Eosinophilie sanguine : quel bilan,

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Eosinophilie sanguine : quel bilan,"

Transcription

1 pratique Eosinophilie sanguine : quel bilan, quel cheminement diagnostique? Bien que peu spécifique, la mise en évidence d une éosinophilie peut contribuer de manière substantielle au diagnostic de nombreuses maladies infectieu ses, allergiques et immunologiques. Cet article vise à faciliter l interprétation d une éosinophilie sanguine en détaillant les pathologies associées par ordre de fréquence et en proposant une démarche diagnostique adaptée au contexte clinique. Rev Med Suisse 2013 ; 9 : S. Chappuis C. Ribi G. Greub F. Spertini Drs Samuel Chappuis et Camillo Ribi Pr François Spertini Service d immunologie et d allergie Dr Gilbert Greub Service des maladies infectieuses et institut de microbiologie CHUV, 1011 Lausanne introduction Lors d un bilan sanguin en pratique générale, il n est pas rare de détecter une éosinophilie, dont la cause doit être systématiquement recherchée. L éosinophilie sanguine peut accompagner des maladies très variées, plus ou moins graves et intéressant diverses spécialités médicales. Cet article vise à fournir une aide diagnostique au praticien confronté à une éosinophilie sanguine. quelques définitions La limite supérieure de la norme pour les éosinophiles sanguins est de 0,3 0,6 G/l selon les laboratoires. Au delà de cette référence, on parle d éosinophilie sanguine. Le degré d éosinophilie est arbitrairement classé comme léger (l 1,5 G/l), modéré (1,5 à 5 G/l) et sévère (L 5 G/l). Le terme hyperéosinophilie fait référence à une éosinophilie sanguine L 1,5 G/l. 1 On parle de syndrome d hyperéosinophilie idiopathique (HEI) en cas d éosinophilie L 1,5 G/l pendant au moins six mois, compliquée d une atteinte d organe et en l absence de cause identifiable. 2 Peripheral blood eosinophilia : diagnostic value and further assessment Although not specific, an increased in peripheral blood eosinophils may contribute substantially to the diagnosis of numerous infectious, allergic and inflammatory diseases. The scope of this article is to detail pathologies associated with peripheral eosinophilia by order of frequency and to guide further investigations. caractéristiques biologiques des éosinophiles Découvert en 1879 par Paul Ehrlich grâce à ses caractéristiques de coloration particulière, l éosinophile provient, comme les autres granulocytes, de la moelle osseuse. Sa production, maturation et survie sont favorisées notamment par les cytokines IL 3, IL 5 et le facteur de croissance GM CSF. Le taux d éosinophiles circulant varie en fonction de la production médullaire, de leur migration dans les tissus et du taux d apoptose. La migration des éosinophiles dans les tissus dépend de molécules d adhésion et de chémokines. 3 En condition physiologique, la majorité des éosinophiles se trouvent en siège tissulaire, aux interfaces muqueuses avec l environnement, notamment aux niveaux pulmonaire et gastro intestinal. 3 A noter un rythme circadien inverse de celui du cortisol, ce dernier abaissant le taux d éosinophiles. L éosinophile joue un rôle important dans la réponse immunitaire surtout antiparasitaire, mais également dans les réactions d hypersensibilité. Infestation parasitaire et réaction allergique induisent une stimulation de lymphocytes helper de type 2 (TH2), qui sécrètent préférentiellement des cytokines IL 4, IL 5 et IL 13. Revue Médicale Suisse 17 avril

2 L IL 5 joue certainement un rôle clé puisqu elle stimule la prolifération des éosinophiles et prolonge leur survie. Les éosinophiles activés libèrent le contenu de leurs granules et exercent ainsi une action toxique sur les tissus environnants. Ce mode d action permet de neutraliser des micro organismes trop grands pour être phagocytés. Parmi les substances libérées figurent diverses protéines cationiques (eosinophil peroxydase, major basic protein (MPB), eosinophilic cationic protein (ECP)), des cytokines et des médiateurs de l inflammation (leucotriènes, prostaglandines, platelet-activitating factor (PAF)). atteintes d organes secondaires à l éosinophilie Une éosinophilie soutenue peut entraîner des dommages aux tissus quelle que soit son origine. L activation des éosinophiles, et en particulier la libération du contenu des granules, s avère cytotoxique, active les cellules endothéliales, favorise la formation de thromboses et est neurotoxique. 4 Ces effets toxiques peuvent se répercuter sur la fonction de plusieurs organes. Les atteintes cardiaques (myocardite et cardiomyopathie dilatée, endocardite et fibrose endomyocardique, thrombus intracardiaque, péricardite constrictive) sont les plus redoutées et sont une cause majeure de décès dans le syndrome hyperéosinophilique idiopathique et dans le syndrome de Churg Strauss. Les atteintes neurologiques peuvent être variées et toucher autant le système nerveux central (encéphalopathie, méningite, atteinte cérébelleuse, épilepsie ) que périphérique (mononévrite multiple, polyneuropathie). L hyperéosinophilie peut aussi se compliquer d atteintes pulmonaires (infiltrats, fibrose, embolie pulmonaire), digestives et/ou cutanées (angiœdème, urticaire, ulcérations). 4 Dans un contexte d hyperéosinophilie, il est parfois difficile de déterminer si l atteinte d un ou de plusieurs organes est secondaire à la prolifération et à l activation des éosinophilies (comme dans le syndrome HEI) ou s il s agit d une atteinte spécifique d organes qui s accompagne d une éosinophilie sanguine (comme par exemple dans le syndrome de Widal). Au delà d un taux sanguin d éosinophiles de 1,5 G/l, le ris que d atteinte d organes augmente. Cette valeur seuil n est pas absolue. 1 En effet, le nombre d éosinophiles circulant ne corrèle pas forcément avec le nombre d éosinophiles dans les tissus, dont le recrutement dépend de l expression des molécules d adhésion et de chémokines. Ce sont le plus souvent les éosinophiles tissulaires qui sont à l origine des atteintes d organes, à moins qu elles ne soient ischémiques sur l atteinte des vaisseaux. Il peut donc y avoir une atteinte d organes sans éosinophilie sanguine, à l image de la pneumonie aiguë à éosinophiles, par exemple. épidémiologie L incidence de l éosinophilie varie selon le type d étude, la région géographique où l étude est menée et la valeurseuil d éosinophilie choisie. Une étude américaine, portant sur patients non sélectionnés et fixant le seuil pour l éosinophilie à M 0,7 G/l, indique une incidence de 0,1%. 5 Dans 85% des cas, ce résultat n était pas attendu. D autres estiment l incidence d une éosinophilie sanguine à 1 1,5%. 6 détermination de la cause Il existe des cas exceptionnels d hyperéosinophilie familiale liée à un défaut sur le chromosome 5 et transmise sur un mode autosomique dominant. Cependant, l éosinophilie sanguine est la plupart du temps secondaire à une pathologie acquise. On peut différencier grossièrement les éosinophilies secondaires à une stimulation cytokinique (notamment via l IL 5) des éosinophilies primaires sur expansion clonale. Les éosinophilies secondaires ou réactionnelles sont de loin les plus fréquentes et représenteraient L 95% des cas. 6 Elles sont induites par une stimulation des lymphocytes TH2 (parasitose, allergie ) ou suite à l activation d autres cellules immunitaires, dont les mastocytes. Elles peuvent également être paranéoplasiques suite à la production de cytokines par les cellules lymphomateuses ou cancéreuses. L objectif est d exclure en premier lieu une éosinophilie secondaire puisque l éosinophilie primaire ou clonale est beaucoup plus rare. 3,6 Enfin, les éosinophilies, pour lesquelles aucune cause n est identifiée, sont appelées idiopathiques. Avec les avancées diagnostiques, notamment dans le domaine de l hématologie, la fréquence de cas idiopathiques est à la baisse. 3 Dans les pays occidentaux, les maladies allergiques sont une cause principale d éosinophilie sanguine. 3 Les parasitoses sont la cause majeure d éosinophilie dans les pays en voie de développement et chez les migrants. 3 La fréquence des différentes causes d éosinophilie est indiquée dans le tableau 1. Le palmarès des causes d éosinophilie est sujet à des variations importantes, qui sont principalement liées à des différences en termes de population étudiée (consultations ambulatoires vs hospitalisations, région géographique). 7,8 L ampleur de l éosinophilie varie également en fonction Tableau 1. Causes principales d éosinophilie sanguine dans les pays occidentaux (Adapté de réf. 15 ). Degrés d éosinophilie Causes principales Causes rares sanguine Léger (éosinophiles Rhinite allergique Maladies 0,6-1,5 G/l) Asthme inflammatoires Dermatite atopique systémiques Hypersensibilité Néoplasies médicamenteuse Pneumopathies professionnelles Helminthes Modéré (éosinophiles Asthme Maladies 1,5-5 G/l) Hypersensibilité inflammatoires médicamenteuse systémiques Helminthes Syndrome Syndrome hyperéosinophilique pulmonaire idiopathique éosinophilique Néoplasies Sévère (éosinophiles Syndrome Hypersensibilité L 5 G/l) hyperéosinophilique médicamenteuse idiopathique Néoplasies Helminthes 820 Revue Médicale Suisse 17 avril 2013

3 de la cause et peut aider le clinicien à orienter les démarches diagnostiques (tableau 1). Au sein d une même pathologie, les taux d éosinophiles sanguins sont bien sûr sujets à des variations intra et interindividuelles, ce qui limite l utilité d une graduation du degré de l éosinophilie. Néanmoins, plus l éosinophilie est sévère, moins le diagnostic différentiel est large. Une maladie allergique ne devrait en général pas faire d éosinophilie de plus de 1,5 G/l, exception faite des réactions d hypersensibilité médicamenteuse sévères comme le DRESS 9 (Drug Relation with Eosinophilia and Systemic Symptoms). Les atteintes pulmonaires éosinophiliques et les syndromes HEI sont en général associés à une éosinophilie marquée. 7,8 Le suivi du taux d éosinophiles est un bon reflet de réponse au traitement ou de l efficacité de mesures d éviction. Les éosinophiles issus d une prolifération clonale ont tendance à persister, même en cas de corticothérapie systémique. Cependant, une baisse des éosinophiles sous corticostéroïdes ne permet pas d écarter une éosinophilie primaire. Tableau 2. Parasites pouvant être à l origine d une éosinophilie sanguine transitoire ou persistante (Adapté de réf. 13,15,16 ). Eosinophilie Parasitose/helminthes Aiguë Persistante Sites infestés Diagnostic Sérologie Echantillon Cosmopolites Anguillulose (Strongyloides stercoralis) r r Tube digestif, Larves dans selles, sérologie r Selles poumon, peau Trichinellose (Trichinella spiralis) r r Tube digestif, muscles Sérologie, biopsie muscle r Toxocarose (Toxocara canis ; catis) r r Foie, œil, poumon Sérologie, larves dans tissus r Ascaridiase (Ascaris lumbricoides) r Tube digestif Œufs dans selles Selles* Fasciolose (Fasciola hepatica) r r Foie r voies biliaires Œufs dans selles, sérologie r Selles* Ankylostomose (Ancylostoma duodenale) r r Tube digestif, poumon Œufs dans selles Selles* (phase aiguë) Pays tropicaux/émergents Filarioses Sérologie r - Wuchereria bancrofti, Brugia spp. r r Circulation sanguine, Microfilaires dans le sang, r - lymphatique sérologie, CFA Eosinophilie pulmonaire tropicale r r Poumon Sérologie r - Loa loa r r Tissus sous-cutanés, œil Microfilaires dans le sang, Sang visualisation directe du ver Mansonella ozzardi r r Sang Microfilaires dans le sang Sang Mansonella perstans r r Sang, cavités corporelles Microfilaires dans le sang, Sang, tissus ver adulte dans tissus Mansonella streptocerca r r Peau et tissus sous- Microfilaires dans la peau Peau cutanés Onchocerca volvulus r r Peau, tissus sous- Microfilaires dans la peau, Peau cutanés, œil adultes dans nodules Clonorchose (Clonorchis sinensis) r r Foie r voies biliaires Œufs dans selles, sérologie r Selles* Opisthorchiase (Opisthorchis spp.) r r Foie r voies biliaires Œufs dans selles Selles* Distomatose pulmonaire r r Poumon, système Œufs dans expectorations/ Selles* (Paragonimus spp.) nerveux central (SNC), lavage bronchoalvéolaire, tissus sous-cutanés selles Distomatose à Fasciolopsis spp. r Tube digestif Œufs dans selles Selles* Gnathostomose (Gnathostoma spp.) r r Tissus mous Sérologie, ver dans échantillon r Angiostrongyloïdose (A. cantonensis) r SNC Larves dans liquide LCR céphalorachidien (LCR) Bilharziose r Sérologie Schistosoma haematobium r Voies urinaires Œufs dans urines r Urines Schistosoma intercalatum r Foie, tube digestif Œufs dans selles r Selles* Schistosoma japonicum r Foie, tube digestif Œufs dans selles r Selles* Schistosoma mansoni r Foie, tube digestif Œufs dans selles r Selles* Schistosoma mekongi r Foie, tube digestif Œufs dans selles r Selles* * L élimination des oeufs dans les selles survient souvent L 1-2 mois après l infestation. CFA : antigènes filariens circulants. Revue Médicale Suisse 17 avril

4 Eosinophilies secondaires Allergies respiratoires, alimentaires et dermatite atopique Ces causes représentent jusqu à 80% des cas d éosinophilie sanguine dans les pays industrialisés. 8 Il s agit principalement d asthme, de rhino conjonctivite et d eczéma atopique. Il est donc important de questionner le patient sur la présence de symptômes respiratoires intermittents ou persistants et de lésions cutanées prurigineuses. Le bilan à la recherche d une allergie IgE médiée pourra être complété par des tests cutanés (prick-tests) ou des dosages d IgE spécifiques. En général, l éosinophilie sanguine associée à une allergie est légère et ne dépasse que rarement 1,5 G/l. 9 En cas d éosinophilie plus importante dans le cadre d un asthme, il faut penser à une aspergillose bronchopulmonaire allergique (ABPA) et à un syndrome de Churg Strauss. A noter que le passage pulmonaire de larves parasitaires, chez des patients en provenance de pays tropicaux, peut également mimer un asthme. L ABPA complique généralement un asthme sévère ou une mucoviscidose. Elle se manifeste par des infiltrats pulmonaires, des bronchectasies, une augmentation des IgE et une éosinophilie sanguine importante. Cette dernière peut néanmoins être faible ou absente si le patient est sous corticostéroïdes systémiques. Il s agit d une réaction d hypersensibilité à la moisissure Aspergillus fumigatus et le diagnostic sera étayé par l imagerie pulmonaire, la positivité des prick-tests pour Aspergillus, la recherche d IgE spécifiques dans le sang et la mise en évidence de précipitines spécifiques. Infestations et infections Une éosinophilie sanguine d origine infectieuse est principalement observée en cas d infection par des helminthes (tableau 2). 10 L éosinophilie dépend du type de parasite, de sa localisation et de la phase d infection. C est essentiellement au contact avec le système immunitaire, et donc lors de la migration dans les tissus, que les parasites induisent une éosinophilie. Les helminthes enkystés, comme les échinocoques, ou ceux dont la présence se limite à la lumière intestinale (par exemple : oxyures), n induisent habituellement pas d éosinophilie sanguine. D autres parasites, comme Ascaris lumbricoides, transitent par le système respiratoire avant de s installer dans le tube digestif, ce qui explique une éosinophilie initiale, mais non soutenue souvent associée à une symptomatologie pulmonaire transitoire (syndrome de Loeffler). L infestation par Strongyloides stercoralis (anguillulose) se caractérise par contre par un cycle soutenu de réinfestation et passage de larves par les tissus, ce qui provoque une éosinophilie élevée et de longue durée. Ainsi, les taux d éosinophiles évoluent au fil des différentes étapes d infection de certains parasites. Le bilan à réaliser dépend du parasite suspecté sur la base de la présentation clinique et de l enquête expositionnelle (animaux, habitudes alimentaires) et de voyage. Il est important de ne pas se limiter à l anamnèse récente et de s intéresser parfois à des voyages ou séjours remontant à plus de dix ans. 1 On différencie les parasites «cosmopolites», présents dans nos contrées, de ceux contractés dans les pays tropicaux (tableau 2). En cas de séjour tropical, la région visitée peut orienter la recherche de parasites. 11 Il est intéressant de noter que Strongyloides stercoralis, principalement contracté dans les régions tropicales et subtropicales, et plus sporadiquement en zone tempérée, peut persister pendant de longues années et qu il peut occasionner un syndrome d hyperinfestation lors d une administration malencontreuse de corticostéroïdes systémiques. 1 Il est donc important d exclure une anguillulose chez un patient avec une éosinophilie avant de considérer une corticothérapie, de préférence en effectuant une sérologie dont la valeur prédictive négative est élevée. 1 La toxocarose est due à un autre parasite endémique, qui peut être acquis par l ingestion d aliments souillés par les excréments de chien ou de chat. Pour poser le diagnostic de parasitose, une recherche d œufs ou de larves dans les selles, les expectorations ou les urines, la réalisation de sérologies ou l identification directe du parasite dans les tissus, le sang ou le liquide céphalorachidien peuvent s avérer nécessaires et le type d examen dépend du parasite impliqué et de son stade d infestation (tableau 2). 12 Rarement, d autres agents pathogènes, comme le VIH ou Borrelia burgdorferi, sont associés à une éosinophilie sanguine. Les protozoaires (par exemple : Toxoplasma gondii, amibes) et les ectoparasites (gale) ne causent en règle générale pas d éosinophilie. Médicaments et toxiques Les médicaments sont une cause fréquente d éosinophilie, soit par des mécanismes d hypersensibilité ou par effet pharmacologique. L enquête médicamenteuse doit donc être minutieuse. Il faut également considérer les médicaments vendus sans ordonnance, ainsi que les suppléments vitaminiques et les médecines alternatives. L éosinophilie, associée aux médicaments, peut être isolée ou s accompagner de symptômes ou d atteintes d organes variés. On recherchera en particulier une atteinte pulmonaire, rénale, hépatique, cardiaque ou neurologique. 13 Les médicaments suspects seront évalués sur la base de l atteinte en question. Le tableau 3 liste les médicaments classiquement responsables d éosinophilie isolée ou associée à d autres manifestations. Dans la mesure du possible, tout médicament suspect doit être interrompu et le taux d éosinophiles contrôlé de manière rapprochée. En cas d arrêt du médicament en cause, l éosinophilie se résout. Certains toxiques peuvent également entraîner une éosinophilie. Ainsi, une intoxication à l huile de colza frelatée a mené à une atteinte musculaire avec éosinophilie. La consommation de suppléments contenant du L tryptophane a été incriminée dans le syndrome d éosinophilie myalgie. Néoplasies Les néoplasies peuvent s accompagner d une éosinophilie sanguine dans 2 7% des cas. 7,8 Dans les maladies lympho ou myéloprolifératives, les clones peuvent secréter des cytokines responsables d une éosinophilie réactionnelle. Une éosinophilie sanguine accompagne la maladie de Hodgkin dans 15% des cas et elle est due à une sécrétion d IL 5 par les cellules de Reed Sternberg. 12 Diverses 822 Revue Médicale Suisse 17 avril 2013

5 Tableau 3. Réactions médicamenteuses associées à une éosinophilie périphérique (liste non exhaustive) (Adapté de réf. 13 ). Types de manifestation Eosinophilie asymptomatique r Eruption cutanée r Œdèmes r Infiltrats pulmonaires r Néphrite intersitielle r Myocardite r Hépatite r Vasculite d hypersensibilité r Gastroentérocolite r Asthme et polypose nasale r Myalgies r Symptômes généraux (fièvre, adénopathies) CAVE : DRESS (drug relation with eosinophilia and systemic symptoms) Médicaments fréquemment associés Pénicillines, céphalosporines, natalizumab (Tysabri) Médicaments divers (surtout antibiotiques, AINS), y compris produits de contraste GM-CSF, IL-2 AINS, nitrofurantoïne Aminopénicillines, céphalosporines, inhibiteurs de la pompe à protons Ranitidine Aminopénicillines, tétracyclines Allopurinol, phénytoïne AINS Aspirine et autres AINS Suppléments L-tryptophane (syndrome d éosinophilie-myalgie) Sulfasalazine, hydantoïne, carbamazépine, allopurinol, thiazidiques, ciclosporine, névirapine tumeurs solides (cancers épidermoïdes et adénocarcinomes, entre autres) 13 peuvent parfois s accompagner d une éosinophilie, avec une incidence estimée à 0,5 7%. 12 La mastocytose systémique est associée, dans 25% des cas, à une éosinophilie. 13 Un dosage de tryptase peut s avérer utile en cas de symptômes suggestifs d une mastocytose. Maladies systémiques Le syndrome de Churg Strauss est caractérisé par une éosinophilie importante. Il s agit d une vasculite des petits et moyens vaisseaux, survenant essentiellement chez des patients souffrant d asthme et de rhinosinusite chronique. La vasculite et/ou la toxicité des éosinophiles peuvent endommager de multiples organes, notamment les poumons, le cœur, la peau, les reins, le tube digestif et le système nerveux périphérique et central. Le syndrome est rare, mais doit être exclu en raison de son mauvais pronostic en l absence de traitement. Il ne faut pas se fier à l absence d anticorps anticytoplasme des neutrophiles (ANCA), car ceux ci ne sont retrouvés que chez la moitié des patients. D autres maladies inflammatoires systémiques peuvent occasionnellement s accompagner d une éosinophilie sanguine, généralement légère. Ceci peut être observé dans la sarcoïdose, la polyarthrite rhumatoïde, le syndrome de Sjögren, la sclérodermie, les autres vasculites systémiques (panartérite noueuse, maladie de Wegener ), le lupus érythémateux et les myopathies inflammatoires. Les maladies inflammatoires de l intestin peuvent également être associées à une éosinophilie sanguine. 10 A noter que certains médicaments utilisés pour traiter ces pathologies, comme les AINS et le méthotrexate par exemple, peuvent également être à l origine de l éosinophilie. Autres causes Une maladie des emboles de cholestérol peut s accompagner d une éosinophilie. La radiothérapie peut aussi induire une éosinophilie, tout comme la réaction du greffon contre l hôte chez les transplantés de moelle allogénique. 13 Une autre cause d hyperéosinophilie est l insuffisance surrénalienne primaire ou secondaire. Comme indiqué plus haut, les éosinophiles sont très sensibles aux corticostéroïdes. Rarement, l éosinophilie peut être le reflet d un syndrome d immunodéficience primaire, comme les syndromes de Job (syndrome hyper IgE) et d Omenn. En cas Tableau 4. Causes d éosinophilie sanguine selon symptômes d appels (Adapté de réf. 13 ). Manifestations Cause identifiable, pathologies fréquentes Cause inconnue (idiopathique), pathologies rares Respiratoires Hypersensibilité médicamenteuse, helminthiases, asthme Sarcoïdose, tuberculose, pneumonie à éosinophiles chronique, allergique, syndrome de Widal, aspergillose broncho- pneumonie à éosinophiles aiguë, syndrome de Churg-Strauss, pulmonaire allergique, radiothérapie autres maladies auto-immunes, syndrome d hyperéosinophilie idiopathique Gastro-intestinales Hypersensibilité alimentaire (œsophagite à éosinophiles, Cirrhose biliaire primitive, maladie inflammatoire de l intestin, gastroentérite à éosinophiles), médicaments, helminthiases cholangite sclérosante, cholangite et cholécystite à éosinophiles Urogénitales Néphrite interstitielle (fréquemment sur pénicillines Cystite à éosinophiles semi-synthétiques, céphalosporines, AINS, allopurinol, rifampicine, quinolones, inhibiteurs de la pompe à protons et autres), parasites (schistosomiase urogénitale), emboles de cholestérol, hémodialyse, dialyse péritonéale Cutanées Médicaments (toxidermie, DRESS (drug relation with Maladies bulleuses (pemphigoïde bulleuse, pemphigus), fasciite eosinophilia and systemic symptoms)), dermatite atopique, à éosinophiles (maladie de Shulman), cellulite à éosinophiles parasites, hémopathies, dermatite herpétiforme (maladie de Wells), angiœdèmes récidivant avec éosinophilie (syndrome de Gleich), hyperplasie angiolymphoïde avec éosinophilie et maladie de Kimura), folliculite pustuleuse éosinophilique, maladies auto-immunes Cardiaques Parasites (Trichinella spiralis, par exemple), médicaments Syndrome de Churg-Strauss, syndrome d hyperéosinophilie idiopathique Revue Médicale Suisse 17 avril

6 Tableau 5. Approche diagnostique chez un patient présentant un taux d éosinophiles élevé 1. Refaire une formule sanguine complète L éosinophilie est-elle confirmée et quel est le taux d éosinophiles absolu (G/l)? 2. Rechercher s il existe des valeurs antérieures de formules sanguines complètes 3. Compléter l anamnèse a) Anamnèse par système Symptômes généraux (fièvre, sudations, perte pondérale), signes respiratoires, digestifs, cutanés b) Médicaments et toxiques Traitements prescrits Identifier ceux potentiellement responsables d une éosinophilie Médicaments obtenus sans prescription Insister sur les médicaments pris de manière régulière (AINS, inhibiteur de la pompe à protons et autres) Suppléments/médecines parallèles En particulier vitamines, préparation à base d oligoéléments, phytothérapies, tisanes Stupéfiants c) Allergies Rhino-conjonctivite, asthme, eczéma, syndrome de Widal, antécédents de réactions médicamenteuses d) Voyages Voyages récents ou anciens, en recherchant l exposition à des risques parasitaires : contact avec eaux douces stagnantes, séjour en forêt tropicale, aliments contaminés e) Régimes particuliers Consommation de viande ou de poisson cru ou mal cuit, consommation de cresson sauvage f) Entourage Exposition à des animaux 4. Examen physique Bien examiner peau, muqueuses et tissus mous, rechercher des adénopathies et ausculter 5. Examens paracliniques de base a) Exclure une dysfonction d organes Tests hépatiques complets, créatinine plasmatique, sédiment urinaire, troponine b) Rechercher un syndrome inflammatoire Vitesse de sédimentation et/ou protéine C réactive (CRP) c) Recherche de parasites Sérologie helminthes Europe, y compris Strongyloïdes (r tropiques si voyage ou en provenance d une zone endémique) d) Radiographie du thorax En cas de symptômes respiratoires 6. Examens complémentaires Selon anamnèses/signes d appel à l examen clinique et/ou selon résultats du bilan de base Recherche de parasites dans selles, urines, lavage bronchoalvéolaire (BAL), expectorations Biopsie tissulaire CT ou IRM Ponction-biopsie de moelle Autres : anticorps anticytoplasme des neutrophiles (ANCA), tryptase, FIP1-L1-PDGF-RA d éosinophilie chez des enfants sujets à des infections répétées, il convient d effectuer un dosage des immunoglobulines totales en plus du reste du bilan. 12 Eosinophilies primaires Elles sont dues à une prolifération des éosinophiles ou de leurs précurseurs myéloïdes. 10 Il peut s agir d un processus myéloprolifératif ou d un syndrome myélodysplasique. Le produit de fusion FIP1 L1 PDGF RA est classiquement recherché dans le cadre du syndrome d hyperéosinophilie primaire, car sa présence est associée à une réponse aux inhibiteurs de la tyrosine kinase. Il ne s agit cependant que d un élément parmi d autres à l origine d une éosinophilie clonale. Nous ne détaillerons pas ces pathologies très spécifiques, qui nécessitent une prise en charge hématologique. causes d éosinophilie sanguine selon l organe atteint L étiologie de l éosinophilie sanguine peut varier selon le type d organe atteint (tableau 4). A noter que certains organes peuvent être infiltrés par des éosinophiles sans qu une augmentation du nombre circulant d éosinophiles ne puisse être constatée. Par ailleurs, plusieurs organes peuvent être atteints par le même processus à l origine de l éosinophilie. démarche diagnostique Le diagnostic différentiel d une éosinophilie sanguine est très large. Il faut exclure en premier les causes principales, à savoir les allergies, les médicaments et les parasites. Une anamnèse détaillée est cruciale. Une attention toute particulière sera consacrée aux médicaments et suppléments de tout genre pris dans les derniers mois et aux voyages, même ceux remontant à plusieurs années. Il convient de s assurer de la persistance et de l importance de l éosinophilie sanguine par un deuxième prélèvement, de préférence sur une répartition manuelle. Il faut également rechercher les résultats de formules sanguines complètes antérieures. La durée et le degré de l éosinophilie sont d autres éléments permettant également de diriger le bilan étiologique. Finalement, il convient de rechercher des signes cliniques (en particulier une atteinte du système respiratoire, du tube digestif et de la peau) et de s assurer de l absence de dysfonction d organes (notamment du rein, du cœur et du foie). La troponine est un bon marqueur d une toxicité cardiaque liée aux éosinophiles et devrait faire partie du bilan d une éosinophilie majeure. 14 Le tableau 5 résume les points importants dans l investigation d une éosinophilie. Le traitement dépendra de la cause identifiée. En l absence d étiologie facilement identifiée et si l éosinophilie s avère soutenue, les investigations ultérieures demanderont l intervention des spécialistes respectifs, immunologue, allergologue, hématologue et parasitologue. Les auteurs n ont déclaré aucun conflit d intérêt en relation avec cet article. 824 Revue Médicale Suisse 17 avril 2013

7 > > Implications pratiques La découverte d une éosinophilie sanguine nécessite une évaluation diagnostique minutieuse Les causes secondaires sont de loin les plus fréquentes et sont à exclure en premier lieu (notamment les causes allergiques, médicamenteuses et parasitaires) Bibliographie 1 * Roufosse F, Weller PF. Practical approach to the patient with hypereosinophilia. J Allergy Clin Immunol 2010;126: Gotlib J. World Health Organization-defined eosinophilic disorders : 2012 update on diagnosis, risk stratification, and management. Am J Hematol 2012;87: Brito-Babapulle F. The eosinophilias, including the idiopathic hypereosinophilic syndrome. Br J Haematol 2003;121: Wechsler ME. Pulmonary eosinophilic syndromes. Immunol Allergy Clin North Am 2007;27: Brigden M, Graydon C. Eosinophilia detected by automated blood cell counting in ambulatory North American outpatients. Incidence and clinical significan ce. Arch Pathol Lab Med 1997;121: Sims H, Erber WN. Investigation of an incidental finding of eosinophilia. BMJ 2011;342:d Sade K, et al. Eosinophilia : A study of 100 hospitalized patients. Eur J Intern Med 2007;18: Lombardi C, Passalacqua G. Eosinophilia and diseases : Clinical revision of 1862 cases. Arch Intern Med 2003;163: Bousquet J, et al. Eosinophilic inflammation in asthma. N Engl J Med 1990;323: Tefferi A, Patnaik MM, Pardanani A. Eosinophilia : Secondary, clonal and idiopathic. Br J Haematol 2006; 133: Kahn JE, Charlanne H, Prin L. Eosinophilia. Diagnostic approach. Rev Prat 2009;59: Montgomery ND, et al. Diagnostic complexities of eosinophilia. Arch Pathol Lab Med 2013;137: ** Nutman TB. Evaluation and differential diagnosis of marked, persistent eosinophilia. Immunol Allergy Clin North Am 2007;27: Sato Y, et al. Measurement of serum concentrations of cardiac troponin T in patients with hypereosinophilic syndrome : A sensitive non-invasive marker of cardiac disorder. Intern Med 2000;39: Ridings H, Geisler WM. Evaluating eosinophilia in the primary care setting. JAAPA 2006;19: Garcia LS, et al. Médecine tropicale. 6 e ed. Gentilini M. Ed. Paris, Lavoisier, * à lire ** à lire absolument

Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1

Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1 Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1 Introduction L hyperéosinophilie est définie par la présence de polynucléaires éosinophiles circulants à plus de 0,5 G/l (500/µl) (quel que soit leur

Plus en détail

Éosinophilie, quand doit-on s en inquiéter, quand doit-on faire une évaluation?

Éosinophilie, quand doit-on s en inquiéter, quand doit-on faire une évaluation? L A F O R M U L E S A N G U I N E 7 Éosinophilie, quand doit-on s en inquiéter, quand doit-on faire une évaluation? par Diane Roger-Achim Vous recevez le résultat d une formule sanguine demandée par votre

Plus en détail

Association lymphome malin-traitement par Interféron-α- sarcoïdose

Association lymphome malin-traitement par Interféron-α- sarcoïdose Association lymphome malin-traitement par Interféron-α- sarcoïdose Auteurs Cendrine Godet (*) Jean-Pierre Frat (**) Cédric Landron (*) Lydia Roy (***) Paul Ardilouze (****) Jean-Pierre Tasu (****) (*)

Plus en détail

LA TUBERCULOSE Docteur ALAIN BERAUD

LA TUBERCULOSE Docteur ALAIN BERAUD LA TUBERCULOSE Docteur ALAIN BERAUD Service de Pneumologie Hôpital Beauregard - THIONVILLE 1 Bilan initial Objectifs Bilan de base Traitement pharmacologique Autres traitements pharmacologiques Autres

Plus en détail

Tuberculose bovine. Situation actuelle

Tuberculose bovine. Situation actuelle Tuberculose bovine Situation actuelle 21 mai 2013 Dr G. Peduto Vétérinaire cantonal Service de la consommation et des affaires vétérinaires 1 Tuberculose bovine La Suisse est indemne depuis 1959 Dernier

Plus en détail

Apport de la biologie moléculaire au diagnostic des parasitoses

Apport de la biologie moléculaire au diagnostic des parasitoses Apport de la biologie moléculaire au diagnostic des parasitoses M-H H BESSIERES,, S. CASSAING, A. BERRY, R. FABRE, J-F.. MAGNAVAL Service de Parasitologie-Mycologie Diagnostic biologique d une d parasitose

Plus en détail

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Pré-Requis : Corpus Médical Faculté de Médecine de Grenoble Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Sécrétion acide et peptique de l estomac Motricité œsophagienne et gastrique

Plus en détail

Parasites externes du chat et du chien

Parasites externes du chat et du chien Parasites externes du chat et du chien Identification, prévention et traitement Les tiques Les tiques transmettent des maladies parfois mortelles. La prévention est la meilleure arme. 1 - Où les trouve-t-on?

Plus en détail

Prise en charge de l embolie pulmonaire

Prise en charge de l embolie pulmonaire Prise en charge de l embolie pulmonaire Dr Serge Motte Liège 06.12.14 - Laack TA et Goyal DG, Emerg Med Clin N Am 2004; 961-983 2 PLAN Diagnostic Prise en charge: Phase aiguë: analyse de gravité Choix

Plus en détail

La maladie de Still de l adulte

La maladie de Still de l adulte La maladie de Still de l adulte Syndrome de Wissler-Fanconi La maladie Le diagnostic Le traitement, la prise en charge, la prévention Vivre avec En savoir plus Madame, Monsieur Cette fiche est destinée

Plus en détail

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas HEPATITES VIRALES 22/09/09 Mme Daumas Infectieux Introduction I. Hépatite aigu II. Hépatite chronique III. Les différents types d hépatites A. Hépatite A 1. Prévention de la transmission 2. Vaccination

Plus en détail

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES QU EST-CE QUE LE MDRD? Il s agit d une formule permettant d estimer le débit de filtration glomérulaire et donc la fonction rénale La formule est la suivante :

Plus en détail

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE 1- Définition : Le diabète sucré se définit par une élévation anormale et chronique de la glycémie. Cette anomalie est commune à tous les types de diabète sucré, mais

Plus en détail

Item 116 : Maladies autoimmunes

Item 116 : Maladies autoimmunes Item 116 : Maladies autoimmunes COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Définition du concept d'auto-immunité...3

Plus en détail

Tout sur la toux! La toux est une des principales causes de. La classification de la toux. Les caractéristiques de la toux selon son étiologie

Tout sur la toux! La toux est une des principales causes de. La classification de la toux. Les caractéristiques de la toux selon son étiologie Tout sur la toux! Mise àj our Louis-Philippe Boulet, MD, FRCPC, FCCP La classification de la toux La toux est une des principales causes de morbidité et un des plus fréquents motifs de consultation médicale.

Plus en détail

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE SOURCES : ligues reins et santé A LA BASE, TOUT PART DES REINS Organes majeurs de l appareil urinaire, les reins permettent d extraire les

Plus en détail

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR).

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR). Hypertension intracrânienne idiopathique Pseudotumor cerebri Votre médecin pense que vous pouvez souffrir d hypertension intracrânienne idiopathique connue aussi sous le nom de «pseudotumeur cérébrale».

Plus en détail

Activité 38 : Découvrir comment certains déchets issus de fonctionnement des organes sont éliminés de l organisme

Activité 38 : Découvrir comment certains déchets issus de fonctionnement des organes sont éliminés de l organisme Activité 38 : Découvrir comment certains déchets issus de fonctionnement des organes sont éliminés de l organisme 1. EXTRAITS REFERENTIELS DU BO Partie du programme : Fonctionnement de l organisme et besoin

Plus en détail

Dracunculose Association Française des Enseignants de Parasitologie et Mycologie (ANOFEL)

Dracunculose Association Française des Enseignants de Parasitologie et Mycologie (ANOFEL) Dracunculose Association Française des Enseignants de Parasitologie et Mycologie (ANOFEL) 2014 1 Table des matières Introduction... 3 1. Historique et actualité... 3 2. Agent pathogène et cycle... 4 3.

Plus en détail

DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE

DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE Le présent livret a été rédigé à l attention des patients et de leurs familles. Il ne doit pas remplacer les conseils d un spécialiste en immunologie. 1 Egalement Disponible

Plus en détail

Innovations thérapeutiques en transplantation

Innovations thérapeutiques en transplantation Innovations thérapeutiques en transplantation 3èmes Assises de transplantation pulmonaire de la région Est Le 16 octobre 2010 Dr Armelle Schuller CHU Strasbourg Etat des lieux en transplantation : 2010

Plus en détail

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé Document destiné aux professionnels de santé Agence relevant du ministère de la santé La maladie rénale chronique Un risque pour bon nombre de vos patients Clés pour la dépister et ralentir sa progression

Plus en détail

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012 ACTUALITES THERAPEUTIQUES Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012 Traitement de fond Objectifs: Réduire le nombre de poussées Arrêter ou freiner la progression du handicap Les traitements disponibles

Plus en détail

SURVEILLANCE DES SALARIES MANIPULANT DES DENREES ALIMENTAIRES

SURVEILLANCE DES SALARIES MANIPULANT DES DENREES ALIMENTAIRES SURVEILLANCE DES SALARIES MANIPULANT DES DENREES ALIMENTAIRES Dr Virginie NAEL Service de Santé au travail du personnel hospitalier CHU Nantes 44èmes journées FMC ANMTEPH / SOHF - Lausanne - Septembre

Plus en détail

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané Énoncés Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané N 109 Dermatoses faciales : acné, rosacée, dermatite séborrhéique Diagnostiquer l acné, la rosacée, la dermatite séborrhéique.

Plus en détail

NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR Version 3.0, 04/2013

NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR Version 3.0, 04/2013 NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR Version 3.0, 04/2013 1 NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR ALEVE 220 mg, comprimés pelliculés Naproxène sodique Veuillez lire attentivement cette notice avant de

Plus en détail

e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé

e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé Professeur Michèle Kessler CHU de Nancy et réseau Néphrolor L une des applications de la télémédecine est la télésurveillance à domicile,

Plus en détail

La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence

La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence Nathalie Bourdages, inf., B. Sc., conseillère en soins infirmiers, Direction des soins infirmiers et des regroupement clientèles, Centre hospitalier de

Plus en détail

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express Ce guide des définitions des

Plus en détail

Infiltrats pulmonaires chez l immunodéprimé. Stanislas FAGUER DESC Réanimation médicale 16-17 septembre 2009

Infiltrats pulmonaires chez l immunodéprimé. Stanislas FAGUER DESC Réanimation médicale 16-17 septembre 2009 Infiltrats pulmonaires chez l immunodéprimé Stanislas FAGUER DESC Réanimation médicale 16-17 septembre 2009 Complications pulmonaires en onco-hématologie (Mokart et al Chest 2003) ~ 20 % des patients ~

Plus en détail

Les facteurs de croissance lignée blanche Polynucléaires neutrophiles Grastims

Les facteurs de croissance lignée blanche Polynucléaires neutrophiles Grastims Les facteurs de croissance lignée blanche Polynucléaires neutrophiles Grastims 12 2014 HEMATOPOIESE Progéniteurs puis précurseurs Stimulation par facteur : activation spécifique de leur récepteur Moelle

Plus en détail

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012 Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments Avis 2 23 Octobre 2012 Titre I : Nom du médicament, DCI, forme pharmaceutique, dosage, présentation HUMIRA (DCI : Adalimumab

Plus en détail

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique Sommaire 1. Sémiologie... 1 Auscultation cardiaque... 1 Foyers d auscultation cardiaque... 1 Bruits du cœur... 1 Souffles fonctionnels... 2 Souffles organiques... 2 Souffle cardiaque chez l enfant... 3

Plus en détail

Hépatite C une maladie silencieuse..

Hépatite C une maladie silencieuse.. Hépatite C une maladie silencieuse.. F. Bally Centre de Maladies Infectieuses et Epidémiologie Institut Central des Hôpitaux Valaisans Histoire Années 70 Hépatite non-a-non-b = hépatite post-transfusionelle

Plus en détail

Le VIH et votre foie

Le VIH et votre foie Le VIH et votre foie Le VIH et votre foie Que dois-je savoir au sujet de mon foie? Votre foie joue un rôle incroyablement important. Il filtre votre sang en éliminant les substances nocives (toxiques)

Plus en détail

PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE

PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE CHEFIRAT B. Les intoxications aiguës constituent un réel problème de santé publique dont l impact reste encore à évaluer. Le nombre total

Plus en détail

CONTROVERSE : IDR OU QUANTIFERON LORS D'UN CONTAGE EN EHPAD?

CONTROVERSE : IDR OU QUANTIFERON LORS D'UN CONTAGE EN EHPAD? CONTROVERSE : IDR OU QUANTIFERON LORS D'UN CONTAGE EN EHPAD? Hélène MANGEARD François MALADRY Tuberculose : infection mycobactérienne Infection mycobactérienne chronique (M. Tuberculosis ++ ou bacille

Plus en détail

F.Benabadji Alger 22.11.13

F.Benabadji Alger 22.11.13 F.Benabadji Alger 22.11.13 ALLERGIE DANS LE MONDE 4ÉME RANG MONDIAL (OMS) PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE LES CAUSES Notre environnement (industriel, technologique, scientifique et climatique) * Allergènes

Plus en détail

Pharmacologie des «nouveaux» anticoagulants oraux

Pharmacologie des «nouveaux» anticoagulants oraux Pharmacologie des «nouveaux» anticoagulants oraux Apixaban, Dabigatran, Rivaroxaban Pr D. DEPLANQUE Département de Pharmacologie médicale EA 1046 et CIC 9301 INSERM-CHRU, Institut de Médecine Prédictive

Plus en détail

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie Compte rendu d hospitalisation hépatite C À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS HOPITAL DU BON SECOURS Service d HEPATHOLOGIE du Professeur

Plus en détail

Nouvelle option thérapeutique pour les enfants présentant cette forme rare et sévère d arthrite

Nouvelle option thérapeutique pour les enfants présentant cette forme rare et sévère d arthrite Communiqué de presse Bâle, 18 avril 2011 La FDA homologue Actemra dans le traitement de l arthrite juvénile idiopathique systémique (AJIS) Nouvelle option thérapeutique pour les enfants présentant cette

Plus en détail

Professeur Diane GODIN-RIBUOT

Professeur Diane GODIN-RIBUOT UE3-2 - Physiologie rénale Chapitre 5 : Mesure de la fonction rénale : la clairance rénale Professeur Diane GODIN-RIBUOT Année universitaire 2011/2012 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits

Plus en détail

LE PSORIASIS ET SES CO-MORBIDITES PARTICULIEREMENT LE DIABETE

LE PSORIASIS ET SES CO-MORBIDITES PARTICULIEREMENT LE DIABETE LE PSORIASIS ET SES CO-MORBIDITES PARTICULIEREMENT LE DIABETE Le psoriasis est apparu longtemps comme une maladie de peau isolée mais des études épidémiologiques internationales ces dernières années ont

Plus en détail

Don d organes et mort cérébrale. Drs JL Frances & F Hervé Praticiens hospitaliers en réanimation polyvalente Hôpital Laennec, Quimper

Don d organes et mort cérébrale. Drs JL Frances & F Hervé Praticiens hospitaliers en réanimation polyvalente Hôpital Laennec, Quimper Don d organes et mort cérébrale Drs JL Frances & F Hervé Praticiens hospitaliers en réanimation polyvalente Hôpital Laennec, Quimper La mort cérébrale Cessation irréversible de toute fonction cérébrale

Plus en détail

E04a - Héparines de bas poids moléculaire

E04a - Héparines de bas poids moléculaire E04a - 1 E04a - Héparines de bas poids moléculaire Les héparines de bas poids moléculaire (HBPM) sont un mélange inhomogène de chaînes polysaccharidiques obtenues par fractionnement chimique ou enzymatique

Plus en détail

Épidémiologie des maladies interstitielles diffuses

Épidémiologie des maladies interstitielles diffuses Épidémiologie des maladies interstitielles diffuses 3 à 5/100 000 habitants Augmente avec l age 175 /100 000 >70 ans Notre file active toutes les maladies interstitielles confondues plus de 120 patients

Plus en détail

Le don de moelle osseuse :

Le don de moelle osseuse : DON DE MOELLE OSSEUSE Le don de moelle osseuse : se décider aujourd hui, s engager pour longtemps LA MOELLE OSSEUSE ET SA GREFFE La moelle osseuse C est le tissu mou dans le centre du corps des os qui

Plus en détail

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer Information importante pour les personnes atteintes d un cancer du poumon non à petites cellules de stade avancé Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic

Plus en détail

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Leucémies de l enfant et de l adolescent Janvier 2014 Fiche tumeur Prise en charge des adolescents et jeunes adultes Leucémies de l enfant et de l adolescent GENERALITES COMMENT DIAGNOSTIQUE-T-ON UNE LEUCEMIE AIGUË? COMMENT TRAITE-T-ON UNE LEUCEMIE

Plus en détail

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène 1 La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène Document rédigé par l équipe pluridisciplinaire du centre de référence pour les maladies cardiaques héréditaires (Paris), en collaboration avec des patients

Plus en détail

Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC. Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014

Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC. Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014 Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014 Un AVC toutes les 4 minutes 1 130 000 AVC par an en France 1 770 000 personnes ont été victimes

Plus en détail

PROGRAMME. Qu est ce que la sélection? Médicale Non médicale. Tarification et compensation Mortalité, surmortalité Loi des grands nombres

PROGRAMME. Qu est ce que la sélection? Médicale Non médicale. Tarification et compensation Mortalité, surmortalité Loi des grands nombres COMPRENDRE LA SELECTION ET LA TARIFICATION DES RISQUES B1 Durée : 1 journée Niveau Retenir les principes et définitions de base Comprendre les raisons de la sélection et les principes de tarification Faciliter

Plus en détail

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE PRISE EN CHARGE SYSTÉMATISÉE DES PERSONNES ATTEINTES D HYPERTENSION ARTÉRIELLE SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE 23 ÉVALUATION DE

Plus en détail

Infestation par Dipylidium caninum,

Infestation par Dipylidium caninum, Fiche technique n 24 Infestation par Dipylidium caninum, le téniasis félin à Dipylidium Parmi tous les vers qui peuvent infester le chat, Dipylidium caninum est un parasite fréquemment rencontré dans le

Plus en détail

PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ. Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé

PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ. Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé À chacun son stade! Votre profil est unique, votre réponse à l exercice physique

Plus en détail

Réintroductions alimentaires chez l enfant. M. Hofer - J.Wassenberg Immuno-allergologie Service de pédiatrie - CHUV

Réintroductions alimentaires chez l enfant. M. Hofer - J.Wassenberg Immuno-allergologie Service de pédiatrie - CHUV Réintroductions alimentaires chez l enfant M. Hofer - J.Wassenberg Immuno-allergologie Service de pédiatrie - CHUV Réintroductions alimentaires en 2004 Age: 12 mois 10 ans Nombre total: 30 Tests réussis:

Plus en détail

Définitions. PrioritéVie MC. Votre assurance contre le risque de maladie grave

Définitions. PrioritéVie MC. Votre assurance contre le risque de maladie grave Définitions PrioritéVie MC Votre assurance contre le risque de maladie grave Le présent document ne constitue qu un exemple de libellé et n a aucune force exécutoire. En cas de divergence entre les renseignements

Plus en détail

La maladie de Berger Néphropathie à IgA

La maladie de Berger Néphropathie à IgA Néphropathie à IgA La maladie Le diagnostic Les aspects génétiques Le traitement, la prise en charge, la prévention Vivre avec En savoir plus Madame, Monsieur, Cette fiche est destinée à vous informer

Plus en détail

Item 127 : Transplantation d'organes

Item 127 : Transplantation d'organes Item 127 : Transplantation d'organes Date de création du document 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Allogreffe de moelle ou de cellules souches...1 2 Transplantation d'organes... 2 3 Diagnostic...3

Plus en détail

Les tests thyroïdiens

Les tests thyroïdiens Les tests thyroïdiens Mise à jour de juin 2007 par S. Fatio Réf: les images et les graphiques sont tirés de www.endotext.org (textbook d endocrinologie online et libre d accès) QuickTime et un décompresseur

Plus en détail

Fiche Produit Profils Médicalisés PHMEV

Fiche Produit Profils Médicalisés PHMEV Guide méthodologique développé par l équipe de projets ci-dessous : Fiche Produit Profils Médicalisés PHMEV EQUIPE PROJET Chef de projet : Maryline CHARRA, Pharmacien Conseil Responsable de la mission

Plus en détail

Prophylaxie infectieuse après exposition professionnelle

Prophylaxie infectieuse après exposition professionnelle 1 Prophylaxie infectieuse après exposition professionnelle Introduction Le personnel soignant est régulièrement confronté au risque de contamination par le virus de l immunodéficience humaine (VIH) mais

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis?

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis? Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis? Nathalie QUILES TSIMARATOS Service de Dermatologie Hôpital Saint Joseph Marseille Ce que nous savons Le psoriasis Affection dermatologique très fréquente,

Plus en détail

Actualisation de la prescription en biologie rhumatologie

Actualisation de la prescription en biologie rhumatologie Actualisation de la prescription en biologie rhumatologie Pathologies inflammatoires et connectivites Pathologies dégénératives Exclusion du métabolisme phosphocalcique et des marqueurs du remodelage osseux

Plus en détail

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA.

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA. COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 29 mai 2013 XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA DCI Code ATC (2012) Motif de l examen Liste

Plus en détail

TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES

TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES Classement NABM : non inscrit code : non codé DÉCEMBRE 2006 Service évaluation des actes professionnels

Plus en détail

Anémie et maladie rénale chronique. Phases 1-4

Anémie et maladie rénale chronique. Phases 1-4 Anémie et maladie rénale chronique Phases 1-4 Initiative de qualité en matière d issue des maladies rénales de la National Kidney Foundation Saviez-vous que l initiative de qualité en matière d issue des

Plus en détail

Patho Med Cours 5. Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme

Patho Med Cours 5. Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme Patho Med Cours 5 Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme BPCO: B: Broncho ( Bronche) P: Pneumopathie C: Chronique O: Obstructive Asthme Maladies avec des spasmes bronchiques Maladies avec des spasmes

Plus en détail

La maladie de Wegener La granulomatose de Wegener

La maladie de Wegener La granulomatose de Wegener La granulomatose de Wegener La maladie Le diagnostic Les aspects génétiques Le traitement, la prise en charge, la prévention Vivre avec En savoir plus Madame, Monsieur, Cette fiche est destinée à vous

Plus en détail

Le don de moelle osseuse

Le don de moelle osseuse Le don de moelle osseuse Enfant, je rêvais de sauver des vies. Aujourd hui, je le fais. Grande cause nationale 2009 Olivier, 4 ans Olivier, 32 ans Établissement relevant du ministère de la santé Le don

Plus en détail

Ville : Province : Code postal : Date de naissance : jour mois année Date de naissance : jour mois année

Ville : Province : Code postal : Date de naissance : jour mois année Date de naissance : jour mois année Assurance médicale Choix du voyageur L assurance est souscrite auprès de la Compagnie d Assurance Générale CUMIS, l une des sociétés du Groupe Co-operators. Proposition d assurance page 1 2015-2016 Bureau

Plus en détail

Recommandations de la Société de Pneumologie de Langue Française sur la prise en charge de la tuberculose en France

Recommandations de la Société de Pneumologie de Langue Française sur la prise en charge de la tuberculose en France Recommandations de la Société de Pneumologie de Langue Française sur la prise en charge de la tuberculose en France Conférence d experts texte court Société de Pneumologie de Langue Française La Société

Plus en détail

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT QUELS RÉSULTATS POUR LE RECEVEUR? QUELS RISQUES POUR LE DONNEUR? DONNER UN REIN DE SON VIVANT PEUT CONCERNER CHACUN /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Plus en détail

Transfusions sanguines, greffes et transplantations

Transfusions sanguines, greffes et transplantations Transfusions sanguines, greffes et transplantations Chiffres clés en 2008 La greffe d organes est pratiquée depuis plus de 50 ans. 4 620 malades ont été greffés. 1 563 personnes ont été prélevées. 222

Plus en détail

Atelier N 2. Consultation de patientes porteuses d une maladie générale

Atelier N 2. Consultation de patientes porteuses d une maladie générale Atelier N 2 Consultation de patientes porteuses d une maladie générale Contre indica,ons à la grossesse Hypertension artérielle pulmonaire >30mmHg Maladie de Marfan (dilatation aortique>4 cm) Rétrécissement

Plus en détail

Carte de soins et d urgence

Carte de soins et d urgence Direction Générale de la Santé Carte de soins et d urgence Emergency and Healthcare Card Porphyries Aiguës Hépatiques Acute Hepatic Porphyrias Type de Porphyrie* Déficit en Ala déhydrase Ala Dehydrase

Plus en détail

Mécanisme des réactions inflammatoires

Mécanisme des réactions inflammatoires 01/04/2014 THOMASSIN Guillaume L2 Revêtement Cutané Dr. Sophie Deplat-Jégo Relecteur 4 8 pages Revêtement cutané Mécanisme des réactions inflammatoires cutanés Mécanisme des réactions inflammatoires Plan

Plus en détail

Migraine et Abus de Médicaments

Migraine et Abus de Médicaments Migraine et Abus de Médicaments Approches diagnostiques et thérapeutiques des Céphalées Chroniques Quotidiennes Pr D. DEPLANQUE Département de Pharmacologie médicale EA 1046, Institut de Médecine Prédictive

Plus en détail

ALK et cancers broncho-pulmonaires. Laurence Bigay-Gamé Unité d oncologie thoracique Hôpital Larrey, Toulouse

ALK et cancers broncho-pulmonaires. Laurence Bigay-Gamé Unité d oncologie thoracique Hôpital Larrey, Toulouse ALK et cancers broncho-pulmonaires Laurence Bigay-Gamé Unité d oncologie thoracique Hôpital Larrey, Toulouse Toulouse, le 19 Février 2013 Adénocarcinomes : Lung Cancer Mutation Consortium Identification

Plus en détail

Cordarone et Thyroïde par François Boustani

Cordarone et Thyroïde par François Boustani Physiologie de la thyroïde : l hormonosynthèse thyroïdienne se fait à partir de l iode essentiellement d origine digestive et de la thyroglobuline qui est une protéine synthétisée par la thyroïde à partir

Plus en détail

Observation. Merci à l équipe de pharmaciens FormUtip iatro pour ce cas

Observation. Merci à l équipe de pharmaciens FormUtip iatro pour ce cas Cas clinique M. ZAC Observation Mr ZAC ans, 76 ans, 52 kg, est admis aux urgences pour des algies fessières invalidantes, résistantes au AINS. Ses principaux antécédents sont les suivants : une thrombopénie

Plus en détail

Normes canadiennes pour la lutte antituberculeuse

Normes canadiennes pour la lutte antituberculeuse Normes canadiennes pour la lutte antituberculeuse 7 ième édition Chapitre 10 : La tuberculose et le virus de l immunodéficience humaine Normes canadiennes pour la lutte antituberculeuse, 7 ième édition

Plus en détail

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut Les micro-organismes de l eau impliqués dans les infections nosocomiales Depuis 2001 chez Pall, en charge de l information scientifique et réglementaire dans les domaines d applications couverts par la

Plus en détail

NOTICE: INFORMATION DE L UTILISATEUR. Immukine 100 microgrammes/0,5 ml solution injectable (Interféron gamma-1b recombinant humain)

NOTICE: INFORMATION DE L UTILISATEUR. Immukine 100 microgrammes/0,5 ml solution injectable (Interféron gamma-1b recombinant humain) NOTICE: INFORMATION DE L UTILISATEUR Immukine 100 microgrammes/0,5 ml solution injectable (Interféron gamma-1b recombinant humain) Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant d'utiliser

Plus en détail

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation.

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation. LASER DOPPLER INTRODUCTION La technique qui utilise l effet Doppler à partir d un faisceau laser est l une des seules qui permette d enregistrer en continu le reflet de la perfusion superficielle de tissus

Plus en détail

La prise en charge de votre insuffisance cardiaque

La prise en charge de votre insuffisance cardiaque G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre insuffisance cardiaque Vivre avec une insuffisance cardiaque Décembre 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant

Plus en détail

Vaccination et tuberculose en Gériatrie. Unité de Prévention et de Dépistage: Centre de vaccination et centre de lutte anti tuberculeuse CH Montauban

Vaccination et tuberculose en Gériatrie. Unité de Prévention et de Dépistage: Centre de vaccination et centre de lutte anti tuberculeuse CH Montauban Vaccination et tuberculose en Gériatrie Unité de Prévention et de Dépistage: Centre de vaccination et centre de lutte anti tuberculeuse CH Montauban VACCINATIONS 2 Personnes âgées et vaccinations Avec

Plus en détail

INDUCTION DES LYMPHOCYTES T- RÉGULATEURS PAR IL2 A TRÈS FAIBLE DOSE DANS LES PATHOLOGIES AUTO- IMMUNES ET INFLAMMATOIRES APPROCHE TRANSNOSOGRAPHIQUE

INDUCTION DES LYMPHOCYTES T- RÉGULATEURS PAR IL2 A TRÈS FAIBLE DOSE DANS LES PATHOLOGIES AUTO- IMMUNES ET INFLAMMATOIRES APPROCHE TRANSNOSOGRAPHIQUE INDUCTION DES LYMPHOCYTES T- RÉGULATEURS PAR IL2 A TRÈS FAIBLE DOSE DANS LES PATHOLOGIES AUTO- IMMUNES ET INFLAMMATOIRES APPROCHE TRANSNOSOGRAPHIQUE Etude clinique N NCT01988506 Inves9gateur coordinateur

Plus en détail

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B Actualisation février 2009 Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication

Plus en détail

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin Thérapeutique anti-vhc et travail maritime O. Farret HIA Bégin Introduction «L hépatite C est une maladie le plus souvent mineure, mais potentiellement cancérigène, qu on peut ne pas traiter et surveiller

Plus en détail

Bilan d Activité du Don de Plaquettes par cytaphérèse Sur une Période d une année au Service Hématologie EHS ELCC Blida.

Bilan d Activité du Don de Plaquettes par cytaphérèse Sur une Période d une année au Service Hématologie EHS ELCC Blida. Bilan d Activité du Don de Plaquettes par cytaphérèse Sur une Période d une année au Service Hématologie EHS ELCC Blida. L.Aribi, F.Kaouane, S.Oukid, C.Boucherit, M.K.Benlabiod, Y.M.Bouchakor, M.T.Abad

Plus en détail

CONCOURS DE L INTERNAT EN PHARMACIE

CONCOURS DE L INTERNAT EN PHARMACIE Ministère de l enseignement supérieur et de la recherche Ministère de la santé et des sports CONCOURS DE L INTERNAT EN PHARMACIE Valeurs biologiques usuelles Edition de Novembre 2009 (6 pages) Conseil

Plus en détail

Don de moelle osseuse. pour. la vie. Agence relevant du ministère de la santé. Agence relevant du ministère de la santé

Don de moelle osseuse. pour. la vie. Agence relevant du ministère de la santé. Agence relevant du ministère de la santé Don de moelle osseuse Engagez-VOUS pour la vie 1 Pourquoi devenir veilleur de vie? Le don de moelle osseuse peut sauver des vies La greffe de moelle osseuse représente une chance importante de guérison

Plus en détail

Définitions. MALADIES GRAVES Protection de base Protection de luxe. PROTECTION MULTIPLE pour enfant

Définitions. MALADIES GRAVES Protection de base Protection de luxe. PROTECTION MULTIPLE pour enfant Définitions MALADIES GRAVES Protection de base Protection de luxe PROTECTION MULTIPLE pour enfant Voici les définitions des maladies graves et non critiques que vous pouvez retrouver dans les garanties

Plus en détail

SOINS DE PRATIQUE COURANTE. Prélèvement aseptique cutané ou de sécrétions muqueuses, prélèvement de selles

SOINS DE PRATIQUE COURANTE. Prélèvement aseptique cutané ou de sécrétions muqueuses, prélèvement de selles NOMENCLATURE GENERALE DES ACTES PROFESSIONNELS INFIRMIERS (Arrêté du 25 mars 1993) (Arrêté du 21 avril 1994) (Arrêté du 1er mars 1999) (Arrêté du 8 Décembre 1999) (Arrêté du 12 Octobre 2000) (Arrêté du

Plus en détail

ALTO : des outils d information sur les pathologies thromboemboliques veineuses ou artérielles et leur traitement

ALTO : des outils d information sur les pathologies thromboemboliques veineuses ou artérielles et leur traitement Communiqué de presse Bayer HealthCare S.A.S. Parc Eurasanté 220, avenue de la Recherche 59120 LOOS France Tel.+333 28 16 34 00 www.bayerhealthcare.fr Favoriser l observance avec ALTO : l engagement de

Plus en détail

Définition de l Infectiologie

Définition de l Infectiologie Définition de l Infectiologie Discipline médicale clinique Spécialisée. Prise en charge des Maladies Infectieuses et Tropicales. Actuelles, émergentes ou ré-émergentes. Référents dans le cadre d un maillage

Plus en détail

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic des Hépatites virales B et C P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic VHC Dépistage: pourquoi? Maladie fréquente (Ac anti VHC chez 0,84% de la population soit 367 055

Plus en détail