JEUDI 29 MARS 2007, AVIGNON LES PRINCIPES D APPLICATION D UNE DEMARCHE STRATEGIQUE : LA TRACABILITE TOTALE
|
|
|
- François-Xavier Michel
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 1 ERE JOURNEE DE RECHERCHE RELATIONS ENTRE INDUSTRIE ET GRANDE DISTRIBUTION ALIMENTAIRE JEUDI 29 MARS 2007, AVIGNON LES PRINCIPES D APPLICATION D UNE DEMARCHE STRATEGIQUE : LA TRACABILITE TOTALE Meriam KARAA Doctorante en Sciences de Gestion Université de la Méditerranée (Aix-Marseille II) Centre de Recherche sur le Transport et la Logistique [email protected] Résumé La traçabilité a été et est plus que jamais considérée comme une réponse à l état d incertitude lié principalement aux crises alimentaires de la fin du XX ème siècle. Ainsi, avec la mise en application de la réglementation européenne n 178/2002 le 1 er janvier 2005, tous les acteurs de la chaîne alimentaire doivent être mobilisés afin d apporter le maximum de garantie et d assurance aux consommateurs en terme de qualité et de sécurité. Au-delà de l aspect réglementaire, la traçabilité peut être envisagée comme une démarche stratégique permettant de renforcer l avantage concurrentiel de l entreprise. Cependant, elle est loin d avoir atteint son plein potentiel et reste l affaire de quelques entreprises agroalimentaires. De ce fait, l objet de cette communication est d analyser les impératifs à la mise en place de la traçabilité tout en précisant les intérêts d une telle démarche pour toute entreprise et notamment celle œuvrant dans l agroalimentaire. Mots clés : Traçabilité, sécurité alimentaire, Industrie agroalimentaire, TIC.
2 La traçabilité se trouve aujourd hui au cœur des débats en matière de gestion industrielle. En effet, elle a été et est plus que jamais considérée comme une réponse à l état d incertitude lié principalement aux crises alimentaires telles, par exemple, celle de l ESB (Encéphalopathie spongiforme bovine) touchant la viande bovine. Dès lors, en adoptant la traçabilité de ses produits, l entreprise assure une plus grande satisfaction et fidélisation des clients et ce, en fournissant des informations précises sur la qualité et l origine des produits offerts. La traçabilité consiste, de manière schématique, à suivre automatiquement un produit de sa «naissance» jusqu à sa valorisation finale. La traçabilité concerne désormais la plupart des secteurs d activités. Elle trouve ainsi une application dans le médical (sang contaminé) ou encore dans le secteur aéronautique, où elle est utilisée afin de vérifier la conformité des produits aux normes et aux plans d origine. L agroalimentaire reste néanmoins «le secteur de référence» en la matière. En effet, la question relative à la traçabilité des produits issus des industries agroalimentaires n est pas récente. Tel que nous le verrons, elle a fait l objet de plusieurs textes réglementaires et de nombreuses initiatives et ce, notamment suite aux crises alimentaires à répétition survenues au cours de la décennie 90, ainsi qu aux nombreux débats autour des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés). A ce titre, l article 100 de la loi d orientation agricole n du 9 Juillet 1999 (disponible sur précise qu : «Un décret en Conseil d'etat fixe la liste des produits ou denrées pour lesquels la traçabilité doit être assurée. Il précise les obligations des producteurs et des distributeurs qui sont tenus d'établir et de mettre à jour des procédures d'informations enregistrées et d'identification des produits ou des lots de produits. Ces procédures permettent de connaître l'origine de ces produits et de ces lots, ainsi que les conditions de leur production et de leur distribution». C est notamment par l entrée en vigueur le 1 er janvier 2005 du règlement communautaire CE 178/2002 qui instaure l obligation de tracer l ensemble des denrées alimentaires à toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution, que l intérêt de la traçabilité est conforté. Parallèlement à ces directives officielles, un groupe de travail «traçabilité» a été mis en place en 1999 au sein de l organisme GENCOD EAN France (Devenu GS1 France : structure de concertation industrie/commerce regroupant plus de entreprises adhérentes dont le rôle est l élaboration et la diffusion de standards internationaux de communication EAN permettant notamment d optimiser la traçabilité des produits ( L objectif principal est d aider les entreprises à mettre en œuvre une traçabilité efficace et ce, en proposant des séminaires de formation, en publiant des guides pratiques et en assurant une assistance technique au quotidien. Cependant, la pratique de la traçabilité totale reste encore l affaire de quelques entreprises et a été très peu analysée dans les travaux en sciences de gestion. Tout ceci nous mène à nous pencher sur la problématique liée à la traçabilité dans les industries agroalimentaires et de nous posez la question qui suit : quels sont les éléments clés nécessaires à la mise en place d une telle démarche? Il convient donc d appréhender l importance de la traçabilité et de développer et spécifier, en se basant sur le schéma type de Chi-Dung Ta (2004), les impératifs à la mise en place d une démarche de traçabilité totale permettant une pratique adaptée par les entreprises agroalimentaires. Il y a lieu ainsi d identifier dans une première partie les avantages liés à la traçabilité, de développer dans une deuxième partie les étapes liées à la mise en place effective de cette démarche et de consacrer une troisième partie aux TIC (Technologies de l Information et de la Communication) comme outils nécessaires à la mise en place et à la réussite de la traçabilité
3 1. La traçabilité : une nécessité pour les entreprises La traçabilité, apparue suite aux crises alimentaires, est toujours considérée comme relativement «floue» et sujette à confusion. Il semble ainsi pertinent de commencer par définir la traçabilité et de donner un bref aperçu sur les typologies existantes en la matière avant d exposer l importance d une telle démarche pour les entreprises et notamment celles oeuvrant dans l agroalimentaire Définitions et typologies de la traçabilité La traçabilité a été définie par la norme ISO 8402 de 1994 comme : «l aptitude à retrouver l historique, l utilisation ou la localisation d une entité au moyen d identifications enregistrées» (Lecomte & Al, 2006, p7) où «l entité» englobe différentes notions et peut représenter une activité, un processus, une matière première, une machine ou un produit. La dernière version de la norme ISO 9000:2000 défini la traçabilité comme étant : «l aptitude à retrouver l historique, la mise en œuvre ou l emplacement de ce qui est examiné» (Faraggi, 2006, p2). On constate que certains aspects relatifs notamment à la période couverte et aux moyens à mettre en œuvre ne sont pas clairement spécifiés. La traçabilité ainsi définie revêt deux aspects complémentaires : «le tracking» qui consiste en le suivi géographique et en temps réel du produit et «le tracing» ou l archivage des informations relatives aux caractéristiques du produit en question. Deux principales typologies sont associées à une démarche de traçabilité totale à savoir : la traçabilité ascendante et descendante d une part et la traçabilité amont, aval et interne d autre part La traçabilité ascendante/descendante Cette typologie a été explicité par un guide pratique de l ACTA-ACTIA (1998, p 13). Elle concerne principalement les problèmes de gestion de la qualité des produits (traçabilité ascendante) et les activités de types logistiques (traçabilité descendante). On parle de traçabilité ascendante dans le cas d un parcours s étalant des produits finis aux matières premières et d une traçabilité descendante quand il s agit du chemin inverse. La traçabilité ascendante sert ainsi, à avoir en tout point de la chaîne logistique, des informations concernant l origine et les caractéristiques d un produit fini donné. Elle consiste en un «suivi qualitatif des produits, pour rechercher les causes d un problème de qualité, en amont et en aval de la chaîne de production» dans un objectif de maîtrise de la qualité (Green & Hy, 2002, p23). La traçabilité descendante, quant à elle, joue un rôle important dans la procédure de rappels de produits défaillants ou présentant un certain degré de risque par exemple et ce, en permettant la localisation de ces produits en tout point de la chaîne d approvisionnement. Elle consiste en effet en «un suivi quantitatif des produits, pour localiser les produits et déterminer les destinations et les provenances» et ce dans une perspective de «traçabilité logistique» (Green & Hy, 2002, p23) La traçabilité amont/interne/aval La traçabilité amont concerne l acheminement des matières premières au cours des étapes de la chaîne logistique qui précèdent l entrée des produits en question dans l entreprise. La traçabilité aval, par opposition à la traçabilité amont, désigne l ensemble des outils et procédures permettant le suivi des marchandises tout au long du processus de livraison, dès la - 3 -
4 sortie des entrepôts de l entreprise et ce jusqu au client final. (Ta, 2004, p36). Elle représente donc un moyen optimal assurant un lien permanent avec le client qui possède désormais une connaissance exacte et instantanée de la localisation et de l évolution du produit concerné. La traçabilité interne touche, quant à elle, la partie du processus faisant référence à l entreprise productrice ou transformatrice du produit en question. Ceci dit, la mise en place de la traçabilité interne présente certaines difficultés dues notamment au passage de l entité par plusieurs plateformes, ateliers de production et de stockage. Il ressort de cette typologie un fait saillant : la traçabilité amont, aval et interne, processus complémentaires, constituent ce qu on appelle un système de traçabilité totale ou globale répondant à l objectif de limiter la discontinuité de l information tout au long de la chaîne logistique. Elle est considérée par Lecomte & Al (2006, p18) comme «un objectif, voire un idéal, de traçabilité absolue». C est ainsi que dans la suite de la communication l accent sera mis sur ces trois types de traçabilité. Le terme «traçabilité» sera également utilisé pour designer la notion de «traçabilité globale ou totale» Les apports de la traçabilité La traçabilité joue un rôle essentiel dans la réussite et la survie de toute entreprise et essentiellement celle oeuvrant dans l agroalimentaire. Les apports qui y sont associés, s articulent essentiellement autour de trois principaux axes : renforcer l avantage concurrentiel de l entreprise, favoriser un contrôle et une évaluation permanents et redéfinir les relations entre les différents acteurs concernés par le démarche de traçabilité totale L avantage concurrentiel Dans le contexte actuel caractérisé par l avènement des crises alimentaires et d insécurité, la mise en place des procédures assurant la qualité des produits offerts est devenue une nécessité et une obligation réglementaire qui incombe aussi bien aux industriels, distributeurs et prestataires logistiques dans l agroalimentaire. La traçabilité est ainsi considérée comme un des piliers du management de la qualité définie comme l ensemble «d activités coordonnées permettant d orienter et de contrôler un organisme en matière de qualité» (AFNOR, 2006, p3). Il concerne en effet, la partie du management de la qualité axée sur la satisfaction des exigences pour la qualité ou se qu on appelle communément «la maîtrise de la qualité» (AFNOR, 2006, p6). En ce sens, en garantissant l origine et en apportant la preuve de la qualité des produits offerts, la traçabilité est considérée comme un élément essentiel de la crédibilité de l organisation. Elle génère par la même la fidélisation et la confiance des consommateurs (Fabbe-Costes & Lemaire, 2001, p27) qu ils manifestent au regard de «preuves suffisantes d absence de danger, de causes potentielles de dommages» assurant par là la sécurité sanitaires des aliments et produits offerts par l entreprise en question (Tufféry, 2005, p145). La fidélisation et la confiance ainsi établies permettent à leur tour «un libre échange durable» (Hermitte, 2003, p28) constaté lors de la crise de la vache folle où la traçabilité a été un moyen de reprise du commerce et des échanges entre les pays. Par ailleurs, la stratégie de satisfaction et de «conquête» de la clientèle est renforcée à travers la transparence et la mise à disposition d informations de suivi des commandes en temps réel. De plus, la maîtrise des coûts liés à la gestion des stocks et un approvisionnement en «juste à temps» de l entreprise, assurés par le suivi permanent et en temps réel de ses commandes, constitue un avantage concurrentiel indéniable. A ce niveau un constat s impose: la traçabilité constitue un véritable argument de vente et de marketing. Cependant, tel que mentionné dans le rapport du conseil national de l alimentation - 4 -
5 sur la traçabilité des denrées alimentaires du 23 août 2001, il convient de rappeler que «la traçabilité doit être construite comme un outil de confiance pour le consommateur et non comme un instrument de marketing». Il est ainsi impératif de s assurer de l absence de «publicité mensongère» relative à la démarche de traçabilité de l entreprise. En définitive, on peut affirmer que par «une différentiation fondée sur la qualité, la sécurité, la fiabilité et l information» (Fabbe-Costes & Lemaire, 2001, p28), une démarche de traçabilité peut apporter un avantage concurrentiel pour l entreprise Le pilotage permanent et la gestion des risques La traçabilité fournit au responsable de l entreprise une vision globale et complète afin d optimiser sa prise de décision. En effet, en favorisant l accès à l ensemble des informations concernant l acheminement du produit tout au long de la chaîne logistique en temps réel et de manière continue, la traçabilité constitue un facteur clé de succès d «un pilotage permanent» (Avenier, 1985) de l entreprise. Cette notion fait référence à deux aspects indispensables pour la pérennité de toute entreprise : l évaluation et le contrôle. L information issue de l évaluation est essentiellement qualitative alors que celle du contrôle est plutôt quantitative. Comme le stipule Romeyer (2001, p43) «l évaluation, qui cherche à construire une appréciation du phénomène étudié, établit cette appréciation à partir des mesures effectuées par le système de contrôle». De ce fait, la mise en place d un contrôle et d une évaluation continus à tous les niveaux de l entreprise est assurée grâce à l enregistrement permanent des informations relatives aux flux physiques et informationnels issus de toute démarche de traçabilité. Les enjeux stratégiques de la traçabilité peuvent également se traduire au niveau de la gestion des risques. Ainsi, répondre rapidement à des demandes et faire face à des aléas devient inévitable avec un environnement en perpétuel changement. C est à ce niveau que doit intervenir la traçabilité dans la mesure où elle permet d organiser la vigilance et de repérer l apparition d un danger non encore survenu. De plus, en permettant la segmentation de la production en «lots», la traçabilité limite les pertes encourues en cas d un dysfonctionnement, grâce à «un retrait ciblé» (Conseil National de l Alimentation, 2001, p2). Ce dernier consiste à retirer le lot présentant un problème sans étendre cette opération à l ensemble de la production. C est ce qui a été mentionné dans l arrêt du Conseil de l Etat n du 29 décembre 1999 : «la plupart des problèmes de fabrication sont limités et n apparaissent que sur un lot ; seul ce lot est retiré de la vente. En raison de la précision qu introduit la traçabilité, il devient possible de déterminer finement quel est le maillon de la chaîne responsable du dommage, ce qui permet de sortir les autres produits» (Hermitte, 2003, p2). Rappelons, à ce titre, le cas connu de Perrier qui suite à un incident technique sur un des sites de production et ne pouvant pas identifier les lots concernés, a dû retirer la totalité des produits du marché américain (Green, 2001, p5). Enfin, la traçabilité joue un rôle important dans l établissement des liens de causalité, ce qui permet de repérer la responsabilité de chaque acteur grâce notamment à l ensemble des informations fournies tout au long de la chaîne. On peut ainsi imputer avec précision le dommage subi à l un des intervenants de la chaîne La coopération et la coordination entre les partenaires Tel que définie par Williamson (1973, p317), l opportunisme est «la tentative de réaliser des gains individuels sur la base d un manque de franchise ou d honnêteté dans les transactions» et repose essentiellement sur l asymétrie de l information. L auteur considère ainsi, que les agents sont de nature opportunistes et supposés toujours à la recherche de leurs propres - 5 -
6 intérêts. Or, en matière de maîtrise et d assurance qualité, dans le cas des relations entre acteurs (fournisseur-client ;industriel-distributeur...), l enjeu majeur réside dans l établissement de «relations de confiance» pouvant tendre ensuite vers un véritable partenariat et coopération (AFNOR, 2006, p18). En effet, les relations entre les différents partenaires doivent être «mutuellement bénéfiques» comme le précise le huitième principe de management de la qualité énoncé par les normes ISO 9000 (AFNOR, 2006, p9). La démarche qualité doit s appuyer ainsi sur la recherche de confiance réciproque afin de limiter les comportements opportunistes et stimuler la coopération. C est à ce niveau que peut intervenir une démarche de traçabilité totale, comme dispositif permettant d établir la confiance entre les différents intervenants et notamment industriels et distributeurs au niveau des industries agroalimentaires. En effet, la coordination et la coopération entre les différents acteurs sont favorisées par la possibilité d accéder à l information la plus transparente et la plus complète possible mises à disposition par les différents acteurs. Ces informations concernent chaque étape de transformation des produits et permettent de suivre par la même et en temps réel leur acheminement. Il en résulte ainsi, que la diffusion des techniques de traçabilité favorise l ouverture de l entreprise tant dans ses relations avec ses fournisseurs qu avec ses clients et assure la diminution des litiges entre les différents partenaires ce qui permet de renforcer la confiance mutuelle et de développer la coopération. A l instar du projet national de traçabilité, regroupant l ensemble des centrales d achat du groupe LECLERC, lancé depuis 2004 afin de répondre aux exigences du règlement communautaire du 1 er janvier Cette démarche s inscrit, selon les propos de Richard Alexandre (2004, p9) le responsable du projet pour la centrale d achat du sud, «en parfaite coopération et confiance entre le fournisseurs et le distributeur dans une volonté de tracer plus finement, les différentes marchandises, fiabiliser et optimiser les process de réception afin de minimiser les erreurs et les litiges au niveau de la réception des marchandises». De fait, la traçabilité devient une nécessité pour toute entreprise, il convient donc de s interroger sur les étapes à suivre pour la mise en place d une telle démarche. 2. La mise en œuvre d une démarche de traçabilité totale L objectif est ici, en partant de l étude du schéma type de Chi-Dung Ta (2004), de proposer un nouveau modèle qui nous semble plus approprié et qui concerne les étapes à suivre lors de la mise en œuvre de la traçabilité totale dans l industrie agroalimentaire. 2.1 Le modèle de Chi-Dung Ta Selon Chi-Dung Ta (2004), la mise en œuvre d une démarche de traçabilité globale s articule autour de sept étapes essentielles comme suit: - Etape 1 : Définition du contexte du projet Toute entreprise désireuse de mettre en place une démarche de traçabilité totale, doit avant toute chose se poser des questions relatives à la faisabilité technique et économique du projet, à l évaluation des risques, à la réglementation en vigueur, etc. - Etape 2 : Détermination des enjeux Il s agit pour l entreprise de déterminer les enjeux liés à la démarche de traçabilité tant en amont, interne ou aval, clairement explicités dans la section précédente. - Etape 3 : Détermination des besoins - 6 -
7 Il s agit de définir à ce niveau les objectifs poursuivis par l entreprise à travers la mise en place d une traçabilité globale. L entreprise doit également préciser les éléments à tracer (matières premières, produits en cours de fabrication ou de produits finis). - Etape 4 : Evaluation de l existant Un état des lieux de la stratégie existante au niveau de l entreprise et en matière de traçabilité doit être établi. A l issue de cette enquête aura lieu un audit exhaustif concernant les trois domaines constituant la traçabilité totale à savoir la traçabilité amont, aval et interne. L audit permettra d identifier les points à améliorer en la matière. - Etape 5 : Proposition des solutions Des actions correctives feront suite à l audit de traçabilité tant en interne qu en externe. Elles peuvent concerner le besoin en personnel, l investissement en matériel, le renforcement des actions vis à vis des fournisseurs, etc. - Etape 6 : Mise en œuvre Une fois les objectifs définis et les moyens disponibles, l étape suivante sera la mise en œuvre effective du projet. Elle se déroule de la façon suivante : «- Communication sur le projet traçabilité ainsi que les actions proposées à travers les réunions d informations dans diverses instances de l entreprise ; - amélioration du système qualité existant dans l entreprise ; - programmation de la formation du personnel ; - réalisation du budget d investissement ; - implantation sur un site pilote avant le déploiement sur les autres sites.» (Lecomte & Al, 2006, p159). - Etape 7 : Suivi et évaluation du système Toute entreprise doit effectuer un contrôle périodique et permanent de la traçabilité mise en place et ce afin de s assurer de son efficacité. Il portera notamment sur le suivi fonctionnel, le respect du planning, du budget prévisionnel et des objectifs préfixés. 2.2 Proposition d un nouveau modèle Chi-Dung Ta (2004) a ainsi élaboré un modèle relatif à la mise en place d une traçabilité totale. Cependant, il semble plus pertinent de dépasser ce modèle et d énoncer un autre schéma type, tel qu illustré par la figure n 1, répondant au mieux aux contraintes et exigences de mise en place d une démarche de traçabilité pour les entreprises agroalimentaires
8 Figure n 1 : La mise en œuvre d une démarche de traçabilité totale Définition du contexte du projet Détermination des enjeux Détermination des besoins Analyse des besoins Evaluation de l existant Proposition des solutions Mise en œuvre Mise en place de la traçabilité : (Selon GS1 FRANCE) -Identification des produits -Gestion des liens -Enregistrement des données -Communication Suivi et évaluation Suivi et contrôle Modèle Chi-Dung Ta (2004) Personnelle Source Ainsi, la mise en œuvre de la traçabilité passe par trois étapes essentielles à savoir : - Etape 1 : Analyse des besoins Il nous semble plus approprié de regrouper les cinq premières étapes énoncées précédemment en un seul stade qui traitera de l analyse des besoins essentielle à l aboutissement de tout projet ou démarche. Outre l étude de l environnement de l entreprise et de ses besoins en matière de traçabilité, il nous parait nécessaire et indispensable de prendre en compte l analyse des ressources et des compétences dont elle dispose. Ceci en se basant sur l approche par les ressources (APR) ou la «resource based view (RBV)», qui souligne le rôle des ressources spécifiques d une entreprise dans sa réflexion stratégique (Maltese 2004, p3). Avec ce courant, on passe d une focalisation sur l activité...vers celle sur les ressources et compétences...la stratégie serait alors conçue, non plus comme une adaptation à l environnement..., mais comme la valorisation des ressources et des compétences accumulées au sein de la firme. (Arrègle, 2000) Tel que définies par Barney (1991), les ressources nécessaires à la conduite de toute démarche stratégique, et notamment celle de la traçabilité objet de notre communication, concernent «tous les actifs, capacités, processus organisationnels, attributs de la firme, - 8 -
9 informations, savoir, etc., contrôlés par une firme qui lui permettent de concevoir et mettre en œuvre des stratégies susceptibles d accroître son efficacité et son efficience» (Maltese, 2004, p19). Barney distingue ainsi, quatre catégories de ressources : les ressources en capital physique, les ressources en capital humain, les ressources en capital organisationnel et les ressources en capital financier. Selon cet auteur, pour que les ressources ainsi définie soient considérées comme des actifs stratégiques et ainsi générer des avantages concurrentiels durables, elles doivent avoir de la valeur, être rares, difficilement substituables et imparfaitement imitables. Il est ainsi crucial pour l entreprise de procéder à un diagnostic des ressources et compétences clés nécessaires à la réalisation et à la réussite de la traçabilité dans le cadre spécifique des industries agroalimentaires. - Etape 2 : Mise en place de la traçabilité La mise en œuvre effective doit tenir compte des principes de bases indispensables et indissociables énoncés par GS1 France (2005, p27) : Identifier les produits : L identification des produits concerne la totalité du cycle de transformation des matières premières jusqu à leur commercialisation avec comme objectif de suivre ces produits tout au long de la chaîne logistique. A ce niveau, les entités tracées peuvent représenter des lots de fabrications, des lots internes ou d expédition. Ces entités ont subi une même transformation et donc les mêmes informations à tracer. Gérer les liens : Ce principe fait référence à la gestion des interfaces et des liens entre les lots de fabrication et les unités d expédition et entre les unités d expédition entre elles. La gestion et l enregistrement de ces liens permettent d effectuer au sein de l entreprise les rapprochements entre ce qui a été reçu et ce qui a été produit et/ou expédié. On peut parler de «rupture ou perte de traçabilité» si les acteurs de la chaîne ne respectent pas ce principe. Enregistrer les données : Il consiste en la gestion, le stockage et l exploitation de données pouvant être reliées aux identifiants des lots ou regroupements de produits. Communiquer : Il s agit de communiquer au partenaire dans la chaîne de production, les informations relatives à l ensemble des identifiants des lots ou regroupements de produits tracés assurant par là, la fluidité et la continuité du flux d information. Il est également primordial que la direction générale soit impliquée dans le projet relatif à la mise en place de la traçabilité, gage de sa viabilité comme l a précisé Jean Luc Viruéga dans son ouvrage «Traçabilité : outils, méthodes et pratiques» (2005, p140). De plus, la norme ISO 9000 : 2005 identifie, comme on l a précisé dans la section précédente, huit principes de management de la qualité parmi lesquels figure la nécessité d impliquer le personnel à tous les niveaux (AFNOR, 2006, p8). Ceci doit être également applicable dans le cas de la traçabilité mise en place au sein de l entreprise. Enfin, une troisième étape, identique à celle proposée par Chi-Dung Ta dans son modèle de 2004, concerne le suivi et l évaluation de la traçabilité mise en place. Néanmoins, il convient de compléter cet ensemble de recommandations en étudiant la dimension technique qui constitue un des piliers de la démarche objet de cette communication. En effet, à l aube du 21ème siècle, les TIC sont désormais omniprésents dans notre vie quotidienne et personne n en conteste l importance. L utilisation efficace de ces technologies est présentée comme gage de compétitivité des entreprises dans un environnement turbulent
10 Il semble ainsi intéressant de vérifier si cela s applique également dans le cadre spécifique de la traçabilité et si ces technologies peuvent soutenir une telle démarche en apportant des réponses aux enjeux qui y sont associés. 3. Les outils technologiques de la traçabilité Il existe deux types de TIC considérés comme outils de mise en œuvre et de suivi d une démarche de traçabilité totale. Il s agit en premier lieu des supports informationnels permettant d identifier les produits, objets de la traçabilité. On trouve en second lieu les outils assurant la circulation et la continuité de l information relative à la traçabilité Les supports de l information Deux outils sont considérés comme essentiels en la matière : la RFID et les codes à barres. La RFID (Radio Frequency Identification) est une technologie qui a fait la une de toutes les conférences et de tous les débats en relation avec la traçabilité ces deux dernières années. C est la raison pour laquelle l accent sera mis sur cette technique d identification par radiofréquence. Le code à barres Le code à barres, appelé également «code barres», est aujourd hui la technologie la plus répondue et la plus utilisée en matière de support et d identification automatique de l information. C est un outil qui trouve ses applications dans des domaines très variés allant de la gestion des prêts d une bibliothèque au contrôle de la production dans l industrie grâce notamment à la possibilité d avoir en continu des informations actualisées relatives au processus de fabrication. La facilité et le faible coût d impression du code à barres sont exemplaires et c est l une des principales raisons de leur généralisation et de leur diffusion notamment au niveau des industries agroalimentaires. En revanche, cette technique présente certaines limites qui concernent notamment sa capacité de mémorisation (de 1 à 40 caractères), d où la nécessité de recourir à une nouvelle technologie pouvant dépasser ces insuffisances : la «RFID». La RFID La RFID ou «radio-fréquency identification», ne constitue pas en réalité une nouveauté puisqu elle a été utilisée pour la première fois, en 1948, par la Royale AIR Force dans le cadre du système IFF (Identify Friend or Foe soit identifier ami ou ennemi) en permettant d identifier les avions ennemis et par la même de guider, en combat aérien, les missiles sur les avions préalablement identifiés (Lemarteleur, 2004, p7). De nos jours, l utilisation de la RFID s est largement développée, diffusée et standardisée. Elle trouve ses applications dans de nombreux domaines tels que la gestion et le suivi des ouvrages dans les bibliothèques, le contrôle et l identification dans les aéroports, stations de métro ou les campus. Elle est également utilisée pour suivre les produits tout au long de la chaîne de production. La RFID, se compose d un lecteur qui transmet un signal suivant une certaine fréquence vers un certain nombre d étiquettes radio ou tag. Ce dernier est appelé également transpondeur. Cet élément est constitué d une puce électronique miniaturisée, où sont stockées les informations et d une antenne assurant la communication par ondes radio. La communication entre le lecteur et le tag est régie par un protocole de communication intégrée caractérisé par plusieurs fréquences radios d échange. Chacune d entre elles offre des performances différentes en terme de capacité et de distance de lecteur (Lemoine, 2003, p2)
11 L utilisation de la RFID joue un rôle important dans la réalisation des objectifs poursuivis par l entreprise à travers la mise en place d une démarche de traçabilité globale. En effet, cette technologie assure une fidélisation des clients à travers notamment, l amélioration des services offerts par l entreprise. L exemple donné dans le secteur vestimentaire par Lemoine (2003, p5), membre de la CNIL (Commission Nationale de l Informatique et des Libertés), illustre bien ces propos. Ainsi, la possibilité offerte par ces étiquettes intelligentes d identifier et de reconnaître des articles en cours d essayage par un client, permet de lui proposer immédiatement d autres articles assortis. L identification par radio fréquence, avec la fiabilité et la complétude des informations qu elle fournit, permet également, de réduire les ruptures de stocks et les risques de litiges entre les différents partenaires de l entreprise et de disposer de l ensemble des informations nécessaires pour le pilotage de la chaîne logistique ou supply chain. De plus, contrairement aux codes barres, la RFID est caractérisée par la présence d un identifiant unique pour chaque produit. Elle garantit de ce fait, l optimisation des rappels en urgence des produits en permettant un rappel ciblé. Ceci va favoriser des gains de temps et de productivité considérables pouvant être renforcés à travers les systèmes «anti-collisions» qui permettent de lire plusieurs étiquettes de manière quasi-simultanée. Au niveau de l agroalimentaire, la puce «intelligente» est considérée comme un moyen idéal pour assurer une traçabilité de la «fourche à la fourchette». Elle permet ainsi, «grâce à son numéro unique, une identification formelle de chaque animal ou de chaque lot de matière première» (Faraggi, 2006, p6) Cependant, malgré une prise de conscience et le nombre important de conférences traitant ce sujet, l utilisation de la «radio-fréquency identification» n est pas largement diffusée et reste l affaire de quelques entreprises. Ceci pourrait être dû aux coûts relativement élevés des tags par rapport aux codes barres. De plus, la RFID n est pas dénuée de limites techniques. En effet, son rayon d action est limité à quelques mètres. En outre, la lecture de ces étiquettes peut être perturbée par la présence, par exemple, de métaux dans leur environnement immédiat (GS1 FRANCE, 2004, p10) La circulation et la continuité de l information Les technologies évoquées pour la circulation et la continuité de l information sont essentiellement les systèmes d information tels que l EDI (Electronic Data Interchange ou échange de données informatisé), l ERP (Entreprise Ressource Planning ou progiciel de gestion intégré), le MES (Manufacturing Execution System ou Système d exécution des fabrications) ainsi que certaines solutions faisant appel à Internet. L EDI Le terme EDI ou échange de données informatisé renvoie ainsi, à la notion d échange d informations relatives aux caractéristiques et à l acheminement des produits. Cet outil permet d éviter les conflits et d optimiser la coordination entre les différentes parties prenantes tant en externe qu en interne (le comité de pilotage et de suivi de la traçabilité pouvant être constitué de la direction générale, de la direction de qualité, de la direction logistique, de la direction des systèmes d information, etc.). Il constitue, un moyen permettant d aboutir à une «entreprise étendue» caractérisée par un niveau d intégration et de collaboration élevé avec ses partenaires amont et aval. Les informations échangées via l EDI, en temps réel et en toute sécurité, vont ainsi permettre un contrôle et un suivi automatique de l acheminement des produits et d avoir par la même une vision globale de l entreprise, du processus de production, de transformation et de commercialisation des produits. De ce fait,
12 cette solution répond bien à un aspect organisationnel relatif à la traçabilité se manifestant sous la forme d un pilotage permanent de l ensemble de la chaîne logistique. L ERP Apparu au début des années 90, l ERP est défini par Veil et Chaigneau (1998) comme étant «une solution applicative construite dans une logique d intégration ayant pour vocation de couvrir les principales fonctions de l entreprise». Il est considéré comme un outil incontournable notamment en matière de traçabilité qui se positionne comme étant un système de pilotage de la supply chain (Viruéga, 2005, p163). Il assure en effet, une fiabilité des données obtenue par une saisie unique des informations. L utilisation d un langage unique et commun permet par la même une meilleure communication entre les différentes structures dans une entreprise. Les ERP sont également caractérisés par une réduction des coûts informatiques et des délais administratifs ainsi qu une meilleure réactivité permettant de répondre aux besoins des clients. Cependant, la réussite de la mise en place d un projet d ERP nécessite essentiellement une participation active de la direction, une équipe efficace composée de représentants de tous les secteurs concernés par ce projet ERP ainsi qu une bonne évaluation et gestion des risques qui y sont associés. Cette évaluation permettrait d éviter les éventuels problèmes d incompatibilité de l ERP avec les besoins de l entreprise et les solutions informatiques existantes. Le MES C est un système de pilotage de la production centralisant toutes les informations en relation avec la production telles que celles fournies par les services de maintenance, de GRH, etc (Viruéga, 2005, p162). De ce fait, il assure la mise en place dans l entreprise d un système permettant une approche globale de l exécution industrielle. Il permet également le suivi et le contrôle en temps réel des ordres de fabrication depuis leur lancement jusqu'à l obtention des produits finis. Traditionnellement, la mise en place d un MES consiste à rassembler différents logiciels traitant chacun une grande fonctionnalité du système d exécution des fabrications. Cette approche a montré ses limites dans la mesure où en réalité «les fonctionnalités du MES, loin d être des blocs logiciels monolithiques, doivent dialoguer au niveau le plus fin» C est ainsi que, grâce à des modes de communication standards comme le format XML (extensible Mark up Langage) permettant d assurer les échanges de données entre des systèmes d informations hétérogènes, on peut désormais répondre aux besoins «d interopérabilité» entre les composants logiciels. Cette notion d interopérabilité renvoi à l automatisation des tâches de traçabilité et au besoin de format standard d enregistrement des données relatives à cette pratique. C est un concept très présent au niveau des différents systèmes examinés plus haut à savoir l EDI et l ERP. Les outils Internet existants en matière de traçabilité constituent de véritables solutions technologiques globales. «Leur principe est souvent le suivant : les informations de traçabilité sont gérées sur des bases de données hébergées par un tiers, centralisées pour plusieurs entreprises et accessibles par Internet» (Lecomte & Saidi-Kabeche, 2003, p3). Il s agit notamment de solutions telles que Agreen Trace, logiciel Internet élaboré par la société bretonne Agreen Tech division de John Deere food Origins constituant un outil de traçabilité inter et intra entreprises permettant un suivi de la qualité du produit à travers les différentes étapes du processus (Lecomte & Saidi-Kabeche, 2003, p4). Un second exemple peut être évoqué à ce niveau, il s agit de Trace One, adopté par CARREFOUR, qui lui permet un échange de données via Internet avec l ensemble de ses fournisseurs quelque soit leur taille et
13 leur système d information. Elle est considérée comme une solution sûre «garantissant l intégrité et la confidentialité des informations échangées et relatives à la traçabilité des produits» (Lecomte & Saidi-Kabeche, 2003, p6). Ces outils Internet garantissent et assurent ainsi la qualité des produits et ce, par le biais des informations fournies. Une fois réunie dans les bases de données, ces informations peuvent être directement consultées en cas de crise ce qui permet une gestion des risques plus efficace et un gain de temps considérable. Elles permettent de ce fait, de dépasser le principe de cascade qui consiste à s adresser en cas de problème au fournisseur ou client direct qui s adresse à son tour à ses fournisseurs ou clients pour rechercher les informations voulues (Lecomte & Saidi-Kabeche, 2003, p3). Les bases de données évoquées ci-dessus sont décentralisées et connectées via Internet. Elles peuvent assurer par là, une coordination entre les différents partenaires via des échanges d informations sur la traçabilité en interne et en externe de manière sécurisée. A travers cette analyse, on peut confirmer l importance de tous ces outils dans la réussite d une démarche de traçabilité globale. Ceci étant, certaines entreprises peuvent renoncer à l introduction et à l utilisation des technologies de l information dans et ce, en raison des problèmes qui y sont associés. En effet, l établissement d un nouveau système d information constitue une étape souvent longue, coûteuse et délicate à gérer. Ainsi pour être efficace, des solutions comme celles évoquées précédemment doivent impérativement être adaptées et personnalisées en fonction de l entreprise, de ses besoins et des moyens dont elle dispose. L introduction des TIC a également des répercutions sur l organisation interne et l ensemble des procédures de travail au sein de l entreprise. Elle nécessite une formation du personnel concerné qui peut manifester des réticences aux changements. De plus, le couplage flux physiques-flux d informations nécessite l intégration de nombreuses installations coûteuses, que des entreprises agroalimentaires, pour la plupart PME, ne peuvent supporter. Ceci étant, les PME ne peuvent plus justifier de ce coût pour ne pas mettre en place une traçabilité, car le foisonnement d'offres permet de trouver des solutions financièrement acceptables. CONCLUSION L objet de l article était d analyser les impératifs à la mise en place de la traçabilité tout en précisant les intérêts d une telle démarche. Il apparaît en définitive, que la traçabilité doit être considérée comme une réelle démarche stratégique visant à améliorer la productivité et la compétitivité de toute entreprise et ce, en assurant un suivi en temps réel et en continu des produits, grâce notamment à un ensemble d outils technologiques. On a pu constater ainsi, la nécessité de recourir à une telle démarche pour répondre aux exigences en terme de qualité des produits offerts, suite notamment aux crises alimentaires de la fin du XX ème siècle. En effet, la traçabilité peut être considérée comme un outil complémentaire à l arsenal existant en matière de sécurité et de qualité des produits alimentaire tels que les méthodes d analyse des risques de types HACCP, ou les guides de bonnes conduites. De l analyse de la revue de littérature, il nous est possible de proposer, comme suit, une représentation des éléments prépondérants à la mise en œuvre d une traçabilité totale :
14 Figure n 2 : Les impératifs à la mise en place d une démarche de traçabilité globale ENJEUX ETAPES DE MISE EN ŒUVRE 1-Analyse des besoins Avantage concurrentiel Pilotage permanent Définition du contexte du projet Détermination des enjeux Détermination des besoins Evaluation de l existant Proposition des solutions Gestion des risques Coordination 2- Mise en place effective OUTILS TECHNOLOGIQUES Identification des produits Gestion des liens Enregistrement des données Support de l information (RFID, Codes barres) Communication Circulation et continuité de 3- Suivi et contrôle l information (EDI, ERP, MES Internet, etc.) Tous ces éléments constituent les pré-requis pour assurer la mise en œuvre d une démarche stratégique telle que la traçabilité. Cette représentation permet en effet, à toute entreprise d avoir une vision globale des étapes à suivre et des outils technologiques qui y sont associés. On a pu ainsi, proposer un modèle de référence sur lequel pourront se baser les entreprises agroalimentaires dans la mise en œuvre de la traçabilité totale. Cependant, la complexité de mise en œuvre et de suivi peut constituer un obstacle à l aboutissement d une telle démarche. Il est également indispensable de tenir compte des spécificités liées au secteur d activité au niveau de l organisation du processus de traçabilité. De plus, cette dernière doit être adaptée aux objectifs de l entreprise, aux moyens dont elle dispose et à son environnement. En outre, la traçabilité de biens est souvent conjointe à une traçabilité de personnes, ce qui constitue une atteinte à la liberté et à la vie privée des individus et qui déontologiquement parlant peut encore constituer un frein à une pratique ''réelle'' d'une traçabilité. Néanmoins, tous les efforts doivent être déployés pour la mise en oeuvre d une telle démarche et ce notamment en matière des outils technologiques utilisés. En effet, l analyse a démontré avec l offre foisonnante de technologies de l information et de la communication, le rôle indéniable que peuvent jouer celles-ci comme catalyseurs de la traçabilité permettant de maîtriser les enjeux qui y sont associés. Néanmoins, la mise en place de la traçabilité totale avec les différents éléments étudiés à travers ce document ne garantie pas sa réussite. En effet, d autres facteurs peuvent être à l origine du succès d une telle démarche et qui vont faire l objet d une étude ultérieure dans le cadre d un travail de recherche doctorale
15 Bibliographie ACTA-ACTIA. (1998), Traçabilité : Guide pratique pour l agriculture et l industrie alimentaire. 80p. AFNOR. (2006), «Management de la qualité», in ISO 9000 : méthodes, outils, système documentaire, évaluation, satisfaction client. Tome 1. Arrègle, J.L et B. Quélin. (2000), Le management stratégique des compétences, Ellipses. 352p. Article 100 de la loi d orientation agricole n du 9 juillet Disponible sur : Avenier, M. J. (1985), Le pilotage stratégique de l'entreprise : tirer parti de l'imprévu. Paris : Editions du C.N.R.S. In Romeyer, C Système d information fondé sur une traçabilité des activités : Intérêt et difficultés de mise en œuvre dans les hôpitaux. Thèse de doctorat : Université de la Méditerranée : Aix-Marseille II. 418 p. Commission Nationale de l Informatique et des Libertés. (2003), «Communication de M. Philippe Lemoine relative à la Radio Identification». Conseil National de l Alimentation. (2001), «Avis sur la traçabilité des denrées alimentaires», juin 2001, n 28. Fabbe-Costes, N et C. Lemaire (2001), «La traçabilité totale d une supply chain : principes, obstacle et perspectives de mise en œuvre», Revue Française de Gestion Industrielle, vol 20, n 3, p Faraggi, B. (2006), Traçabilité : réglementation, normes, technologies, mise en œuvre, DUNOD. 197p. Green, R et M. Hy (2002), «La traçabilité : un instrument de la sécurité alimentaire», Agroalimentaria, N 15, p Green, R. (2001), «Traçabilité et technologie de l information : apports pour un débat». Projet Obiettivo Rintracciabilita Agroalimentare. 24p. GS1 FRANCE. (2004), L identification par Radio Fréquence : Principe et applications. 19p. GS1 FRANCE. (2005), Logistique et traçabilité : guide pratique de mise en ouvre des standards EAN.UCC.30p. Disponible sur : Hermitte, M.A. (2003), «La traçabilité des personnes et des choses : Précaution, pouvoirs et maîtrise», in P Pedrot (dir.), Traçabilité et responsabilité. Paris : ECONOMICA. 323 p. Journal Officiel des Communautés Européennes. «Règlement (CE) N 178/2002 du parlement européen et du conseil du 28 janvier 2002».32p. Lecomte, C et D. Saidi-Kabeche. (2003), «La traçabilité dans les filières agroalimentaire : apport des outils Internet». Actes du 5 ème Congrès International de Génie Industriel, Octobre 2003, Québec, CANADA. 19p Lecomte, C., C.D. Ta et M.H. Vergote. (2006), Analyser et améliorer la traçabilité dans les industries agroalimentaires, AFNOR. 215p. Lemarteleur, X. (2004), Traçabilité contre vie privée : les RFID ou l immixtion des technologies dans la sphère personnelle. DESS Droit du multimédia et de l information : Université Paris II ASSAS.72p. Maltese, L. (2004), Approche par les ressources d un événement sportif : application aux cas des tournois de tennis internationaux français, Thèse de doctorat en sciences de gestion : Université de droit, d économie et des sciences d Aix-Marseille. 484p. Romeyer, C. (2001), Système d information fondé sur une traçabilité des activités : Intérêt et difficultés de mise en œuvre dans les hôpitaux. Thèse de doctorat : Université de la Méditerranée : Aix-Marseille II. 418 p. Ta, C.D (2004), «Démarche de traçabilité totale», Logistique & Management, Vol.12 N 1, p
16 Tufféry, G. (2005), «systèmes de confiance, dispositifs d accréditation et de certification», in C Lahellec (dir.), Risques et crises alimentaires. Edition TEC Lavoisier. 476p. Veil, J et A. Chaigneau. (1998), «Quel progiciel de gestion choisir?», MTF L Agefi. n 96. Dsiponible sur Viruéga, J.L. (2005), Traçabilité : Outils, méthodes et pratiques. Paris : Editions d Organisations. 237p. Williamson, O.E (1973), «Markets and Hierarchies: Some Elementary Considerations, American Economic Association, Vol.63 N 2, p , in Thuderoz, C & Al, La confiance: approches économiques et sociologiques. Gaëten morin éditeur. 322p
Démarche de traçabilité globale
Démarche de traçabilité globale Dr Chi-Dung TA* Responsable Qualité, Danone Vitapole [email protected] La traçabilité existe depuis un certain nombre d'années dans les entreprises à des niveaux plus
Traçabilité Du besoin à la mise en oeuvre
20/09/2007 Traçabilité Du besoin à la mise en oeuvre Joseph FELFELI, PDG Groupe ACTEOS 1 PRESENTATION ACTEOS Éditeur de progiciels et intégrateur de technologies avancées pour la synchronisation et l optimisation
TRACABILITE DANS LE SECTEUR AGROALIMENTAIRE, J-4 mois : ÊTES-VOUS PRÊTS?
TRACABILITE DANS LE SECTEUR AGROALIMENTAIRE, J-4 mois : ÊTES-VOUS PRÊTS? INTRODUCTION Aujourd hui, dans un contexte de crises sanitaires et de concurrence internationale croissante au niveau du secteur
Mobilité et Soutien Logistique des SDIS Vers plus d efficience et d agilité
Mobilité et Soutien Logistique des SDIS Vers plus d efficience et d agilité Journées Innovation Recherche BSPPP Matthieu LAURAS (EMAC), Cdt Florent COURREGES (SDIS81) [email protected], [email protected]
JEAN-LUC VIRUÉGA. Traçabilité. Outils, méthodes et pratiques. Éditions d Organisation, 2005 ISBN : 2-7081-3260-1
JEAN-LUC VIRUÉGA Traçabilité Outils, méthodes et pratiques, 2005 ISBN : 2-7081-3260-1 2 à l assurance qualité Après la définition de la traçabilité dans la métrologie, on peut remarquer que le domaine
QU EST-CE QUE LA RFID?
QU EST-CE QUE LA RFID? Lorraine Apparue dans les entreprises au cours des années 80, la Radio Frequency Identification (RFID) permet de reconnaître, à plus ou moins grande distance, un objet, un animal
Perception et utilisation des solutions de radio-identification (RFID) dans les entreprises françaises
Perception et utilisation des solutions de radio-identification (RFID) dans les entreprises françaises Synthèse de l enquête PricewaterhouseCoopers Mars 2010 Sommaire Page 1 Introduction 1 2 Description
MANAGEMENT PAR LA QUALITE ET TIC
Garantir une organisation performante pour satisfaire ses clients et ses partenaires, telle est la finalité d une certification «qualité». On dénombre de nombreux référentiels dont le plus connu et le
MANAGEMENT PAR LA QUALITE ET TIC
MANAGEMENT PAR LA QUALITE ET TIC Lorraine Garantir une organisation performante pour satisfaire ses clients et ses partenaires, telle est la finalité d une certification «qualité». On dénombre de nombreux
1. Logiciel ERP pour les PME d ici... 3 2. Technologies Microsoft... 4 3. Modules disponibles... 5 3.1. Finance... 5 3.2. Analyses & BI... 6 3.3.
1. Logiciel ERP pour les PME d ici... 3 2. Technologies Microsoft... 4 3. Modules disponibles... 5 3.1. Finance... 5 3.2. Analyses & BI... 6 3.3. Vente et marketing... 7 3.3.1. Gestion de la relation Client
MAITRISE DE LA CHAINE LOGISTIQUE GLOBALE (SUPPLY CHAIN MANAGEMENT) Dimensionnement et pilotage des flux de produits
MAITRISE DE LA CHAINE LOGISTIQUE GLOBALE (SUPPLY CHAIN MANAGEMENT) Dimensionnement et pilotage des flux de produits Préambule La performance flux, quel que soit le vocable sous lequel on la désigne ( Juste
Comment réussir la mise en place d un ERP?
46 Jean-François Lange par Denis Molho consultant, DME Spécial Financium La mise en place d un ERP est souvent motivée par un constat d insuffisance dans la gestion des flux de l entreprise. Mais, si on
Les projets d investissement en PME
Le point sur Les projets d investissement en PME Concilier performance économique et conditions de travail L investissement reste un moment clé du développement d une entreprise. C est l occasion de repenser
II L APPROCHE PEDAGOGIQUE EN 2nde PRO LOGISTIQUE ET TRANSPORT. 1 Mon téléphone portable
I PRESENTATION DES THEORIES 1 La chaîne logistique traditionnelle 2 Supply chain 3 Supply chain in reverse logistics La gestion globale de la chaîne logistique dans la logistique inversée (verte) II L
Sage ENTREPÔTS. La solution progicielle de gestion de vos flux d entreposage. «S engager auprès de vous pour fiabiliser votre quotidien»
Sage ENTREPÔTS La solution progicielle de gestion de vos flux d entreposage «S engager auprès de vous pour fiabiliser votre quotidien» Entrez dans le monde de Sage Un éditeur leader spécialiste de votre
CATALOGUE DE FORMATIONS 2014 2015
CATALOGUE DE FORMATIONS 2014 2015 Professionnels de l alimentation 06.47.75.88.57 HQSA Consulting [email protected] Numéro de déclaration de prestataire de formation : SIRET SIRET : 804 : 284 284 420
Guide d accompagnement.
RESSOURCE PME Cahier des charges pour un progiciel de gestion intégré (ERP) Guide d accompagnement. Ce document donne aux PME des clés pour mener à bien leur réflexion autour de la mise en place d une
SUPPLY CHAIN MANAGEMENT STRUCTURE & PILOTAGE DES FLUX. NRJ Nov. 2005 Page 1
Page 1 Robert Nondonfaz Professeur adjoint HEC-ULg Professeur invité HEMES-GRAMME Chargé de cours H.E. CHARLEMAGNE Chargé de cours H.E. TROCLET Co-responsable scientifique du programme SCM [ IAG-SBS-HEC.ULg
Catalogue Formation 2015
Catalogue Formation 2015 Because you care about CONSUMERS HEALTH HACCP Expertise, votre partenaire en sécurité des aliments Présentation du catalogue Pourquoi faire de la formation? Formation préventive
Sécurité des consommateurs : qualité, traçabilité, gestion de crise
Sécurité des consommateurs : qualité, traçabilité, gestion de crise Bertrand DOYELLE Arnaud POPILLE Qualité, traçabilité et sécurité consommateur : un sujet ECR L exigence de sécurité : une nouvelle attente
Leçon 11. les tâches de gestion du magasin
CANEGE Leçon 11 les tâches de gestion du magasin Objectif : A l'issue de la leçon l'étudiant doit être capable : d'appréhender la différence entre gestion dynamique des stocks et gestion des magasins d
Business & High Technology
UNIVERSITE DE TUNIS INSTITUT SUPERIEUR DE GESTION DE TUNIS Département : Informatique Business & High Technology Chapitre 7 : Customer Relationship Management (CRM) Supply Chain Management (SCM) Sommaire
Les TIC «gisements d efficacité» pour les PME-PMI
07 octobre 2008 Les TIC «gisements d efficacité» pour les PME-PMI 2.0 Place de marché clients ecommerce Internet intranet esourcing extranet MARCHÉ nouveaux métiers PROSPECTS mobilité nouvelle économie
Sciences de Gestion Spécialité : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION
Sciences de Gestion Spécialité : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION Classe de terminale de la série Sciences et Technologie du Management et de la Gestion Préambule Présentation Les technologies de l information
Nos Solutions PME VIPDev sont les Atouts Business de votre entreprise.
Solutions PME VIPDev Nos Solutions PME VIPDev sont les Atouts Business de votre entreprise. Cette offre est basée sur la mise à disposition de l ensemble de nos compétences techniques et créatives au service
Chapitre 1 : Introduction au contrôle de gestion. Marie Gies - Contrôle de gestion et gestion prévisionnelle - Chapitre 1
Chapitre 1 : Introduction au contrôle de gestion Introduction 2 Contrôle de gestion : fonction aujourd hui bien institutionnalisée dans les entreprises Objectif : permettre une gestion rigoureuse et une
Le terme «ERP» provient du nom de la méthode MRP (Manufacturing Ressource Planning) utilisée dans les années 70 pour la gestion et la planification
Séminaire national Alger 12 Mars 2008 «L Entreprise algérienne face au défi du numérique : État et perspectives» CRM et ERP Impact(s) sur l entreprise en tant qu outils de gestion Historique des ERP Le
e-business, EAI et Business Intelligence Le triptyque gagnant profondément les structures des organisations et par conséquence
e-business, EAI et Business Intelligence Le triptyque gagnant Alain Fernandez Consultant indépendant, il intervient depuis plus de 15 ans auprès des grands comptes et des PME sur la conception des systèmes
Management des organisations et stratégies Dossier n 10 Veille et intelligence économique
Management des organisations et stratégies Dossier n 10 Veille et intelligence économique.i. Les enjeux et domaines de la veille.ii. La mise en place d un processus de veille.iii. Illustration d une démarche
Les activités numériques
Les activités numériques Activités de l entreprise et activités numériques de l entreprise convergent de plus en plus au sein de la chaîne de valeur, c est-à-dire la manière avec laquelle une entreprise
L INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE : LE PREMIER SECTEUR ECONOMIQUE FRANCAIS
1 L INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE : LE PREMIER SECTEUR ECONOMIQUE FRANCAIS xz Sabrina TONNERRE Juriste Master II Droit des activités économiques Option Droit de l agroalimentaire Sous la direction de Maître
Métiers de la Production/ Logistique
Les fiches Métiers de l Observatoire du Travail Temporaire Emploi, compétences et trajectoires d intérimaires cadres Métiers de la Production/ Logistique R & D Production Ingénieur de recherche Responsable
La Supply Chain. vers un seul objectif... la productivité. Guy ELIEN
La Supply Chain vers un seul objectif... la productivité Guy ELIEN juin 2007 Sommaire Le contexte... 3 le concept de «chaîne de valeur»... 3 Le concept de la Supply Chain... 5 Conclusion... 7 2 La Supply
La RFID par les usages
1 24 Septembre 2014 La RFID par les usages François LEBLANC 2 Agenda Pourquoi la RFID Les usages par domaines métiers Présentation de cas clients Cleor La RFID dans la bijouterie La RFID dans un contexte
La fonction d audit interne garantit la correcte application des procédures en vigueur et la fiabilité des informations remontées par les filiales.
Chapitre 11 LA FONCTION CONTRÔLE DE GESTION REPORTING AUDIT INTERNE Un système de reporting homogène dans toutes les filiales permet un contrôle de gestion efficace et la production d un tableau de bord
Microsoft France. Pour en savoir plus, connectez-vous sur www.microsoft.com/france/dynamics/nav ou contactez notre Service Client au 0825 827 859*
Microsoft France Pour en savoir plus, connectez-vous sur www.microsoft.com/france/dynamics/nav ou contactez notre Service Client au 0825 827 859* * 0,15 TTC/min Microsoft France - SAS au capital de 4 240
LES ECHANGES DE DONNEES INFORMATISEES
L EDI (Échange de Données Informatisées) est un processus d échange d informations, sous forme électronique, entre deux systèmes informatiques distincts. Cette technique utilisée au moins depuis deux décennies
M01 : Étude de la faisabilité des OTPL en contexte national
M01 : Étude de la faisabilité des OTPL en contexte national Ce module prépare à l'épreuve E4, il s'appuie exclusivement sur des opérations en contexte national. Faisabilité et évaluation des opérations
LA LOGISTIQUE GLOBALE ET LE SUPPLY CHAIN MANAGEMENT Enjeux principes exemples. Philippe-Pierre Dornier Michel Fender. Deuxième édition 2007
Philippe-Pierre Dornier Michel Fender LA LOGISTIQUE GLOBALE ET LE SUPPLY CHAIN MANAGEMENT Enjeux principes exemples Deuxième édition 2007, 2007 ISBN : 978-2-7081-3384-6 Sommaire Remerciements... V Préface...
SILOG, éditeur & intégrateur d ERP
SILOG, éditeur & intégrateur d ERP silog.fr éditeur & intégrateur - Spécialiste en solutions ERP SILOG est un Groupe français, privé et indépendant, spécialisé dans l édition et l intégration de solutions
Optimisez vos échanges commerciaux. avec la Dématérialisation Fiscale de Factures
Optimisez vos échanges commerciaux avec la Dématérialisation Fiscale de Factures Mars 2012 Sommaire 1. Pourquoi dématérialiser les factures? Les motivations / le ROI 2. Dématérialiser mes factures oui,
Le Concept Dynamics Nav. B.I.Conseil
Développement Croissance Développement Productivité Investissement Environnement Ouverture B.I.Conseil Nous sommes Microsoft Business Solutions Partner, ce qui nous permet de travailler en étroite collaboration
Brevet fédéral. Examen final à blanc. Informaticien-ne - Tronc commun. Version 1.1.0
Brevet fédéral Informaticien-ne - Tronc commun Version 1.1.0 Problème Module Points 1 15 2 14 3 10 4 10 5 14 6 16 7 15 8 20 9 21 10 14 11 16 12 15 Septembre 2011 Page 1 de 13 Problème 1 15 points Introduction
Pour saisir le sens des leviers d amélioration, il est d abord nécessaire de comprendre les caractéristiques du supply chain management.
Introduction La dynamique «mesurer, analyser, agir» en supply chain management implique la mesure d indicateurs de performance et la mise en œuvre de leviers porteurs d amélioration. Il y aurait plus de
Maîtriser les mutations
Maîtriser les mutations Avec UNE Supply chain AGILE La réflexion porte ses fruits www.cereza.fr TALAN Group Notre savoir-faire : maîtriser les mutations et en faire une force pour l entreprise Cereza,
COMMANDE REF ADMIN-CS-540-CDD
Pôle de compétitivité mondial Aéronautique, Espace, Systèmes embarqués COMMANDE REF ADMIN-CS-540-CDD Objet : Prestation d assistance dans le cadre de l action collective AEROLEAN K portée par le pôle de
Traçabilité, retrait / rappel et gestion de crise. Module de soutien n 10 Créé le 04/06/2009 olb/sp Page 1 sur 11
Traçabilité, retrait / rappel et gestion de crise Module de soutien n 10 Créé le 04/06/2009 olb/sp Page 1 sur 11 1. Traçabilité La traçabilité est une exigence réglementaire à appréhender efficacement
L ultra mutualisation : un potentiel de gains majeur pour une nouvelle vision des flux de distribution
L ultra mutualisation : un potentiel de gains majeur pour une nouvelle vision des flux de distribution 20% d économie sur les coûts logistiques et 25% de réduction des émissions de CO 2, voilà ce que promet
Livre blanc Compta La dématérialisation en comptabilité
Livre blanc Compta La dématérialisation en comptabilité Notre expertise en logiciels de gestion et rédaction de livres blancs Compta Audit. Conseils. Cahier des charges. Sélection des solutions. ERP reflex-erp.com
Sécurité Sanitaire des Aliments. Saint-Pierre, le 19 novembre 2013. Olivier BOUTOU. Les outils de la qualité sanitaire dans les pays du sud
Sécurité Sanitaire des Aliments Saint-Pierre, le 19 novembre 2013 Olivier BOUTOU Les outils de la qualité sanitaire dans les pays du sud Faisons connaissance Missions au sein d AFNOR Animation de formation
Formation Logistique Transport
CONSEIL ET FORMATION POUR LES ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES Formation Logistique Transport Qualité Démarches de progrès Développement des compétences Sécurité des personnes Catalogue de Formations 2015
CONNAISSANCE DE SOI APPRENDRE A AVOIR CONFIANCE EN SOI
CONNAISSANCE DE SOI APPRENDRE A AVOIR CONFIANCE EN SOI Comprendre ses propres stratégies d échec et de réussite Mettre à jour ses freins, ses propres croyances Développer son potentiel et repousser ses
3 - Sélection des fournisseurs... 4. 4 Marche courante... 5. 4.1 Conditionnement Transport... 5. 4.2 Livraison... 5
1 SOMMAIRE 1 Introduction... 3 2 Principes... 3 3 - Sélection des fournisseurs... 4 4 Marche courante... 5 4.1 Conditionnement Transport... 5 4.2 Livraison... 5 4.3 - Garantie qualité / Conformité... 5
Qualité. Sécurité Alimentaire
Le service Qualité Présentation du Service Démarche Qualité Qualité Réalisation des dossiers d agrément sanitaire pour les cuisines centrales >60 affermés API Réalisation des dossiers d accréditation en
Document d information 1. Principaux aspects de la proposition de la Commission COM (2000) 716 du point de vue de l alimentation animale
Proposition de la Commission COM (2000) 716 établissant les principes généraux et les prescriptions générales du droit alimentaire, instituant l Autorité Alimentaire Européenne et fixant des procédures
D ITIL à D ISO 20000, une démarche complémentaire
D ITIL à D ISO 20000, une démarche complémentaire www.teamup-consulting.com Teamup Consulting - 1 Certificat nºinf/2007/29319 1 ère société de conseil française certifiée ISO 20000-1:2011 Sommaire Introduction
Stratégies gagnantes pour la fabrication industrielle : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants
Stratégies gagnantes pour la fabrication industrielle : Dossier à l attention des dirigeants Centres d évaluation de la technologie inc. Stratégies gagnantes pour l industrie : Synthèse Jusqu ici, les
Les ressources numériques
Les ressources numériques Les ressources numériques sont diverses et regroupent entre autres, les applications, les bases de données et les infrastructures informatiques. C est un ensemble de ressources
L application doit être validée et l infrastructure informatique doit être qualifiée.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 Annexe 11: Systèmes informatisés
Comment réussir le déploiement de votre communauté B2B et réduire les coûts de votre chaîne logistique?
Comment réussir le déploiement de votre communauté B2B et réduire les coûts de votre chaîne logistique? La chaîne d approvisionnement ne saurait plus fonctionner sans EDI. L enjeu est à présent d accélérer
La relation client constitue un axe progrès stratégique pour toutes les entreprises.
Relation client PME PMI attention danger! Résumé La relation client constitue un axe progrès stratégique pour toutes les entreprises. Nous essaierons de montrer, dans cet article, que la relation client
DÉMATÉRIALISATION FINANCE 2014
NOTE DE SYNTHESE RENCONTRE DÉMATÉRIALISATION FINANCE 2014 DÉMATÉRIALISATION DU PROCESSUS PURCHASE-TO-PAY : QUELLES RUPTURES TECHNOLOGIQUES ANTICIPER EN RÉPONSE AUX ÉVOLUTIONS RÉGLEMENTAIRES ET ORGANISATIONNELLES?
NOTE DE POSITIONNEMENT EGF.BTP SUR LA NUMERISATION DE LA FILIERE BATIMENT
NOTE DE POSITIONNEMENT EGF.BTP SUR LA NUMERISATION DE LA FILIERE BATIMENT 1 ) Expérience et perception de la numérisation Les entreprises générales de BTP sont familiarisées avec la numérisation du bâtiment
Prestations d audit et de conseil 2015
M. Denis VIROLE Directeur des Services +33 (0) 6 11 37 47 56 [email protected] Mme Sandrine BEURTHE Responsable Administrative +33 (0) 3 87 62 06 00 [email protected] Prestations
Systèmes de Management Intégré (SMI) Instrumentation, Contrôle et Management des Systèmes
Systèmes de Management Intégré (SMI) Instrumentation, Contrôle et Management des Systèmes QUALITE SECURITE ENVIRONNEMENT OUTIL DE PILOTAGE MIS A LA DISPOSITION DES ORGANISMES Système : ensemble d éléments
Dossier de Presse SYLOB
Dossier de Presse SYLOB 1 Table des matières 1 - SYLOB en Bref 3 2 L équipe dirigeante 5 3 Stratégie et positionnement 6 4 Une gamme de solutions ERP pour les PME industrielles 8 5 Les ERP SYLOB en mode
Stratégies gagnantes pour les prestataires de services : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants
Dossier à l attention des dirigeants Centres d évaluation de la technologie inc. Le cloud computing : vue d ensemble Les sociétés de services du monde entier travaillent dans un environnement en pleine
REFERENTIEL Chef(fe) de Projets Marketing et Commercial Titre Bac+4 certifié Niveau II J.O du 09 Août 2014 - code NSF 312
REFERENTIEL Chef(fe) de Projets Marketing et Commercial Titre Bac+4 certifié Niveau II J.O du 09 Août 2014 - code NSF 312 1 REFERENTIEL DE FORMATION CHEF(FE) DE PROJETS MARKETING ET COMMERCIALE TITRE CERTIFIE
PROPOSITION DE RÉPONSES THÈME 2 Q3 CAS RUE DU COMMERCE
PROPOSITION DE RÉPONSES THÈME 2 Q3 CAS RUE DU COMMERCE Travail préparatoire : Fiche de caractérisation CRITÈRES GÉNÉRAUX Nom : Rue du Commerce Type : Entreprise GRILLE DE CARACTÉRISATION D UNE ORGANISATION
L éthique dans la société contemporaine
L éthique dans les entreprises en contexte de gestion de crise dans le secteur agroalimentaire Horizon Marketing agroalimentaire 2009 Jeudi15 octobre 2009 M e Manon Beaumier, DSG-UQTR L éthique dans la
LA GESTION DE LA RELATION CLIENT
Conquérir un prospect coûte beaucoup plus cher que de fidéliser un client. C est la raison pour laquelle un grand nombre d entreprises orientent leur stratégie autour des services proposés à leurs clients.
Alignement stratégique du SI et gestion de portefeuille de projets
Alignement stratégique du SI et gestion de portefeuille de projets Le CIGREF, dans son livre blanc de 2002, précise que «l alignement stratégique de l organisation sur le métier est le fait de mettre en
Chaîne logistique & TIC
Chaîne logistique & TIC (from commerce to e-commerce to c-commerce). 1 2 3 4 Les Les méthodologies méthodologies m ECR ECR Mise Mise en en œuvre œuvre d une d une d chaîne chaîne logistique intégrée. grée.
Solution. collaborative. de vos relations clients.
Solution collaborative de vos relations clients. Le Collaborative Relationship Management : une autre vision du CRM L un des enjeux majeurs dans les relations qu une entreprise entretient avec ses clients
SOLUTIONS METIERS. XWARE se positionne clairement aux services des entreprises.
Editeur de logiciel de gestion Architecte en solution informatique SOLUTIONS METIERS Forte de son expérience, XWARE développe et intègre des solutions de gestion, de communication et de sécurité innovantes
GLOBAL SUPPLY CHAIN MANAGEMENT & STRATEGIE LOGISTIQUE
GLOBAL SUPPLY CHAIN MANAGEMENT & STRATEGIE LOGISTIQUE La logistique représentait traditionnellement l activité allant de la mise à disposition des produits finis par l usine ou le négociant jusqu à la
SOLUTIONS DE GESTION ALIMENTAIRE
SOLUTIONS DE GESTION ALIMENTAIRE une solution COMPLÈTE, RENTABLE ET EFFICACE, TAILLÉE SUR MESURE POUR LES PME DU SECTEUR AGROALIMENTAIRE Les petites et moyennes entreprises ont souvent l impression de
CIHEAM-IAMM - Janvier 2002 Synthèse documentaire - C. Adamolle. VEILLE STRATEGIQUE & RESEAU INTERNET des outils et méthodes à maîtriser
CIHEAM-IAMM - Janvier 2002 Synthèse documentaire - C. Adamolle VEILLE STRATEGIQUE & RESEAU INTERNET des outils et méthodes à maîtriser 2 PLAN : 1 ère Partie : L information : un outil de gestion stratégique
Titre 1 Quas doluptur? Is audiossi alit perum accus quidust, optatis suntiam, apiendit, consequisque voluptatia cuptius plab
Augmentez vos marges CLOUD accus quidust, optatis suntiam, apiendit, ut alit libus, id unt quis et maximol escimil lanissum dis doles voluptaquis am, aut pa De la production à SOLUTION la gestion de projet
GESTIONS DE CRISE Gestion de crise et coopération au niveau d'un groupe européen
GESTIONS DE CRISE Gestion de crise et coopération au niveau d'un groupe européen Crisis management Crisis management and cooperation in a European group Oléagineux, Corps Gras, Lipides. Volume 7, Numéro
Le tableau de bord de la DSI : un outil pour mieux piloter son informatique.
Le tableau de bord de la DSI : un outil pour mieux piloter son informatique. Introduction Face à l évolution constante des besoins fonctionnels et des outils informatiques, il est devenu essentiel pour
VOTRE EXPERT MÉTIER. www.ordirope.fr [email protected]
VOTRE EXPERT MÉTIER 2, quai du Commerce - C.P. 731 69256 LYON CEDEX 09 Tél : 04 72 53 33 33 Fax : 04 72 53 33 34 www.ordirope.fr [email protected] Éditeur de Ordirope, éditeur de Nous partageons le
FORMATION HYGIENE. (D après méthode HACCP) EN INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE
1. Objectif : Comprendre les enjeux de la maîtrise de l hygiène dans votre entreprise «Agroalimentaire» (Fabrication, conditionnement, logistique, ) Savoir identifier les risques spécifiques à votre activité
Management Stratégique. Saïd YAMI Maître de Conférences en Sciences de Gestion ERFI/ISEM Université Montpellier 1 Cours de Master 1.
Management Stratégique Saïd YAMI Maître de Conférences en Sciences de Gestion ERFI/ISEM Université Montpellier 1 Cours de Master 1 Plan du Module 3 Chap.3- Les modèles fondés sur la structure des marchés
Les nouveaux tableaux de bord des managers
Alain Fernandez Les nouveaux tableaux de bord des managers Le projet Business Intelligence clés en main Sixième édition Tableaux bord NE.indd 3 26/03/13 15:22 Introduction Piloter la performance, un travail
LE SUPPLY CHAIN MANAGEMENT
LE SUPPLY CHAIN MANAGEMENT DEFINITION DE LA LOGISTIQUE La logistique est une fonction «dont la finalité est la satisfaction des besoins exprimés ou latents, aux meilleures conditions économiques pour l'entreprise
Programme détaillé MASTER DE MANAGEMENT ET DE STRATEGIE D ENTREPRISE. Objectifs de la formation. Les métiers. Niveau et durée de la formation
Objectifs de la formation Les métiers Ce Master valide votre qualification professionnelle et votre aptitude à tenir les emplois de cadres et futurs cadres supérieurs dans les professions industrielles
l E R P s a n s l i m i t e
l ERP sans limite 2 Le groupe Divalto, solutions de gestion pour toutes les entreprises 30% du chiffre d affaires en R&D Créé en 1982, le groupe Divalto propose des solutions de gestion adaptées à toutes
Génie Logiciel LA QUALITE 1/5 LA QUALITE 3/5 LA QUALITE 2/5 LA QUALITE 4/5 LA QUALITE 5/5
Noël NOVELLI ; Université d Aix-Marseille; LIF et Département d Informatique Case 901 ; 163 avenue de Luminy 13 288 MARSEILLE cedex 9 Génie Logiciel LA QUALITE 1/5 La gestion de la qualité Enjeux de la
Transport, logistique, Supply Chain * sdv.com. *Chaîne logistique
Transport, logistique, Supply Chain * sdv.com *Chaîne logistique AMÉRIQUES 45 agences 8 pays 950 collaborateurs Europe 157 agences 22 pays 5 710 collaborateurs ASIE-PACIFIQUE 136 agences 24 pays 3 950
Etude de marché. Idée de depart. Etude de l environnement et des offres existantes. Clients. actuels. Choix de la cible précise
Etude de marché Selon l Agence Pour la Création d Entreprise (APCE), 70% des cas de défaillance ont pour origine la mauvaise qualité des études de marché, que celles-ci soient mal réalisées ou de manière
Logistar, la solution haute p récision de votre Supply Chain
Logistar, la solution haute p récision de votre Supply Chain Notre différence : concilier décisions stratégiques et réponses opérationnelles Pour planifier et exécuter votre Supply Chain avec la meilleure
Manuel Qualité. Réf. : MAQ Page : 1 / 15 Version : 2 Date de révision : 04/04/2012
Page : 1 / 15 Rue Mabîme 77 4432 ALLEUR Belgique Tél. : +32 (0) 4 247 32 24 Fax : +32 (0) 4 427 18 82 e-mail : [email protected] Site internet : www.ansolive.com Ce document est la propriété exclusive
Ce document est la propriété de la MAP. Il ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation. MECANIQUE AERONAUTIQUE PYRENEENNE
MANUEL MANAGEMENT QUALITE Révision janvier 2010 Ce document est la propriété de la MAP. Il ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation. MECANIQUE AERONAUTIQUE PYRENEENNE Place d
Guide du Tuteur Banque et Assurance
Guide du Tuteur Banque et Assurance QU EST-CE QUE LE BTS MANAGEMENT DES UNITES COMMERCIALES? Il s agit d une formation en 2 ans proposée aux titulaires d un baccalauréat technologique ou général. Elle
Les démarches qualités
Les démarches qualités Sommaire : Introduction... 2 Un levier d'innovation organisationnelle et sociale... 3 Les enjeux... 5 1.1 Le marché... 5 1.2 L innovation incrémentale (amélioration continue) ou
Plateforme STAR CLM. Gestion intégrée des réseaux multilingues d entreprise
Plateforme STAR CLM Gestion intégrée des réseaux multilingues d entreprise Groupe STAR Your single-source partner for corporate product communication Chaque plan de vol est unique... Chaque vol est un
Certificat de Spécialisation «RESPONSABLE TECHNICO-COMMERCIAL : AGRO-FOURNITURES»
Certificat de Spécialisation «RESPONSABLE TECHNICO-COMMERCIAL : AGRO-FOURNITURES» S appuyant sur le Brevet de Technicien Supérieur Agricole : Analyse et conduite des systèmes d exploitation Arrêté du 27
Ensemble mobilisons nos énergies
Ensemble mobilisons nos énergies «Lancé en Juin 2005, SIRIUS est désormais un projet au cœur de notre entreprise, au service des ambitions et des objectifs qui s inscrivent dans le cadre de notre stratégie
