Journées Télécom-UPS «Le numérique pour tous» David A. Madore. 29 mai 2015
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- Stéphane Thibodeau
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1 et et Journées Télécom-UPS «Le numérique pour tous» David A. Madore Télécom ParisTech 29 mai /31
2 et 2/31
3 : définition Un réseau de R m est un sous-groupe (additif) discret L de l espace euclidien R m. Un tel sous-groupe est nécessairement isomorphe à Z n (où n m) comme groupe abélien : il existe b 1,..., b n L tels que L = Zb 1 Zb n. De plus, b 1,..., b n sont R-libres (=linéairement indép ts ). On dit qu ils sont une base de L, et que n est le rang de L. et Définition équivalente : Un réseau de R m est un L(B) := {ub : u Z n } où B R n m est une matrice de rang n. (B est la matrice dont les b i sont les lignes.) On suppose souvent m = n (réseau de rang plein), quitte à se placer dans Vect R (L) = Rb 1 Rb n. 3/31
4 Exemples et Les deux réseaux de rang 2 admettant le plus grand groupe de symétries sont (à similitude près) : (A 1 ) 2 A 2 Z 2 R 2 {(x, y, z) Z 3 : x + y + z = 0} R 3 4/31
5 Bases et parallélotopes fondamentaux Soit L(B) = {ub : u Z n } R m (où rg B = n). P(B) := {ub : u [0; 1[ n } s appelle parallélotope fondamental associé à la base B. On a L(B) = L(B ) ssi B = UB où U GL n (Z). Ici, GL n (Z) est l ensemble des matrices n n à coefficients entiers, de déterminant ±1 (unimodulaires). Dès que n > 1, un réseau admet une infinité de bases. et On peut voir l ensemble des réseaux de rang plein dans R n comme l ensemble quotient GL n(z)\gl n(r). vol(p(b)) =: covol(l(b)) = det(b) (lorsque m = n) : volume du parallélogramme fondamental : (co)volume ou déterminant du réseau. Ne dépend pas de B! 5/31
6 Toutes les bases ne se valent pas Certaines bases sont plus «agréables» que d autres : et «Bonne» base Moins «bonne» base Les deux parallélogrammes fondamentaux dessinés ont la même aire, mais pas la même forme / la même longueur des côtés. «Bonne» constituée de petits vecteurs. Thèmes : Comment construire de «bonnes» bases à partir de «mauvaises»? (Par des opérations élémentaires entières sur les lignes de B.) Comment exploiter la difficulté de ce problème? 6/31
7 Similitudes Soit L(B) = {ub : u Z n } R m (où rg B = n). Si t R, on a t L(B) = L(tB) (homothétie). Multiplie le covolume par t n. Si Ω O m, on a L(B) Ω = L(BΩ) (isométrie). Ne change pas le covolume. Si L(B) Ω = L(B), on dit que Ω est une symétrie de L(B). On identifie souvent deux réseaux homothétiques, isométriques, ou les deux (semblables). Ceci permet de normaliser covol(l) = 1. et On peut considérer SL ± n (R)/O n comme l espace des formes de parallélotopes de dimension n [espace riemannien symétrique], et GL n(z)\sl ± n (R)/O n comme l espace des formes de réseaux de rang plein. Matrice de Gram : G := BB tr soit G ij = b i b j, invariante par isométrie (BΩ(BΩ) tr = BB tr ). 7/31
8 Matrice de Gram Soit L(B) = {ub : u Z n } R m (où rg B = n). Matrice de Gram : G := BB tr soit G ij = b i b j. Invariante par isométrie (BΩ(BΩ) tr = BB tr si Ω O m). Est la matrice de la forme quadratique sur Z n définie par q(u) = ub 2 (norme euclidienne transportée au réseau), donc définie positive. ( Lien avec les f.q. sur les entiers.) Vérifie det(g) = covol(l) 2 (discriminant de L = L(B)). En effet, det(g) = det(b) 2 est évident si m = n. Réciproquement, si G est définie positive, on peut écrire G = BB tr pour B GL n (R) (conséquence de Cholesky ou du théorème spectral), et B est unique à isométrie près. L espace SL ± n (R)/O n s identifie donc à l ensemble des matrices définies positives de déterminant 1, et GL n(z)\sl ± n (R)/O n à l ensemble des formes quadratiques définies positives sur un Z-module de rang n. et 8/31
9 Orthogonalisation de Gram-Schmidt Si b 1,..., b n R m sont R-libres, on définit par récurrence b i := b i j<i µ i,j b j où µ i,j := (b i b j )/ b j 2 (i.e., b i = proj Vect(b j :j<i) (b i)). Les (b i ) i s sont donc une base orthogonale de Vect(b i : i s) = Vect(b i : i s). Formulation matricielle (pour m = n) : B = MDV avec M triangulaire inférieure de diagonale 1 (soit : M ij = µ i,j si j < i, 1 si j = i, et 0 si j > i), D diagonale de diagonale b i, et V orthogonale. En particulier, det(b) = det D = n i=1 b i. et Dépend de l ordre : si on permute b i b i+1, alors (b i, b i+1 ) devient (b i+1 + µ i+1,i b i, b i+1 2 b i µ i+1,i b i 2 b i+1 b i+1 2 +µ 2 i+1,i b i 2 ). 9/31
10 Gram-Schmidt (suite) et Calcul de l aire d un parallélogramme : (b 1, b 2 ) (b 1, b 2 ) La matrice (DV ) des b i définit un parallélotope rectangle ayant le même volume covol(l) que celui défini par les b i. Les b i n appartiennent pas à L en général. 10/31
11 Minima successifs d un réseau Soit L un réseau euclidien de rang n dans R m. On définit, pour 1 i n : λ i (L) = min{r R + : dim Vect(L B f (0, r)) i} où B f (0, r) = {x R m : x r}. Autrement dit, λ i (L) est le plus petit r tel qu on puisse trouver i vecteurs R-libres tous de norme r dans L. Attention : L B f (0, λ n) ne contient pas forcément une Z-base de L. et En particulier, λ 1 (L) = min{ x : x L \ {0}} est la norme du plus petit vecteur non nul de L. Exercice : Montrer que λ 1 (L) min{ b i : 1 i n}. Indication : umdv = umd avec MDV comme dans G-S. Question : Peut-on borner λ 1 (L) covol(l) 1/n? 11/31
12 Empilements de sphères Ici, L est de rang plein. Soit ρ(l) := 1 2 λ 1(L). Il s agit du plus grand rayon ρ tel que les boules ouvertes de rayon ρ centrées sur les points de L soient deux à deux disjointes. La densité = fraction du volume occupé par les boules vaut alors V n ρ(l) n / covol(l) où V n := πn/2 (n/2)! est le volume de la n-boule unité. Il est souvent plus commode de travailler avec ρ(l) n / covol(l), ou encore λ 1(L) covol(l) 1/n. Question : Quelles valeurs ces nombres peuvent-ils prendre? (Quel réseau empile le mieux les boules en dimension n?) Réponse connue pour n 8 et n = 24. Constante de Hermite : γ n := sup{λ 1 (L) 2 : L t.q. covol(l) = 1} (atteint ; on a alors γ 1 = 1, γ 2 = 2 3 3, γ3 = 3 2, γ 8 = 2, γ 24 = 4). et Où (k + 1 (2k+1)!! )! := 2 2 π (et (2k + 1)!! = impairs). k+1 12/31
13 Une borne de Minkowski Explicitons le fait que la densité d un empilement est 1. Théorème (Blichfeld) : Si L R n de rg. pl., et S R n t.q. vol(s) > covol(l), alors z 1 z 2 S t.q. z 1 z 2 L. Preuve : sinon, les S z := (S + z) P sont disjoints (pour z L). Or z vol(sz) = vol(s z z) = vol S > vol P, contradiction. Théorème (Minkowski) : Si L R n de rg. pl., et S convexe sym que t.q. vol(s) > 2 n covol(l), alors S (L \ {0}). Preuve : vol( 1 S) = 2 2 n vol(s) > covol(l) donc il existe z 1 z 2 1 S 2 t.q., z 1 z 2 L, or z 1 z 2 = 1 (2z1 2z2) S. 2 et Corollaire : λ 1 (L) n covol(l) 1/n (c est-à-dire, γ n n). Preuve : Appliquer le théorème à la boule ouverte de centre 0 et rayon λ 1, et utiliser la minoration V n (2/ n) n (car la boule unité contient un cube de côté 2/ n). Amélioration : ( n i=1 λ i(l)) 1/n n covol(l) 1/n. Idée : Remplacer la boule par l ellipsoïde de demi-axes λ 1,..., λ n orientés selon le Gram-Schmidt des minima successifs. 13/31
14 Le réseau dual Si L R n est un réseau de rang plein, son dual est L := {y R n : x L, x y Z} où x y est le produit scalaire (euclidien). Matriciellement, si les vecteurs sont vus comme des vecteurs-lignes : et L = {y R n : x L, xy tr Z} = {y R n : u Z n, uby tr Z} = {y R n : yb tr Z n } = L(B tr ) C est donc aussi un réseau, et (L ) = L. Covolume : covol(l ) = covol(l) 1. Homothéties : (t L) = 1 t L. Inverse la matrice de Gram. Cas de rang non plein : on peut définir L(B) = L((G 1 B) tr ) Vect R (L(B)). Symétrie sur l espace riemannien symétrique SL ± n (R)/O n. 14/31
15 entiers Si L L, i.e., si la matrice de Gram G est à coefficients entiers, on dit que L est entier. Notamment, dans ce cas, le discriminant det G = covol(l) 2 est entier. Lien avec les formes quadratiques entières (q(u) = ub 2 = ugu tr ). et On a L = L ssi L est entier et covol(l) = 1 (i.e., G GL n (Z)). On dit alors que L est unimodulaire. Si de plus x 2 2Z pour tout x L (i.e., q prend des valeurs paires), on dit que L est pair (=de type II), sinon impair (=de type I). Le plus petit rang d un réseau unimodulaire pair est 8, et ce réseau est unique à isométrie près (c est E 8). 15/31
16 Quelques réseaux remarquables Z n réseau entier de covolume 1, avec λ 1 = = λ n = 1. A n := {(x 0,..., x n ) Z n+1 : n i=0 x i = 0} réseau entier de covolume n + 1, avec λ 1 = = λ n = 2. Note : A 1 est isométrique à 2Z, et A 2 est le réseau hexagonal, A 3 le «cubique faces centrées». n n+1. A n = A n + Z( n n+1, 1 n+1, 1 n+1,..., 1 n+1 ) ici λ 1 = Note : A 1 est isométrique à 1 2 Z et A 2 à 1 3 A 2, et A 3 est le «cubique centré». D n := {(x 1,..., x n ) Z n : n i=1 x i 2Z} réseau entier de covolume 2, avec λ 1 = = λ n = 2. Note : D 2 est isométrique à 2Z 2, et D 3 est isométrique à A 3. Dn = Z n (Z )n, avec λ 1 = 1 si n 4. Note : D4 est isométrique à 1 2 D 4. E 8 := {(x 1,..., x 8 ) (Z 8 (Z )8 ) : 8 i=1 x i 2Z} réseau entier de covolume 1, avec λ 1 = = λ 8 = 2. 16/31 et
17 Quelques problèmes algorithmiques Algorithmiquement, on considère généralement des réseaux L Z n (ou en tout cas L Q n ). Parfois NZ n L Z n («N-modulaires»). Problème SVP h («Shortest Vector Problem») : pour h 1, donnée une base B de L = L(B), trouver z L tel que 0 z h λ 1 (L). SVP h est NP-dur pour h n, polynomial (P) par LLL pour h = 2 n/2. SVP = SVP 1 est résoluble en complexité 2 O(n). et Problème CVP h («Closest Vector Problem») : pour h 1, donnée une base B de L = L(B) et t R n, trouver z L tel que t z h dist(t, L). CVP h est au moins aussi dur que SVP h, et polynomial (P) pour h = 2 n/2 par LLL+Babai. 17/31
18 Bases LLL-réduites Gram-Schmidt : b i := b i j<i µi,j b j où µ i,j := (b i b j )/ b j 2. La base b 1,..., b n est dite LLL-δ-réduite ( 1 4 < δ < 1) si : pour tous i > j, on a µ i,j 1 2, et pour tout i < n, on a b i+1 + µ i+1,i b i 2 δ b i 2. Intuitivement, la première condition assure que les b i ne sont pas trop loin d être orthogonaux, et la seconde, qu on ne gagne pas trop à échanger b i b i+1 avant d appliquer G-S. Notion de «bonne» base : on va voir que tout réseau a une base LLL-réduite, calculable en temps polynomial. et On déduit b i+1 2 (δ µ 2 i+1,i ) b i 2 (δ 1 4 ) b i 2. Donc b i (δ 1 4 )(i 1)/2 b 1. Comme λ 1 min b i, on a b 1 (δ 1 4 ) (n 1)/2 λ 1. 18/31
19 Opérations élémentaires Réduction de la ligne b i par b j (j < i) : remplacer b i par b i cb j (soit B (1 n ce ij )B) où c = µ i,j (arrondi ). Effet sur G-S : µ i,k µ i,k cµ j,k, donc µ i,j 1 2. Les b i ne changent pas. Réduction de taille de la base : pour i allant de 2 à n, pour j allant de i 1 à 1 (décroissant), réduire b i par b j (soit b i b i µ i,j b j ). Assure la propriété µ i,j 1 2. et Échange b i b i+1 [et recalculer / m.à.j. G-S!] L échange servira à assurer la propriété de Lovász b i+1 + µ i+1,i b i 2 δ b i 2. Il faut refaire une réduction de taille après chaque échange! Soit ξ := (ξ + 1 ) où = partie entière. 2 19/31
20 Soit 1 4 < δ < 1 (typiquement δ = 3 4 ou mieux ( 3 4 )n/(n 1) ). Algorithme de Lenstra-Lenstra-Lovász donnés b 1,..., b n base d un réseau L de R m, calcule une base LLL-δ-réduite. (1) Calculer (ou m.à.j.) Gram-Schmidt. (2) Réduction de taille de la base : pour i allant de 2 à n, pour j allant de i 1 à 1 (décroissant), réduire b i par b j (soit b i b i µ i,j b j ) (et µ i,k µ i,k µ i,j µ j,k ). (3) S il existe i tel que b i+1 + µ i+1,i b i 2 < δ b i 2 : échanger b i b i+1, et retourner en (1). et Théorème : LLL termine en temps polynomial. Idée : n i=1 b i 2(n i+1) = n i=1 covol(l(b1,..., bi))2 décroît d un facteur δ pour chaque échange. Note : pour n = 2, LLL = algo. de Lagrange Gauß «Euclide centré». 20/31
21 Propriétés des bases LLL-réduites Soit α = 1 δ 1 4 et b 1,..., b n une base LLL-δ-réduite. On a vu b 1 α (n 1)/2 λ 1, donc pour δ = 3 4 on a b 1 2 (n 1)/2 λ 1 et LLL résout SVP h pour h = 2 (n 1)/2 (renvoyer b 1 ) en temps poly. Plus généralement, on a : et b i α (n 1)/2 λ i b 1 α (n 1)/4 covol(l) 1/n n i=1 b i α n(n 1)/4 covol(l) Expérimentalement, sur des réseaux et bases aléatoires, on observe des inégalités meilleures (mais toujours exponentielles), par exemple b n covol(l) 1/n. 21/31
22 Algorithme de Babai Soit L = L(B) un réseau et t R n. On veut résoudre le problème CVP h avec h = 2 n/2, i.e., trouver z L tel que z t 2 n/2 dist(t, L). Appliquer LLL avec δ = 3 4 à B. Faire x t, puis pour j allant de n à 1 (décroissant), remplacer x x cb j où c = (b b j )/ b j 2. Retourner z = t x. et De façon équivalente : on choisit d abord c Z tel que l hyperplan affine cb n + Vect(b 1,..., b n 1 ) soit aussi proche que possible de t, puis on applique récursivement pour trouver un élément proche de x dans cb n + L(b 1,..., b n 1 ) (i.e., proche de x cb n dans L(b 1,..., b n 1 )). 22/31
23 Approximation diophantienne simultanée Soient (ξ 1,..., ξ r ) R irrationnels. On cherche à approcher les ξ i par des rationnels p i /q de même dénominateur, i.e., trouver (p 1,..., p r ) Z r et q N >0 tels que les qξ i p i soient petits et q pas trop grand. Qualité prédite par : Dirichlet : Il existe des q arbitrairement grands tels que qξ i p i q 1/r où p i = qξ i. Preuve : Découper (R/Z) r en N r cubes de côté 1/N, et considérer les N r + 1 classes des points q ξ pour 0 q N r : il existe 0 q 1 < q 2 N r tels que les classes tombent dans la même boîte, et si q = q 2 q 1 alors on a qξ i p i 1 N q 1/r. et Réseau : pour N > 0 réel, considérer l image de Z r+1 R r+1 envoyant (p 1,..., p r, q) sur (N(qξ 1 p 1 ),..., N(qξ r p r ), q/n r ). On vient de voir que ce réseau a des petits vecteurs non nuls. LLL donne qξ i p i 2 r/2 /N avec q 2 r/2 N r. 23/31
24 Le problème du sac à dos et Problème : Donnés a 1,..., a r, s entiers > 0, on cherche un sous-ensemble P de {1,..., r} tel que i P a i = s (supposé exister). Approche par LLL : soit B une constante bien choisie ( n2 n ). considérer l image de Z r+1 R r+1 envoyant (u 1,..., u r, v) sur (u 1,..., u r, B (vs u i a i )). Avec les bonnes conditions sur les a i (uniformément choisis sur un intervalle assez grand) et s (supérieur à 1 2 ai, ce qu on peut toujours supposer), on montre qu avec une probabilité extrêmement élevée, le plus court vecteur trouvé par LLL résout le problème du sac à dos. 24/31
25 en : principes Utilisation pour le chiffrement à clé publique : La clé secrète sera typiquement une «bonne» base d un réseau L (ou de son dual). La clé publique sera typiquement une «mauvaise» base du même réseau L. Il est facile de générer la mauvaise base à partir de la bonne, difficile de faire l opération inverse. et Le chiffrement consiste à fabriquer un problème difficile à partir d une mauvaise base, que la connaissance d une bonne base permet de résoudre. Par exemple : pour chiffrer, écrire le message sous forme d un petit vecteur e, choisir z aléatoirement dans L, et renvoyer x = z + e. Déchiffrer demande de retrouver z L proche de x. 25/31
26 en : espoirs et limitations Espoirs de la basée sur : Résistance aux ordinateurs quantiques. Contrairement aux problèmes de théorie des nombres (factorisation, pb. du log discret) utilisés comme source de difficulté en à clé publique traditionnelle, et qui sont cassés par les ordinateurs quantiques, les problèmes de réseaux paraissent aussi difficiles pour les ordinateurs quantiques que pour les ordinateurs classiques. Outils plus puissants, p.ex., chiffrement complètement homomorphe ( calculs sur les chiffrés). et Limitations : Taille de clés/chiffrés beaucoup plus grande. Encore mal compris : pas de paramètres de sécurité standardisés. Si un jour ils existent vraiment... 26/31
27 N-modulaires Notation : Z /N := Z/NZ Un réseau L tel que NZ m L Z m est dit N-modulaire. Équivalent à la donnée d un sous-groupe L/NZ m Z m /N (si N=q premier, d un sous-f q -esp. vect. de F m q ). Attention : Le rang du réseau ici est m, même si L/NZ m est très petit. Si A (Z /N ) n m (typiquement, n m n log n), soient : Λ(A) :=L(A) + NZ m = {x Z m : u Z n, x ua [N]} Λ (A) := {v Z m : Av tr 0 [N]} et N-modulaires (de rang m) engendré par les lignes de A, resp. orthogonal aux lignes de A. On a Λ (A) = N Λ(A) et Λ(A) = N Λ (A). Si N=q premier, et A de rang n, on a Λ (A) = Λ(B) où B Z (m n) m /q de rang m n (lignes de B base du suppl. ortho. des lignes de A, soit BA tr = 0). Avec haute probabilité, covol(λ(a)) = q m n et covol(λ (A)) = q n. 27/31
28 «Learning With Errors» (LWE) Soit q premier. Typiquement, 10 3 < q < 10 5 ici, 10 2 < n < 10 3 et 10 3 < m < Soit A Z n m /q tiré au hasard uniformément. Le vecteur x Z m /q est défini par l un des deux procédés suivants : tiré au hasard uniformément dans Z m /q, ou bien calculé par x = ua + e où u Z n /q est tiré au hasard uniformément, et e Z m /q selon une distribution gaussienne (arrondie aux entiers et réduite mod q). Défi : distinguer ces deux cas avec probabilité > ε. Si l écart-type est assez petit, application du CVP à x pour le réseau Λ(A). Correction de l «erreur» e. et Théorème (informel t ) : pour un écart-type assez élevé dans 2π la gaussienne (> n ), LWE est au moins aussi difficile que certains problèmes difficiles «standards» sur. 28/31
29 Un chiffrement basé sur LWE (Regev / GPV) Paramètre : A Z n m /q tiré au hasard uniformément. Clé secrète : s Z m /q selon une distribution gaussienne («petit vecteur» secret). Clé publique : p := As tr Z n /q. Chiffrement d un bit b {0, 1} : tirer u Z n /q uniformément et (e, e 0 ) Z m+1 /q selon une distribution gaussienne («erreur»). Renvoyer x = ua + e Z m /q ainsi que c = b q 2 + u p + e 0 Z /q. Déchiffrement : recevant x Z m /q et c Z /q, calculer c x s tr, qui vaut b q 2 + e 0 e s tr : si ce nombre est plus proche de q 2, décoder 1, sinon, décoder 0. Validité : e 0 e s tr a une probabilité négligeable d être q 2. et Le paramétrage de m, n, q et les écarts-types des gaussiennes doit être fait pour rendre le chiffrement difficile à casser et la probabilité d erreur au décodage négligeable. 29/31
30 Un chiffrement basé sur LWE : explications Paramètre : A Z n m /q. Clé secrète : s Z m /q («petit vecteur»). Clé publique : p := As tr Z n /q. La clé publique est plutôt (A p) Z n (m+1) /q. Soit L := Λ(A p) le réseau engendré par ses lignes. Chiffrement : x = ua + e Z m /q et c = b q + u p + 2 e0 Z /q où u Z n /q uniforme et (e, e 0) Z m+1 /q «erreur». On a donc (x p) = u(a p) + (e e 0 ) + (0 b q 2 ) Zm+1 /q qui est soit proche de L, soit de L + (0 q 2 ). La distinction entre ces deux cas est rendue possible par la connaissance du petit vecteur ( s 1) Λ (A p) (car on a (A p)( s 1) tr = As tr + p = 0). et Moralité : Connaître un petit vecteur dans le réseau dual L permet de séparer nettement L en hyperplans. 30/31
31 Preuve de sécurité (idée) et Preuve en deux points : Savoir distinguer une clé publique p Z n /q (avec p = Astr où s Z m /q petit vecteur) d une clé aléatoire uniforme Z n (m+1) /q revient à savoir résoudre LWE. En effet, se donner p = As tr revient à se donner s modulo Λ (A), c est-à-dire un tirage vb + s avec v uniforme, où B Z (m n) n /q définit Λ(B) = Λ (A). C est bien un problème LWE. Savoir déchiffrer pour une clé A Z n (m+1) /q aléatoire uniforme revient à savoir résoudre LWE. En effet, il s agit de distinguer ua + e (avec u uniforme). 31/31
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