 1997 un accord de subvention pour accroître l utilisation des services de santé familiale y compris la planification familiale et des mesures préventives dans un environnement favorable. Pour évaluer les performances des agences et/ou projet d exécution de la subvention l USAID a fait appel à Advance Africa (AA), un projet financé pour 5 ans par l USAID pour promouvoir les programmes de planification familiale en Afrique. Advance Africa cherche à accroître la disponibilité, l utilisation et la pérennisation des services de soins primaires et de planification familiale de qualité en Afrique au sud du Sahara. La mission de l USAID/Bénin, désireuse d identifier dans un bref délai les mesures concrètes pouvant être prise à court et à moyen terme par elle-même, par les différents partenaires et par les différents intervenants en matière de planification familiale sur le terrain a demandé a Advance Africa de mener une évaluation centré sur la situation de la planification familiale au Bénin. Advance Africa, fort de ses expériences antérieures au Sénégal et au Rwanda a proposé d employer son appr oche appelé cartographie stratégique pour répondre à cette requête dans les plus brefs délais. L application de cette approche a eu lieu dans le courant des mois d octobre et novembre L étude qui se focalise essentiellement l identification des opportunités et des lacunes à travers la collecte qualitative des données par des interviews des parties prenantes, des ateliers de consensus sur les résultats obtenus et par l élaboration d un plan de résolution des problèmes identifiés que tous les protagonistes en matière de planification familiale ont consensuellement adopté et se sont engagés à l exécuter. L exercice au Bénin a abouti au constat général que la planification familiale est de mieux en mieux acceptée au Bénin mais que de nombreuses lacunes entravent l accessibilité et l utilisation des services de planification familiale. Des actions concrètes inscrites sur le plan d action. Parmi les recommandations essentielles il y a la redynamisation du système de monitoring par l introduction des activités de planification familiale et la mise en place d une structure multisectorielle décentralisée de coordination des activités de planification familiale. Le Ministère de la santé à travers la Direction de la Santé Familiale (DSF), les principaux partenaires que sont l USAID, le Fonds des Nations Unis pour les Activités en matière de Population (FNUAP) et l Organisation Mondiale de la Santé (OMS), tous les intervenants nationaux et internationaux en planification familiale se sont engagés à apporter leur concours à la mise en oeuvre du plan d action à long terme. Le rapport s articule comme suite : Le chapitre I, consacré au contexte général, situe l environnement général des activités de planification familiale au Bénin durant les 6 dernières années, précise les objectifs et les résultats attendus de l analyse au regard du mandat du projet Advance Africa. Le chapitre II décrit la méthodologie générale de l analyse qualitative utilisée par Advance Africa et précise le déroulement du processus tel qu il s est passé au Bénin. Il fait l économie des activités de la phase préparatoire du processus. v

8 Le chapitre III présente les résultats de la cartographie stratégique qui inclus les facteurs favorisants et opportunités, les lacunes et obstacles, les problèmes prioritaires identifiés et le plan d action développés pour leur résolution. Le chapitre IV donne la conclusion générale dégagée, les leçons apprises de ce processus et les perspectives qui en découlent. Les annexes présentent l ensemble des tableaux détailles sur les lacunes et obstacles, les opportunités, les avis du niveau central et de partenaires sur la situation de la planification familiale. vi

9 Chapitre I: INTRODUCTION

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11 CONTEXTE DE LA PLANIFICATION FAMILIALE AU BÉNIN En septembre 1997, USAID/Bénin a signé avec le gouvernement béninois un accord d intervention dans le domaine de la santé familiale (y compris la santé maternelle et infantile, la planification familiale, et la prévention du VIH/SIDA). Le but de cet accord est d assister le Gouvernement béninois à accroître l utilisation des services de santé familiale et des mesures préventives dans un environnement de politiques favorables. Depuis la signature de cet accord, l USAID/Bénin aux côtés de bien d autres partenaires tels que le FNUAP la Banque Mondiale, l IP PF et la GTZ ont appuyé de nombreuses interventions ayant toutes pour but d améliorer le taux d utilisation des services de planification familiale. L USAID a notamment lancé un P rojet Intégré de Santé Familiale (PROSAF) dans la région du Borgou/Alibori qui comporte un grand volet de planification familiale. De nombreuses agences de coopération financées par l USAID sont intervenus à divers niveaux dans les activités de planification familiale : DELIVER dans la logistique des contraceptifs, John Hopkins International Reproductive Health Program ( JHPIEGO) dans la formation de base en planification familiale, INTRAH P RIME dans le développement des politiques, normes et procédures de santé de la reproduction et la formation en cours d emploi, Population Services International (PSI) dans le marketing social des contraceptifs, Policy Project dans l amélioration de l environnement juridique. De nombreuses études qua ntitatives dont en particulier l Enquête Démographique de Santé (EDS) montrent une amélioration non négligeable du taux de prévalence contraceptive qui est passé de 3,4 en 1996 à 7,2 en Bien que ce taux a plus que doublé en 5 ans, il reste encore, tout comme dans la plupart des autres pays d Afrique Occidentale relativement bas. La mission de L USAID/Bénin, désireuse d identifier dans un bref délai les mesures concrètes pouvant être prise à court et à moyen terme par elle-même, par les différents partenaires et par les différents intervenants en matière de planification familiale sur le terrain a demandé a Advance Africa de mener une évaluation centrée sur la situation de la planification familiale au Bénin. Advance Africa, fort de ses expériences antérieures au Sénégal et au Rwanda a proposé d employer son approche de «strategic mapping», (en français cartographie stratégique) pour répondre à cette requête dans les plus brefs délais. L exercice a eu lieu dans le courant des mois d octobre et novembre 2002 et le présent document est le rapport de cette étude qui se focalise essentiellement sur les opportunités et les lacunes identifiées au cours du processus et sur un plan de résolution des problèmes identifiés que tous les protagonistes en matière de planification familiale ont consensuellement adopté et se sont engagés à l exécuter. ADVANCE AFRICA ET SON MANDAT Advance Africa est un projet financé par l USAID pour cinq ans, pour appuyer les programmes de Planification Familiale/Santé de la Reproduction des pays d Afrique au s ud du Sahara, dans le contexte actuel de la pandémie du VIH/SIDA. Il vise ainsi l accroissement de la disponibilité et de l utilisation de services de planification familiale et de santé de la reproduction durables et de qualité. Il est mis en œuvre par un c onsortium de six organisations dont quatre sont américaine : «Management Sciences for Health» (MSH), «Academy for Educational Development» (AED), «Family Health International» (FHI), 3

12 «Deloitte Touche Tohmatsu» (DTT) et deux sont africaines : «Centre for African Family Studies» (CAFS ou CEFA en français), «Forum of African Women Educationalists» (FAWE). L intervention de Advance Africa se fait principalement à travers un appui technique et stratégique aux missions de l USAID installées en Afrique et à leurs contractants dans le cadre de la coopération bilatérale. Il cherche également dans les pays où il intervient à s appuyer particulièrement sur les organisations locales de développement, notamment les Organisations Non Gouvernementales (ONG), les associations et les groupements des femmes et des jeunes, les municipalités et autres structures décentralisées, pour promouvoir et étendre à l échelle les meilleures pratiques dans le domaine de la santé de la reproduction y compris la planification familiale. Advance Africa développe à cet effet des approches et des outils novateurs pouvant permettre de renforcer les capacités et l efficacité des institutions avec lesquelles il collabore. C est dans ce cadre qu il a mis au point tout un ensemble de techniques et de méthodes pratiques pour appuyer les programmes de planning familial/santé de la reproduction et de lutte contre le VIH/SIDA en cours d exécution dans la région africaine au sud du Sahara. C est l une de ces approches appelée strategic mapping (cartographie stratégique) qui a ainsi été appliquée au Bénin aux activités de planification familiale en cours d exécution. LE BUT ET LES OBJECTIFS DU CARTOGRAPHIE STRATÉGIQUE Le but Le but de l exercice était de contribuer au renforcement des activités de Planification Familiale au Bénin à travers l identification des opportunités, des lacunes et le développement d un plan consensuel d application des mesures correctrices le pays et en particulier dans le Borgou/Alibori et l Ouémé/Plateau dans le contexte de l appui de USAID au pays. Les objectifs spécifiques Les objectifs spécifiques visés par la cartographie stratégique sont : Identifier les opportunités et les meilleures pratiques utilisées en matière de Planification Familiale dans le pays et formuler des recommandations pour leur extension au niveau national. Identifier les lacunes et obstacles du programme de planification familiale faisant l unanimité au niveau de la DSF et des partenaires et nécessitant des mesures correctives immédiates et/ou à moyen ou long terme. Élaborer un plan consensuel de mise en œuvre des recommandations formulées et adoptées en groupe avec la participation effective des différents partenaires impliquées dans ce travail. 4

13 Chapitre II: MÉTHODOLOGIE 5

14 APPROCHE GÉNÉRALE DU CARTOGRAPHIE STRATÉGIQUE L approche cartographie stratégique est une approche novatrice proposée par Advance Africa qui a pour ambition d offrir aux gestionnaires de programmes de santé en général et aux programmes de SR/PF en particulier leur permettant en peu de temps et à moindre coût d apprécier les performances d un projet, d un programme ou un aspect particulier de ce projet ou programme afin d identifier les opportunités et les lacunes pouvant aider à améliorer ces performances. Il s agit d un processus participatif pour identifier de façon consensuelle le s lacunes et les opportunités du dit programme ou volet de programme en vue de dégager de manière toujours consensuelle des options pour combler ces lacunes en visualisant les éléments clés à travers des tableaux ou des cartes qui rendent aisée l utilisation immédiate des résultats. La cartographie stratégique bien qu il utilise à l étape de collecte des informations sur le terrain des méthodes qualitatives de discus sions de groupes et d interviews individuels, ne doit pas être considérée comme une recherche et ne revendique pas ce statut. Cette étape de collecte d information vise essentiellement la vérification d informations déjà réunies à partir de l analyse documentaire et des entretiens avec les décideurs et à les confronter avec l opinion des clients et des bénéficiaires potentiels du programme. Quoiqu elle utilise la rigueur de la collecte de données qualitatives pour la validité et la fiabilité des données, on ne saurait étendre la caractéristique de l étape à tout le processus de la cartographie stratégique qui est surtout un processus itératif d échanges multifonctionnels et holistiques pour aboutir à des actions concrètes et pertinentes sur mesure. Schema I : Cadre Strategique D analyse Des Programmes Il utilise l ensemble des résultats des études quantitatives et qualitatives existantes concernant le sujet, confronte ces informations avec l opinion des protagonistes du programme et des bénéficiaires ainsi que des données d observation sur le terrain ; et dégage avec ces mêmes 6

15 protagonistes un consensus sur les lacunes, les opportunités et les actions à mener pour corriger ces lacunes. L instrument fondamental développé par Advance Africa pour guider l analyse des programmes est le schéma du cadre stratégique qui met le client au centre des préoccupations au regard de tout ce qui touche à la demande des services, à l accès au services, à la qualité des services et à la pérennisation des acquis aux différents niveaux d influence que sont le niveau des prestations de services, le niveau de s organisations intervenantes, le niveau des différents secteurs, le niveau du développement des programmes et le niveau des politiques et du contexte socioéconomique. Cette analyse examine la situation au sein de chaque nivea u et permet aussi d identifier les liens entre les différents niveaux. La particularité de la cartographie stratégique repose sur le processus en triangulation des informations recueillies. Cette approche est basée sur le consensus permanent avec les parties prenantes à toutes les étapes : o Identification du problème central et collecte des données o Analyse des données o Consensus sur les lacunes identifiées o Plan de résolution pratique des problèmes Schema II : Processus De Triangulation De La Cartographie Stratégique La cartographie stratégique fait une revue extensive de la littérature qui lui permet d avoir une claire idée du problème en présence à étudier, réunissant ainsi des données constituant déjà des perspectives de réponses. Ces données sont ensuite discutées avec les parties prenantes pour dégager un consensus sur le projet de réponse à la préoccupation centrale. Des interviews et des observations de terrain sont ensuite menées sur l objet d étude. L analyse documentaire, les réunions avec les parties prenantes, les entretiens et observations se sont situées aux différents niveaux du système global (clients, prestations de service, organisation, secteurs, programme, environnement politique, contexte socioéconomique) tout comme l analyse des résultats. Cette approche qui étudie le même problème de santé a différentes étapes du système en utilisant des méthodes variées (réunions de groupe, entretiens, observation, analyse documentaire) est le fondement de l approche de triangulation du cartographie stratégique qui assure l obtention de conclusions solides sur le statut du programme. MÉTHODE ET DÉROULEME NT DE L EXERCICE AU BÉNIN Au Bénin la cartographie stratégique a été appliquée en trois grandes phases : La phase I de préparation a démarré en juillet 2002 par une visite préliminaire d une équipe de deux personnes d Advance Africa au Bénin pour établir un consensus sur le but et les objectifs de la cartographie stratégique avec la mission de l USAID, la DSF et les principaux partenaires en planification familiale. 7

16 Elle s est poursuivie jusqu en septembre par une collecte des données de la littérature sur Internet et des échanges avec la mission pour préciser les dates du déroulement du processus sur le terrain. Elle s est terminée entre le 30 septembre et le 03 octobre par des séances de travail entre l équipe d Advance Africa et l équipe de planification familiale de la DSF du Bénin pour élaborer tous les instruments devant servir à la phase de collecte, former les équipes de visite de terrain, déterminer les protagonistes et les groupes cibles à interviewer et les zones à visiter. La phase II de collecte des données qualitatives et de consensus régional s est déroulée entre le 03 et le 17 octobre 2002 et a consisté à interviewer des protagonistes au niveau de Cotonou, à compléter par la même occasion la collecte de données de la littérature existante, à mener des visites de terrain dans les régions du Borgou/Alibori et Ouémé/Plateau pour interviewer les intervenants et les groupes cibles préétablis et organiser des ateliers régionaux de consensus sur les lacunes et les opportunités sur la planification familiale. La phase III de consensus national d élaboration d un plan d action à court terme pour la solution des problèmes prioritaires retenus s est déroulé au cours d un atelier tenu les 06 et 07 novembre à Ouidah rassemblant tous les partenaires du niveau national et des délégués de régions. Le principe de triangulation de l approche, l implication de toutes les parties prenantes dans la collecte et l analyse des données et l appropriation des résultats, l identification des principales lacunes et l élaboration d un plan d action en tant que piliers du processus de cartographie stratégique, ont été rigoureusement respectées. La cartographie stratégique avec les quatre volets de performance d un programme qui sont la demande, l accès, la qualité et la pérennisation a été prise en compte dans les guides de questionnaires qui ont été utilisés. Les groupes cibles de ces questions et l analyse des informations recueillies a tenu compte des différents cercles concentriques du cadre stratégique allant au client au centre à l environnement politique et social. Au bout du cheminement, les résultats obtenus et le plan d action sont la résultante d un vrai consensus des parties prenantes Béninoises de la planification familiale. Synthèse de la phase préparatoire Définition des termes de référence du cartographie stratégique et consensus sur la méthodologie Une visite préliminaire a été faite au mois de juillet 2002 par Advance Africa. Au cours de cette visite préliminaire, une concertation avec la mission de l USAID, la DSF et certaines parties prenantes telles que le FNUAP, PSI, INTRAH, PROSAF, Policy Project, ASBEF et CARE Bénin ont permis de préciser les termes de référence du cartographie stratégique, d avoir une compréhension commune sur la méthodologie qui sera employée. Les attentes et l intérêt des parties prenantes à s impliquer dans le processus, les documents disponibles sur la planification familiale ont été recueillis, principalement l EDS de 1996 et de 2002, le 8

17 document de Politique et Standards de SR, le programme de SR et les documents sur le marketing social. Constitution de l équipe de la cartographie stratégique Une équipe de sept experts a été constitués pour la mise en œuvre de la cartographie stratégique. Elle était composée de deux membres d Advance Africa, de trois consultants nationaux et de trois représentants du ministère de la santé représentants le profil pluridisciplinaire suivant : trois médecins de santé publique dans la gestion des pr ogrammes de SR/PF un spécialiste en communication pour le changement de comportement un gestionnaire pour assurer l assistance financière, administrative et logistique de l équipe technique un décideur, Chef du service planification familiale à la DSF deux sages femmes dont une est Chargée de la logistique des contraceptifs à la DSF et l autre spécialiste en planification familiale Consensus sur la méthodologie et développement des instruments de collecte Du 30 septembre au 03 octobre 2002 dans la sa lle de conférence de la DSF, sous la présidence du DSF, des séances de travail sur trois jours ont eu lieu. Ces séances ont permis l orientation de toute l équipe de la cartographie stratégique ainsi constituée sur la méthodologie et le processus. Les listes des parties prenantes et des groupes cibles interrogées ont été établies. Les guides des interviews individuelles et des discussions de groupe ont été élaborés. Les zones à visiter ont été identifiées, le calendrier de déroulement de la collecte des données a été établi et la répartition des tâches au sein de l équipe a été faite. Il a été ainsi décidé de mener : Entretiens avec des informants clés : les interviews individuelles auprès des parties prenantes du niveau central de la ville de Cotonou Visite de terrain les départements Borgou/Alibori et de l Ouémé/Plateau : Les départements du Borgou/Alibori et de l Ouémé/Plateau ont été choisis pour les visites de terrain en raison de l implantation du PROSAF dans l un et du PROLIPO dans l autre. Apres avoir menés au niveau de Cotonou les entretiens avec les informants clés, l équipe d intervention s est répartie en deux groupes pour mener parallèlement les visites dans les deux zones retenues. Déroulement de la collecte des données La collecte des données a été essentiellement fondée sur une approche qualitative d interviews individuelles des partenaires, des gestionnaires, des leaders d opinion des clients de planification familiale et des discussions de groupes cibles d utilisateurs potentiels que sont les femmes, les hommes, les adolescentes et les adolescents. Des observations des sites de planification familiale des structures décentralisées de santé ont été faites. 9

18 Entretiens avec des informants clés à Cotonou Des interviews individuelles ont été menées auprès des parties prenantes des institutions suivantes au niveau de Cotonou: le DSF, le Directeur du PNLS, FSS pour le compte du Ministère de la Santé ; Africare, Care Bénin, INTRAH/Prime II, JHPIEGO, Policy Project et PSI aux noms des agences financées par USAID et travaillant dans le domaine de la santé de la reproduction ; le FNUAP et l OMS en tant que partenaire clé en santé de la reproduction ; ASBEF, FAWE, OSV Jordan, ROBS pour le compte des ONG intervenant en santé de la reproduction ; Association des femmes juristes, Association des sages femmes, Association des médecins privés, Association des pharmaciens privés pour le compte des ONG intervenant en santé de la reproduction ; Un imam pour le compte des leaders religieux. Visite de terrain les départements Borgou/Alibori et de l Ouémé/Plateau Les deux équipes ont respectivement visités les circonscriptions urbaines et sous préfectures de Parakou, Nikki, Sinendé, Bembéréké et Banikoara dans le Borgou/Alibori et Porto-Novo, Pobé, Ketou, Dangbo et Hozin dans l Ouémé/Plateau. Dans ces départements, des séances de travail avec les équipes départementales de santé ont été organisées pour expliquer le processus et obtenir une appropriation et une implication de leur part. Des interviews individuelles ont été menées auprès des cibles suivantes : Les gestionnaires de programmes départementaux (DDSP, CS/CSI), Les chefs de projets PROSAF et PROLIPO, Des gestionnaires des hôpitaux de zone, des centres communaux de santé (CCS), Des responsables départementaux et sous préfectoraux de l éducation, des affaires sociales et de la jeunesse, Des prestataires cliniques de planification familiale des établissements publiques, des hôpitaux confessionnels et des cliniques privées, Des agents, Des clients des services de santé de la reproduction, Un évêque, Un roi traditionnel, Un imam. Des discussions de groupe ont eu lieu avec : Des groupes d hommes, Des groupes de femmes, Des groupes d adolescentes et d adolescents. 10

19 Au total, le nombre de personnes inte rviewées à différents niveaux est de 308 répartis comme suit : 25 clientes des formations sanitaires, 6 groupes d hommes (53 personnes) 7 groupes de femmes (70 personnes) 6 groupes d adolescentes (41 filles) 7 groupes d adolescents (53 garçons) 11 leaders communautaires incluant les élus locaux et les leaders religieux 29 ASBC et volontaires villageois 21 prestataires de services au niveau des points de prestation de service de santé et au niveau communautaire 9 gestionnaires de projets et programmes 8 responsables du secteur social et du secteur de l éducation. Analyse et synthèse des données Au niveau central, une synthèse des opinions de toutes les personnes ou agences interviewées a été faite suivant le canevas du questionnaire qui a été utilisé. A partir des réponses des personnes interviewées, des résultats des observations faites sur le terrain au niveau des deux départements, une synthèse des données a été faite par l équipe d intervention. Une analyse qualitative préliminaire a produit un premier tableau des opportunités et des lacunes en matière de planification familiale. Un atelier régional de restitution de ces résultats préliminaires a été organisé, réunissant les principales parties prenantes multisectorielles ayant été interviewées. Au cours de ces ateliers, une analyse critique a été faite de manière collective et consensuelle sur les résultats préliminaires présentés par l équipe d intervention. Cela a abouti à une synthèse départementale des opportunités et des lacunes des activités de planification familiale qui ont alors été considérées comme les résultats définitifs du niveau départemental. La même approche d analyse a été conduite au niveau national pour dégager les synthèses présentées dans l annexe. 11

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21 Chapitre III: RÉSULTATS DU CARTOGRAPHIE STRATÉGIQUE 13

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23 GENERALITES La revue de la littérature a permis de montrer que l apport de certains partenaires a contribué à l amélioration de la mise en œuvre des services de SR au Bénin. Ce tableau dont les éléments sont tirés des EDSB rappelle l amélioration quantitative manifeste et connue des indicateurs en matière de planification familiale et de population durant les 5 dernières années. On note essentiellement que c est le Borgou/Alibori qui montre la plus forte progression de la prévalence contraceptive en 5 ans soit 5.8 de plus et que en dehors des départements de l Atlantique/Littoral qui comprend la ville de Cotonou, c est aus si la seule région qui dépasse de 1.1 point la moyenne national. Bien que la prévalence ait progressé en moyenne de 3.8 passant de 3.4 à 7.2, elle reste faible au regard des efforts entrepris. Elle se situe dans la moyenne des pays de l Afrique de l Ouest considérée comme la région où la prévalence progresse peu. Tableau I : Bénin Comparaison EDS 1996 vs Indice synthétique de fécondité Prévalence contraceptive Besoins non satisfaits de planification familiale Age moyen au premier rapport sexuel Nombre idéal vs. Nombre réel d enfants National / /5.6 Atacora/Donga /6.9 Atlantique/Littoral /4.5 Borgou/Alibori /6.0 Mono/Couffo /5.9 Ouémé/Plateau /5.0 Zou/Collines /6.1 Les données quantitatives sont connues. C est pourquoi notre étude ne s est pas intéressée aux aspects quantitatifs mais à l opinion des gens sur ce qu il convient de faire pour améliorer de façon significative la prévalence contraceptive. FAIBLESSE ET LACUNES Malgré les points forts du programme mentionnés précédemment, un effort important reste à être entrepris pour le renforcement du programme. Les faiblesses et lacunes qui ressortent des ateliers organisés aux différents niveaux et présentés de façon plus exhaustive dans les tableaux sont les suivantes : Une prévalence contraceptive basse et en conséquence un intervalle inter génésique très court 15

24 Une utilisation de la perspective démographique de la promotion de la planification familiale au détriment de la présentation des effets positifs de l espace des naissances sur la santé de l enfant L inexistence d un organe de coordination et d impulsion efficace des activités de SR L influence négative de certaines croyances et mythes (socioculturelles et religieuses) La qualité des services encore insuffisante (par ex. mauvaise gestion des effets secondaires) La disponibilité et l accessibilité des produits contraceptifs en milieu rural non satisfaisantes La faible capacité de gestion des activités des acteurs sur le terrain La collaboration entre secteur public et secteur privé en matière de SR/PF est encore très timide, voire inexistence Le manque d adhésion réelle des hommes dans la majeure partie des cas (ND Utilisation clandestin de la planification familiale par la plupart des femmes) La forte dépendance de la disponibilité des produits contraceptifs de l aide extérieure. FACTEURS FAVORISANT ET OPPORTUNITÉS La prévalence contraceptive a plus que doubler en 5 ans dans le pays. Elle s est plus accrue dans le département de Borgou ou le Projet PROSAF financé par USAID est mis en œuvre avec une existence de stratégie de gestion efficace des activités permetta nt d améliorer consensuellement les performances quantitatives des points de la prestation du planning familial. Le contexte politique s est beaucoup amélioré en faveur de la promotion et l utilisation des méthodes contraceptives moderne. La loi de 1910 qui interdisait toutes promotion de la planification familiale a été abrogé e et remplacée par des dispositions légales favorables à la planification familiale. A cet environnement politique favorable, il faut ajouter un développement des approches et outils susceptibles d aider largement à la mise en œuvre des interventions en SR/PF. Parmi les plus importantes approches et outils identifiés, on peut citer les éléments suivants retenus de façon consensuelle : L existence de normes SR/PF élaborer dans le pays est validé L élargissement des services de la SR aux adolescents qui n en bénéficiait pas L existence d une subvention substantielle de l état pour des produits contraceptifs (fonds alloués par la B anque Mondiale) L existence de module formation testé et validé sur la SR/PF Un changement en cours des programmes d enseignement de base des agents de santé (médicaux et para médicaux) de base pour intégrer la planification familiale Une disponibilité affirmée du secteur privé à contribuer à l extension des services de SR/PF L existence d une direction nationale chargée de la gestion de toutes les activités de planification familiale dans le pays (direction de la santé familiale) L existence de plusieurs acteurs qui contribuent de différentes manières au développement à l application des services de SR/planification familiale de qualité 1 1 Ces structures et agences sont principalement : PROSAF, PSI, INTRAH/Prime II, Policy Project, Département de Gynécologie de la FSS/UB, Africare, Ordre des Pharmacies, JHPIEGO, Care Bénin, FNUAP, Médecins privés, DSF. 16

25 C est points mentionnés lors des synthèses sont apparus comme devant être soutenus et encouragés. PLAN D ACTION CONSENSUEL Le processus d élaboration du plan : Recherche d un consensus A partir des éléments de la synthèse issue des données collectées au près des informants clés et des visites de terrain, l équipe du cartographie stratégique à conçu des outils qui ont permis les parties prenantes à prioriser les lacunes devant faire l objet d un plan d action à court terme. Ces outils sont des matrices organisées autour des questions précises liées à l accessibilité, à la qualité des services, à la demande et à la pérennisation des activités de planification familiale. Ils permettent ainsi de valider par la visualisation, les lacunes qui n étaient évoqués que par les opinions des uns et des autres. L équipe d intervention a conçu six matrices à titre d exemple : une matrice pour visualiser les lacunes liées à l accessibilité, une matrice liée aux lacunes liées à la qualité des services, une matrice liée aux lacunes en matière de demande des services, une matrice combinant l offre et la demande et une matrice sur la pérennité. Une grille pour la détermination des priorités a également été conçue en prenant en compte essentiellement trois critères : la disponibilité des ressources pour combler la lacune la possibilité de la combler à court terme l engagement d un ou plusieurs partenaires à la combler. Pour arriver à dégager des priorités sur lesquelles des actions concrètes devront être menées, la dernière étape du processus du cartographie stratégique a consisté en l organisation d un atelier national de deux jours réunissant des représentants des principaux partenaires du niveau central : FNUAP, OMS, USAID, les agences de coopération techniques, les responsables de la DSF, les représentants des différents secteurs (éducation, jeunesse, action sociale) ; les ONG et les représentants des directions départementales. Les participants ont d abord été mis à jour à travers des présentations sur les questions actuelles en matière d approvisionnement en produits de santé de la reproduction par le FNUAP, en matière de repositionnement de la planification familiale dans son rôle dans la promotion de la santé de la mère à l enfant par l USAID et en matière d amélioration de l environnement juridique en faveur de la planification familiale par Policy Project. Puis la synthèse des résultats a été présentée et discutée en plénière. Les pa rticipants ont été répartis en trois groupes autour des six matrices proposées par l équipe d encadrement. Leur rôle a été de réexaminer les lacunes recueillies en remplissant de manière consensuelle les matrices et en comparant ensuite le résultat avec la carte idéale proposée par les facilitateurs pour s entendre sur les lacunes. Une fois le consensus établi, le groupe utilise la grille d identification des priorités pour sélectionner deux lacunes pouvant 17

26 être comblées à court terme. En séance plénière, l atelier national a retenu et organisé en huit groupes les priorités devant faire l objet d interventions. Sur la base de ces priorités un plan d action à court terme a été élaboré. Les résultats du consensus national Le résultat du consensus national se trouve synthétisé de la manière suivante : La définition des principales lacunes et de leurs déterminants (tableau II) Un plan d action et de suivi pour les mesures correctives des problèmes identifiés (tableau III) La synthèse des opinions du niveau central (annexe I) Des tableaux de synthèses sur les lacunes et opportunités des régions visitées (annexe II-IV). Un exemple de matrice remplie sous forme de carte colorée qui montre «map1 a» l idéale, et en «map1 b» en rouge les nombreuses lacunes dans la demande des services. Les six autres cartes seront en annexe. Ces cartes sont une source inépuisable d information pouvant aider à mener des actions sur le terrain (annexe VII-VIII). Un résumé de la contribution de l USAID (annexe VI). 18

27 DÉTERMINANTS Tableau II : Les Principales Lacunes et Leurs Déterminants Lacunes prioritaires à combler Déterminants dans le court terme Insuffisance d engagement politique au niveau central, si bien que la planification familiale n est pas considérée comme une priorité (entre autre la persistance de la loi de 1920) Faiblesse du système national de monitoring et supervision des activités de planification familiale Insuffisance de coordination intra sectorielle et inter sectorielle par rapport à la planification familiale Insuffisance de sensibilisation à tous les niveaux en direction des : Adolescentes et adolescents Hommes Femmes Parents Très grande insuffisance de services de SR/PF pour les jeunes Insuffisance d intégration des La loi type sur la SR devant remplacer la loi de 1920 est à l étude à l Assemblée Nationale dans sa dernière session de la présente législature. Elle a encore été renvoyée pour amendement afin d introduire les responsabilités du secteur social. Le projet amendé doit être débattu au cours de la semaine du 11 novembre ; un agent du secteur social (M Biga) ayant participé à l atelier sur ce plan d action est parmi les personnes du secteur social chargé de défendre la dernière proposition à l Assemblée. Plusieurs approches du monitoring sont réalisées au Bénin sans guide standardisé. Dans le Borgou, le guide du PROSAF intègre des aspects quantitatifs de planification familiale. Des expériences de cadres de concertation périodique existent pour le programme du paludisme et d autres programmes et fonctionnent bien. Il est possible de capitaliser sur ces pratiques pour améliorer la coordination des activités de planification familiale à tous les niveaux. Des messages clés adaptées pour chaque groupe cible et pour différentes catégories d intervenants potentiels ne sont pas standardisés. De nombreux messages de divers intervenants existent mais ne sont pas partagés avec la DSF et les autres intervenants. Les boîtes à images utilisées dans les centres ne sont pas à jour. Des initiatives de centres spécialisés des services planification familiale pour les jeunes existent mais sont largement insuffisants. D autres initiatives telles que celle de «prestataires amis de jeunes» menées par le projet SFPS au Togo et au Burkina peuvent être répliquées pour améliorer l accès aux services planification familiale aux jeunes à moindre coût. Les prestataires de planification familiale ne sont pas sensibilisés aux notions de double 19

28 Lacunes prioritaires à combler dans le court terme activités planification familiale avec les activités de lutte contre le VIH/SIDA Autres activités de SR Autres secteurs Secteur jeunesse, sport et loisirs Secteur éducation Secteur privé Secteur social Agriculture Le counseling n est pas offert de façon appropriée par les prestataires des centres de santé Les services de soin après l avortement (SAA), de DIU et de Norplant ne sont pas faits de manière appropriée Déterminants protection. Le PNLS a encore une vision très verticale de la lutte contre le SIDA. Les approches de prévention de la transmission mère-enfant du SIDA dans le volet des précautions à prendre dans les maternités et les informations à donner à la mère séropositive sur la fécondité ne sont pas systématisées. Les activités de CPN, de vaccinations et de stratégies avancée s n intègrent pas les messages et les services cliniques de planification familiale et constituent donc de nombreuses occasions manquées dans ce domaine. Les responsables nationaux et départementaux des autres secteurs sont peu au courant des activités de planification familiale et ne peuvent donc pas s impliquer efficacement. Les critères d éligibilité de l OMS en tant que élément du choix appropriée d une méthode de planification familiale qui amoindrit les effets secondaires ne sont pas à la disposition des prestataires ; les fiches bleu qui guident la consultation de planification familiale ne sont pas à jour car il n intègre pas ces critères. Les prestataires ne sont pas informés sur les nouvelles approches systématisées de SAA. Peu de prestataires en service ont reçu un recyclage ou une formation formelle en pose et retrait de DIU. Il y a une insuffisance de prestataires en Norplant face à la demande très forte de cette méthode. 20

29 PLAN D ACTION ET PLAN DE SUIVI Plan d action Tableau III : Le Micro Plan des Mesures Correctrices Lacunes prioritaires à combler dans le court terme Actions correctives 1. Insuffisance d engagement politique au niveau central, si bien que la planification familiale n est pas considérée comme une priorité (entre autre la persistance de la loi de 1920) Assurer l amendement sur l introduction du secteur social dans la loi type sur la SR par l Assemblée Nationale et le vote de la loi par la législature actuelle Organiser des séances d information des prestataires et des gestionnaires de programme SR sur la nouvelle loi sur la SR une fois qu elle sera votée Qui entreprendra quelle action? Secteur social (M Biga, représentant du secteur à l atelier de restitution) DSF (FNUAP) DDS et ONG Secteur social Résultats attendus et Indicateurs de vérification La loi est votée avant la fin du mandat en cours Tous les prestataires et les gestionnaires de programme SR connaissent la nouvelle loi sur la SR avant la fin de Faiblesse du système national de monitoring et supervision des activités de planification familiale Organiser des séances d informations de nouveaux élus locaux sur la planification familiale dans les différents départements Développer un guide national de monitoring incluant la planification familiale à partir des guides existant à la DSF, PROSAF OSV ABPF DSF PROSAF 50% au moins des élus locaux ont bénéficié d une séance de sensibilisation sur la planification familiale Un guide consensuel de monitoring incluant la planification familiale est développé avant la fin

30 Lacunes prioritaires à combler dans le court terme Actions correctives 3. Insuffisance de coordination intra sectorielle et inter sectorielle par rapport à la planification familiale 4. Insuffisance de sensibilisation à tous les niveaux en direction des : Adolescentes et adolescents Hommes Parents Femmes au PROSAF, à l ABPS et à l OSV/JORDAN Tester le guide dans le Borgou Mettre en place un cadre de concertation périodique des intervenants en planification familiale incluant les autres secteurs que la santé (secteur social, éducation, jeunesse et sport ) au niveau central et départemental Développer un paquet de messages clés standardisés ou paquet minimum d informations adapté à chaque groupe cible (adolescents et jeunes, hommes, parents, femmes, etc.) et à chaque catégorie de prestataires potentiels d information (agents de santé, leaders d opinion, leaders religieux, différents secteurs etc.) en s inspirant des messages existant Organiser la dissémination du Qui entreprendra quelle action? PROSAF DSF DSF, PSI,PROSAF, ABPF, ROBS et autres ONG Résultats attendus et Indicateurs de vérification Le guide de monitoring est testé lors du premier cycle de monitoring dans le Borgou Le cadre de concertation fonctionne au niveau central et départemental avant fin 2003 Le paquet de messages clés réalisé avant fin 2003 Le paquet de messages clés 22

31 Lacunes prioritaires à combler dans le court terme Actions correctives paquet de messages clés auprès des prestataires des formations sanitaires, des ASC et des différents volontaires Organiser au niveau des départements des séances d information sur l utilisation du paquet de messages clés par les leaders d opinion, les leaders religieux et groupements de femmes Mettre à la disposition de FAWE les messages clés pour la sensibilisation dans ses centres pour jeunes filles déscolarisées Documenter les évidences de l influence du théâtre forum utilisé par PROSAF dans le Borgou comme méthode efficace de CCC envers les hommes en vue de sa réplication dans d autres régions Organiser des voyages Qui entreprendra quelle action? DSF, PSI,PROSAF, ABPF, ROBS et autres ONG DDS, Secteur social, PROSAF DSF, FAWE PROSAF, DSF PROSAF, OSV, ROBS Résultats attendus et Indicateurs de vérification est disponible dans les centres et chez les ASC Les leaders d opinion, les leaders religieux et les chefs de groupements de femmes sont informés sur l utilisation des messages clés dans les départements FAWE dispose des messages clés pour la sensibilisation des jeunes filles déscolarisées Les évidences sont documentées avant mars 2003 Des voyages d études sont organisés à l intention des 23

32 Lacunes prioritaires à combler dans le court terme Actions correctives 5. Très grande insuffisance de services de SR/PF pour les adolescents et les jeunes d études dans le Borgou sur le théâtre en tant que moyen de sensibilisation des hommes à la planification familiale Utiliser le curriculum «Amis des jeunes» de SFPS (voir CEFA à Lomé) pour former sur le site à titre pilote, les prestataires de planification familiale du Borgou à mieux prendre en charge les adolescents Organiser une journée d informations sur le thème de «la grossesse non désirée en milieu scolaire» dans la semaine culturelle des établissements scolaires Qui entreprendra quelle action? PROSAF DSF, DDSP, DDE Résultats attendus et Indicateurs de vérification membres des ONG avant fin 2003 Les prestataires de la zone PROSAF sont formés à l approche Amis des jeunes Tous les établissements scolaires bénéficient d une journée de sensibilisation avant juin Insuffisance d intégration des activités planification familiale avec les activités de : a) Lutte contre le VIH/SIDA Organiser une concertation entre le PNLS et la DSF sur l introduction des approches de la double protection dans toutes les activités de planification familiale et de lutte contre le VIH/SIDA DSF, PNLS La concertation entre la DSF et le PNLS est effective avant mars 2003 Initier la formation sur le site en double protection pour les PROSAF Les prestataires planification familiale de la 24

33 Lacunes prioritaires à combler dans le court terme Actions correctives b) Autres activités de SR c) Secteur social prestataires planification familiale de la zone PROSAF Systématiser l approche de la double pr otection dans les activités de marketing social Inclure des activités de planification familiale dans les séances de vaccination et de stratégie avancées Introduire l offre des méthodes non médicales de planification familiale dans tous les centres de promotion sociale Qui entreprendra quelle action? PSI DSF, DDS DSF, DDS, DDFPSS Résultats attendus et Indicateurs de vérification zone PROSAF sont formés en double protection avant fin 2003 L approche double protection est systématique dans les activités de marketing social de PSI Les activités de planification familiale se font durant les séances de vaccination et de stratégies avancées avant fin 2003 Les centres de promotion sociale offrent des méthodes non médicales de planification familiale d) Secteur privé Documenter l expérience de PSI avec le secteur privé lucratif afin de concevoir une approche systématisée de secteur dans les activités de planification familiale DSF, PSI L expérience de PSI est documentée avant fin 2003 Les responsables départementaux des autres secteurs sont informés sur les activités de planification familiale 25

34 Lacunes prioritaires à combler dans le court terme Actions correctives Qui entreprendra quelle action? Résultats attendus et Indicateurs de vérification e) Autres secteurs (éducation, jeunesse et sport, agriculture) 7. Le counseling n est pas offert de façon appropriée par les prestataires des centres de santé Organiser au niveau départemental des séances d informations sur la planification familiale pour tous les responsables départementaux des autres secteurs (éducation, jeunesse et sport, agriculture, etc.) Reproduire et disséminer au niveau départemental le document de l OMS sur les critères d éligibilité intitulés «critères de recevabilité médicale des méthodes de contraception» DSF, DDS, DDE, DDJS, CARDER OMS, DSF, DDS Le document de l OMS sur les critères d éligibilité est reproduit et disséminé Reproduire les résumés des critères d éligibilité de l OMS faits par PSI et les mettre à la disposition des services de planification familiale PSI, DSF, DDS Les résumés de PSI sont disponibles auprès des prestataires de planification familiale Réviser la fiche de consultation de planification familiale du Bénin en utilisant le modèle du Togo qui prend en compte déjà les critères d éligibilité de l OMS La fiche de consultation planification familiale est révisée 8. L offre des SAA, du DIU et du Norplant n est Introduire l approche DSF, PROSAF, INTRAH Les SAA sont introduits 26

35 Lacunes prioritaires à combler dans le court terme Actions correctives pas fait de manière appropriée systématisée de SAA dans les centres de santé de la zone PROSAF et les centres de l ABPF Organiser de manière systématique la référence des clientes de DIU et Norplant vers les centres les plus proches qui en disposent Qui entreprendra quelle action? Prime DSF, DDS Résultats attendus et Indicateurs de vérification dans les centres de santé de la zone PROSAF avant fin 2003 La référence est fonctionnelle pour le DIU et Norplant dans les centres de planification familiale 27

36 Éléments de plan d action à moyen et long termes Au delà du plan à court terme de résolution des huit groupes de priorités retenues, certains problèmes identifiés sont à intégrer dans un programme national pour le moyen et le long terme. Il s agit de : L extension des centres spécialisés de planification familiale pour les adolescents et les jeunes, La poursuite des formations et la fourniture des équipements appropriés pour l offre de services de DIU et de Norplant, L intégration complète de la logistique des contraceptifs à la logistique nationale des médicaments essentiels (le cas du Norplant doit être étudié avec une attention particulière car la demande tend à dépasser de loin l offre), La large diffusion de la nouvelle loi sur la SR/PF, L implication plus étendue du secteur privé dans les activités de planification familiale, La révision du guide national de monitoring pour y introduire la planification familiale, les aspects qualitatifs de la cartographie stratégique et l informatisation, Le renforcement de la coordination des intervenants en planification familiale à travers le monitoring périodique des activités de santé, Le développement d une stratégie nationale de communication pour le changement de comportement en planification familiale, La stratégie nationale de Communication pour le Changement de Comportement (CCC) et le plaidoyer en planification familiale, Le renforcement de la structure de la DSF chargée des activités de planification familiale en personnel et équipement. Suivi du plan d action Pour la mise en œuvre effective des actions correctrices immédiates et à court terme du micro plan d action de résolution des problèmes en vue de combler les lacunes et lever les obstacles à l utilisation de la planification familiale, il convient de situer les responsabilités suivantes : La DSF devra veiller à la mise en place effective de l organe de coordination dans le domaine de la planification familiale au niveau national et régional comportant les principaux intervenants et les autres secteurs non sanitaires et le secteur privé. La DSF devra également initier la mise en place d un comité de suivi constitué de l USAID, du FNUAP, de l OMS qui veillera à la mise en œuvre effective du plan d action. Pour le moyen et le long terme, la DSF en partenariat avec l USAID et le FNUAP, devra veiller au développement d un programme de planification familiale dans les prochaines années. Le renforcement du système national de monitoring ; pour cet aspect, Advance Africa dispose d une grande expertise qu il peut mettre au service du Ministère de la Santé si il est sollicité. Le système de monitoring périodique des activités clés de SSP dans les CCS et les UVS, constitue une activité fédératrice qui pérennise la collaboration des différents intervenants et contribue efficacement ainsi à la synergie des efforts. 28

37 Chapitre IV: CONCLUSION GENERALE ET LECONS APPRISES SUR LE CARTOGRAPHIE STRATÉGIQUE 29

38 CONCLUSION GÉNÉRALE Les résultats de cette phase d évaluation participative ont révélé que la planification familiale connaît une progression encourageante au Bénin mais que les résultats restent insuffisants. Cette situation est globalement similaire à celle qui prévaut dans les pays africains au sud du Sahara. Ils sont tous caractérisés par une prévalence contraceptive très basse au dessous de 10 et un intervalle inter génésique très court entre 27 et 30 mois. Il a été constaté au Bénin comme du reste dans les autres pays francophone s que les programmes de planification familiale ont été mis en œuvre en insistant sur ses effets en démographie et dans une moindre mesure sure les aspects économiques et sociaux. Les effets positifs de la santé de la mère et de l enfant et notamment l impact de le l espacement des naissances sur la mortalité infantile et maternelle n ont pas été bien souvent développé. En plus les insuffisances constatées au Bénin dans l organisation et la gestion des services de santé en générale et de la planification familiale en particulier sont couramment dénoncées dans le plupart de ces pays. Un fait est cependant, comme il ressort de cet exercice de cartographie stratégique, que les acteurs principaux du système sont bien souvent conscients de ses insuffisances et lacunes. Toutes celles qui sont été identifiés au court de cette cartographie ont été tirées de l opinion des décideurs et acteurs à différents niveaux du système. Il en est de même des solutions à envisager face à ces lacunes. Il a été suggéré par les personnes interrogées que le renforcer des services de planification familiale au Bénin doit nécessairement passer par : Une augmentation des fonds alloués par l état à la planification familiale et au développement d un programme national de planification familiale Un renforcement des capacités managériales de la DSF pour une meilleure coordination des activités au niveau central et une amélioration de la décentralisation L amélioration du sys tème logistique contraceptif en l intégrant au système d approvisionnement des médicaments génériques et essentiels Une promotion de la communication pour le changement de comportement en lieu et place de l IEC et une meilleure utilisation des radios rurales Une promotion des initiatives de distribution à base communautaire de contraceptifs hormonaux et le renforce ment des réseaux de services à base communautaires Une intégration services des activités de planification familiale dans les activités de prévention de SIDA Une amélioration continue de la qualité et de la quantité de services de la planification familiale Comme on le constate ce qui a ma nqué dans ces recommandations et suggestions formulées c est expliciter comment concrètement les réaliser dans le contexte actuel du pays. C est a ce niveau que Advance Africa se fondant sur les expérience s enregistrées au niveau des autres pays et toutes les idées discutées des différentes rencontre de la cartographie insiste sur la mise au place d une structure et des mécanismes de coordination des différentes partenaires au niveau central et la mise en place d un processus de renforcement des performances de service à la base similaire au système de performance monitoring plus e n exécution dans certains pays de la région. 30

39 LEÇONS APPRISES SUR LE CARTOGRAPHIE STRATÉGIQUE DU BÉNIN L exercic e de cartographie stratégique des activités de planification familiale au Bénin est le deuxième du genre que Advance Africa a mené après celui du Sénégal en 2001 qui portait sur l intégration des activités de planification familiale et de lutte contre le VIH/SIDA dans les activités de SR au Sénégal. Avec cette deuxième expérience, l approche, loin d être parfaite, met en exergue un certain aspect sur lequel l exercice fonde sa valeur et sa légitimité : La nécessité d une appropriation totale du processus par la structure nationale de gestion du programme de planification familiale que l on analyse L implication effective de tous les intervenants dans le programme de planification familiale L ouverture à d autres secteurs que le secteur santé L écoute attentive des utilisateurs et des leaders d opinion La recherche d un consensus sur les résultats obtenus L élaboration d un plan d action réaliste La possibilité d assurer un suivi du plan élaboré Tous ces éléments ont été appliqués dans le processus du Bénin et l espoir est grand de pouvoir relever le défi d une amélioration rapide de la situation de la planification familiale dans le pays. Un signe précurseur positif est que la nouvelle loi remplaçant la fameuse loi de 1901, interdisant toute activité anticonceptionnelle, vient d être adoptée par l Assemblée Nationale, jugée conforme à la constitution par la Cours Constitutionnelle et en attente d une promulgation prochaine par le Président de la République. C était la première activité réalisée du plan d action ; ceci a été possible grâce a la contribution d un membre influent du secteur social ayant participé à l atelier de consensus qui a joué un rôle déterminant dans l adoption de cette loi. C est une grande avancée dans l amélioration de l environnement politique et juridique en faveur de la planification familiale au Bénin. Cet exercice n est qu une étape qui devra déboucher sur une action plus soutenue vers le repositionnement de la planification familiale en tant que composante des Soins de Santé Primaire contribuant fortement à la réduction de la mortalité maternelle et infantile telle que les études longitudinales portant sur plus de 10 ans viennent de le prouver de façon irréfutable. 31

40 32 Chapitre V: ANNEXES

41 33

42 ANNEXE I : Synthèse des opinions du niveau central QUESTIONS 1. Que pensez-vous de la situation actuelle de la planification familiale au Bénin? SYNTHESE DE REPONSES L utilisation reste faible malgré une augmentation significative. Pas de programme national de planification familiale au Bénin (vision, objectifs, stratégies au plan national ). Manque de coordination entre les différents intervenants dans la planification familiale. Actions limitées aux opportunités et besoins des institutions partenaires. La planification familiale évolue positivement depuis La planification familiale est à ses débuts malgré beaucoup d intervenants. Les objectifs sont loin d être atteints. Les béninois ont encore tendance à avoir une grande famille. Perception négative de la planification familiale en tant que limitation des naissances. 2. a) Quelles sont les forces et opportunités de la planification familiale? Existence d outils soutenant les activités : DEPOLIPO, Politiques Normes et standards de la SR, programme de SR Environnement politique plus favorable Amélioration de l indice d acceptabilité Elargissement des services de planification familiale aux adolescents et aux jeunes Existence de lignes budgétaires pour achat des produits contraceptifs (PC) Nombre d acceptantes en croissance constante Accroissement de l accessibilité à la planification familiale et de la disponibilité des PC Disponibilité du secteur privé pour la dissémination/distribution des PC Changement en cours des programmes d enseignement de base dans les écoles de formation Désir accru de la communauté d avoir des famille s de taille réduite Forte demande de planification familiale en milieu urbain surtout Existence de modules de formation du personnel de santé en SR 34

43 QUESTIONS SYNTHESE DE REPONSES Existence d une DSF Activités de planification familiale en cours malgré la non abrogation de la loi de 1920 Projet de modification de la loi de 1920 à l étude à l Assemblée Nationale 2. b) Les faiblesses Manque d organe de coordination des intervenants et des partenaires Non intégration des PC aux MEG Loi de 1920 toujours en vigueur Influence négative de certaines confessions religieuses Mauvaise gestion des effets secondaires de l utilisation des méthodes modernes Pesanteurs socioculturelles persistantes Ruptures de stocks des PC dans le secteur public Accessibilité limitée des PC dans les zones rurales Pas de bon plaidoyer au niveau du Gouvernement pour la crédibilisation de la planification familiale Prestataires pas toujours compétents/qualifiés pour la prestation de services de planification familiale Faible capacité de gestion technique des activités de planification familiale Courte durée de projets pour un impact réel Rumeurs négatives sur la planification familiale Dénomination des contraceptifs en langues locales comme «médicaments de plaisir» Absence de collaboration entre secteur public et le secteur privé à but lucratif en matière de planification familiale Utilisation clandestine de la planification familiale par la plupart des femmes Accessibilité aux PC dépendant de l appui des partenaires 3. Que lle est votre contribution à la planification familiale (des personnes et organisations interviewées) OSV Jordan Consacre 50% de ses activités à la planification familiale par l IEC et offre des services cliniques PSI A introduit le marketing social des préservatifs et des pilules dans les pays. Initie l intégration 35

44 QUESTIONS SYNTHESE DE REPONSES du secteur privé lucratif dans la planification familiale par les pharmaciens et les cliniques INTRAH/Prime II. Collabore avec PSI dans le cadre de la formation des agents du secteur privé ; a développé les capacités des programmes de SR de la GTZ, travaille à la standardisation des services pour harmoniser les comportements (normes et standards et procédures ). Travaille à la formation nationale des pairs éducateurs en SR, contribution au renforcement des capacités. Policy Project A trava illé avec les parlementaires et les journalistes à l amélioration de l environnement juridique Département de Gynécologie Obstétrique de la FSS A introduit la planification familiale au Csmi de la maternité lagunes Projette d y ouvrir un service spécialisé pour les adolescents et les jeunes Africare Exécution dans l Ouémé d un programme de suivi de l enfant avec un volet planification familiale A contribué au renforcement des capacités de l ABPF Ordre des pharmaciens Le personnel des pharmacies formées par PSI conseillent les clients en planification familiale et vendent les condoms et les pilules JHPIEGO A travaillé à l introduction des modules SR/PF dans la formation de base des écoles de santé (FSS, INMES, ENIIAB) ABPF Première ONG du pays intervenant da ns la planification familiale à travers ses cliniques, le centre pour les jeunes, la SBC. Contribue pour 55-60% aux activités de la planification familiale au Bénin BHAPP nouveau projet de lutte contre le SIDA ouvert à l intégration des activités PLNS s oc cupe exclusivement de la lutte contre le SIDA. CARE Bénin travaille avec le ROBBS pour étendre les services de planification familiale à travers l action des ONG membres 36

45 QUESTIONS SYNTHESE DE REPONSES FNUAP grand partenaire du gouvernement en matière de planification familiale. Contribue à la plus grande partie de fournitures en contraceptifs et équipements pour la planification familiale au développement d une stratégie nationale d IEC et au renforcement des capacités de gestion de la DSF, à l extension des services pour les adolescents et les jeunes médecins privés Débutent leur implication dans la planification familiale à travers l appui de PSI Restent ouverts à une plus grande implication La DSF à travers le service planification familiale gère tout le programme national de planification familiale avec des structures décentralisées au niveau des directions départementales. 4. Quelles suggestions pour améliorer? Promouvoir la CCC à la place de l IEC Renforcer le soutien du Gouvernement Concevoir un programme formel de planifica tion familiale Renforcer la capacité de gestion de la DSF dans le respect de la logique de la décentralisation Mettre en place un mécanisme de coordination pour les différents partenaires au développement Intégrer efficacement le secteur privé Accroître la qualité et la quantité de services de planification familiale offerts Améliorer le système public de gestion logistique Intégrer les PC dans la gestion des MEG Promouvoir les initiatives de distribution à base communautaire de contraceptifs hormonaux Renf orcer le réseau des services à base communautaire Renforcer le plaidoyer au plus haut niveau Intégrer la planification familiale à la lutte contre le VIH/SIDA Eviter les programmes trop verticaux Mettre les radios rurales à contribution Rendre disponibles toutes les méthodes Augmenter les fonds alloués au programme de planification familiale Améliorer l environnement juridique et culturel 37

46 QUESTIONS 5. Quelles actions prioritaires proposez-vous? SYNTHESE DE REPONSES Renforcer le mécanisme de coordination des différents partenaires Favoriser l accès des jeunes aux services de planification familiale Améliorer l environnement juridique Promouvoir la CCC Impliquer le secteur privé à but lucratif en planification familiale 38

47 ANNEXE II: Facteurs favorisants et opportunité par rapport à la planification familiale dans le département de Borgou/Alibori Client(e)s, Groupe d hommes, de femmes, d adolescent(e)s Accessibilité Qualité Demande Pérennisation Les coûts de produits La collaboration entre la La communauté est contraceptifs (PC) et des communauté et les impliquée dans les activités services planification prestataires de planification de planification familiale à familiale sont abordables. familiale est bonne. travers les ASBC surtout La plupart des clients L accueil des clients par les dans les zones ABPF et habitent non loin des lieux prestataires est jugé PROSAF. de prestations ils ont les satisfaisant. informations planification familiale en langue locale. La plupart des femmes veulent de la planification familiale. Elles ont les informations sur la planification familiale à la radio, à la télévision, au centre de santé, de bouche à oreille. Les hommes aussi déclarent être favorables à la planification familiale. Leaders d opinion Prise de conscience progressive des leade rs d opinion et de la communauté en faveur de la planification familiale. Les leaders d opinion rencontrés sont favorables à la promotion de la planification familiale Prestataires et ASBC Les produits contraceptifs et les services existent et sont accessibles dans les formations sanitaires (FC). Les ASBC de PROSAF et de l ABPF sont actifs. La plupart des prestataires du secteur public sont formés en planification familiale par le PROSAF. Les prestataires privés à but non lucratif sont formés par le PAIR et/ou PROSAF. Les activités de planification familiale se Utilisation de sketchs, théâtres, de la danse pour la sensibilisation en PLANIFICATION FAMILIALE. Utilisation des ASBC dans les sensibilisations. Existence de groupements de femmes et de jeunes organisés Les protocoles planification familiale sont utilisés dans les zones où ils sont disséminés. 39

48 Gestionnaires de projets et de programmes Accessibilité Qualité Demande Pérennisation mènent au quotidien. Dans les zones ABPF et PROSAF et les ASBC qui sensibilisent la communauté, assurent la liaison entre les prestataires et la communauté Mise à disposition des services de planification familiale dans toutes les formations sanitaires par le PROSAF. Existence de clinique ABFP. Mise en place des SBC. Le système de Monitoring périodique incluse la planification familiale. Autres secteurs Le secteur de l action sociale offre des services IEC planification familiale dans ses centres. Le secteur de la jeunesse s implique dans l encadrement des associations sur la SR. La plupart des prestataires cliniques et les ASBC reçoivent une formation adéquate en planification familiale. L introduction des ASBC et des groupes de théâtres populaires suscitent la demande et contribuent à changer l attitude des hommes en faveur de la planification familiale. Certains établissements scolaires sont soucieux du nombre de grossesses non désirées et des avortements parmi les élèves (13 cas en 2002 dans un collège de 300 élèves). Engagement en faveur de la planification familiale. Utilisation effective des PNP par les gestionnaires. 40

49 ANNEXE III: Faiblesses et lacunes de la planification familiale dans le département de Borgou/Alibori Client(e)s, Groupe d hommes, de femmes, d adolescent(e)s Leaders d opinion Prestataires de services et ASBC Accessibilité Qualité Demande Pérennisation Existence d effets secondaires Existence des rumeurs Certains maris constituent des barrières à l accès aux servies par leurs épouses. La plupart des clientes pratiquent la planification familiale à l insu de leurs maris. La pratique de la polygamie crée la concurrence sur le nombre d enfants entre les épouses. Certaines clientes trouvent le trajet vers les services de planification familiale long. Certaines clientes n ont pas la méthode qu elles désirent (Norplant et DIU). La considération selon laquelle la femme est faite pour donner autant d enfant que Dieu lui donne est forte. L utilisation de la planification familiale est un pêché selon un Imam. Existence de barrières médicales. Insuffisance de formation en planification familiale Certains maris sont contre la planification familiale. Certaines femmes ont honte d utiliser les services de planification familiale par peur de la risée des autres. La planification familiale est plus souvent comprise sous son angle de limitation des naissances que sous son angle d espacement des naissances. Concurrence des femmes en milieu polygame. Existence d influences religieuses (certains musulmans et chrétiens déconseillent la planification familiale moderne). Insuffisance de counseling. Rumeurs renforcées par la Barrières religieuses Analphabétisme Croyances traditionnelles Pauvreté Insuffisance de personnel formé en planification 41

50 Gestionnaires de projets et de programmes Autres secteurs Accessibilité Qualité Demande Pérennisation Absence de matériel d IEC. mauvaise gestion des effets familiale. Insuffisance de matériel secondaires. Insuffisance de planification familiale (kits Non intégration considération des ASBC. DIU) dans certains centres. systématique de la Insuffisance de motivation Norplant pas toujours planification familiale dans matérielle et sociale des disponible aux lieux où il les services de SR ASBC. est demandé. Insuffisance de counseling (critères d éligibilités de l OMS non utilisés). Mauvaise gestion des effets secondaires. Non intégration systématique de la planification familiale dans les séances des autres services SR. Approche intégrée PF/IST/VIH/SIDA non formalisée. Les SAA ne sont pas codifiées. Les stratégies avancées n intègrent pas les services de planification familiale. Procédures de logistique des contraceptifs non appliquées (existence de rupture de stock). Le secteur social n est pas impliqué dans l offre de services non médicaux. Le secteur de l éducation est peu conscientisé sur les questions de SR des adolescents. Absence de cadres de coordination formelle des intervenants sur le terrain. Matériel d IEC (non à jour et non disponible). Messages adaptés aux jeunes et à des besoins spécifiques non disponibles. L enseigne ment des éléments de SR n est encore qu à ses débuts dans les Collèges. Les durées des projets et programmes n assurent pas le maintien des changements souhaités. Il n y a pas de cadre formel de consultation sur les questions de SR entre la santé et les autres secteurs. 42

51 ANNEXE IV: Faiblesses et lacunes de la planification familiale dans le département de Borgou/Alibori Client(e)s et population cible Leaders communautaires Accessibilité Qualité Demande Pérennisation Bonnes conditions de conservation des PC dans les CSSP. Produits contraceptifs et services disponibles dans les CSSP. Disponibilité de SBC dans certaines zones couvertes par l ABPF et dans quelques CPS de l Ouémé/Plateau. Certains jeunes ont l information sur les différentes méthodes de planification familiale. Reconnaissance des bienfaits de la planification familiale aussi bien par les hommes que par les femmes. Activités d IEC et CCC dans les maternités contribuent. Sensibilisation continue des populations sur la planification familiale. Reconnaissance de l impact négatif de trop d enfants et des grossesses rapprochées sur la vie économique des ménages. Bonne promotion des SBC par l ABPF et les CSSP. Bonne promotion des SBC par le PSEO. Les activités de PSEO ont eu un bon impact sur l utilisation des services. Prise de conscience des leaders communautaires en faveur de la planification familiale Engagement des leaders religieux (protestants et musulmans) en faveur de la planification familiale. Engagement des relais communautaires en faveur de la planification familiale. Implication effective des communautés dans la 43

52 Prestataires Accessibilité Qualité Demande Pérennisation gestion des services de santé à travers les COGEAS et COGECs. Existence des centres spécifiques pour les prestations vis-à-vis des adolescents. Les services planification familiale sont intégrés au niveau de chaque maternité (produits, personnel). La plupart des prestataires ont été formées à la planification familiale. Formation de certaines sages-femmes responsables de services. De nombreuses SF ont été formées à la logistique contraceptive. Les prestataires non formés ont été au moins briefés sur toutes les méthodes modernes en dehors du DIU et du Norplant. Existence de centre spécifique d éducation des jeunes et des adolescents sur la planification familiale (3S/ADO). Existence d IEC en planification familiale dans certains centres de santé. Existence de centre spécifique pour les prestations vis-à-vis des adolescents (3S/ADO). Gestionnaires de programmes Autres secteurs Le secteur social mène des activités de planification familiale sur le terrain. Les motivateurs du secteur social sont formées en planification familiale. Le secteur social mène sur le terrain des activités de sensibilisation et de services par rapport à la planification familiale. Existence de pairs éducateurs au niveau du département de la jeunesse. PSEO a fait un travail remarquable sur le terrain qui se continue après le projet. Les cellules chargées de la lutte contre le SIDA existent et sont des canaux potentiels pour la planification familiale. Disponibilité du département de la jeunesse à contribuer à la promotion de la santé de la jeunesse. Disponibilité et volonté manifeste des secteurs éducation, jeunesse et 44

53 Accessibilité Qualité Demande Pérennisation affaire sociales à collaborer en planification familiale. Collaboration informelle du secteur social et santé sur le terrain. 45

54 ANNEXE V: Lacunes et obstacles à la planification familiale dans le département de l Ouémé/Plateau Client(e)s et population cible Accessibilité Qualité Demande Pérennisation Vente de PC de qualité douteuse dans les marchés locaux. Non respect des rendezvous. Produits et services non disponibles au niveau de certains CCS. Pas de services adaptés pour les jeunes adolescents dans les services publics. Les prix des spermicides sont jugés très chers. Les femmes n utilisent pas souvent les PC parce qu elles n ont pas l appui/accord de leurs maris. Les maris sont réticents à laisser leurs femmes utiliser les PC, de peur d être trompés. Manque de sensibilisation des hommes sur la planification familiale. Les jeunes n utilisent pas toujours le préservatif. Les hommes ne s impliquent pas réellement dans l utilisation des PC. Les maris sont souvent contre l utilisation des PC. Les maris sont souvent contre l utilisation des PC par leurs femmes. Croyance que Prudence est de meilleure qualité que les autres marques de préservatifs. Rumeurs néfastes sur les contraceptifs. Les centres de santé ne font pas de sensibilisation à l endroit des hommes Manque de pouvoir de décision des femmes dans les couples. Relâchement des SBC par les relais communautaires formés par le PSEO du fait de la fin du projet. Relâchement des SBC par les relais communautaires formés par l ABPF et la DDSP (manque de motivation). La planification familiale est plus souvent comprise sous son angle de limitation de naissances que sous son angle d espacement des naissances. Concurrence des femmes en milieu polygame. Barrières religieuses Analphabétisme Croyances Traditionnelles Pauvreté Leaders communautaires Manque d information de certains membres de COGEAs et COGECs sur Certains leaders religieux restent réticents vis-à-vis de la promotion des méthodes planification familiale encore perçu comme une limitation des naissances. 46

55 Prestataires Accessibilité Qualité Demande Pérennisation la planification familiale. modernes de contraception. Manque de moyens de Les protocoles ne sont pas déplacement pour les relais encore disponibles. communautaires. Insuffisance de prestataires communautaires. Insuffisance quantitative de prestataires de planification familiale. Pas de services adaptés aux jeunes adolescents. Pas d intégration de la planification familiale lors des autres services de SR. Les PC injectables sont peu chers pour certaines couches de clientes Insuffisance de formation des relais communautaires en planification familiale. Pas de système de recherche active des abandons en planification familiale. Contraceptifs de qualité douteuse en vente sur les marchés locaux. Pas de système de recyclage périodique des prestataires. Insuffisance de compétence en counseling. Pas de bonne prise en charge des effets secondaires de certains PC. Les prestataires de planification familiale ne parlent pas aux hommes de la planification familiale. La loi de 1901 embarrasse certains prestataires. Gestionnaires de programmes Manque de monitoring des services de planification familiale. Supervision sporadique des services de planification familiale. Suspension de la subvention des PC par l ABPF. Amenuisement progressif des ressources financières de l ABPF. Emploi des sages-femmes chargées des SCB non 47

56 Autres secteurs Accessibilité Qualité Demande Pérennisation institutionnalisé planification familiale non perçu comme une priorité. Loi de 1901 reste encore un handicap. Les infirmeries scolaires ne sont pas généralisées. Manque de ressources humaines, matérielles et financières dans le secteur social. Non disponibilité de produits contraceptifs au niveau de certains praticiens du secteur privé à but lucratif. Manque de PC non médicaux au niveau des centres sociaux. Pas d IEC ni counseling en SR dans les infirmeries scolaires. Manque de formation des enseignants a la planification familiale. Manque de formation du personnel du dé partement de la jeunesse en SR. Agents du secteur social non recyclés en planification familiale. Manque de formation des agents du secteur privé sur la planification familiale Sous utilisation de la radio locale pour la promotion des services de planification familiale. Manque de collaboration intersectorielle entre les différents secteurs au niveau régional: santé, jeunesse, éducation et affaires sociales. Faible implication du secteur privé dans la planification familiale. Comme le montre ces tablea ux, de nombreuses opportunités et lacunes ont été collectées à partir de l opinion des personnes interviewées. On constate de façon globale que malgré une tendance à l amélioration de l environnement en faveur de la planification familiale, marquée par l existence de nombreuses opportunités et des atouts, un nombre non négligeable de lacunes touchent encore à l accessibilité des services, à la demande et à la pérennisation des acquis. 48

57 Face à ces nombreuses lacunes, le défi a été d identifier celles pouvant être résolues dans un court terme sans grandes ressources additionnelles. Pour arriver à l ultime étape d un plan d action il a fallu obtenir un consensus national sur les priorités à considérer. 49

58 ANNEXE VI: Résumé de la contribution de l USAID Grâce aux actions des agences techniques financées par l USAID, l environnement en faveur de la SR et plus particulièrement de la planification familiale s est amélioré. Parler de la planification familiale n est plus tabou : de nombreux spots publicitaires et émissions ont fait leur apparition aussi bien sur les antennes des médias audiovisuels publiques que privés ainsi que dans la presse écrite. Ce battage médiatique a certainement contribué à l amélioration de la connaissance des populations en matière de pla nification familiale, d où l augmentation sensible du taux d utilisation de la contraception moderne comme le montre le tableau 1 cidessus. Selon les résultats de la première Enquête Démographique et de Santé (EDS) au Bénin en 1996, le taux d utilisation de la contraception moderne était de 3,4%. Ce taux est passé à 7,4% en L USAID/Bénin a largement contribué à cet accroissement spectaculaire du taux d utilisation des méthodes modernes de contraception dans le pays à travers l appui de ses agences techniques de coopération d action aussi régionale que nationale. Le taux d utilisation de la contraception moderne dans les départements du Borgou/Alibori, où le PROSAF travaille depuis 1997 est passé de 2,5% en 1996 à 8,3% en Cet accroissement est largement supérieur à l accroissement au plan national où le taux est passé de 3,4% en 1996 à 7,2% en Il faut noter entre autres que les stratégies de développement de services à base communautaire et l utilisation des théâtres orientés vers les hommes comme techniques de communication pour le changement de comportement ont remarquablement contribué à l utilisation de la planification familiale dans cette région. Le marketing social animé par PSI contribue largement à améliorer l accessibilité aux condoms et aux pilules à tel point que «Prudence» est cité comme le condom de meilleure qualité que les autres. En plus de l augmentation du taux d utilisation de la contraception moderne, l USAID/Bénin a également contribué à travers ce programme à l amélioration de l environnement politique. Selon l indice de l environnement politique (PES, ou Policy Environment Score), l environnement relatif à la planification familiale s est amélioré progressivement chaque année depuis Le rôle de INTRAHPrime da ns la formation en cours d emploi et celui de JHPIEGO dans la formation de base ont contribué au renforcement des capacités humaines. DELIVER a aidé au développement et à la mise en œuvre de la logistique des contraceptifs et autres produits de santé de la reproduction. Comme l atteste le tableau suivant, de par l action de nombreuses agences de coopération l assistance de l USAID a été et reste déterminante dans l amélioration de la situation de la planification familiale au Bénin. Dans l immédiat l appui aux actions correctrices inscrites dans le plan d action est à suivre. L organisation de l atelier de restitution de la cartographie stratégique avec tous les partenaires démontre que l USAID peut jouer un rôle de leadership dans la collaboration et la coordination des partenaires. C est un rôle dans lequel à travers la mise en place d un système national de monitoring performant, Advance Africa peut apporter son assistance technique comme il le fait déjà au Sénégal. 50

59 Tableau VI : Contribution de l USAID RESULTATS INTERMEDIAIRES DE LA Résumé des contributions MISSION RI 1 : Amélioration de l environnement politique RI 1.1 : Améliorer les politiques de santé et les Les PNP (Politique, Normes et Procédures) de supports du système de santé SR ont été développées avec l assistance technique de INTRAH Prime II. Policy Project a travaillé avec les parlementaires et les journalistes pour le changement de la loi de 1920 qui est contre la planification familiale. Au total, la planification familiale est mieux acceptée dans le pays. RI 1.2 : Augmenter les capacités de planification et de gestion de programme du secteur sanitaire DELIVER a assisté le Ministère de la Santé dans la mise en œuvre d un système de logistique des produits de SR et un plan d introduction des contraceptifs dans le système national d approvisionnement en médicaments essentiels. Lacunes relevées Les procédures de SR ne sont pas encore disséminées. La loi de 1920 demeure encore théoriquement en vigueur. Les contraceptives restent encore gérées au niveau de la DSF. Le service PLANIFICATION FAMILIALE a une insuffisance qualitative et quantitative en ressources humaines pour une gestion efficace du programme. RI 1.3 : Augmenter la collaboration entre les donateurs et le service public et privé RI 2 : Augmenter l accès aux services et aux produits PSI à travers le marketing social a introduit une collaboration avec les pharmaciens privés. Une collaboration est établie entre l USAID et le FNUAP dans l approvisionnement du pays en contraceptifs. En matière de planification familiale, il n existe pas un mécanisme formel de coordination et de collaboration entre les différents partenaires et intervenants. L implication du secteur privé reste encore faible. 51

60 RESULTATS INTERMEDIAIRES DE LA MISSION RI 2.1 : Améliorer le système de distribution des produits et équipements RI 2.2 : Etendre l intégration des services de Santé Familiale dans les centres de santé Résumé des contributions PSI à travers le marketing social a rendu disponibles les condoms et les pilules dans tout le pays à travers ses réseaux de distribution. DELIVER a aidé la DSF à améliorer la logistique des contraceptifs. La DSF avec l appui d autres partenaires tels que le FNUAP et la Banque Mondiale a étendu de façon substantielle le nombre de centres de planification familiale dans le pays. Le PROSAF dans le Borgou/Alibori démontre des pratiques prometteuses d intégration de la planification familiale dans les centres de santé. Lacunes relevées Le système de logistique connaît encore des faiblesses qui se signalent par des ruptures de stock pour diverses raisons dans les centres de santé périphériques. Le secteur privé est peu impliqué dans l offre des services de planification familiale. L intégration de l offre des services planification familiale aux autres services de SR (CPN, Vaccinations, Accouchements etc.) n est pas systématisée. Les centres d informations et de services pour jeunes et adolescents sont peu nombreux. RI 2.3 : Augmenter les services à base communautaire et la distribution des produits RI 3 : Améliorer la qualité de gestion des services RI 3.1 : Augmenter les capacités de gestion Les services à base communautaire du PROSAF dans le Borgou/Alibori avec l expérience du théâtre populaire entre autres et les réseaux de volontaires sont une pratique prometteuse surtout dans l implication des hommes dans la planification familiale. Le système de suivi des activités et les supports de suivis mis en place par PROSAF a renforcé les capacités de gestion au niveau départemental. Les adolescents et les jeunes restent marginalisés dans l accès aux services malgré ces efforts. La capacité de gestion des activités de planification familiale reste encore insuffisante au niveau central. RI 3.2 : Améliorer les performances des agents Le processus d introduction du curriculum de Les approches sur la double protection, 52

61 RESULTATS INTERMEDIAIRES DE LA MISSION de santé Résumé des contributions SR sur la planification familiale est terminé à l école des sages-femmes et en cours à la faculté des Sciences de la Santé et à l école des infirmiers avec l assistance de JHPIEGO. Les formations en cours d emploi, appuyées par le PROSAF, le FNUAP et le projet Banque Mondiale ont touché une grande majorité des prestataires et se poursuit selon les besoins Lacunes relevées l intégration de l offre des services planification familiale aux autres services de SR sont peu connues des prestataires. De nombreux prestataires ont des connaissances et des compétences non à jour. Les compétences en Norplant et en santé des adolescents sont insuffisantes. Fiches de consultation planification familiale conçues depuis 1996 non à jour sur les critères d éligibilité de l OMS. RI 4 : Augmenter la demande et les pratiques favorables à l utilisation de services, des produits et des mesures préventives RI 4.1 : Améliorer la connaissance des mesures préventives et l adoption de comportements appropriés Les connaissances gé nérales sur la planification familiale se sont grandement améliorées par l action conjuguée des médias (radio et télévision), par le marketing social, le travail des associations et des ONG et du réseau des volontaires dans les zones visitées. La demande non satisfaite reste élevée Pas de stratégie appropriée de CCC en planification familiale. 53

62 ANNEXE VII : Maps des Scénario s Map A : Idéale pour la satisfaction de la demande des Services Planification Familiale : Occasions potentielles de contact et types d information/de services devant être offerts Occasions de Contact Type d Informations Bénéfices de la planification familiale Choix approprié des méthodes Information sur l utilisation correcte des méthodes Où et quand avoir plus d information et les services planification familiale Counseling sur les méthodes Offre de la méthode sélectionnée CPN Accht CPoN Cons. Enft mal. Cons. Enft Sain Vaccination Prévention et prise en charge IST/VIH/SIDA Dépistage volontaire VIH/SIDA Prévention et traitement du Palu Autres soins curatifs 54

63 Le vert signifie que la demande est satisfaite de manière adéquate et le bleu signifie que la référence est faite de manière adéquate. L idéale est donc en vert ou bleu en fonction des normes définies. 55

64 Map B : Demande des services planification familiale : Occasions actuelles de contact et type d informations/de services offerts Occasions de Contact Type d informations Bénéfices de la planification familiale Choix approprié des méthodes Information sur l utilisation correcte des méthodes Où et quand avoir plus d information et les services planification familiale Counseling sur les méthodes Offre de la méthode sélectionnée CPN Accht CPoN Cons. Enft mal. Cons. Enft Sain Vaccination Prévention et prise en charge IST/VIH/SIDA Dépistage volontaire VIH/SIDA Prévention et traitement du Palu Autres soins curatifs Le rouge signifie que l information n est pas donnée de manière satisfaisante donc il y a là une lacune à combler. 56

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