Magazine de Beci Brussels Enterprises Commerce & Industry



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Mars 2013 n 03 Magazine de Beci Brussels Enterprises Commerce & Industry La Région mènera la vie dure aux automobilistes Actiris: un pas dans la bonne direction Les pouvoirs publics très mauvais payeurs Primes à l'embauche partout sauf à Bruxelles MARKETING et b2b

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édito Un bon plan? Jean-Claude Daoust, président de BECI Reporters Le jeudi 7 février, le ministre-président sortant Charles Picqué a présenté les principes qui doivent porter son projet de Plan Régional de Développement Durable (PRDD) à l horizon 2020. Le plan envisage de repenser l'économie régionale en l'inscrivant en 6 zones distinctes, cohérentes d'un point de vue économique, et de prendre en compte l'influence d'une communauté urbaine composée de 135 communes, reflet du caractère métropolitain de Bruxelles. On ne peut que souhaiter une gestion plus efficace de la Région. De plus, une meilleure collaboration avec les Régions limitrophes la sortirait du statu quo d'enfermement où elle végète depuis trop longtemps. La réorganisation proposée nous interpelle donc favorablement (sous réserve d'inventaire: à ce jour, seules les grandes lignes du plan sont connues). 1 Cependant, il nous paraît évident que les partenaires sociaux doivent avoir voix au chapitre. Par son ampleur et l'impact qu'il pourrait avoir sur notre vitalité économique, ce projet ambitieux doit être débattu avec ceux qui en sentiront les effets. Notre souhait, à ce stade, est que les avis des entreprises soient sollicités et écoutés: en tant que moteur de la Région et source de la majorité de ses emplois, il est logique qu'elles participent à l'élaboration d'un plan qui a des visées économiques. Faut-il d'ailleurs rappeler que ce sont les entreprises qui réclament depuis longtemps cette réflexion sur une meilleure gestion des grands enjeux urbains? Et comme elles y ont déjà réfléchi, elles ont des solutions à proposer.

sommaire mars 13 Beci 4 Clin d'œil sur l'actualité politique et économique 5 Bruxelles sur le carreau des aides à l'embauche 6 Le volontariat d'entreprise 7 Dynamique positive pour le contrat de gestion d'actiris 8 Brigitte Grouwels présente son plan de stationnement 10 Promotion de la facturation électronique chez BECI 11 L'administration est un mauvais payeur 12 BECI veut que l'on facilite l'accès aux marchés publics 13 Les hommes et les femmes du pouvoir (2): Freddy Thielemans DOSSIER MARKETING et B2B 15 Où va la pub? 17 Le marketing en temps de crise 21 Let's stay hot! 22 Marketing numérique 23 City marketing: Bruxelles se positionne 24 B2G: pas si simple 29 Le nouveau Palais 12 au Heysel 31 Impact d'une certification RSE: le cas d'iris Group L'entreprise au quotidien 32 Droits d'auteurs: revenus mobiliers ou professionnels? 33 Mise à disposition du personnel: modification significative de la loi! Beci & Co 34 Impressions of a Brit (2) 35 Où déjeuner? 36 Espace membres 39 Agenda 40 Demandes d'admission Entreprendre est le mensuel de Beci (Chambre de Commerce & Union des Entreprises de Bruxelles) Editeur responsable Olivier Willocx ow@beci.be Avenue Louise 500 1050 Bruxelles t +32 2 648 50 02 f +32 2 640 93 28 www.beci.be Rédaction Media Coordinator : Didier Dekeyser dd@beci.be Production & Abonnements Administration : Didier Dekeyser dd@beci.be Graphisme Impression: DB Print Traduction: Litteris Tous droits réservés Reproductions interdites sans autorisation écrite de l éditeur Abonnements Prix : 80 pour 10 numéros Infos : dd@beci.be t +32 2 563 68 53 NB: Le contenu des articles n'engage que leurs auteurs. Publicité Entreprendre/Dynamiek est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 14.000 ex. Infos et réservations : Geneviève N. Juste T 02 537 60 31 F 02 534 86 22 genevieve.n@skynet.be Véronique Legein T 02 763 18 19 F 02 772 54 22 vl@beci.be Membership: Catherine Mertens T 0032 (2) 643 78 16 cm@beci.be Notre prochain dossier Avril 2013 Banque et finance 10-32-2225 Printed on TCF paper

FORMATIONS BÂTIMENT DURABLE 2013 A. LEDROIT/V. PIERRET - Photo Y. Glavie Architectes, bureaux d étude, ingénieurs, maîtres d ouvrage professionnels, promoteurs, gestionnaires d immeubles, syndics d immeubles, entrepreneurs. AVRIL >> JUIN 2013 SOYEZ PRÊTS POUR LES MARCHÉS DE DEMAIN Territoire/environnement Eau Matériaux Déchets de construction Acoustique Opportunités d échanges sociaux, mobilité douce, paysage urbain et biodiversité. Gestion intégrée de l eau : utilisation judicieuse, dépollution et gestion des eaux pluviales sur la parcelle. Actions à mener depuis le choix écologique des matériaux jusqu à la gestion des déchets. Gestion des déchets de construction du point de vue de leur prévention, leur valorisation et leur élimination. Principes de correction acoustique et d isolation acoustique avec des matériaux à écobilan favorable. 5 demi-journées - 125 5 demi-journées - 125 4 jours - 200 3 jours - 150 3 jours - 150 SEPTEMBRE >> DÉCEMBRE 2013 Energie Passif et (très) basse énergie Bâtiment à faible consommation énergétique, impliquant la maîtrise des besoins ainsi que le choix des systèmes et des sources énergétiques. Formation avec spécialisations Responsable Energie/ Conseiller Energie. Objectif de faible consommation énergétique à un niveau d ambition précis : les techniques en neuf et en rénovation pour atteindre les standards passif et (très) basse énergie. 6 à 12 jours - 300 à 600 7 jours - 350 >>> Chaque formation est donnée par des bureaux et orateurs spécialisés. Vous aurez accès aux bases théoriques, aux informations techniques, à des illustrations via des exemples pratiques ou des visites, <<< Infos et inscriptions (places limitées : inscrivez-vous dès aujourd hui) www.bruxellesenvironnement.be/formationsbatidurable ou 0800 85 775

Beci Psychanalyse de l actualité : MOI(S) économique - MOI(s) politique La guerre des monnaies n aura pas lieu. Elle a lieu. 4 Le G20 s est réuni en février dans l étonnant lieu de villégiature hivernal qu est Moscou. Il est vrai que ces messieurs et dames (Christine Lagarde y était, de même que la représentante de la Suisse) se réunissaient pour travailler, pas pour baguenauder. Sauf que, pardon, le communiqué final est un bel exemple de déclaration d après-dîner qu on regrette le lendemain: «Il conviendrait d aller rapidement vers un système de change davantage déterminé par les marchés». On se paie la tête de qui? Il y a trois systèmes dans le monde qui régissent les rapports entre banque centrale et gouvernement. Le système européen, inspiré du modèle allemand: la banque centrale est indépendante. Le système américain: la banque centrale fait ce que le gouvernement lui dit de faire, point on the line.. Le système japonais: dans le catalogue, on est censé faire comme les Européens, mais dans les faits on agit comme les Américains. Sur le terrain, ça donne: l euro monte alors que la zone euro, n 1 mondial de l exportation, ahane comme un taureau en fin de corrida; le dollar flotte comme un bouchon et les Etats-Unis ne font pas le moindre effort pour l ancrer; et les Japonais, qui ont fait baisser le yen de 20 % en six mois, jouent aux étonnés: «Il a reculé? Comme c est étrange!» Revenons au communiqué final du G 20: «Il conviendrait d aller vers un système de changes davantage déterminé par les marchés». Chiche! Si, si, les salaires augmentent en Belgique Etonnante, cette interview parue dans L Echo et dans le Tijd, interview du patron (belge) du groupe suédois Atlas Copco, Ronnie Leten. Il n y a plus eu de grève générale en Suède depuis plus de vingt ans. Et les syndicats siègent dans les conseils d administration, où ils peuvent être amenés à approuver des licenciements ou des investissements d automatisation qui pèsent sur l emploi. Et les salaires? Les négociations sont en cours actuellement en Suède sur la marge dont disposent les industriels pour les années à venir. Une marge qui va de 1 à 3 %. Commentaire d un syndicaliste, interviewé en même temps que son patron: «Ceux qui font du très bon travail recevront peut-être 3 % d augmentation l an prochain, et d autres seulement 1 %». Hors index? Question stupide: il n y a pas d indexation automatique des salaires en Suède. En Belgique par contre, les salaires n augmentent pas, mais ils sont indexés. Donc ils augmentent. Ronnie Leten: «Au final, Suédois et Belges reçoivent sans doute la même chose, mais le sentiment est différent». De fait. Qu est-ce qu on va faire en Bourse? Le message est le suivant: les taux d intérêt sont au plus bas, mais ça ne va pas durer. Notez que ça fait longtemps qu on dit que ça ne va pas durer. Nuançons: ça ne va pas durer éternellement. Bien. Si les taux remontent, les portefeuilles obligataires vont souffrir. Donc il faut retourner en Bourse. Bien. Mais pour y faire quoi? Pour gagner les 15 à 20 % qu elle a rapportés l an passé alors que la probabilité la plus forte est qu on ne réédite pas cet exploit? Pour toucher les 3 % de rendement sur dividende que donne un portefeuille d actions belges? Peutêtre, mais avec le risque de voir son patrimoine fluctuer au gré d une conjoncture que l on maîtrise encore très mal. De plus, la Bourse est-elle encore un endroit fréquentable pour Odette Toulemonde à l heure du HFT (le TGV du trading), des transactions «zéro seconde», du «quote stuffing» et des difficultés que pose leur monitoring? Bonne question, à laquelle la réponse est dans Jean de la Fontaine: on ne met pas tous ses œufs dans le même panier. Des obligations? Oui. Des actions? Oui aussi. De même que des liquidités, un bon contrat d assurance, de l immobilier et de l or. La recette de bonne-maman, quoi! Lire l avenir dans le steak de cheval Non, la viande de cheval n est pas mauvaise pour la santé. Oui, manger du cheval pour un Anglais c est quasiment de l anthropophagie. Les plus malins l auront compris: le problème n est pas là, mais une fois encore dans la difficulté qu il y a à contrôler, à «tracer» comme on dit, la moindre protéine dans ces gigantesques chaînes globales de production et de distribution. Le quotidien Le Monde a ainsi «tracé» le contenu d un pot de pâte à tartiner d une marque bien connue. Incroyable! Si on peut lire l avenir dans le steak de cheval, ce sera ceci: on a trouvé l erreur avant qu elle ne fasse de dégâts, on va la corriger. Ce n est pas tellement le discours qu on entend. Pour une fois, soyons positifs. Jean Blavier Février est, de tous les mois, le plus court et le plus matois Coups de soumonce Janvier vient à peine de se terminer dans un «bain de sang social» à Liège, que février vous savez ce mois qui balance entre carême et carnaval s ouvre sur une quadruple soumonce politique à en faire vibrer (d aise ou d horreur ) les oreilles de Bart de Wever. Bref un an et demi avant la «mère de toutes les élections», la campagne est lancée tambour battant. Si six pas sept Johan Vande Lanotte, le vice-premier SP, ouvre en fanfare: «Je ne parlerai plus de la NVA avant les élections de 2014». Quelques heures plus tard, Eric Domb patron de Pairi Daiza et ex président de l UWE, gronde: «Le nationalisme est une maladie mentale collective». Place enfin dans ce mâle cortège à Steve Vanackere, le vice-premier CD&V en personne: si les francophones jouent loyalement le jeu de la sixième réforme de l Etat, dit-il en l occurrence, son parti n en réclamera pas une septième. Et là, d un coup, on se dit

Beci qu il se passe décidément quelque chose de très, très intéressant. Un momentum? Kris croque Dans la foulée, on apprend que Kris Peeters, le président flamand, sera «l homme fort» du CD&V aux législatives de 14 avec le «16» pour objectif. Bref, on se met en ordre de bataille au son des batteries. La bataille Nord-Sud s annonce aussi homérique que la bagarre Nord-Nord. Mais la cible commune est claire: la NVA toujours au zénith dans les sondages. Pim, pam, poum? Messages bien reçus à l hôtel de Ville d Anvers? En stratège remarquable, Bart De Wever tente de retourner à son profit cette offensive tous azimuts. Il prend quelques mesures purement retentissantes dans sa ville (ah l interdiction des T-shirts arc en ciel virtuels aux guichets), raille les politiques qui se répandent sur Twitter puis affirme, façon Calimero, craindre désormais pour sa vie tant on le diaboliserait. «Comme Pim Fortuyn» (le populiste néerlandais assassiné par un dément). A qui la Sécu? Et pendant que les politologues et les journalistes se déchirent sur le fait de savoir si parler ou ne plus parler de de Wever, si l attaquer frontalement ou l ignorer sert ou déforce le leader anversois, on apprend que les présidents des quatre partis francophones se parlent depuis des semaines en grand secret. Objectif: répartir les compétences (essentiellement de Sécu) héritées du fédéral. Aux dernières nouvelles, ce serait, après pirouette institutionnelle, un «tout aux Régions (wallonne et bruxelloise) avec «un lien contraignant de solidarité». C est le CD&V qui va être content! Sonnez trompettes, résonnez hangout! Mais du côté francophone aussi, ça sent la bagarre préélectorale à plein nez. Les Gilles sont à peine rentrés au bercail que les hostilités reprennent. A Namur, la majorité Olivier vacille sur le «coût vérité» de l électricité classique et surtout renouvelable. A Bruxelles MR, PS, CDH et Ecolo s empoignent à propos du réseau 4G que les chefs d entreprise (et M. Bellens!) réclament à cor et à cri. Après les tambours, les trompes pour ouvrir le chemin qui conduit à 2014, l année présumée horribilis. Et ce ne sont pas quelques hangouts à la façon d Obama ou de Di Rupo qui devraient apaiser les esprits. D autant que la reprise ne montre pas le petit bout de son nez et que, face au blocage des salaires, la rue fait une tête de carême et défile en front commun. Luc Delfosse Izeo réagit La régionalisation des politiques de l emploi: deux poids deux mesures? Les indépendants et PME bruxellois resteront-ils sur le carreau en matière d aides régionales à l emploi? Tandis que la Flandre a revu les montants et les conditions d octroi des primes pour l engagement de chômeurs âgés de plus de 50 ans, le Gouvernement wallon est en passe d adopter lui aussi un décret relatif aux aides accordées aux employeurs du secteur marchand qui engagent des demandeurs d emploi inoccupés inscrits auprès du Forem. Et à Bruxelles? Rien de pareil. 5 Ces mesures des Régions flamande et wallonne sont bien entendu les bienvenues pour les employeurs et les demandeurs d emploi du nord et du sud du pays. C est plutôt l absence de mesures équivalentes en Région bruxelloise qui suscite la réaction d IZEO par la voix de son Secrétaire Général Miguel Van Keirsbilck: "Ce qui frappe à la lecture de l avant-projet de décret wallon, c est sa générosité. En effet, pour chaque engagement d un demandeur d emploi inscrit au Forem, l employeur recevra une subvention forfaitaire de 10.000 la première année, 7.500 la deuxième et 5.000 la troisième, majorée de 2.500 ou de 5.000 par an pour certaines catégories de travailleurs (moins de 30 ans, plus de 50 ans, trois premiers travailleurs). Soit une subvention totale de 22.500 à 37.500 par emploi créé, sur trois ans. Ces aides directes se cumulent avec les réductions de charges sociales prévues au niveau fédéral. IZEO, en tant qu association de représentation et de défense des indépendants et des PME, applaudit bien évidemment cette politique. Ce qui nous interpelle, par contre, en tant que principal représentant des indépendants de la capitale, c est de ne retrouver dans le paysage bruxellois aucune mesure équivalente d aide directe à l embauche! Ce déséquilibre est très interpellant parce que se créent ainsi des inégalités préjudiciables aux indépendants et PME bruxellois. Les employeurs bruxellois, puisqu'ils ne bénéficient pas de ce coup de pouce public à l engagement de travailleurs, subissent un handicap de compétitivité qui compromet leur rentabilité; L engagement d un demandeur d emploi coûtera à son employeur bruxellois jusqu'à 37.500 de plus qu à son homologue wallon! On peut facilement imaginer, par exemple, qu'un particulier qui doit changer ses châssis reçoive un meilleur devis d'une entreprise wallonne.nous acceptons que chaque région mette en place ses propres politiques de l emploi et ait ses propres instruments. Mais entre une aide conséquente d un côté et rien du tout de l autre, le contraste est excessif. IZEO réclame que des aides régionales conséquentes viennent aussi soutenir l indépendant ou la PME bruxellois qui embauchent. La situation économique et l état du marché de l emploi dans la capitale ne permettent pas aux employeurs bruxellois de subir ce nouveau handicap. J'ai donc écrit, au nom des indépendants et des dirigeants de PME bruxellois, à Monsieur Benoît Cerexhe, Ministre bruxellois de l économie et du commerce, pour lui demander les intentions du gouvernement bruxellois en matière d aides régionales à l embauche. IZEO suivra ce dossier de très près en dialoguant avec la nouvelle ministre de l'économie bruxelloise, Madame Céline Fremault. Propos recueillis par Didier Dekeyser

Beci Action pilote de BECI: le volontariat d entreprises Construire des ponts entre les écoles et les entreprises Encourager les entreprises à libérer du personnel pour développer des projets au bénéfice du monde de l enseignement bruxellois: c est en substance le but du projet pilote de volontariat initié en septembre 2012 par BECI. 6 Aménagement de lieux, formation sur machines, éveil aux métiers, coaching, gestion de projets, etc. Le programme de volontariat d entreprises développé par BECI propose un faisceau d initiatives allant d un soutien manuel occasionnel à l apport d expertise spécifique; sur le court ou le long terme. «Le concept est participatif», précise Xavier Dehan, responsable du Centre de Connaissances de BECI. «Quelques jours par an, l entreprise met gratuitement son personnel au service du monde associatif et des écoles en veillant à encadrer et assurer correctement ce volontariat. Le tout, au départ des besoins identifiés par les écoles et les associations sur la base de partenariats entreprises/collaborateurs/associations/écoles-jeunes.» Les objectifs sont multiples. «Le premier est de former les jeunes dans un cadre stimulant et d essayer de construire, de manière très modeste, des ponts entre les écoles, les associations socio-professionnelles et les entreprises», explique notre interlocuteur. «Mais aussi, et surtout, renforcer l adéquation entre la demande du monde du travail et l offre de formations professionnelles. Il y a presque 110.000 demandeurs d emploi à Bruxelles et ce chiffre n arrive pas à diminuer malgré le volume impressionnant de créations d emplois chaque année. Nous souhaitons donc soutenir des actions ciblées afin d améliorer le niveau de qualification des jeunes et ainsi mieux les préparer à intégrer le marché du travail actuel. Pour y parvenir, BECI, en association étroite avec Business & Society ASBL et avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale, assurera un accompagnement systématique de tous les acteurs.» De nombreux avantages pour les entreprises Si les entreprises participant au projet s engagent à le faire de façon gratuite et sans attente de retour commercial ou de ressources humaines quelconques, elles en retirent tout de même certains avantages. Xavier Dehan: «Les motivations sont très variées. Selon une étude de faisabilité réalisée au début de l année 2012, le développement personnel des collaborateurs et la responsabilité sociale de l entreprise sont les deux principales raisons pour lesquelles les entreprises veulent participer à ce genre de programme. Améliorer leur image et répondre à leurs besoins actuels ou futurs sont les autres réponses que nous avons obtenues.» Initié en décembre 2012, ce programme ambitieux va voir naître plusieurs projets dans des écoles bruxelloises. L Institut Saint-Joseph à Etterbeek va ainsi mettre sur pied, en collaboration avec des entreprises actives dans les métiers techniques et professionnels, un programme spécifique de soutien à l orientation et l implication scolaire de ses élèves. Avec l objectif que l apport de témoignages de collaborateurs, les visites d entreprises et la mise sur pied de projets concrets redonneront confiance et envie aux élèves qui entretiennent de mauvaises relations avec le système scolaire du fait de leurs échecs. L Institut Notre Dame à Anderlecht a, quant à lui, fait le choix de libérer les élèves de la section professionnelle tous les jeudis après-midi d avril à juin. Ces temps libres seront consacrés à des ateliers hors programme scolaire, mais en lien avec les études et les métiers futurs. «Le projet est plus complexe car collectif», explique Ariane Molderez, Responsable de la coordination de l action pilote de volontariat initiée par BECI. «Il nécessite un travail de coordination plus important car trois entreprises vont mettre leur personnel volontaire à disposition de l école pour réaliser un projet et animer différents ateliers.» D autres écoles ont été contactées, notamment du côté du CPEONS, entre autres le CERIA et l Athénée Ernest Richard, «mais nous n avons pas voulu approfondir la démarche avant d avoir suffisamment de garanties de pouvoir concrétiser ce projet», continue Ariane Molderez. «Ces rencontres créent beaucoup d attentes de la part des écoles et associations, et ne pas les rencontrer contribuerait à donner une image négative du monde politique et des entreprises. Nous allons donc limiter notre action à une dizaine d écoles et associations, tout en veillant à ce que les institutions et entreprises participantes ne développent pas plus de deux projets simultanément pour s assurer de la faisabilité de chacun d entre eux.» Malgré ces limites imposées, BECI s engage à réunir, en une année scolaire, assez de volontaires pour atteindre l équivalent de 600 journées de travail. Et l'alliance entre la Chambre de Commerce et l'union des Entreprises de Bruxelles ne compte pas en rester là puisque l objectif pour les quatre prochaines années est d organiser et coordonner 10.000 journées de travail investies volontairement au bénéfice de l enseignement, de la formation et de l insertion des jeunes. Hadrien Bonney

Beci BECI Le nouveau contrat de gestion d Actiris «Cela a pris du temps, mais désormais la dynamique est vraiment positive»: voilà comment l on pourrait synthétiser l opinion de Jean-Claude Daoust, Président de BECI, à propos du nouveau contrat de gestion d Actiris. E/D: Quelles sont "selon vous" les principales avancées du nouveau contrat de gestion? Jean-Claude Daoust: «Il y a tout d abord le screening des candidats, la vérification de leurs compétences. Parce que jusqu'à aujourd'hui, il était fréquent qu Actiris envoie des candidats dont le profil réel ne correspondait pas du tout aux offres d emploi. Et il ne s agit pas que de candidats gonflant leurs compétences: il en est aussi qui les sous-estiment. Il y a aussi l ouverture d Actiris à des partenariats avec le secteur privé: c est une bonne chose pour les entreprises clientes. C est d ailleurs ce que nous faisons déjà en Flandre avec le VDAB depuis de nombreuses années, mais c est surtout une bonne nouvelle pour le marché bruxellois de l emploi puisque cela devrait lui permettre d être plus harmonieux, plus efficace. Enfin, ce qui est très important, c est le rapprochement avec Bruxelles-Formation et VDAB Formation: l occasion de compenser le défaut institutionnel qui fait que formation et emploi, pourtant logiquement très liés, sont gérés séparément. Au point d arriver à des situations ubuesques puisque en l absence d un «dossier unique» qui sera mis en place suite au nouveau contrat de gestion, le conseiller d un demandeur d emploi chez Actiris ne disposait pas du parcours et des formations que le candidat à l embauche pouvait avoir suivis chez Bruxelles Formation ou le VDAB Formation.» Est-ce que ces nouvelles dispositions, déjà appliquées depuis longtemps ailleurs dans le pays, témoignent d une nouvelle dynamique au sein d Actiris? «Il est vrai que les entreprises sont demandeuses depuis très longtemps. Nous avons surtout observé une évolution importante au niveau des représentants syndicaux, qui ont pris conscience des problèmes que cela posait sur le terrain et qui réalisent que si l emploi n augmente pas Jean-Claude Daoust, Président de BECI à Bruxelles, la Région va vite se trouver dans une situation intenable. Il y a eu un consensus sur le fait que les mesures d accompagnement et de mise à l emploi devaient prévaloir et ne pas se limiter à un simple contrôle des demandeurs d emploi mais trouver pour les candidats autant que pour les entreprises le poste ou le profil idéal.» Comment se sont déroulées les négociations autour du contrat de gestion? «De façon assez sereine, en fait: nous nous sommes organisés en petites délégations et nous nous sommes rencontrés une dizaine de fois, ce qui est tout à fait raisonnable pour un document final de près de 100 pages. Les différentes thématiques ont été abordées sans problème, sous le regard du consultant Price Waterhouse Coopers qui recadrait de temps en temps la procédure. Il n y a pas eu de véritable pierre d achoppement, de réunions qui se prolongent durant la nuit, etc. Parmi les points les plus complexes, je pointerais le rapprochement avec la formation: tout le monde était d accord, mais s agissant de ministres différents, il était plus difficile d aboutir rapidement à un consensus, d autant que les questions d harmonisation sont complexes." Et du point de vue de la mise en place des nouvelles dispositions: l agenda est-il crédible ou le contrat tient-il plus de la lettre d intention? «Je pense que les moyens seront mis à disposition, mais il est clair que ce ne sera pas facile. Il s agit de modifier en profondeur les pratiques et même la philosophie qui ont cours au sein d Actiris. Et il y a aussi la question de l infrastructure informatique, qui est une des vraies faiblesses de l institution, mais les autorités de tutelle ont déjà fait savoir qu elles consentiraient aux investissements nécessaires. Ce sera un défi pour le management, mais ce sera aussi l occasion pour eux de faire preuve de leurs compétences, toutes les adaptations ne doivent pas forcément passer par une inflation des budgets. Au niveau du monde patronal bruxellois, il y a clairement une attente mais le nouveau contrat de gestion a été reçu comme un signal très positif.» Younes Al Bouchouari 7

Beci Le plan de stationnement de Brigitte Grouwels Une révolution copernicienne? Pour Brigitte Grouwels, ministre bruxelloise des Transports, «la Région aura désormais le premier et le dernier mot en matière de stationnement dans la capitale». Une révolution copernicienne, dit-elle. E/D: Dans une ville-région comme Bruxelles, on ne peut dissocier gestion du parking, de la mobilité et de l environnement. Or ces politiques se contredisent. Par exemple, comment concilier la limitation du nombre d emplacements de parking en voirie prévue dans le Code bruxellois de l air, du climat et de la maîtrise de l énergie (Cobrace) et leur augmentation prévue dans votre Plan de stationnement? 8 Brigitte Grouwels: "L objectif est d améliorer la situation et de le faire intelligemment. En fait, le Cobrace et le Plan régional de politique de stationnement sont complémentaires. Nous ne voulons pas de nouvelles mesures visant à réduire l offre totale en places de parking, nous voulons mieux répartir cette offre. Par exemple en activant la surcapacité là où elle existe, que ce soit dans des parkings privés ou des parkings d entreprise. Ou en faisant glisser les priorités en matière de stationnement de la voie publique vers d autres emplacements pour rendre l espace public plus agréable, ce qui ne peut qu améliorer la vie en ville et faciliter l écoulement de tout le trafic. Oui, des emplacements de parking vont probablement disparaître de la voie publique, mais une part équivalente de ceux-ci sera créée en dehors de la voie publique. Grâce au Plan régional de politique de stationnement, nous disposerons enfin d un instrument fort pour gérer les défis de stationnement et de mobilité au niveau de Bruxelles-Capitale. En traitant de manière loyale et équitable tous ceux qui veulent y stationner." Il vaut mieux travailler près de chez soi. Il faut donc des emplois et des entreprises à Bruxelles. Or la politique de stationnement de Bruxelles-Capitale est favorable aux habitants, mais pas aux entreprises. Est-ce parce que les habitants votent et pas les entreprises? Brigitte Grouwels "Le Plan régional de politique de stationnement ne s adresse pas uniquement aux Bruxellois mais aussi aux navetteurs, aux commerçants, à leurs clients et aux indépendants. Notre objectif est d améliorer la qualité de vie du Bruxellois, de faciliter l accessibilité de la ville pour le navetteur et de faire de Bruxelles une ville commerçante plus attirante pour tous. Nous voulons aussi faire en sorte que chacun réfléchisse à ses choix en matière de mobilité. Cela veut dire inciter les navetteurs à recourir davantage encore aux transports en commun - ils le font déjà de plus en plus, les chiffres le montrent. Mais je sais bien que ce n est pas toujours possible. Pour les travailleurs de nuit par exemple. C est pour cela que nous avons prévu des cartes de dispense qui permettront de stationner sur la voie publique. Ces cartes s adressent aussi aux marchands, aux plombiers, aux électriciens, aux dispensateurs de soins. Tout cela a été fait en concertation avec les acteurs économiques et désormais la règle sera la même pour tous dans les 19 communes. Alors qu aujourd hui il y a en certains endroits des situations plus heureuses qu en d autres." Le retard du RER (plus de 10 ans) est scandaleux, mais, hélas, il était prévisible. Le retard dans le choix et la mise en place des parkings de dissuasion est d autant plus regrettable. Où en est-on dans ce dossier? "Je comprends très bien la frustration que génère le retard du RER. Hélas, je n ai aucune prise sur ce dossier, qui est géré au niveau fédéral dans le cadre du plan d investissement 2013-2025 de la SNCB. En ce qui concerne les parkings de dissuasion, il y a eu des avancées. Un groupe de travail a été mis en place pour examiner avec les autorités flamandes la possibilité d étendre encore ces parkings qui, je le rappelle, doivent à la fois être proches des nœuds de transport en commun et situés le plus loin possible dans l hinterland bruxellois pour que le passage aux transports en commun se fasse le plus tôt possible. Pour les parkings

Beci dans la capitale, un appel au marché sera lancé prochainement pour inviter le secteur privé à participer à leur développement, notamment via des partenariats privé public (PPP) en 14 endroits. Pour le moment il n y a dans la capitale qu environ 2.000 places de ce type. Je souhaite que ces PPP nous permettent d en augmenter sensiblement le nombre. Mais le vrai défi sera leur financement. L espace est rare à Bruxelles, il faudra travailler en sous-sol ou en hauteur. Un emplacement en sous-sol coûte 30.000 euros environ, un emplacement en hauteur 20.000 euros. Bref, on va monter très vite à des millions d euros! Bruxelles-Capitale ne peut supporter de tels coûts. De là cet appel au secteur privé. Je voudrais rappeler au passage qu en marge de notre plan, nous avons décidé d assouplir les règles en matière de construction de parkings pour les occupants d immeubles neufs, que nous allons activer les emplacements de sociétés et qu avant la mise en place du premier Plan de stationnement communal, nous allons procéder à un relevé de l ensemble des places et de leur statut, sur la voie publique et en dehors de celle-ci. Ce recensement sera fait pour début 2014. Enfin l Agence régionale de stationnement devra mettre en place, avec les communes et les acteurs concernés, un plan d action visant à augmenter la capacité des parkings locaux et privés." Le Plan régional de stationnement va dans le bon sens, mais il bute sur la sacro-sainte autonomie communale. Par exemple, comment justifier que les communes fassent payer au prix fort les emplacements de parking proches des transports en commun qu utilisent les navetteurs? Cela ne peut que les inciter à rentrer plus loin dans Bruxelles avec leur voiture. "Ce sera dorénavant la Région qui va fixer les règles du jeu en matière de stationnement. Les communes devront mettre en place leur propre plan, mais elles le feront dans le respect des dispositions du Plan régional. Le gouvernement bruxellois devra d ailleurs approuver les plans communaux. Il n hésitera pas à rejeter ceux qui auraient pour effet d augmenter la pression automobile au centre-ville. Bref, la Région aura désormais le premier et le dernier mot en matière de stationnement à Bruxelles. A mes yeux, il s agit d une révolution copernicienne." Propos recueillis par Jean Blavier l'avis de BECI IRIS II: Souvenez-vous Était-il nécessaire d harmoniser les 19 politiques de stationnement de la Région Bruxelles-Capitale? Oui répond invariablement BECI! C est une condition sine qua non d une gestion efficace de la mobilité à Bruxelles. Mais, car il y a un mais, ce plan ne se contente pas d harmoniser les politiques de stationnement communales. Il a, en effet, comme objectif «la rationalisation progressive des emplacements de parking». En un mot, leur suppression en voirie et hors voirie. L analyse régionale repose sur l impossibilité de changer radicalement les modes de déplacement, partant ceux en véhicules thermiques individuels, sans pratiquer des coupes sombres dans la disponibilité de stationnement de longue durée. Ces «aspirateurs à voitures», selon les termes d usage, seraient à la base de la congestion qu entend réduire le Gouvernement. A supposer même que ce soit exact, ce que BECI conteste, quelles sont les alternatives? Le RER? Attendu pour 2012, il commencera son déploiement en 2025! Si tout va bien, car chaque année, il prend deux ans de retard La STIB? Avec une formidable croissance du nombre de déplacements individuels effectués ces dix dernières années, elle sature complètement sans un financement d au moins 2 milliards. La marche, le vélo, le scooter, les véhicules partagés? Evidemment, mais avec les perspectives d'augmentation des déplacements, ils ne pourront apporter qu'une partie de la solution. Que faut-il penser alors de cette attention particulière portée par les pouvoirs publics à la voiture? De tous ces plans de mobilité, plus dissuasifs les uns que les autres, du point de vue du coût pour l utilisateur de véhicules individuels: TVA sur acquisition, taxe de mise en circulation et taxe annuelle avec bonus/ malus, accises, tarifs de stationnement, future vignette autoroutière et taxe kilométrique, taxe sur les emplacements de parking, péage urbain, etc.? Au nom de la congestion et de la qualité de l air, tout est bon pour faire de l utilisateur de la voiture un généreux donateur, mais pour quel bénéfice? 15 milliards sont prélevés par an, un seul est réinvesti dans l état des routes! Où part le reste? Manifestement pas Une solution? dans ces fameuses alternatives qui permettraient à ceux qui en ont vraiment besoin, de se déplacer en voiture. Pour rappel, 60 % des déplacements à Bruxelles n ont aucun but professionnel. Le Gouvernement se souviendra que le plan IRIS II, le plan général de mobilité pour la Région Bruxelles-Capitale, fait état d un ensemble de mesures. Parmi celles-ci, figure effectivement une politique régionale de stationnement, mais également un RER en ordre de marche, une STIB refinancée, des parkings de dissuasion et de transit. A force de n appliquer que la partie des plans qui plaît le plus, on finit par perdre toute cohérence. 9

Beci Promotion de la facture électronique Vanackere chez BECI et IZEO 10 Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances Steven Vanackere nous a fait l'honneur d'introduire en nos locaux une séance d'information sur la facturation électronique. Dans le cadre d'une campagne d'information et de sensibilisation menée en collaboration avec l'agence pour la simplification administrative, le ministre témoigne ainsi son soutien aux efforts réalisés par de nombreuses organisations professionnelles pour accompagner leurs membres dans la mise en place de ce système à la fois innovant et porteur d une grande simplification. La loi du 17 décembre 2012 que le Ministre Vanackere a fait approuver, conjointement avec le ministre du Budget et de la Simplification administrative, place les factures électroniques, en ce La facturation électronique simplifiée La possibilité de facturer de manière électronique existe en Belgique depuis 2004, à l'entrée en vigueur de la Loi du 28.01.2004 modifiant le Code de la taxe sur la valeur ajoutée 1. En dépit des avantages évidents de la facture électronique, seuls 1% de toutes les factures échangées en Belgique 2 et 5% des factures échangées entre des entreprises en Europe 3 empruntent la voie électronique. Pour inciter les entreprises à se convertir en masse à la facturation électronique, le législateur européen a tenté en 2010 de moderniser et d'harmoniser les règlements concernés par le biais de la Directive 2010/45/EU du 13.07.2010 4, qui a été convertie dans le Droit belge par la Loi du 17.12.2012 modifiant le Code de la taxe sur la valeur ajoutée 5. La facturation électronique en Belgique est devenue nettement plus simple depuis l'entrée en vigueur de cette loi en date du 01.01.2013. Depuis lors, la facture électronique bénéficie d'un traitement équivalent à qui concerne la TVA, sur un pied d égalité avec la version papier. Cela réduit les coûts administratifs des entreprises et améliore leur position concurrentielle. En Belgique, la plupart des factures sont établies, comptabilisées et payées électroniquement, mais sont toujours traitées sur papier. Cette façon de faire est complexe et coûteuse pour les entreprises, sans parler du risque d erreurs lors du traitement des factures. Jusqu à présent, la réglementation stricte en matière de facturation était, dans les entreprises, une source d incertitude quant à la légalité de la facturation électronique. Cela ne pouvait qu en freiner son utilisation. Selon certaines études menées dans le secteur privé, quelques pourcents à peine du milliard de factures émises chaque année en Belgique sont également celui de la version papier. Les exigences techniques draconiennes régissant l'utilisation de la facture électronique, telles que le recours à des signatures électroniques ou à l'échange électronique de données ( Electronic Data Interchange EDI) appartiennent définitivement au passé. L'authenticité de l'origine, l'intégrité du contenu et la lisibilité de la facture doivent toujours être garanties entre le moment de l'émission et la fin de la période de conservation, mais les entreprises peuvent désormais décider elles-mêmes de quelle manière elles vont remplir ces trois conditions. Parmi les possibilités figurent les messages structurés en XML, FINVOICE ou PDF qui sont émis et reçus sous format électronique, notamment par le biais d'un e-mail avec annexe ou par téléchargement au départ d'un site Web. Pour autant que l'accès en ligne soit garanti, le contribuable a désormais aussi la possibilité de stocker les factures électroniques en dehors du territoire belge. échangées par voie électronique. Il y avait donc un urgent besoin d une réglementation fiscale adaptée aux méthodes de travail électroniques en usage de nos jours. Cette nouvelle loi, qui vise aussi un esprit d'entreprise plus durable, s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d'une directive de la Commission européenne qui veut que la facturation électronique devienne d'ici 2020 la méthode la plus répandue de facturation en Europe. Ceci peut être intéressant dans le cadre d'applications technologiques modernes telles que le cloud-computing. Ce sont donc de bonnes nouvelles pour les entreprises belges, qui peuvent désormais choisir une méthode de facturation électronique sur mesure. Il n'empêche que l'utilisation d'une facture électronique n'est autorisée que dans la mesure où elle est acceptée explicitement ou tacitement par son destinataire. Ceci reste un inconvénient de la facture électronique par rapport à son homologue papier. Le législateur a essayé, avec la nouvelle réglementation, de rendre la facturation électronique plus attractive pour les entreprises en vue d'augmenter leur compétitivité. C'est avec le temps que l'on saura si les entreprises de Belgique, et plus particulièrement les PME, trouveront ces modifications législatives suffisamment stimulantes pour se convertir effectivement à la facturation électronique. Il faudra voir également si le consommateur belge les acceptera. 1. Publié au Moniteur belge le 10.02.2004 et entré en vigueur le 01.01.2004. 2. Voir http://www.e-invoice-gateway.net/knowledgebase/countryrelated/compare?country1=10&country2=10. 3. Commission européenne, «Mettre à profit les avantages de la facturation électronique pour l'europe», COM(2010)712, 02.12.2010. 4. Directive européenne 2010/45/EU du Conseil du 13.07.2010 modifiant la Directive 2006/112/EG relative au système communautaire de taxation de la valeur ajoutée en ce qui concerne les règles de facturation (PB L 189 du 22.07.2010). 5. Publié au Moniteur belge le 21.12.2012.

Beci L administration plonge les bureaux d études dans les difficultés financières Mauvais payeur En Belgique, les bureaux d études et les cabinets de conseil doivent attendre en moyenne 200 jours après la prestation d un service pour obtenir le paiement de leurs factures par l'administration. Ce lourd arriéré est une véritable épée de Damoclès au-dessus de la tête de nombreux bureaux d études. Les pouvoirs publics fédéraux, régionaux et locaux ne sont pas les payeurs les plus rapides. Les bureaux d études et les cabinets de conseil belges sont malheureusement bien placés pour le savoir. Ces entreprises, révèle notre étude, doivent parfois patienter jusqu'à un an avant d être payées pour les services fournis. Des délais de 2 à 3 ans ne sont pas inhabituels. Naturellement, cela grève fortement la trésorerie des cabinets d ingénierie, et par conséquent, leur gestion: l argent dû n arrive pas, mais les frais fixes personnel, assurances, impôts, fournisseurs n attendent pas. Emprunter pour survivre Cette situation n est pas tenable à long terme. Nombreux sont les bureaux contraints de puiser dans leurs réserves, voire de contracter des crédits bancaires pour pouvoir fonctionner au quotidien. Cela exclut naturellement toute possibilité d investissement ou de développement et hypothèque même la préservation de leur capacité concurrentielle. L augmentation des arriérés oblige bien des entreprises à faire d'importantes économies et à reporter exagérément leurs propres paiements. La viabilité menacée des bureaux d études pèse à son tour sur leurs fournisseurs. Les problèmes financiers se répercutent sur l ensemble du secteur avec un effet domino, alors que le climat économique actuel est déjà difficile. 11 Une procédure d approbation opaque Pourquoi cette lenteur dans les paiements de l'administration? Le service fourni, parfois étalé sur des années, comporte généralement plusieurs phases, avec une tranche de paiement à chaque phase. A chaque étape, il faut une approbation explicite avant que la suivante puisse commencer. C est seulement après cet accord de l'administration concernée que la phase achevée peut faire l'objet d'une facture. Les délais d approbation ne sont pas fixés et la loi n en dit mot. Cela peut aller de 3 mois à 1 an sans qu'il soit question de refus formel ni de remarques fondées. Dans la pratique, le délai d approbation dépend de la bonne volonté des pouvoirs publics, et ce flou réglementaire se traduit par un paiement différé. La multiplicité des bureaux d études et des instances impliqués dans un même marché ne simplifie par les choses. Bernard Gilliot, Président d ORI Perte de revenus En ce qui concerne les états de créance des adjudicataires, le législateur stipule, il est vrai, une période maximale de 60 jours qui englobe les délais d approbation, de facturation et de paiement. Pour les études, cependant, ce délai global n existe pas (encore). La loi oblige néanmoins l'administration à payer les factures de services dans les 50 jours. Cette limite passée, les intérêts de retard légaux sont dus. Le créancier n est même pas tenu d'émettre une «mise en demeure»: la procédure commence d office, automatiquement. Ici encore, la pratique et la théorie diffèrent: les autorités communales, en particulier, omettent de régler ces dettes supplémentaires que la loi leur impose pourtant. Soucieux de préserver de bonnes relations avec leurs clients, la plupart des bureaux d études évitent de réclamer les intérêts. Ils acceptent de sacrifier des revenus par crainte de se voir refuser de nouvelles commandes potentielles. Courage politique Seule solution à cet épineux problème: une loi spécifiant clairement le délai maximum d approbation et de paiement, avec un respect effectif de ces limites. Il faudra un certain courage politique pour entériner ces règles dans un cadre légal, mais il n y a pas d autre voie pour donner l oxygène nécessaire à ce secteur d une importance fondamentale. À long terme, cela ne favorisera pas seulement le développement et les progrès du secteur: l'ensemble de l'économie belge en recueillera les fruits. Bernard Gilliot, Président d ORI

Beci Action BECI en faveur des entreprises bruxelloises Eau et marchés publics Développer un programme qui vise à faciliter l accès aux marchés publics dans le secteur de l eau pour les entreprises actives à Bruxelles. C est le projet mis en place par BECI dans le cadre de l Alliance Emploi-Environnement, une initiative du gouvernement bruxellois qui vise à déployer une série d actions en faveur d une problématique environnementale tout en développant le potentiel de croissance de l emploi de Bruxellois. 12 Entre 15 et 20%. Si l on en croit les experts, c est le pourcentage du PIB national qui dépend directement ou indirectement des marchés publics en Belgique. Même ramenées au seul territoire bruxellois, les opportunités d affaires pour les entreprises implantées localement ne manquent donc pas. Pourtant, elles sont encore trop peu nombreuses à essayer de remporter ces marchés. «Les procédures administratives sont souvent très compliquées», explique Xavier Dehan, coordinateur du Centre de Connaissances de BECI. «Il faut les respecter à la lettre et remplir aussi d autres conditions, d ordre environnemental notamment, pour avoir accès à ces marchés. Ce n est donc pas donné à tout le monde et certains entrepreneurs n ont même jamais pensé à répondre aux appels d offres.» Un constat particulièrement d actualité dans le secteur de l eau, pourtant particulièrement porteur d emploi pour les Bruxellois, eu égard à l investissement de 1,5 milliard d euros sur 20 ans pour la seule rénovation d un tiers des égouts de la capitale. «Dans ce contexte, BECI, avec le soutien de la Région bruxelloise et dans le cadre de l Alliance Emploi-Environnement, a mis sur pied un projet pour sensibiliser les entreprises locales aux différentes perspectives et opportunités offertes par ces marchés», continue notre interlocuteur. «L idée est clairement de favoriser l accès des entreprises locales à ces marchés, avec l espoir qu elles embaucheront des Bruxellois si elles ont besoin de main d œuvre.» Un échange permanent entre BECI et les pouvoirs adjudicateurs L innovation consiste en la mise en place d un groupe de travail permanent entre BECI et les pouvoirs adjudicateurs afin de concrétiser cet accès aux marchés selon les règles européennes de la concurrence. Du reste, six séminaires de deux heures seront organisés durant 18 mois (de janvier 2013 à juin 2014) sur diverses thématiques que toute entreprise se doit de maîtriser pour remporter des marchés publics dans le secteur de l eau à Bruxelles: principes et fonctionnement des marchés publics, clauses environnementales dans ces derniers, puis différents aspects tel que l égouttage, la pollution des sols, les centres de traitement de l eau, etc. Le programme en quelques dates: Il s agit déjà de la seconde action menée par BECI pour améliorer l accès aux marchés publics pour les entreprises bruxelloises. Et la Chambre de Commerce et d Industrie de Bruxelles ne compte pas en rester là puisqu elle projette de décupler ce type d opération dans d autres secteurs: celui des déchets mais également de la police, des hôpitaux ou encore des travaux. «C est un modèle qui fonctionne et qui a déjà fait ses preuves. Nous devons donc concentrer nos efforts pour le pérenniser», conclut Xavier Dehan. Hadrien Bonney 21 mars: Les marchés publics pour les nuls, application pratique dans le secteur de l eau. 23 mai: Clauses environnementales dans les marchés publics, meilleures pratiques. 2ème semestre 2013: 1,5 milliard en 20 ans pour la rénovation des égouts bruxellois. 2ème semestre 2013: Agrandissement de la station d épuration sud - 50 millions d opportunités. 1er semestre 2014: Sols pollués, traitement des boues: marchés et sources de financement. 1er semestre 2014: Nouvelles opportunités offertes par l eau dans l espace public.

Beci Les hommes et les femmes du pouvoir (2) Freddy 13 Y a-t-il un bourgmestre qui est plus à l'image de sa commune que Freddy Thielemans? Ce Bruxellois jusqu'au bout des doigts est aussi le Bruxellois typique qui allie bonhomie, bonne humeur native et cette convivialité qui ferait pâlir d'envie le plus amical des méridionaux. Sans compter cette simplicité désarmante qu'il porte jusque dans son prénom et qui le rend bien digne d'exercer sa charge sous les ors du plus prestigieux hôtel de ville du monde. L'homme n'est cependant pas ce Bruxellois de vaudeville qui n'existe que dans l'esprit d'indécrottables provinciaux ou au Théâtre des Galeries: fin négociateur, habile au compromis et diplomate invétéré, il cultive sans effort ces qualités qui, alliées à une intelligence exercée et un verbe précis, l'ont mené et maintenu à la tête de la commune la plus en vue du Royaume. Tour d'horizon avec un leader populaire, au sens le plus noble du terme. E/D: Puisque vous avez été enseignant, commençons par là: que pensez-vous de la qualité de la formation dans les écoles bruxelloises? FT: C est une question délicate. Pour ma part, j ai malheureusement constaté que l apprentissage des langues était un problème récurrent à Bruxelles pour les primo-arrivants ou leurs enfants mais aussi pour les enfants défavorisés dans certains quartiers. J aurais voulu mettre en place des programmes d initiation à la langue d une année complète pour obliger ces personnes à se familiariser avec une des langues nationales et ainsi débuter une vraie intégration grâce à une approche pédagogique beaucoup plus ludique que l enseignement classique. Mais dans le cadre actuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, un tel processus est impossible à mettre en place. Ensuite, il devient urgent de se mettre autour de la table pour réfléchir à l avenir de l enseignement technique et professionnel, qui dispense des formations de grande qualité et utiles mais souvent considérées comme de seconde zone alors qu elles sont essentielles au bon fonctionnement de la société. Il faut donc que le monde politique, l enseignement, mais aussi les entreprises participent à redorer l image de ces formations pour que ces jeunes redeviennent fiers du métier qu ils exercent. Dans ce sens, je crois beaucoup aux Centres d Éducation et de Formation en Alternance (CEFA), qui permettent aux étudiants de bénéficier de deux jours de cours par semaine et de travailler le reste de la semaine chez un entrepreneur. Généralement, les jeunes qui sortent de ces écoles trouvent immédiatement du travail et peuvent même se mettre à leur propre compte par la suite. À l heure actuelle, le fossé entre l offre d emploi et la demande des entreprises se creuse pourtant à Bruxelles. C est vrai, mais il ne faut pas non plus remettre toute la faute sur les institutions publiques. Les entreprises ont aussi leur part de responsabilité, car outre l enrichissement de l entrepreneur, l en-

Beci 13 a treprise doit être consciente de son rôle social, c est-à-dire offrir les moyens à un certain nombre de personnes d avoir des fins de mois qui leur permettent de s intégrer dans la société. Je pense que l austérité telle que certains gouvernements en Europe l imposent est une aberration parce qu elle tue le marché au lieu de le relancer. Je préfère une approche keynésienne où l État ou une autre institution publique se réserve le droit d'intervenir pour relancer la croissance et l emploi. A la Ville de Bruxelles, par exemple, nous avons une politique active de mise à l emploi des jeunes peu qualifiés de nos quartiers, par exemple au sein de la cellule des horodateurs, parmi le personnel des espaces verts et celui du nettoyage. Une cellule de prévention qui emploie spécifiquement des personnes issues des quartiers concernés a aussi été créée. Même si nous constatons que ces mesures ne sont pas encore suffisantes, nous essayons néanmoins de former un maximum de personnes pour leur permettre de retrouver un emploi, et donc une dignité, ce qui est essentiel. Mais ce processus n est pas extensible indéfiniment et c est pour cette raison que le secteur privé doit aussi jouer son rôle. Le tourisme fournit beaucoup d emplois à des personnes peu qualifiées. Est-ce pour cela que vous semblez vouloir booster ce secteur, ce qui ressort du grand nombre d'événements organisés à Bruxelles? C est un des moyens de relance économique: le tourisme permet de créer des emplois mais a également un impact énorme sur le secteur de l Horeca, luimême pourvoyeur d emplois. Il s agit cependant d une compétence régionale, bien que nous poursuivions notre politique de tourisme événementiel via l organisation de Bruxelles les Bains, des Plaisirs d Hiver, du Brussels Summer Festival, etc. Nous avons donc notre propre politique de tourisme, qui vise principalement à développer l offre touristique. Elle est donc complémentaire à celle de la Région bruxelloise. Ce n est pas de la concurrence mais c est simplement que nous devons faire des choix spécifiques parce que nous avons la capacité de vendre des événements que les autres communes ne peuvent accueillir. Par rapport aux autres communes, la Ville de Bruxelles est donc une commune tout à fait particulière où se concentrent des enjeux économiques et sociétaux plus importants qu ailleurs. C est en tout cas la ville où les choses se passent et je pense que nous restons l un des moteurs de l économie en Belgique même si certains ne veulent pas encore le reconnaître. Strombeek au Nord, tout comme Charleroi au Sud, profitent de l image de Bruxelles et de son développement économique. Aux États-Unis, tout le monde connaît Bruxelles mais peu savent que c est la capitale de la Belgique. La Flandre n a donc aucun intérêt à se couper de Bruxelles, sous peine de devenir l équivalent du Lichtenstein. À propos des difficultés communautaires, que pensez-vous de l attitude des deux autres régions à l égard de Bruxelles? Bart de Wever a récemment critiqué le projet de Métropole bruxelloise et les Wallons semblent aussi parfois hors du coup. M. de Wever ne pourra pas ne pas s'apercevoir que Bruxelles Métropole est un rendez-vous inéluctable. Cela prouve qu il ne connaît pas bien Bruxelles et qu il n a pas compris le sens des villes. Ou qu'il ne veut pas connaître le sens de Bruxelles: laisserait-il alors Anvers s étendre tandis qu'il refuse l'extension de la Capitale? Il faut être pragmatique et l'attitude du bourgmestre de Waterloo, qui essaie d utiliser la proximité de Bruxelles, me semble empreinte de bon sens. Concernant la polémique des parkings de dissuasion, quelle région doit en prendre la responsabilité? Il faut savoir que l offre des parkings à Bruxelles est quand même beaucoup plus large et plus importante qu il n y paraît. Avec parfois, il est vrai, des difficultés dans des lieux spécifiques comme les Deux Portes. Bruxelles ne peut pas assumer seule le poids financier que représente l important flux de navetteurs quotidiens. Je pense que les Régions avoisinantes doivent nous aider à prévoir les infrastructures pour leurs citoyens. Et pour les entreprises? Nous entendons beaucoup de patrons se plaindre de ne plus pouvoir recruter certains profils parce que les problèmes de mobilité à Bruxelles

Beci les effraient. De plus, nous allons bientôt devoir supprimer des places de parking dans les entreprises suite aux propositions de la Ministre Huytebroeck. Sans parler des petits commerces qui voient leur fréquentation, et donc leur chiffre d affaires, baisser. Il est vrai que la problématique de la circulation dans la ville tue certaines formes de commerce. Nous sommes donc persuadés, parce que nous l observons à Madrid, Vienne, Londres, Barcelone ou encore à Paris, que la piétonisation des grandes places publiques serait bénéfique pour le commerce. Ce qui n empêche pas qu il y ait des lieux de passage pour les transports en commun ou les véhicules, mais à vitesse réduite. Ce ne sont donc pas des mesures antiautomobiles mais c est qu à un moment, si la circulation continue d augmenter à Bruxelles, il n y aura pas assez d emplacements et de parkings pour accueillir l ensemble des véhicules qui sont dans la ville, tout simplement! Toutes les grandes métropoles sont arrivées aux mêmes conclusions et travaillent actuellement à des processus de piétonisation. Concernant les places de parking pour les entreprises, elles doivent aussi savoir comment elles s organisent dans ce domaine. Mais c est aussi une des raisons pour lesquelles nous sommes favorables à la mise en place du RER et à l extension rapide du réseau de transports en commun. Les entrepreneurs ont parfois le sentiment d une cacophonie dans le chef des décideurs. Il peut y avoir un sentiment de cacophonie. Concernant le Bois de la Cambre par exemple, je n ai jamais voulu le fermer complètement à la circulation mais repenser la configuration pour aménager un vrai espace de détente pour les Bruxellois. Cependant, après concertation avec les communes voisines, il est apparu, que de leur point de vue, ce changement impliquerait de trop grandes nuisances. Nous avons donc décidé ensemble de réfléchir à d autres moyens de renforcer la fonction récréative du Bois, pour le bien-être de tous les citoyens. Ça peut paraître de la cacophonie, mais le résultat est une décision concertée qui sied à tous. Vous avez effectué une sortie remarquée en octobre 2012 sur la question de la limitation des naissances pour lutter contre le boom démographique que connaît la Région de Bruxelles-Capitale. Vous avez ensuite précisé votre pensée: «Ma responsabilité est de réfléchir à la meilleure manière de gérer l explosion démographique: éducation, logements, accès aux soins de santé, soutien à la parentalité, etc.» Comment gérer cela? Tout d abord, je pense que ce boom démographique est un problème de toutes les grandes villes. La densité de l habitat, à part dans la Province du Luxembourg, est énorme dans tout le Royaume. Il faudrait donc mener des campagnes sur la démographie mais on ne peut pas porter atteinte à la liberté individuelle. Le défi des grandes villes est de se montrer créatif et de s adapter en augmentant les services publics que sont les écoles, les crèches, la capacité des hôpitaux, etc. A la Ville de Bruxelles, nous avons déjà fait énormément en ce sens (création de 1.200 logements, 1.000 nouvelles places en crèche, maternelle et primaire, et même construction d une nouvelle école secondaire). Et bien sûr, il faut que l éducation et l'emploi fonctionnent pour permettre un niveau de vie adéquat de nos concitoyens. D où le débat que nous pouvons avoir avec les représentants de BECI de savoir si l industrie et le commerce jouent vraiment leur rôle. Pour que ces gens aient un bien-être et un confort adéquat, il faut qu ils soient plus riches et mieux éduqués. Si je rentre dans l austérité, je diminue les possibilités d éducation et de dépenses, et donc d enseignement. C est un cercle vicieux. 13 b Autre cercle vicieux: le travail au noir. Nous avons l impression qu il est en croissance permanente à Bruxelles. Que comptez-vous faire pour lutter contre ce phénomène? Cela relève principalement du niveau fédéral mais il est clair que nous participons également à la traque du travail au noir, notamment en introduisant des demandes spécifiques de contrôle lorsque nous nous rendons compte de la fraude. Ici aussi, un débat doit être ouvert pour appréhender correctement la réalité du terrain. Car, si dans certains secteurs le poids de l impôt est trop élevé pour que l on puisse véritablement payer les gens à temps plein, il faudra se mettre autour de la table et en discuter, chiffres à l appui, pour trouver des solutions tangibles et efficaces. Sans compter que le travail au noir met en péril les mécanismes de solidarité, l enseignement, la sécurité publique, etc. Interview: Didier Dekeyser et Hadrien Bonney

Beci La Charte BECI Beci a rédigé une charte à l'intention des communes, pour qu'elles précisent leur engagement vis-à-vis des entreprises. Monsieur Thielemans nous a remis son "devoir": 13 c Faciliter la vie des entreprises Développer un accueil professionnel et une disponibilité accrue Positionner le Guichet d économie locale comme structure juridique à part entière et comme acteur de première ligne pour l accueil des candidats entrepreneurs et, fonction du profil du candidat entrepreneur et de son projet d activité, soit directement poursuivre le travail d accompagnement vers le statut d indépendant, soit orienter vers la coopérative d activité; Développer la mission d accueil d entreprises starters (TPE et PME) des centres d entreprises publics actifs sur le territoire de la Ville en améliorant leur offre de services logistiques et en accroissant sensiblement l offre et la qualité de leurs services d accompagnement à la croissance des entreprises ; Établir une concertation permanente avec les commerçants et leurs associations afin de traiter l ensemble des thématiques de compétence communale permettant de soutenir, de renforcer et de renouveler le dynamisme commercial; Mobiliser et coordonner les instruments de la Ville (antennes Atrium, Guichet d économie locale, etc.) au service d une mise en œuvre rapide de la stratégie de développement commercial; Au sein du département économie et emploi, désigner un Monsieur Commerce comme interlocuteur unique des noyaux commerciaux et le charger de suivre la bonne évolution de leurs dossiers (propreté, sécurité, travaux publics, etc.). Améliorer la qualité de l information, pertinente et régulière Mobiliser les instruments existants et, au besoin, développer de nouveaux instruments spécifiques à la zone UNESCO en vue d établir un schéma de développement commercial de grande qualité pour les alentours de la Grand-Place ; le cas échéant, élargir l application de ces outils à d autres zones de grand intérêt patrimonial et/ou touristique; Rendre les informations plus accessibles via notre site Internet et le "Brusseleir"; Organiser une communication spécifique autour des initiatives développées en matière d initiation à l esprit d entreprendre vers le grand public en vue de développer l image d une ville entreprenante; Organiser une communication visant deux groupes spécifiques : les prescripteurs actuels et potentiels (fédérations professionnelles, par exemple) d une part et, d autre part, la presse et le grand public (sans oublier les clients potentiels) pour faire connaître les «success stories»; Concevoir un événement annuel de type «Oscar» pour attribuer un prix par catégorie sur base du choix d un jury indépendant dans chacune des opérations (mini-entreprise, Young Enterprise Project, projet issu du GEL, de la coopérative d activité, etc.). Réduire les formalités et utiliser les technologies modernes Simplifier la vie des commerçants en créant un guichet unique d information et d accompagnement dans le cadre de leurs demandes des permis et autorisations nécessaires au lancement de leur activité (urbanisme, environnement, terrasse, etc.); Examiner l ensemble des procédures et règlements communaux auxquels le commerce est soumis pour clarifier les dispositions, minimiser les formalités, fluidifier le traitement et en réduire le coût (pour les commerçants et pour la Ville); La Ville travaille à la réduction des délais de traitement des dossiers administratifs : l objectif est d organiser la traçabilité et le suivi en ligne des dossiers administratifs afin de permettre de savoir où en sont les demandes; Organiser en collaboration avec la Région la possibilité d introduire une demande de permis d urbanisme ou d environnement par voie informatique et de suivre en ligne les différentes étapes de la procédure d instruction. Améliorer l accessibilité des travailleurs Assurer cohérence entre politique de mobilité et stationnement Renforcer l accessibilité des commerces dans le cadre de la politique de stationnement en privilégiant la rotation forte, en instaurant notamment le premier quart d heure gratuit pour les courses rapides et en organisant directement (régie publique) ou indirectement (concession de service) des services de voituriers & de livraisons; La Ville prévoit également une carte communale de stationnement à tarif réduit pour les commerçants. Encourager l offre de transports en commun, surtout le métro Promouvoir l usage des transports collectifs; Plaider en faveur d une meilleure coordination de l offre des différentes sociétés de transport collectif (STIB, De Lijn, TEC, SNCB, Cambio, Villo!) afin d optimiser le service aux usagers; Plaider auprès des régions et sociétés de transport public en vue de : créer des nouvelles lignes et augmenter les fréquences afin d améliorer la desserte des futurs nouveaux quartiers de la Ville; d accompagner les plans logements de la Ville et de la Région et la densification qu ils induisent ainsi que la mise en œuvre du projet de réaménagement du plateau du Heysel (NEO); d améliorer la desserte des quartiers de Neder-Over-Heembeek et de Haren;

Beci de créer une ligne de «minibus» spécifique au Pentagone afin d accompagner le projet de réaménagement des boulevards du centre et de réorganisation des flux automobiles dans le centre-ville; de renforcer la desserte de la gare de Bockstael; d assurer le maintien des 2 gares de Haren et de la gare de Bruxelles-Congres. Accorder une priorité aux livraisons et aux services mobiles Une redevance de 75 aux véhicules stationnés sur les zones de livraison a déjà été mise en place, dans le but de libérer et de faire respecter les zones de livraison. Ce dispositif permet aux agents verbalisateurs de la Ville d appliquer la redevance sans devoir attendre une verbalisation de la police. Assurer un équilibre entre fiscalité et services offerts Demander une contribution non pénalisante aux entreprises Examiner l ensemble des taxes et redevances auxquelles l activité commerciale est soumise en vue d établir un cadre fiscal soutenant la stratégie pour un renouveau commercial de la Ville sans obérer l équilibre financier de la Ville. Développer les services propres aux besoins des entreprises Guichet d économie locale, Atrium; Encourager les échanges structurels (visites, stages, réalisation de projets, rencontres, etc.) entre les acteurs économiques de la Ville (commerçants, entreprises) et les établissements scolaires afin de sensibiliser les jeunes à l esprit d entreprendre; Renforcer les synergies avec l enseignement supérieur de la Ville et/ou l enseignement de promotion sociale de la Ville en matière d offre de formations courtes et spécialisées. Stimuler la création d emplois et le développement économique NEO est un projet ambitieux qui répond aux défis du 21ème siècle : qualité de vie, esthétisme architectural, vision urbanistique cohérente, mobilité douce, développement durable et performances énergétiques. Porteur d un vrai développement international, NEO est également un projet phare du développement économique de Bruxelles : ce ne sont pas moins de 3.000 emplois qui seront créés. Garantir la sécurité des biens, des travailleurs et des visiteurs Développer la notion de convivialité et le respect de la loi Aménager l espace public en intégrant le concept de promenade commerciale et identifier en partenariat avec Atrium et les commerçants, les différents points de rupture intra et inter quartiers et trouver des solutions afin de restaurer une continuité de promenade marchande (ex: lien entre la chaussée d Ixelles, la rue de Namur, cheminements haut bas de la Ville, etc.); Concevoir, tester et valider le concept «Flâner la Ville» se fondant sur une promenade joignant les commerces relevant d un même thème commercial ou d un même concept ; lorsque c est possible, intégrer les éléments du patrimoine bruxellois et les établissements Horeca labellisés; La Ville de Bruxelles dispose d'un Manager de la Tranquillité publique. Ce nouveau métier de la prévention vise à contribuer à la qualité de vie en ville. Objectif : faciliter le déblocage de dossiers sensibles liés aux nuisances et aux incivilités dans le centre de la Ville de Bruxelles. Le manager de la tranquillité publique rencontre les équipes communales, les services de police et les services de l asbl BRAVVO avec lesquels il travaille pour débloquer des situations difficiles liées aux incivilités et nuisances dans le centre-ville. Sensibiliser à la propreté et au tri pour tous Un grand nombre d actions de sensibilisation a déjà été mené par la Ville de Bruxelles lors des législatures précédentes, telles que : Renforcer la mise à disposition d informations «propreté», prioritairement pour les nouveaux habitants, notamment sur les services de détaguage, les déchetteries régionales, les récoltes d encombrants, le tri des déchets, le recyclage du verre et des piles usagées, etc. Mettre des animations «propreté» à disposition des écoles situées sur le territoire de la Ville, afin de sensibiliser les enfants à l importance de respecter son cadre de vie; Assurer des campagnes d information ciblées au sein de quartiers victimes d une problématique «Propreté» spécifique (dépôts clandestin, déjections canines, sacs en dehors des heures, etc.); Proposer une information multilingue, afin d assurer un message accessible à tous les Bruxellois. Encourager le développement local Améliorer son empreinte carbone par des achats de proximité En adhérant à l Agenda 21, la Ville de Bruxelles a pris des engagements concrets et à long terme en faveur du développement durable, pour la planète et les générations futures. Ce programme d actions concerne, entre autres, les domaines de l activité humaine, de la gestion des ressources naturelles, de l économie, de l éducation et de la culture. C est en 2005 que la Ville de Bruxelles entame l élaboration d un Agenda 21 qui n a cessé d évoluer depuis afin de répondre à ses engagements et surtout pour se donner les moyens de structurer et d'institutionnaliser ses actions. 13 d

8 h 34 SABINE, ISABELLE, LAURENT et FLORENCE ouvrent tous le PowerPoint + SABINE modifie la première dia dans le train + ISABELLE adapte les graphiques aux nouvelles couleurs du client + LAURENT contacte tout le monde en messagerie instantanée pour approuver toutes les modifications + FLORENCE répète avec l équipe en vidéoconférence + SABINE partage le document final dans le Cloud pour l appel de 9 h 8 h42 100 % synchronisé TOUT VOTRE TRAVAIL DANS LE CLOUD Vidéoconférence HD / Messagerie professionnelle / Gestion IT simplifiée / Chat entre collègues / Accès à vos documents partout / Office au complet Office 365 va révolutionner le travail. Découvrez-le sur Office365.be Scannez le code-barres pour découvrir toutes les possibilités d Office 365. Téléchargez gratuitement l application sur http://gettag.mobi WiFi, connexion Internet ou forfait d échange de données requis (des frais peuvent être appliqués). Vous devez disposer d un appareil supportant la HD.

Dossier Marketing et B2B Débat: "Où va la publicité?" En route vers le mixte marketing Hyper personnalisée, géolocalisée, digitale De quoi sera faite la publicité de demain? Quel est le futur des agences de pub? Comment un annonceur peut-il atteindre son public-cible à l heure actuelle? C est à ce type de questions qu ont tenté de répondre Didier Legros (consultant en relations publiques), Mireille Gardiolo (Administrateur MCEI), Olivier de Decker (beconnect), Vincent Delmotte (Hi-media) et André Dusausoy (Lielens & Partners) lors d un débat organisé le 14 février dans les bureaux de BECI. Résumé. Entreprendre/Dynamiek: Vu la multiplicité actuelle et l évolution des médias, les entrepreneurs et autres chefs d entreprises se posent souvent la question de savoir où et comment faire de la publicité. Quelle réponse leur apporter? Olivier de Decker: Je pense qu il faut repartir du consommateur. Parce que finalement, le fait de savoir où va la pub n est pas très intéressant. Il faut plutôt se demander: où est la cible? Grâce aux nouvelles technologies, principalement à internet, nous avons accès à certaines données personnelles du client, si celui-ci accepte de les partager, et nous pouvons donc partir de ces informations pour communiquer. Avant, nous étions dans un schéma unidirectionnel où l annonceur diffusait une publicité auprès d'un consommateur qui n avait pas d autre choix que de la regarder. Aujourd hui, le consommateur trouvera une publicité ennuyeuse et inopportune si elle ne répond pas à un certain nombre de critères. Une marque doit donc créer des contenus diffusables sur plusieurs plates-formes si elle veut sortir du lot et être considérée comme moins intrusive. C est pourquoi je pense que nous nous dirigeons vers une personnalisation accrue de la publicité. Vincent Delmotte: Je suis tout à fait d accord. Pour certaines tranches d âge, et notamment pour les jeunes, il faut changer de canal de diffusion et utiliser les nouveaux médias comme YouTube, Dailymotion, Facebook, etc. Il faut profiter de ces nouvelles technologies pour faire de la publicité chirurgicale qui délivrera un message en fonction d une cible et qui permettra donc d améliorer la communication entre l annonceur et le consommateur final. Olivier de Decker André Dusausoy: Les techniques ont beaucoup évolué ces dernières années. Avant, il fallait apporter un message au plus grand nombre alors qu aujourd hui il faut viser un certain public. Nous sommes donc passés en 40 ans du «One to many» au «one to one» et ce sont maintenant les consommateurs qui créent, construisent, font et défont les marques. Mais pour toucher le plus grand nombre, il faut trouver le bon mixte entre large couverture et sélectivité, chercher plusieurs points de contact avec le consommateur pour créer un effet de campagne à travers une complémentarité de messages et de moyens. Je ne Vincent Delmotte suis donc pas pour l hyper chirurgie dans la communication; par exemple, qu'est-ce qui pourrait remplacer un bon vieux folder toutes boîtes pour certains produits de base comme l alimentaire pour la grande distribution, ou les Retailers en général? Finalement, tous les outils de communication sont très complémentaires et ils s enrichissent les uns les autres. Il y aura donc des déplacements d investissements vers la communication digitale mais cette dernière ne tuera jamais la publicité télé, presse, radio, toutes-boîtes, etc. Olivier de Decker: Tout n est malheureusement pas encore mesurable dans le domaine du marketing et il faudra toujours aligner votre communication sur votre business. Mais tous les nouveaux médias sont intéressants pour mesurer l impact direct que peut avoir une campagne sur le public. E/D: Donc, encore plus qu autrefois peut-être, les départements marketing sont nécessaires aux entreprises voulant réaliser une communication efficace? Olivier de Decker: Bien entendu puisque le marketing de demain se concentrera davantage sur la création de contenu. Il existe un thème à la mode en ce moment, c est la «curation de contenu», c est-à-dire trouver, grouper, sélectionner les contenus par rapport à une problématique déterminée puis les diffuser sur différentes plates-formes pour que je puisse envoyer un maximum de messages pertinents à mes différentes cibles. C est là où le marketing devient complexe car toutes ces plates-formes ont des us et coutumes différents. Didier Legros: Le consommateur est une cible mouvante et les annonceurs doivent rentrer dans des logiques floues pour l attraper. 15

Dossier Marketing et B2B 16 Mireille Gardiolo: Le consommateur est en réalité devenu le véhicule du message. Il faut créer du contenu pour que ce dernier soit commenté et que la marque ait ainsi de la visibilité. Chacun devient finalement un ambassadeur de la marque. Mireille Gardiolo André Dusausoy: Je compare souvent notre métier à celui de l architecte ou du conseiller en construction. Il y a tellement de possibilités de matériaux qu à un certain moment le particulier a besoin de conseils. La pub va donc vers des bureaux d experts qui vont conseiller les clients dans le contenu et qui connaissent tous les medias. E/D: Les nouvelles techniques de marketing sont-elles aussi applicables à la communication des petites entreprises qui n ont peut-être pas les budgets nécessaires actuellement? Olivier de Decker: Internet est un levier fantastique pour les commerces de proximité. Sans nécessiter beaucoup de moyens, il n'a jamais été aussi facile de communiquer et de faire savoir qu on existe. Olivier de Decker: Aujourd hui, nous devons créer des contenus qui répondent aux besoins de communication des marques et qui vont aussi donner envie aux consommateurs d acheter et de parler de la marque. Ces dernières ont compris que les clients n aiment plus les messages formatés de façon classique. Elles choisissent donc des moyens détournés pour communiquer. Nous nous rendons aussi compte que la vidéo et les images ont davantage d impact que les imprimés car les consommateurs n ont plus le temps de lire. C est pour cette raison que les réseaux sociaux ont autant de succès: ils permettent de véhiculer facilement un message à travers une image. André Dusausoy: Il faut aussi faire attention à ne pas trop intellectualiser la publicité parce que l individu lambda n est finalement pas vraiment formé à décoder les codes publicitaires. Revenir à des choses plus simples est donc parfois bénéfique pour que le consommateur retienne la marque et l objectif de la campagne plutôt que l idée créative André Dusausoy ou le spot publicitaire. Et encore plus en Belgique où il est très difficile d être rentable sur une si petite population divisée en trois communautés linguistiques. Vincent Delmotte: Le boucher du coin ne fera effectivement pas du story telling mais les réseaux sociaux permettent en effet de communiquer facilement et donc d avoir de la visibilité à moindre frais. André Dusausoy: Les entreprises, quelle que soit leur taille, ont besoin de faire de la publicité. Pourtant, celle-ci est souvent considérée comme une dépense futile en temps de crise car les entrepreneurs ne voient pas les intérêts qu ils peuvent en retirer à court terme. On investit moins dans l image de marque ou la notoriété mais plutôt dans la vente directe. Je pense que c est une erreur car la publicité est un coût qui crée de la valeur ajoutée. Tout comme la formation dans les entreprises par exemple. Vincent Delmotte: En effet, c est une grosse erreur car s il n y a plus d image, il n y a plus de performance. Je connais des sociétés qui ont délaissé l image au profit de la performance et qui, en trois ans, ont dû fermer boutique. E/D: Les agences de publicité belges misent-elles sur la créativité ou sur les bonnes vieilles recettes? Nous ne voyons pas beaucoup de campagnes de pub qui détonnent dans nos médias. Olivier de Decker: Culturellement, les marketeers belges marquent une certaine inclination pour les vieilles techniques qui fonctionnent. Nous prenons en tout cas moins de risques que nos voisins européens. D ailleurs, les créatifs quittent de plus en plus la Belgique parce qu ils n ont pas suffisamment de liberté et qu ils ne sont pas assez rémunérés. Or les créatifs sont la matière première des agences et ces dernières doivent tout faire pour garder leurs talents car c est précisément l'inventivité et les idées qui font que la pub reste quelque chose d assez excitant. Ça l est peut-être moins que les années précédentes parce qu il y a des restrictions budgétaires mais les nouveaux médias offrent tellement d opportunités dans ce domaine que les agences vont s adapter. E/D: Mais comment intéresser un consommateur de plus en plus volatil et qui est soumis à toujours plus d images publicitaires? André Dusausoy: Cette crise dans laquelle se trouve notre métier est très bonne pour la remise en question : les plus forts vont rester et les amateurs vont disparaître. Didier Legros André Dusausoy: Certaines études montrent qu un consommateur moyen qui habite dans une métropole est soumis inconsciemment à 5 à 6000 messages par jour. Il faut donc réussir à sortir du lot par la créativité et ainsi capter l attention et créer l intérêt pour encourager l acte d achat. Vincent Delmotte: C est pour ça aussi que nous disons que pendant les périodes de crise, il faut communiquer pour se retrouver en première ligne lorsque l économie redémarrera. C est durant ces périodes qu il y a des opportunités. Didier Legros: Entreprendre et créer restent toujours les maîtres-mots. Didier Dekeyser Hadrien Bonney

Dossier Marketing et B2B Le marketing en temps de crise Il n'est pas évident, pour l'entrepreneur, de traverser sans dommage cette période de turbulences économiques. Les entreprises s'efforcent, dans la mesure du possible, d'adapter leur fonctionnement aux circonstances et d'économiser où elles le peuvent. Le budget du marketing est un de ceux qui sont le plus fréquemment revus à la baisse. Pas forcément la meilleure stratégie. C'est précisément en temps de crise que les entreprises futées investissent davantage pour émerger renforcées, au moment où la conjoncture s'améliore. Carré Associates, agence de marketing bruxelloise spécialisée en shopper marketing, est bien consciente de la situation. «Il est évident que les entreprises feront l'impossible pour acheter au meilleur coût», constate la directrice Martine Vogel. «Le coût reste une pierre d'achoppement, mais il faut que ces entreprises soient réalistes. Si elles sont confrontées à un problème spécifique, ce n'est qu'en consultant des spécialistes qu'elles trouveront de l'aide. L'entreprise qui poursuit par exemple des objectifs ambitieux et qui constate qu'elle n'y arrive pas toute seule, devra se mettre en quête d un partenaire susceptible de l'assister. En pareil cas, il vaut mieux payer de l'aide que rater l'objectif.» La crise se fait sentir partout, donc aussi chez les clients de Carré. Les conseils de Martine Vogel à leur égard? «Le consommateur est devenu attentiste. Du coup, le gâteau se réduit. La seule solution est de faire en sorte que l'entreprise s'en arroge une part plus grande. Les clients ne vont Martine Vogel, Carré Associates pas dépenser davantage ; il faut donc veiller à ce qu'ils dépensent plus chez vous et moins chez le concurrent. La seule façon d'y parvenir est de rendre l'entreprise plus efficace encore et d'autant plus attrayante pour les clients. Il ne me semble pas judi- 17 SDRB Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale Votre partenaire immobilier à Bruxelles Vous souhaitez développer vos activités professionnelles à Bruxelles? Nous sommes un opérateur foncier majeur en Région bruxelloise. Nous proposons des solutions adaptées à vos besoins Parcs PME Terrains Bâtiments Nous accompagnons votre développement Conseils de professionnels de l immobilier Accès gratuit à inventimmo.be, inventaire des disponibilités immobilières Avec nous, Bruxelles est à vous! SDRB Rue Gabrielle Petit 6 1080 Bruxelles + 32 2 422 51 51 commercial@sdrb.be www.sdrb.be SDRB000151_Entreprendre_90_180_FR_IC.indd 1 7/08/12 15:56

Dossier Marketing et B2B 18 cieux de ne rien faire, de ne pas investir et de faire le dos rond en attendant que la crise passe. Cela fera toujours du dégât à long terme.» CRISE = OPPORTUNITE Martine Vogel estime que la crise peut se muer en opportunité si l'on parvient à tirer avantage habilement de la situation difficile sur le marché. «Voici une belle occasion de se profiler en tant qu'entrepreneur et d'offrir une meilleure réponse aux besoins du client. Deux voies sont possibles: soit vous offrez des prix plus bas c'est la solution la plus évidente, soit vous améliorez la qualité et le service. La première solution est celle des entreprises qui bradent les prix et qui feront l'impossible pour garder le prix de leurs produits et services aux niveaux les plus bas. La deuxième solution est celle des spécialistes, des entreprises qui visent des marchés de niche plus étroits et des clients qui sont disposés à payer davantage pour des produits et services d'excellente qualité. Je crois personnellement que les entreprises qui essaient de combiner les deux vont audevant de difficultés toujours croissantes et sont condamnées à disparaître, à terme. Ces deux voies sont très visibles, actuellement: soit on joue sur le prix, soit sur la shopping experience. Cela n empêche pas de proposer une offre généraliste, mais il faut choisir entre les deux approches.» PARC D ENTREPRISES DURABLE MACHELEN AMAZON Outre les soucis que lui occasionne la crise, le secteur de la vente au détail est confronté à un autre défi considérable. D'après Martine Vogel, la concurrence de l'internet n'en est qu'à ses balbutiements. «Les gens achètent de plus en plus via l'internet. L'entreprise a donc tout intérêt à développer une stratégie face à cette évolution, pour préparer son avenir. La concurrence fera des ravages le jour où un géant de l'internet tel qu Amazon, qui ne fait pas encore trop d'ombre aux entreprises actuellement, va réellement prendre sa place sur notre marché. 1700 magasins ont disparu l'année passée, en Belgique. S'il est vrai qu'environ 1400 autres ont ouvert leurs portes durant la même période, cela fait toujours une perte nette de presque 300 magasins. C'est énorme, pour un petit pays tel que le nôtre. Les commerçants devront donc se professionnaliser davantage. Ce sera pour eux la seule manière de survivre et seuls les plus futés y parviendront.» www.brightpark.be Bâtiments industriels construits sur mesure: de 2.000 m 2 à 13.000 m 2. Ateliers/unités pour PME de 185m 2 à 1500m 2. Les constructions seront livrées casco (hors finitions) et pourront être jointes. Excellente situation près du RO de Bruxelles. Présence de transport public. Gestion de parc durable. www.brightpark.be Plus d infos revitalizing brownfields Le marketing peut jouer un rôle prépondérant dans cette stratégie de survie, selon Mme Vogel, du moins si cela se passe de manière structurée et stratégique. «Prenons l'exemple de ces multiples campagnes virales. Beaucoup d'entre elles relèvent d'un marketing opportuniste. Les entreprises le font parce que d'autres le font aussi. La réflexion stratégique est minimale et beaucoup d'argent est gaspillé inutilement. Se lancer tête baissée dans une campagne virale livre souvent des résultats décevants. Il vaut mieux, avant de s'y risquer, commencer par se poser quelques questions fondamentales: qu ai-je à raconter? A qui est-ce que je m'adresse? Comment le faire le plus efficacement possible? Une fois de plus, tout cela mérite de devenir nettement plus professionnel. Faire des affaires est devenu très difficile aujourd'hui et incroyablement complexe. Je conseille aux entrepreneurs de définir très clairement ce qu'ils veulent faire et d'appuyer le tout sur une stratégie globale. Il est également très important de connaître vos clients. Nous savons habituellement à qui nous avons affaire, mais savons-nous comment ce client fonctionne précisément? Qu'est-ce qui le pousse à venir acheter chez vous? Pourquoi revient-il? Ou pourquoi ne revient-il pas? C'est la seule façon aujourd'hui d'être efficace en affaires.» Frédéric Petitjean

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HOW COOL BRANDS STAY HOT Crush, on kiffe! Dossier Marketing et B2B Un des mérites du best-seller de Joeri Van den Bergh est d'abord de nous rappeler qu'un discours marketing correct ne peut que reposer sur une étude du marché sérieuse. Les entrepreneurs seront en général mal inspirés s'ils fondent leur stratégie marketing sur les déclarations péremptoires d'un gourou à la mode, sur l'un de ces nouveaux concepts miracles que produit régulièrement une littérature anglo-saxonne capable du meilleur comme du pire, ou encore sur leur seule vision personnelle. On caricature? Y aurait-il dans ce cas tant d'entreprises se placardant pathétiquement sur facebook, ignorant visiblement qu'à peine 1% des Belges âgés de 15 à 25 ans estiment que la page d une marque sur ce réseau est une source d informations fiable sur le produit? Plutôt contre-productif! Cette information chiffrée et étayée ressort d'une enquête mondiale menée auprès de 4.065 répondants âgés de 15 à 25 ans par le bureau d'étude où œuvre Joeri Van den Bergh, InSites Consulting. Une enquête nécessite aussi sa bonne interprétation. Dans le cas repris ci-dessus, par exemple, est-ce à dire que les entreprises présentes passivement sur les réseaux sociaux n'y ont pas leur place? «Je ne pense pas», nous dit Joeri Van den Bergh. "L'erreur de ces entreprises est de donner une dimension trop commerciale à leurs pages et espèrent que les jeunes trouveront leur marque tellement cool qu ils aimeront ce contenu tel quel. Si on corrèle cela à d'autres résultats comme la grande importance accordée à l opinion des amis et d autres utilisateurs à propos d un produit ou d une marque, on entrevoit mieux la marche à suivre: les platesformes sociales sont des outils de marketing vraiment utiles lorsque les marques parviennent à s en servir pour instaurer un dialogue en permettant le feed-back et les conversations de consommateurs sur leurs pages plutôt qu en réalisant elles-mêmes le contenu. Il s agit du seul média qui permet ce dialogue ouvert de manière abordable et c'est cette originalité / opportunité qu'il faut saisir. Si votre message parle au groupe, le groupe parlera de vous". Donc, si vous voulez restez cool, soyez un peu plus hot: How Cool Brands Stay Hot vous fournit une étude passionnante du comportement de la Génération Y et une approche stratégique de ces consommateurs clefs (deux fois plus nombreux que ceux la génération X et beaucoup plus influente sur le comportement d'achat global), incluant études de cas (Red Bull, Smirnoff, Play station tous nos vices!) et des check-list concrètes pour penser plans et campagnes marketing. CRUSH Pour diriger un parcours et synthétiser une approche marketing contemporaine, le livre propose d'adopter le modèle CRUSH, acronyme pour Coolness, Realness, Uniqueness, Self-identification with the brand et Happiness. Pour acquérir votre statut de Star, il vous faudra donc être Cool (les banques ne sont pas perçues comme étant très cool; rien n'est irréversible mais il y aura du travail ), authentique (ce qui est autre chose qu'une simple mise en avant de votre passé et de votre manière de travailler traditionnelle), unique (parvenir à affirmer votre ADN dans un monde où la plupart des innovations sont copiées en quelques mois), connecté émotionnellement avec vos clients (ce qui implique de refléter leurs genres de vie multiples), susciter enfin des émotions heureuses perçues comme des possibilités de micros-refuges de bonheur dans un monde sans pitié. Sur ce dernier aspect des choses, et par exemple, la campagne "Coke side of life" entendait donner à ses consommateurs le bon sens de ne pas zapper les choses appréciables de la vie (dont un bon Coca bien frappé, bien sûr). Ce message simple et cette image positive, initialement distillés avec beaucoup de science marketing par la marque, transite dans les commentaires de la génération Y, comme une prescription particulièrement crédible. L'appropriation du message est telle qu'il fait aussi remarquer tout indice de la marque parmi les quelques 6.000 messages auxquels chacun de nous est confrontés quotidiennement, ce qui indique par ailleurs qu'une communication média diversifiée et transversale reste nécessaire. L'ouvrage de Joeri van den Bergh fournit quantité d'autres exemples de positionnements particulièrement intéressants: Ainsi H&M, confronté à la nécessité de se distinguer en vendant un produit qui se trouve à tous les coins de rue et d'internet et qui réussit magistralement a se doter de l'adn puissant de marque amie en jouant sur les prix vrais (qui collent aux budgets des GY); en adoptant un comportement productif responsable; en jouant la carte de l'absence de logo visible (ce qui autorise de marier ses vêtements avec une pièce de marque de luxe, bien logotisée celle-là); en offrant la possibilité de se relooker immédiatement si on ne se sent pas en phase avec son look; en acceptant le fait qu'on est faillible (on peut tout ramener si ça ne convient pas ); Etc. En quelque sorte, et pour une bonne partie des consommateurs, les marques à succès sont celles qui sont devenues partenaires dans la vie quotidienne. La boucle est bouclée: après s'être appliquées, pendant des décennies, à se proposer pour satisfaire un besoin, les marques ont réussi à créer le besoin d'elles pour elles-mêmes. Didier Dekeyser 21

Dossier Marketing et B2B Marketing numérique Réseaux sociaux: comment transformer un défi en une opportunité? La révolution numérique, en particulier l'importance croissante des réseaux sociaux, amène les chefs d'entreprise à se poser nombre de questions, parfois avec une certaine appréhension. Pourtant, quasiment toutes les fonctions de l'entreprise ont beaucoup à gagner de la mise en œuvre d'une stratégie numérique. Comme le rappelle très justement IAB Belgium, l'association des professionnels de la publicité interactive, en préambule à son "Interactive Marketing Book", l'e-marketing n'existe pas! La dimension technologique du "e" (comme d'ailleurs également celui du "e" de e-business) est secondaire. Ce qui compte pour le chef d'entreprise, c'est d'adopter un marketing qui est en phase avec les attitudes des consommateurs.. 22 A cet égard, le boom des réseaux sociaux achève de réduire la distance entre un fournisseur et ses clients. Selon une enquête d'iab publiée fin janvier, pas moins de 69 % des Belges sont membres d'un réseau social: Facebook (62 % des utilisateurs belges d'internet y sont), LinkedIn (19 %), Google+ (18 %), Twitter (12 %) et Netlog (8 %). C'est donc une réalité que les entreprises ne peuvent plus ignorer, d'autant plus que presque la moitié des utilisateurs belges de réseaux sociaux (44 %) suit au moins une marque via les réseaux sociaux. En moyenne, les Belges en suivent 11,1, dont 5 de façon réellement active via un partage d'informations. Les internautes belges le font aussi pour recevoir des promotions (62 %) et de l'information (61 %). D'après IAB, le cliché selon lequel les réseaux sociaux seraient un défouloir pour déverser son fiel est injustifié: moins de 10% des remarques sont négatives et plus de la moitié positives. «Dans le modèle publicitaire de demain, l'interaction entre les consommateurs et les marques sera essentielle. Cela ne veut pas dire pour autant qu'une marque qui sera liked sur Facebook sera une marque achetée: les médias sociaux font partie intégrante de la stratégie de publicité numérique, mais la publicité en ligne reste l'élément de base», observe Patrick Marck, directeur général d'iab Belgium. Il ne s'agit donc pas de privilégier un mode d'interaction plutôt qu'un autre, mais d'avoir une approche cohérente dans le cadre d'une stratégie numérique. De même, quel est l'intérêt d'avoir une présence active via un compte Facebook ou Twitter si votre site web n'est plus actualisé depuis des mois? Trop de PME investissent beaucoup d'argent dans la création d'un site mais oublient de l'entretenir. Ou ne prennent pas la peine de le faire référencer sur les moteurs de recherche. Pour tous les départements Selon IAB Belgium, tous les départements de l'entreprise doivent participer à la définition de la stratégie numérique car tous ont beaucoup à gagner des réseaux sociaux. Le département ventes peut y détecter des leads en utilisant des motsclés judicieux. Le marketing peut y récolter du feedback sur l'efficacité d'une campagne publicitaire. Le département achats peut obtenir des informations sur la crédibilité de certains fournisseurs potentiels. Et last but not least, la communication et les relations publiques peuvent y monitorer l'image de Patrick Marck, Directeur général d'iab Belgium marque de l'entreprise. Comeos, la fédération du commerce, a récemment organisé un séminaire sur le thème du marketing 3.0 à l'attention de ses membres. 3.0 comme 3 tendances de fond avec lesquelles les 'marketers' doivent désormais composer: la collaboration : le Web et les réseaux sociaux aplanissent la hiérarchie entre fournisseur et client. Nous sommes entrés dans l'ère de la participation. Les marques ont intérêt à considérer leurs clients comme des alliés. le paradoxe de la mondialisation: l'économie est mondialisée et l'e-commerce est sans frontière. Pourtant, les gens ont toujours besoin d'être guidés et recherchent une certaine proximité. l'âge de la créativité: les réseaux sociaux préfèrent toujours l'original à la copie. Il faut être créatif pour faire le buzz et l'entretenir. Olivier Fabes

City marketing Le marketing de Bruxelles Dossier Marketing et B2B Capitale de l Europe, Bruxelles foisonne d initiatives dans toute une série de domaines mais ne le fait pas assez savoir sur la scène internationale. Pourtant, dans un contexte mondialisé où la facilité des déplacements et les progrès des télécommunications entraînent une concurrence accrue entre les villes et les régions, il faut absolument se positionner à l'échelle internationale pour attirer visiteurs et investisseurs. C est pour relever ce défi et renforcer la notoriété de la Région bruxelloise que Charles Picqué et Guy Vanhengel ont récemment mis en place une stratégie de City Marketing. Explication avec Pierre-Paul Vander Sande, consultant Look & Feel général marketing en charge du projet. Look Campagne & Feel City général Marketing Campagne City Marketing Aussi appelé «Marketing de place», le City Marketing est une stratégie qui a pour objectif d augmenter l attractivité d un endroit ou d une région pour y vivre, travailler, ou se divertir. «Pour rendre ce terme un peu barbare plus compréhensible, le City Marketing vise en réalité à répondre à deux questions principales: comment faire pour que les habitants d une région soient fiers d y habiter? ; Et quels moyens mettre en œuvre pour y attirer touristes et investisseurs?», explique Pierre-Paul Vander Sande. «Il y a donc deux pôles: l un régional par rapport aux habitants, l autre international par rapport aux investisseurs.» Déjà adoptée par de nombreuses villes européennes comme Lyon, Amsterdam, Bilbao ou encore Madrid, cette stratégie est en passe d être utilisée par la Région bruxelloise. «Il devenait nécessaire de mettre en cohérence l ensemble de la communication de la Région pour ses habitants mais aussi pour les navetteurs ou toutes autres personnes de passage», continue notre interlocuteur. «Les autorités ont pris conscience de cette nécessité et au cours des années 2008 et 2009 le gouvernement a mandaté deux agences pour faire un portrait identitaire de la Région et ainsi identifier les valeurs sur lesquelles nous pourrions construire une marque «Bruxelles». Le but étant que tous ceux qui font la promotion de Bruxelles à l'étranger fassent passer un même message : les habitants qui accueillent leurs amis de l'étranger, les entreprises bruxelloises qui veulent attirer de nouveaux partenaires ou exporter leurs affaires, les agences de voyages qui présentent Bruxelles aux touristes etc...» be entrepreneur - be.brussels Résultat: l extension internet «.brussels» a été associée au code pays «BE» (pour Belgique, België, Belgien ou Belgium) qui le complète et lui confère son identité propre: «be.brussels». Un nouveau logo (l iris modernisé) complétera la marque qui se différencie par un code couleurs spécifique et une typographie particulière. La présentation générale devra enfin se décliner en fonction des publics à qui elle s'adresse, tout en gardant une identité claire, celle de la Région bruxelloise. Trois déclinaisons ont ainsi été créées: la marque de City Marketing, la marque institutionnelle et la marque partagée. «La première est une marque slogan qui s adresse aussi bien aux citoyens qu aux touristes ou investisseurs. Un système flexible de phrases (sous forme de «baseline») a été développé pour permettre à la Région de communiquer à la fois de manière sérieuse et décalée, de s'exprimer sur le plan local et international et dans de nombreuses langues. C est un dialogue entre deux lignes: une première ligne qui s adresse aux citoyens et une deuxième ligne qui parle de Bruxelles. Exemple: be innovative, be.brussels ou be entrepreneur, be.brussels. L identité de la Région se répercute dans chaque baseline tant par l aspect visuel que le contenu. Elle devient donc instantanément reconnaissable tout en restant plurielle et amusante. La deuxième déclinaison, qui reste cohérente dans le design, s adresse aux différentes institutions de la Région qui seront tenues d utiliser une charte graphique spécifique. Enfin, les partenaires régionaux (para-régionaux, organismes d intérêt public, asbl,...) conservent leur identité (marque & logo), mais ils sont aussi tenus d adapter celle-ci à l environnement graphique de la nouvelle image de la Région. L objectif de cette harmonisation est double: renforcer la cohérence graphique dans la communication de ces partenaires et marquer l appartenance régionale, parfois méconnue, de ces organisations.» Présentée et approuvée par le gouvernement bruxellois en juillet 2012, la marque a ensuite été officiellement découverte par l ensemble des partenaires de la Région au mois de septembre de la même année. Et une campagne de lancement de marque est actuellement en cours de préparation. «La durée du processus s explique par le nombre d acteurs à sensibiliser. Mais les choses sont maintenant bien avancées», conclut Pierre-Paul Vander Sande. 23

Dossier Marketing et B2B B2G - Business-to-Government Les appels d'offre publics un peu plus accessibles pour les PME Faire du marketing à l'attention des pouvoirs publics? Pas facile quand on est une PME, vu les procédures très contraignantes relatives aux marchés publics. Quand les appels d'offre sont publiés (au-delà de 67.000 euros), il faut investir du temps dans la rédaction d'une offre censée être compétitive face à des pros des marchés publics. Et dans le cas de marchés plus petits, les appels d'offre avec procédure négociée sont souvent noyautés par quelques fournisseurs historiques. Une réforme, qui entrera en vigueur cet été, vise à assouplir le système. 24 du PIB de la Belgique est 15 % généré par des marchés publics. C'est donc une manne qui devrait aiguiser les appétits de nombre d'entreprises, quelle que soit leur taille. Dans la pratique toutefois, l'organisation très spécifique des appels d'offre et l'absence de publicité pour les plus petits marchés, a priori justement intéressants pour les PME, fait que les contrats publics sont plutôt l'apanage de quelques (gros) acteurs, qui peuvent dédier des ressources spécifiques au suivi actif des adjudications et appels d'offre. Pour les plus gros marchés et en particulier pour les adjudications de travaux publics, le principe du moins-disant (le moins cher) l'emporte est encore plus nettement défavorable aux PME locales. Il n'y a aucune marge de manœuvre pour discuter éventuellement de certaines conditions de l'offre. La réforme de la législation sur les marchés publics qui entrera en vigueur au 1er juillet va toutefois dans le sens d'un assouplissement des règles, au bénéfice escompté des plus petites entreprises. Cette nouvelle loi nationale concerne les marchés qui ne sont pas directement régis par la directive européenne, à savoir les marchés inférieurs à 200.000 euros pour les fournitures et services et 5 millions d'euros pour les travaux. Yves Cabuy, directeur au Ministère de la Région bruxelloise et membre de la Commission nationale des marchés publics, nous explique les deux changements qu'il juge favorables pour les PME. Développement de la procédure négociée avec publicité «La nouvelle législation vise à développer et assouplir la procédure négociée avec publicité, qui ne fait l'objet d'aucune législation au niveau européen. Cette procédure permet au pouvoir adjudicateur d'avoir un certain nombre de contacts avec des fournisseurs potentiels et, le cas échéant, de favoriser des acteurs locaux, pour autant que toutes les conditions de l'offre soient remplies, bien sûr. Du côté de la PME, la procédure négociée offre tout de même, comme son nom l'indique, une petite marge de négociation. Certaines conditions, notamment le prix, peuvent éventuellement être revues. Le plafond pour la procédure négociée passe de 67.000 à 85.000 euros (hors TVA) (audelà, il faut passer par un appel d'offre). Les montants n'avaient en fait plus été indexés depuis 1996. D'aucuns espéraient un relèvement plus marqué du plafond. La volonté affichée de promouvoir la procédure négociée avec publicité est un premier pas vers plus de transparence. On est toutefois encore loin de la situation en France, où tout marché de plus de 10.000 euros doit automatiquement être publié.» Un pas vers l'allotissement des marchés «Pour rester dans la comparaison avec notre voisin français, celui-ci applique un autre principe généralement plus favorable aux petites entreprises: celui de l'allotissement des marchés publics. En clair, la règle veut que les marchés soient divisés en lots. Chez nous, par contre,c'est le principe du marché global qui prévaut, avec l'effet pervers que le fournisseur qui remporte le gâteau est souvent obligé par la suite de faire de la sous-traitance pour répondre aux besoins. Il y a très peu de marchés allotis en Belgique à l'heure actuelle. Sans aller aussi loin que ce qui se fait en France, la nouvelle législation belge approfondit le principe de l'allotissement et surtout apporte une sécurité juridique au pouvoir adjudicateur qui opte pour cette formule. L'Europe va aussi dans le sens du développement des marchés publics par allotissement.» Quel sera l'impact de cette réforme des marchés publics sur les pouvoirs adjudicateurs et en particulier les pouvoirs locaux? Il n'est pas facile de rompre avec les habitudes, surtout que pour les communes, il est souvent plus facile au niveau administratif de traiter avec un seul fournisseur Olivier Fabes Crédibilité, environnement et responsabilité sociétale Fini le temps où les entreprises invitaient leurs 'prospects' publics à des séminaires sur une île paradisiaque. Les relations entre l'administration et ses fournisseurs sont aujourd'hui réglementées et certaines méthodes commerciales n'ont plus leur place. Dès lors, le meilleur conseil pour être pris en compte dans les procédures négociées est sans doute d'asseoir au maximum sa crédibilité en tant que potentiel prestataire public. Votre crédibilité passe aussi par la RSE: n'hésitez pas à mettre en évidence l'une ou l'autre mission qui a eu un impact environnemental positif. Etes-vous neutre en CO2? Disposez-vous d'un label environnemental? Veillez toutefois à vous limiter à des labels ou agréments reconnus. Le fait de démontrer votre responsabilité sociétale et environnementale peut être déterminant en Région bruxelloise: des élus ont d'ailleurs introduit une proposition de loi pour ajouter ces critères aux marchés publics.

Networking beci Young professionals networking night Diverses chambres de commerce (internationales) ont uni leurs efforts à la fin 2012 pour organiser un événement destiné aux jeunes professionnels, à Bruxelles. C'est ainsi que s'est tenue la première édition de la Young Professionals Networking Night, qui a eu lieu le 20 février 2013, chez BECI. Cédric Pierrard, un jeune entrepreneur qui monte, est venu parler de son expérience de l'entreprise et de l'internationalisation. Quant à Gordon Schwartz, homme de grande expérience, il a souligné combien les réseaux sont importants. Ces sages conseils ont été mis en pratique immédiatement durant une speed networking session d'une demi-heure. Dégainez les cartes de visite! Les plus de 170 participants ont été remerciés personnellement par Elvis. L événement est appelé à se répéter. Consultez donc régulièrement notre site Web! POUR VOTRE ÉVÉNEMENT AU CINÉMA, KINEPOLIS BRUXELLES DÉROULE LE TAPIS ROUGE! Vous rêvez d un événement d entreprise carrément cinématographique? Confiez-en la régie à Kinepolis Bruxelles! Nous organisons votre fête du personnel avec un bon film ou une représentation culturelle pour tous vos invités. Nous ferons en sorte qu ils soient les stars du moment. En plus de cela, nous vous ferons parvenir avec plaisir, et en collaboration avec notre traiteur attitré J&M Catering, une proposition sur mesure. Plus d info? Contactez Melanie Lisanti au 02 474 26 30 ou envoyez un email à mlisanti@kinepolis.com Kinepolis Bruxelles : Boulevard Du Centenaire 20, B-1020 Bruxelles WHEREBUSINESSMEETSPLEASURE kinepolisbusiness.com BUSINESS

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Dossier Marketing et B2B Le Palais 12 ouvrira ses portes en juin 2013 Nouveau hall événementiel au Heysel: le top du top! Au terme d une véritable métamorphose, le Palais 12 de BRUSSELS EXPO offrira très bientôt un site à la pointe du progrès pour les congrès, spectacles, manifestations sportives, événements et salons. Par ailleurs, cet espace multifonctionnel de 2.500 à 15.000 places, assises et debout, se profile comme une escale importante dans les tournées de shows et concerts pour le grand public. Des atouts indoor inédits. Une tribune fixe de près de 2.000 places assises, dont 500 VIP. L Ambiance avenue, espace de réception et restaurant réservé aux VIP. Une tribune extensible télescopique avec plus de 3.000 places. Un grand espace scénique modulaire, conçu pour les prestations créatives et tous les sports d intérieur. Un grill technique très facile d utilisation, répondant aux exigences les plus pointues pour les équipements son, lumière et vidéo, ainsi que les décors. Plusieurs milliers de m² d espace d accueil permettant d installer contrôles d accès, bars, snack-bars, vestiaires et vente de billets. Plus de 1.500 m² servant d espace de réception et de cocktail pour les partenaires. 575 m² servant d espace de réception et de cocktail pour le grand public et se prêtant aux applications les plus diverses, comme un cocktail dînatoire. Des coulisses abritant des loges de standing et plusieurs espaces multifonctionnels. Une acoustique longuement étudiée et parfaitement adaptée aux exigences les plus pointues. Un espace d exposition de 9.490 m². La salle est très facilement accessible: proche du Ring, de l aéroport et des gares de Bruxelles-Midi et Bruxelles-Central, elle est aussi desservie par 4 lignes de tram, 3 lignes de métro et 3 lignes de bus. Les parkings comptent plus de 12.000 places. La salle offre un espace unique à chaque événement. Son design simple et sobre se prête à toutes les applications. Cinq principes cruciaux Sécurité absolue pour le public La salle dispose d une capacité d évacuation de plus de 20.000 personnes, la plaçant au top en termes de sécurité pour le public. Une allée privée reliant le parking C à l entrée AlliAGE A R C H I T E C T E S de la salle assure aux visiteurs un déplacement dans un environnement totalement sécurisé dès leur arrivée. Qualité d accueil Garantie d un accueil optimal tant avant qu après l événement. Notamment via des espaces d accueil situés à proximité des parkings, une esplanade partiellement couverte et un bâtiment annexe à deux pas de la salle afin de contrôler préalablement les spectateurs. Les partenaires et les VIP sont accueillis dans des infrastructures luxueuses. Grâce aux conseils de plusieurs spécialistes, l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite est assurée. Qualité visuelle et prestations acoustiques: La salle satisfait aux normes les plus strictes en matière de qualité visuelle et prestations acoustiques, grâce à l intervention de deux entreprises de premier plan. Deux tribunes en légère parabole garantissent une très bonne visibilité, quelle que soit la configuration de la salle. Ces tribunes totalisent plus de 5.000 places, toutes en face de la scène, dont 3.000 sur la tribune télescopique; Cette dernière mesure près de 60m, ce qui en fait la plus grande tribune technique d Europe. Convivialité et installations: Les rideaux de théâtre, le grill technique Brussels new home of live entertainment et la scène mobile permettent d adapter la salle et son format en un temps record, sans toucher à son ambiance intime et à sa qualité technique. La plate-forme d accès large de 10 mètres simplifie le montage et le démontage en permettant le chargement et le déchargement directement dans la salle. Le confort des artistes, des organisateurs et de tous leurs collaborateurs a fait l objet d une attention toute particulière: 5 grandes loges entièrement aménagées, 10 loges/ bureaux de production, 2 espaces catering, une grande green room, toilettes, douches et vestiaires pour le personnel. La salle polyvalente sera officiellement inaugurée en juin 2013 et opérationnelle immédiatement. Visite guidée et informations: Daniel Bei +32 2 474 83 15 - sales@palais12.be www.palais12.com BRUSSELS EXPO General Manager Palais 12: Daniel Bei +32 2 474 83 15 Fax: +32 2 474 83 47 sales@palais12.be Communication Manager: Marina Bresciani + 32 478 22 61 59 m.bresciani@bitf.be www.palais12.com 29

CLEANING Nettoyage et services associés ANTI-CORROSION Traitement industriel des surfaces métalliques et en béton GREENCARE Entretien et création d espaces verts BUILDING Services multi-techniques www.iris.be

Dossier Marketing et B2B Label RSE: IRIS Group en première ligne IRIS Group s'engage sociétalement IRIS Group est actif dans le nettoyage, l anticorrosion, le service multi-technique, l entretien et la création d'espaces verts. Par conviction, il promeut depuis longtemps déjà un engagement sociétal responsable. Ses efforts en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et de durabilité se voient récompensés par une certification RSE-Echelle de performance Niveau 3. Bea Demeyer, Quality Manager nous explique le pourquoi de la démarche de son entreprise. E/D: Pourquoi s'engager dans un processus de reconnaissance finalement assez exigeant? Bea Demeyer: "Nous nous sentons impliqués dans les défis sociaux de notre époque. Par ailleurs, la RSE permet d améliorer l efficacité d'une entreprise sur les plans économique, sociétal et environnemental, et donc sa compétitivité à long terme. Si l on ambitionne une croissance, une approche durable et une certification sont absolument indispensables. Notons qu'à ce jour, IRIS Group est la première entreprise de son secteur, sur le marché belge, à avoir reçu ce label de certification. 31 Concrètement, la procédure est-elle complexe? Non, du moins si l'on structure sa démarche. KIWA, organisme certificateur indépendant d audit et de contrôle, a évalué le système de gestion d IRIS Group, ses procédures et sa réponse aux exigences de normes de type qualité, sécurité, environnemental ou légal. Le bureau de conseil BECO nous a accompagnés depuis le début en réalisant d'abord un examen de base, suivi d'une checklist et d interviews avec une dizaine de participants internes pour départager points manquants et acquis au système de qualité. A partir de là, un rapport de recommandations avec des objectifs mesurables et indicateurs de performance a été réalisé pour la mise en place de notre stratégie RSE, qui a concrètement débouché sur l'identification de 33 indicateurs. Les formes d interactions, existantes et à développer, ont été précisées par intervenant et par indicateur, puis traduites dans un document de travail pour le suivi. Cela doit donc contribuer à votre croissance? Bea Demeyer, Quality Manager IRIS group Dans notre cas, cela accompagne une croissance bien réelle: notre CA est en augmentation constante depuis de nombreuses années et nos effectifs ont atteint 3.400 unités aujourd'hui! Vu le nombre de travailleurs, il était aussi important d'accentuer une bonne cohésion interne de ce groupe, d'autant plus qu'ils ne se rendent presque jamais au bureau. La RSE est une cause commune forte. La RSE implique davantage les travailleurs dans leurs missions journalières. Nous nous en rendons compte en effectuant des sondages qui mesurent le degré de satisfaction de nos collaborateurs et leur perception des valeurs du groupe. Mais nous les écoutons aussi: ils peuvent également formuler des propositions d optimisation. Nous avons par exemple retenu la suggestion d'une communication accrue des projets d investissements, la clarification du cadre dans lequel chaque employé peut être autonome dans son travail, un projet pilote pour cadrer et développer le télétravail, etc. Cette sensibilisation des travailleurs est une des grandes actions menées par IRIS avec, en toile de fond, le respect de l homme, de l environnement et la «pensée durable» désormais ancrée dans l entreprise. La RSE a clairement contribué à ces objectifs. Comment ont réagi vos clients? Très bien. A vrai dire, les moyens de communication internes du Groupe ont été rapidement étendus vers l'extérieur (clients, fournisseurs ) afin qu ils se sentent plus concernés par l entreprise. Ce dialogue permet de créer de nouvelles opportunités de collaboration, d amélioration et de promouvoir l'innovation. Notre approche PDCA (plan, do, check, act) fait que nos actions ne sont pas des «one shots», mais conduisent nécessairement à des évaluations critiques et à des corrections à implémenter dans le futur. Les fournisseurs du département Cleaning ont par exemple été invités à promouvoir leur produits et machines écologiques. Cela a permis au personnel d IRIS d échanger ses idées avec le fournisseur et de tester les produits. DKD MEDIA

L entreprise au quotidien Revenu mobilier ou professionnel? La rémunération de l auteur La loi du 16 juillet 2008 a mis en place un régime fiscal spécifique pour les revenus résultant de la cession (ou de la concession) de droits d auteur. De tels revenus rentrent dans la catégorie des «revenus mobiliers» (comme les intérêts et les dividendes), du moins tant qu ils n excèdent pas un certain plafond annuel (56.450 pour les revenus 2013), au-delà duquel ils peuvent être requalifiés en revenus professionnels. 32 Régime fiscal favorable Les revenus de droits d auteur, après déduction d un forfait de frais, sont soumis à une imposition au taux distinct de 15% (à majorer des additionnels communaux). Ils échappent donc à l imposition progressive qui frappe les revenus professionnels (taux de 50% à partir de 37.330, hors additionnels communaux). Lors du paiement de ces revenus, un précompte mobilier doit être retenu, au taux de 15% (25% pour la partie au-delà du plafond précité de 56.450 ). Ce précompte n est pas «libératoire», de sorte que les revenus doivent obligatoirement être repris par le contribuable dans sa déclaration annuelle à l impôt des personnes physiques et seront soumis à la taxe additionnelle communale. Les cotisations de sécurité sociale ne sont pas dues sur de tels revenus. Toutefois, en cas de lien étroit avec l exécution d un contrat de travail, les autorités sociales pourraient être tentées d exiger le paiement de cotisations (les revenus ne seraient pas la contrepartie d une cession des droits, mais la contrepartie du travail). Quels revenus? Une distinction doit pouvoir être opérée entre la rémunération de la prestation en tant que telle (revenu professionnel) et l indemnisation de la cession ou concession des droits de l auteur sur son œuvre originale (revenu mobilier). Dans un avis publié au Moniteur belge du 9 décembre 2008, le ministre des Finances, craignant les abus, a précisé qu il ne pouvait pas être question, sur la base de la nouvelle loi, de «transformer demain en droits d auteur des revenus qui constituent aujourd hui des rémunérations ou des profits de professions libérales». Pas question donc, selon le ministre, de convertir en revenus de droits d auteur la rémunération existante de l employé qui rédige des textes pour son employeur (p. ex. un éditeur). Par contre, le photographe d un journal, rémunéré pour sa prestation consistant à prendre des clichés d un événement, peut percevoir en outre des droits d auteur s il cède le droit de diffuser ces clichés dans un ouvrage. Le Service des Décisions Anticipées (S.D.A.) a déjà admis que l indemnisation perçue par des orateurs pour leur intervention lors de séminaires puisse, à certaines conditions et en partie seulement, être traitée comme un revenu de droits d auteur. Dans le cas de livres et de cours rédigés par un dirigeant d entreprise en vue d être publiés par sa propre société professionnelle, le S.D.A. a estimé que la rémunération (un pourcentage du chiffre d affaires) stipulée en contrepartie de l exploitation des livres et des cours par cette société pouvait bénéficier du régime fiscal des droits d auteur. Dans d autres décisions, le S.D.A. a par contre rejeté la qualification de revenus mobiliers (pour un journaliste de presse et un photographe de presse), au motif notamment de l absence de convention prévoyant la quotité de revenus se rapportant à la cession des droits d auteur. Perspectives Le régime fiscal des revenus de la cession de droits d auteur est, si l on compare, nettement plus favorable que celui qui s applique aux revenus professionnels. S il faut se garder de toute application abusive de la loi (conversion artificielle de revenus professionnels en revenus de droits d auteur), la plupart des professions «créatives» (artistiques ou non) sont susceptibles d être concernées par ce régime fiscal, en cas de cession rémunérée des droits d auteur sur «l œuvre». Si l on veut se conformer aux positions administratives déjà exprimées, mieux vaut prévoir une convention de cession des droits d auteur et une indemnisation spécifique à cette cession. En cas de doute sur la qualification fiscale des revenus, une demande de décision anticipée peut être introduite auprès du S.D.A., sachant toutefois que les décisions qu il a déjà adoptées par le passé démontrent une vision assez restrictive. François-Xavier Horion, Avocat au Barreau de Bruxelles, Claeys & Engels

L entreprise au quotidien Info PwC Renforcement des conditions relatives à la mise à disposition de personnel La récente modification de la Loi relative à la mise à disposition oblige les prestataires de services et les utilisateurs à observer scrupuleusement les conventions de services existantes, ou en l absence de celles-ci, à les mettre en place. Elle requiert en outre des formalités supplémentaires. En vertu du droit belge, un contrat de travail est caractérisé par l engagement de l employé d exercer des activités en échange d une rémunération, sous l autorité d un employeur. Cet exercice de l autorité implique pour l employeur la compétence de donner des directives à l employé et d exercer sur lui une surveillance. Martijn De Meulemeester Bien que la Loi du 24 juillet 1987 sur le travail temporaire, le travail intérimaire et la mise de travailleurs à la disposition d utilisateurs (ci-après «la Loi») prévoit en son article 31, 1 une interdiction de transférer l exercice de l autorité de l employeur à des tiers, certaines instructions données en exécution d un contrat de prestation de services ne sont pas considérées comme une délégation de l autorité de l employeur. La Loi-programme du 27 décembre 2012 (ci-après la «Loi-Programme») renforce les conditions de transfert d instructions dans le cadre d une convention de prestation de services. Mise à disposition de personnel modalités et conditions Les instructions données aux employés d un autre employeur, autres que celles se rapportant au bien-être sur le lieu de travail, peuvent encore être transmises uniquement si les conditions suivantes sont cumulativement remplies: Les instructions sont données dans le cadre d une convention de prestation de services écrite conclue entre le tiers et l employeur Les instructions sont stipulées de manière formelle et détaillée dans la convention de prestation de services Le droit d instruction ne peut pas miner l autorité de l employeur L exécution factuelle correspond entièrement aux dispositions formelles de la convention de prestation de services. En cas de non-respect des conditions susmentionnées, les instructions données sont considérées comme un exercice interdit de l autorité de l employeur par le tiers-utilisateur vis-à-vis des employés de l employeur originel. La Loi-programme a de, surcroît instauré une formalité supplémentaire. Le tiers-utilisateur doit immédiatement informer son conseil d entreprise de l existence d une telle convention de prestation de services. En l absence de conseil d entreprise, l information doit être transmise au comité ou, en l absence d un tel organe, à la délégation syndicale. En cas de non-respect de cette formalité, la convention écrite est réputée ne pas exister. Les instructions, même données dans les limites prévues par la convention de prestation de services, seront dans ce cas considérées comme l exercice de l autorité de l employeur par le tiers vis-à-vis des employés de l employeur originel. Sanctions Bart Elias A des fins d exhaustivité, nous attirons également votre attention sur le fait que la Loi prévoit tant des sanctions civiles, administratives que pénales, et ceci aussi bien vis-à-vis de l employeur que vis-à-vis de l utilisateur. En pratique, le plus grand risque sera essentiellement constitué par la responsabilité solidaire de l utilisateur pour d éventuelles dettes ONSS de l employeur originel. Il existe en outre le risque que l employé s adresse à l utilisateur en tant qu employeur, et dans ce cadre, revendique tous les avantages habituellement accordés par l utilisateur (tels que les versements à l assurance-groupe). En pratique Les modifications à la Loi étant entre-temps entrées en vigueur, il faudra - pour toute situation dans laquelle une entreprise fait appel à des sous-traitants ou dans laquelle un employeur effectue des prestations pour le compte d une autre entreprise - examiner concrètement si une convention de prestation de services a été conclue par écrit. Il faudra ensuite, pour chacune de ces conventions, vérifier si elles définissent de manière suffisante les instructions pouvant être données par l utilisateur, en réfléchissant sur les instructions qui devront être prévues dans la convention de prestation de services. Certainement en raison des sanctions énormes, les sociétés devront évaluer de manière proactive les collaborations existantes et, si nécessaire, adapter / rédiger les documents contractuels. En outre, les mesures requises devront être observées vis-à-vis des organes établis au sein de l utilisateur. Bart Elias & Martijn De Meulemeester PwC HR Law 33

Beci & co Impressions of a Brit (2) Contrast and contradiction: the essential flavours of Belgium 34 This is a pragmatic yet imaginative country, where day-to-day reality challenges foreigners powers of imagination. There is a stark contrast between Belgian art and Belgian life for a start. The surrealism that the country is famous for is essentially visual. But actions, words and ideas on the other hand tend to be very matter-of-fact. In many situations it makes great sense to be literal-minded, in others less so. The VUB cyberneticist Francis Heylighen says that the Belgian reality is very complex and counter-intuitive for people living in different types of culture. Which is another way of saying that, quite often, we foreigners just don t get it. As the Dutch can tell you, Belgians confronted with an intellectual impasse can be surprisingly creative. A study undertaken by Rotterdam's Erasmus University concluded that Belgian entrepreneurs as a whole dislike risk-taking and cultivate compromise with conservatism. But the study also found that the Belgian mentality can produce creative results, regardless of the logic of the arguments used. Sense for Belgians, surrealism for the Dutch! In a book published in 1992, Tant qu il y aura des Belges, eminent Belgians both Flemish and French speakers enumerated the characteristics of their compatriots. The contrasty answer: Belgians are imaginative yet close to reality, they live in the present but are suspicious of ideas (the French are lurking in the background here!), they are action-oriented, have lots of energy, say things the way they are, are sociable, good team players and practical mediators. In the opinion of most HR specialists I have interviewed, Belgian executives are the best mediators in Europe and arguably in the world. For foreigners, everyday Belgian life is full of contradictions, occasionally spilling over into the realms of absurdity. A lot has to do with the law-defying character of the average citizen. Thomas Owen (real name: Gérald Bertot!), the Belgian crime writer and master of the fantastic, says that surrealism is a superior form of sedition. Belgians are certainly seditious, not surprisingly given the country s history. Derk-Jan Eppink, a Dutch journalist who has made Belgium his home, says: When you have been used to dodging Spanish laws, Austrian laws, French laws, Dutch laws and most recently German laws, it is only to be expected that people will continue to try and dodge Flemish laws and Belgian laws. Particularly as most Belgians still regard the Belgian central government as a form of foreign occupation! Not to mention European laws Marion Schmitz-Reiners, a German journalist and author who has lived in Belgium for many years, sums things up: The Belgian defers to any authority yet, in his heart, he is a convinced anarchist. Foreigners encounter this great Belgian virtue of pragmatism in many aspects of everyday life. When, in a moment of frustration, I ignored a traffic light as it was turning to red, a policeman read me the riot act but then, witnessing my evident frustration and stammered rendering of his Flemish mother-tongue, took pity on me and let me off with a warning. On another occasion, prompted by the desire to examine one of Wallonia s fabled bargelifts, I drove on unaware that towpaths are reserved for pedestrians and cyclists. Challenged by a guard, I suggested it made sense to take a look at the purpose of my journey, since I was already there. This appealed to the man s sense of pragmatism, so he said OK, but don t take too long. A young Belgian I know had too much to drink, drove into a tree at high speed and emerged with a broken arm. The patrol man on the scene checked that the lad was out of danger, that nobody else had been hurt and that the car was fully covered for insurance, then said: OK, I m not going to report the fact that you were drunk. Nobody else is going to be the worse for that. The individualistic trait of the Belgians is powerful, but it does not override their basic human instincts. They will judge the situation according to the circumstances and fellow-feeling will often be the final arbitrator. How often have I, as a foreigner, had people say to me I m not supposed to do this, but and then do it out of human sympathy or simple good nature! In their personal relations, when confronted with distraught foreigners who have obviously got out of their depth, all Belgians regardless of Community or conviction are inclined to be polite and tolerant, in distinct contrast to neighbouring countries. The least charitable explanation of this may be the average person s pragmatic and uncomplicated way of dealing with things. The entrepreneurial spirit is evident in many aspects of Belgian business life. Not long ago the Indian IT manager of a major global corporation told me that he had subcontracted parallel projects to German, British and Belgian suppliers. The first two proved infuriatingly bureaucratic and officious in their reactions to his demands, while the Belgian supplier improvised and came up with the goods. In another case, for the sake of his profitable relationship with an Italian supplier, a Belgian importer accepted a seasonal consignment of swimsuits although it was months late. But where could he sell so many in late-autumn? He thought Miami was the best option, particularly since he knew someone in the trade there who, despite limited resources, had good local contacts. So he flew to Miami and, with his friend, combed the waterfront shops from one end to the other. He sold everything before he was three-quarters of the way through, selling at half the average price for Belgium and accepting payment direct. He cleared his stocks, covered his costs, made a modest profit, and kept his supplier happy. He also opened a new market! I have even come across a Belgian carpet manufacturer who hit on the idea of trimming his offcuts (the bits left over from the production line), fitting them with compasses so that they could be easily aligned with Mecca, and selling them as personalised prayer mats to Muslims. Now that is both practical and imaginative! Richard Hill

Beci & co Où déjeuner? Un conseil resto Le conseil resto du magazine agenda Info Edelknaapstraat 38 rue du Page, Elsene/Ixelles, 02-534.21.55, ma > sa 12 > 14.00 & 19.15> 22.30 Pour plus de conseils resto: agendamagazine.be Saskia Vanderstichele Beurre Noisette Attention, talent! Beurre Noisette s affiche comme une adresse avec laquelle il va falloir désormais compter. Elle est de celles qui, dans la foulée de Neptune, de La Buvette ou du Tournant, incarnent la nouvelle vague de la cuisine bruxelloise. Aux manettes, un jeune chef de 32 ans, belge cette fois, Grégoire De Backer. Avant d ouvrir son restaurant, il a fait ses armes en passant par les cuisines exigeantes d Yves Mattagne, de Cyril Jolivet (En Face de Parachute) et celles de la Maison du Cygne. L esprit? Une approche bistronomique dans un cadre simple et de bon goût. Luminaires qui dévalent nus du plafond, tonalités sombres, photographies de petit format qui colonisent les murs, miroirs face à ce décor «comme à la maison», impossible de ne pas songer à Chez Marie, adresse mythique qui vient de fermer ses portes. Que tous ceux qui sont en deuil se rassurent : avec De Backer, la relève est assurée. Ce chef fait partie de cette génération qui n a pas besoin de servir des produits haut de gamme pour convaincre. Les assiettes s avancent modestes et pertinentes. Chacune d entre elles est ciselée. Pour preuve, l entrée : une mousse de rouget vitaminée par une vinaigrette au jus d orange, au mirin (saké doux) et au basilic (12 euro). La déclinaison est fine, un brin exotique et très fraîche. Mais c est surtout le plat que l on retient, soit une volaille jaune, risotto crémeux aux jeunes pousses et poivre Timut (19 euro). La préparation permet de mesurer que le chef ne transige pas sur la qualité des produits, la volaille bien sûr mais également le poivre Timut et ses fines notes d agrumes une petite merveille qui vient de chez Rudy Smolarek. L assiette prouve également que De Backer possède un sens inné des harmonies gustatives, les jeunes pousses compensant par des notes végétales le côté crémeux du risotto. Plutôt que d opter pour un dessert, on préfère terminer la magnifique bouteille d Irancy 2009 de chez Thierry Richoux (36 euro), une perle fluide au goût de cerise du Nord. michel verlinden 35 AGendA est le magazine des sorties à Bruxelles publié par le journal Brussel deze Week. Avec un calendrier pratique, le programme complet des cinémas et une sélection d articles passionnants sur les concerts, les spectacles, les expositions, les restaurants et les cafés, entre autres. Procurez-vous ce magazine trilingue gratuit dans l un des nombreux présentoirs répartis en ville ou recevez-le avec Brussel Deze Week chez vous ou sur votre lieu de travail en envoyant votre adresse à abo@bdw.be

Espace membres Espace réservé aux membres. Vous désirez parler de votre activité? Envoyez un communiqué d'une quinzaine de lignes à dd@beci.be (sous réserve d'espace disponible). Benjamin Cadranel: le nouvel administrateur général de la SDRB Ce vendredi 1er mars, Benjamin Cadranel, le directeur de cabinet du ministre-président bruxellois Charles Picqué âgé de 38 ans, succèdera à Mireille Francq à la tête de la Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale (SDRB). Lors de sa réunion du 22 février 2013, le conseil d administration de la SDRB a désigné Benjamin Cadranel en tant que nouvel administrateur général. Benjamin Cadranel a été choisi pour ses nombreuses qualités: ses capacités de gestion, d'organisation et de communication sont excellentes. En outre, il a une très bonne connaissance des institutions de la Région bruxelloise, de leur fonctionnement et de leur réglementation. Il est également reconnu comme un négociateur expérimenté avec les secteurs privé et public. 36 Benjamin Cadranel est licencié en droit (ULB) et a débuté sa carrière comme avocat au barreau de Bruxelles (1998-2003). Il a également été conseiller à l'institut Emile Vandervelde (1999-2004) et expert à temps partiel au cabinet du vice-premier ministre (PS) du gouvernement fédéral (2003-2004). Ses galons, il les a principalement gagnés au cabinet du ministre-président bruxellois Charles Picqué (PS), d'abord en tant que directeur de cabinet adjoint (2004-2007), puis en tant que directeur de cabinet (à partir de 2007). Dans le cadre de cette fonction, il a supervisé de nombreux projets d'envergure, tels que le Plan Régional de Développement, le Plan Régional d Affectation du Sol démographique, divers schémas directeurs, le Plan de Développement International, le Plan Crèches et Ecoles, et le Plan de City Marketing. Il a également préparé les conseils des ministres bruxellois et était donc activement impliqué dans la préparation des plans du Gouvernement en matière de mobilité, de durabilité, de politique de stationnement, de gaz et d'électricité, etc., ainsi que dans les négociations y relatives. Benjamin Cadranel n'est pas en territoire inconnu à la SDRB: il y a été commissaire du gouvernement de 2007 à 2009. Mireille Francq Benjamin Cadranel succède à Mireille Francq. Après une carrière aux Travaux publics et dans quelques cabinets, Mireille Francq a, dès la création de la Région bruxelloise en 1989, marqué la SDRB de son empreinte. 1819.be : le portail d information pour tous ceux qui entreprennent en Région de Bruxelles-Capitale Depuis juin 2011, les entrepreneurs bruxellois disposent d un service téléphonique de première ligne accessible 5 jours sur 7 via le numéro raccourci 1819 où des conseillers leur donnent une première réponse aux questions en matière de création d une société, statut juridique, formalités administratives, permis, subsides, financement, etc. En même temps, les conseillers orientent l entrepreneur vers les structures et les interlocuteurs les plus adéquats pour accompagner son projet. Ce service téléphonique dispose aussi d un site-portail dédié entièrement aux entrepreneurs bruxellois : www.1819.be. Une navigation claire permet de trouver facilement les réponses pratiques à des questions concrètes dans pas moins de 12 thématiques. A côté de cela, le site présente des actualités utiles, un agenda d événements et de formations pour entrepreneurs bruxellois, une «bibliothèque» avec des documents types, des check-lists, des publications et des outils ainsi qu un un annuaire et une présentation des services offerts par les organismes publics qui accompagnent les entreprises bruxelloises (Qui peut aider?). Une newsletter mensuelle complète l offre aux entrepreneurs. Le site ne remplace bien entendu par le service personnalisé des conseillers qui se tiennent quotidiennement à disposition des entrepreneurs via la ligne téléphonique 1819.

Espace membres propose un nouvel outil d identification des substances hautement préoccupantes à destination de tous les producteurs d articles EcoMundo, PME de services aux entreprises spécialisée dans la réglementation des substances chimiques et l accompagnement à l écoconception, a récemment développé un module pour aider les entreprises à identifier la présence de SVHC (substances hautement préoccupantes) dans leurs produits et matériaux et prévenir les risques associés. Selon la réglementation REACH, les Utilisateurs en Aval de substances chimiques ont en effet l obligation de signaler à leurs clients cette présence de SVHC. Travail énorme s il est effectué manuellement, que l addition de 54 nouvelles substances en novembre 2012 à la «liste candidate» qui en compte 138 au total, a rendu d autant plus fastidieux. En outre, l ECHA (Agence Européenne des produits chimiques) a prévu d en ajouter 30 à 40 par an d ici 2020. SVHC Alert, outil Web gratuit*, permet à toute entreprise de saisir les matériaux qui composent son produit (PVC, PP, silicone, perfluoré...), le module générant alors un rapport exportable au format Excel sur les potentiels SVHC présents dans ces compositions. L entreprise peut ensuite communiquer de manière transparente envers ses clients et/ou préparer un plan de substitution. Enfin, les mises à jour en temps réel de l outil SVHC Alert à chaque évolution de la «liste candidate» assurent une couverture durable du risque réglementaire. SVHC Alert fait partie de la plate-forme web REACH Factory pour une conformité REACH complète: Communication des cas d utilisation, Fiche de Données de Sécurité, sécurité des travailleurs, conformité CLP, etc. http://ecomundo.eu *version test offerte pour 3 mois Créez une dynamique de changement avec Pégase Management Services Véronique Polet Intérim Manager & Business Coach spécialisée dans les domaines RH, Finances et Développement Commercial. Votre entreprise souhaite lancer de nouveaux projets? Vous êtes confronté à une situation complexe à gérer? Vous désirez vous adjoindre les services de spécialistes externes à court terme? Pégase Management Services vous propose des services sur mesure de coaching en entreprise ainsi que des prestations d intérim manager. Véronique Polet compte plus de 25 ans d expérience en tant que Directrice Administration & Finances, gestion des RH et développement commercial. Parfaite quadrilingue (français, néerlandais, anglais, italien), elle évolue tant dans des PME familiales que dans des entreprises internationales multiculturelles. Orientée résultats, elle s adapte à ses clients, propose des solutions sur mesure et vise à nouer des relations à long terme. Offre de services ou premier rendez-vous: www.pegase-services. be - vero.polet@pegase-services.be - + 32 476 833 043. N hésitez pas à consulter mes références sur LinkedIn. Au plaisir de contribuer au succès de votre entreprise! Sint-Amandsstraat 196 B-1853 Strombeek-Bever Belgique CERAN Thematic Lunches: une nouvelle manière d apprendre des langues! CERAN a une longue expérience dans l organisation de séminaires résidentiels et intensifs de langue en immersion complète. Aujourd hui, vous retrouvez également l efficacité et le professionnalisme CERAN dans une offre de produits complète et variée à Bruxelles et à Paris. Johan Van de Vijver, Responsable commercial explique: «En 2010 la direction du groupe CERAN a pris la décision stratégique d organiser des cours de langue en formule non-résidentielle afin de compléter son offre. En 2011, CERAN s est installé au cœur de Bruxelles (bâtiment de la FEB), en 2012 à Paris (La Défense). D autres projets sont à l étude.» A partir de ce mardi 12 mars, CERAN organise un nouveau cycle de 4 lunches thématiques, animés par un expert et un formateur en langue. Ce deuxième cycle aura pour thème: «Uitdagingen in HR». Retrouvez-nous dans les locaux de la FEB, pour un déjeuner sur différentes thématiques RH en néerlandais de 12 à 14 heures! Informations sur: www.ceran.com/fr ou 087/79 11 22, customer@ceran.com 37 Hugues Delescaille, nouveau président de l'institut des juristes d'entreprise L'Institut fédéral des juristes d'entreprise (IJE), chargé par la loi de réglementer la profession et d'octroyer à ses membres le titre légalement protégé de juriste d'entreprise, a élu Hugues Delescaille à sa tête, en succession de M. Pierre Schaubroeck. Durant sa présidence, Monsieur Hugues Delescaille souhaite soutenir l'ije et les juristes d'entreprise dans leurs activités professionnelles, par des recommandations, des best practices et l'échange de connaissances et d'expertise. Il souhaite également renforcer le rayonnement et la reconnaissance de l'institut, tant auprès des secteurs qui y sont les moins bien représentés qu à l égard des divers intervenants de notre vie sociale et économique, concernés de près ou de loin par les questions juridiques, tels les chefs d'entreprise, les magistrats, politiciens, avocats, huissiers ou notaires, sans oublier ceux qui enseignent le droit et leurs étudiants. "Le métier de juriste d'entreprise est relativement jeune. La loi qui l'a officialisé et qui a créé par la même occasion l'ije date de 2000. Mais la profession ne cesse d'évoluer, entre autres du fait de la complexité et de l'inflation législatives, mais également parce que les entreprises ont pris conscience de la solide garantie que ces juristes spécialisés leur apportaient dans la gestion préventive des risques juridiques et ce dans un climat d entreprise responsable et durable. C est pourquoi j aimerais pouvoir ancrer encore plus fortement la profession au sein du tissu social et économique, et l'ije en tant qu ordre professionnel" nous dit-il.

Espace membres CAP-Network Votre entreprise fait face à des défis importants? Vous sentez que son potentiel est sous-exprimé? Vous vous sentez souvent débordé et naviguant à vue? Piloter une PME est devenu une activité très complexe et être dirigeant requiert des qualités évidentes de leadership et des connaissances importantes en gestion d entreprise. Pour faire face à ces défis, un accompagnement qualifié peut vous aider à prendre du recul, à mettre en place les leviers pour faire face à vos nombreux défis et ainsi pérenniser votre entreprise. CAP-Network est un réseau de consultants dynamiques, ayant tous minimum 15 ans d expérience dans le monde de l entreprise, capables d accompagner le dirigeant dans l élaboration de sa vision et de sa stratégie d entreprise, dans l amélioration de son offre commerciale et la préparation d une offre future innovante, dans l évaluation de la performance organisationnelle de l entreprise, dans la mise en place d une gouvernance plus participative d amélioration continue, d autonomie et d agilité. Ils vous aideront dans l établissement de relations de partenariats, dans la mise en place de tableaux de bord et de trésorerie et dans l amélioration de la gestion de votre temps et de votre efficacité personnelle. La mission de CAP-Network est d accompagner les dirigeants et les PME dans l amélioration de leur performance financière et de leur organisation grâce à un réseau collaboratif d accompagnateurs travaillant avec des méthodes éprouvées et maîtrisées, privilégiant une approche pragmatique et orientée résultats. Les tarifs sont adaptés aux PME avec un retour sur investissement rapide: pré-diagnostic gratuit, missions courtes, suivi, demande de subsides. Les résultats d'une mission sont une meilleure rentabilité et une amélioration significative du quotidien du dirigeant. www.cap-network.com Hard Rock Cafe Brussels 38 Le rock fait son entrée dans la capitale belge! Le tout nouveau Hard Rock Cafe Brussels, situé au cœur même de la Grand Place historique, fera chavirer vos sens grâce à un menu terriblement alléchant et à une impressionnante collection de trésors de l histoire du rock. Pour associer le côté bohème et éclectique de la ville à l énergie et l aura de la marque Hard Rock, le café est installé dans un bâtiment du 16ème siècle restauré, et propose ainsi au public une version du célèbre café tout à fait spécifique à la ville de Bruxelles. Celui-ci s étend sur quelque 540 mètres carrés avec 150 places assises, une scène réservée aux événements musicaux hebdomadaires, un lounge de nuit et une boutique Rock Shop. Le Hard Rock Cafe Brussels vous permet également d organiser de ifixtech débloque et répare vos Smartphones et Tablettes véritables événements au cachet tout à fait unique. Qu il s agisse d une performance musicale live ou d un set de DJ, de meetings, de réceptions ou autres, les différents espaces événements du Hard Rock Cafe Brussels offrent d innombrables possibilités. 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Avec le lancement de ce nouveau produit, Ordiges a pour but de toucher des marchés plus ciblés désirant des offres plus «légères» ne nécessitant pas de lourdes implémentations et formations. Software4Contract est aujourd hui disponible gratuitement en version d évaluation pour 30 jours sur 30 contrats sur www.software4contract.com. ORDIGES SA Boulevard de la Woluwe 62, B-1200 Bruxelles T: +32 (0)2 290 07 00 F: +32 (0)2 290 07 10 Site: www.ordiges.com

Agenda Formations Management & RH, Personal improvement 14/3/2013 Plus de 90 trucs pratiques pour mieux gérer votre temps! 18/4 au 17/5/2013 Selfcoaching: découvrez les ressources insoupçonnées de votre cerveau 19 et 26/04/2013 La compta pour tous 14/05/2013 Faire faire ou la délégation responsable Vente, Marketing et Communication 8 et 15/3/2013 Décuplez vos performances de vente 19/3/2013 et 26/3/2013 Ecouter activement pour mieux vendre 25/4/2013 Time et Territory Brigitte van der Mensbrugghe T +32 2 643 78 30 bvdm@beci.be Législation sociale 19/03/2013 Importants changements en matière de travail intérimaire, travail temporaire, détachement, mise à disposition de travailleurs 16/04/2013 Le port de signes religieux au travail secteur privé et secteur public 26/04/2013 Beci HR Lunch (FR) 07/05/2013 Les vacances annuelles des employés Frédéric Simon T +32 2 643 78 17 fs@ beci.be Droit commercial 22/03/2013 Actualités fiscales 2013 Brigitte van der Mensbrugghe T +32 2 643 78 33 info@bmediation.eu Activités internationales 15/03/2013 Séminaire sur les programmes de financement européen dans le domaine des transports 19/03/2013 Aspects juridiques, en droit belge et européen, du commerce électronique 21/03/2013 Infosessie: Uw exportformaliteiten (in het Nederlands) 14-17/04/2013 Matchmaking event Food sector at Alimentaria fair in Lisbon (Portugal) 25/04/2013 Do s & don ts for credit application Beci s International Department - T+32 2 643 78 02 - sso@beci.be Events 20/03/2013 Soirée Info 27/03/2013 Entrepreneurs Night 24/05/2013 Job Day Domaine Portuaire, Transport & Logistique, Manutention, Expédition, Administration. www.beci.be NOUVEAU: RETROUVEZ VOTRE MAGAZINE EN FLIPBOOK SUR WWW.BECI.BE Une formation unique pour tout dirigeant de PME-TPE 39 La compta, on l aime ou on ne l aime pas, on la comprend un peu, passionnément ou pas du tout. En ces temps difficiles, elle est pourtant inévitable pour développer ou maintenir- son business. Bien plus qu une formalité administrative, elle représente l outil essentiel de gestion. Le défi lancé par BECI est simple: vous permettre en moins d une journée de comprendre vos comptes. Et de pouvoir relever les éléments importants, lire entre les lignes, suivre votre évolution pour dialoguer au mieux avec votre professionnel comptable. Comprendre vos comptes c est aussi comprendre ceux de vos partenaires: clients, fournisseurs, prospects, et anticiper toute difficulté. Avez-vous puisé dans votre entreprise? A combien s élèvent les coûts salariaux? Quel est le montant des frais de publicité pour l année? L activité est-elle rentable? Où part la trésorerie? Quels sont les clients qui vous sont redevables? A combien de jours vous paient-ils en moyenne? Bref, une série de réponses pratiques aux questions que vous vous posez que vous devriez vous poser.. La formation sera assurée par Olivier Kahn, Expert-comptable et Conseil Fiscal, par ailleurs coordonnateur du Centre pour Entreprises en difficulté créé par BECI. Bienvenue à tout chef d entreprise de PME ou de TPE! La compta comme si elle vous était contée le 19 avril 2013, de 9h à 14h chez Beci. Inscriptions par mail: bvdm@beci.be (la formation est organisée par BECI, IZEO et le CEd)

demandes d admission 40 PAR PRESENTATION AU CONSEIL D ADMINISTRATION ABC Cars SA Rue du Witloof 35-1000 Bruxelles Code Nace: 49310 - Transports urbains et suburbains de voyageurs 49390 - Autres transports terrestres de voyageurs n.c.a. del.: Koen Ronsmans ABFAB SPRL Rue Florimont de Pauw 62-1070 Bruxelles Code Nace: 46460 - Commerce de gros de produits pharmaceutiques del.: Erik Geysels Action SPRL Rue de la Limite 110-1210 Bruxelles Code Nace: 7021001 - Conseils et assistance opérationnelle aux entreprises dans les domaines des relations publiques et de la communication 74901 - Activités des agents et représentants d'artistes, de sportifs et d'autres personnalités publiques del.: Juliette Albiac Agile Conseil SPRL avenue de l'hélice 31-1150 Bruxelles Code Nace: 6619903 - Conseils en placements et la gestion de patrimoines financiers des tiers (AR du 5 août 1991 relatif à la gestion de fortune et au conseil en placements) 7021001 - Conseils et assistance opérationnelle aux entreprises dans les domaines des relations publiques et de la communication 7022001 - Conseils et assistance aux entreprises et aux services publics en matière de planification, d'organisation, de recherche du rendement, de contrôle, d'information du gestion, etc. del.: François Van den Bosch B2Boost SA Chaussée de Waterloo 1453-1180 Bruxelles Code Nace: 62090 - Autres activités informatiques 73200 - Études de marché et sondages d'opinion del.: Gilles Collet CBO Consulting SPRL avenue Louise 306-1050 Bruxelles Code Nace: 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del.: Christophe Bodin Chenut Edgar PPE Avenue Emile De Mot 22-1000 Bruxelles Code Nace: 86909 - Autres activités pour la santé humaine n.c.a. del.: Edgar Chenut De Keghel Nicolas PPE avenue Mozart 25-1190 Bruxelles Code Nace: 47785 - Commerce de détail de cycles en magasin spécialisé 9529001 - La réparation de bicyclettes del.: Nicolas de keghel DVC SA Rue Caporal Trésignies 6-1190 Bruxelles Code Nace: 29310 - Fabrication d'équipements électriques et électroniques pour véhicules automobiles del.: Marc Vertongen Equip' SA Place du Samedi 8-1000 Bruxelles Code Nace: 78100 - Activités des agences de placement de maind'oeuvre del.: Adrien Bailly Europcar SA Weiveldlaan, 8 B - 1930 Zaventem Code Nace: 77110 - Location et location-bail d'automobiles et d'autres véhicules automobiles légers (< 3,5 tonnes) del.: Didier Fenix European Service Network SA Galerie Ravenstein 4-1000 Bruxelles Code Nace: 5914001 - Projection de films cinématographiques ou de bandes de vidéo dans des salles de cinéma, en plein air ou dans d'autres installations de projection del.: Koenraad Tommissen FIL-TER-CO Ltd. Hoeilaartsesteenweg 252-3090 Overijse Code Nace: 43390 - Autres travaux de finition 93110 - Gestion d'installations sportives del.: Bavo Nachtergaele Gérard Claude PPE Avenue Winston Churchill 147 1180 Bruxelles del.: Claude Gérard Greenfish SA Rue Tasson Snel 12-1060 Bruxelles Code Nace: 4781001 - Commerce de détail alimentaire sur marchés et éventaires 78300 - Autre mise à disposition de ressources humaines del.: Laurent-Philippe Ham Janssen Christophe PPE Clos de la Mazerine 2-1332 Rixensart Code Nace: 7021001 - Conseils et assistance opérationnelle aux entreprises dans les domaines des relations publiques et de la communication del.: Christophe Janssen JCL International SPRL Rue Veydt 53-1050 Bruxelles Code Nace: 73200 - Études de marché et sondages d'opinion del.: Emmanuel Dabin Kitieu Réal PPE avenue Général Bernheim 40-1040 Bruxelles del.: Réal Kitieu Laboratoires Surveal SARL Avenue Louise 149 Boîte 24-1050 Bruxelles Code Nace: 21100 - Fabrication de produits pharmaceutiques de base 21209 - Fabrication d'autres produits pharmaceutiques 46460 - Commerce de gros de produits pharmaceutiques del.: Oussama Khoury Lapino Albino SPRL Chaussée de Namur 119 bte1-1400 Nivelles Code Nace: 63120 - Portails Internet 7021001 - Conseils et assistance opérationnelle aux entreprises dans les domaines des relations publiques et de la communication 73110 - Activités des agences de publicité del.: Niels Aernouts microstart SCRL Place Bethléem 9-1060 Bruxelles Code Nace: 64929 - Autre distribution de crédit n.c.a. 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del.: Patrick Sapy Multimedia Concept SPRL Rue de Haut-Ittre 3-1460 Ittre Code Nace: 4321102 - l'installation de systèmes d'alimentation de secours (groupes électrogènes) 47410 - Commerce de détail d'ordinateurs, d'unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé 62020 - Conseil informatique del.: Stephane Janssen Optil SPRL Rue Xavier De Bue 40-1180 Bruxelles Code Nace: 4778201 - Commerce de détail d'articles d'optique (y compris les lunettes), de photographie (y compris les pellicules) et de précision del.: Vincent Labeeuw Optima SA drève Richelle 159-1410 Waterloo Code Nace: 6499905 - Les financements d'import/export 66199 - Autres activités auxiliaires de services financiers n.c.a., hors assurance et caisses de retraite 66220 - Activités des agents et courtiers d'assurances del.: Jeroen Piqueur Rotex Europe Ltd Avenue lavoisier 29-1300 Wavre Code Nace: 46699 - Commerce de gros d'autres machines et équipements n.c.a. del.: Hans Lepelaars Shania SPRL avenue Louise 11-1050 Bruxelles Code Nace: 32122 - Travail des pierres précieuses (sauf le diamant) et des pierres semi-précieuses 32123 - Fabrication d'articles de joaillerie et de bijouterie 46480 - Commerce de gros d'articles d'horlogerie et de bijouterie del.: Islah Al Ashwal W.P.A Pneu Vanhamme SA Chaussée de Bruxelles 724-1410 Waterloo Code Nace: 4519401 - lle commerce de remorques et semi-remorques neuves ou usagés 45205 - Services spécialisés relatifs au pneu 45310 - Intermédiaires du commerce et commerce de gros d'équipements de véhicules automobiles del.: Sébastien Danneels Westinser SPRL Chaussée d'alsemberg 270-1190 Bruxelles Code Nace: 7311001 - Conception et réalisation de campagnes publicitaires pour des tiers, en utilisant tous les médias del.: Brigitte Marquilly Yaka Faire SPRL Rue du Mulhouse 36-4020 Liège Code Nace: 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 62090 - Autres activités informatiques del.: Jean-François Maréchal International Consulting & Management Ltd Old broad street 69 - EC2M1QS London - United Kingdom del.: Christian Duboc Erratum: dans notre magazine de décembre, la photo de Monsieur Andre n a pas été associée au texte décrivant son entreprise. Voici la bonne association : Ajmage - André Jérémy PPE Avenue Prince Baudouin 5-1410 Waterloo Code Nace : 4321102 Installation de systèmes de télécommunication et installations informatiques - 62010 Programmation informatique - 74103 Design graphique - 62020 Conseil informatique del. : Jérémy André

Bruxelles, plate-forme du monde financier Cinq ans après la crise financière, le monde bancaire approche d un nouveau cap important. Les banques du monde entier s efforcent de réduire leur bilan et d améliorer leurs liquidités. Partout dans le monde également, les pouvoirs publics instaurent des exigences plus sévères en matière de capital et un contrôle prudentiel renforcé. Le secteur financier belge est en tête de peloton dans cette évolution. Les bilans de nos banques ont été réduits drastiquement au cours des dernières années. Les paiements électroniques et les transactions bancaires par Internet ont atteint un développement considérable. Qui plus est, la Belgique figure parmi les meilleurs élèves de la classe européenne sur le plan du rapport entre les crédits alloués et l épargne. C est à Bruxelles et dans ses environs que la métamorphose du secteur bancaire belge se dessine et se met en place. La gestion politique du secteur financier se déplace du niveau national au niveau européen. La grande majorité des 104 banques établies en Belgique ont un centre de décision important dans la capitale. Plus de la moitié des 100.000 employés de banque en Belgique se rendent tous les jours à Bruxelles pour y travailler. Et c est encore dans la même ville que se concentrent de nombreux emplois indirects pour les banques et la clientèle bancaire. On comprend donc pourquoi la capitale fait figure de plate-forme de développement d un secteur financier en pleine mutation. Bruxelles pilote un paysage bancaire ouvert, international et diversifié. Plus de 80 % des banques actives en Belgique ont un actionnaire (principal) étranger. Parmi elles figurent des banques majeures ainsi que des centres de décision régionaux de groupes étrangers qui ont besoin d une passerelle entre leur siège et l UE. Ce même paysage héberge aussi une série de banques d épargne et de banques de niche de moindre ampleur. Enfin, Bruxelles est le port d attache de plusieurs institutions internationales essentielles au trafic interbancaire. SWIFT à La Hulpe traite quotidiennement près de 20 millions de transactions pour le compte de 10.000 banques dans 212 pays. Euroclear effectue annuellement 160 millions de transactions sur titres en provenance de 45 pays, pour un total de plus de 500.000 milliards d euros. Même la Bank of New York Mellon, institution américaine qui évolue dans le même secteur qu Euroclear, a renforcé sa présence à Bruxelles au cours des mois écoulés. Aujourd hui comme demain, les institutions financières belges veulent rester à l avantplan dans la quête d un secteur financier durable et vital. Elles continueront à renforcer leur rôle de passerelle vers les institutions européennes, dès lors que l union bancaire et les règles qui régissent les capitaux internationaux confèrent plus que jamais une dimension mondiale au secteur bancaire. Les institutions continueront à investir dans du personnel, dans la formation et dans le savoir-faire, qui est le terreau de l innovation constante du secteur. Auteur: Michel Vermaerke. CEO Febelfin. Administrateur Brussels Metropolitan. (Photo: Dieter Telemans) SWIFT Headquarters, La Hulpe. Society for Worldwide Interbank Financial telecommunication. Widnell Europe 2013

TITRES-SERVICES JUSQU À 125 DE RÉDUCTION SUR VOS TITRES-SERVICES! * Welcome to the Family! Daoust Titres-Services offre jusqu à 125* de réduction par an à tout le personnel des entreprises membres de BECI! Pionnier des titres-services depuis 2003, Daoust satisfait chaque jour 13.000 clients, grâce à plus de 3.200 aide-ménagères. Vous trouverez les détails de cette offre sur www.daoust.be/beci www.daoust.be Aalst - Antwerpen - Blankenberge - Brugge - Bruxelles - Charleroi - Eupen - Gembloux - Gent - Hasselt - Huy - Knokke - Kortrijk La Louvière - Liège Marche-en-Famenne - Mons - Namur - Nieuwpoort - Nivelles - Oostende - Sint-Niklaas - Verviers - Wavre INTERIM - SELECTION - OUTPLACEMENT - TITRES-SERVICES - PUBLIC SECTOR - JOB ACADEMY * 0,25 de ristourne par heure prestée et en ordre de paiement (maximum 500 titres-services par an (500 x 0,25= 125) ). Offre valable 1 an et limitée aux nouveaux clients. La ristourne sera remboursée à l échéance de l offre et calculée sur base des titres-services collectés au nom du collaborateur. Daoust sa, Galerie de la Porte Louise 203/5, 1050 Bruxelles, tel. 02/513.14.14, email : info@daoust.be, www.daoust.be Agréments pour les 3 régions : Wallonie : W.INT/SO/RS/RE.22, Flandre : VG.163.BUOP, Bruxelles : B-AA05.034.Agrément Titres-Services : 40063