Quand, Comment prescrire un antibiotique?



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Transcription:

Quand, Comment prescrire un antibiotique? Dr. Hanène Tiouiri Benaïssa Usage rationnel des antibiotiques Société des sciences pharmaceutiques de Tunisie (S.S.P.T) Le 13 Octobre 2010

Les antibiotiques : Utilisation réservée au traitement: curatif ou prophylactique des infections bactériennes

spectaculaire des R bactériennes, ces 20 dernières années prescriptions injustifiées d AB En Tunisie AB =25 % de la consommation des médicaments consommation AB: 107.456 MD en 2008 132.586 MD en 2009

Les principes sont bien connus : 9 questions 1. Faut-il prescrire une antibiothérapie? 2. Faut-il faire un prélèvement bactério préalable? 3. Quel antibiotique choisir? 4. Faut-il une monothérapie ou une association? 5. Quelle posologie prescrire? 6. Quelles voie et modalités d administration? 7. Quel rythme d administration? 8. Quelle durée de traitement? 9. Le recours à la chirurgie est-il nécessaire?

Objectifs du bon usage des AB 1- Diagnostic précis et précoce 2- Une bonne indication thérapeutique. ttt adapté, réévalué cliniqu ent et biologiqu ent durée appropriée 3- Meilleur rapport bénéfice /risque : individuel (effet 2 nd ) et collectif (impact écologique) 4- Décision médicale fondée sur les meilleures preuves scientifiques disponibles 5- Maîtrise de l émergence des BMR

Qu est-ce que le mauvais usage?(1) Traitement inutile absence d indication associations injustifiées Absence de prélèvement avant traitement Non prise en compte de l'écologie locale Choix de molécule inapproprié spectre insuffisant alternative de traitement par spectre plus étroit (moins coûteux)

Qu est-ce que le mauvais usage?(2) Traitement mal conduit doses insuffisantes / trop élevées intervalles trop courts / trop longs voie d administration inadaptée Risques toxiques non pris en compte Pas d'adaptation aux résultats bactériologiques Durée de traitement incorrecte

Conséquences du mauvais usage? Sélection/émergence de résistance Risque accru de transmission croisée et diffusion de la résistance Risque accru d infection ultérieure, de traitement plus complexe, à plus haut risque d échec Accroissement de la morbidité, de la durée de séjour, de la charge de soins, des coûts d hospitalisation Risque accru de mortalité par inadéquation de l antibiothérapie initiale chez les patients fragilisés

Evolution de la consommation des antibiotiques en Tunisie (1996-.2009) Secteur hospitalier Secteur privé Consommat globale CA (DT) % CA (DT) % CA (DT) % 1996 14159996 28,4 34280667 24,3 48440663 25,4 1998 11915948 18,9 44375452 24,5 56291400 23,1 2000 12957202 18 50860777 23,3 63817979 22 2002 22780094 18,8 57240965 22 80021059 21 2004 23021618 17,1 61787122 19,7 84808340 18,9 2008 2009....... 107456000 132586000..

Consommation des antibiotiques (DT) Secteur privé Antibiotique 1996 2004 Pénicillines 16 698 551 24 554 032 Céphalosporines 3 001 766 9 117 439 Macrolides 6 848 106 11 168 001 Quinolones 1 883 941 5 143 674 Lincosamides 788 263 1 060 245 Aminosides 470 108 1 784 534 Synergistines 142 585 888 711

La prescription d un antibiotique dépend de SITE DE L INFECTION BACTERIE * Possibilité de prélèvement * Sensibilité * Diffusion antibiotique * Présomption/confirmation * Consensus * Ecologie TERRAIN * N-né, vieillard, femme enceinte, immunodépression * Tares viscérales * Allergies * Interférences médicamenteuses

Savoir ne pas prescrire d antibiotique *Infection des VA - rhinopharyngites - angine : intérêt des tests dg rapides - bronchite *Escarres *Ulcères chroniques *Syndrome viral+++

Profil d utilisation des antibiotiques 2001 2004 TOTAL 100 % 100 % Infections ORL 55 % 50 % angine-pharyngite 22 % 19 % rhinopharyngite 12 % 7 % otite 8 % 10 % sinusite 8 % 9 % laryngite-trachéite 3 % 3 % Infections B-P 24 % 25 % pneumonie 1% 2 % bronchite 17 % 17 % grippe 1 % 1 % Infections génito urinaires 7 % 9 % Source : EPPM Infections peau (+ plaies) Infections autres et non précisées 2 % 12 % 3 % 13 %

Estimation des prescriptions justifiées Types d'infection Rhino-pharyngite 2,4 5,6 12 Angine 4,5 8,4 9 Consultations Prescriptions antibiotiques Prescriptions justifiées Sinusite 2,1 3,4 4,3 Bronchite 6 9,4 12 0 2 4 6 8 10 12 14 Millions

Limiter l AB ie aux I dont l origine bactérienne est : *documentée ou probable et *pour lesquelles d autres mesures ne suffisent pas

Isolement B est indispensable Endocardites, septicémies, I nosocomiales, I chroniques Prélèvement avant toute AB ie Xrs sites infectieux : LCR - Sg - Urines - Pus Ag solubles ; PCR. ED + culture Antibiogramme NB : éviter de prescrire des AB devant une simple colonisation

Isolement B non indispensable Germe connu et sensibilité aux AB connue Pathologie infectieuse simple *Erysipèle streptoa ßhémo Péni G *Scarlatine *Brucellose brucelles RF + Doxy

Isolement B non indispensable AB ie probabiliste en fonction : du site infectieux et de l étiologie bactérienne

Antibiothérapie probabiliste Prescription d une antibiothérapie en l absence ou en l attente de documentation bactériologique Très fréquente 80 % des prescriptions AB

Réévaluation entre 48h et 72h 1. Idée sur l efficacité du ttt 2. Identification des bactéries responsables profil de sensibilité?

2ème Réévaluation vers le 10e jour apprécier l efficacité du ttt entrepris Justifier le bien fondé de la prolongation du ttt > 10j

Antibiothérapie probabiliste Site infectieux - étiologie bactérienne

Pathologie Otite aiguë Sinusite aiguë Surinfection d 1 bronchite virale Pneumopathies aiguës alvéolaires Infection digestive (biliairepéritonite) Urétrite Germe Pneumocoque - h Influenzae Pneumocoque -h Influenzae Pneumocoque- h Influenzaestaph Pneumocoque BGN entérocoque anaérobie Gonocoque chlamydiae

Méningite Nouveau-né Nourrisson petit - enfant Grand enfant- adulte Vieillard Diarrhée aiguë BGN Strepto B H-Influenzae - méningo Méningocoque Pneumo Pneumocoque Salmonelles (70 à 80 % d origine virale ) Shigelle campylobacter * E.coli Infection urinaire E.Coli - autres BGN - entérocoque

AB actifs ds les pathologies les+ courantes Germes AB habituellement actifs Strepto-pneumocoque Péni G Macrolides? Staphylo-communautaire Péni M Pristinamycine Méningocoque Péni G ampicilline Chloramphénicol Gonocoque Péni?-C3G - FQ Mycoplasme,chlamydiae Hémophilus Influenzae - Tréponème pallidum E.Coli (60% des infections Ur ) Autres BGN (pseudomonas exclu) Pseudomonas aéruginosa Cyclines Macrolides Amoxi-ac- C3G Péni G Cotrimoxazole?- Céphalo III -FQ Céphalo III - FQ - Aminosides Ticarcilline- Ceftazidime- Imipénème -aminosides

Résistance bactérienne en Tunisie Cocci à Gram positif Str.pneumoniae : Péni G 30 50 % (Sfax 50 % 2008 ) Streptocoques A,B : 0 % (Sfax 2008) Streptocoques B : 17 % ( la rabta 2005-2006) Staphylococcus aureus : 15 20 % méti-r Bacilles à Gram négatif E.coli : 50 60 % ampi-r, 40 % SXT-R 10 20 % FQ-R K.pneumoniae : 35-50 % SXT-R, 20-30 % FQ-R (50 % à sfax 2008)

Connaître l antibiotique prescrit!!

Propriétés anti-bactériennes de l AB choisi? Spectre d activité Bactériostase (phenicolés,macrolides) Bactéricidie (rapide ou lente) Temps dépendance(b ie lente) Dose dépendance (B ie rapide)

2 grandes familles d antibiotiques concentration- dépendants aminosides fluoroquinolones métronidazole Cmax/CMI ASC 24h/CMI Cmax Bactéricidie en %Cmax temps- dépendants bétalactamines glycopeptides clindamycine macrolides C Max le+longtemps>cmi T (% 24h) > CMI

Propriétés pharmacocinétiques de l AB choisi.½ vie élimination.volume de distribution. liaison aux protéines. Métabolisme (métabolite actif ou toxique).modalités d élimination

Les risques de l antibiotique choisi La toxicité, les allergies Le pouvoir de sélection des résistances : - Mutations et fluoroquinolones - Céphalosporinases inductibles

Comment éviter l émergence de R au niveau du foyer initial et de la flore commensale?

Limiter l AB ie aux I bactériennes Préférer pour les AB à activité comparable ceux dont l impact sur la flore commensale est le plus faible Rédiger des recommandations et protocoles en fonction du type d I (guide, référentiels ) Ne choisir un AB d 1 gpe que lorsqu aucun autre AB du gpe précédent n est actif sur le germe isolé ou présumé responsable de l I.

Pourquoi une association AB? Éviter l émergence de bactéries R ds le foyer infectieux (mais, contribut à la P de sélection sur la flore commensale!!) Bactéricidie accrue : synergie Spectre élargi Bactéricidie rapide NB : le bien fondé du maintien d une associat doit être évalué en particulier après identification de la bactérie

Pour quelles pathologies une association? souvent : Pneumonies nosocomiales Inf intra abdominales Endocardites et inf sur prothèses vasculaires Médiastinites Inf ostéo-articulaires Inf sur KT Inf peau et tissus mous Méningites Abcès cérébral Sepsis sévères +rarement : Inf urinaires Pneumonies communautaires

Pour quels AB une association? Acide fucidique, Fosfo, Rifadine FQ Phase initiale du ttt -Inf à staph, Pyo, autres BGN Negram R

Posologie et rythme d administration des AB Cinétique AB, poids, âge, tare, germe, site, gravité Infect Assurer des C appropriées au site de l Infect ; Éviter les sous dosages! But = obtenir C libre au site de l Infect au moins égale à la CMI de la bactérie infectante augmentation des doses.

Voie d administration des AB Taux sériques + élevés avec la voie parentérale Biodisponibilité variable Voie orale : inf modérées bénignes Voie IM : aminosides

Durée du traitement AB Souvent empirique Observance thérapeutique difficile à contrôler Antibiothérapie raccourcie Quelques indications de «dose unique».angine à streptocoque A.cystite simple de la femme jeune non enceinte.uréthrite, anite gonococcique.syphilis primaire et secondaire

Le choix de l AB approprié dépend du terrain Antécédents R défavorables Age : CID âges extrêmes Fonction Rénale et Hépatique Grossesse et allaitement

Prescrire un ATB, c est surveiller évaluer l efficacité clinique et biologique chaque jour, rediscuter à J3 dépistage des effets secondaires cliniques et biologiques s aider si besoin des dosages d antibiotiques

CONCLUSION

Toute fièvre ne signifie pas infection. Tout syndrome infectieux n est pas forcement d origine bactérienne l ABie n est pas systématique AB probabiliste +évaluation ultérieure Spectre le + étroit, famille la +ancienne Désescalade

Les antibiotiques ne sont pas des anxiolytiques ( drugs of fear ) Les antibiotiques ne sont pas des antipyrétiques

Les antibiotiques, ce n est pas systématique Merci ZAGHOUAN MERCIl