Evaluation et traitement des patients souffrant de Lombo- Sciatiques avec LA MÉTHODE McKENZIE



Documents pareils
Jérôme OSTALIER Gabor SAGI INSTITUT McKENZIE FRANCE

Le mérite de Robin McKenzie est d avoir. Méthode McKenzie et hernie discale, pour une approche pragmatique RÉSUMÉ I SUMMARY MOTS CLÉS I KEYWORDS

La Méthode McKenzie. Dossier paru dans la Revue de Médecine Orthopédique, n 60, Mars Sommaire. Introduction Jean-Yves Maigne

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

Le mal de dos est décrit par de nombreux auteurs

Qu avez-vous appris pendant cet exposé?

LES DOULEURS LOMBAIRES D R D U F A U R E T - L O M B A R D C A R I N E S E R V I C E R H U M A T O L O G I E, C H U L I M O G E S

Athénée Royal d Evere

MON DOS AU QUOTIDIEN COMPRENDRE, ÉVITER ET SOULAGER LE MAL DE DOS

LE RACHIS : UNE ENTITE COMPLEXE IMPORTANTE A PRESERVER

Claude Karger Anne Sophie Kesseler

LES TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES. Le 2 décembre 2008

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

Prenez soin de votre dos. Informations et astuces contre les douleurs lombaires

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

LES COURBURES DE LA COLONNE VERTEBRALE

Ceinture Home Dépôt. Orthèse lombaire et abdominale. Mother-to-be (Medicus)

Table des matières. Remerciements...v. Préface... vii. Avant-propos... xi. Mode d utilisation du manuel et du DVD... xv

Lombosciatalgie aigue et chronique Quelle prise en charge? Dr Azizi Fatima Rabat

Mal de dos et plongée sous-marine

Études. Coût de la chirurgie d une hernie discale

Rééducation Posturale Globale

La sciatique par hernie discale Description médicale :

Respiration abdominale d effort encore appelée respiration abdominale inversée

N oubliez pas de sauvegarder après avoir intégré ce fichier dans votre espace extranet!

Les lésions musculosquelettiques chez les éboueurs : des pistes de prévention à la gestion du retour au travail

Douleur au cou, au dos et hernie: solutions en physiothérapie.

& BONNES POSTURES TMS TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES. Le guide. Guide offert par la MNT

Solva Thérapie traitement de la douleur, de la mobilité réduite et de la distorsion posturale

Le diagnostic de Spondylarthrite Ankylosante? Pr Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers

Accidents des anticoagulants

9e Colloque SST Sherbrooke, 14 mai ASFETM Ergonomie - TMS - Prévention des maux de dos

Allégez la charge! Dossier d enseignement: Soulever et porter des charges Exercices de consolidation niveau 2

Risques liés à l'activité physique au travail Hyper sollicitation articulaire

Quatre patients différents une même approche

Préfaces Introduction... 8

LES TROUBLES MUSCULO- SQUELETTIQUES

MOUVEMENTS DE BASE (global) EN MUSCULATION. bphiver2013 Hamrouni Samy 1

dos La qualité au service de votre santé Avenue Vinet Lausanne - Suisse p r e n d r e s o i n d e s o n

o Anxiété o Dépression o Trouble de stress post-traumatique (TSPT) o Autre

Programme «DoSanté Lycée» Présentation et évaluation

Manuel de l ergonomie au bureau

Prévenir les troubles musculosquelettiques (TMS) chez les technologues Derrière la prise d images Des solutions

I. EXERCICES POUR LA CERVICALGIE CHRONIQUE. Exercice 1 : Posture

Vignette clinique 1. Femme, 26 ans; caissière. RC : Dorsalgie depuis 18 mois. ATCD : Tabagisme 20 paquets/année; pas de maladies chroniques HMA :

Appareil Thérapeutique pour le Soin du Dos

FICHE PRATIQUE DE SÉCURITÉ. À contrario, la position assise prolongée favorise la survenue de troubles musculosquelettiques

Référentiel concernant la rééducation en cas de lombalgie commune

RAZAFINDRABE Rovasoa Harivony REEDUCATION FONCTIONNELLE ET PRISE EN CHARGE DES HERNIES DISCALES NON OPEREES. Thèse de Doctorat en Médecine

Livret participant. Prévention. Ouest. Kiné

ERGONOMIE au bureau lutter contre les TMS

REEDUCATION DU POST-PARTUM

ÉTIREZ RENFORCEZ STABILISEZ. Tout le monde en a. Améliorez votre posture et votre santé. besoin!

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Protégez-vous des risques àl'origine des troubles musculo-squelettiques (TMS) Information prévention. Vous travaillez dans un atelier de mécanique?

DISCECTOMIE ENDOSCOPIQUE SELECTIVE ET THERMO-ANNULOPLASTIE

MINI-SÉANCE D EXERCICES POUR LE DOS ET LA POSTURE

Exemple 1: Entorse cheville. ÉVALUATION INITIALE: entorse cheville

dmt Lombalgies et travail : Pour une stratégie consensuelle La lombalgie en chiffres Paris, 18 janvier 2002 notes de congrès La fréquence

Qu est-ce qu un trouble musculosquelettique (TMS)?

Les Troubles Musculo-Squelettiques et Lombalgies chez le Personnel Soignant en Milieu Hospitalier

Ménagez votre dos Spaar uw rug

Les fiches repères d INTEGRANS sont réalisées par ARIS Franche-Comté dans le cadre du programme INTEGRANS. Plus d infos sur

Comité Départemental de Prévention en Kinésithérapie de la Drôme FORMATIONS KINÉSITHÉRAPEUTES 2013 KINÉ DRÔME PRÉVENTION

Pathologie Lombaire Mécanique

La prévention c est pour la vie! LES MAUX DE DOS. La colonne vertébrale : un assemblage bien pensé

La chirurgie dans la PC

«La gestion des douleurs», l après TMS

LA HERNIE DISCALE LOMBAIRE

TMS les données belges relatives à la lombalgie

SYNDROME DU TUNNEL CARPIEN, EPICONDYLITE ET TRAVAIL : POINT DE VUE DU RHUMATOLOGUE

Cervicalgie, brachialgie et symptômes associés : troubles du disque cervical

Ergonomie & écrans de visualisation

Sommaire de ce numéro :

Docteur Isabelle SUTTER.

La musculation en période hivernaleeeee

LOMBALGIES CHRONIQUES & MALADIES PROFESSIONNELLES

7. Annexes. 7.1 Les différents constituants de la colonne vertébrale et leurs rôles

Les postures, l appareillage Point de vue du médecin MPR. Dr. P. LUBLIN MOREL CMPR de COUBERT 2011

Ergonomie au bureau. Votre santé avant tout

Neurologiques gq Centrales EMPR LE NORMANDY GRANVILLE

Retrouver une qualité de vie. Les implants dentaires : la meilleure solution naturelle. Education des patients

w w w. m e d i c u s. c a

ERGONOMIE. Guide de formation. Travail de bureau avec écran de visualisation. 4 e édition révisée. Sylvie Montreuil

Kinésithérapie et réadaptation pour les patients PSH Retour d'expérience Alaitz AMEZQUETA kinésithérapeute + Équipe de rééducation

Les écoles du dos PURPAN CHU TOULOUSE CHRU TOURS

Démarche de prévention des TMS et outils pour l action

Cure de Hernie discale lombaire

La colonne vertébrale (organisation générale et bases biomécaniques)

ANALYSE DU MOUVEMENT EXEMPLE : LE SQUAT

Association Française pour la Recherche et l Évaluation en Kinésithérapie. Conférence de consensus. Prise en charge kinésithérapique du lombalgique

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

Grégory Bruchet Clément Eveillard François Lamouret Mémostéo

La mécanique sous le capot

OSSIFICATION DU LIGAMENT VERTEBRAL COMMUN POSTERIEUR ET DU LIGT JAUNE: MYELOPATHIE CERVICALE SUBAIGUE

MemenDos

TMS et travail sur écran : Que faire? Penser et Agir avec l'ergonomie

SOMMAIRE. Numéro Spécial : Médecine Orthopédique. Revue interne de la S.I.R.E.R N spécial. Siège social : Clinique du Parc

TRAVAIL D INTERET PROFESSIONNEL

Item 182 : Accidents des anticoagulants

Transcription:

Evaluation et traitement des patients souffrant de Lombo- Sciatiques avec LA MÉTHODE McKENZIE le 2 ème Printemps du rachis Poitiers 20 Mars 2014 Gabor SAGI, INSTITUT McKENZIE FRANCE

«Certains hommes parlent pendant leur sommeil. Il n y a guère que les conférenciers pour parler pendant le sommeil des autres» Alfred Capus

ORIGINE/CONCEPTS/PRINCIPES FONDAMENTAUX DE L APPROCHE MCKENZIE CONSIDÉRATIONS BIOMÉCANIQUES ET PHYSIOPATHOLOGIQUES SCIATALGIES ET SYNDROMES RADICULAIRES SCIATIQUES VRAIS ÉVALUATION McKENZIE STRATÉGIES DE TRAITEMENT VALIDATION DU MODÈLE DISCAL ÉTUDES CLINIQUES CONCLUSION

POINT DE DÉPART: UNE OBSERVATION CLINIQUE FORTUITE Robin McKenzie Nouvelle-Zélande

La méthode McKenzie pour la colonne lombaire Plus de TABOU sur l EXTENSION ET LA LORDOSE CENTRALISATION de la douleur / PRÉFÉRENCE DIRECTIONNELLE AUTOTRAITEMENT

CONSIDÉRATIONS ANATOMO- PATHOLOGIQUES Constitution des fissures dans l annulus Douleurs discogéniques Douleurs radiculaires

MÉCANISME HYDROSTATIQUE DISCAL LA FLEXION POSTÉRIEURISE LE NUCLEUS FLEXION : - RÉPÉTÉE - MAINTENUE - AVEC CHARGE LÉSIONS POTENTIELLES DE L ANNULUS POSTÉRIEUR

LA CONSTITUTION DES FISSURES DISCALES: UN PROCESSUS CENTRIFUGE LES FISSURES POSTERIEURES DU DISQUE SONT LE FRUIT D ACCUMULATION DE CONTRAINTES EN FLEXION Adams 1982 et 1985, Callaghan 2001, Aultman 2005, Tampier 2007, Scannel 2009

Prédominance écrasante de la flexion dans la gestuelle quotidienne

Beaucoup de lever de charge se font en flexion lombaire AU LIEU D ÊTRE EFFECTUÉS EN LORDOSE COMME LES HALTÉROPHILES L ONT COMPRIS DEPUIS LONGTEMPS!

LA POSITION ASSISE RELÂCHÉE EST UNE FORME DE FLEXION DÉGUISÉE 11

LES DOULEURS DISCOGENIQUES SCHWARTZER ET AL 1995 OHNMEISS ET AL 1997 HYUNG-GON KIM ET AL 2009 LES DOULEURS IRRADIÉES DU DISQUE DONNENT FRÉQUEMMENT DES IRRADIATIONS DANS LE MI

O Neill et al. 2002 Noxious stimulation of the intervertebral disc may result in low back and referred extremity pain. The distal extent of pain produced depends on the intensity of stimulation. Disc stimulation may reproduce pain that extends to below the knee.

SCIATALGIES PAR NOCICEPTION INTRA-DISCALES MÉCANISME: DOULEUR IRRADIÉE POSSIBLE SANS DÉFORMATION DU POURTOUR EXTERNE DU DISQUE LA DOULEUR EST DIFFUSE, SOURDE, MAL LOCALISÉE ABSENCE DE DÉFICIT NEUROLOGIQUE ÉTENDUE PROPORTIONNELLE À L INTENSITÉ DE LA NOCICEPTION

Douleurs radiculaires Vraies DOULEURS AIGUËS, BIEN LOCALISÉES, «DÉCHARGES ÉLECTRIQUES» CLASSIQUEMENT DE DISTRIBUTION DERMATOMALE PEUVENT ÊTRE ACCOMPAGNÉ D UNE: RADICULOPATHIE SIGNE DE LASÈGUE / SIGNE DE LÉRI FRÉQUENT

Orth Clin North Am 1991 22;2:181-87 Une série de 700 discectomies effectuées sousanesthésie locale

JBJS 1958 40;6:1401-17

JBJS 1958 40;6:1401-17

Date Nom Sex M / F Adresse Telephone DDN Age Prescripteur: Travail / Loisirs Postures / Contraintes Limitations fonctionnelles pour cet épisode Niveau d invalidité (score) EVA (0-10) Symptomes actuels INSTITUT MCKENZIE INTERNATIONAL FORMULAIRE D EVALUATION LOMBAIRE INTERROGATOIRE Presents depuis s améliore/stationnaire/se détériore Facteur déclenchant ou sans raison apparentes Symptomes initiaux: lbr / cuisse / jbe Symptômes Symptomes Const: lbr / cuisse / jbe Intermittent symptoms: lbr / cuisse / jbe Empiré Se pencher Assis / Se lever Debout Marcher Allongé Matin / En cours de journée / Soir Autre Immobile / En mouvement Mieux Se pencher Assis Debout Marcher Allongé Matin / En cours de journée / Soir Autre Immobile / En mouvement Sommeil perturbé Oui / Non Position: décu / procu / latéro D / G Literie: dure / moyenne / molle Episodes antérieurs 0 1-5 6-10 11+ Antécédents: Traitements à ce jour: QUESTIONS SPECIFIQUES Année du 1er épisode Toux / Eternuement/ Effort: oui / non Vessie: normale / anormale Marche: normale / anormale Medicaments: aucuns / AINS / analg / corticoïdes / relax musc Santé grl: Bonne / Pass / Mauvaise Imagerie: oui / non Chirurgie récente ou maj : oui / non Doul Noct: oui / non Accidents: oui / non Perte de poids inexpliquée : oui / non Autre: McKenzie Institute International 2004 EXAMEN POSTURE Assis: bonne/ pass / mauv Debout: bonne/ pass / mauv Lordose: red / acc / normale Shift Latéral: G / D / Aucun Correction Posturale: mieux / empiré / ss effet Pertinent: oui / non autres observations: EXAMEN NEUROLOGIQUE Déficit Moteur Reflexes Déficit Sensitif Lassègue PERTE DE MOUVEMENT Flexion Extension Glissement lat D Glissement lat G MOUVTS TESTS Symptomes avant tests dbt: Fl dbt Rep Fl dbt Ext dbt Rep Ext dbt Symptomes avant tests: FED Rep FED EEP Rep EEP Si nécessaire Sx avant tests: gliss lat D Rep gliss lat D gliss lat G Rep gliss lat G TESTS STATIQUES Maj Mod Min Nulle Douleur Décrire l effet sur la douleur Pendant: produit, aboli, augmenté, diminué, ss effet, centralise, périphérise. Après: mieux, empiré, ss effet, pas empiré, pas mieux, centralisé, périphérisé. Symptomes pdt le test Assis en cyphose Assis redressé Dbt relaché Dbt redressé En procu sur les coudes Assis MI ext Autres Tests CLASSIFICATION PROVISOIRE Symptomes Réponse mécanique après le test ampl ampl ss effet Dérangement Dysfonction Postural Autre Sous-classificat. PRINCIPES DE MANAGEMENT Education Aide ergonomique Thérapie méca Principe d extension Principe latéral Principe de flex Autres Buts du traitement: McKenzie Institute International 2004

NOTION DE PRÉFÉRENCE DIRECTIONNELLE La répétition d un mouvement donné Réduit, Centralise ou Abolit La Douleur La répétition du mouvement opposé Produit, Augmente ou «Périphérise» la douleur La diminution de la nociception de l annulus postérieur et/ou de la racine nerveuse réduit les symptômes distaux

Interrogatoire/Anamnèse: RECHERCHE D UNE UNE PRÉFÉRENCE DIRECTIONNELLE LORS DE L INTERROGATOIRE/ANAMNÈSE Analyse des contraintes habituelles Mode de déclenchement de l épisode Analyse des activités aggravantes / améliorantes 21

EXAMEN PHYSIQUE EXAMEN DE LA POSTURE: POSTURE ASSISE +++ EXAMEN NEUROLOGIQUE RECHERCHE DES PERTES D AMPLITUDE TESTS DES MOUVEMENTS RÉPÉTÉS

Déterminer s il existe une préférence directionnelle Examen: Test des mouvements répétés Répétition de mouvements par série de 10: Effet sur les symptômes Effet sur les amplitudes articulaires 23

LA CENTRALISATION DE LA DOULEUR: LA LOCALISATION DE LA DOULEUR EST PLUS IMPORTANTE QUE SON INTENSITÉ CENTRALISATION PÉRIPHÉRISATION 24

LE PHÉNOMÈNE DE CENTRALISATION DANS LA LITTERATURE Albert Spine 2012 Murphy Chriro Man Ther 2011 Werneke Spine 2005 Laslett Spine 2005 Skytte Spine 2005 Aina Man Ther 2004 Brotz J Neurol Med Surg 2003 Werneke Spine 2003 Fritz Spine 2000 Werneke Spine 2001 Werneke Spine 1999 Sufka JOSPT 1998 Karas Phys Ther 1997 Donelson Spine 1997 Erhard Phys Ther 1994 Donelson Spine 1991 Delitto Phys Ther 1993 Williams Spine 1991 Kilby Physiother 1990 Donelson Spine 1990 Kopp Clin Orth 1986 UNE OCCURRENCE CLINIQUE TRÈS BIEN DOCUMENTÉE

JOSP 2012 Recommendations de l APTA pour les lombalgies et lombosciatiques

LE SYNDROME DE DÉRANGEMENT «RÉDUCTIBLE» DANS LA POPULATION DE PATIENTS SOUFFRANT DE DOULEURS RADICULAIRES AVÉRÉES ALBERT 2011 BROETZ 2003 SKYTTE 2005 MURPHY 2009 69 % de dérangement (95% des pts avec signes neurologique) 58 % de dérangement avec déficit neurologique 65 % de dérangement sans déficit neurologique 33 % de dérangement avec déficit neurologique (Classification sur une séance seulement) 61% de dérangement avec déficit neurologique

MANAGEMENT DU SYNDROME DE DERANGEMENT Réduire le dérangement: Utiliser au mieux la préférence directionnelle Maintenir la réduction Récupérer la fonction / Prévenir les récurrences

Management du syndrome de dérangement Exercices d autotraitement à effectuer à la maison + Rassurer, Informer et éducation posturale et ergonomique conforme à la préférence directionnelle

Si nécessaire: Techniques thérapeute dépendantes

RECUPERER LA FONCTION PREVENTION DES RECURRENCES RÉINTRODUIRE LES MOUVEMENTS INITIALEMENT AGGRAVANTS RESTAURATION FONCTIONNELLE EN FONCTION DES BESOINS DU PATIENT RÉCUPÉRATION DE LA FORCE ET DE L ENDURANCE DES MUSCLES DU TRONC SPINAUX +++ APPRENDRE AU PATIENT À ÉQUILIBRER LES CONTRAINTES (SURTOUT DANS LE PLAN SAGITTAL)

EST-IL VRAIMENT POSSIBLE DE CORRIGER AU MOINS PARTIELLEMENT LA LÉSION ANATOMIQUE DANS LE DISQUE?

LA DYNAMIQUE DISCALE: VALIDATION LA FLEXION INDUIT UNE MIGRATION POSTÉRIEURE DU NUCLEUS ÉTUDE IN VITRO: SHEPPERD Ortho Trans 1990 et JBJS 1995 SEROUSSI Jour Orth Research 1989 WILDER J Spinal Dis 1988 KRAG Spine 1987 ADAMS HUTTON Spine 1985 ADAMS HUTTON Spine 1982 SHAH JBJS 1978 L EXTENSION INDUIT UNE MIGRATION ANTÉRIEURE DU NUCLEUS ÉTUDE IN VIVO: LYNDSAY Spine 2007 EDMONDSTON Man Ther 2000 BRAULT Spine 1997 FENNEL Spine 1996 BEATTIE Spine 1994 SCHNEBEL Spine 1988

07/06/12

1.LIMITES DU MODÈLE DISCAL: 07/06/12 La question de la continence discale?

07/06/12 2.LIMITES DU MODÈLE DISCAL: Quelle est la réductibilité d une hernie importante? Le principe de la pince ouvrante???

3. LE MODÈLE DISCAL À L ÉPREUVE DE L IMAGERIE DYNAMIQUE 07/06/12 Exemple de Exemple de diminution d une hernie lors d une IRM dynamique en charge

3. LE MODÈLE DISCAL À L ÉPREUVE DE L IMAGERIE DYNAMIQUE 07/06/12 Exemple d augmentation d une hernie discale lors de l extension pendant une IRM dynamique en charge

LE MODÈLE DISCAL EST-IL «MORT»? 07/06/12

07/06/12 1. L imagerie dynamique serait -elle différente après des séries d extension en décharge?!!! MÊME PLUS MAL! INITIALEMENT SERIES DE REPETITION D EXTENSION EN DECHARGE ULTERIEUREMENT

07/06/12 2. L imagerie serait-elle différente après des extensions modifiées ou des mouvements dans un autre plan: Extensions asymétriques Exercices en inclinaison latérale Exercices en rotations

07/06/12 2. Exemple:!!! MÊME PLUS MAL! PLUSIEURS JOURS DE DE REPETITION DES DEUX EXERCICES + INITIALEMENT ULTERIEUREMENT

NÉCESSITÉ DE NOUVELLES ÉTUDES COMPARANT L IRM DYNAMIQUE AVANT ET APRÈS QUE L EXTENSION SOIT DEVENUE INDOLORE POUR VÉRIFIER SI CETTE AMELIORATION SE TRADUIT PAR UNE MODIFICATION DE LA MORPHOLOGIE INTRA- CANALAIRE EN EXTENSION!!! Youpi!!! INITIALEMENT ULTERIEUREMENT

EN ATTENDANT QUE LA THÉORIE RATTRAPE LA CLINIQUE 07/06/12 On peut continuer à utiliser la recherche d une préférence directionnelle et de son expression la plus fréquente: le phénomène de centralisation

ETUDES CLINIQUES AVEC LA MÉTHODE MCKENZIE POUR DES PATIENTS SOUFFRANT DE RADICULOPATHIES LOMBAIRES 07/06/12 Swensson G et al J Rehabil Med 2014 Albert et Manniche Spine 2012 Rasmusen Spine 2005 Brötz J Neurol 2003 Alexander Orth Rev 1992 Saal et al Spine 1989 Kopp Clin Orth Rel Res 1986

07/06/12

RANDOMISATION 07/06/12

07/06/12

Rasmussen Spine 2005 PROGRAMME DE STRATEGIES DE TRAITEMENT NON- CHIRURGICAL DES LOMBO-SCIATIQUES INFORMATION AUX MEDECINS INFORMATIONS/CONSEILS AUX PATIENTS KINÉSITHÉRAPIE BASÉE SUR LA MÉTHODE MCKENZIE RÉDUCTION DE 50% DU NOMBRE DE DISCECTOMIES LOMBAIRES EN 4 ANS DANS LE COMTÉ DE NORTH JUTLAND

RÉSUMÉ: ET CONCLUSION LA GRANDE MAJORITÉ DE PATIENTS SOUFFRANT DE LOMBO- SCIATIQUES CONNAISSENT UNE ÉVOLUTION FAVORABLE AVEC UN TRAITEMENT CONSERVATEUR AU-DELÀ DE RECOMMANDATION DE RESTER ACTIF ET DE POURSUIVRE UNE SURVEILLANCE NEUROLOGIQUE, PEUT-ON ACCÉLÉRER LA RÉCUPÉRATION DE CES PATIENTS ET RÉDUIRE ENCORE LE NOMBRE DE PATIENT DEVANT SUBIR UNE INTERVENTION CHIRURGICALE? UN NOMBRE CROISSANT D ÉTUDES VALIDE LE RECOURS À LA KINÉSITHÉRAPIE ACTIVE INCORPORANT LES PRINCIPES MCKENZIE POUR LES PATIENTS LOMBO-SCIATALGIQUES

RÉSUME: ET CONCLUSION LA MÉTHODE MCKENZIE OFFRE UN BILAN STRUCTURÉ QUI PERMET D ÉVALUER LES PATIENTS LOMBO-SCIATALGIQUES DÈS LE STADE AIGU ET EN TOUTE SÉCURITÉ ON NE PEUT PAS CONSIDÉRER QUE L ON A COMPLÈTEMENT ÉPUISÉ LE TRAITEMENT CONSERVATEUR TANT QU UNE APPROCHE DE KINÉSITHÉRAPIE ACTIVE N A PAS EXPLORÉE

«Si vous avez compris ce que je viens de vous dire, c est que j ai du faire une erreur quelque part» Alan Greenspan Ex Directeur de la banque fédéral Américaine