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1 Bureau de dépôt: EUPEN 1 BELGIQUE BELGIË P.P EUPEN 1 9/348 FÉDÉRATION ROYALE DES CORPS DE SAPEURS-POMPIERS DE BELGIQUE AILE FRANCOPHONE GERMANOPHONE a.s.b.l. PÉRIODIQUE TRIMESTRIEL N 1/2010

2 n 1/ Sommaire LE MOT DU PRÉSIDENT... 4 ÉDITORIAL e année N Site web : Siège Administratif Rédacteur en Chef Michel MÉAN Rue de Charleroi Fontaine-l Évêque GSM : (0475) [email protected] [email protected] LA VIE DE LA FÉDÉRATION Éghezée, le 23 octobre 2009 : Réunion du Conseil d Administration... 6 Éghezée, le 27 novembre 2009 : Réunion du Conseil d Administration... 7 Éghezée, le 27 novembre 2009 : Assemblée Générale... 8 MANIFESTATION ASTRID User Days à Bruxelles... 9 AU SERVICE DU SAPEUR Ghislenghien : Intervention de notre Président sur la Première de la RTBF radio INTERVENTIONS INTÉRESSANTES La catastrophe ferroviaire de Buizingen (Halle) Secrétariat de rédaction : Isabelle SAUSSEZ [email protected] Éditeur responsable : Marc GILBERT Rue des Vignes Sambreville Tél. : (071) Fax : (071) GSM : (0495) [email protected] Publicité Daniel REQUETTE Chaussée de Namur Éghezée Tél. : (081) Fax : (081) [email protected] Abonnement : 15 à verser sur le compte n de Sapeur-Pompier Belge Chaussée de Namur Éghezée avec communication : Abonnement + nom + prénom et adresse Imprimé par Imprimerie KLIEMO s.a. Hütte Eupen Tél. (087) Fax (087) [email protected] Tous les articles de cette édition n engagent que la responsabilité de leurs auteurs. Changement d adresse Adresse incorrecte Prière de renvoyer l étiquette de la présente revue corrigée à : Michel MÉAN Rue de Charleroi Fontaine-l Évêque GSM : (0475) [email protected] [email protected] Le Camion Secours «SNCB» PORTRAIT Christian Serson LA VIE DES UNIONS Création d une cellule CMIR au SRI de Charleroi LE SAPEUR-POMPIER EN BALADE Gedinne À L ÉTRANGER Les pompiers au pays des kangourous (2 e partie) MISCELLANÉES Notre couverture : La catastrophe de Buizingen (photo : Robert DEKOCK)

3 4 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 Le mot du président Cher(e)s Collègues, Cher amis, Après l hiver rude et long que nous avons connu, nous aspirons tous, vous et moi, à l arrivée d un printemps clément et ensoleillé. Pour revenir à notre réforme, laissez-moi vous parler de 3 moments forts et représentatifs de nos avancées : 1) Il y eut tout d abord la rencontre de tous nos présidents de partis francophones. Ceux-ci se sont unanimement prononcés pour un engagement ferme en faveur de notre réforme. Vous pourrez d ailleurs retrouver chacun de leur courrier sur le site officiel de notre fédération ( De même, Monsieur le Ministre Furlan en charge des pouvoirs locaux et Monsieur Jacques Gobert Président de l Union des Villes et Communes de Wallonie et de Belgique se sont clairement positionnés pour la réforme, insistant à nos côtés pour une intervention majorée du fédéral. J ai par ailleurs rencontré à nouveau Madame la Ministre Turtelboom qui espère, elle aussi, un refinancement. Les collègues néerlandophones et nousmêmes avions refusé de continuer notre collaboration au sein des groupes de travail dont les travaux étaient rendus stériles car non suivis par le fédéral. Je tiens à souligner que malgré ce «blocage» officiel nous avons continué notre travail sur le terrain dans le cadre d une future organisation de la réforme que nous présenterons à la Ministre fin mars prochain. 2) Nous sommes descendus dans les rues aux frontières. Nous avons également collaboré dans ce cadre avec nos collègues bruxellois par solidarité. À ces occasions, nous avons reçu et rencontré encore et toujours le soutien total de la population, preuve s il en est de la place privilégiée que notre profession occupe au palmarès des métiers appréciés et aimés. Enfin, il y eut l épisode de Liège : cette intervention qui peut sembler banale à nous, pompiers, confrontés quotidiennement à ce genre de risque ou de situation, a été, vu l ampleur du nombre de victimes, mise en exergue par les médias et a même été comparée à la catastrophe d Haïti! Vous savez tout comme moi pour être sur le terrain chaque jour que toute intervention causant ne fût-ce qu un mort est toujours un mort de trop. Il me revient de souligner l efficacité des opérations de secours. Rappelons également que Liège fait partie des 5 grands corps de Belgique au même titre qu Anvers, Bruxelles, Charleroi et Gand et que ces structures ne fonctionnent qu avec du personnel professionnel et en nombre important à l image de ce que nous réclamons dans le cadre de notre réforme, à savoir une augmentation des membres professionnels et une révision de notre organisation et de nos statuts. Nous sommes heureux de ne compter dans cette catastrophe de Liège aucune victime parmi les pompiers tout en rappelant que, selon une étude européenne, la Belgique est le pays qui compte le plus grand nombre de pompiers morts en intervention. D où l urgence de refinancement de notre profession dans tous les domaines (personnel, matériel, formation). Je rappelle que sur les 440 millions consacrés globalement pour les services d incendies, 230 millions proviennent des 5 grands corps du pays, cités plus haut, le solde étant réparti parmi les 246 services restant. Après la catastrophe de Liège, 2 partis se sont manifestés concrètement en déposant des projets de loi, à savoir le PS par l intermédiaire des Députés Flahaut et Frédéric. Ce projet vise un refinancement de nos services via les primes d assurances, ce qui est très mal perçu par les compagnies d assurance arguant que c est le citoyen qui paiera, in fine, cette contribution. Cet argument ne tient évidemment pas la route étant donné que c est toujours le citoyen qui paie en bout de course. Un député MR a également rédigé un projet de loi rendant l assurance incendie obligatoire et qui pourrait, à terme, servir au refinancement de nos services. À présent, force est de constater que nous n avons plus le choix : la réforme DOIT aboutir. Des pré-zones opérationnelles seront probablement bientôt mises en place. Cette étape devrait concerner toutes les zones du pays et pas uniquement les zones dites «pilotes» comme le souhaite l Administration du S.P.F Intérieur. Je le répète : le refinancement doit être TOTAL, viser chaque zone et bien évidement provenir du fédéral. À l heure où je vous écris ces lignes, l annonce d un nouveau drame vient de tomber. Après Liège, c est celui de la gare de Hal qui

4 n 1/ Le mot du président est au centre d une encore bien plus triste actualité. Dix-huit morts et plus de cent blessés sont recensés après cette catastrophe ferroviaire, la plus importante qu ait connue à ce jour notre pays. À nouveau, ici aussi, je tiens à souligner le bon déroulement des opérations de secours qui ont prouvé une fois de plus haute compétence et le professionnalisme du personnel intervenant. Plusieurs corps sont intervenus sur les lieux en renfort dont Tubize, Bruxelles, Zaventem Comme nous pouvons le constater, si les drames se suivent, nous nous trouvons confrontés à une montée en puissance. Et face à cette montée en puissance des risques et dangers, il faut à tout prix adapter les moyens pour y faire face. Il est donc urgent que le politique nous donne enfin ces moyens! LE PRÉSIDENT, CDT. MARC GILBERT Éditorial Un an déjà Bonjour à toutes, bonjour à tous, Voici maintenant plus d un an que j ai le plaisir de diriger la revue «Le Sapeur-Pompier Belge». Quatre numéros sont sortis en 2009 et vous tenez dans vos mains le premier numéro de cette année. Je remercie toutes les personnes qui m encouragent et me congratulent pour la teneur rédactionnelle des articles qui paraissent dans votre revue. Ces félicitations reviennent avant tout aux personnes qui m entourent pour la rédaction d article très ciblés, que ce soit de la prévention incendie ou encore des pompiers du bout du monde sans oublier des articles sur le matériel qui compose nos casernes. Je remercie également notre secrétaire de rédaction, Isabelle Saussez, qui collationne tous vos écrits et y ajoute la titraille et autre aération de texte pour vous rendre la lecture du «Sapeur- Pompier Belge» encore plus agréable. Dans l édition précédente de la revue, nous vous relations la grogne de la profession qui s était manifestée par une action symbolique aux frontières, où quelques-uns d entre nous distribuaient des tracts et faisaient signer une pétition en faveur de la réforme. Notre action a favorablement été accueillie par le public. Et il n a pas été nécessaire d attendre longtemps avant que les partis politiques se manifestent. En effet, le jour même de cette manifestation, les présidents des partis francophones prenaient langue avec notre président pour débattre de la réforme. Courage, les choses ont l air de vouloir s arranger. Si le politique avait commencé à bouger dans la foulée de notre manifestation, un coup d accélérateur s est produit à la suite de la dramatique explosion de Liège du 27 janvier dernier. Rappelez-vous. Les prémisses de la réforme avaient vu le jour à la suite de la catastrophe de Ghislenghien. À l époque, tous les politiques prenaient fait et cause pour la profession. Tous disaient que c était intolérable de voir les pompiers travailler dans des conditions si difficiles. Las, quelque temps plus tard, la médiatisation étant retombée, les belles paroles prononcées n étaient pas suivies d effet. Après trois ans, la loi sur la réforme des services de secours était votée au parlement. Étions-nous à la fin de notre combat? Que nenni. Cette loi sans arrêtés d exécution est comme une coquille vide. Seule l aide adéquate la plus rapide a été mise en place à ce jour, ainsi que la délimitation des zones de secours (et encore ). Nous attendons toujours les arrêtés d application et surtout les budgets pour finaliser cette réforme. Je vous le disais, la catastrophe de Liège, sa médiatisation et le professionnalisme dont ont fait preuve nos collègues de la principauté, a réveillé la «conscience» de nos dirigeants. Espérons que cette fois sera la bonne et que leurs promesses ne retomberont pas comme un soufflé une fois que les caméras auront quitté la Cité ardente. LT MICHEL MEAN

5 6 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 La vie de la Fédération Éghezée, le 23 octobre 2009 Réunion du Conseil d Administration Accueil par le Président Le Président GILBERT accueille les participants et ouvre la séance à 14 h 15. Appel des Administrateurs Présents : GILBERT Marc, Président (Namur) REQUETTE Daniel, Trésorier Administrateur (Namur) BODART Francis, Administrateur (Namur) MARGREVE Franz-Joseph, Administrateur (Liège) GREGOIRE Quentin, Administrateur (Liège) DE MEYER Yves, Administrateur (Hainaut) STAQUET Philippe, Administrateur (Hainaut) LOWAGIE Pol, Vice-président (Hainaut) LOUIS Jacques, Administrateur (Luxembourg) LEBOUTTE Francis, Administrateur (Luxembourg) VOS DE WAEL Philippe, Administrateur (Brabant Wallon) GIBSON Alain, Administrateur (Brabant Wallon) FILLEUL Philippe, Viceprésident (Brabant Wallon) MEAN Michel, Rédacteur en chef de la revue JANSSENS Dany, webmaster Excusés : EVEN Joël, Administrateur (Luxembourg) HUET Thierry, Administrateur (Luxembourg) HORNICK Catherine, Secrétaire, Trésorière-adjointe LAURENT Marcel, Administrateur (Hainaut) GUISLAIN Olivier, Administrateur (Liège) LAMY A, Administrateur (Liège) Nombre de votants : 13/ Le PV du 23/09/09 est approuvé avec une modification au point 3 RCNEA : Il est rappelé que tous les pompiers sont les bienvenus lors des Assemblées Générales. Pol LOWAGIE rappelle que depuis GHISLEN- GHIEN, la RCNEA assume de plus en plus un rôle social. 2. Un complément d information est donné concernant la 7 e sécurité : Dans le FIREFORUM magazine d octobre 2009, Sandrina BUE- LENS coordinatrice du projet de «7 e année métiers de la sécurité» décrit la manière dont sera transposée la formation de Sapeur-pompier. Évidemment, aucun des arguments avancés par les pompiers pour rejeter ce projet n y figure ; en quelques lignes, un de nos collègues Liégeois a tiré les conclusions de ce texte, à savoir : Détournement des conclusions de l étude de la KUL qui visent uniquement les métiers de sécurité policière (gardiennage) Utilisation de l image de marque des sapeurs-pompiers pour «vendre» ce projet Coût excessif : plus de par jeune (soit un total de ) pour la formation pratique des jeunes au détriment de la formation des sapeurs-pompiers Absence totale de dynamique de groupe lors de la formation Débouché professionnel inexistant dans les services d incendie professionnels Bref : un miroir aux alouettes. 3. Le Président est interpellé par le capitaine DI SILVESTRO et par le Commandant MONDO concernant les débats sur les responsabilités de la catastrophe de GHISLENGHIEN : Le Héros d hier est le coupable d aujourd hui. Un communiqué de presse sera élaboré par le Président avec les personnes de la zone de pompiers. 4. RÉFORME Le communiqué de presse de la Ministre de l Intérieur signale qu il n y a pas de budget et que la réforme est «gelée». La Ministre n a pas su obtenir le budget de que, soit disant, elle espérait pour commencer la réforme au 01/01/2010. L UVCW est intervenue auprès de la Ministre pour qu au moins un minimum soit réalisé : Amélioration de la formation pour les sapeurs pompiers Statuts des pompiers professionnels et volontaires Etc Nos collègues Néerlandophones ont rencontré les syndicats ; certains hésitent à bouger. BEPROBEL est opposé au projet de statut présenté par le SPF Intérieur. Une réunion est prévue le 27/10 chez Mademoiselle DE KNOOP, la BVV n y sera pas présente, la FEDE et BEPROBEL y seront présentes 10 pour signaler leurs désaccords et ils signaleront qu ils ne participeront plus à aucune autre réunion du SPF Intérieur tant que les moyens financiers pour la réforme ne seront pas dégagés. Actions à mener : Manifestation à Bruxelles (SPF Intérieur) et en même temps chez les différents Présidents de Partis.

6 n 1/ La vie de la Fédération Le Luxembourg propose de bloquer sporadiquement toutes nos frontières et de distribuer des tracts à la population. Décision : Accord «unanime du C.A.» Le 27/10/09, le Président se présente au SPF Intérieur à la réunion de Mademoiselle DE KNOP 10 et quitte la séance. Envoi d un mail à tous les services pour ne plus participer aux réunions du SPF Intérieur tant que les budgets ne seront pas alloués. Conférence de presse avec la BVV et BEPROBEL. Écrire aux Bourgmestres que l on bloque les frontières et on prévient la population de nos actions. Manifestations à Bruxelles. On prévient l UVCW, le président rencontre le Président de l UVCW Monsieur GOBERT afin de lui faire part de tous nos griefs. 5. DIVERS ANPI : Le Président a écrit que la présence d un de nos membres à une activité de Certification privée risquerait d entacher l indépendance dont doivent faire preuve d autres membres dans leur fonction légale d officiers préventionnistes. REVUE SPB : Michel Méan signale que beaucoup d adresses sont incorrectes. Le Président lui rappelle qu il peut rechercher un autre imprimeur, le trésorier va essayer de retrouver le contrat. REVUE DE PRESSE : Claude BURGRAFFE demande si on ne sait pas envoyer la revue de presse provenant du SPF Intérieur aux différents services. Le Trésorier a téléphoné au SPF Intérieur et dès qu il la recevra, il l enverra par mail à tous les services. CSTC et NBN : Deux demandes du Capt. F. HENRY de Charleroi concernant (Comité technique TC72 détection incendie et abonnement aux normes) sont admises par le C.A. ÉCHANGE D INFORMATIONS SUR LES PRATIQUES GÉO- GRAPHIQUES «Collègues Français» : Mail de Madame BERNAERTS Monique du SPF Intérieur centre de crise, concernant cette Rencontre du 15 au 17 décembre prochain à Dunkerque. Pol LOWAGIE et Yves DEMEYER sont éventuellement intéressés. La séance est levée à 17 h 50 Prochaine réunion La prochaine réunion du C.A. aura lieu le vendredi 27 novembre à 14 heures à Eghezée. Suivie de l A.G. à 18 heures. LE PRÉSIDENT, CPT-CDT LIC. M. GILBERT LE SECRÉTAIRE FF, CAPT. D. REQUETTE Éghezée, le 27 novembre 2009 Réunion du Conseil d Administration Accueil par le Président Le Président GILBERT accueille les participants et ouvre la séance à 16 h 30. Appel des Administrateurs Présents : GILBERT Marc, Président (Namur) REQUETTE Daniel, Trésorier Administrateur (Namur) BODART Francis, Administrateur (Namur) MARGREVE Franz-Joseph, Administrateur (Liège) GREGOIRE Quentin, Administrateur (Liège) GUISLAIN Olivier, Administrateur (Liège) DE MEYER Yves, Administrateur (Hainaut) STAQUET Philippe, Administrateur (Hainaut) LOWAGIE Pol, Vice-président (Hainaut) LOUIS Jacques, Administrateur (Luxembourg) LEBOUTTE Francis, Administrateur (Luxembourg) VOS DE WAEL Philippe, Administrateur (Brabant Wallon) GIBSON Alain, Administrateur (Brabant Wallon) FILLEUL Philippe, Viceprésident (Brabant Wallon) MEAN Michel, Rédacteur en chef de la revue JANSSENS Dany, webmaster Excusés : EVEN Joël, Administrateur (Luxembourg) HUET Thierry, Administrateur (Luxembourg) HORNICK Catherine, Secrétaire, Trésorière-adjointe LAURENT Marcel, Administrateur (Hainaut) LAMY A, Administrateur (Liège) Nombre de votants : 14/ Le PV du 23/10/09 est approuvé. Le Président demande une minute de silence pour P. LEGRAND pompier rochefortois décédé lors d un accident de circulation. 2. NUIT DU FEU à Chevetogne : Toutes les Provinces étaient représentées (86 pompiers 16 services). Très grand succès, expérience à continuer. La Province de Namur n a pas déboursé un euro, pourtant les frais réels des services se chiffrent à ± Les frais d intendance (soupe, en cas,

7 8 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 La vie de la Fédération etc ) se chiffrent à 400 que la fédération prendra en charge sur présentation des factures. 3. FIREFORUM Les statuts de l ASBL FIRE- FORUM sont approuvés (Copie en attachement). Cette association veut organiser une réunion entre la BVV, la Fédération et les politiques. Les Unions Provinciales prendront en charge chacune un numéro du Fireforum (106,00 pour 30 exemplaires HAINAUT 3, NAMUR 1, LIÈGE 1, Luxembourg 1 et BRABANT 1). 4. LE SPB Le Rédacteur en Chef demande toujours des articles et fait un rappel au SRI EUPEN pour un article en Allemand. Éghezée, le 27 novembre 2009 Assemblée Générale 1. Accueil des Membres par le Président Le Président ouvre la séance à 18 h 00 et remercie l assemblée de sa présence. 2. Appel par le Trésorier Le Trésorier prend la parole pour procéder à l appel des Membres présents. Présents : Brabant wallon et Bruxelles (4/12) : VOS DE WAEL Philippe (Wavre), FILLEUL Philippe (Braine l Alleud), GIBSON Alain (Bruxelles), SAUVAGE Luc (Bruxelles). Hainaut (10/12) : HAUMONT Philippe (Braine le Comte), DE MEYER Yves (Chimay), LAURENT Marcel 5. LA RCNEA Le Président de la Caisse nationale demande au BW de proposer un deuxième administrateur. Il signale également qu il va bientôt partir en pré-retraite et souhaite un candidat francophone, mais bilingue pour le remplacer. 6. La Réforme Tous les pompiers sont cordialement invités à l AG. Le Président nous présente son discours, qui se trouve sur le site de Fédé, ainsi que les questions parlementaires. Il y a un mécontentement général vu la perte de par rapport à Malgré la présence de nombreuses personnes dans les Commissions fédérales (groupe de travail), rien n existe à ce jour. Le Président signale qu un courrier va être adressé à tous les Bourgmestres leur expliquant la Réforme. Pour montrer notre mécontentement, nous allons entamer des actions aux frontières afin d expliquer à la population nos (Quiévrain), STASIK Eric (Leuze en Hainaut), LOWAGIE Pol (Mouscron), DEGROODT Jean- Pierre (Soignies), CUIGNEZ Daniel, STAQUET Philippe (La Louvière), HENRY François, BOUARFA Karim. Liège (9/12) : MARGREVE Franz-Josef (Amel), SCHREIDEN Christine (Stavelot), LETOCART Jean Marie (Eupen), GUISLAIN Olivier (Stavelot), HONDERS José, MARCHAL Claudy, CLOSE Alain, LETOCART Lucien, GREGOIRE Quentin. Luxembourg (5/12) : CAELS Thierry (Vielsalm), TITEUX Jean Marie (Saint Hubert), LEBOUTTE Francis, BURGRAFFE Claude, LOUIS Jacques. Namur (8/12) : REQUETTE Daniel (Eghezée), BODART Francis (Rochefort), GILBERT Marc (Sambreville), MANSY Philippe (Philippeville), SCIEUR Philippe (Fosses la Ville), BRUN Yves, BAIJOT Pascal, DIXHEURES Francis. problèmes et distribuer un tract afin de leur signaler que leur sécurité n est plus assurée. 7. Divers Calendrier des réunions pour l année 2010 : 15 janvier, 26 février, 26 mars, 23 avril, 28 mai, et l AG le 18 juin. Une circulaire ministérielle (encore une fois imprécise et prêtant à confusion et à interprétation) est parue concernant la responsabilité des Bourgmestres au sujet des préventions. La séance est levée à 17 h 50. Prochaine réunion La prochaine réunion du C.A. aura lieu le vendredi 15 janvier à 14 heures à Eghezée. LE PRÉSIDENT, CPT-CDT LIC. M. GILBERT Soit : 36/60 LE SECRÉTAIRE FF, CAPT. D. REQUETTE L A.G. est habilitée à prendre toutes décisions qui lui incombent. 3. Rapport du Secrétaire ff 8 C.A. et 1 A.G., les P.V. sont sur le site de la Fédération. 12 représentants en moyenne par réunion. Mise en place des Task-Forces. Réforme de la sécurité civile. 4. Rapport du Trésorier Le Trésorier présente le bilan 2008 de la Fédération et de la Revue, les perspectives de 2009 et la proposition de Budget 2010 de manière très claire et très précise. 5. Rapport du réviseur d Entreprise M. Christophe REMON, réviseur d entreprises, accepte sans réserves, les comptes annuels de la Fédération qui se soldent par un avoir total de ,02 et dont le compte de résultats se

8 n 1/ La vie de la Fédération solde par une perte de l exercice de 3 813, Rapport du Rédacteur en chef de la Revue Le Rédacteur en chef demande des articles à toute l assemblée et remercie le Ct Henry pour ses articles sur l annexe Rapport de la RCNEA Le Président de la RCNEA remercie le Service d Eupen pour l organisation de l Assemblée générale de la Caisse et signale qu il terminera son mandat au mois d août, et que la place est réservée à un francophone ayant un sens social élevé et maîtrisant la langue de Vondel. 8. Allocution du Président Le discours du Président est sur le site de la Fédération. Philippe HAUMONT demande à l Assemblée d applaudir le Président pour le travail réalisé pendant cette année. Actions proposées : Tracts sur les marchés, les gares, les écoles, les aéroports, Spots publicitaires sur la RTBF, et sur Bel RTL, Remises des clefs des véhicules à la Ministre (symbolique), Mettre les couleurs de deuil sur les casernes et mettre un affichage avec la mention «la population n est plus en sécurité», Démission fictive du Personnel, Plus de participation au Défilé du 21 juillet, Débats politiques dans les médias. Actions à entreprendre lors de la Présidence Européenne de 2010 par le SPF Intérieur. Le Président demande s il y a des personnes qui ont des avis contre les actions programmées ou sur le contenu du discours. Avis unanime favorable de l Assemblée. Le Président lève la séance. LE PRÉSIDENT, CPT-CDT LIC. M. GILBERT Manifestation ASTRID User Days 4 e édition les 20 et 21 mai à Bruxelles Pour tout savoir sur vos communications, ASTRID accueille tous les services de secours les 20 et 21 mai prochain sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles. La 4 e édition accueillera pas moins de sapeurs-pompiers, policiers et secouristes des quatre coins du pays. Le visiteur pourra choisir parmi un vaste choix de séminaires. Cette année, ASTRID souhaite mettre l accent sur la pratique en offrant une tribune aux utilisateurs expérimentés. Au cours des exposés, plusieurs corps de pompiers et services de secours viendront partager leur expérience. Afin de répondre aux questions très concrètes, ASTRID propose aux visiteurs de rencontrer les différentes équipes techniques. Le personnel d ASTRID restera, en permanence, à la disposition des utilisateurs pour répondre aux questions spécifiques : couverture, capacité, paging, terminaux, formation, Quelque 30 fabricants et distributeurs d équipements de communication présenteront leurs dernières applications en matière de communication sécurisée. Parmi les thèmes des séminaires, on citera notamment l évolution et l intégration du 112, les solutions de dispatching, l utilisation du réseau en situation de crise, l efficacité de l intervention en cas d incendie, l expérience des ambulances 100 et SMUR ainsi que la couverture radio à l intérieur des bâtiments publics. Parallèlement aux workshops ASTRID, les exposants proposent une série de présentations-produits et de démonstrations. L entrée est gratuite mais le nombre de places est limité. Inscriptions via ASTRID User Days Jeudi 20 & vendredi 21 mai 2010 Accueil et café : 8 h 30-9 h 30 Séminaires : 10h-17h Expo permanente Contact et questions : [email protected] 02/ Lieu : Tour & Taxis Avenue du Port 86 C 1000 Bruxelles

9 n 1/ Au service du sapeur Ghislenghien Intervention de notre Président, sur la Première de la RTBF radio, à l issue du prononcé du procès de Ghislenghien Le président de la Fédération royale des sapeurs-pompiers, Marc Gilbert, est dépité au lendemain du prononcé du jugement du tribunal correctionnel sur la catastrophe de Ghislenghien. Au micro de Matin Première, il revient sur l affaire, mais aussi sur les revendications des pompiers. «Un jugement purement légaliste», c est ainsi que Marc Gilbert qualifie la décision des juges tournaisiens rendue lundi. Mais, dit-il, c est aussi un «jugement scandaleux pour les victimes». Pour lui, l acquittement de onze inculpés sur les quatorze personnes renvoyées devant le tribunal, cela «pose un problème». Marc Gilbert dit toutefois ne pas vouloir juger à la place des juges, mais relève-t-il, «il y a quand même une source de danger qui est là». Pour lui, «il aurait tout de même été utile qu une justice soit rendue vis-à-vis des victimes, qui souffrent, et qui auraient dû au moins être indemnisées d une manière correcte» (N.D.L.R. : le jugement pénal n avait pas pour objet d indemniser les victimes. Le tribunal s est seulement prononcé, en fin de jugement, sur des indemnités provisionnelles, dans l attente d un procès au civil). Pompiers blanchis Marc Gilbert ne dénonce pas pour autant totalement la justice. «Les pompiers ont été plus que blanchis», souligne-t-il ; «et je crois que là, la justice a été correcte». Mais il estime que les victimes, elles, ont été «lésées» et que, «dans ce cadre-là, il n y a pas de justice». Il ne peut cependant s empêcher de relever que les attendus du jugement pouvaient laisser paraître certaines critiques à l égard des pompiers. Réminiscence, selon lui, des plaidoiries des avocats de Fluxys lors des débats. Le commandant Pettiaux, décédé sur place, n avait donc pas failli à son devoir lorsqu il est arrivé sur les lieux ; et Marc Gilbert est satisfait du jugement sur ce point. Marc Gilbert souligne d ailleurs que le commandant Pettiaux avait dû intervenir avec peu de moyens. «À ce moment-là, nous n avions pas de formation sur les canalisations de ga», souligne-t-il notamment. Une formation organisée depuis un an seulement et qui, selon lui, devrait être revue parce que certains points posent problème. Lésés à tous les niveaux À ses yeux, le manque global de formation relève d un défaut de prévoyance des autorités ; et si elles avaient réellement existé au moment de la catastrophe, il est possible, dit-il, que l on aurait pu mieux informer les autorités communales sur les mesures préventives qui auraient pu être prises. Les revendications des pompiers sont nombreuses, au niveau du statut, du nombre des volontaires «J estime que nous sommes des gens lésés à tous les niveaux. Quand une catastrophe est là, nous ne voyons jamais autant de ministres ( ) sur place et c est normal pour la population. Nous voyons qu on dispose d une bonne loi, celle de 2007, mais que les moyens ne suivent pas au niveau des conclaves budgétaires». Et Marc Gilbert de relever que les pompiers fonctionnent toujours avec deux tiers de personnel volontaire et un tiers de personnel professionnel, et qu ils ne disposent toujours pas des moyens de fonctionner correctement. «Quand une catastrophe a lieu, on nous fait de belles promesses», se plaint-il. «J ai rencontré tous les présidents de partis politiques qui sont totalement d accord avec moi, du moins du côté francophone». Le problème, c est évidemment le manque de moyens et le non-respect des engagements pris par le Fédéral, dit-il. «Ce qu on demande, c est d avoir des moyens en personnel et en matériel». Un message qu il continuera à répéter à la ministre de l Intérieur, même si celleci semble faire la sourde oreille. Pourtant, dit-il, il n a pas de problème avec la personne de la ministre de l Intérieur, Annemie Turtelboom, mais elle «n est peut-être pas bien conseillée par son administration»

10 12 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 Interventions intéressantes La catastrophe ferroviaire de Buizingen (Halle) Le SRI de Zaventem en appui (avec un matériel adapté aux nouvelles missions et responsabilités des services d incendies réformés ) Chronologie et départs Il est 8 h 28 quand deux trains de passagers entrent en collision sur le territoire de Buizingen, près de Halle. Dans les minutes qui suivent, le SRI de Halle est avisé par la centrale 100 de Leuven. Pendant que les équipages se rendent sur les lieux de l incident, le centraliste du SRI Halle entame la procédure téléphonique du déploiement «catastrophe» et prévient, entre autre le SRI de Zaventem à 08 h 46. La démarche est procédurale et logique, Zaventem disposant d un véhicule de secours lourd, qui a été en partie équipé pour et par la SNCB pour répondre aux besoins en cas d accident ferroviaire dans le tunnel en dessous de Brussels Airport. Ce camion (1 s/off., 1 cpl.) est accompagné de : 1 véhicule de commandement (1 off.). 1 autopompe multifonctionelle et de son équipage complet (1 adj.-chef, 1 cpl., 3 sp.), comme d ailleurs défini dans les procédures de départ du SRI Zaventem et quitte la caserne à 08 h 51. Ils arrivent à Buizingen sur le site de l accident à 09 h 25. Lors du déplacement du véhicule de secours lourd (communément appelé «le secours SNCB») vers les lieux de la catastrophe, il est décidé de proposer au 100 de Leuven, l envoi du conteneur d appui médical (M.O.E. Medische Ondersteunings Eenheid) et de l équipage permettant de déployer le dispositif de PMA provisoire. Le camion conteneur (2 s/off.) est accompagné de : une ambulance PIT (à bord l infirmier en chef du SRI et son chauffeur-ambulancier). l officier chef de service avec un s/off. et un cpl dans son véhicule de commandement. Ce deuxième renfort quitte la caserne de Zaventem à 09 h 20 et arrive à 09 h 51. Ils seront à l œuvre sur la Stationsplein de Halle jusqu à ± 14 h 30, heure à laquelle la dernière victime nécessitant une évacuation couchée quitte le PMA. Le dernier véhicule de Zaventem rejoindra sa base aux alentours de 19 h 30, après avoir participé aux travaux de désincarcération des dépouilles de victimes décédées. Considérations, leçons et constatations 1. Catastrophes = place aux initiatives réfléchies La décision d envoyer le dispositif PMA de Zaventem était une initiative du SRI. Étant donné que ce dispositif n est pas repris dans les moyens existants de l AMU de la Province de Vlaams-Brabant, il paraissait évident d en proposer la mise à disposition. C est grâce à la clairvoyance d un sous-officier et aux messages radio que cette décision a été précipitée. En effet, après l envoie du premier renfort avec le secours SNCB, les 2 off. restés à la caserne se rendent au dispatching et s assurent que «les ondes radio» soient activement écoutées (100-Bruxelles, canal incendie Bruxelles, 100-Leuven, KTA-RAMP 1, SRI Halle C, SRI Halle R, ) et que le stand-by est appelé (paging général du SRI Zaventem, donc personnel professionnel et volontaire). Et, comme souvent, l appréciation opérationnelle des messages radio était un élément déclencheur : une des premières ambulances SIAMU Bruxelles : «ONB- 207, Alpha sur place il paraît qu il y a encore une dizaine de personnes coincées dans les wagons je ne sais pas combien d ambulances il faut, mais c est un fameux carton!» un des premiers SMURS transmet à 08 h 56 au 100-Leuven : «Nous comptons 6 U1 à l extérieur 10 U1 coincés à l intérieur.» Enfin, une réflexion d anticipation d un s/off. qui proposait de mettre déjà l unité d appui médical sur le camion conteneur pour gagner quelques minutes au cas où La centrale 100 étant en pleine effervescence suite au drame, il semblait souhaitable d envoyer tous les moyens utiles pouvant aider à cette situation exceptionnelle.

11 n 1/ Interventions intéressantes L utilisation de lorries motorisés (Brandweer Zaventem) peut s'avérer une aide appréciable en cas de longue distance à parcourir. Durant la première demi-heure, le personnel de la SNCB a participé activement aux premières évacuations. Nous avons d ailleurs appris par la suite, que d autres services ont eux aussi proposé différentes formes d aide spontanée. Les demandes ont toutes été accueillies favorablement par la régulation. 2. Quid de l application stricte des devoirs repris dans l A.R. du 7 avril 2003? Les incidents de cette ampleur nous dévoilent un problème quant à la faisabilité d application des règles de l Arrêté Royal de La plupart des SRI ne sont pas en mesure de fournir le personnel dirigeant nécessaire pour compléter la liste de fonctions à remplir lors d un déploiement catastrophe complet : DIR- CP-OPS + DIR-SI + conseiller sécurité + Off. de liaison au centre de crise + Il nous semble important de souligner ce problème, voire même de suggérer une certaine approche qui pourrait remédier à cette difficulté. En impliquant les services appelés en renfort, et en lâchant le principe de la territorialité, la ligne de commandement peutêtre mieux assurée. Leçon : il suffit d appliquer une réflexion qui est en voie de développement pour les interventions chimiques entre le SIAMU- Bruxelles, les SRI du Brabant- Flamand et du Brabant-Wallon : le SRI territorial se charge de combattre la source de l incident, les renforts apportent l appui «périphérique». Ce système permet d avoir une ligne hiérarchique très efficace sur place, ainsi qu un suivi assuré en aval. En marge de ceci, il est important de signaler un besoin aigu de simplifier les devoirs administratifs du personnel opérationnel. Ainsi, l élément le plus compliqué à obtenir auprès du Fédéral (les moyens locaux et provinciaux étaient saturés), était un porte-parole pour accueillir la presse nationale (et internationale!) qui était présente en masse à la Place de la Gare. Quelle occasion pour les équipes caméra d avoir une vue sur le PMA et la file incessante d ambulances déchargeant les victimes Il fallait très vite un «tampon» entre les secours et la presse pour éviter que les «manœuvres presse» ne gênent le bon fonctionnement du PMA et d assurer la discrétion des victimes qui sortaient des ambulances. Et au plus le moment du journal de 13h s approchait, au plus les opérationnels étaient «sollicités» par les journalistes, presque au point de ne plus pouvoir accomplir les missions. Le porte-parole est arrivé dans les délais, mais son administration l avait interdit de parler et de s occuper de la presse Leçon : quand une demande de renfort est formulée par le front, on envoie ce renfort point

12 14 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 Interventions intéressantes L utilisation des lorries s est révélée particulièrement utile, afin de rapprocher les victimes du PMA. C est dans des conditions atmosphériques difficile (gel, chute de neige), que les secours interviennent et évacuent les premiers blessés. Les impératifs de sécurité, qui tendent à protéger les voies TGV de toute intrusion, peuvent contrarier les opérations de secours, lorsque les accès se font rares. sans discussion et sans devoir motiver pendant des dizaines de minutes le pourquoi de la demande. 3. ASTRID, les SPF Santé et Intérieur doivent-ils revoir leurs principes? Pascal Elskens, commandant les pompiers de Zaventem, bien connu comme partisan du système Astrid, a toujours mené une lutte féroce en faveur de l accessibilité des groupes AMU pour les SRI, et vice versa. Qu il puisse y avoir quelques soucis de conservation du secret professionnel est peut-être bien d application entre les services de secours et les services d ordre, mais c est loin d être le cas pour les services de secours entre eux. Nous opérons quand même avec le même souci et dans le même milieu professionnels? La catastrophe de Buizingen l a démontré de façon perturbante. La majorité des échanges stratégiques entre les SRI et l AMU s est faite au moyen de lignes GSM souvent saturées ; aucune possibilité donc pour les officiers-pompiers d entrer en contact direct avec les secours médicaux. Leçon : dans l attente de l installation d un PC-OPS et d un PMA, cette situation est très inconfortable, mais surtout dangereuse. Rappelons quand même les dangers liés aux interventions ferroviaires et les risques propres à la haute tension, données qui ne sont pas toujours connues en détail par les secours AMU qui n ont pas de formation pompier. Parlons aussi de la nécessité de retour d informations pour les officiers à distance, dans les premières heures suivant l incident. Il est temps d écouter les requêtes des «opérationnels» et de ré-écrire les fleetmappings avec ses pieds dans les bottes et non pas derrière le bureau 4. METTAG: la fin d une époque? La pratique a confirmé les constats des exercices : la fiche METTAG est dépassée! Du moins, sa version papier. Outre le fait que ces cartes sont disponibles en nombre insuffisant dans les minutes après l arrivée des secours sur place, elles s avèrent dépassées pour l utilisation moderne du système de triage des victimes. Certains blessés ont de ce fait «aggravé» leur état, pour bénéficier d une évacuation rapide. Constatation : nous connaissons différentes initiatives belges pour améliorer ce triage (UZA Antwerpen, Croix-Rouge de Bruxelles, ) mais les stimuli politiques pour prêter l attention et d y consacrer les budgets nécessaires manquent. Peut-être serait-il utile de jeter un coup d œil, par exemple, au nouveau système SINUS développé par la préfecture de police et la BSPP à Paris (Système d Information Numérique Unique Standardisé avec bracelet code-barres, lecteurs de données portables à chaque étape de la régulation et on-line avec les hôpitaux)? 5. Le dispatching des accidents majeurs Le Centre de Secours 100 de Leuven a réussi à réguler l incident de façon professionnelle et efficace. Cela dit, le Centre (comme les autres centres 100) n a pas une connaissance parfaite des moyens disponibles pour un événement de cette ampleur et en n assure le dispatching que pour les moyens médicaux. Si la mise à jour des données d ambulances et SMUR est effectivement assurée, nous sommes loin de disposer d un dis-

13 n 1/ Interventions intéressantes patching parfait, qui dispose d un aperçu des moyens techniques disponibles sur l ensemble de son secteur, ni de leur localisation. Si les centrales 100 sont informées de l existence de ces moyens et de leur disponibilité, c est généralement grâce à la connaissance personnelle du préposé. Il n existe en revanche aucune liste officielle et uniforme des équipes GRIMP, des équipes d intervention chimique, des plongeurs ou bateaux, du support médical, des réserves émulseur, etc On peut donc regretter qu il n y ait pas de dispatching pluridisciplinaire. Considération : aussi bien Pascal Elskens que d autres officiers du Vlaams-Brabant, du Brabant- Wallon et de la Région de Bruxelles-Capitale sont favorables à l idée d un dispatching de la Discipline 1, regroupant plusieurs régions et avec du personnel des SRI respectifs. Ils demandent que la question soit étudiée dans les plus brefs délais. Ce type d instrument faciliterait de toute évidence les devoirs du DIR PC-OPS en cas de nouvelle catastrophe. Ce ne sera pas facile d en convaincre nos autorités administratives et politiques oh si susceptible quand il s agit d une collaboration formelle et validée entre Bruxelles, le Brabant-Flamand et le Brabant- Wallon, mais est-ce la politique qui doit répondre aux demandes de secours de la population et les besoins opérationnelles des services ou l inverse? 6. L accident majeur, servi dans de conditions «idéales» En faisant l analyse technique de l accident ferroviaire du 15 février dernier, nous constatons que plusieurs éléments nous étaient favorables. En raison des vacances scolaires, le nombre de passagers, pourtant nombreux, était inférieur à celui d un lundi «traditionnel». De plus, aucune victime n a dû être désincarcérée avec des moyens «lourds» ou spécifiques. Les moyens classiques des autopompes multifonctionnelles ont suffi. La chaîne médicale a été confrontée à 55 victimes U 1 et U 2, dont la majorité ne nécessitait pas de soins très invasifs ou techniquement compliqués sur place. Nous devons donc nous interroger pour savoir ce que nous aurions fait en cas d incident technique beaucoup plus compliqué, avec des victimes en grand nombre nécessitant des soins intensifs. Le 15 février 2010, nous n avions pas besoin de nous occuper de grands brûlés suite à une explosion ou un incendie. (ça aurait fait une sacré différence : 55 grands-brûlés dans notre PMA ), nous n avions pas besoin de nos équipes TAG ou de grandes quantités d émulseur pour stabiliser un risque chimique suite à un déraillement de train avec wagons citernes,... et demain si c était le cas? Ce point de référence permettra d avancer encore plus loin dans la science des incidents majeurs. 7. L infirmier-pompier: ange-gardien des SMUR et ambulances? Pas moins de 5 infirmiers-pompiers étaient présents dans les épaves, dans les minutes qui ont suivi l accident. Dans les endroits inaccessibles aux équipes SMUR, pour cause de manque d équipement de protection pour ce genre de mission, les premiers devoirs La tâche des secours en charge de la désincarcération des victimes fut une opération particulièrement délicate et souvent fort pénible. Une image qui illustre bien la violence du choc, et la faible probabilité de découvrir des victimes encore vivantes, dans un tel amas de ferrailles.

14 16 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 Interventions intéressantes Un premier PMA a rapidement été installé à proximité même des voies, et a permis de diriger les victimes en fonction de la gravité des lésions. (N.D.L.R. : sachant que le «vrai» PMA était établi dans la gare de Halle) paramédicaux ont été assurés en perfusant, immobilisant ou injectant des drogues aux victimes les plus touchées ou incarcérées. Pour citer un infirmier-pompier lors du débriefing : «Je vous dis pas combien de litres de Ketalar nous avons injecté, mais c est pas peu». Ces travailleurs de la première urgence, détenteurs de diplôme SIAMU et agréés SISU, doués de la médecine de l avant, tous formés sur le plan techniquepompier et munis d un équipement feu complet pour se protéger des risques de ce genre de situations, ont prouvé une fois de plus leur utilité au sein d un service d incendie. Pompiers à part entière et infirmiers à part entière, conscients des risques et équipés pour les affronter, ils ont été un maillon essentiel de la chaîne et ont permis de faire le relais entre les secours et les soins. Après leur intervention sur place, ils ont été réquisitionnés par le DIR-MED pour continuer leurs travaux dans le PMA de la Stationsplein. Pascal Elskens s interroge pour savoir combien de temps il faudra encore, avant que l on comprenne que ces travailleurs du quotidien des secours ont droit à un statut à part entière dans les SRI? Quelque peu discriminés par l AMU parce qu ils ne travaillent plus en milieu hospitalier, et enfermés dans un vide juridique parce qu ils ne sont pas reconnus par le législateur, ces femmes et hommes continuent pourtant à servir la population avec un dévouement inestimable. Buizingen: l union fait la force Mais que devons nous retenir de la catastrophe de Buizingen? Réponse : la fraternité. Nous nous sommes retrouvés sur le terrain avec les collègues de Asse, Bruxelles, Halle, Lennik, Tubize, et bien d autres. Un secours hétéroclite, et des secouristes opérants comme s ils le faisaient tous les jours depuis des années et de façon systématique comme ils l avaient appris. L un complémentaire à l autre, sans la moindre question, sans le moindre doute, sans le moindre reproche et au-dessus de tout aspect linguistique (qui est pourtant souvent soulevé par nos autorités pour nous édicter qui peut travailler avec qui ). L investissement aussi était présent. Nous avons pu voir plusieurs SRI utiliser des moyens conçus uniquement pour des incidents majeurs, et comprendre que ce genre d investissement n est jamais superflu dans les zones où le risque est omniprésent. Certaines démarches d équiper des véhicules de matériel catastrophe ont permis de bénéficier de solides moyens de brancardage et de protection de victimes ou de personnes impliquées. Nous avons en particu-

15 n 1/ Interventions intéressantes lier apprécié l appui du SRI de Tubize avec qui nous avons allié nos efforts pour le bon fonctionnement du PMA de la Stationsplein à Halle. Pourtant, facilement critiquées, ces demandes budgétaires et ces cris pour plus de moyens. Facile d attribuer plein de responsabilités aux pompiers et de ne pas prévoir les moyens nécessaires pour exécuter ses responsabilités? Facile aussi de nous critiquer : il y a encore du travail sur la planche pour sensibiliser une partie de nos collègues officiers de leur responsabilité et des missions qui leur sont attribuées dans la loi de 2007, dans les Arrêtés Royaux et dans les circulaires NPU sur la planification d urgence. (Vous les avez déjà lus, vous?) Et de les motiver pour qu ils ne puissent pas minimaliser, même ignorer cette demande de moyens en personnel et en matériel. Adoptons une réflexion opérationnelle basée sur la réalité et la doctrine du terrain et abandons ces approches de fonctionnarisme, de bricolages philosophiques et économiques, c est vrai, souvent imposés par nos autorités qui disent que nous devons faire avec les moyens du bord puisque les budgets manquent! Là aussi, la fraternité doit jouer Parmi notre appréciation pour tous les intervenants, nous saluons en particulier toute la discipline 2 avec qui nous avons travaillé de façon exemplaire, coordonnée par le Dr V. De Vriendt (UZ Brussel) et le Dr I. Demeyer (O.L.V. - Aalst), allié par le Dr L. Stamatakis, conseiller du Ministre de la Santé Publique. Quelle aubaine d avoir ce spécialiste de la médecine de catastrophe avec son équipe omniprésente dans le PMA, qui avait laissé son bureau derrière lui pour prêter main-forte. À quand un soutien pareil par les autorités de la discipline 1? Enfin, notre plus haute estime va à Raymond Conters, commandant des pompiers de Halle. Ses hommes et lui ont fait face à la situation de façon professionnelle pendant les longues minutes qui précédaient l arrivée du reste des troupes. TEXTES : Cpt. Lic. sc. Pascal ELSKENS commandant du SRI Zaventem Inf. Alain HABILS infirmier SISU au SRI Zaventem et sp volontaire SRI Halle PHOTOS : Robert DEKOCK (pour le SPB) Le Camion Secours «SNCB» Quand et pourquoi? 1992 La SNCB (ancienne structure) introduit une demande de permis de bâtir pour la construction d un nouveau tunnel sous Brussels Airport. Le projet comporte un tunnel multivoie d une longueur de 1,7 km avec une gare terminus (donc tunnel «cul-de-sac») en dessous de la nouvelle aérogare mise en exploitation quelques années auparavant. En défaut d une réglementation Belge sur les tunnels ferroviaires, le SRI de Zaventem se concerte avec les ingénieurs de la SNCB et très vite le point de vue de ce groupe de travail est unanime et va dans la direction d une approche opérationnelle. Car, en effet, à quoi bon de prévoir des moyens de prévention comme une couverture plafond vermiculite du tunnel Rf 4h ou prescrire des cables Rf et de constater en même temps que les pompiers ne puissent arriver aux trains bloqués en cas d accident ou d incendie? Pompiers et chemins de fer arrivent vite à un consensus dans une très bonne collaboration qui aboutit à un équilibre entre mesures de prévention et mesures opérationnelles. prévoir du matériel de secours (sauvetage et brancardage) depuis le début du projet sous forme d un camion type benne-baché avec remorque lorries. installation d une conduite d eau de 5 pouces (sous pression et donc isolée et prévue de résistances anti-gel). hydrants muraux 70 DSP sur cette conduite, tous les 100 mètres avec un débit minimum garanti de lpm. installation d armoires matériel pompiers ± tous les 300 mètres dans le tunnel et sur les quais de la gare, avec Halligantool, axe, lance 70, lance 45, 4 coupes 70, 4 coupes 45, tridivision et raccords de réduction 45/70, Prévue également d une prise

16 18 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 Interventions intéressantes alimentée 230 V - 16 A + 1 téléphone-interphone connecté directement au dispatching des pompiers de l aéroport (servant de PC-OPS en cas d intervention dans le tunnel). plus tard, au moment du prolongement du tunnel avec tunnelier vers l E-19, prévoir des moyens multifonctionnels sous forme d autopompes railroute. (N.B. : ce projet est aujourd hui en chantier et mieux connu sous le nom «Diabolo» et le SRI de Zaventem et Infrabel finalisent les cahiers de charges pour les acquisitions des autopompes.) 1998 Rédaction des cahiers des charges par : ir. J.L. Ghisbain (ex NMBS, maintenant Infrabel). ir. J.L. Logeot (NMBS, directeur du district Bruxelles). maj.-hon. ir. F. De Herdt (SIAMU Bruxelles dpt. Logistique). cpt. Lic. sc. P. Elskens (SRI Zaventem en 1998 dpt. Logistique et chargé de la prévention pour le domaine de l aéroport) Procédure d acquisition par la SNCB adjudication à la firme Vanassche Livraison et mise en service du véhicule et sa remorque avec lorries après différents essais. La SNCB remet le matériel au SRI Zaventem. Pour qui? En principe destiné aux secours dans le tunnel ferroviaire sous notre aéroport national. Accompagne (sans remorque) les départs du SRI Zaventem pour désincarcération lourde. À la disposition de chaque discipline qui le demande au dispatching du SRI Zaventem. Principe tactique Lors d un incident dans le tunnel (rappelons-le, du type «cul-de-sac»), le camion se dirige avec sa remorque lorries sur la plateforme «pompiers» construite et aménagée par la SNCB à l entrée du tunnel. Infrabel se charge prioritairement de la coupure du courant sur les caténaires et de la mise à la terre. Tout ceci est télécommandé à distance depuis le centre Infrabel à Anvers et communiqué et confirmé au dispatching SRI Zaventem. Le SRI Zaventem peut en cas d urgence (p.e. pas de communication possible avec le centre Infrabel) effectuer ses manœuvres lui-même. Une armoire avec tableau et boutons-poussoir commandant la coupure et la mise à la terre automatisée est prévue par Infrabel à l entrée du tunnel. Évidemment : consignes rigoureuses et formation établies par Infrabel. Les actions automatisées sont possibles puisqu il s agit d un tunnel «cul-de-sac». L alimentation des caténaires ne vient donc que d un seul côté. Une fois dans le tunnel, les voies ne comportent pas de secteurs où des caténaires mises hors tension puissent se croiser avec des caténaires sous tension. Les lorries sont placés sur les rails à l aide de la grue, chargés avec le matériel désincarcération, ou extinction selon le cas + les brancards. Les lorries sont tractés vers l incident par les lorries motorisés, le matériel est déchargé, les victimes éventuelles chargées sur les lorries et ramenées à l entrée du tunnel. Quoi? 1. Camion Scania 6x6. châssis P124 CB HZ. empattement mm. moteur DSC 1205 diesel 12 ltr 420 cv. transmission Allison HD 3060 PR. MTM 26 tonnes. cabine longue type routier, utilisée comme 3 e siège + rangement + bibliothèque et plans. 2. Benne modèle classique «bâché», mais avec toit et parois ouvrants (système rideau). 16 DIN «gitterbox» avec le matériel. 3. Grue derrière benne pour bénéficier d un rayon de travail maximal. Atlas version 6. grappin fixe et treuil (levage et posage des lorries à partir d un pont ou d un talus possible). entièrement télécommandé. puissance de levage grappin : de kg sur 4,7 m à 390 kg sur 20,4 m. treuil (verticale) : de kg sur 4,7 m à 220 kg sur 20,4 m. 4. Autre équipement GPS GSM radio : Astrid mobile et portable analogue mobile (réserve, on sait jamais ) mât éclairage 6 m pneumatique (derrière cabine) Fireco pan et tilt 2 spots HD Na 24 V. treuil (horizontale) Rotzler Treibmatic TR 030. longueur câble 60 m. devant : câble seul : 5 tonnes derrière câble double : 10 tonnes vitesse câble non chargé 30 m/min. chargé 12 m/min. télécommande avec fil 10 m.

17 n 1/ Interventions intéressantes Photos : Sgt.-Maj. Stef Vandersmissen, Brandweer Zaventem 5. Matériel 20 brancards OTAN. 20 ARI double bouteille carbone. coussins de levage de 6 à 68 tonnes. tout le matériel Holmatro. tronçonneuses et disqueuses. Tir Fors, câbles, poulies. découpeur plasma. découpeurs oxy-acétylène. matériel étançonnement et stabilisation. éclairage 12 v + 24 V V. groupe électrogène 30 kva. 2 tenues d approche. 6. Lorries (sur remorque plateau) concept : en sous-traitance de Vanassche. 2 lorries motorisés (traction jusque kg vitesse max. 30 km/h). transmission et réduction hydraulique entraînée par moteur Vanguard 16 cv. 6 lorries sans moteur. signaux ferroviaires sur chaque lorry. spot de travail sur les lorries motorisés. Ainsi, 2 «trains» composé chacun d un lorry tracteur et 3 lorries tractés peuvent être mis en opération. Les lorries ne sont pas démontables et ont un poids (sans moteur) d environ 100 kg. Ils ne sont donc pas destinés à les transporter à bras d homme sur les voies (bien que c est ce que nous avons dû faire à Halle ) CONTAINER D APPUI MEDICAL Pourquoi quand? Achat avec moyens propres du SRI Zaventem en 2007, suite à une analyse de risque accidents ferroviaires, crash d avions et autres accidents avec plus de 20 victimes. Budget : ,00 Conclusion de cette analyse : les premières deux heures, le SRI de Zaventem doit pouvoir tirer son plan avec les propres moyens et les renforts pompiers des corps voisins (SIAMU Bruxelles, Brussels Airport et Vilvorde). Les gros renforts logistiques, suite à leur répartition géographique, ont un temps de déplacement et un temps de mise en opération qui peut varier entre 60 et 120 minutes. Bien que le conteneur n est donc pas destiné à servir de PMA, mais plutôt comme point de rassemblement de victimes confortables en attendant le «vrai» PMA provincial, il est possible de l utiliser comme PMA, grâce à son temps de mise en opération (avec 7 personnes) de 15 à 20 minutes (tentes gonflées et fermées, tables et civières installées, réserve d oxygène raccordée à chaque lit, coffres circulation, perfusion et ventilation devant chaque civière, chauffage et éclairage prêt à être enclenché). Capacité : 20 victimes couchées. L inventaire, en grandes lignes, du conteneur d appui médical se compose de : matériel de protection (tentes et nécessaire) matériel de mobilisation (scoops, planches, ) maté riel de contention (attelles, ) matériel de soins (adultes, enfants) matériel d oxygénation matériel de secrétariat Si vous désirez un inventaire complet, celui-ci peut-être obtenu moyennant une simple demande à info@brandweer. zaventem.be

18 n 1/ Portrait Merci Christian! Christian Serson cheville ouvrière de la fédération, membre du conseil d administration jouit d une pension bien méritée. 66 ans et toujours vert Qui ne connaît pas Christian Serson? Ce jeune sexagénaire de 66 ans est né le 4 juillet 1943 à Bouillon. Toujours souriant, Christian est entré au service incendie de Bouillon en Après avoir passé tous les brevets et grades, il est promu sous-lieutenant dix ans plus tard. Cinq ans après, soit en 1975, il succède à son père à la tête du corps ardennais. En 1976 il est l un des premiers à suivre le brevet de technicien en prévention de l incendie à l école de la protection civile de Florival. Outre les brevets A, B et C, il décroche celui de chef de service en Il est également détenteur du certificat de Médecine de Catastrophe et de Situation d Exception délivré par l ULB après un passage sur les bancs de cours d Erasme, où sévissait le Docteur Patrick Guérisse. C est depuis le 31 juillet 2008 que Christian est officiellement retraité, atteint par la limite d âge. Au point de vue familial, Christian est marié, depuis vingt ans, à Christine. Christian est l heureux papa de Nicolas et Justine, sans oublier Sophie, fille de Christine. Quelques anecdotes Quand on lui demande de citer un souvenir anecdotique, Christian narre sans hésitation cette demande spéciale des autorités. En effet, le parquet avait demandé aux pompiers d entamer des recherches en vue de localiser un corps, aperçu le long de la Semois par des «kayakeurs» de passage. Ceux-ci avaient vu lors de leur descente une tête de femme cachée dans la végétation. Hélas, ils ne pouvaient préciser le lieu exact de leur macabre découverte. Aussitôt avertis, nos braves pompiers se mettent en devoir de ratisser les bords de la Semois. Après plusieurs jours de vaines recherches, la persévérance a fini par payer : le corps du délit, si on peut s exprimer ainsi, était enfin découvert dans les fourrés. Mais point de corps de femme, ni même d homme. Il s agissait en fait d un «simple» masque de carnaval. Il est vrai que ces recherches se sont déroulées quelques jours seulement après la cavalcade. Ceci explique probablement cela. Autre petit souvenir cocasse : ce jour où deux chauffeurs se disputaient le droit de partir, lors d un incendie, avec l auto échelle. Il faut dire qu à l époque chaque chauffeur était attitré à un véhicule déterminé, mais pour l échelle deux conducteurs y étaient titulaire afin d assurer une disponibilité permanente de l engin. Mais voilà, lors d un appel général pour incendie, les deux chauffeurs se sont présentés simultanément à la caserne et vous devinez aisément la suite. Plus pénible est l atroce souvenir de cet incendie de maison aux faubourgs de la localité. En effet, l adresse de l intervention était celle d un collègue adjudant. Arrivé sur les lieux, le départ ne pouvait que constater l ampleur du sinistre. Sinistre malheureusement mortel, où les deux enfants du collègue, ainsi que sa belle-mère ont péri carbonisés. 30 ans au sein du conseil d administration de la FRCSPB Christian Serson a intégré la fédération des pompiers dès le début de sa carrière au sein du service incendie de Bouillon. La Fédération était encore nationale en ces temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Huit années seulement après son incorporation, il accède au conseil d administration de la Fédé, où il y siégera durant 30 ans. Il exerça, ces 17 dernières années, les fonctions Christian Serson Florival 1976

19 22 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 Portrait Avec le Cdt Léchevin de 1 er vice-président. Il a présidé également, durant 18 ans, les destinées de l Union Provinciale du Luxembourg, jusqu à sa retraite. Outre ses mandats dans différents organismes où il représentait la fédération, il a également été membre du groupe de travail pour l élaboration du texte fixant la sécurité incendie dans les établissements d hébergement (hôtels, gîtes et chambres d hôte). On le retrouve également à la base de la rédaction du texte «sécurité dans les camps de vacances et des terrains de camping et de caravaning» et ce en compagnie de son ami J. Rahier. Christian était également membre effectif de la commission sécurité (dérogations) au sein du CST Région Wallonne. Plus récemment il était encore président du comité technique de la zone de secours «Luxembourg». Infatigable, Christian a également, dignement, représenté les pompiers de Belgique lors de voyages à l étranger, dans différents congrès et autres déplacements. Il se souvient également des nombreux congrès en Belgique. Surtout celui de Malmedy où se serait illustré le papa de notre Président qui aurait été photographié en charmante compagnie. Cette photo ayant atterri dans des mains peu recommandables, la suite n est connue que des seuls initiés. Les personnes concernées peuvent toujours appeler la rédaction pour faire part de leurs souvenirs. LT MICHEL MÉAN La vie des Unions Création d une cellule CMIR au SRI de Charleroi Suite à notre formation RAD 2 qui s est déroulée à Mulhouse (Alsace) en décembre 2009, mon collègue le sergent Hauspie et moi-même, avons été validés tous deux : «chef d équipe CMIR RAD 2». Le retour d expérience de cette formation hautement spécialisée est une occasion rêvée pour mettre en œuvre notre propre cellule d intervention face à un risque radiologique. 1 Il est inutile de rappeler que nous sommes à deux pas de l institut des radio-éléments situé à Fleurus qui est un établissement de classe 1 sur une échelle de 1 à 4 concernant les installations nucléaires, ce qui en fait donc un site à haut risque au même titre qu une centrale nucléaire! Même si les premiers intervenants sont les pompiers de Fleurus, nous interviendrions en concomitance dans la majorité des cas, raison pour laquelle nous devons être formés au mieux en tant que professionnels que nous sommes. 2 Le risque lié à un accident mettant en cause un transport routier véhiculant des matières radio-actives (numéro de danger «7» au sens de la réglementation ADR) est lui aussi tout à fait réel étant donné que notre territoire est un axe important pour le trafic routier. La complexité liée à la lecture des indices de transport «IT» sur les colis de type «7B et 7C» requiert une formation approfondie en la matière. D autant plus que les indices de transport (1 à 10) correspondent à un débit de dose à un mètre de la surface du colis exprimé en mrad/h (milli-rad) qu il faut donc convertir en usv/h (micro-sievert) pour une lecture efficace de nos appareils de mesure ainsi que pour nos dosimètres personnels actifs. 3 La présence de détecteurs ioniques dans les MRPA et dans les hôpitaux représente encore un pourcentage important. Pour rappel, le détecteur ionique fonctionne selon le principe de la chambre d ionisation et est équipé d une source radioactive (Américium 241) émetteur «Alpha». Il ne présente donc aucun souci en mode «irradiation», mais est particulièrement dangereux en mode «contamination». En effet le facteur de pondération radiologique (WR) est de 20 pour les «Alpha» par rapport un «WR» de 1 pour les «Gamma et Beta». On comprend aisément que toutes les opérations de déblais post-incendie représentent un risque bien réel pour le pompier ayant ôté son ARI. (Alors que le port du masque est obligatoire

20 n 1/ La vie des Unions à partir d un coup par seconde «C/S» en présence d Alpha) Dans ce type d intervention une équipe spécialisée permettant de déceler un risque de contamination et de localiser les têtes ioniques enfouies sous les gravats est une nécessité. N.B. : Le détecteur «Alpha» est protégé par une enveloppe spéciale qui fond à environ de 700 C (température atteinte dans la plupart des incendies, courbe ISO 834). Température de fusion de l Americium 241 : 932 C 4 Le paratonnerre radio-actif est lui aussi une réalité en matière d intervention de la cellule CMIR en France. Même si ce type de paratonnerre est actuellement interdit, il n y a pas d obligation de démontage pour ceux encore en place. Ce type de paratonnerre peut être équipé de sources radioactives : Radium 226 ou Américium 241. Pour une intervention en présence de ce type d appareil, la tenue de protection complète est de rigueur (ARI, dosimètre, ictomètre, débit-mètre ). En effet, suite aux nombreux coups de foudre, la céramique assurant le scellement des sources radio- actives est altérée entraînant un risque de contamination et d irradiation pour les intervenants. 5 Certains centres de traitement et de recyclage pour métaux sont équipés de portiques (ictomètres) permettant de déceler l entrée de matière radioactive aux abords de l entreprise, ces installations se font encore actuellement sur base volontaire, mais l AFCN élabore un projet d arrêté royal les rendant obligatoires. Ce qui signifie que nous risquons d être sollicités de plus en plus pour un contrôle de mesure, ce que nos homologues Français connaissent déjà fort bien étant donné que chez eux les portiques de détection sont déjà obligatoires à l entrée des sites concernés. L énumération présentée ici reprend la plupart des situations pour lesquelles nous risquerions d intervenir, mais cette liste n est bien sûr pas exhaustive. La radio-activité est également présente dans : les hôpitaux, labos, dentistes, industries C est pourquoi une cellule CMIR pour Charleroi et la zone Hainaut Est ne serait pas un luxe! La composition idéale pour une intervention «CMIR» est de 6 pompiers formés au risque radiologique et d un chef de CMIR en l occurrence le sergent Hauspie ou moi-même. Il suffirait de lancer un appel à l ensemble du personnel actif afin d obtenir 4 à 5 membres par compagnie, ce qui donnerait un potentiel effectif de plus ou moins 20 personnes. L intervention CMIR à l instar de la CMIC ne se pratique pas dans la précipitation. Il suffit donc d avoir un système de rappel afin d obtenir les 6 membres précités pour une mission. (Dans le cas d un sauvetage on enverrait bien sûr un premier binôme équipé d un appareil respiratoire et d un dosimètre). La formation des futurs agents ayant postulé pour le «RAD» serait prise en charge par le service. Les formations RAD1,2,3 sur power-point nous seront prochainement fournies par le colonel Giordan du SDIS 68 du Haut-Rhin. L achat de matériel adapté est également nécessaire. Nous avons remarqué lors de notre formation à Mulhouse que nos appareils étaient limités. Par exemple, pour la recherche de contamination en «Alpha», une sonde X que nous ne possédons pas est indispensable! Nos dosimètres actifs ont des valeurs parfois 100 fois supérieures à celles de nos collègues Français ce qui paraît tout à fait anormal. Concernant la réglementation belge en la matière, contact est pris avec Monsieur Vandecastel de l AFCN. Un spectromètre est également un «outil» très utile, car dans le doute il permet entre autre de percevoir l élément auquel nous sommes confrontés mais il dispose également des fonctions de débit-mètre et d ictomètre avec sonde X. Enfin du matériel de prélèvements, frottis, analyse ainsi que des tables de référence et des manuels de radio-nucléides permettant d utiliser les sondes idoines en fonction du radio-élément seraient le nec plus ultra. Nous avons bien sûr pris soin de noter toutes les références en la matière et nous disposons de multiples contacts prêts à nous renseigner. Le colonel Giordan en personne est prédisposé à se déplacer lors de la mise en œuvre de notre future cellule CMIR afin de peaufiner les derniers détails. Si ce projet voit le jour, il faudra préalablement se réunir avec le service formation, la cellule CMIC et tout autre acteur pouvant apporter sa pierre à l édifice. JXS/LT WALLAERT

21 24 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 Le Sapeur-Pompier en balade Le sapeur-pompier en balade à Gedinne Située au cœur de la forêt ardennaise à quelque 40 km au sud de Dinant. On y accède facilement par l autoroute des Ardennes (E411, sortie 23) L entité gedinnoise compte un peu plus de habitants pour ha de superficie. La richesse de son monde associatif est à la base de nombreuses manifestations. Chaque année, des centaines de joggeurs apprécient les parcours forestiers de l Ardennaise et de la Charmeuse. Ces courses rassemblent amateurs et professionnels dans une ambiance de fête. Citons aussi : la course de vitesse pure, circuit moto de réputation internationale, les soirées en plein air qui comptent parmi les plus importantes de Belgique ainsi que de nombreuses courses VTT, marchés de Noël, brocantes tout cela donne une idée du dynamisme gedinnois. Toutes ces activités sont autant d occasions de profiter de la quiétude parfaite de l Ardenne. De nombreux gîtes accueillent les familles pour quelques nuits, des hôtels et campings complètent les possibilités d hébergement. Gedinne, au cœur de la forêt ardennaise, dans la vallée de la Houille, est la porte qui mène à la Semois namuroise. Cette entité mi-rurale, mi-forestière comporte douze villages bucoliques et pittoresques où il fait bon vivre. Gedinne avec son «toit» de la Province de Namur (505 m), le massif de la Croix-Scaille, qui fut un haut lieu de la Résistance, est devenu un paradis pour les amoureux de la forêt. Il est au centre de merveilleuses randonnées qui vous feront découvrir ses richesses botaniques et faunistiques. Ce point culminant vient de s enrichir d un spectaculaire belvédère de 60 mètres appelé «Tour du Millénaire». Il est accessible au public. Si vous préférez la quiétude de la vallée de Gedinne-centre, suivez le sentier qui borde la Houille. Cette rivière tantôt calme, tantôt folle et capricieuse, a sur ses rives d étranges roches comme «La Tête de Chien», des cavités comme «La Chambre du Curé». Elle vous mènera à Vencimont. Le Service Incendie de Gedinne Le Service Incendie de Gedinne est situé au centre de cette commune, le long de la Houille, rivière bien connue dans l Ardenne-Namuroise. Ce service fait partie de la classe Z. Seul un adjudant est professionnel. Il assure la gestion mécanique des véhicules, Vue partielle du charroi.

22 n 1/ Le Sapeur-Pompier en balade Ajoutons à cela 24 missions de prévention entre 01/08/ 2009 et le 31/01/2010. Ambulance, camion citerne et véhicule de commandement. La caserne de Gedinne. la maintenance et l opérationnel. Tous les autres membres du service, y compris le commandant, sont volontaires. Le service défend les communes de Gedinne et de Bièvre. Une convention d aide avec le SRI de Paliseul existe, le S.I. De Gedinne intervient sur la commune de Daverdisse, entités de Haut-Fays, Les Scotons, Gembes. Plus de 750 interventions par an Le rapport annuel nous enseigne que le service incendie de Gedinne effectue 751 interventions sur l année écoulée. Ces interventions se répartissent comme suit : 75 incendies (dont 39 feux de cheminée) 155 interventions diverses (y compris les désincarcérations) 330 destructions de nids de guêpes 191 sorties ambulance. Le personnel se compose de 21 Sapeurs 2 Caporaux 2 Sergents 1 1 er Sergent 3 Adjudants 1 Lieutenant chef de service. De plus, 12 ambulanciers de la Croix-Rouge ont été intégrés au corps en Le Charroi AP1 : Mercedes Atego de 2004 AP2 : Mercedes 817 de 1995 AP3 : Unimog, l de 2001 Élévateur : châssis MAN de 2004 FF : Unimog de 1975 Citerne 1 : châssis Renault Latil de 1986 Citerne 2 : idem de 1984 Désinca : Renault Traffic de 2003, en transformation cette semaine chez Vanassch pour un nouveau plateau avec nouveau groupe hydraulique et nouvel écarteur. Jeep 4x4 : Mitsubishi L200 de 1998 Véhicule de Cdmt : Renault Kangoo de 2003 Ambulance : VW T4 de 1992, la nouvelle ambulance châssis Mercedes de 190 ch arrive pour le 15 mars. Autograph assure l aménagement, achat sur fond propre. Une autre partie du matériel roulant.

23 26 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 Le Sapeur-Pompier en balade Le Lt Pascal Baijot. Le Chef de Service Pascal Baijot est né le 7 avril 1970 à Dinant. Marié à Maryvonne en 1993 il est l heureux papa de Pablo (11 ans) et Romane (8 ans). Après une brillante scolarité en humanité à l INDSC Beauraing, il entame des études d infirmier gradué à l École Provinciale d Infirmiers et accoucheuses à Namur. Études qu il poursuit avec une 4 e année de spécialisation SIAMU aux cliniques Sainte- Elisabeth, toujours à Namur. Il en sort en juin Dès ses études terminées, il intègre le service des soins intensifs du centre hospitalier dinantais avant d être transféré aux urgences du même hôpital où il exerce toujours ses fonctions à temps partiel. C est tout naturellement qu il s investit au service de ses concitoyens et qu il entre à la Croix- Rouge de Beauraing en Il y restera jusqu en juin 1995, date à laquelle il devient sapeurpompier ambulancier au sein du service incendie de Beauraing. Après avoir obtenu tous les brevets jusque et y compris ceux d Officier et de technicien en prévention de l incendie, il accède successivement au grade de caporal (2000), sergent (2005) et depuis le 1 er avril 2007, il exerce les fonctions et est promu au grade de s/lt volontaire dans sa ville. Depuis le 1 er août 2009 il est également Lieutenant chef de service à Gedinne et depuis ce 1 er février il est aussi s/lt volontaire à Rochefort. Trois postes d officier volontaire pour un seul homme, voila qui n est pas banal.

24 n 1/ À l étranger LES POMPIERS AU PAYS DES KANGOUROUS Deuxième partie 3) Les pompiers fédéraux et privés Crash-Tender Mills-Tui MK 7, 6x6 avec l de l aéroport international de Sydney Crash-Tender Rosenbauer Panther MK 8, 6x6 de couleur jaune (version 2009), 6x6 avec citerne de litres de l aéroport international de Canberra Crash-Tender Rosenbauer Panther MK 8, 6x6 de couleur rouge (version 2007) de l aéroport international d Adélaïde Autopompe Mercedes-Benz 4x2 pour les feux de bâtiments de l aéroport de Sydney Quand l avion remplace nécessairement le train ou l autobus L Australie compte une quantité énorme d aéroports, d aérodromes et de champs d aviation répartis sur la totalité de son territoire. Cela s explique, bien entendu, par la grandeur et l importance des distances ainsi que des espaces dont le pays se caractérise. Quasi chaque ville de grande et moyenne importances, ainsi que chaque village perdu dans le bush disposent au minimum d un champ d aviation, d un aérodrome ou d un aéroport. En Australie, les voyages forment la jeunesse, mais vu l immensité du territoire, lorsque les distances sont supérieures à 200 ou 300 km, l option pour l avion ou l hélicoptère en ligne intérieure régulière est préférée aux trains et autobus. En effet, vu l immensité et les difficultés topographiques du territoire, l Australie ne compte que 5 lignes de train inter-états, à savoir : Sydney, Melbourne (2 jours de voyage) ; Melbourne, Adelaïde (2 jours de voyage) ; Perth, Adelaïde (5 jours de voyage) ; Adelaïde, Darwin (5 jours de voyage) ; Sydney, Adelaïde (3 jours de voyage). Certaines lignes de chemins de fer régionales, autour des grandes villes, existent également, tandis qu une toile de lignes d autobus dessert toutes les zones denses en population, surtout sur la côte Est et Sud- Est du pays. Plusieurs catégories d aéroports, d aérodromes et de champs d aviation existent et se côtoient sur tout le territoire de l Australie. Que ce soit dans les zones les plus reculées du pays, au fin fond du bush ou en plein désert, de nombreux champs d aviation, avec pistes en terre, en herbe ou en sable sont prêts à recevoir les aéronefs les plus bruyants, typiques et hybrides que compte l immense flotte australienne en la matière. Avions et hélicoptères, souvent d occasion, parfois vieux de plusieurs dizaines d années, mais parfaitement entretenus, sont utilisés pour le transport de personnes et de marchandises de sorte à permettre aux habitants du bush de ne pas être complètement coupés du monde. Ces champs d aviation, sans radars, sans tour de contrôle, sans infrastructures d accueil, pratiquement sans ateliers de mécanique et moyens de ravitaillement en carburant, assurent en tout temps et en toutes périodes de l année les liaisons aériennes nécessaires entre tous les points du pays, les grands centres urbains et les pôles économiques importants. Évidemment, ces champs d aviation sans services ne disposent pas non plus d une équipe de lutte contre l incendie. En effet, vu que seulement une ou deux personnes, souvent des agents municipaux, se relaient pour travailler et entretenir ces sites, il ne leur est pas

25 28 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 À l étranger Unité de sauvetage nautique pour les accidents d aéronefs en mer de l aéroport international d Adelaïde Vue générale du matériel de la caserne principale des pompiers de l aéroport international de Sydney en (Photo : Archives de la commission histoire de l aviation civile) Caserne des sapeurs-pompiers de l aéroport international d Adelaïde possible d assurer efficacement la première intervention en cas d accidents d aéronefs. Donc, pour chaque champ d aviation, ce sont les casernes rurales de pompiers, des environs directs, qui se chargent d assurer la première intervention. Cette solution n est pas la meilleure dans tous les cas, mais elle a le mérite d exister et d être relativement bon marché, surtout vu le très faible taux d accidents enregistré annuellement pour les milliers de champs d aviation et les centaines de milliers de mouvements effectués dans tout le pays. Les villes de moyenne importance se voient, au niveau communal, dotées d un aérodrome, avec une ou deux pistes en dur et un minimum d infrastructures. Plusieurs centaines existent et assurent le transport des passagers et des marchandises avec des lignes régulières au départ de tous les aéroports internationaux. Il est pratiquement possible, ce pour toute l Australie, de rejoindre les villes moyennes via une liaison par aéronef. Bien souvent, il s agit de petites compagnies régionales qui assurent les vols avec un appareil par destination, moyennant plusieurs rotations par jour. Il faut également noter que ces rotations ne sont possibles que de jour, car bien souvent ces aérodromes ne disposent pas de balisage lumineux ni d ILS permettant un atterrissage aux instruments en cas de mauvais temps. Ces aérodromes, de conception très simple, disposent bien souvent d un petit chalet comme aérogare, permettant d abriter un comptoir d enregistrement et une petite salle d attente. En effet, les vols sont rarement constitués de plus de 30 à 40 personnes ; car la capacité des avions ne permet pas d emporter plus de passagers. Dans ce cas, la réservation est obligatoire, même si vous avez l impression, parfaitement justifiée d ailleurs, de voyager comme si vous preniez simplement le train dans nos pays d Europe. Les passagers voyagent généralement léger, avec un bagage de cabine, un pc-portable, tan-

26 n 1/ À l étranger Crash-Tender Austral Trident MK 6, 4x4 avec citerne de l de l aéroport international de Melbourne Auto-échelle de sauvetage de 30 mètres Isuzu 4x2 Morita, de l aéroport international de Melbourne, prévue pour le sauvetage des victimes en cas de crash d un Airbus A380 Auto-échelle Magirus-Deutz 170 D de 30 m, de l aéroport international de Sydney, prévue pour le sauvetage des victimes en cas de crash d un Airbus A380 dis que la soute de l avion est essentiellement utilisée pour transporter les quelques bagages de touristes, le courrier postal, le matériel consommable pour les casernes de pompiers et le service d ambulance du coin (masques respiratoires, bouteilles d air, oxygène médical, tuyaux, huile, etc ) et le ravitaillement urgent (médicaments, denrées périssables, etc ) des quelques magasins, hôpitaux ou dispensaires de la ville. Le reste étant acheminé, en général par bateau pour les villes côtières ou par camions (Road Trains) pour les villes dans le bush. Ces aérodromes ne disposent pas non plus d un service d incendie, car comme ils ne reçoivent que des vols intérieurs, ceux-ci ne sont pas soumis à la réglementation édictée par l Organisation de l Aviation Civile Internationale OACI, au même titre d ailleurs que tous les champs d aviation. L intervention en cas d accidents ou de feu d aéronefs survenant dans l enceinte des aérodromes est assuré par les casernes urbaines territorialement compétentes. Chaque grande ville dispose, dans les limites de son territoire, d un aéroport régional avec toutes les infrastructures opérationnelles. Ceux-ci sont, bien souvent administrés, soit par les municipalités locales, soit par les administrations régionales et permettent la gestion de tous les mouvements et services de type «Général Aviation». Toutes les sociétés effectuant des vols de services, du transport en avion privé, les moyens aériens de secours sanitaires et pour l extinction des feux de forêts, les vols de la «Royal Flying Doctor Association», les vols de sociétés privées de colis et courrier (TNT, DHL, FedEx, etc ), les vols des services postaux australiens et tous les vols de transport cargo sont opérés depuis ces aéroports. Vu qu aucun vol ne concerne le transport de passagers sur des lignes internationales, les règles de l OACI ne sont pas non plus d application pour ces aéroports. Bien que l Administration de l aviation civile relevant du Ministère fédéral australien des transports a édicté des règles très strictes dans toutes les matières et notamment en matière de sécurité et de lutte contre l incendie. De ce fait, les aéroports situés dans les grandes villes ne disposent pas d un service d incendie dans leur enceinte, si une caserne urbaine de la ville peut assurer la première intervention dans un délai de 5 minutes depuis l appel direct de la tour de contrôle. Vu que ce critère est également prépondérant pour la protection de chaque quartier en ville, l implantation des casernes urbaines est ainsi faite que, dans tous les cas, chaque délai d intervention, quel qu il soit, ne puisse pas dépasser les 5 minutes. Bien entendu, il en va de même, pour le délai d intervention pour tous les points des aéroports. Ceux-ci, sont tous généralement situés en plein milieu des zones urbaines protégées par des corps de sapeurs-pompiers professionnels et bénéficient, dans la couverture des secteurs, de la possibilité d intervention simultanément de plusieurs casernes. Depuis le mois de juillet 1995, le Ministère fédéral australien des transports (Autorité de l aviation civile) organise, sous la responsabilité d une régie autonome appelée «Airservices Australia», la gestion de tous les aéroports internationaux répartis dans les zones les plus denses du pays. Ce ne sont pas moins de 21 aéroports (voir la carte ci-contre) qui se chargent de la gestion et des services de tous les vols

27 n 1/ À l étranger Véhicule de liaison pick-up 4x4 sur châssis australien Holden, Aéroport de Launceston Crash-Tender Isuzu GAAM 4x4 (Transfield) «General Purpose Fire Fighting Unit» de la base Royal Australian Air Force (base d Edimburg SA) Crash-tender Austral Trident Rosenbauer 4x4, L et 900 l de mousse AFFF, de la force aérienne (Base d Edimburg SA) Crash-Tender Rosenbauer Panther TFA 6x6 Man RHD ECE (New generation) de la Royal Australian Air Force (Base de Richmond-NSW) régionaux et internationaux de et vers l Australie. Avec plusieurs millions de mouvements chaque année, ces aéroports doivent strictement répondre aux normes émises par l OACI. Chacun de ces 21 aéroports dispose d un service de sauvetage et de lutte contre l incendie opérationnel, soit toute l année, soit uniquement en saison selon le régime d ouverture des aéroports. Ce sont plus de 650 sapeurs-pompiers d aviation au total, tous professionnels, ayant un statut d agent de l état fédéral qui protègent ces terrains d aviation, selon des horaires variant en fonction des heures d ouvertures respectives propres à chaque site. Ces hommes du feu assurent différentes missions en fonction de critères définis suivant des règles de l autorité de l aviation civile, à savoir : L assistance pour l évacuation des passagers en cas d accidents d aéronefs sur terre et sur mer, ce dans un rayon défini autour des aéroports ; Combattre tout incendie de bâtiments et d aéronefs survenant dans l enceinte des aéroports ; Prodiguer les premiers soins ; Protéger les installations contre les incendies ; Protéger l environnement lors de situations d urgence ; Participer à tous les exercices en matière de sauvetage et d extinction ; Procéder aux inspections nécessaires des installations de lutte contre l incendie dans les bâtiments aéroportuaires ; Tester et entretenir les véhicules et le matériel de lutte contre l incendie ; Opérer au centre de contrôle incendie aéroportuaire ; Observer chaque décollage et atterrissage depuis la vigie de la station d incendie. Selon les régions et la densité du trafic, les aéroports se distinguent en 4 groupes de catégories différentes : A) Les catégories 9 et 10, sont les aéroports de Sydney, Melbourne, Perth et Brisbane, soit ceux des villes les plus denses en population du Sud de l Australie. En règle générale, ces aéroports maintiennent la catégorie 9 tout au long des mouvements de jour en jour, mais deviennent systématiquement de catégorie 10 dès qu il y a un mouvement (approche, atterrissage, taxi, parking et décollage) avec un Airbus A 380. En effet, outre les 4 appareils de la Quantas Airlines, quelques autres compagnies comme Singapore Airlines, China Airlines et Japan Airlines disposent également de plusieurs exemplaires de ce type d appareils qui desservent les 4 aéroports en question. Vu que la majorité des vols entre l Asie, l Europe et les Amériques sont supérieurs à 5 heures et que la quantité de passagers pour ces vols est très importante, ces A 380 (version courte, la version longue n étant actuellement pas commercialisée) sont presque chaque fois complets. Afin d assurer la protection et le sauvetage en cas de crash aérien avec ces appareils, les 4 aéroports concernés disposent chacun d un véhicule de sauvetage de type auto échelle. L aéroport de Sydney se voit doté d une ancienne autoéchelle Magirus 170 D simple cabine de 30 mètres du «NSW Fire Brigades», tandis que les 3 autres aéroports comptent parmi leur matériel une autoéchelle avec pompe, toute neuve, sur châssis Isuzu et construit par la firme japonaise Morita. Lorsque les mouvements des A380 sont en cours sur l aéroport, une équipe de deux pompiers sont dans l auto-échelle

28 32 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 À l étranger en «Stand-by» devant la caserne, ainsi que deux crashtender moteur tournant sont prêts à décaler dans les 10 secondes. Chaque caserne comporte au minimum 4 à 5 crash-tenders en service, un véhicule pour le sauvetage en mer avec bateau, une auto échelle, une autopompe pour feux domestiques ainsi qu un ou deux véhicules de liaison de type pick-up Holden 4x4. Ce matériel est réparti selon les aéroports, dans un ou deux bâtiments, avec entre 10 et 15 pompiers, 3 sous-officiers, 1 officier et une équipe technique et administrative de jour. Ces aéroports, opérationnels jours et nuits, imposent que les pompiers soient présents 24 heures sur 24. Le régime horaire des gardes est donc le même que celui des pompiers professionnels urbains, à savoir / B) Les aéroports de catégories 8, au nombre de 4 également, se situent dans les villes importantes, mais à densité de population plus faible, comme Coolangatta, Adelaïde, Darwin et Cairns. En opération de jour comme de nuit, ces aéroports disposent d une équipe 24h sur 24 de minimum 6 pompiers, 2 sous-officiers et 1 officier par rôle de garde ainsi qu un mécanicien et un chef de service en journée. Avec un minimum de 3 crash-tenders, 1 véhicule pour le sauvetage en mer avec bateau et un ou deux véhicules de liaison, ces aéroports répondent largement aux exigences de l OACI et comptent pour des aéroports de cette catégorie, un trafic absolument impressionnant au niveau régional, national et surtout international. C) 3 aéroports de catégorie 7 assurent le trafic aérien pour des petites villes qui par leurs caractéristiques nécessitent une liaison régulière avec les pays étrangers environnants. Les aéroports de la capitale Canberra, qui assurent tous les vols des membres du gouvernement, ainsi que de Townsville et Hobart (en Tasmanie) qui sont eux, pendant l été, pris d assaut par les touristes, permettent à ces régions de se développer grâce aux liaisons internationales. La protection et la lutte contre l incendie sont assurés dans chacun de ces aéroports par une équipe d hommes du feu de garde et chacune constituée de 4 pompiers, 1 sous-officier et un officier, ainsi que d un mécanicien et un chef de service pendant les heures de la journée. Contrairement aux aéroports de catégorie 8, 9 et 10, ceux-ci ne sont pas opérationnels durant la nuit de 01 heure à 5 h 00 du matin. De ce fait, les équipes de garde se partagent en une équipe de garde de 5 h 00 à 15 h 00 (10 heures) et l autre équipe de 15 h 00 à 01 h 00 (également 10 heures). Les poses se succèdent en trois équipes avec des prestations prévues le matin pendant une semaine, le soir la semaine suivante et en repos la troisième semaine. Le matériel de lutte contre l incendie est, quant à lui, constitué pour l aéroport de Canberra de 3 crash-tenders Rosenbauer Panther version US MK8 6x6, d un véhicule PC mobile Sprinter et d un pick-up de liaison Holden. Tandis que pour les deux autres aéroports, le matériel est constitué de 3 crashtenders Austral 4x4, et d un véhicule de liaison 4x4 pick-up Holden avec bateau pour le sauvetage en mer. D) La catégorie 6 compte 10 aéroports répartis sur tout le territoire et dans certaines îles au large des côtes de l Australie. Mais attention, seuls 7 aéroports (Launceston, Alice Springs, Ayers Rock, Hamilton Island, Macckay, Rockhampton et Maroochydore) sont opérationnels en journée et en soirée, toute l année, tandis que les trois restant (Avalon, Karratha et Broome) ne sont ouverts que pour la saison des charters durant l été ou pour le transport destiné aux usines d extraction minérale. Ces aéroports, lorsqu ils sont opérationnels, disposent d une équipe de garde avec 4 pompiers et 1 officier, ainsi qu un mécanicien et un chef de service suivant l horaire en journée. Le matériel est généralement constitué, selon les cas et la densité du trafic, par 2 crashtenders soit Mills-Tui 6x6, Panther 6x6 ou Austral 4x4 en service et 1 toujours en réserve ainsi qu un pick-up 4x4 Holden tractant un bateau de type Zodiac pour le sauvetage en mer. Bien entendu, pour les aéroports situés au centre des terres, le Zodiac peut être remplacé par une remorque de matériel d intervention ou d équipement divers. Les sapeurs-pompiers du «Aircraft Rescue and Fire Fighting Service - ARFFS» sont tous incorporés suite à des examens concours, puis formés dans les divers centres d instruction de l agence «Airservices Australia» situés à Melbourne et Brisbane. Cette formation, très complète, a une durée d un an, où chaque homme de feu apprend à connaître les gestes spécifiques à la fonction de pompier d aviation. De plus, une formation théorique très complète est donnée à ces recrues sur les différents types d aéronefs rencontrés en Australie ainsi que sur leurs organes de sécurité et de secours. (La farde de syllabus est énorme, vu l importance et la diversité de la flotte immatriculée dans tous les états australiens. Cela va de tous les types d hélicoptères à tous les modèles d avions et d hydravions possibles.)

29 n 1/ À l étranger Crash-tender Thornycroft Nubian MK1 6x6 avec litres d eau, 200 litres de mousse, de Cet engin était, à l époque, la base de l équipement de tous les aéroports australiens, (Photo : Archives de la commission histoire de l aviation civile) Crash-Tender Pyrene Bedford 4x4 pour la protection des pistes du Musée de l air de Port Adélaïde. Cet engin était en service à l aéroport régional Parafield au centre d Adélaïde, jusqu en Vue générale de la caserne principale des pompiers de l aéroport international de Melbourne en 1980, (Photo : Archives de la commission histoire de l aviation civile) La protection incendie des installations militaires Comme dans chaque pays du monde, la protection et la vigilance pour le respect de l intégrité du territoire sont confiées à l armée. L Australie, n échappe donc pas à la règle et compte sur son territoire, plusieurs bases aériennes de l armée de l air ; vu que le pays est une très grande île, plusieurs bases navales se situent tout au long de la côte et dans les terres, l armée du même nom y a installé ses quartiers. La Force aérienne australienne voit ses unités réparties en 12 bases opérationnelles dont chacune renferme un ou plusieurs escadrons, une ou plusieurs unités de la garde nationale aérienne, ainsi qu un ou plusieurs «Wing». Tandis que 3 bases situées dans l état du Nord sont de réserve et peuvent être rendues opérationnelles en quelques heures, une base de la «Royal Australian Air Force RAAF» se trouve sur le territoire de la Malaisie et participe à la protection tactique de l espace aérien australien. De ce fait, tous les vols provenant de l Asie, située au Nord de l Australie, qu ils soient civils et militaires sont contrôlés via les radars et les aiguilleurs du ciel de sorte que tout aéronef non identifié et/ou non identifiable puisse être immédiatement intercepté. Cette procédure d identification, plutôt stricte, a été d ailleurs renforcée suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York. Régulièrement, des avions ou des hélicoptères dont l identification est confuse et qui entrent dans l espace australien, sont interceptés et sont obligés de se poser sur une base aérienne définie afin que les autorités puissent procéder au contrôle des plans de vol, de la marchandise transportée ou des passagers. Il est nécessaire de bien faire la différence entre les bases aériennes qui disposent d unités opérationnelles tout temps, les bases opérationnelles en journée et les bases qui ne participent pas à l exploitation des vols militaires et encore moins civils. En effet, seules 4 bases aériennes (Amberley, Tindal, Williamtown et Richmond), situées aux 4 points cardinaux du pays assurent la garde de l espace aérien 24h sur 24. De ce fait, ces bases aériennes sont les plus importantes et comportent les installations les plus étendues. Seuls ces bases bénéficient de corps militaires de sapeurspompiers professionnels très importants visant à assurer la protection intégrale contre le feu et les accidents dans l enceinte opérationnelle des bases et dans les casernes, quartiers et villages résidentiels militaires situés aux alentours. Tous d abord militaires, ces pompiers sont formés dans les écoles d armes de leurs régions et lorsqu ils sont retenus pour une affectation comme pompier ; ils sont alors dirigés vers une des écoles du feu spécialisées, soit de l armée de l air, soit de la Navy. Après une année de formation et de stage, ces pompiers sont alors intégrés définitivement dans les équipes opérationnelles de la base aérienne ou navale de leur choix, bien entendu, en fonction des places disponibles. Chacune des 4 bases aériennes en question, disposent d un impressionnant service d incendie, avec, par équipe de garde, plus d une trentaine de pompiers, sous-officiers et officiers militaires. Tous assurent le fonctionnement de minimum 6 crashtenders de type Rosenbauer Panther TFA «Truck Fire Air-

30 34 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 À l étranger craft» 6x6 de nouvelle génération sur châssis MAN x6 RHD ECE et d un ou deux crash-tenders Austral Trident Rosenbauer 4x4 de 1983 de réserve ; ainsi qu une ou deux autopompes Isuzu GAAM 4x4 de type «General Purpose Fire Fighting Unit» destinées à l intervention pour les accidents, les incendies de bâtiment, les sauvetages et les interventions diverses. La répartition de chaque équipe de garde se fait selon les principes minimums suivants, à savoir : 2 pompiers et un sous-officier par crash-tender, 2 pompiers et un sou-officier par autopompe, 1 pompier et 1 officier pour le véhicule de commandement, 1 pompier opérateur à la centrale, 1 pompier à la vigie et deux pompiers mécaniciens. Les 4 bases aériennes suivantes : Edinburgh, Darwin, Wagga et Townsville sont moins importantes mais ont une place de premier ordre en matière de vols logistiques. Celles-ci ne sont pas opérationnelles en tous temps et donc ne disposent pas de pompiers militaires professionnels. En effet, le gouvernement fédéral australien a opté, pour la protection incendie de ces bases, de conclure un contrat avec une firme de sécurité privée, comme cela se fait aussi pour beaucoup de corps de pompiers dans les grandes usines du pays. Le matériel et les hommes du feu sont donc tous civils au service du département de la défense, mais pour beaucoup d entres eux, sont d anciens pompiers militaires. Pratiquement toujours d occasion, les engins utilisés sur ces bases aériennes sont pour la plupart d ancien crash-tenders issus des aéroports civils australiens, ou bien sont de vieux véhicules réformés en provenance de l armée elle-même. Bien souvent on y retrouve des crash-tenders de type Rosenbauer Austral 4x4 Trident ou non et des autopompes Isuzu 4x4. Actuellement, c est la société de sécurité «TRANS- FIELD» qui détient le contrat de service pour la protection et la lutte contre l incendie des bases en question. Les 4 dernières bases de la force aérienne ne sont pas des aérodromes mais des quartiers tactiques dans l organisation militaire générale, tels que : stations radars, état-major, centre de formation, etc Ces quartiers ne disposent donc pas de sapeurs-pompiers et font directement appel aux corps de pompiers locaux via le 3 fois zéro. La base aérienne de la RAAF située en Malaisie se trouve dans l enceinte d une base de la force aérienne malaise au sud du pays. Le service d incendie est donc assuré par des fonctionnaires pompiers militaires du gouvernement malais. Les 3 bases de réserve ne disposent pas d installations suffisantes pour nécessiter la présence d un corps de pompiers en permanence. Vu le peu de bâtiments et l absence, en temps normal, d avions ce sont les casernes rurales de pompiers qui assurent les interventions si nécessaire. Lorsque la base est en activité, quelques jours par an seulement, un détachement de pompiers professionnels et/ou volontaires de la caserne urbaine des environs se rend sur la base pour y effectuer la garde. Du côté de la force navale, appelée en Australie la «Royal Australian Navy», chaque base portuaire qui abrite des bateaux et des sous-marins de combats compte parmi son personnel militaire, des hommes du feu, généralement tous volontaires. Qu ils soient sur les bateaux ou à quai, ceux-ci se chargent d assurer la première intervention en attendant l arrivée des secours locaux. En effet, chacune des 11 bases navales que compte le pays sont situées aux abords directs des grandes villes. De ce fait la protection des installations est relativement aisée et les renforts sont souvent très rapides. La base des engins, bien souvent en nombre unique ou par paire, sont des autopompes 4x4 d origine japonaise de types Isuzu, Hino ou Mitsubishi. Les véhicules les plus grands transportent 1 000, ou litres d eau, selon les cas et une pompe soit GAAM soit Darley. Sur les deux bases de l aéronavale, les engins encore et toujours en service sont des crashtenders Oshkosh 6x6 de type P4. L armée de terre est également très présente dans les diverses régions de l Australie. Que ce soit des casernes, des centres d entraînement, des centres logistiques ou des unités de combats, tous bénéficient d une organisation visant à limiter les effets d un incendie pouvant survenir dans l enceinte des installations. Essentiellement volontaires, les hommes du feu en service dans les installations de l armée de terre sont tous issus du personnel opérationnel militaire. Bien souvent équipés de véhicules Mercedes Benz LA911 4x4 ou de camions International ACCO 1710B 4x2 ou 610A 4x4 se déclinent en version citernes tout terrain principalement destinés à combattre les feux de broussailles. Les petites stations d incendie situées dans les casernes militaires retirées vis-à-vis des centres urbains, se voient parfois dotées de véhicules de pre-

31 n 1/ À l étranger Autopompe Freigthliner 6x4 des pompiers secouristes de la mine d Olympic Dam Véhicule de sauvetage Toyota 6x6 pour les accidents miniers en milieu souterrain. Si nécessaire, ce véhicule peut être descendu au fond de la mine via le châssis à molette mière intervention de types Pick-Up 4x4 avec pompe et citerne de 600 à 800 litres. Ce matériel appartient dans tous les cas à des sociétés privées qui assurent, moyennant un contrat avec la défense, la sécurité et la lutte contre l incendie dans les installations militaires. Le personnel de ces sociétés privées est composé de civils sous contrat au service de l armée de terre. Ce personnel est présent dans les installations pendant les heures de la journée ainsi que lorsque des activités militaires ont lieu en dehors des heures traditionnelles de travail. Lorsque les mines et l extraction du pétrole sont à la mesure du pays Les sous-sols de l Australie sont à la mesure des richesses du pays et de l immensité du territoire. L exploitation minière est principalement assurée en Australie par une firme multinationale qui n est autre que «BHP Billiton Limited», dont le siège principal mondial est situé à Melbourne. Cette société emploie actuellement plus de personnes dans le monde et est présente en Australie, bien entendu, mais aussi au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse, en Nouvelle Zélande et aux Etats- Unis. Constituée en 1899, cette société commence l exploitation minière à Broken Hill en Nouvelle-Galles du Sud, pour se généraliser, quelques dizaines d années plus tard, à toute l Australie ainsi qu à l étranger. Spécialisée dans l extraction et le traitement du charbon, du cuivre, du manganèse, de l or, de l uranium, du nickel, du titane, de l argent et du diamant, la société BHP Billiton, compte parmi toutes ses exploitations minières, un site gigantesque situé en Australie du Sud dans la banlieue de la ville de Roxby Downs, elle-même à 560 km au Nord d Adélaïde. La mine appelée «Olympic Dam» est un des plus grand site d exploitation au monde. Avec ses différents puits allant de 350 à plus de mètres de fond, elle emploie, au total, plus de employés et ouvriers de jour comme de nuit, le tout réparti sur un site de production de plus de hectares. Plus de 80 % de son personnel habite la semaine dans le village de l usine et rentre, en avion, Équipement de protection individuel, des pompiers aéroportuaires, constitué de tissu Dupont-de- Neumour (veste et pantalon) ainsi que du casque aux normes typiquement américaines. Vue générale du site d exploitation minier d Olympic Dam SA (Photo : BHP Billiton)

32 36 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 À l étranger Autopompe 4x4 Isuzu en «Stand-by» dans sa caserne à mètres de fond. Mine d Olympic Dam. Une ambulance Toyota 4x4 complète l équipement de ce poste d incendie souterrain. Le châssis à molette très impressionnant du puits d accès principal de la mine d Olympic Dam. Cet équipement peut transporter, en poids et volume, la capacité complète d un wagon de chemin de fer rempli de roche extraite pour le week-end dans leurs familles qui sont, pour la plupart, situées sur la côte sud de l état. Tandis que les 20 % restants habitent toute l année à Roxby Downs (petite ville située à 16 km de l usine), dans de coquettes petites maisons de type bungalow 4 façades. Ce personnel habitant sur place et également logé par l usine assure les poses de travail pendant les week-ends alors que leurs collègues sont en visite dans leurs familles respectives. L exploitation, essentiellement souterraine, se fait par d énormes châssis à molettes qui peuvent à eux-seuls transporter l équivalent, en charge, de plusieurs wagons de chemin de fer. Ces wagons sont chargés de roche extraite au fond et ramenée à l air libre pour y être traitée dans différentes unités chacune spécialisée pour l extraction d un métal défini. En effet, plus de sept métaux sont contenus dans la roche extraite à Olympic Dam et chaque unité, à l aide de procédés chimiques, parvient à isoler chaque métal contenu dans la roche. Les métaux extraits sont ensuite nettoyés et conditionnés pour être transportés par «Road Train» à destination des zones industrielles ou des ports de mer. Vu les dangers et les risques présents sur ce site de production gigantesque, un service d urgence et de sécurité assure les secours en cas d accident et d incendie, tant en surface que sous-terre. Une très grande caserne en surface, située à l entrée principale de la mine, abrite tous les services destinés à la mécanique, la logistique, l instruction, la formation et à l administration, tandis que de vastes garages abritent les nombreux engins de secours. Une équipe de pompiers professionnels est de garde en caserne 24h sur 24 selon le régime de 3 équipes en service, soit une équipe par périodes de 8 heures. Ces pompiers, employés sous contrat de l usine, sont formés dans le centre d instruction de l usine elle-même et tous sont spécialisés en sauvetage sousterrain, (mine rescue), ainsi que pour l apport de premiers soins aux victimes d accidents dans les installations de production. Dans un souci de rapidité d intervention, une caserne a été construite sous-terre à mètres de profondeur. Sous une toiture en béton projeté, cette caserne abrite dans l obscurité de la galerie principale, entre la zone d extraction et les ateliers de réparation des engins d excavation, deux véhicules de première intervention. Le premier, une ambulance 4x4 Toyota Land Cruiser, destinée à intervenir lors des accidents survenant au fond et permettant de transporter la victime à la cage, de sorte qu une ambulance de surface puisse transférer cette victime vers le centre hospitalier de l usine. Selon la gravité des cas, la victime sera, soit hospitalisée à l hôpital de la ville toute proche, soit transférée via un avion de la «Royal Flying Doctor Association» vers un hôpital général à Adelaïde. Le deuxième véhicule, est une autopompe 4x4 Isuzu destinée à la première intervention en cas d incendie ou pour tout autre situation d urgence, (fuite d eau, d air ou de gaz, chute de matériel, effondrement, obstruction de galeries, explosions, etc ). Comparable à une véritable fourmilière grandeur nature, le fond de cette mine renferme un environnement qui contient tous les éléments qui, quand l homme en perd la maîtrise, peuvent provoquer les catastrophes les plus graves. Mais, comme pour le reste de l Australie d ailleurs, les normes et les règles de sécurité et

33 n 1/ À l étranger Caserne principale du service d incendie et de secours de la mine d Olympic Dam de santé au travail sont très strictes et parfaitement appliquées par les employeurs, la plupart des accidents se soldent par de simples dégâts matériels et souvent avec plus de peur que de mal. Bien entendu et heureusement, les accidents mortels ne sont pas fréquents, mais le risque zéro n existe pas, car des analyses de risques fréquentes sont effectuées dans toutes les installations de l entreprise, ce régulièrement. Le but est de pouvoir dépister les éventuels problèmes. Ces analyses sont effectuées par une équipe de spécialistes, dont la direction et la coordination sont confiées aux officiers du service d incendie de la mine. Parmi les accidents les plus fréquents survenant dans la zone d extraction souterraine de la mine, ce sont les ruptures de canalisations d eau et d air, les effondrements de roche et éventuellement de galeries (quoique très rare) ainsi que les fuites d eau lors du percement accidentel des nappes d eau souterraines. Vu qu il s agit d interventions très délicates, le service d incendie dispose également dans son organisation, d une équipe de sauveteurs mineurs volontaires spécialement formés pour l intervention en milieu souterrain. Ces sauveteurs volontaires disposent d un avantage important vis-à-vis de leurs collègues pompiers de la mine, car ils acquièrent, avec le temps, une connaissance parfaite de toutes les installations souterraines et connaissent parfaitement la situation des moindres subtilités du fond de la mine. Tous, mineurs avant tout, ces sauveteurs, au nombre de 650, assurent pendant leurs heures de travail, la première intervention aux différents étages de production du fond. Formés aux techniques de sauvetage minier, dans le centre d instruction spécialisé de l usine, ce personnel réparti, tant au fond qu en surface, est prêt à intervenir dans des délais très courts. Pour ce faire, ceux-ci disposent de véhicules de types Toyota 4x4 complètements équipés en matériel spécifique pour la fonction, tels que : cordages divers, civières de montagne, masques respiratoires à circuit fermé, matériel de radio, caméras thermiques, équipements de protection individuels, etc, répartis sur tout le site de la mine. Chacune de ces unités d intervention est maintenue en état de fonctionnement grâce au service d incendie de la mine qui se charge d organiser les entretiens, la logistique, ainsi que de prendre toutes les initiatives nécessaires au maintien de l outil en fonction. Outre les nombreuses exploitations minières que l on retrouve réparties sur tout le territoire australien, l or noir y est également très présent dans les sous-sols du pays. Les champs d extraction de pétrole se répartissent essentiellement dans la moitié sud du pays, avec une concentration importante dans l état d Australie du Sud. Les puits de pétrole sont principalement gazeux, ce qui engendre une double production, d une part le gaz naturel et d autre part le pétrole brut. Très dangereux, par contre, au niveau des explosions et de l incendie, les puits de pétrole gazeux se répartissent sur une superficie de plus de km 2 et sont en majorité sous l autorité et la concession de la société australienne SANTOS. Constituée en 1954, cette société a développé son programme de recherche dans le but de trouver les gisements les plus intéressants. La prospection commencera avec 2 puits en 1960, pour avoir, à l heure actuelle, plusieurs milliers de puits répartis dans 4 des 7 états que compte l Australie. La société SANTOS, produit, uniquement en Australie, plus de 54,4 millions de barils par an, tandis qu elle s est également installée dans 10 autres pays (Indonésie, Inde, Bangladesh, Vietnam, Kyrgyzstan, Papouasie Nouvelle-Guinée, Italie, Afrique du Sud, etc ) pour raffiner et, selon les cas, y extraire le précieux or noir. Ces dernières années, SANTOS développe plusieurs projets pour l extraction de LNG dans le Queensland et les Territoires

34 38 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 À l étranger du Nord, ainsi que pour la construction d un gigantesque pipe-line entre l Australie et le Japon. Les champs d extraction pétrolifères dans la région de Moomba, au Nord de l Australie méridionale sont certainement les plus étendus de tout l état. En zone parfaitement contrôlée et très sécurisée, l accès à cette zone dite «interdite» est particulièrement difficile, car accessible uniquement par une seule piste, sur laquelle défilent, aussi bien dans un sens que dans l autre, des centaines de camions (Road train) avec 3, 4 ou 5 remorques d une capacité chacune de minimum à litres. Bien que le réseau de pipe-lines soit très développé en Australie, le transport par route est encore fortement utilisé pour ravitailler, en brut, les petites raffineries non encore reliées au réseau. A l entrée du camp de la société SANTOS à Moomba, juste à côté de l aérodrome, la caserne du service d urgence et de sécurité a été installée dans des bâtiments préfabriqués. Pourvue de deux engins multifonctionnels pour la lutte contre l incendie de type MACK, d un camion de transport de matériel (Hazmat) et d une ambulance, elle compte parmi ses locaux de nombreux ateliers de maintenance et d entretien pour abriter tous les services logistiques. Un impressionnant dépôt de matériel lourd (grues, super pompes, citernes d eau de litres chacune, container de matériel et de tuyaux rigides, etc ) est situé, en plein air, juste derrière la caserne et sert à stocker l équipement pour lutter contre les feux de puits de pétrole. Si toutefois, un incendie de ce type devait arriver (± 2 tous les 10 ans), chaque camion tracteur semi-remorque du secteur a pour mission de transporter les remorques citernes d eau sur les lieux du sinistre, tandis que les camions portes containers de l usine se chargent d acheminer les super pompes de l/min, les tuyaux rigides et les explosifs. L intervention sera encadrée et couverte par les pompiers professionnels de l usine, qui assurent une garde, de jour comme de nuit, en 3 poses (8 heures) avec 12 hommes au minimum. Attention, il faut aussi préciser, qu en cas d incendie grave, aucun renfort des pompiers ruraux du CFS n est disponible à moins de 900 km à la ronde. Les pompiers de l usine sont donc conscients que leurs appels à l aide seront peut-être entendus, mais la réponse sera tardive. Bien que, dans les cas extrêmes, des équipes de pompiers du CFS, du SAMFS et du SES peuvent être envoyés par avions au départ d Adélaïde, mais le délai d arrivée sur place des renforts est de ± 3 heures. Les pompiers de l usine doivent donc être très efficaces de sorte à pouvoir contenir chaque incendie dans un délai suffisant, avant qu il ne devienne incontrôlable et catastrophique. Cette manière de devoir travailler est assez stressante, surtout qu ils sont tous conscients qu ils n ont aucun back-up en cas de soucis graves. Le procédé d extinction utilisé par les pompiers de SANTOS est identique aux tactiques utilisées aux États-Unis et enseignées par la «Wild Well Control Company» ainsi que par l ancienne société «Red Ader», créée par l inventeur de la tactique d extinction du même nom. De ce fait, la formation des pompiers de SANTOS est effectuée sur chaque site de production respectif, en ce qui concerne les manœuvres de base, tandis que la formation à l extinction des feux de puits de pétrole est réalisée aux Etats- Unis (Texas) sur le site d instruction de la «Wild Well Control Company» à Houston ou celui du «Refinery Terminal Fire Company» situé à Corpus Christi, également au Texas. Les hommes du feu, tous membres intégrants du personnel de la société SANTOS, bénéficient d un régime de travail fort particulier. Bien que les interventions soient très fréquentes, ces pompiers sont réellement de véritables bonnes à tout faire et doivent intervenir pour beaucoup de problèmes de détection, des fuites de pétrole, d eau, d air et de gaz, des pannes techniques, des sauvetages et pour assurer les secours et le transport des victimes. Sous un soleil de plomb, 40 à 50 C hiver comme été, car situé en plein milieu du désert, ces pompiers exécutent un nombre impressionnant de «Stand-by» afin de sécuriser des travaux effectués aux installations dont les risques d explosion et/ou d incendie sont très présents. Malheureusement, les engins d incendie, de génération relativement ancienne, ne disposent pas encore de systèmes d air conditionné. Dans nos régions, nous nous plaignons déjà quand nous avons 30 C, alors que dire de ces pauvres combattants du feu devant travailler dans ces conditions extrêmes. Vu l éloignement du site de toutes villes ou villages, la Société SANTOS a construit un village de baraques à proximité du site de production, afin d y loger le personnel tout au long de l année. Le régime horaire pour tout le personnel, employés et ouvriers se décline en 3 équipes, une semaine le matin, une semaine la soirée, une semaine la nuit et deux semaines de repos en famille.

35 n 1/ À l étranger Tous les frais de transport (avions pour aller et venir en famille), de logement (gaz, électricité, airco, etc ), de médicaments, de soins médicaux, d assurance, d équipement (meubles, vêtements de travail, etc ) et de loisirs (cinéma, sport, jeux, piscine, etc ) sont intégralement pris en charge par la société. Le personnel ne doit payer que sa nourriture, ses vêtements civils et certaines dépenses spécifiques pour vivre. Ce régime, a peut-être l air alléchant, mais les conditions de travail sont extrêmement lourdes et ne nous conviendraient absolument pas, sans être desséchés de déprime après quelques jours. Les Australiens, des sur-hommes, non, mais ils sont habitués, depuis tout petit, à la rigueur de leur climat. 4) Les moyens spéciaux et aériens pour la préservation du «bush» Autopompe feux de forêts «Australian FireKing» 4x4 avec moteur Caterpillar 3126 de 300 CV et citerne de litres (Base forestière de Mont Gambier SA) Vue arrière de l autopompe «FireKing» avec le compartiment pompe et les dévidoirs de première intervention Véhicule 4x4 Toyota des Rangers destiné à effectuer les patrouilles et la première intervention dans les parcs nationaux des «Blues Montains» en Nouvelle-Galles du Sud La prévention et la protection du bush prennent une part très importante dans la vie des citoyens australiens ainsi que dans l investissement et l organisation, à tous niveaux, des autorités officielles des différents états qui constituent le pays. Divers programmes de prévention, de sensibilisation et surtout d intervention sont diffusés à la population, soit par les médias, soit via des dépliants ou des CD-Roms disponibles dans tous les bâtiments publics du pays. Vu les risques et surtout la particularité du terrain, les feux de forêts en Australie sont assez réguliers et, s ils ne sont pas provoqués par des mains criminelles, sont le fruit de l aridité du pays mélangé à une flore propice pour générer les incendies par auto-inflammation, le tout conjugué avec des vents régulièrement très soutenus. La forêt australienne d eucalyptus Avant la colonisation européenne, la savane boisée ou la futaie, dont les eucalyptus constituaient les arbres dominants, couvrait une très grande partie du continent australien. La dimension des arbres variait selon les régions en fonction de la pluviosité et la température, mais elle était généralement remarquable vis-à-vis des conditions dans lesquelles ils devaient pousser. En effet, selon l humidité conjuguée à la chaleur, l eucalyptus parvient à grandir pour avoir des cimes pouvant aller de 10 à parfois 70 ou 90 mètres selon les espèces. Alors que l action combinée de la pluviosité et de la température constitue le principal facteur déterminant pour la dimension des arbres, d autres influences interviennent également. Il est possible de trouver en Australie des forêts d eucalyptus aussi bien sur des sols riches que sur des sols très pauvres et très secs. Les vents violents sont également très déterminants et doivent absolument entrer en ligne de compte dans le calcul de l influence sur la grandeur des arbres. C est en effet, dans les régions où les cyclones sont les plus répandus que l on trouve les eucalyptus les plus petits. Le pâturage et le feu sont également des facteurs qui jouent un rôle très important pour le renouvellement des forêts d eucalyptus et leurs effets sont variés selon les espèces. Les chasseurs aborigènes avaient souvent recours au feu pour traquer le gibier, mais ils n avaient pas intérêt à allumer de grands incendies. Ceux-ci connaissaient le danger que représente un grand feu, car, bien souvent, ils n avaient pas de moyens efficaces pour venir à bout des flammes dès qu elles atteignaient une certaine dimension. Il était donc inévitable que

36 40 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 À l étranger Ce camion benne IVECO 6x4 nez long est équipé d une citerne de litres uniquement pendant la saison d été. Cet engin est essentiellement utilisé comme ravitailleur lors de feux de forêts Autopompe lourde Hino 4x4 avec citerne de l et pompe GAAM de l/min pour la protection des forêts dans les parcs nationaux de la Nouvelle-Galles du Sud Véhicule Toyota 4x4 destiné aux équipes du NSW Rural Fire Service pour l entretien des coupe-feu en forêts. Cet engin transporte les tronçonneuses et tout le matériel nécessaire à l accomplissement de cette tâche 34) Autopompe Isuzu 4x4 avec citerne de l du département des forêts de Tasmanie ces incendies échappent à leur contrôle. Mais chose insensée, après l incendie, les forêts d eucalyptus se régénéraient souvent encore plus densément. En effet, le feu est l un des facteurs régénérant qui a rendu possible l installation et le maintien des forêts d eucalyptus dans de nombreuses régions souvent hostiles à la végétation à travers tout le pays. Dans toutes ces régions arides, les eucalyptus auraient été largement supplantés par d autres types d espèces supportant mieux l ombre, si de grands incendies ne s étaient pas répétés périodiquement, à des intervalles réguliers, pouvant aller, en certains endroits, jusqu à 300 ans au moins. Quasi toutes les forêts d eucalyptus d Australie ont été façonnées par le feu et le pâturage avant que les forestiers prirent des dispositions en vue de prendre la gestion des forêts en charge. Dans tous les cas, la protection contre le feu a eu comme premier résultat de constituer en 20 ou 30 ans, une forêt très dense et plus sombre, ce qui était moins bon pour le développement des eucalyptus. Après avoir constaté ces problèmes les forestiers prirent conscience que la gestion de la forêt devait aussi se faire naturellement par le feu. Mais avec des feux strictement contrôlés par une organisation tactique éprouvée sur le terrain et soutenue par les habitants du bush. Les «Rangers» des services forestiers et des parcs nationaux étaient nés. L eucalyptus, arbre de tous les dangers Les eucalyptus sont les arbres qui constituent la principale partie de la flore australienne. Il en existe plus de 700 espèces dont plus de 90 % sont natif d Australie. Ceux-ci sont présents sur la majeure partie du continent, aucun autre arbre n est mieux adapté aux conditions climatiques du continent australien. Beaucoup d entre eux étaient, il y a longtemps, connus sous le nom de «Gun trees», «Mallee», «Box», «Ironbark», Stringbark» et «Ash». Dans presque tous les cas, les eucalyptus sont verts toute l année exceptées quelques espèces tropicales qui perdent leurs feuilles à la fin de la saison sèche. Comme chez tous les autres végétaux appartenant à la famille des myrtacées, les feuilles d eucalyptus sont couvertes de glandes huileuses. Les huiles abondantes produites sont une particularité du genre. L écorce meurt tous les ans et les espèces peuvent être regroupées selon la rugosité et l apparence de cette dernière. La plupart de l écorce «mue» chez les arbres possédant une écorce lisse, faisant apparaître une surface lisse de couleur marbrée. Cette écorce tombe au pied de l arbre et représente, à l ombre, le lieu de sieste de prédilection pour les serpents noirs et bruns des environs. Ce sont les espèces de serpents les plus venimeux d Australie. Ceux-ci occasionnent d ailleurs énormément de morsures aux habitants du bush, ce qui oblige ceux-ci d avoir continuellement du sérum anti-venin dans leur frigo. La plupart des eucalyptus ne tolèrent en général pas le gel en dessous de 3 degrés sous zéro, tandis que l eucalyptus «Pauciflora» est capable, lui, de résister à des températures allant jusqu à 20 C. L huile essentielle extraite des feuilles contient des composés ayant des propriétés désinfectantes, mais parfois, peuvent être très toxiques si utilisées à forte dose et concentration. Paradoxalement, certains marsupiaux herbivores, notamment

37 n 1/ À l étranger Hélicoptère Bell 214B (2 pales et 2 turbines) avec citerne transportée de l de l agence pour les services d urgence du NSW Rural Fire Service Hélicoptère BK 117 pour la reconnaissance et le transport d un «Bambi-Bucket 2024» (NSWRFS) Hélicoptère mono turbine pour le transport, le commandement et la reconnaissance (ACT) Hélicoptère BK 117 mixte «Pompiers / Police» de la Nouvelle-Galles du Sud, utilisé pour des missions de sauvetage en mer et d extinction des feux de forêts les koalas adultes et quelques opossums y trouvent une abondante source d alimentation. Les branches d eucalyptus ont pour fâcheuse habitude de tomber lors de la croissance. La litière des forêts est essentiellement composée de branches, de feuilles et d écorce morte. Vu l aridité du climat, cette litière sèche, mais ne se décompose jamais. Encore de nos jours, les accidents de camping ainsi que les accidents de travail des bûcherons et des forestiers, sont très fréquents. En effet, ces arbres perdent régulièrement, sans crier gare, de petites, mais aussi de très grosses branches (parfois de plusieurs centaines de kilos) pour pouvoir faciliter son processus vital de rétention d eau durant la saison sèche. Durant les jours chauds, les vapeurs d huile d eucalyptus sont émises à travers le bush pour créer la typique brume bleue caractéristique du paysage australien ; ce phénomène est très visible dans les fameuses «Blue Mountains» en Nouvelle-Galles du Sud. Cette huile est très inflammable, en effet, lorsque les températures ambiantes dans le bush atteignent parfois les 45 ou les 50 C, l huile s évapore et stagne à la cime des arbres. Il suffit qu une concentration de vapeur suffisamment élevée soit présente dans l air et la cime des eucalyptus peut s enflammer instantanément selon le principe de l embrasement généralisé éclair ; ce phénomène est similaire à l inflammation des vapeurs d essence si, bien entendu, toutes les conditions sont réunies. Lorsque les vents sont forts, ce phénomène d embrasement s atténue, mais lorsqu il y a un feu déclaré, celui-ci progresse particulièrement rapidement de cime en cime. Les australiens appellent cela le redouté «Jump fire» (feu sautant). La rapidité de l extension du feu peut atteindre les 5 à 40 m/sec avec une température de à C. Le feu peut parfois, lorsqu il y a grand vent, sauter sur des distances pouvant aller de 50 à 100 mètres. C est ce phénomène qui a rendu le front de flammes incontrôlable lors du dernier grand incendie de forêts dans l état de Victoria en février / mars 2009 ( hectares incendiés et 173 morts). Pour rendre les choses encore plus dangereuses, l écorce morte et les branches tombées au sol sont également très inflammables, car particulièrement sèches. Les eucalyptus sont très bien adaptés aux feux périodiques qu ils doivent subir, car la nature a encore une fois bien fait les choses, en effet, si la plupart des arbres ne dépendent que d eux-mêmes quant à leur prolifération et leur régénération, ils peuvent se le permettre, grâce à des bourgeons de réserve qui se situent sous leur écorce et qui se voient libérés après chaque incendie en plus de leur traditionnelle mue. Les graines, suivent également un cycle particulier lors des incendies, car elles ont besoin également de la présence de cendres pour pouvoir germer au pied des arbres brûlés. Les feux de forêts ne sont donc pas toujours négatifs pour la préservation des espèces et du bush, mais ceux-ci doivent rester contrôlés sinon, ce sont souvent des centaines de kilomètres de front de flammes qui, poussées par des vents violents, ravagent tout sur leur passage, villes et villages compris. La Prévention des feux de brousse en Australie Tous les ans, surtout pendant l été, l Australie est ravagée par un grand nombre de feux de

38 42 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 À l étranger Bombardier d eau Airtractor AT 602 en phase de largage. Cet aéronef peut également transporter du produit retardant en lieu et place de l eau. brousse qui prennent la forme soit de «feux de prairies» soit de «feux de forêts». Les feux de prairies sont les incendies qui ravagent principalement les terres de parcours, les terres agricoles et les régions broussailleuses reculées. Bien que ces incendies entraînent souvent la destruction de clôtures, de bétail et de quelques bâtiments, la nature du pays et les habitudes font que l on déplore rarement de lourdes pertes (en particulier de vies humaines). En revanche, les feux de forêts détruisent souvent un grand nombre d habitations qui se trouvent à l orée des terres boisées, entraînant ainsi de plus lourdes pertes de vies humaines et de biens. Les feux de brousse les plus dévastateurs que l Australie ait connu sont ceux qui ont ravagé les forêts denses d eucalyptus du sud-est du continent. Peu de feux de brousse ont mérité l appellation de «catastrophe», mais des feux de brousse ravageurs se sont déclarés à maintes reprises près de la capitale des États de Tasmanie, d Australie méridionale, de Victoria, de la Nouvelle- Galles du Sud et de l Australie occidentale, causant la perte d un grand nombre de vies humaines, de maisons ou d autres biens. Les incendies les plus meurtriers ont été les suivants : Victoria (1939) 71 morts Sud de la Tasmanie (1967) 62 morts Nouvelles-Galles du Sud (1968) 14 morts Sud de l état de Victoria (1969) 23 morts Australie méridionale / Victoria (1983) 76 morts Centre de l état de Victoria (2009) 173 morts

39 n 1/ À l étranger Hélicoptère Bell 206 l Longranger destiné au transport d un «Bambi-Bucket 2024» (South Australia) Incendie de forêts dans l état de Victoria en févriermars 2009, ici les équipes du CFA en opération aidées par un hélicoptère avec un «Bambi-Bucket» en appui (Photo : Torsen Blackwood Victorian Press Center) Incendie de forêts dans l état de Victoria en février-mars 2009, ici l hélicoptère Erickson Aircrane en phase de remplissage sur un lac tout proche Les incendies les plus étendus ont été les suivants : Australie méridionale / Victoria (1983) hectares Nouvelle-Galles du Sud (1994) hectares Victoria (Massifs de Dandenong) (1997) hectares Centre de l état de Victoria (2009) hectares Stratégies de prévention des feux de brousse (Bush) Les matières premières qui contribuent à un éventuel feu de brousse sont la présence simultanée de combustibles (herbes, feuilles, branches et brindilles), l oxygène contenu dans l air ambiant et la chaleur (T pouvant aller de 45 à 55 C) ou une flamme directe. Il s agit donc ici du simple principe du triangle du feu. Une fois que ces matières premières sont ensemble et contribuent à un départ de feu, la propagation de l incendie dépend d un certain nombre de facteurs environnementaux, à savoir : Le type et l importance du combustible ; La teneur en humidité du combustible (influant pour la durée de la pyrolyse) et son degré de compactage (degré de division) ; Le temps (vent, pluie, etc ) ; La topographie du terrain (accès des services d incendie). En Australie, la stratégie de prévention des feux de brousse consiste à d abord diminuer les risques de départ de feu (prévention, sensibilisation, vigilance sur la météo, aménagement, entretien et nettoyage du terrain), ensuite à freiner la propagation des feux (matériel, voies d accès pour les pompiers, entretien et réalisation des coupes feu). Cette stratégie repose sur les quatre piliers suivants : 1) L aménagement des terres La réduction des combustibles revêt une importance capitale pour la lutte contre les incendies de forêts. En effet, dès l instant où on élimine le combustible, on empêche tout départ de feu ou toute propagation de l incendie. L une des stratégies adoptées par l Australie pour réduire l accumulation de combustible dans les forêts et dans les zones herbeuses a trait au brûlage dirigé. Cette activité est gérée, via divers organismes de prévention des incendies et d aménagement des terres, présents quotidiennement sur les lieux à risques. Ces organismes, ont également pour but de gérer les forêts, les parcs nationaux ainsi que les zones rurales. Ceux-ci sont sous délégation directe des services environnementaux des états constituants l Australie. Ces brûlages dirigés ont, bien entendu, pour but de réduire le combustible, et donc de diminuer le risque d incendie dans les zones sensibles. Mais ils permettent également, au cas où un incendie se déclare ou atteint une des zones sensibles, de réduire considérablement la hauteur et l intensité des flammes. De ce fait, cela limite la chaleur des flammes, leur rayonnement, donc cela retarde la propagation du feu et cela permet aux pompiers de plus facilement le combattre. Une autre stratégie d aménagement des terres consiste à créer des coupe-feu ou pare-feu. Il s agit généralement de zones entretenues et débarrassées de toute végétation pour constituer des couloirs stratégiques qui font office de barrière anti-incendies, tout en facilitant la progression des opérations de lutte contre le feu. L aménagement des terres nécessite également une ap-

40 44 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 À l étranger Bombardier d eau Airtractor AT 802 biplace avec une citerne de litres. Ce genre d avion est aussi utilisé pour la dispersion d engrais sur les cultures Incendie de forêts dans l état de Victoria en février-mars 2009, les pompiers du CFA devant le front de flammes (Photo : Torsen Blackwood Victorian Press Center) Incendie de forêts dans l état de Victoria en février-mars 2009, ici une vue des ravages de l incendie où divers villages ont totalement été rayés de la carte proche communautaire. En effet, la prévention des feux de brousse est une responsabilité que les ruraux et les citadins vivant à l orée des terres boisées ont envers eux-mêmes, leurs voisins et la collectivité dans son ensemble. A travers toute l Australie, les différents corps de sapeurs-pompiers ont mis au point des programmes tels que le «Community Fire Guard» qui mettent l accent sur la responsabilité individuelle et partagée en matière de prévention des incendies de forêts. Les résidents de ces zones sensibles sont également tenus de mettre en œuvre des stratégies semblables en matière d aménagement des terres, notamment l élimination d autant de combustible que possible autour de leur maison ou de leur propriété et l aménagement de pare-feu adaptés, en particulier dans les sites situés à l orée d une forêt. 2) La gestion des bâtiments Les enseignements tirés des incendies dits du «mercredi des cendres», (incendies de forêts du 16 février 1983), ont montré que ce sont les étincelles et les braises produites par les incendies qui ont mis le feu aux maisons. C est pourquoi des directives et des normes de construction ont été élaborées visant tout particulièrement à rendre les bâtiments plus résistants à ces émissions provenant des incendies. Dans certaines collectivités locales, les autorités ont mis au point des règlements régissant l emplacement et le plan des maisons ainsi que l utilisation de matériaux de construction dans les zones sujettes aux feux de brousse. Ces règlements visent, non seulement, à réduire les dégâts causés aux habitations et les pertes qui en découlent, mais aussi, à empêcher les départs de feu et la propagation des incendies eux-mêmes. 3) La sensibilisation des habitants La majorité des feux de brousse qui surviennent en Australie sont dus à l homme et à ses actions délibérées ou non. Parmi les causes les plus répandues de ces incendies, on peut citer le brûlage délibéré échappant à tout contrôle et les flammes qui s échappent du brûlage des tas d ordures. Toutefois, ce ne sont pas là les seules causes d incendie. Il suffit parfois d une étincelle provenant de machines tels que les appareils de soudage et de meulage, d un feu de camps, d un appareil agricole, d un feu allumé en plein air pour la cuisson des aliments ou tout simplement d enfants jouant avec des allumettes. Vu que les feux de brousse résultant des actions de l homme sont nombreux, il est particulièrement important de sensibiliser les communautés australiennes à la prévention. Cette sensibilisation prend plusieurs formes et vise généralement à aider la population à mieux comprendre les risques causés par les feux de brousse et à lui indiquer les mesures à prendre pour réduire ces risques au maximum. Il existe un grand nombre de brochures d information destinées au public et décrivant les mesures que la population peut prendre pour freiner la propagation d un incendie ou pour se protéger et protéger ses biens avant et durant un feu de brousse. Les conseils donnés dans ces brochures portent notamment sur les points suivants : A) Préparation avant la saison des feux Aménager un pare-feu autour de la maison ; Tailler les branches des arbres, afin que ceux-ci soient le plus éloigné des maisons ;

41 n 1/ À l étranger Station d observation pour les forêts de la région du «Mont Lofty» à l Est d Adélaïde. Un agent du service des forêts de l état est présent tous les jours du lever au coucher du soleil de septembre à fin mai, afin d observer les éventuels départs de feux. Aux endroits où l installation d une telle station n est pas possible, la surveillance des forêts se faut alors par hélicoptère. Enlever feuilles et brindilles dans les gouttières de toitures ; Stocker bois, carburant, peintures le plus loin possible des maisons ; Enlever les feuilles mortes et les plantes qui se trouvent à proximité des maisons ; Les pelouses doivent être tondues à ras et régulièrement arrosées ; Equiper les portes, les fenêtres et les bouches d aération de treillis métalliques afin d empêcher les braises de pénétrer dans les maisons ; Combler les vides, isoler les avant-toits et la partie inférieure des maisons ; Tenir une échelle à portée de main pour garantir l accès au toit via l intérieur ou l extérieur ; S équiper de tuyaux d arrosage et veiller à ce qu ils permettent d atteindre toutes les parties de la maison et du jardin. Faute d adduction d eau, se procurer une pompe à haute pression à moteur thermique ; Réaliser un plan convenablement préparé en vertu duquel, soit on évacue rapidement, soit on reste pour protéger la maison. B) A l approche d un feu de brousse Former le 3 fois zéro et appeler les pompiers. Il ne faut jamais être persuadé qu ils sont déjà informés de l incendie ; Remplir les baignoires, éviers, seaux avec de l eau et couper le gaz et l électricité ; Démonter les rideaux et placer les meubles loin des fenêtres ; Revêtir des vêtements de protection qui couvrent tout le corps, chausser des bottes, un passe montagne en laine, des gants et un chapeau ; Boucher les tuyaux de descente et remplir d eau toutes les gouttières ; Arroser les murs et le jardin en faisant face au front de l incendie et surveiller les feux spontanés ; Fermer portes et fenêtres, boucher les lézardes et combler les vides ; Lorsque le feu arrive, rester à l intérieur, loin des fenêtres, jusqu à ce qu il passe généralement 5 à 10 minutes. Éteindre tout feu qui se déclare à l intérieur, au-dessus ou en dessous de la maison et vérifier également à l intérieur de la cavité du toit ; Si la maison prend feu et qu il n est plus possible de l éteindre, se mettre à l abri sur un terrain brûlé. Ne pas quitter la zone mais attendre que l aide arrive ; Écouter la radio pour recevoir les informations officielles. Hélicoptère BK 117 en manœuvre de remplissage sur une rivière avec un «Bambi-Bucket» de type 2024, transportant 908 litres C) A quoi penser lors du choix de l emplacement de sa maison Un terrain plat est plus sûr qu un terrain en pente ; Les pentes douces sont plus sûres que les pentes raides ; Le bas de la pente est plus sûr que le sommet ;

42 46 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 À l étranger Les pentes qui font face à l Est sont plus sûres que celles qui font face au Nord, au Nord- Ouest, à l Ouest ou au sud ; Il faut laisser la place suffisante pour aménager des pare-feu de préférence labourés, s il n existe pas de parefeu naturels (cours d eau) ou artificiels (routes) ; Plus le pare-feu est large mieux c est ; Prévoir de la place afin que le pare-feu entoure complètement la maison ; Savoir que vous devrez régulièrement réduire, grâce à un brûlage dirigé, les combustibles dans les zones boisées se trouvant dans un rayon de 60 m autour de la maison ; Choisir l emplacement de telle sorte que les zones forestières soient au sud et à l Est ; Placer des arbres ayant une haute teneur en humidité sur les côtés vulnérables du site, de sorte à ce qu ils servent de boucliers contre le rayonnement, les étincelles et les braises volantes ; Positionner les abris au sud et à l Est de la maison ; Veiller à ce que les entrées de la maison soient face à l Est ; Tableau affichant la phase de danger d incendie auquel les forêts sont exposées. Ce type de tableau est affiché le long de toutes les routes, sur tout le territoire de l Australie. 4) L avertissement de danger de feu Les programmes radiotélévisés constituent un moyen particulièrement efficace pour sensibiliser le public face à ses responsabilités en matière de prévention des incendies. Ces campagnes de sensibilisation sont généralement diffusées tout au long de l année, avec une nette intensification juste avant l été. Ces campagnes permettent de donner des conseils simples en ce qui concerne des questions telles que la sécurité des feux de camps, la réalisation de brûlages de combustibles, le brûlage d ordures à l air libre et à l élimination des mégots de cigarettes. L Australie dispose également d un système d évaluation des dangers de feu qui permet de prédire le risque d un incendie de forêt ou de prairie. Ces informations reposent sur les paramètres que sont la sécheresse saisonnière, la pluviométrie récente, la température, l humidité relative, la vitesse du vent et la quantité de combustible présent sur le sol. Les dangers de feu sont évalués selon un système à cinq niveaux : extrême, très important, important, modéré et faible. Ce système d évaluation, qui est utilisé dans toute l Australie, est destiné à contrôler l usage du feu par le public durant la saison des feux de brousse, de façon à réduire le risque de départ de feu. De plus, lorsque le niveau est extrême ou important, toute production de feu est totalement interdite chez les particuliers. Si ceux-ci veulent faire du feu, ils doivent disposer d une autorisation délivrée par le commandant des pompiers localement compétent. Donc, le barbecue en Australie, en été et pendant la saison sèche, n est pas toujours possible. Tactique d intervention lors de feux de forêts En Australie, les services de secours bénéficient de moyens importants destinés au combat des feux de bush et de forêts. Ces moyens sont aussi bien terrestres qu aériens et sont judicieusement répartis sur le territoire de chaque état du pays. L organisation tactique pour l intervention lors de feux de forêts est sensiblement similaire d un état à l autre car les risques sont identiques et les ravages du feu peuvent causer les mêmes effets et catastrophes que ce soit au Nord ou au sud du pays. Il y a juste une particularité, ce sont les états qui disposent sur une partie de leur territoire, d un climat tropical, qui, pendant la saison des pluies, voit le risque de feux de forêts ou de brousse se réduire sérieusement pour bien entendu reprendre de plus belle lors de la saison sèche. Lors de feux de forêts de petite ampleur, l intervention des hommes du feu se limite au niveau régional, car les moyens sont souvent suffisants pour intervenir. Mais lorsque les vents sont violents, immédiatement, le plan de crise de plusieurs régions ou de l état lui-même peut-être déclenché. Dans ce cas, ce sont toutes les disciplines, comme nous appelons chez nous, qui entrent en action pour permettre une gestion optimum de la catastrophe, car un incendie de forêts qui survient par temps de grands vents est toujours une catastrophe, dont il est difficile de réguler la propagation, la vitesse et la direction du front de flamme, qui peut se modifier à chaque changement de direction du vent. Chaque état dispose d un centre de commandement national que se situe généralement dans ou aux abords de la capitale de l état et qui regroupe tous les états-majors des services concernés par la gestion tactique de feux de forêts de grande ampleur. Ces services concernés sont : Les services d incendie urbains, ruraux ainsi que le States Emergency Service ;

43 n 1/ À l étranger Les services de police ; Les services sanitaires et d ambulances ; Les services de gestion des forêts et de l environnement ; Les services logistiques de génie civil, (ponts et chaussées, armée et toutes les firmes réquisitionnables pour le transport d eau, l établissement des coupe-feu, etc ; Les services de météo aéroportuaires et militaires ; Les services d assistance aériens (bombardiers d eau, hélicoptères, etc ) ; Les services d assistance sociale (armée du salut, etc ) Les autorités administratives et politiques de l état et des régions concernées par les feux de forêts ; Tous ont donc pour but de se coordonner et de parfaitement répartir le travail en fonction des compétences et des spécialités de chacun. Diverses cellules sont alors constituées afin de permettre le relais des informations et surtout des requêtes établies par les postes de commandement sur le terrain en fonction de chaque discipline. Les requêtes possibles peuvent être de plusieurs types et peuvent aller d une simple demande de renfort en camions citernes de grande capacité, (par exemple, lors des incendies de février / mars 2009 dans l état de Victoria, la première requête fut la demande sur place de litres d eau. Le centre de contrôle, via son officier logistique, a dépêché 3 camions Road Trains de litres chacun, qui sont arrivés sur place en moins de 30 minutes). D autres demandes plus spécifiques peuvent également arriver au centre de contrôle et celui-ci a pour tâche d y répondre dans les meilleurs délais. Lors de certains très gros feux de forêts, de l aide en matériel et personnel peut être également demandé aux états voisins, ce qui s est fait en février / mars 2009, alors que cet incendie a duré plus de 3 semaines sur une longueur de front de flammes de plus de 300 km (voir la carte ci-haut). Dans une région proche des villages qui ont été détruits par l incendie de forêts de février / mars 2009, après plus de 18 jours de combat acharné par des milliers de sapeurs-pompiers venus de l Australie entière, le vent a brusquement tourné et a menacé une petite ville de habitants, qui avait, jusqu alors été épargnée de la voracité des flammes. Le centre de contrôle a alors pris, en concertation avec tous les officiers et les autorités présentes, une décision incroyable qui fut de fermer au trafic aérien l aéroport d Avalon - Geelong, situé à l Ouest de Melbourne, pour y envoyer ses pompiers d aviation avec leurs 4 crash-tenders Panther 6x6 MK 8 à destination du front de flammes quelques 150 km plus au Nord. De plus, deux crashtenders de réserve de l aéroport international de Melbourne ont également été envoyés sur les lieux de la catastrophe. L idée n est évidemment pas banale, mais en sachant les désastres en vies humaines, animales et en matériel que les régions déjà sinistrées par le feu avaient subi, il fallait prendre des initiatives sérieuses et urgentes afin de mettre un terme au ravage causé par les flammes. L intervention simultanée de ces 6 crash-tenders, conjuguée avec le support de 4 camions «Road Train» de litres chacun (soit litres au total) et une vingtaine d autopompes 4x4 du «Country Fire Authority», a permis de venir à bout du feu en 48 heures. La presse demandera d ailleurs au Gouverneur de l état de Victoria, pourquoi il a fallu attendre si longtemps pour prendre cette initiative. En effet, cette initiative ne sera seulement prise que 18 jours après le début de l incendie. La tactique d intervention est commune et générale, pour les feux de forêts. Nous connaissons chez nous, dans la plupart des cas, une préférence pour une progression avec le vent dans le dos. Bien qu actuellement certaines tactiques efficaces voient le jour en Australie avec une progression latérale

44 48 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 À l étranger arrière à 35 vis à vis du front de flammes, tout en essayant de toujours avoir le vent dans le dos, de sorte à être le moins possible incommodé par les fumées et de pouvoir toujours assurer une retraite en toute sécurité pour les intervenants. Cette tactique a également pour but de pouvoir avancer en même temps que le feu, tout en ayant la capacité lors de la progression de réduire la longueur du front de flammes ainsi que de pouvoir, très rapidement, constater les changements de direction du vent et les embrasements généraux aux cimes des eucalyptus. Bien entendu, cette tactique est très bien en théorie, mais n est pas toujours scrupuleusement applicable sur le terrain, car elle ne tient pas compte des difficultés de progression souvent rencontrées par les équipes d intervention. En effet, la progression sur le terrain n est pas toujours aisée car celui-ci peut être accidenté ou ne pas avoir des accès prévus pour les véhicules de secours. C est alors, à ce moment là, et en fonction de la gravité de l incendie, que les moyens aériens seront mis en œuvre. La décision pour la mise en œuvre de ces moyens sera prise par l officier pompier directeur des opérations de secours sur les lieux, en concertation avec l officier pompier chargé de la gestion logistique situé au centre opérationnel. Chaque état d Australie dispose de moyens aériens divers, répartis sur son territoire, destinés à la lutte contre les feux de forêts. Ces moyens se composent essentiellement d hélicoptères de tous types, transportant, soit un Bambi-Bucket suspendu, soit une citerne fixée sous son fuselage ou d avions bombardiers d eau de petite capacité. En effet, l Australie ne compte aucun hydravion de type «Canadair» parmi les aéronefs utilisés. Ceci s explique surtout pour une raison majeure, c est que les distances à parcourir entre les points de ravitaillement (mer, lacs, etc ) et les fronts de flammes sont souvent très importants, ce qui rend leur intervention inefficace car le délai entre les dopages est beaucoup trop long. Par contre, l utilisation de petits avions et d hélicoptères, pouvant atterrir dans les prairies et être rapidement ravitaillés par des camions citernes, est effectivement une solution très efficace et qui a déjà maintes fois prouvé son utilité. À quelques exceptions près, tous ces aéronefs sont loués à des firmes privées pendant la saison à haut risque. Les firmes en question mettent également leurs pilotes à disposition durant toute cette période. Ceux-ci, de véritables as, comptabilisent souvent de très nombreuses heures de vol et sont, bien souvent, tous issu du monde militaire. La collaboration est très efficace entre les moyens aériens et les équipes au sol, de sorte que les accidents sont rares et les départs de feux de forêts sont à 99 % noyés dans leurs nids endéans l heure. Lors de feux de forêts de grande ampleur, plusieurs centres de commandements sont également répartis aux endroits stratégiques sur le terrain. Ces centres de commandements, constitués de divers véhicules PC mobiles (pompiers, police, service d ambulance, services logistiques, armée du salut), ont pour but de rassembler toutes les équipes d intervention de la zone. C est au départ de ces points que toute la tactique d intervention est organisée ainsi que le ravitaillement pour tout le personnel d intervention. Les relèves s effectuent également à partir de ces points. Conclusions Malgré l immensité du territoire, les très nombreuses étendues de forêts ainsi que le climat souvent aride et capricieux nécessite les australiens à s adapter aux difficultés de la nature. Bien que la densité de la population soit très faible au kilomètre carré, néanmoins chaque zone, quelle soit désertique ou urbaine, comporte un certain nombre de dangers Les autorités sont évidemment conscientes de ces risques et ont, de ce fait, prévu toutes les éventualités en planifiant les méthodes d interventions locales, mais surtout en prévoyant toutes les possibilités de renforts rapides, pour les zones les plus reculées. Outre le fait que l Australie est un pays très sécurisé au niveau de la délinquance, grâce à une police disposant des moyens judicieux et nécessaires, elle l est également au niveau de la gestion et de la prévention des catastrophes. Bien entendu, cette réussite au niveau de la sécurité et de l organisation des services de secours est aussi le fruit d une culture altruiste, de dévouement, d entraide et respectueuse de son prochain dont fait particulièrement preuve l australien lui-même. De ce côté-là, dans nos pays européens, nous avons malheureusement encore beaucoup de chemin à faire. TEXTE ET PHOTOS : SERGE AMORES Y MARTINEZ AMORÉ (SAUF MENTION CONTRAIRE) A suivre: Troisième partie : Du diable à la douceur des paysages de Tasmanie : «Des pompiers au contraste saisissant». Les pompiers des bases australiennes en Antarctique.

45 n 1/ À l étranger Insignes et emblèmes des sapeurs-pompiers australiens Insigne général de la «Royal Australian Air Force- RAAF» Cocarde de la force aérienne australienne qui figure sur tous les véhicules de lutte contre l incendie Insigne des sapeurs-pompiers aéroportuaires fédéraux «AirService Australia» (ARFFS) Insigne de la Régie chargée de la sécurité et la gestion des sapeurs-pompiers aéroportuaires Logo des entreprises d extraction minières de l Australie du Sud Insigne fédéral des services d incendie de l armée de terre Logo des entreprises d extraction de pétrole en Australie Sources et Remerciements Je remercie particulièrement toutes ces personnes pour leur accueil, leurs conseils, leur collaboration, leur patience et pour toutes les informations qu elles ont bien voulu me transmettre lors de cet extraordinaire voyage de deux mois en Australie : Airservice : Airport Rescue and Fire Fighting Service (ARFFS) : Philip McGowan, Station Commander, Hobart Airport Harvey Bradburn, Superintendent, Hobart Airport Rodney Reith, Senior Fire Commander, Canberra Airport Bhp Billiton, Mine extraction company : Richard Hobbs, Superintendent Emergency Services & Security Santos mineral company : Mike Papandreou, Chief Fire Officer Emergency Services Divers : Quintin Bonafede, Base Chief Engineer, (Australian Helicopters) L Australian Fire Authority Council Le Department of Bush Fire Services Le Department of Natural Resources and Environment La Geography Teachers Association of Victoria Inc. L Emergency Management Australia, Department of Defence Le Service de documentation et d archives photographiques pour les sapeurs-pompiers, SAPP FADB, asbl Notes personnelles

46 50 Le Sapeur-Pompier Belge n 1/2010 Miscellanées Naissances Nous sommes heureux de vous annoncer la naissance de: m Marie, née le 14 janvier 2010 fille du sapeur pompier professionnel Luc DESMEDT, du service incendie de Wavre m Martin bei Herr und Frau HOFFMANN Alexander der Fw AMEL m Jimmy bei Herr und Frau ZANZEN Alain der Fw AMEL m Sasha chez Monsieur et Madame CORNIL du SRI Charleroi Pour le Service Incendie de Kelmis / La Calamine Sont promus au grade de caporal ERVENS Joël GENERET Marc KLINKENBERG Yves SCHMETZ Pierre Sont promus au grade de Sergent, les caporaux BRAUN Philippe MERTENS Raymond Sont promus au grade d'adjudant, les Sergents PALM Siegfried SCHMETS Serge Nous félicitons le s/lt CLOTH Francis, pour son accession au poste de Chef de Service Sont admis à la vétérance Le Sergent DEBEY Jean Le Sergent BRAUN Raymond Congratulation pour les stagiaires ayant réussi le brevet de Sapeur-Pompier NYSSEN Kevin DEBOUGNOUX Joël CLOSE Dirk DALHEN Alain SCHUBERT Karin STROUGMAYE Sven VANASCHEN Thierry VONDENHOF Marc Pour le service régional d incendie de Malmedy Admis à la retraite adjudant Alain KEHL Promus adjudants Philippe JACOBY, Denis HEYEN, Pierre LAMBERT Promu sergent-major Christophe GUEBEL Promu 1 er sergent Benoît BEAUPAIN Promus sergents Charles GUISSET, Luc SADZOT Promus caporaux Roland HOCK, Manu MERTENS, Henri LOUIS, Stéphane GEUENS, Manolito LEJOLY Nommé capitaine professionnel chef de service Daniel REMACLE

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