LA CONDUITE DE PROJETS DE RENOVATION URBAINE



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1 LA CONDUITE DE PROJETS DE RENOVATION URBAINE Financement de l ingénierie par l ANRU et la Caisse des Dépôts et Consignations L Agence distingue trois niveaux dans la conduite d un projet : Le pilotage stratégique : c est à ce niveau qu est définie la stratégie, le programme et le mode d organisation de la conduite générale du projet. Il s agit de l échelon politique de définition du contenu du projet, de son suivi notamment financier et de son évaluation, de coordination avec les partenaires locaux concernés, et de pilotage de la concertation avec les habitants. Il mobilise des moyens consacrés à des études stratégiques, à la concertation et la communication d ensemble. Le pilotage opérationnel : c est à ce niveau que sont coordonnées et suivies l ensemble des opérations du projet menées par les différents maîtres d ouvrage. Cet échelon mobilise des moyens d expertise, de conduite générale de projet par le porteur de projet, et coordonne des actions d accompagnement des opérations. La coordination interne des maîtres d ouvrage : un maître d ouvrage ayant une part importante du projet doit pouvoir coordonner ses équipes pour la réalisation de ses propres opérations et pour assurer une interface permanente avec le pilotage opérationnel du projet. Dans ce cas, il mobilise des moyens internes ou externes en conséquence. Dans le cadre des plafonds indiqués par le règlement général, les taux maximum de subventions pouvant être octroyées peuvent être le cumul des subventions accordées par l Agence et par la Caisse des Dépôts et Consignations (au titre de la convention sur la rénovation urbaine signée avec l Etat le 24 mai 2004) pour le même objet. 1. Le pilotage stratégique Les études stratégiques L Agence accorde des subventions pour les études à caractère stratégique pour le projet de rénovation urbaine, telles que : les études de diagnostic ; les études de définition du projet urbain ; les études économiques, sociales ou urbaines à caractère général ; ANRU - 27/03/2006 1

2 les études portant sur la gestion urbaine de proximité ainsi que les études de domanialité ; les prestations d évaluation et de suivi du projet. Dans ce cadre, l Agence peut accorder des subventions aux moyens d assistance à la maîtrise d ouvrage auprès de porteur de projet, ne disposant pas des capacités fonctionnelles et matérielles suffisantes, afin de lui porter appui dans la préparation de la commande et du suivi des études stratégiques. L assiette est constituée du coût de l étude et des missions d assistance s il y a lieu. Le taux d aide maximum de l Agence est de 50% du coût de la prestation. Ce taux peut être porté à 80% dans le cas de maîtres d ouvrages et de collectivités locales concernées rencontrant de graves difficultés financières. La concertation et la communication L Agence accorde des subventions aux actions de concertation et de communication vers les habitants sur l ensemble du projet de rénovation urbaine. Il s agit notamment de dépenses pour la réalisation et la diffusion de documents et supports, la constitution d archives filmographiques et documentaires, la location de salles, l organisation de réunions publiques, le développement d actions (de type réalisation de manifestations, ateliers urbains) rassemblant les habitants autour du projet, le recours à des expertises ainsi que le financement de l ingénierie nécessaire à la conduite des actions de concertation. L assiette subventionnable est composée des dépenses engagées dans ce cadre par le porteur de projet. Le taux de subvention est limité à 50% de la dépense subventionnable. 2. Le pilotage opérationnel Les expertises opérationnelles L Agence accorde des subventions pour les expertises qui conditionnent la réussite du projet, telles que : l expertise relative à un équipement commercial ou économique majeur ; l expertise sur la capacité d un opérateur à porter sa part du programme ; l expertise sur la faisabilité d une partie précise du projet ; l expertise relative à l élaboration des outils d évaluation du projet. L assiette de subvention est constituée du coût de l étude. Le taux maximum d aide est de 50% du coût de la prestation. Ce taux peut être porté à 80% dans le cas de maîtres d ouvrage et collectivités locales rencontrant de graves difficultés financières. ANRU - 27/03/2006 2

3 La conduite opérationnelle du projet Quel que soit le mode d organisation choisi par le porteur de projet pour la conduite opérationnelle du projet de rénovation urbaine, l ensemble des missions décrites ciaprès peuvent être financées. Il s agit des missions de conduite générale du projet et des missions d assistance (assistance à la maîtrise d ouvrage, des missions de type OPC urbain), des missions d évaluation. L assiette totale de subvention ainsi constituée est plafonnée à hauteur de 2% du coût total de l assiette de financement du projet de rénovation urbaine. Ce plafond peut être majoré, à titre exceptionnel, par le directeur général après avis favorable du comité d engagement, en fonction de situations particulières du porteur de projet et de la complexité du projet global. Le taux de subvention est fonction de la situation financière du porteur de projet. Il est au maximum de 80% de la dépense subventionnable, pouvant aller à 100% pour les porteurs de projet rencontrant de graves difficultés financières. La conduite générale du projet L Agence peut accorder des subventions aux moyens rendus nécessaires par la conduite opérationnelle du projet global. Ces moyens peuvent être externes au porteur de projet, ou constitués d une structure dédiée dépendant de celui-ci. Est considérée comme structure dédiée une entité clairement identifiée au sein de l organigramme du porteur de projet ou rattachée à celui-ci pour sa gestion administrative et financière. L assiette de subvention est constituée du coût forfaitaire de la mission selon le plafond Les profils de métiers nécessaires à la conduite générale du projet (de type chef de projet, responsable administratif et comptable, coordonnateur relogement, coordonnateur GUP, assistance juridique) peuvent être pris en compte par l Agence. Les salaires bruts hors charge (équivalent de barèmes de l ordre de 55.000 euros/an pour un chef de projet urbain, 45.000 euros/an pour un chargé de coordination relogement) auxquels s applique un coefficient pour frais de charges salariales et frais de structure (coefficient de 2,25) constituent l assiette de subvention. L assistance à maîtrise d ouvrage L Agence peut accorder des subventions aux moyens d assistance à la maîtrise d ouvrage auprès du porteur de projet, consacrés au pilotage opérationnel du projet global. Ces moyens peuvent être externes au porteur de projet ou constitués d une structure dédiée dépendant de celui-ci. L assiette de subvention est constituée du coût de la mission selon le plafond ANRU - 27/03/2006 3

4 Les missions d OPC urbain L Agence peut accorder une subvention au dispositif de pilotage nécessaire à la conduite opérationnelle du projet de type OPC urbain. L OPC urbain (ordonnancement des tâches, pilotage des actions, coordination des acteurs du projet urbain) peut constituer, par son caractère transversal, un outil de gestion répondant à la complexité des projets de rénovation urbaine. Ces moyens peuvent être externes au porteur de projet ou constitués d une structure dédiée dépendant de celui-ci. L assiette de subvention est constituée du coût de la mission selon le plafond Les missions d évaluation L Agence peut accorder une subvention à un dispositif de pilotage nécessaire à la conduite de missions d évaluation du projet. Celui-ci mesure les résultats des actions sur le territoire et leur pertinence au regard des moyens engagés et peut ainsi réorienter, s il y a lieu, les moyens et organisation à mobiliser. Ces moyens peuvent être externes au porteur de projet ou constitués d une structure dédiée dépendant de celui-ci. L assiette de subvention est constituée du coût de la mission selon le plafond 3. La coordination interne des maîtres d ouvrage du logement locatif social Pour les projets avec convention, l Agence examine les demandes de financement pour les renforcements internes aux bailleurs destinés à assurer la coordination interne de leurs interventions opérationnelles mais aussi la coordination inter bailleurs s il y a lieu. Les moyens correspondants doivent être rassemblés au sein d une structure dédiée et clairement identifiée dans leur organisation. Seuls les moyens supplémentaires mis en place spécialement pour répondre aux exigences de mise en oeuvre du ou des projet(s) de rénovation urbaine pourront être pris en compte. L aide de l Agence est déterminée en fonction de l importance du projet, de la taille et de la situation financière du maître d ouvrage. L Agence pourra s entourer des avis qu elle juge utiles sur ces demandes, en particulier celui de la Caisse de Garantie du Logement Locatif Social. Les règles générales suivantes serviront de base au financement de l Agence : ANRU - 27/03/2006 4

5 L assiette de subvention est constituée des frais de fonctionnement du renforcement des équipes internes des maîtres d ouvrage dédiées au projet de rénovation urbaine. Les profils de métiers nécessaires à la conduite et réussite des opérations (de type chef de projet rénovation urbaine, chef de projet relogement/concertation/insertion) sont pris en compte par l Agence. Les salaires bruts hors charges charge (équivalent de barèmes de l ordre de 55.000 euros/an pour un chef de projet urbain, 45.000 euros/an pour un chargé de coordination relogement) auxquels s applique un coefficient pour frais de charges salariales et frais de structure (coefficient de 2,25) constituent l assiette de subvention. L assiette de subvention ainsi constituée est plafonnée à hauteur de 1 % du coût total hors taxe de l investissement des opérations conduites par les bailleurs sociaux. Celleci peut être majorée, à titre exceptionnel par le directeur général après avis favorable du comité d engagement, en fonction de la taille du maître d ouvrage et de l importance du projet global. Le taux de subvention de l Agence peut être modulé de 20% à 80% de l assiette subventionnable en fonction des situations financières et patrimoniales des maîtres d ouvrage et des risques inhérents du programme sur leur situation financière et patrimoniale. Les aides s apprécient au regard des éléments fournis par les maîtres d ouvrage (situation financière, réutilisation de la compensation des pertes d autofinancement issues des projets de rénovation urbaine). Moyens mobilisés par l Agence pour la mise en œuvre des projets et l assistance à maîtrise d ouvrage 1. Les centres de ressources Le centre de ressources «qualité urbaine» Soucieuse de la qualité urbaine dans les projets de rénovation des quartiers, l Agence a constitué un centre de ressources de la «qualité urbaine» constitué de neuf architectes urbanistes paysagiste reconnus pour leur expérience : Antoine Grumbach, Jean-Patrick Fortin Loïc Josse Cristina Conrad Alexandre du Muizon Djamel Klouche Gilles Rousseau Alain Marguerit Philippe Panerai Ces experts interviennent en appui aux porteurs de projet confrontés à des difficultés particulières dans l élaboration de leur projet de rénovation urbaine et chaque fois qu ils ANRU - 27/03/2006 5

6 jugeront nécessaire de faire porter un regard extérieur sur les projets en cours de préparation ou de mise en oeuvre. Les architectes urbanistes paysagiste du centre de ressource n ont pas vocation à faire le projet à la place des maîtrises d oeuvre ayant contrat avec les porteurs de projets. Leur intervention s établit en cohérence avec le rôle des architectes- conseil placés auprès des Préfets et des DDE et à l avis desquels l Agence attache une grande importance. Ces missions sont déclenchées à la demande de la collectivité et/ou du Délégué territorial et mises en oeuvre sur décision du directeur général de l Agence. Elles sont entièrement prises en charge par l Agence. A ce jour, une dizaine de mission d expertise a été effectuée sur le terrain. L appui au «développement économique» Le développement économique dans les quartiers doit faire partie intégrante du projet urbain. Outre son effet sur l emploi local, il contribue à améliorer l attractivité et à favoriser la diversification fonctionnelle du quartier. Pour renforcer l instruction des volets économiques du projet, l ANRU a sollicité trois experts reconnus pour leurs compétences en la matière : Henry Chabert Claude Hadey et Raymond Hecht de la société «D2H» Christine Bridier et Claudine Hervo de la société «Commerces et Marchés de France» Ces experts interviennent sur le terrain pour éclairer les services de l Etat local et les partenaires de l Agence sur : la pertinence des opérations commerciales dans le projet de rénovation urbaine la faisabilité économique du programme (commerces et/ou bureaux) la solidité du montage opérationnel la validité des hypothèses financières (investissement et exploitation prévisionnelle). En un an, une vingtaine de missions d expertise ont été menées. En outre, l ANRU, l EPARECA et la CDC ont décidé de mettre leurs moyens en commun pour aider les collectivités locales à faire émerger les projets de développement économique, à inscrire ces opérations dans une stratégie de développement économique du quartier, à les appuyer dans leur montage et leur mise en œuvre. Le pôle concertation La concertation est consubstantielle du projet de rénovation urbaine et doit être partie intégrante du pilotage stratégique et opérationnel. Conscient des difficultés de mise en œuvre des actions de concertation dans un certain nombre de projets de rénovation urbaine, l Agence et ses partenaires ont décidé de mettre en place un centre de ressources spécifique. Ce dernier est composé de plusieurs équipes d experts indépendants : ANRU - 27/03/2006 6

7 Cabinet François Ohl DA conseils, Geraldine Ajax IDRH Philippe Dressayre et Albert Loupe Civilités, Charles Bouzols. Les études visant à la production de guides méthodologiques Place de l OPC urbain dans la conduite de projet des dossiers de rénovation urbaine Réalisée sous maîtrise d ouvrage de la CDC en lien avec l ANRU et sous la direction d un comité de pilotage réunissant les partenaires de l Agence (DGUHC, DIV, USH), la SCET en lien avec SCO et Savoir-Faire et Cie conduit une étude sur la place de l OPC urbain dans la structure de conduite de projet. Cette étude doit permettre de définir les différentes typologies de missions d OPC urbain à engager suivant les situations locales rencontrées, les compétences correspondantes, la place de l OPC urbain dans la structure de pilotage, l articulation avec les maîtres d ouvrages et les autres missions de la conduite de projet. L étude donnera lieu à un guide méthodologique et des recommandations aux porteurs de projet pour organiser leur consultation et choisir le bon prestataire en fonction des dispositifs en place. Les indicateurs d évaluation des projets de rénovation urbaine Faisant suite à une consultation lancée par la CDC sur la base d un cahier des charges élaboré avec l Agence, 4 prestataires ont été retenus (Algöé, Act Consultant, Civito et Geste) pour réaliser un guide méthodologique de mise en œuvre de démarches, d outils et d indicateurs d évaluation à l attention des porteurs de projet. Il s agit d aider les porteurs de projet à mettre en œuvre des évaluations locales de manière à observer les résultats du projet au regard des objectifs initiaux et à réinterroger le projet de façon à prendre des mesures de réajustements s il y a lieu. L assistance à maîtrise d ouvrage pour la mise en œuvre des projets Un projet d assistance à la maîtrise d ouvrage pour la mise en œuvre des projets de rénovation urbaine auprès des collectivités locales qui le souhaiteraient doit être mis en débat lors du prochain Conseil d Administration de l Agence. Cet appui devrait impliquer la création d une structure professionnelle au sein de l Agence. ANRU - 27/03/2006 7