Fête des Vendanges à Montmartre Édition 2010



Documents pareils
PAC. ce qui change. vraiment

JEUNE CONSEIL DE MONTRÉAL

R y o aume aume du du Maroc Mar Mai 2009

La couverture des risques agricoles

Projet de création d un site internet en appui à la vente de produits locaux de qualité.

Annexe 1 b : Description des actions de l opération 0412 Maîtrise de l énergie Programmation

Analyse des évolutions de l agriculture biologique par le biais de la veille documentaire et technologique

LA FINANCIÈRE AGRICOLE DU QUÉBEC PLAN D ACTION DE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Détail des cultures de l'exploitation en 2007

La diversification agricole en Camargue

De vraies perspectives d avenir Des dispositifs d accompagnement et de financements De multiples complémentarités


L INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE

Définition des variables présentées dans le RICA

Les compensations écologiques sur la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique

RÉSULTATS DE L OBSERVATOIRE TECHNICO-ÉCONOMIQUE DU RAD Synthèse Exercice comptable 2010

Présentation de la réforme de la PAC

Atelier Payer pour l environnement? Le mécanisme REDD+ et les PSE permettront-ils de s attaquer aux causes sous-jacentes de la déforestation?

Devenez point de chute d une ferme du réseau québécois d agriculture soutenue par la communauté (ASC)

Les 5 à 7 du SYRPA. Photographie et évolution de la population agricole professionnelle française

Présentation du nouveau programme de remboursement de taxes foncières. novembre 2014

Les réformes de la PAC

Marc VARCHAVSKY Conseil National CER FRANCE Olivier BOUCHONNEAU Président de CER FRANCE 49

Les facteurs de compétitivité sur le marché mondial du vin Veille concurrentielle juin 2013 Vinexpo 2013, Bordeaux

METTRE EN PLACE UNE DÉMARCHE RSE :

Stratégie du Développement du Gouvernorat de Béja

PJ 28/12. 7 février 2012 Original : anglais. Comité des projets/ Conseil international du Café 5 8 mars 2012 Londres, Royaume Uni

SERVICE PANIERS FRAICHEUR EN RHONE-ALPES DEMARCHE ET RETOUR D EXPÉRIENCE

Démarche «Bien manger au restaurant scolaire»

G"#$ &'()#*+ Tableau récapitula.f PROGRAMME COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT RURAL. Janvier 2012

Universita Degli Studi di Milano. Facoltà di Agraria. Dipartimento di Economia e Politica Agraria Agro-alimentare e Ambientale

L Assurance agricole au Sénégal

Quels sont les intérêts de cette démarche environnementale collective?

DIAGNOSTIC DE DURABILITE du Réseau Agriculture Durable

«L énergie la moins chère et la moins polluante est celle qu on ne consomme pas»

en glacerie TABLEAUX D UTILISATION DES PURÉES DE FRUITS ET DE LÉGUMES SURGELÉES 100 % goût zéro compromis, my-vb.com

DESSERTS PATISSIERS. Sirop à baba : eau, sucre, glucose, armagnac (12% à 50 ), 6 babas (farine de blé, œufs, beurre, levure, sel, sucre)

Agricultures paysannes, mondialisation et développement agricole durable

LEADER... LE PROJET DU PAYS DE SAINT-MALO : UN OBJECTIF FORT : LEADER ACCOMPAGNE : LES 4 THÉMATIQUES : POUR VOUS ACCOMPAGNER

Coûts des pratiques viticoles dans le Sud-Ouest en fonction de la typologie de production. Damien AMELINE, CER France Midi-Pyrénées

CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES. Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole

L EAU POTABLE : COMMENT LA PRÉSERVER Bien que l eau soit une ressource renouvelable, il ne faut pas pour autant la gaspiller. Les Québécois sont les

Projet de loi «Engagement national pour l environnement» Guide «simplifié» des principales mesures

ÉVÉNEMENTS ÉCORESPONSABLES

Agroalimentaire. invest in. Charte Graphique Nexa. Reunion

«Les Potagers de Marcoussis»

Programme d Appui au Développement du Secteur Privé (PADSP) du Cameroun. Le 5 novembre 2013

Marché solidaire Du Sud au Nord, pour une autre économie et l autonomie des femmes

LA CHARTE REGIONALE D ACCES AUX AIDES AGRICOLES

LA PRODUCTION DE MES VIGNES EST-ELLE COUVERTE EN CAS D INTEMPERIES?

La Bio pour quoi faire? Une vision du monde de la Bio et quelques perspectives

Un expérience pluridisciplinaire de l intensification écologique en Agriculture Familiale

ATELIER DE RESTITUTION DU 27 NOVEMBRE 2014 ETUDE SECTEUR AGROALIMENTAIRE PROGRAMME EDEC

& Que choisir. favoriser le bien-être

7,50 /kg. 5,55 /kg -18 % COCO PAGODE LIGHT. 8,45 /kg. 6,15 /kg -26 % -26 % 100 * et plus BANANES FIGUE ET FIGUE-POMME DU CAMEROUN.

LES FONDS EUROPÉENS EN NORD-PAS DE CALAIS

Réalisation d'une Analyse des besoins d'emplois et de compétences dans les TPE de production de Midi-Pyrénées

L INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE : LE PREMIER SECTEUR ECONOMIQUE FRANCAIS

Association des. Objectifs. convivialité, réunir les habitants autour du jardinage. action sociale, action environnementale,

CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE

AVIS. Complément d étude. Objet : Réf. : CWEDD/06/AV Liège, le 23 octobre 2006

Micro-irrigation à Madagascar

L accueil comme priorité. Fréquentation des principaux sites touristiques en millions de visiteurs

EVALUATION FINALE BKF/012

Compte rendu de la réunion du 13 novembre 2014 Restauration scolaire et hygiène buccodentaire.

La lettre d information du Syndicat de l AOC Corbières Boutenac SEPTEMBRE 2014 n 8

Point d actualité. Conseil Economique, Social & Environnemental Régional. Séance plénière 2 février 2015

Créer une AMAP. Les autres "paniers" S informer et agir! Qu'est-ce que c'est? Le principe est simple :

RESOLUTION OIV-VITI GUIDE D APPLICATION DU SYSTÈME HACCP (HAZARD ANALYSIS AND CRITICAL CONTROL POINTS) A LA VITICULTURE DE L OIV

THEME 5: CONDITIONS DE VIABILITE FINANCIERE DE LA MICROFINANCE AGRICOLE

CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIERES

AVANT-PROPOS. Directeur de la Division de la statistique de la FAO

Demande de Soumission - Transformateur

Organisation actuellement en constitution

REGLEMENT RELATIF AUX AIDES AUX INVESTISSEMENTS DU PROJET GLOBAL «PROJET GLOBAL INVESTISSEMENT»

Atelier : Numérique et Œnotourisme en Aquitaine. Document de cadrage pour la réunion du 7 mars 2012

Savoirs traditionnels et indications géographiques

LES FONDS EUROPÉENS EN PAYS DE LA LOIRE

L assurance récoltes en France

Agriculture biologique et qualité de l eau Une question d intérêt général

D où viennent nos semences. Visite virtuelle d un site de production de semences de maïs Monsanto

Anne Patault Conseillère Régionale de Bretagne en charge des OGM

Depuis 50 ans, nous vous assurons la meilleure couverture.

Titre du projet : Contribution à la réhabilitation et à la sauvegarde de

Un lieu Foncière Terre de Liens pour approvisionner la cantine de Barjac (Gard)

Un savoir faire juridique dans le domaine agricole

Participez et gagnez!

Fiche Technique. Filière Maraichage. Mais doux. Septembre 2008

INVESTIR AU TCHAD. Le Tchad est un pays d agriculture et d élevage, un pays dont le peuple est laborieux, un pays dont le sous sol est promoteur.

MINISTERE DE L'AGRICULTURE DE L AGROALIMENTAIRE ET DE LA FORÊT (articles L361-1à 21 et D361-1 à R du Code rural)

La Charte. forestière. du Pilat. Un engagement collectif pour une gestion durable de la forêt

N abandonnons pas notre héritage commun.

étudié pour les étudiants!

Premières estimations pour 2014 Le revenu agricole réel par actif en baisse de 1,7% dans l UE28

QUATRIEME SESSION PLENIERE DE LA PLATEFORME DE PARTENARIAT PUBLIC-PARTENARIAT RAPPORT DE SYNTHESE DE LA SESSION PLENIERE

Règlement du concours dans le cadre de l édition 2012 du «mois de l origine et de la qualité»

Projet Fish & Catering Sector (Mise à jour du 13/10/08)

Agricultural Policies in OECD Countries: Monitoring and Evaluation Les politiques agricoles des pays de l OCDE: Suivi et évaluation 2005.

Transcription:

Fête des Vendanges à Montmartre Édition 2010 1 er octobre 2010 Dossier de Presse Direction de la Communication du Conseil Général - courriel : presse@cg974.fr - Tél. : 0262 21 86 30 - Fax : 0262 21 39 45

LA FÊTE DES VENDANGES : UN RENDEZ-VOUS CULTUREL INCONTOURNABLE Du 6 au 10 octobre prochain, La Réunion sera fièrement représentée à la fête des Vendanges. Sur la Butte de Montmartre, ce rendez-vous -devenu incontournable au fil des ans- célèbre la culture sous toutes ses formes et particulièrement la vigne et le vin. Cette manifestation populaire a pris, avec succès, un tournant culturel important qui fait désormais de la Fête des Vendanges un troisième évènement parisien le plus fréquenté (500 000 visiteurs), après Paris Plage et les Nuits Blanches. À l occasion de la 77 ème édition intitulée Montmartre fête l humour, les visiteurs pourront découvrir le célèbre «parcours du goût» avec ses villages thématiques, le «village des Régions», le «village du monde», avec ses nombreux producteurs locaux, représentant chaque Région. Par ailleurs, à l initiative de la mairie du 18 ème arrondissement de Paris, organisateur de l évènement, des artistes confirmés et des jeunes talents pourront s exprimer autour de concerts, d ateliers, d expositions. LA MISE EN VALEUR DE LA QUALITÉ ET DE LA DIVERSITÉ DES PRODUITS RÉUNIONNAIS L agriculture fait partie de l identité et de la culture réunionnaise. Chaque Réunionnais, quelle que soit sa place actuelle dans la société, est fils, petit-fils ou arrière-petit-fils d agriculteur. D où l importance pour notre île de valoriser la qualité et la diversité des produits locaux. C est le sens de la démarche du Conseil Général en invitant les producteurs locaux à participer à cette fête des vendanges. En effet, notre savoir-faire mérite d être pris en exemple ici comme ailleurs, d où la nécessité de faire connaître davantage nos produits du terroir et notre artisanat, ainsi que toutes les démarches qualités produit Péi, label rouge ananas - entreprises ces dernières années. Preuve de l intérêt des Réunionnais pour les produits locaux, les manifestations organisées en ce sens par le Conseil Général sont couronnées de succès. La fête des Vendanges nous donne une occasion unique de valoriser notre savoir-faire et d échanger avec les autres producteurs locaux grâce au stand (24 m 2 ) mis à disposition par le Conseil Général.

Les participants locaux suivants seront présents au côté du Conseil Général pour porter haut et fort les couleurs de notre île : - SCA CHAI DE CILAOS et Confrérie des pieds raisins de Cilaos (vin rouge, rosé, blanc, moelleux) - LIQUORISTERIE RIVIERE (jus de fruits frais, punch, liqueur ) - LA MAISON DU CURCUMA de «Mémé» RIVIERE (curcuma, plantes médicinales, sirop de gingembre, gâteaux divers.) - ESCALE BLEUE (vanille traditionnelle sous bois et artisanat vacoa ) - SCA FRUIT DE LA REUNION (ananas label rouge, fruits de la passion.) - Coopérative des producteurs de miel - Soleil Réunion (achards divers, confitures, préparation rhum arrangé) LE CONSEIL GÉNÉRAL : UNE FORCE AU SERVICE DE L AGRICULTURE PAYS Le Conseil Général est le principal soutien local à l agriculture auquel il consacre environ 25 M par an, sans compter le projet d irrigation du littoral Ouest qui a représenté 85 M ces trois dernières années. Depuis 2006, la collectivité s est inscrite dans une démarche inédite aux côtés des professionnels de la filière pour une agriculture dynamique, compétitive et de qualité en adoptant «Les Cahiers de l Agriculture». Véritable cadre de référence, ce document offre une vision cohérente et pragmatique de l évolution de l agriculture réunionnaise pour les 15 ans à venir.

Rappel des objectifs des Cahiers de l Agriculture et premiers éléments de bilan Les objectifs fonciers sauvegarder les terres cultivées en canne, faire progresser les terres en diversification et les prairies, augmenter la superficie moyenne des exploitations afin de les rendre viables. Les autres objectifs poursuivis Accroître l offre de productions locales et réduction des importations (politique d import substitution). Au niveau des filières animales, la situation est contrastée, certaines sont en progression, c est le cas du bovin viande et dans une moindre mesure de la volaille qui augmentent en volume mais également par rapport aux importations. Le porc et le lait sont dans des situations plus complexes : au niveau du porc, stagnation de la production locale par rapport aux importations. La filière a mis en place une stratégie de reconquête du marché avec l installation de nouveaux jeunes d ici 2012. Au niveau du lait, on a assisté à une crise depuis deux ans avec moins d exploitations et moins d animaux en production. Les gains de productivité des exploitations ne compensent pas la baisse. La filière est en train de mettre au point un nouveau schéma de développement pour l avenir. Au niveau des fruits et légumes, la production progresse (+ 6 % en 4 ans) mais moins vite que les importations (+ 5 % / an de 2006 à 2008) d où un taux de couverture en baisse, notamment sur les légumes. A noter toutefois sur la période la progression des organisations de producteurs et leur réunion en association (AROP FL). Ils représentaient à l époque 12 % de la production, ils en représentent aujourd hui près de 20 %. Conquérir le marché export La production de sucre est globalement stable sur la période, les variations sont essentiellement liées aux aléas climatiques. La productivité en sucre / ha (7,8 T/ha) continue de progresser lentement, mais ne peut compenser la chute des surfaces.

Les actions «traditionnelles» du Conseil Général Pour améliorer la productivité des exploitations et augmenter l offre de produits locaux, le Conseil Général soutient les agriculteurs au travers d un large panel d aides, avec un cofinancement de l Europe (FEADER). On peut citer : - Aides à la mécanisation des exploitations agricoles ; - Aides à la mise en place d équipements individuels d irrigation ; - Aides pour la création de retenues collinaires individuelles ; - Aides aux plantations de diversification végétale ; - Aides aux cultures sous-abris ; - Aides à la création, la reprise et l équipement des prairies ; - Aides à la création, l aménagement ou l extension des bâtiments d élevage ; - Aides sanitaires en matière d élevage ; - Aides aux travaux d améliorations foncières. Les actions «nouvelles» du Conseil Général Le Conseil Général s est fixé de nouveaux axes prioritaires depuis 2007 en cohérence avec les Cahiers de l Agriculture. Parmi ces priorités, qui se sont traduites en actions, figurent la quête de foncier agricole, l aide à l exportation et le respect de l environnement : - conduite de la mesure de récupération des terres incultes près de 1600 ha concernés depuis 2008 ; - mise en place du Comité Technique de Coordination Foncière depuis fin 2008 ; suivi et l accompagnement des chartes de développement agricole (7 signées à ce jour) ; - aide au conditionnement pour les groupements de producteurs et exportateurs de fruits (121 500 versés au titre du 1 er semestre 2009 soit près de 300 000 pour l année) ; - soutien accentué aux productions respectueuses de l environnement.

Le Conseil Général encourage l Agriculture Raisonnée Le caractère exigu de notre territoire et sa fragilité nous conduisent à être particulièrement exigeants sur les pratiques culturales des agriculteurs. Le Conseil Général a adopté dans les «Cahiers de l agriculture», la notion d agriculture durable respectueuse de l environnement et veut encourager les agriculteurs à modifier leurs habitudes. L agriculture biologique, quoique soutenue et encouragée, reste pour le moment marginale et c est donc vers l agriculture raisonnée que la collectivité porte son effort à court terme, notamment dans le cadre de la structuration de la filière «fruits et légumes». De l intérêt du label «AR» L agriculture raisonnée vise à réduire les effets négatifs des pratiques agricoles sur l environnement sans remettre en cause la rentabilité économique des exploitations. Les objectifs poursuivis sont principalement : - le respect de l environnement, - la maîtrise des risques sanitaires, - la santé et la sécurité au travail, - le bien-être des animaux. Cette agriculture répond à un label, «AR» (Agriculture Raisonnée), pour lequel les agriculteurs doivent obtenir une certification. L objectif global est d augmenter le nombre d agriculteurs certifiés «AR» pour arriver à une centaine d exploitations d ici 2011.

Les actions mises en œuvre par le Conseil Général dans cet objectif - Une bonification de + 10 % du taux des subventions pour les dispositifs «cultures sous abris» et «diversification végétale» est accordée aux agriculteurs qui décident de s impliquer dans cette démarche ; - le cofinancement des MAE (Mesures Agri Environnementales) ; Ce sont des mesures qui visent à inciter les agriculteurs à avoir des pratiques qui respectent l environnement sur leur exploitation agricole en contrepartie d une compensation financière par hectare (recyclage des eaux usées, gestion des effluents d élevage, protection des captages, recyclage des plastiques ) : - l aide à la maîtrise des pollutions dues aux effluents d élevage ; - Le soutien à l Association FARRE (Forum de l Agriculture Raisonnée Respectueuse de l Environnement). Cette association encadre les agriculteurs et leur propose un accompagnement technique adapté» ; - La promotion des produits bio et raisonnés à travers diverses manifestations (Foire de Bras-Panon, Marché des producteurs pays dans le Jardin de l État). Le Conseil Général, aux côtés des producteurs locaux a la volonté politique de poursuivre ses efforts pour une meilleure reconnaissance de nos savoir-faire et de nos productions locales. Il nous appartient de construire ensemble une agriculture à la fois humaine et moderne, grâce à la richesse de notre histoire agricole.