Enquête Comportements d achats des ménages



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Transcription:

Enquête Comportements d achats des ménages Offre commerciale et consommation des ménages de la Communauté de Communes Vallée des Baux Alpilles et du secteur Est Alpilles

- Enquête comportements d achat des ménages - 2

Editorial L analyse des comportements d achat des ménages, leur évolution, le poids économique qu ils représentent, sont des indicateurs extrêmement utiles pour comprendre comment une armature commerciale se maintient, se développe ou est soumise à concurrence. Depuis 1990, date de la première enquête, la Chambre de Commerce et d Industrie du pays d Arles conduit ce type d études régulièrement, ce qui lui a permis, d une part d alimenter ses avis sur les Commissions Départementales d Equipement Commercial (CDEC qui ont été remplacée par les CDAC auxquelles les CCI ne sont plus associées), d autre part de fournir des éléments chiffrés aux porteurs de projet souhaitant créer ou reprendre un commerce. 2011 est la dernière édition en date, qui fut rendue possible grâce au soutien financier du Conseil Régional Provence Alpes Côte d Azur. Que son Président, Michel VAUZELLE, en soit ici officiellement remercié. C est également grâce à l appui du syndicat mixte du pays d Arles, notamment, à l époque, de son Président Hervé SCHIAVETTI, que cette aide régionale fut fléchée vers la CCIPA, avec la perspective que les premières analyses de l enquête puissent être exploitées afin de nourrir les réflexions du volet commercial du Schéma de Cohérence Territorial (SCOT). Enfin, la collaboration entre les CCI de Nîmes et du pays d Arles a également permis la réalisation de cette enquête. Que son Président, Henry DOUAIS, en soit remercié. Pour conclure, je tiens à remercier l ensemble des commerçants qui tous les jours se battent pour répondre aux besoins de leurs clients. C est grâce à leur engagement quotidien, à leur pugnacité, que nos villes et villages ont des places et des quartiers animés, au sein desquels se créent la richesse, l emploi et le lien social, mais aussi l identité et le rayonnement de notre territoire. Afin qu ils puissent continuer à exercer leur activité dans les meilleures conditions, la Chambre de Commerce et d Industrie du pays d Arles, ses 74 membres bénévoles et ses 120 collaborateurs, et ses partenaires au premier rang desquels les Communes, Communautés de Communes et d Agglomération, et les Associations de commerçants se mobilisent quotidiennement à leur côté. Ensemble, nous essayons de leur apporter conseils et expertises, de les aider à innover et s adapter,, bref, de les accompagner tout au long de la vie de leur entreprise. Francis GUILLOT, Président de la CCI du pays d Arles - Enquête comportements d achat des ménages - 3

Introduction Depuis une dizaine d années, le commerce subit de nombreuses transformations : de nouvelles formes de consommation apparaissent (achats de produits d occasion, achats citoyens, achats éthique, etc.), de nouveaux concepts commerciaux naissent comme les commerces éphémères, les supermarchés de proximité. Ces changements sont étroitement liés à nos modes de consommation, qui ne cessent d évoluer. En effet, depuis la période des Trente Glorieuses (1945-1975) qui a fait rentrer la France dans la société de consommation, ces derniers ont changé au gré de nos modes de vie, de nos avancées sociales et des progrès technologiques. On peut citer l automobile qui nous a porté dans «l ère du tout voiture» et qui nous a conduit à aménager et vivre l espace de manière dissociée. Nous vivons, travaillons, faisons nos courses, allons au sport dans des lieux déconnectés les uns des autres. Ceci est une des résultantes de l avancée technologique dans l automobile, la voiture nous permettant de parcourir des distances plus longues dans un même laps de temps. De ce fait, la périurbanisation a vu le jour, nous nous sommes éloignés des villes pour habiter un pavillon individuel et ainsi accéder à un cadre de vie plus agréable. Les commerces se sont adaptés à ce nouveau mode d habiter et d usage de l espace, les grands centres commerciaux situés en périphérie des agglomérations ont vu le jour. Le deuxième exemple marquant, plus proche de nous dans le temps, est l avènement des Technologies de l Information et de la Communication (T.I.C), qui nous ont affranchi des distances. Nous sommes passés d une consommation à l échelle du quartier, de la ville, de l agglomération à l échelle mondiale. Ces deux exemples montrent que de tout temps, le commerce a accompagné et accompagne la société dans son développement. Avec le commerce de détail et les services à caractère commercial, c est-à-dire les services qui peuvent être assimilés à des commerces tels que les coiffeurs, les blanchisseries, les assurances, les banques, etc. c est toute une économie locale et non délocalisable qui est favorisée. En effet, appartenant à la sphère présentielle, le commerce et les services à caractère commercial sont des activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la population présente sur le territoire, qu elle soit résidente ou touristique. Les commerces et les services ont donc les capacités de produire de la richesse sur le territoire et favorisent l emploi. A ce titre, le commerce est un véritable axe stratégique de développement d un territoire qu il faut penser, aménager et prévoir afin de hiérarchiser les fonctions des pôles commerciaux et de limiter la fuite de la richesse. Cet aménagement permet également de limiter les nuisances et les pollutions que peuvent entrainer les déplacements entre les zones résidentielles, les zones touristiques et les pôles commerciaux. Aujourd hui, le commerce se situe dans une phase de transition dont il est difficile de définir l avenir. C est pourquoi la Chambre de Commerce et d Industrie de l arrondissement d Arles souhaite se doter d un observatoire du commerce afin d accompagner ce changement et de se munir des meilleurs outils pour l étudier, le comprendre, l anticiper et l accompagner. Ce document a pour objectif de poser les bases de cet observatoire en présentant l offre commercial du Pays d Arles, en restituant les résultats de la dernière enquête sur les comportements d achat des ménages (octobre 2011) et en apportant un éclairage sur l évolution des modes de consommation. Il se veut être le point de départ d une réflexion globale sur l avenir commercial de l arrondissement d Arles et de toutes les entreprises qui y sont liées. Rappelons que le contexte commercial de l arrondissement d Arles ne peut s appréhender sans une mise en perspective à l échelle du delta du Rhône et au-delà. En effet, la présence de deux métropoles à rayonnement national : Marseille et Montpellier, à une heure en voiture, et la présence de deux agglomérations régionales : Avignon et Nîmes, respectivement à 40 minutes et 20 minutes de Saint Rémy de Provence, influencent le commerce et notamment les comportements d achat des ménages. Pour autant, l armature commerciale de l arrondissement d Arles est bien pourvue. On comptabilise une vingtaine de commerces pour 1.000 habitants. Environ 4.000 établissements commerciaux et de services sont référencés dans le fichier consulaire et on estime à près de 15.000 le nombre d emplois (chefs d entreprise compris) ; 16% de ces établissements sont des entreprises du commerce de gros et 84% des entreprises du commerce de détail. Près de 200.000 habitants profitent de ces commerces. La ville de Saint Rémy de Provence, pôle urbain majeur des Alpilles, se caractérise par une plus forte concentration de commerces destinés à une population locale et de passage. Néanmoins, les commerces d Avignon captent une partie importante de la consommation des ménages. Concernant les communes situées à l Est des Alpilles, c est plutôt vers Salon de Provence, Istres voire Aix-en- Provence que se dirige l évasion commerciale. Mais leur armature commerciale leur permet de capter une bonne partie des flux de consommation. L impact du tourisme n a pas été mesuré lors de cette enquête alors qu il représente pour cette partie de l Arrondissement d Arles une part importante des débouchés, marquant parfois même l orientation commerciale de certaines échoppes. Environ 1,5 millions de touristes par an visitent tout ou partie du Pays d Arles. En 2013, Bouches-du-Rhône tourisme estime à 470 millions d euros les dépenses effectuées sur le territoire par les visiteurs. Cette synthèse présente l offre commerciale et l évolution des modes de consommation des ménages, à l échelle de la Communauté de Communes Vallée des Baux Alpilles et de l Est des Alpilles (pour des raisons relevant de choix méthodologiques faits par le Bureau d études). Elle vient compléter celles réalisées au niveau des Communautés d Agglomération d Arles Crau Camargue Montagnette et Rhône Alpilles Durance et de l arrondissement d Arles, disponibles auprès de la Direction du développement des Territoires et des Filières, de la Chambre de Commerce et d Industrie du pays d Arles. - Enquête comportements d achat des ménages - 4

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Les ménages La communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles située au cœur du Parc Naturel Régional des Alpilles attire chaque année de nouveaux habitants. L accroissement de la population est une manne économique pour les commerçants et les prestataires de services tout autant que l attractivité touristique du territoire. Il en est de même pour le secteur «Est Alpilles». L économie résidentielle tout aussi porteuse que l économie touristique ne doit pas être négligé. Ainsi l offre commerciale de proximité se développe sur deux créneaux et doit répondre à deux attentes différentes: celle des locaux et des touristes. Forte évolution de la population et des ménages Entre 2006 et 2011, au sein de la Communauté de Communes Vallée des Baux Alpilles et du secteur Est Alpilles, le nombre d habitants et de ménages a progressé plus rapidement qu à l échelle du département. Grâce à cet accroissement de la population, le potentiel de consommation de l ensemble des ménages a augmenté. Pour autant le budget par ménage est lui de plus en plus contraint par des charges fixes qui augmentent (loyer, énergie, abonnements mensuels,..). Répartition des ménages Au sein de la Communauté de Communes (CC) Vallée des Baux Alpilles, les ménages sont 39% à vivre sur la commune de Saint-Rémy-de-Provence, 13% et 12% à habiter respectivement sur les communes de Fontvieille et de Mouriès. Les communes de Saint-Etienne-du-Grès, de Maussane-les- Alpilles, d Eygalières, d Aureille et du Paradou concentrent respectivement 8 à 5% des ménages. Mas-Blanc-les-Alpilles et les Baux-de-Provence comptabilisent 2% et 1% des ménages du territoire. CCVBA Département 2006 2011 Evol. 2006 2011 Evol. Population 26 421 28 329 7% 1 937 403 1 975 896 2% Nombre de ménages 11 394 12 535 10% 820 453 853 632 4% Insee : recensements de la population 2011 Agglopole Provence Est Alpilles 2006 2011 Evol. 2006 2011 Evol. Population 131 511 138 683 5,5% 17 301 18 343 6% Nombre de ménages 51 740 55 807 8% 6 828 7 386 8% Insee : recensements de la population 2011 Des couples sans enfant au sein de la Vallée des Baux et des familles sur le secteur Est Alpilles Au sein de la CC Vallée des Baux Alpilles, les couples sans enfant sont majoritaires, ils représentent 32% des ménages. Les personnes vivants seules représentent 31% des ménages. Elles sont proportionnellement moins nombreuses qu au niveau départementale mais plus importantes en comparaison avec d autres secteur de l arrondissement d Arles dont le secteur Est Alpilles. Au sein de ce dernier, ce sont les couples avec enfant(s) qui sont les plus nombreux : 36% des ménages, suivi par les couples sans enfant : 31% des ménages. Les personnes seules ne représentent que 24% des ménages. - Enquête comportements d achat des ménages - 6

Au sein de la Communauté d Agglomération Agglopole Provence, 32% des ménages résident sur la commune de Salon-de-Provence. Les communes du secteur Est Alpilles appartenant à la zone d études (en hachuré sur le graphique) font partie des plus petites communes d Agglopole Provence, elles concentrent 5 à 2% des ménages. Salon de Provence joue par conséquent, naturellement un rôle de ville centre. Des revenus équivalents à la moyenne départementale La répartition des revenus des habitants de la CCVBA est équivalente à celle du département : un quart des foyers fiscaux déclarent des revenus annuels inférieurs à 10.000. Les habitants du secteur Est Alpilles ont des revenus légèrement supérieurs à la moyenne départementale. Une part moindre de la population déclare des revenus inférieurs à 10.000 par an. Point méthodologique : Dans la deuxième partie sur les comportements d achat des ménages, des regroupements par bassin de vie de 10.000 habitants on été fait. Les communes d Alleins, d Eyguières, de Lamanon, de Mallemort et de Vernègues appartenant à la communauté d Agglomération Agglopole Provence ont été regroupées dans un même secteur : le secteur Est Alpilles. Afin de mieux saisir les enjeux de ce territoire composé de petites communes, les données suivantes sont replacées dans le contexte de leur communauté d agglomération d appartenance. Pour des raisons de secret statistique, le calcul par tranche ne tient pas compte des communes dont le nombre de foyers fiscaux est inférieur à 2000. Des déplacements domicile-travail qui influencent les destinations d achats Les déplacements quotidiens sont un des facteurs influençant les destinations d achats des ménages, surtout pour les produits du quotidien. Afin d optimiser les déplacements et son temps libre, l achat de ces produits sont le plus souvent effectués au cours des trajets : domiciletravail, domicile-école, école-loisirs, etc. Au sein de la CCVBA, sur les 11.000 actifs, 44% travaillent dans leur commune de résidence et 56% hors de leur commune. Leur lieu de travail se situe principalement sur Avignon et Arles. Sur le secteur Est Alpilles, ce sont 72% des 8.000 actifs qui travaillent hors de leur commune de résidence, principalement sur Aix-en-Provence, Fos-sur-Mer, Istres et Salon-de-Provence. - Enquête comportements d achat des ménages - 7

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L offre commerciale La commune de Saint-Rémy-de-Provence, pôle urbain majeur des Alpilles concentre la plus grande offre commerciale du territoire, répartie entre le cœur de ville et la zone commerciale de La Gare. Elle arrive en seconde position derrière Arles, en termes de densité commerciale. A l échelle de la CCVBA, l offre commerciale permet un maillage territorial relativement bien fournie et diversifiée, qui répond à la fois à des besoins locaux comme à ceux des touristes. Secteurs Catégories Nombre En % CCVBA Est Alpilles Alimentaire 114 14 % Non alimentaire 244 30 % Autre 235 29 % Service 223 27 % Total 816 100 % Alimentaire 42 19 % Non alimentaire 48 21 % Autre 73 32 % Service 64 28 % Total 227 100 % Source : Fichier consulaire Mars 2014 Catégories Est Alpilles Nombre En % Alimentaire 42 19 Non Alimentaire Equipement de la maison 19 8 Dont Bricolage, jardinage, fleurs 12 / Equipement de la personne 5 2 Santé et Beauté 3 2 Culture et Loisirs 14 6 Divers 7 3 Total non alimentaire 48 21 Autres familles Occasions 5 2 Pharmacie 6 2 Automobile 26 11 Restauration 39 17 Total autres familles 73 32 Catégories CCVBA Nombre En % Alimentaire 114 14 Non Alimentaire Equipement de la maison 122 15 Dont Bricolage, jardinage, fleurs 26 / Equipement de la personne 102 13 Dont Santé et Beauté 20 / Culture et Loisirs 20 2 Total non alimentaire 244 30 Autres familles Occasions 15 2 Pharmacie 8 1 Automobile 45 6 Restauration 167 20 Total autres familles 235 29 Services à caractère commercial Activités financières, assurances, agence d intérim, etc. 64 8 Hébergement touristique 82 10 Location 5 0.5 Loisirs 15 2 Réparation (hors automobile) 5 0.5 Services personnels 52 6 Total services 223 27 Total général 816 100 % Source : Fichier consulaire Mars 2014 En 2004, la CCVBA réalisait un chiffre d affaires total de 56 millions d euros, en 2011 celui-ci est passé à 61 millions d euros (M ). Lors de la dernière enquête (2004), Saint-Rémy-de-Provence se positionnait déjà comme le pôle commercial majeur de la communauté de communes avec un C.A. de 37M soit 66% de l activité du territoire. En 2011, elle renforce un peu plus sa position avec une activité en augmentation (42M ) qui représente 70% du C.A. du territoire. Fontvieille assure le deuxième niveau commercial avec 7,6 M en légère augmentation par rapport à 2004 (7M ), quant aux autres communes, elles assurent un service de proximité avec des C.A. ne dépassant pas les 5% du C.A. total. Services à caractère commercial Activités financières, assurances, agence d intérim, etc. 19 8 Hébergement touristique 13 6 Location 3 1 Loisirs 7 3 Réparation (hors automobile) 4 2 Services personnels 18 8 Total services 64 28 Point méthodologique : Les catégories de commerces définies cidessous correspondent aux catégories définies dans l étude sur les comportements d achat des ménages dont les résultats sont présentés dans la partie suivante. Total général 227 100 % Source : Fichier consulaire Mars 2014 - Enquête comportements d achat des ménages - 9

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Comportements d achat CCVBA Une consommation répartie équitablement entre l alimentaire et le non alimentaire En 2011, le potentiel de consommation* s établit à 146 millions d euros, soit environ 12.800 par ménage. Il se répartit de manière égale entre l alimentaire et le non alimentaire, respectivement 73M pour les deux postes de consommation. En 2004, le potentiel de consommation de la CCVBA s établissait à 128 millions. Grâce à l installation de nouveaux habitants sur le territoire, le potentiel de consommation a augmenté. Pour autant, cela ne signifie pas que le potentiel de consommation de chaque ménage a augmenté. Selon les tendances nationales, celui-ci a diminué entre 2009 et 2012 puis sa diminution s est ralentie en 2013, tendance qui semble se confirmer en 2014. Au sein de la consommation non alimentaire, les ménages consacrent 20% à l équipement de la maison, soit 29M. C est le plus gros poste de dépenses. Des Indices de disparité de la consommation inférieurs au niveau national Sur le territoire la CCVBA, tous les IDC sauf pour l alimentaire sont inférieurs à la moyenne nationale. Globalement, les ménages consomment proportionnellement 6% de moins qu au niveau national. Cette sous consommation est davantage marquée pour l équipement de la maison avec - 22% par rapport à la moyenne nationale. Point méthodologique L Indice de Disparité de la Consommation (IDC) mesure les écarts de consommation entre un territoire et la moyenne nationale. La moyenne nationale est établie à 100. Si un IDC est égal à 110, c est que les ménages du territoire consomment 10% de plus qu au niveau national proportionnellement. Inversement, si l IDC est égal à 90, c est que les ménages du territoire consomment 10% de moins qu au niveau national. Point méthodologique Dans cette partie, il ne sera question que des commerces alimentaires et non alimentaires. Il a été fait le choix de ne pas restituer les éléments des familles occasions, pharmacie, automobile et restauration traités à part dans l étude sur les comportements d achat des ménages. Ces catégories de commerces font appel à des comportements d achat plus spécifiques : problème de santé pour la pharmacie, loisirs pour le restaurant, etc. ce sont donc des commerces qui sont fréquentés différemment des autres familles. * Le potentiel de consommation est le total du budget annuel des ménages consacré à la consommation. - Enquête comportements d achat des ménages - 12

Destination de la dépense Où les dépenses sont-elles effectuées? Sur 146 M de potentiel de consommation, 34%, soit 50M, sont dépensés sur le territoire de la CCVBA, dont 22% sur Saint-Rémy-de-Provence et 7% sur Fontvieille. En conséquence, les ménages de la CCVBA dépensent 62% du potentiel de consommation en dehors du territoire, soit 91M, et 4% sur Internet. Les destinations d achat sont diverses : 14% des dépenses sont effectuées sur Arles, 10% sur Tarascon et 13% sur Avignon. L offre diversifiée alentour notamment pour les produits non alimentaire et les déplacements domicile -travail, conjuguée à la recherche par les consommateurs de prix intéressants, expliquent très probablement cette forte évasion. Il est fort à parier que la part des dépenses effectuées sur Internet à bien progresser depuis. Type de commerces Commerces de moins de 300m² Grandes surfaces Dont Hypermarchés Dont Supermarchés Hard discount Dont Grandes surfaces spécialisées Total DC 2004 Total DC 2011 Tendance 33 % 24 % 58 % 19 % 67 % 16 % 23 % 30 % 15% 20 % Dont Autres grandes 1% 1% surfaces Commerces non séden3% 3% taires Dans quels types de commerces les dépenses sont-elles Autres formes 6% 6% effectuées? de vente Total 100 % 100 % Dans quel pôle commercial les achats sont-ils réalisés? La zone commerciale de La Gare capte la plus grande partie des dépenses des ménages du territoire : 20% de la consommation, soit 29M. Les commerces vauclusiens se positionnent en deuxième position, avec 15% de la consommation. La zone commerciale du Roubian sur Tarascon se défend bien, elle capte 12M, soit 8,5% de la consommation. Le centre commercial Géant Casino de la zone de Fourchon d Arles, le centre commercial de la Cabrau à Saint-Martin-de-Crau et le reste des Bouches-du-Rhône captent chacun 5% de la consommation, soit 7M. Entre 2004 et 2011, les grandes surfaces ont capté une part plus importante de la consommation, surtout les supermarchés, hard-discount et les grandes surfaces spécialisées. De fait, les commerces de moins de 300m² ont subi une baisse de 9%, perdant des parts de marché. Source : AID Observatoire- Enquête comportements d achats des ménages 2004 et 2011 Commune St-Rémy Arles Point méthodologique Un hypermarché a une surface de vente supérieure à 2.500 m². Un supermarché a une surface de vente comprise entre 400 et 2.500 m². Les hard-discount appartiennent le plus souvent à la catégorie des supérettes et des supermarchés, soit une superficie comprise entre 120 à 2.500 m². Pôle commercial Zone de La Gare Zone fourchon CC Geant Saint-MartiCC Cabrau de-crau Zone du Roubian Vaucluse Vaucluse Reste des Les Bouches Bouches-du-du-Rhône Rhône Tarascon Consommation En % C.A. 29 M 20 38M 7 M 5 84M 7 M 5 30 M 12 M 8,5 29 M 22 M 15 7 M 5 Source : AID Observatoire/Comportements d achat des ménages 2004/2011 - Enquête comportements d achat des ménages - 13

Où les dépenses alimentaires sont-elles effectuées? Près de la moitié des dépenses alimentaires sont réalisées sur le territoire de la CCVBA, puisque 47% de la consommation est captée par les commerces du territoire. La proximité est souvent favorisée pour l achat alimentaire mais l attractivité des centres commerciaux de Tarascon, Saint-Martin-de- Crau et Arles est certaine. Offres adaptées à certains besoins du territoire auxquels l offre locale ne répond pas? Où les dépenses non alimentaires sont-elles effectuées? Les commerces de la CCVBA captent une part moindre des dépenses non alimentaires par rapport aux dépenses alimentaires puisque seulement 18% des dépenses non alimentaires sont effectuées sur le territoire. Il y a donc 82% d évasion dont 6% d achats sur Internet. Le potentiel de consommation de la CCVBA est-il assez élevé pour permettre à l offre commerciale non alimentaire de se développer? De fait Avignon et le Pontet captent 23% des dépenses, Arles 18%, Tarascon 8% et Saint-Martin-de-Crau 5%. Le secteur de la Santé, Beauté est le moins évasif : Saint- Rémy-de-Provence capte 29% des dépenses et Fontvieille 4%. Equipement de la personne Equipement de la maison Culture, Loisirs Santé, Beauté 6 % 10 % 14 % 29 % Fontvieille 1 % 3 % 5 % 4 % Arles 18 % 17 % 18 % 19 % Avignon et Le Pontet 29 % 30 % 21 % 8 % Tarascon 6 % 9 % 5 % 12 % Nîmes 4 % 3 % 3 % 0 % St-Rémy-de Provence St-Martin-de- Crau 2 % 6 % 2 % 10 % Internet 8 % 6 % 7 % 2 % Autres 26 % 16% 25 % 17 % Total 100 % 100 % 100 % 100 % Source : AID Observatoire comportement d achat des ménages - 2011 - Enquête comportements d achat des ménages - 14

Un chiffre d affaires principalement réalisé grâce aux achats alimentaires. Près des 3/4 du chiffre d affaires des commerces de la CCVBA émanent de alimentaire. Cette prédominance de l activité alimentaire est caractéristique des pôles de taille restreinte. En non alimentaire, on ne constate pas de spécialisation particulière dans l un ou l autre des familles de produits : leur contribution au chiffre d affaires du territoire est en deçà de la part qu elles occupent dans le budget des ménages du territoire. Progression de l évasion commerciale depuis 2004 Depuis 2004, l évasion commerciale a augmenté de 4%. Cette évasion a fortement augmenté pour les produits alimentaires : plus 12% en 6 ans. L évasion dans l équipement de la personne n a pas évolué et a très peu augmenté dans l équipement de la maison. Cependant, la consommation de ces deux catégories sur le territoire est très faible. L évolution de l évasion de la consommation des produits culturels et de loisirs a fortement augmenté : plus 10%. - Enquête comportements d achat des ménages - 15

Evasion, rétention et attractivité commerciale Sur les 146M de potentiel de consommation des ménages de la CCVBA, 34%, soit 50M, sont dépensés dans des commerces du territoire. Il y a donc 66% des dépenses, soit 96M qui sont dépensés à l extérieur du territoire ou par le biais d autres canaux (internet, vente par correspondance, etc.). Les commerces de la CCVBA attirent des ménages extérieurs au territoire à hauteur de 7% du chiffre d affaires réalisé. Au total, le solde Evasion - Attraction reste négatif, avec une perte nette du potentiel de consommation de 59%. Les commerces captent 11M de dépenses extérieures ce qui place le niveau de total de C.A. à 61M (hors consommation touristique). - Enquête comportements d achat des ménages - 16

Méthodologie L offre commerciale Comportements d achat des ménages Toutes les données présentées dans la partie «offre commerciale» sont issues du fichier consulaire en date du 18 mars 2014. Afin de rendre plus aisées les comparaisons, la définition du secteur commerce de détail se base sur les codes NAF de l INSEE. La Chambre de Commerce et d Industrie du Pays d Arles en collaboration avec la Chambre de Commerce et d Industrie de Nîmes a fait réaliser au cours de l année 2011 au bureau d études AID-Observatoire une enquête sur les comportements d achat des ménages. Afin de réaliser cette dernière, le territoire a été découpé en secteur d habitation. Pour les communes de plus de 10 000 habitants le découpage se base sur les Iris. Quant aux communes de moins de 10 000 habitants, elles ont été regroupées par secteur d habitation selon la définition des bassins de vie. La carte suivante permet de visualiser les secteurs d habitation définis dans le cadre de l étude. Le Commerce de détail comprend les codes NAF suivants : 47.1 : commerce de détail en magasin non spécialisé ; 47.2 : l alimentaire en magasin spécialisé ; 47.3 : le commerce de détail de carburants ; 47.4 : équipements de l information et de la communication ; 47.5 : bricolage et équipement du foyer en magasin spécialisé ; 47.6 : biens culturels et de loisirs ; 47.7 : les autres commerces de détail en magasin spécialisé. Nous avons également fait le choix d étudier certains services marchands que nous nommerons services à caractère commercial. Ce secteur se compose de l ensemble des services personnels (selon la classification NAF) : coiffeur, salon de beauté, pressing, etc. ainsi que toutes les activités possédant un pas de porte (banques, assurances, agences d intérim, etc.). L étude complémentaire des activités purement commerciales et des activités de service permet une analyse plus fine de l offre commerciale d une ville, ces deux domaines étant complémentaires pour créer une ambiance commerciale favorable. En effet, un juste milieu entre commerce de détail et services permet d animer un pôle commercial. A l inverse une surreprésentation des services dans une ville ou dans une rue peut entraîner une faible activité commerciale. Afin d établir les comportements d achat des ménages résidants sur le territoire, un échantillon représentatif de 500 ménages a été interrogé par téléphone. La question «La dernière fois que vous avez acheté du pain où était-ce? (nom du magasin, ville, rue, etc.)» leur a été posée et ce pour 46 produits de la vie courante (liste disponible en annexe) répartis en 8 catégories (Alimentaire, Equipement de la personne, Equipement de la maison, Culture loisirs, Santé beauté, Automobile, Restauration, Pharmacie). Ces mêmes catégories ont été reprises pour définir l offre commerciale. N.B. : La liste des codes NAF de chaque catégorie de commerce et de service est consultable en annexe. Chaque couleur représente un secteur d habitation. L encadré rouge indique le nom du secteur lorsque celui-ci regroupe plusieurs communes. - Enquête comportements d achat des ménages - 17

Avec le soutien de : CCI Pays d Arles Direction Développement des Territoires et des Filières Delphine Pauleau - Chargée d études Novembre 2014 Contact : T. 04.90.99.08.05 dpauleau@arles.cci.fr Avec la participation de : www.arles.cci.fr