La formation des salaires



Documents pareils
TRAVAIL ET GESTION DE L EMPLOI?

I. Entrée en vigueur de l avenant salaires n 21 à compter du 1 er novembre 2013

PROCÈS-VERBAL DE DÉSACCORD DU 22 JANVIER 2013

fiche pratique Les salaires de votre salarié à domicile

Le Bulletin de salaire

services à la personne

Copyright DGAFP /03/ :07:58

Royaume du Maroc. La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers

Sommaire. L entrée en vigueur de l avenant n 21 sur les salaires minima au 1 er novembre 2013

FICHE OBLIGATIONS LEGALES

Fiche obligation légales. Entreprises de 50 à 299 salariés. Etat du droit après la promulgation de la loi du 4 août 2014

La rémunération. Échelonnement indiciaire de 1 re classe

Part des salaires dans la valeur ajoutée

LA REFORME DES CARRIERES DES FONCTIONNAIRES DE CATEGORIE C

ALLOCATIONS CHOMAGE. Effet au 01/07/2014

Le Pacte de responsabilité et de solidarité

La prise en compte du travail à temps partiel dans les droits à retraite des différents régimes

ETUDE LE CONTRAT D APPRENTISSAGE

Le pacte de responsabilité et de solidarité

Avenir de la Fonction publique «parcours professionnels, carrières, rémunérations»

ACCORD DU 15 JANVIER Définition des termes, abréviations, terminologies, néologies utilisées dans le texte

Livret d accueil MISSIONS TEMPORAIRES. Centre Interdépartemental de Gestion de la Grande Couronne de la Région d Île-de-France

EXAMEN PROFESSIONNEL D ATTACHE PRINCIPAL

ENTENTE À INTERVENIR. entre d une part : LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. et d autre part :

Tableau comparatif des contrats d apprentissage et de professionnalisation

Code du Travail, Art. L à L

DECRETS. Ministre des transports. maritimes et de la marine marchande. Ministre des transports. 18 Ramadhan septembre 2007

Le contrat de professionnalisation

CHARTE EGALITE HOMME FEMME


DISPOSITIF EN FAVEUR DU POUVOIR D ACHAT DES FONCTIONNAIRES GIPA 2008

Débat participatif. La vie chère. «Les Français n ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d achat baisse»

MINISTÈRE DE L EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT CONVENTIONS COLLECTIVES. Convention collective nationale

Décrets, arrêtés, circulaires

BULLETIN OFFICIEL DES IMPÔTS

Modifications du Code du travail par la loi N du 4 août 2014

LA MOBILITÉ ET LES PARCOURS PROFESSIONNELS DANS LA FONCTION PUBLIQUE. Questions/réponses

Avis relatif au projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2014

L écart salarial entre les femmes et les hommes en Belgique

LE NOUVEL ESPACE STATUTAIRE DE LA CATEGORIE B. Mode d emploi Questions/réponses

44 Taux de liquidation, calcul de la pension, décote, surcote, minimum garanti...

COMPLEMENTAIRE SANTE OBLIGATOIRE

LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE. mode d emploi

ACCORD DE REACTUALISATION DU 1er JUILLET 2014 CC INDUSTRIES DU BOIS DE PIN MARITIME EN FORET DE GASCOGNEE (CC 172)

La réforme des pensions expliquée

BELGIQUE. 1. Principes généraux.

Pacte de responsabilité et de solidarité. Observatoire de l économie de Seine-et-Marne Melun, le 16 juin 2014

LA FORMATION PROFESSIONNELLE

LETTRE CIRCULAIRE N

COURTAGE D ASSURANCES

Service Apprentissage

1. Les augmentations du salaire de qualification

Le contrat d apprentissage

ACCORD RELATIF A LA CLASSIFICATION DU PERSONNEL DES EMPLOYES ET CADRES DU REGIME SOCIAL DES INDEPENDANTS

Le contrat de professionnalisation à l Université Paul Sabatier GUIDE DES STAGIAIRES DE LA FORMATION CONTINUE MISSION FORMATION «POLE ALTERNANCE»

TEMPS PARTIEL Principe général : Quotité de temps partiel Rémunération : 50 % 50 % ; 60 % 60 % ; 70 % 70 % ; 80 % 85,7 % ; 90 % 91,4 %

CONTEXTE... 3 PROFIL DES POSTES DE NOUNOUS... 5 AGE DU PLUS JEUNE ENFANT GARDE... 5 TYPE DE GARDE... 5 HORAIRES... 5

LE MAINTIEN DES COTISATIONS VIEILLESSES ET RETRAITE

GRILLES INDICIAIRES DE RÉMUNÉRATION ET TRAITEMENT BRUT MOYEN DU GRADE applicables à la fonction publique territoriale à compter du 1 er janvier 2015

La rémunération de l apprenti :

Suggestion d ordre du jour de Janvier

Modalités d interprétation des dispositions particulières applicables aux veilleurs, surveillants et encadrants de nuit «Statut des veilleurs»

à destination des structures privées de services à la personne.

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L EMPLOI ET DU DIALOGUE SOCIAL CONVENTIONS COLLECTIVES. Convention collective nationale IDCC : CABINETS DENTAIRES

Direction des Ressources Humaines 14/10/04 CLASSIFICATION DU GROUPE CREDIT COOPERATIF

Le Contrat à Durée Déterminée d Insertion (CDDI)

Contrat de Professionnalisation ou Stage? Tout savoir pour bien choisir

Les autres obligations :

COMPLEMENTAIRES SANTE ET DEDUCTIONS SOCIALES ET FISCALES : LES MUTUELLES UMC ET FIDAL VOUS EXPLIQUENT LES CONTRATS «RESPONSABLES»

LA MISE EN PLACE DE LA PRIME DE FONCTIONS ET DE RESULTATS

Invalidité et incapacité permanente dans la fonction publique. Direction générale de l administration et de la fonction publique

AVANTAGES EN NATURE 4 AVANTAGE EN NATURE REPAS 4 TITRES - RESTAURANT 4 AVANTAGE EN NATURE LOGEMENT (EVALUE FORFAITAIREMENT) 4

I ADAPTATION DU TEMPS DE TRAVAIL A LA DUREE LEGALE DE 35 HEURES. Les alinéas 6 à 9 inclus de l article 5 de l accord national sont supprimés.

Édition du 4 mars 2011 Annule et remplace l édition précédente

Mutuelle obligatoire p.2. p.4 NUMÉRO 1 - JUILLET 2013

Fafiec au 1 er mars 2011

Pour calculer les effectifs d une entreprise, il faut tenir compte de 3 paramètres.

Les évolutions du simulateur de calcul de pension

LOI n du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l emploi (1) Version consolidée au 4 avril 2015

Notice pour le contrat de professionnalisation

ACCORD DU 18 JUIN 2010 PRÉAMBULE

CAISSE D EPARGNE Pour toutes les actions débutant le 19/02/2015

Généralisation de la complémentaire santé : Eclairage

Site portail des Urssaf Employeurs > Comité d'entreprise > Vos salariés - Vos cotisations > Base de calcul

REPERTOIRE DES INTERPRETATIONS DE LA CCT DU SECTEUR SANITAIRE PARAPUBLIC VAUDOIS ETAT au

LA FIN DE DÉTACHEMENT SUR EMPLOI FONCTIONNEL QUAND LES TALENTS GRANDISSENT, LES COLLECTIVITÉS PROGRESSENT

travailler en france frontalière Guide pratique du travailleur frontalier

Mise à jour 17/04/2012

Règlementation sportive

Flash News. Mesures de politique sociale et nouvel impôt pour les personnes physiques en 2015

Rapport de branche 2013 des entreprises artistiques et culturelles

POUVOIR D ACHAT : la condition de vie des travailleurs

REFORME DE LA CATEGORIE B RECLASSEMENT DANS LE NOUVEL ESPACE STATUTAIRE


La protection sociale obligatoire et complémentaire au cœur de notre bataille!

Classifications et salaires

TABLE DES MATIÈRES. Première partie DE LA SOCIÉTÉ DE PLANTATION À LA SOCIÉTÉ DE TRANSFERTS : UNE SOCIOLOGIE DE LA RÉUNION

Annexe ANNEXE I - Employés Convention collective nationale du 14 janvier 2000

2.8. État des lieux de la protection sociale complémentaire d entreprise

Transcription:

La formation des salaires I. Les mécanismes de formation des salaires 1. Définition du salaire - Le salaire constitue la rémunération du travailleur lié à son employeur par un contrat de travail. - Le salaire nominal est mesuré en prix courants. C est le salaire qui est indiqué sur la fiche de paie. - Le salaire réel correspond au salaire nominal évalué en euros constants. Son calcul permet d apprécier l évolution du pouvoir d achat des ménages salariés. 2. Différentes théories de formation du salaire - La conception des classiques : le salaire «naturel» (cf. David Ricardo) est le revenu minimum qui permet au salarié d assurer la reproduction de sa force de travail, c est-à-dire de subvenir à ses besoins physiologiques ainsi qu à ceux de sa famille. C est donc un salaire de subsistance. - La conception marxiste : pour Karl Marx, le salaire est un minimum qui permet la reproduction de la force de travail mais aussi la satisfaction des besoins sociaux (sante, éducation, logement). - La conception néoclassique : la fixation du salaire repose sur les mécanismes du marché. Le salaire est déterminé par la rencontre de l offre de travail par les salariés et de la demande de travail émanant des entreprises. L employeur verse un salaire qui correspond à ce que lui rapporte le salarié. - La conception moderne (retenue aujourd hui) : le salaire est le résultat de la négociation entre syndicats et patronat (les partenaires sociaux (organisations

professionnelles représentatives des employeurs et des salariés) négocient les conventions collectives : elles fixent les grilles de classification (définition des différents emplois), les grilles de salaires, les salaires minima mensuels et les garanties sociales qui s appliquent à la branche considérée). 3. Facteurs influençant la formation du salaire - le diplôme, la qualification, l âge, l ancienneté dans l entreprise, la région, le secteur d activité, la taille de l entreprise, le temps de travail du salarié (plein temps ou temps partiel). 4. Les inégalités de salaires - si le coût du travail (salaires + charges sociales) augmente plus vite que la productivité, les travailleurs les moins qualifiés qui ne peuvent améliorer leur productivité sont éliminés. - le niveau de formation et l âge (synonyme d expérience) explique les disparités de salaires, car la productivité étant liée à la qualification, plus le diplôme est élevé, plus le salaire est élevé. II. L action de l Etat 1. La fixation d un salaire minimum - Le salaire minimum de croissance (SMIC) est le salaire horaire minimum légal en France (institué par une loi du 2 janvier 1970, modifiant le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti), créé en 1950). - Le SMIC est revalorisé au 1 er janvier de chaque année en fonction de l évolution de l indice des prix à la consommation. - en France, un salarié sur 5 est payé au SMIC aujourd hui.

2. L intervention de l Etat dans le secteur public - la rémunération des fonctionnaires est fonction de l ancienneté et du grade (attribution d un indice). - la «partie indiciaire» représente la plus grande part du salaire, qui comporte aussi une «partie indemnitaire» composée d indemnités variant selon les ministères. 3. L intervention de l Etat dans le secteur privé - en plus de la fixation du SMIC, l État intervient dans le secteur privé en incitant les entreprises à négocier sur les salaires : toutes les entreprises d au moins 50 salariés sont soumises, par le Code du travail, à l obligation annuelle de négocier les salaires (NAO).

QUIZZ I. La conception des classiques de la formation des salaires indique que : II. La conception marxiste de la formation des salaires indique que : #@ 2 @# III. La conception néoclassique de la formation des salaires indique que : #@ 3 @#

IV. La conception moderne de la formation des salaires indique que : #@ 4 @# Le diplôme L âge V. Les facteurs qui n influencent pas la formation du salaire sont : La taille de l entreprise L absence d handicap #@ 4 @# VI. Les inégalités de salaires s expliquent notamment par les facteurs : Age et niveau de formation Intelligence et âge Les relations avec l employeur Le fait d avoir moins d enfants que ses collègues VII. L Etat a fixé un salaire minimum : Il s agit du SMIG Il n est pas valable pour tous les salariés du secteur privé Il s agit du SMIC

Non, il n existe pas en France de salaire minimum #@ 3 @# VIII. En France aujourd hui : 1 salarié sur 5 est payé au SMIC 1 salarié sur 5 est payé au SMIG 4 salariés sur 5 sont payés au SMIC Aucune réponse n est juste IX. L Etat intervient dans la fixation du salaire : Uniquement grâce à l instauration du SMIC Avec l obligation d accorder des primes aux salariés motivés Avec l obligation pour certaines entreprises de négocier annuellement les salaires (NAO) L Etat n intervient pas dans la fixation des salaires #@ 3 @# X. Les fonctionnaires sont rémunérés en fonction : De leur ancienneté et de leur grade De leur motivation De leur sexe De leur relation avec leur supérieur