Modélisation et simulation
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1 Modélisation et simulation p. 1/36 Modélisation et simulation INFO-F-305 Gianluca Bontempi Département d Informatique Boulevard de Triomphe - CP 212
2 Modélisation et simulation p. 2/36 Simulation statistique Jusqu ici nos avons considéré des modèles déterministes. En réalité le manque de connaissance, la procédure d abstraction accomplie pendant la modélisation, les erreurs de mesures rendent souvent une représentation déterministe de la réalité trop limitée. Il est important donc représenter à l intérieur de notre modèle l incertitude et être capable de la tenir en considération pendant la simulation. Le formalisme probabiliste a été souvent utilisé dans les sciences pour représenter et manipuler l incertitude. Trouver une solution analytique d un modèle probabiliste est souvent impossible. Dans ces cas, la seule manière d étudier le système est donc la simulation. Simuler un système avec des paramètres ou des conditions initiales probabilistes demande la capacité de générer des nombres selon une distribution de probabilité. On définit simulation statistique toute méthode qui utilise des séquences des nombres aléatoires (ou random).
3 Il peut être visualisé comme une boite noire où entre un flux de nombres pseudo-aléatoires (c.-à-d. générés par l ordinateur) et un flux de nombres sort; l estimation de la quantité d intérêt est obtenu en analysant l output. Modélisation et simulation p. 3/36 Les méthodes Monte Carlo Les techniques de simulation Monte Carlo sont utilisées pour simuler des systèmes déterministes avec des paramètres ou des entrées stochastiques. Le nom a été proposé par les scientifiques du projet Manhattan lors de la deuxième guerre mondiale et fait allusion aux jeux de hasard pratiqués à Monaco. Parmi les pionniers des méthodes MC nous retrouvons E. Fermi, J. Neumann, S. Ulam, N. Metropolis. Les méthodes MC sont aujourd hui utilisées pour simuler des phénomènes physiques complexes dans plusieurs domaines scientifiques et appliqués: radioactivité, physique des hautes énergies, réseaux, économétrie, logistique. La technique de simulation Monte Carlo s appuie sur l échantillonnage des distributions des quantités incertaines.
4 Modélisation et simulation p. 4/36 2 paramètre 1 mésure 1? 11.5 paramètre 2 Simulateur? 2 paramètre 3 mésure 2
5 Modélisation et simulation p. 5/36 Exemple Supposons d avoir une population dont la décroissance est décrite par l équation différentielle ẋ = Kx, x(0) = 10 où la quantité K < 0 n est pas connue de manière exacte mais qui peut être décrite par une distribution de probabilité uniforme K U( 4, 2). Puisque K est aléatoire, la quantité x(t) le sera aussi. Supposons de vouloir répondre aux questions suivants: Aura quelle forme la distribution de la valeur x(t) pour t = 2? Sera-t-elle encore une distribution uniforme? Quelle moyenne et/ou variance a-t-elle? Quelle probabilité nous avons que x(t) soit entre.1 et.2? Script MATLAB mc.m.
6 Modélisation et simulation p. 6/ Histogramme de x(2) réalisations de la variable K.
7 Modélisation et simulation p. 7/36 Les méthodes Monte Carlo La simulation Monte Carlo peut être utilisée toutes les fois que le comportement d un système peut être décrit par l évolution d une densité de probabilité (par exemple la densité de x(t) dans l exemple précédent). Il est intéressant de remarquer que parfois même des problèmes non random peuvent être résolus par une approche stochastique. Un exemple est le calcul de la surface d un lac La méthode est basée sur (i) l échantillonnage des quantités aléatoires, (ii) de la répétition d une simulation déterministe (trial) pour chaque quantité échantillonnée et (iii) sur l agrégation des résultats. Ils existent problèmes qui ne peuvent être résolus que par la méthode de MC et des problèmes qui sont plus faciles à résoudre par la méthode de MC. MC est souvent considérée comme la méthode en dernier ressort puisque elle demande des ressources computationnelles assez consistantes.
8 Calcul surface d un lac Considérons une zone rectangulaire ou carrée dont la surface A terrain est connue. Au sein de cette aire se trouve un lac dont la superficie A lac est inconnue. Pour trouver l aire du lac, on demande à une armée de tirer N coups de canon de manière aléatoire et uniforme sur cette zone. On compte ensuite le nombre N 0 de boulets qui sont restés sur le terrain et ainsi le nombre N N 0 de boulets qui sont tombés dans le lac. Puisque la probabilité qu un boulet tombe dans une région d aire A est proportionelle à l aire même, il suffit de calculer: A terrain A lac = N = A lac = (N N 0) N N 0 N A terrain Si A terrain = 1000 m2 et l armée tire N = 500 boulets et que N N 0 = 100 projectiles sont tombés dans le lac alors l estimation est: A lac 100/ = 200 m2. D après la loi des grands nombres, la qualité de l estimation s améliore en augmentant le nombre de tirs et en s assurant que les artilleurs ne visent pas toujours le même endroit mais couvrent bien la zone. Modélisation et simulation p. 8/36
9 Modélisation et simulation p. 9/36 Composantes d un algorithme MC Description probabiliste: un modèle stochastique du problème. Générateur uniforme de nombrés aléatoires: un générateur de nombres aléatoires uniformément distribués sur l intervalle [0, 1]. Loi d échantillonnage: une technique pour échantillonner une distribution de probabilité générique. Simulateur: un simulateur déterministe qui renvoie l output quand tous les paramètres sont connus. Collecteur des outputs: structure des données pour stocker tous les outputs de la simulation. Analyseur de l output: ensemble de techniques statistiques qui permettent de tirer conclusions à partir des données générées par le simulateur. Estimateur d erreur: ceci permet d associer à chaque quantité estimée à partir de l output une indication sur l erreur ou sur la confiance (par exemple en fonction du nombre de répétitions).
10 Modélisation et simulation p. 10/36 Variables aléatoires continues Considérons une variable aléatoire z réelle et continue. Il est possible définir les quantités suivantes: Définition. La fonction de répartition de z est la fonction F z (z) = Prob {z z} (1) Définition. La fonction de densité de z est la dérivée de la fonction de répartition: p z (z) = df z(z) dz (2) La probabilité d une v.a. continue n est pas définie pour des valeurs z ponctuelles mais seulement pour des intervalles de valeurs Prob {a < z < b} = b a p z (z)dz, Z p z (z)dz = 1
11 Modélisation et simulation p. 11/36 Moyenne et variance d une v.a. continue Espérance (moyenne): Variance: Moments d ordre r : σ 2 = µ = h l h l µ r = E[z r ] = zp(z)dz (z µ) 2 p(z)dz h l z r p(z)dz
12 Modélisation et simulation p. 12/36 Le problème Monte Carlo Considérons une variable aléatoire x R n de dimensionnalité n. Les méthodes Monte Carlo essaient de résoudre les deux problèmes suivants Echantillonnage : comment générer une série d échantillons indépendantes {x i }, i = 1,...,N, qui soient tous tirés à partir de la même densité de probabilité p x (x). Estimation : étant donnée la fonction g(x) et la variable aléatoire x R n, estimer l espérance de la variable aléatoire g(x) θ = E[g(x)] = g(x)p(x)dx θ est la moyenne de la variable aléatoire g(x) qui représente la sortie du système.
13 Modélisation et simulation p. 13/36 La solution du premier problème rend possible la solution du deuxième. L estimation de θ est obtenu à partir des N échantillons x i par ˆθ = 1 N N g(x i ) i=1 La loi des grands nombres nous garantit que lim N ˆθ = θ Il est possible aussi de montrer que cet estimateur a des propriétés intéressantes d un point de vue statistique. Il est non polarisé (en anglais unbiased), c.-à-d. E[ˆθ] = θ et sa variance est où σ 2 est la variance de g(x). ] Var[ˆθ = σ2 N
14 Modélisation et simulation p. 14/36 La racine de la variance est une mesure de l erreur moyenne commise une fois que nous estimons θ avec ˆθ. Nous remarquons que la variance de ˆθ est indépendante de la dimensionalité n. La propriété la plus importante des méthodes MC est donc que la précision de l estimation renvoyée par Monte Carlo est indépendante de la dimensionnalité n de la variable x en entrée. Ceci signifie, que indépendamment de la dimensionnalité de x quelque dizaine d échantillons de x peut être suffisante pour estimer θ d une manière satisfaisante.
15 Modélisation et simulation p. 15/36 Qu est-ce que un nombre aléatoire? La simulation Monte Carlo s appuie sur la capacité de générer des nombres aléatoires. Un autre domaine qui est également intéressé par la capacité de générer des nombres aléatoires est celui de la cryptographie. Mais Qu est-ce que un nombre aléatoire? Peut un nombre aléatoire être généré par une machine déterministe, comme l ordinateur? Est-il possible de générer des séquences vraiment aléatoires? Il n existe pas une réponse universellement partagée à ce genre de questions. La raison est que plusieurs définitions de aléatoire (en anglais randomness) existent. Selon le livre de Papoulis, deux définitions des nombres aléatoires peuvent être formulées.
16 Modélisation et simulation p. 16/36 Les définitions de nombre aléatoire Définition conceptuelle: une séquence de nombres x i est appelée aléatoire (random) si elle est égale à la séquence d échantillons d une variable aléatoire x. Définition empirique: une séquence de nombres x i est appelée aléatoire (random) si ses propriétés statistiques sont les même que les propriété d une séquence de nombres obtenues dans une expérience aléatoire. La définition empirique est une définition opérationnelle qui suggère une manière pratique pour répondre à la question si une séquence de nombres (par exemple générés par un ordinateur) est aléatoire. L atout de cette définition est que la randomness d une séquence peut être déterminée par des outils statistiques conventionnels (tests d hypothèse,...).
17 Modélisation et simulation p. 17/36 Les propriétés des nombres aléatoires Considérons une séquence de N nombres x i tirés à partir d une distribution uniforme de la variable aléatoire x sur [0, 1]. Cette séquence de nombres doit satisfaire deux propriétés: 1. uniformité, c.-à-d. ils sont equirepartis sur [0, 1]. 2. indépendance, c.-à-d. la valeur x i ne doit avoir aucune relation ou dépendance par rapport à la valeur x i 1 ou plus en général avec les autres valeurs x j, j = 1,...,i 1, i + 1,...,N. Il s ensuit que 1. Si l intervalle [0, 1] est reparti en n sous-intervalles de la même taille, alors le nombre d observations attendu dans chaque intervalle est N/n. Notons que N doit être suffisamment grand pour remarquer cette propriété. 2. La probabilité d observer une valeur dans un certain intervalle est indépendante des valeurs tirées à l avance.
18 Modélisation et simulation p. 18/36 Génération des nombres aléatoires Les nombres aléatoires peuvent être générés par les manières suivantes observation d expériences de nature aléatoire: mesurer un dispositif physique qui présente certaines propriétés stochastiques (bruit d une résistance, diode, compteur Geiger). observer les lancement d une pièce équilibrée afin de générer une séquence aléatoire de 0 (pile) et 1 (face); extraire des billes d une urne (loterie); utiliser les chiffres décimaux de π par l ordinateur : ceux ci sont appelés nombres pseudo-aléatoires L approche pseudo-aléatoire est souvent préférable puisque elle est plus rapide, plus facilement gérable et permet la contrôlabilité et la répétitivité de l expérience si nécessaire (par exemple pour des raison de débogage)
19 Modélisation et simulation p. 19/36 Génération des nombres aléatoires The generation of random numbers is too important to be left to chance. (Robert R. Coveyou (1969)) Anyone who considers arithmetical methods of producing random digits, is, of course, in a state of sin (J. von Neuman (1951))
20 Modélisation et simulation p. 20/36 Génération des nombres pseudo-aléatoires Le but est générer à l ordinateur des échantillons d une distribution de probabilité générique. Bien que les nombres pseudo-random ne soient pas vraiment aléatoires puisque ils ont été générés de manière déterministe, le but est de créer une séquence qui puisse apparaitre comme non déterministe à quelqu un qui ne connait pas l algorithme sous-jacent. D un point vue statistique apparaitre come aléatoire revient à passer des test statistiques (comme le test Kolmogorov-Smirnov). Toutefois, a l état actuel, ceci n est pas fait de manière directe pour une distribution p z ( ) quelconque. Normalement on commence par générer une séquence de nombres aléatoires uniformes et après on applique une transformation pour obtenir une séquence qui appartient à la distribution désirée p z ( ). Nous verrons dans la suite comment générer des nombres aléatoires uniformes et les méthodes pour les transformer.
21 Modélisation et simulation p. 21/36 Propriétés d un générateur pseudo-aléatoire Un bon générateur de nombres aléatoires devraient satisfaire les critères suivants: Distribution correcte. Les points devraient être distribués de manière conforme à la distribution échantillonnée. Aussi, aucune corrélation (ni dépendance) ne devrait être observable entre les nombres générés séquentiellement. Longue période. Comme un générateur de nombres aléatoires est exécuté sur un ordinateur déterministe, il devient de facto un algorithme déterministe. Ses sorties sont inévitablement entachées d une caractéristique absente d une vraie suite aléatoire : la périodicité. Avec des ressources limitées (mémoire, nombre de registres, etc.), le générateur retrouvera le même état interne au moins deux fois. Afin d éviter des corrélations non désirées, la quantité de nombres générée devrait toujours être inferieure à cette période.
22 Modélisation et simulation p. 22/36 Répétabilité. Afin de faciliter l utilisation et le testing de code qui s appuie sur la génération des nombres aléatoires il est nécessaire de pouvoir reproduire une séquence déjà obtenue. Aussi il serait bien de pouvoir générer de nouveau une partie de la séquence sans recommencer du début. A ce fin il est nécessaire d associer un état (graine ou seed en anglais) au générateur afin de pouvoir rétablir une configuration déjà vue. Longues séquences non corrélées. Pour des simulations de longues durées il est important de pouvoir exécuter plusieurs sous-simulations indépendantes et de pouvoir les recombiner dans la suite en s assurant que la propriétés d indépendance soit satisfaite. Portabilité. ceci ne signifie pas seulement que le code devrait être portable (e.g. implémenté en un langage haut-niveau comme Fortran ou C) mais aussi que il devrait générer exactement le même séquence sur des machines différentes. Efficacité. La génération d une séquence de nombre pseudo-aléatoires ne devrait pas demander des ressources de calcul excessives. La plupart des langages de programmation contient aujourd hui un générateur de nombres pseudo-aléatoires.
23 Modélisation et simulation p. 23/36 La méthode de Von Neumann En 1946, John von Neumann propose un générateur pseudo-aléatoire connu sous le nom de la méthode middle-square (carré médian). Très simple, elle consiste à prendre un nombre, à l élever au carré et à prendre les chiffres au milieu comme sortie. Celle-ci est utilisée comme graine pour l itération suivante. Exemple: prenons le nombre Les étapes de l algorithme sont: = on récupère les chiffres du milieu: C est la sortie du générateur = on récupère les chiffres du milieu: 7786, et ainsi de suite. La méthode a surtout une importance historique. Elle est faible et la qualité des sorties dépend de la graine. Par exemple l état 0000 produit toujours la même séquence et constitue un état absorbant de l algorithme.
24 Modélisation et simulation p. 24/36 Générateur congruentiel linéaire Le générateur congruentiel linéaire (en anglais linear congruential generator (LCG)) a été proposée en 1951 par Lehmer pour générer des nombres pseudo-aléatoires selon une distribution uniforme U(0, 1). Un générateur LCG génère une séquence z i de nombres entiers non négatifs grâce à la formule de récurrence (aussi connue comme l algorithme de Lehmer) z i = (az i 1 + c) mod m i 1 où a, c,sont des entiers, m est un nombre premier très grand et mod dénote le reste de la division entière (par exemple 15 mod 4 = 3).
25 Modélisation et simulation p. 25/36 La valeur initiale z 0 est appelée la graine (ou seed) de la séquence. La suite u i = z i m [0, 1] est la suite de nombres pseudo-aléatoires qui sont renvoyé par le générateur LCG. Si c = 0 le générateur est appelé générateur multiplicatif. La séquence de nombres entiers z i prenne valeur entre 0 et m 1; il s ensuit que si nous exécutons l itération pour m étapes, au moins deux valeurs z i (et donc deux valeurs u i ) seront identiques. La séquence est donc périodique pour N > m avec une période m 0 m. Si la période est m 0 = m alors on dit que le générateur est à période maximale. Une séquence périodique ne peut évidemment pas être une séquence aléatoire. Toutefois, pour des applications où le nombre de u i généré est inferieur à m 0, la périodicité n a aucun effet. Il est possible montrer que seulement quelque ensemble de paramètres permet la génération di une séquence avec des bonnes propriétés statistiques. Des choix communs pour les paramètre du LCG sont: a = 7 5, c = 0 et m =
26 Modélisation et simulation p. 26/36 Tests d aleatoireté Supposons d avoir généré N nombres pseudo-aléatoires x i par un générateur uniforme. Test des moments: si x U(0, 1) alors les trois premiers moments devraient être 1/2, 1/3 et 1/4, respectivement. Test chi-carré: supposons de diviser l intervalle [0, 1] en s sous-intervalles I j de taille égale. Soit c j = {#x i I j }, j = 1,...,s la quantité de valeurs observée à l intérieur du jème intervalle. La quantité C = s s ( c j N ) 2 N s j=1 est une mesure de concordance entre les valeurs observées et les valeurs attendues. Si les nombres avaient été générés par une variable aléatoire uniforme alors la quantité C devrait être distribuée comme une variable χ 2 avec s 1 degrés de liberté.
27 Modélisation et simulation p. 27/36 Tests d aleatoireté (II) Goodness of fit: ceci calcule l écart K N = sup x entre la fonction de répartition empirique ˆF x (x) F x (x) ˆF x (x) = #x i x N et la fonction de répartition attendue F x Test d autocorrelation. Test du maximum. Test des séquences binaires.
28 Modélisation et simulation p. 28/36 Transformation des variables aléatoires Considérons une variable continue x X de densité p x (x). Définissons une nouvelle variable aléatoire y Y en sort que y = F(x) est une fonction monotone non décroissante. Que pouvons nous dire sur la densité p y (y)? Selon la définition de densité de probabilité nous avons et donc p x (x)dx = p y (y)dy p y (y) = p x(x) df dx si F(x) est une fonction monotone non décroissante.
29 Modélisation et simulation p. 29/36 Fonction de répartition Prenons comme fonction F(x) la fonction suivante F(x) = F x (x) où F x : R [0, 1] est la fonction de répartition de x. Puisque F x (x) est une fonction monotone non décroissante et dy dx = df x(x) dx = p x (x) Nous obtenons p y (y) = 1 En d autres termes la variable y = F x (x) est toujours distribuée de manière uniforme sur [0, 1] pour quelconque densité de probabilité p x (x). Ce résultat a un rôle clé pour la génération d échantillons à partir de distributions autres que l uniforme.
30 Modélisation et simulation p. 30/36 La méthode de la transformation inverse La méthode de la transformation inverse s appuie sur la propriété de monotonie non décroissante de la fonction de répartition F x ( ) et sur la propriété y = F x (x) U(0, 1). Soit x une variable aléatoire avec fonction de répartition F x (x). La méthode de la transformation inverse d échantillonnage de la variable x effectue les deux opérations suivantes 1. un nombre u est tiré à partir de la distribution U(0, 1) 2. la valeur x = F 1 (u) est calculé. Cette règle connue comme la Golden Rule for Sampling a été proposée par von Neumann en 1947.
31 Modélisation et simulation p. 31/36 F(x) 1 u 1 u 2 x 2 x 1 x
32 Modélisation et simulation p. 32/36 Exemples de transformation inverse Distribution uniforme Soit x U(a, b) une variable aléatoire distribuée de manière uniforme entre a et b a F x (x) = x a b a Si u est un échantillon de U(0, 1) alors une réalisation de U(a, b) obtenue, selon la méthode inverse par x a b a = u x = a + (b a)u
33 Modélisation et simulation p. 33/36 Exemples de transformation inverse (II) Distribution exponentielle. Soit x E(λ) et F x (x) = 1 e λx Si u est une réalisation de la variable uniforme U(0, 1) alors une réalisation de E(λ) est obtenue par 1 e λx = u x = 1 λ ln(1 u) Il est important, toutefois, remarquer que pour plusieurs distributions (par exemple Gaussiens) il n existe pas une forme analytique de l inverse de la fonction de répartition. Méthodes alternatives ou méthodes numériques (par exemple basées sur l interpolation) doivent être appliquées dans ces cas.
34 Modélisation et simulation p. 34/36 Méthode de rejection Pour des distributions difficiles à gérer d un point vue analytique, von Neumann a proposé en 1951 un algorithme très général et indirect connu sous le nom de méthode de rejection Cet algorithme permet d échantillonner une fonction p x (x) de manière indirecte en passant par une densité de probabilité h(x) telle que Ch(x) p x (x), x X avec C > 1. Supposons de 1. savoir comment échantillonner la densité h(x). 2. savoir calculer la valeur de p x (x) pour un x donné.
35 Modélisation et simulation p. 35/36 L algorithme de rejection La méthode est composée des étapes suivantes 1. Tirer un échantillon u selon la distribution U(0, 1) 2. Tirer un échantillon y selon la distribution h(y), indépendante de u. 3. Si u p(y) Ch(y), la méthode renvoie x = y, autrement elle rejette y et passe à l étape 1. Il est possible montrer que la séquence générée suit la distribution target p x (x).
36 Modélisation et simulation p. 36/36 Exemple Supposons de vouloir générer des nombres à partir de la densité de probabilité suivante { 2x, 0 x 1 p(x) = 0, ailleurs par la méthode de rejection. Nous fixons h(x) = U(0, 1) et C = 2. Il s ensuit que Ch(x) p(x) x X L algorithme de rejection effectue les étapes suivantes 1. Tirer un échantillon u selon la distribution U(0, 1) 2. Tirer un échantillon y selon la distribution U(0, 1), indépendante de u. 3. Si u p(y) Ch(y) = 2y 2 = y, la méthode renvoie x = y, autrement elle rejette y et passe à l étape 1.
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