Les troubles de la déglutition d chez la personne âgée Dr Denise STRUBEL, Pôle de Gérontologie G CHU Nîmes N Hygiène risques et qualité chez la personne âgée Nîmes 2012 Problèmes spécifiques chez la personne âgée Méconnaissance fréquente du problème car le diagnostic peut être difficile Souvent révélér par ses complications : dénutrition et complications infectieuses Nombreuses pathologies en cause dont certaines iatrogènes Prise en charge pluridisciplinaire
Données épidémiologiques La prévalence de la dysphagie augmente avec l âge Mortalité : 4000 décès/an d en France surtout de PA Prévalence : à domicile : 8-15% en institution : 30-50% en hospitalisation : 10-15% 15% Intergroupe de Pneumo-Gériatrie SPLF-SFGG SFGG Rev Gériatrie 2009; 34: 187-208 La déglutition d s inscrit s dans la fonction de la prise des repas Fonction vitale des repas : Apports caloriques suffisants Équilibre nutritionnel Déglutition sécurité Fonction psycho- sociale des repas : Plaisir Relations familiales et sociales
Le carrefour aéroa ro-digestif La voie respiratoire et la voie digestive se juxtaposent au niveau du pharynx Nécessité de mécanismes m de protection des voies aériennes pendant la déglutition Les 3 phases de la déglutitiond volontaire réflexe réflexe
Complications chez le sujet âgé inhalations dysphagie retentissement psychosocial blocage alimentaire pneumopathies de déglutition décès déshydratation dénutrition cachexie Repérage des troubles de la déglutition
Les troubles de la déglutitiond sont souvent variables Troubles variables dans le temps (jour et moment de la journée) selon la fatigue et la vigilance Troubles variables selon le positionnement du malade Troubles variables en intensité Aggravation fréquente avec l él évolution de la maladie 2 signes majeurs aux repas : la fausse route (FR) et la toux FR = passage d un d corps étranger dans les voies aériennes sous les cordes vocales Toux = mécanisme m réflexe r de protection des voies aériennes, qui permet l expectoration des aliments, de la salive ou des sécrs crétions broncho- rhino-pharyng pharyngées
Repérage des troubles lors des repas MAJEURS PLUS DISCRETS AUDIBLES - toux violente isolée - toux récidivanter - râclements pharyngés Juste après s déglut d : - toux discrète - hemmage - voix voilée e ou mouillée VISIBLES - suffocation, apnée prolongée - cyanose du visage, des doigts ou lèvresl - stagnation en bouche - résidus après s la déglutition - doubles déglutitionsd - larmoiements - rhinorhée Repérage des troubles en dehors des repas Il faut y penser aussi devant : Un encombrement bronchique fréquent Des pneumopathies à répétition Des pics fébriles f à 37 8 38 Des difficultés à prendre les médicamentsm Une perte de poids inexpliquée Un refus alimentaire
La mise en évidence d une d dysphagie doit conduire à la réalisation le plus souvent possible d un bilan orthophonique et d un d bilan nutritionnel Le bilan orthophonique Protocole :TCFD (test de capacité fonctionnelle de la déglutition) de Guatterie et Lozano - déglutition de volumes croissants de liquides puis de solides (1/2 càc 1 càs) - évaluer différentes textures pour les solides - déterminer la frontière re entre la déglutition d fonctionnelle et des FR
Les examens complémentaires mentaires Examen ORL stase salivaire, tumeur, candidose, mobilité des cordes vocales Transit pharyngé détection d anomalies d morphologiques, comme un diverticule, une membrane Vidéo-radiographie analyse fonctionnelle de la déglutition d avec liquide, pâteux et solide Nasofibroscopie Les étiologies des troubles de la déglutitiond
Mécanismes des troubles de la déglutition Anomalie de : - la vigilance - la posture (hémiplégie, position vicieuse ) - du contrôle salivaire (stase, bavage, sécheresse) - la préhension labiale - la coordination linguo-masticatrice et de la propulsion - la vidange buccale et/ou pharyngée Dysphagie fonctionnelle plus que lésionnelle Etiologies neurologiques pathologie vasculaire cérébrale c (stade aigu ou séquellaire) s syndromes parkinsoniens ( ( 50%) maladie d Alzheimerd maladie de Charcot (SLA) tumeurs cérébralesc affections musculaires : myasthénie, dermatomyosite
Dysphagie dans la pathologie vasculaire cérébralec Prévalence de 35 à 45% à la phase aigue, pour les AVC ischémiques et hémorragiques, corticaux ou sous- corticaux Ils Ils persistent chez 10 à 30% des malades au-del delà de 3 mois La La dysphagie est fréquente dans l état lacunaire Dysphagie dans la maladie d Alzheimer Troubles du comportement alimentaire : boulimie, oubli de déglutir, d succion Dysphagie haute : atteinte des phases orale et pharyngée e de la déglutition d : préhension, préparation, paration, propulsion et vidange Apraxie de la déglutitiond La fréquence avec l évolution
Etiologies iatrogènes sonde trachéale, ale, sonde naso-gastrique médicaments altérant la vigilance : neuroleptiques, sédatifss datifs médicaments provoquant une xérostomie x (anticholinergiques ) médicaments perturbant la motricité : neuroleptiques médicaments perturbant la motricité de l oesophage : antica, nitrés, benzodiazépines pines Etiologies ORL et oesophagiennes tumeur ORL candidose oropharyngée ostéophyte ophyte cervical géant g? (maladie( de Forestier) dysfonctionnement du sphincter supérieur de l oesophage diverticule oesophagien de Zencker troubles moteurs oesophagiens
Autres étiologies Affections stomatologiques : - troubles odontologiques : édentation, prothèse (surtout mal adaptée) - sécheresse de la bouche = xérostomie étiologie iatrogène, syndrome sec Affections générales g : - déshydratation - fin de vie Principes de prise en charge Installation du malade : assis, dos vertical, tête en légère l flexion antérieure Adaptation du couvert, pas de pipette Environnement calme Présentation attrayante Petites bouchées, petites gorgées Ne pas faire parler le malade pendant le repas
Principes de prise en charge Adaptation des textures selon bilan orthophonique (différents épaississements) et avec l aide l de la diététicienne ticienne Compléments ments nutritionnels Gastrostomie per-endoscopique endoscopique : peu d indications Alimentation palliative «alimentation plaisir» Importance de la pluridisciplinarité Repérage par : tout soignant la famille Evaluation par orthophoniste Trouble de la déglutition Diagnostic étiologique médecins Prise en charge avec prévention des complications orthophoniste diététicienne aide soignante médecins
Conclusion Le repérage rage précoce des troubles permet de limiter les complications La recherche d une d dysphagie doit faire partie de l él évaluation gériatrique g standardisée La prise en charge vise 3 objectifs : prévenir les complications préserver l état nutritionnel préserver la qualité de vie