PROJET DE FIN D ETUDES



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Agence de Mantes-la-Jolie 6, impasse Ste Claire Deville 78 200 Mantes-la-Jolie Institut National des Sciences Appliquées 24, Boulevard de la Victoire 67 000 Strasbourg PROJET DE FIN D ETUDES ASSISTANT RESPONSABLE D AFFAIRES Gestion technique et financière du lot électricité dans le cadre de la construction d un pôle aquatique FIGURE 1 - PERSPECTIVE DU POLE AQUATIQUE DEPUIS LE PARVIS AUTEUR : TUTEUR ENTREPRISE : TUTEUR ECOLE : Mario TOUSSAINT, Etudiant en 5 e année d études, spécialité Génie Electrique option Energie, INSA de Strasbourg Vincent FRICHOT, Ingénieur responsable d affaires, agence Eiffage Energie de Mantes-la-Jolie Guy STURTZER, Enseignant, directeur du département Génie Electrique et Climatique, INSA de Strasbourg Stage du lundi 30 janvier au vendredi 15 juin 2012 Soutenance : mardi 19 juin 2012

REMERCIEMENTS Je tiens tout d abord à remercier Monsieur Patrice WINCKEL, directeur de l agence Eiffage Energie de Mantes-la-Jolie, pour la confiance qu il a bien voulu m accorder en m acceptant au sein de sa société. Je remercie également Monsieur Sergio POVOA, responsable du service intérieur au sein duquel j ai été accueilli ainsi que Monsieur Vincent FRICHOT, ingénieur responsable d affaires de ce service, qui m a apporté son soutien tout au long de mon parcours par ses conseils, sa disponibilité, son expérience et sa patience ainsi que tout ce qu il a pu faire pour rendre mon stage intéressant et enrichissant. Par ailleurs, mes remerciements s adressent à l ensemble des personnes que j ai pu côtoyer au cours de ces vingt semaines d immersion dans l entreprise. En particulier : L ensemble de mes collaborateurs responsables d affaires et techniciens d études au sein du service intérieur pour leur soutien et leur disponibilité Les chefs de chantier, qui m ont accompagnés et fait découvrir les différents aspects du travail sur le terrain lors de mes multiples interventions sur site Tous les monteurs-électriciens que j ai rencontrés pour leur bonne humeur L ensemble du personnel de l agence pour leur accueil et leur conscience professionnelle Toutes les personnes qui m ont apporté leur aide dans l écriture de ce rapport Enfin, je profite de ce mémoire de fin d études pour adresser une pensée à l ensemble des camarades que j ai pu fréquenter durant mes cinq années d études à l INSA de Strasbourg, pour la convivialité et la solidarité qu ils ont su partager. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 2

FICHE D OBJECTIFS Le Projet de Fin d Etudes (PFE) est un travail personnel de l étudiant. Il permet la valorisation des acquis scolaires à travers un sujet professionnel. C est également l occasion pour le monde professionnel de porter un jugement sur la formation dispensée au sein de l Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Strasbourg. Le travail mené doit être l occasion pour le futur ingénieur de révéler ses qualités personnelles. La seule condition sur le sujet est de fournir un travail du niveau d un ingénieur débutant pour une durée de 20 semaines. Dans ce sens, la mission principale de ce stage est de seconder un responsable d'affaires dans la gestion des projets en installations électriques tertiaires. C'est-à-dire être capable de réaliser les tâches suivantes : établissement des devis relation clients conception technique et économique coordination des études conduite et réception des chantiers participation à la mise en place des moyens humains et matériels nécessaires suivi de l'avancement des chantiers Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 3

RESUME CONDENSE Assistant responsable d affaires - Gestion technique et financière Résumé français : Mon Projet de Fin d Etudes, réalisé au sein de la société Eiffage Energie, dans l agence de Mantes-la-Jolie (78), a été la première expérience de ma vie professionnelle en tant qu ingénieur responsable d affaires en génie électrique. Il concerne la construction d un pôle aquatique situé à Mantes-la-Ville (78) d un marché de 500 000 comprenant le courant fort et le courant faible nécessaires au bon fonctionnement de l installation. Sans cesse sollicité, le responsable d affaires est l élément central du projet puisqu il interagit avec la maitrise d œuvre, les fournisseurs, le bureau d études, les monteurs électriciens, les sous-traitants et les autres corps d état. Aussi bien technique que financier, le métier de responsable d affaires requiert des ressources variées propres à l ingénieur telles que l autonomie, la rigueur, le sens du relationnel, l esprit d initiative et des capacités de management. Dans ce sens, ce stage a été bénéfique et formateur. English abstract : I have carried out my Final Major Project in the French company named Eiffage Energie and more precisely in its branch located in Mantes-la-Jolie (Île-de-France). It was my very first work experience as an engineer acting as a contract manager in electrical engineering. The contract amounting to 500,000 involved the fitting, connecting and putting into service the electric wiring of an indoor swimming pool in Mantes-la-Ville. Frequently assailed by requests, the contract manager is the central element of the project since he has to interact with the master-builder, suppliers, the design office, electrical fitters, subcontractors, and the others building trades. Working as a contract manager requires technical and financial skills as well as autonomy, rigor, interpersonal skills, self initiative and management ability. As a conclusion, I benefitted greatly from this professional training. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 4

SOMMAIRE REMERCIEMENTS... 2 FICHE D OBJECTIFS... 3 RESUME CONDENSE... 4 SOMMAIRE... 5 INTRODUCTION... 7 1. PRESENTATION DE L ENTREPRISE ET CONTEXTE DU STAGE... 8 1.1 Eiffage... 8 1.1.1 Eiffage, le groupe... 8 1.1.2 Eiffage Energie, la filiale... 9 1.1.3 Histoire de la societé... 10 1.2 Eiffage Energie Ile-de-France... 11 1.2.1 Structure de la direction régionale... 11 1.2.2 Arc de seine Nord... 12 1.2.3 Agence de Mantes-la-Jolie... 13 1.2.4 Structure de l agence de Mantes-la-Jolie... 14 2. NOTIONS DE MARCHE PUBLIC ET MARCHE PRIVE... 16 2.1 Nature du marché... 16 2.1.1 Marché public... 16 2.1.2 Marché privé... 17 2.2 Accords cadres... 17 2.3 Ordre de service et travail supplémentaire... 17 3. DEROULEMENT D UNE AFFAIRE... 18 3.1 Phase commerciale... 18 3.1.1 Etudes de prix... 19 3.1.2 Utilisation du logiciel de chiffrage : Reflex... 20 3.2. Phase réalisation... 21 3.2.1 Enclenchement... 21 3.2.2 Etudes d exécution... 22 3.2.3 Approvisionnements... 22 3.2.4 Travaux... 22 3.3 Phase garantie... 23 Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 5

3.4 Phase maintenance et services... 23 4. AFFAIRE SUIVIE : LA CONSTRUCTION D UN POLE AQUATIQUE... 24 4.1 Présentation du projet... 24 4.2 Présentation des protagonistes... 25 4.3 Présentation des prestations d Eiffage Energie... 26 4.4 Suivi de chantier... 27 4.4.1 Origine de l installation... 27 4.4.2 Distribution du courant fort... 28 4.4.3 Eclairage de sécurité... 30 4.4.4 Contrôle d accès... 31 4.4.5 Gestion du compte prorata... 32 4.4.6 Etudes d éclairement... 32 4.4.7 Gestion du personnel de chantier... 33 4.4.8 Système de Sécurité Incendie... 34 4.4.9 Système de vidéo animation... 35 5. PROJETS TRANSVERSAUX... 37 5.1 Rénovation du Passage du Havre Paris IX e... 37 5.2 Construction de l extension d un EHPAD Louveciennes... 38 5.3 Chiffrage pour la construction du siège France de Febi - Aubergenville... 39 CONCLUSION... 40 TABLE DES ILLUSTRATIONS... 41 GLOSSAIRE... 42 BIBLIOGRAPHIE... 45 Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 6

INTRODUCTION Assistant responsable d affaires - Gestion technique et financière La formation dispensée à l INSA de Strasbourg propose deux approches distinctes. D une part, un enseignement basé sur des cours théoriques et des mises en application par le biais de travaux pratiques et de projets. D autre part, une formation professionnelle acquise lors de stages accomplis pendant les congés d été. Le projet de fin d études que j ai effectué au sein de l agence Eiffage Energie de Mantes-la-Jolie est l aboutissement de trois années d apprentissage du métier d ingénieur. La finalité de ce mémoire est de témoigner de mon travail accompli du 30 janvier au 15 juin 2012. Mon premier stage en tant qu ouvrier m a fait découvrir le métier d électricien du bâtiment, ensuite j ai effectué mon stage technicien au sein d un bureau d études dont l activité repose sur l installation électrique intérieure, ce qui m a donné goût à l élaboration d études et au suivi de chantier. C est donc tout naturellement que j ai dirigé mon choix de projet de fin d études vers le métier de responsable d affaires en électricité intérieure. Filiale d Eiffage, le savoir-faire d Eiffage Energie couvre désormais tous les marchés de l installation électrique, depuis les travaux d alimentation haute tension jusqu aux dernières technologies en matière de télécommunication et d électronique. En outre, ses filiales spécialisées dans les métiers de la thermique avec Eiffage Energie Thermie et du génie mécanique lui permettent de proposer une offre multi-technique, autant dans le secteur de l industrie que du tertiaire. Les missions de ce projet sont, dans un premier temps, de seconder un responsable d affaires dans la gestion des projets en installations électriques tertiaires par l établissement des devis, la relation client, la conception technique et économique, la coordination des études, la conduite et la réception des chantiers. Puis, au fur et à mesure, de participer à la mise en place des moyens humains et matériels nécessaires et de suivre l avancement d une affaire en particulier, à savoir la construction d un pôle aquatique. Après une présentation de l entreprise, du contexte et des enjeux de ce projet, ce mémoire décrit en détail le déroulement d une affaire d électricité tertiaire avant de s attarder sur les différentes situations auxquelles j ai été confronté tout au long de mon stage. Enfin, un aperçu d autres projets atteste de la diversité du métier de responsable d affaires. FIGURE 2 - PERSPECTIVE DU GRAND BASSIN VU DEPUIS LE HALL D'ACCUEIL Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 7

1. PRESENTATION DE L ENTREPRISE ET CONTEXTE DU STAGE 1.1 EIFFAGE 1.1.1 EIFFAGE, LE GROUPE Eiffage, en tant que troisième groupe français et cinquième major européen de la construction/concession, emploi aujourd hui 70 000 collaborateurs, dont 85 % sont salariés actionnaires. Eiffage réalise un chiffre d'affaires global (sur ses chantiers, et dans ses concessions en partenariat public-privé) de l'ordre de 13 milliards d'euros. Le Groupe résulte de l'opa amicale le 1 er juin 1992, de Fougerolle sur SAE. Cette union prend alors le nom d'eiffage. Depuis plus d'un siècle et demi, le Groupe Eiffage, au travers de Fougerolle-Quillery-SAE, SCR-Beugnet-Gerland, Forclum-Norelec, Eiffel, participe fortement à l'aménagement durable des régions et des pays dans lesquels il intervient. Eiffage exerce des activités complémentaires: financement, conception, réalisation et maintenance d'infrastructures et de projets au travers de cinq branches d'activité. FIGURE 3 - LES CINQ ENTITES DU GROUPE EIFFAGE Concessions et Partenariat Public-Privé : Eiffage Concessions affirme son rôle de constructeur concessionnaire d'autoroutes et de grands ouvrages d'infrastructures, d'équipements publics, de bâtiments et d'aménagements urbains. Elle assure le financement, la conception, la construction, la maintenance et l'entretien des ouvrages réalisés. APRR et AREA exploitent les autoroutes et les ouvrages à péage qui lui ont été concédés par l'état. Construction : Eiffage Construction fédère les activités de bâtiment, immobilier (et facility management), logements, bureaux, équipements publics, centres commerciaux, sites industriels, monuments historiques. Travaux Publics : Eiffage Travaux Publics développe tous les métiers de terrassement, de route et de génie civil, allant des travaux neufs et d'entretien à la fabrication d'enrobés et de liants. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 8

Energie : Clemessy et Eiffage Energie, spécialisées dans le génie électrique, le génie climatique et l'automatisation des process proposent une offre globale clés en main : conception, réalisation, exploitation et maintenance d'installations multitechniques et d'équipements spécifiques, quel que soit le secteur d'activité. Métal : Eiffage Construction Métallique déploie son savoir-faire dans les différentes spécialités de la construction métallique : ouvrages d'art, façades, bâtiments, mécanique, offshore, chaudronnerie, maintenance industrielle, robinetterie et tuyauterie. En France, en Europe, et dans le monde, Eiffage anticipe les changements liés à l évolution, par son engagement et sa capacité d innovation, elle a notamment parmi ses projets les plus récents : Le Viaduc de Millau (2004 320M ) La LGV Perpignan-Figueras (2010 1,1Md ) L autoroute A65 (2010 1,2Md ) Le Centre Hospitalier Sud Francilien (2011 350M ) Le Grand Stade Lille Métropole (2012 282M ) La Tour Majunga à la Défense (2013 377M ) La LGV Bretagne-Pays de la Loire (2017 3,4Md ) FIGURE 4 - LE GRAND STADE DE LILLE METROPOLE 1.1.2 EIFFAGE ENERGIE, LA FILIALE La filière Energie du groupe Eiffage, composée d Eiffage Energie (anciennement Forclum), Eiffage Energie Thermie (anciennement Crystal) et Clemessy, se hisse au 3 ème rang du marché des réseaux et systèmes d énergies et d information. Son chiffre d affaires a atteint 2,3 milliards d euros en 2011, ce qui en fait le leader sur les métiers du génie électrique et climatique. Elle garantit à ses donneurs d ordre le niveau d expertise et la qualité de service d un groupe d envergure spécialisé dans le génie électrique, le génie climatique et le service aux industries. Il s agit d une Société par Actions Simplifiée dont le capital social est de 92 616 272 euros. FIGURE 5 PROVENANCE DU CHIFFRE D AFFAIRES D EIFFAGE ENERGIE Plus de 24 000 collaborateurs travaillent dans la branche Energie dont 19 000 chez Eiffage Energie. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 9

Eiffage Energie associe les meilleures compétences pour imaginer et concevoir les projets tertiaires, industriels et d infrastructures les plus performants. S appuyant sur ses équipes pluridisciplinaires, implantées sur tout le territoire, Eiffage Energie réalise des opérations de toute taille, du projet local aux grands programmes nationaux. Eiffage Energie propose également une offre complète d exploitation et de maintenance des équipements tertiaires, industriels et d infrastructures publiques ou privées. Au niveau des infrastructures, Eiffage Energie accompagne les projets de ville des collectivités ou les programmes nationaux qui intègrent des transports propres, des solutions d éclairage public et de sûreté urbaine, ou encore le déploiement de réseaux. En industrie, qu il s agisse d équipements spécifiques, d installations sur sites sensibles ou de réalisations très complexes, les clients d Eiffage Energie bénéficient de solutions sur mesure, tenant compte des contraintes d exploitation. Concernant l activité tertiaire, Eiffage Energie garantit la performance énergétique. Face aux enjeux climatiques et aux fluctuations des marchés de l énergie, Eiffage Energie contribue à réduire l empreinte écologique et participe à limiter les consommations de ses clients. Tout ceci peut se concrétiser en développant des solutions de production d énergies renouvelables, d optimisation et d efficacité énergétique des bâtiments. Enfin, Eiffage Energie agit de manière responsable envers la santé, la sécurité et l environnement. L entreprise conçoit, réalise et exploite des réseaux, des systèmes d énergies et des systèmes d information dans le respect des hommes et de l environnement. Le siège social d Eiffage Energie est aujourd hui situé au : 117, rue du Landy. 93 213 La Plaine Saint-Denis Cedex. 1.1.3 HISTOIRE DE LA SOCIETE Depuis 115 ans, Eiffage Energie s inscrit dans le marché français comme une référence dans les réseaux et les systèmes d énergie et d information. Son niveau d expertise et sa qualité de service dans les domaines du génie électrique, du génie climatique et de l exploitation-maintenance sont reconnus et garantis par son appartenance à un groupe d envergure. 1897 : Naissance de la Société de Force et Lumière Electriques, suite à la scission de la Société Anonyme d'outillage et d'eclairage Electrique CANCE. La jeune société s'installe à Paris et intervient déjà sur l'ensemble du spectre des travaux électriques de l'époque. 1918 : La création de nombreuses agences favorise l'extension des activités de l'entreprise à l'ensemble du territoire national. A la fin des années 20, Forclum a réalisé le quart du réseau national de lignes à très haute tension. La Société de Force et Lumière Electriques du Nord est fondée en 1922. 1926 : Fusion de la société mère et de la Société de Force et Lumière Electriques du Nord, pour donner naissance à Forclum, contraction de FORCe et LUMière Electriques. 1930 : Après avoir connu les difficultés de la crise de 1929, qui amèneront Forclum à intégrer le périmètre de la Lyonnaise des Eaux, la société reprend sa croissance, pour se positionner parmi les toutes premières entreprises françaises d'électricité. Elle participe à de nombreux chantiers de prestige, notamment au Palais de Chaillot pour l'exposition Universelle de 1937. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 10

1946 : A la Libération, Forclum s'implique dans la reconstruction des équipements du pays. Elle reprend son activité "réseaux", participe à la construction des lignes haute tension ainsi que des grands postes. 1950 : L'entreprise entame une période de croissance particulièrement soutenue et Forclum devient le leader de l'éclairage public en Ile-de-France. En province, Forclum accompagne les grandes décentralisations industrielles, qui sont autant d'opportunités d'implantations nouvelles. Elle s'engage dans une politique de diversification et amorce une activité à l'international. 1967 : Décentralisation de Forclum par la création de Directions Régionales et de centres de travaux plus autonomes. 1974 : Le siège de la société s'installe au nord de la région parisienne, à Blanc-Mesnil. Forclum conforte ses positions sur les marchés industriels et tertiaires. Elle s'ouvre également à d'autres domaines comme le chauffage électrique, le génie climatique, la détection incendie et la sécurité, ainsi que les automatismes industriels et de bâtiments. 1985 : Intégration de Forclum dans le groupe Fougerolle, spécialisé dans le Bâtiment, les Travaux Publics, et l'aménagement Routier. Confirmation et amplification de son développement, notamment par une vigoureuse politique de croissance externe. 1989 : Lancement chez Fougerolle du R.E.S. (Rachat de l'entreprise par ses Salariés).Adhésion massive des salariés Forclum. 1992 : Le rapprochement des groupes Fougerolle, SAE et Quillery donne naissance à Eiffage, qui se place désormais parmi les majors européens du BTP. Norelec, la branche électricité du groupe SAE, renforce ses positions à l'international (Outre-mer, Afrique, Asie du sud-est) et ses compétences dans les infrastructures de transport (balisage, signalisation, affichage lumineux, radiocommunications). 1993 : Filialisation de l'ensemble des exploitations de province, confirmant la volonté de l'entreprise d'être au plus près de ses clients. 1997 : 6 000 collaborateurs célèbrent, avec leurs clients, le centenaire de Forclum. 1999 : Norelec fusionne avec Forclum pour constituer un groupe fort de 10 000 collaborateurs, répartis sur près de 150 implantations. 2000 : Décentralisée, diversifiée, ouverte à l'international, orientée vers les technologies de l'information et de la communication, Forclum aborde sereinement le troisième millénaire. 2003 : Forclum a intégré une trentaine d'entreprises depuis trois ans en développant sa croissance externe, notamment en Espagne pour totaliser 13 500 salariés et plus de 180 implantations. 2004 : Forclum et l'ensemble de ses filiales adoptent le logo et la signalétique commune à l'ensemble du groupe Eiffage, renforçant ainsi les synergies opérationnelles et l'identification à l'entité Forclum et au groupe Eiffage. 2006 : Forclum intensifie son développement en Europe et en France. Elle réalise un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros et compte 17 300 collaborateurs. 2011 : Forclum devient Eiffage Energie, 3e acteur du marché français, leader sur les métiers du génie climatique et électrique. 1.2 EIFFAGE ENERGIE ILE-DE-FRANCE 1.2.1 STRUCTURE DE LA DIRECTION REGIONALE La direction régionale Ile-de-France située dans le même bâtiment que le siège social est composée des entités Eiffage Energie et Eiffage Energie Thermie. Elle réalise un chiffre d affaires de 275 M autour de 20 agences Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 11

et 2 filiales réparties dans les départements suivants : l Oise (60), la Seine-et-Marne (77), les Yvelines (78), l Essonne (91), les Hauts-de-Seine (92), la Seine-Saint-Denis (93), le Val-de-Marne (94) et le Val-d Oise (95). FIGURE 6 - IMPLANTATION DES AGENCES D'EIFFAGE ENERGIE IDF Traitant d une part les travaux d installation d équipements thermiques et de climatisation par le biais de ses agences d Eiffage Energie Thermie, son activité est principalement tournée vers les travaux d installations électriques. On retrouve 4 délégations au sein des agences d Eiffage Energie repérées sur la carte ci-contre par des couleurs : Orange : Paris Tertiaire (Pantin, Nanterre intérieur, Antony, Tremblay-en-France et La Plaine-Saint- Denis FLIS) Bleu : Arc de Seine Nord (Nogent-sur-Oise, Pontoise, Mantes-la-Jolie et Coignières). Rouge grenat : Arc de Seine Sud (Dammarie-les- Lys, Corbeil-Essonnes, Bry-sur-Marne, Somarser Savignyle-Temple et Depreter Saint-Michel-sur-Orge) Vert : Paris Lumière (Bry-sur-Marne EP, Villejuif, Nanterre EP, Le Blanc-Mesnil, Bry-sur-Marne Technologie de l Information et de la Communication et La-Plaine-Saint-Denis Numérique) Les agences de Morangis, Saint-Cloud et Nanterre représentées en marron correspondent aux agences d Eiffage Energie Thermie IDF. 1.2.2 ARC DE SEINE NORD D un effectif de 220 employés, les 4 agences de cette délégation répondent à tout type de projet. Intervenant aussi bien dans les activités d éclairage public et de réseaux que les activités tertiaires et industrielles, son chiffre d affaires de près de 40M se répartit de manière équilibrée parmi les 4 entités. Les compétences rassemblées au sein de cette délégation sont multiples et permettent la réalisation de projets ambitieux dont l application des métiers touche différents secteurs tels qu illustrés ci-après. Éclairage urbain, routier, autoroutier Installation et maintenance éclairage 24h/24, signalisation tricolore, télésurveillance des réseaux, mise aux normes Européennes, montage de contrats à longue durée Éclairage architectural Illuminations évènementielles Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 12

Éclairage des voiries souterraines et tunnels Éclairage modulable, supervision des utilités techniques, réseau de secours Enfouissement de réseaux (électriques, câble, téléphone, électrification rurale Alimentation et distribution courants faibles Réseaux téléphoniques et informatiques Alimentation et distribution courants forts HT Équipements des postes de transformation, armoires de puissance et de commandes 1.2.3 AGENCE DE MANTES-LA-JOLIE Mise en place de l éclairage Alimentation des tableaux de distribution BT L agence de Mantes-la-Jolie située dans la zone d activités Sainte-Claire Deville emploie 80 collaborateurs et réalise 9,5M de chiffre d affaires. Sa présence au sein du Mantois, lui assure une activité grâce aux collectivités locales et entreprises industrielles qui s installent dans une région qui bénéficie de l attractivité francilienne sur l axe stratégique Rouen-Paris. L établissement répond à tout type de marché (public ou privé) que ce soit dans l industrie ou le tertiaire pour des ouvrages tels que des centres commerciaux, des établissements de santé, des complexes sportifs, des sites de production, des structures d éclairage public ou encore des bureaux. Elle se distingue des autres agences d Ile-de-France puisqu elle est la seule à être habilité à réaliser des projets photovoltaïques en collaboration avec le bureau d études Luxsolis implanté au siège social. Ainsi, elle diversifie son Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 13

activité dans un domaine devenu quasiment incontournable dans la construction de Bâtiments de Basse Consommation (BBC). 1.2.4 STRUCTURE DE L AGENCE DE MANTES-LA-JOLIE L organigramme ci-dessous présente l ensemble des collaborateurs de l agence. On distingue les services techniques et les services supports. FIGURE 7 - ORGANIGRAMME DE L'AGENCE Directeur : Représentant du centre auprès de la clientèle publique et privée, il organise le travail sur le plan général et gère la charge de travail des services intérieurs et extérieurs. Il assure le suivi des résultats financiers et décline à son exploitation les objectifs de la politique définis au niveau de la filiale. Secrétariat : Assiste le directeur et les responsables d affaires. Traite et recherche les appels d offres. Elle s occupe du standard téléphonique et est le premier contact pour les demandeurs d emploi ou de stage. Commercial : Rattaché à la direction régionale, il intervient sur l arc de Seine Nord en identifiant les affaires potentielles. Il est en contact avec les clients et bureaux d études techniques. Qualité environnement : Il réalise l analyse environnementale des sites et des activités et met en œuvre des actions dans le cadre de la démarche environnementale. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 14

Prévention sécurité : Il réalise les visites de sécurité de l établissement, suit la mise en place des actions de prévention et veille au respect des consignes de sécurité et au respect de la réglementation. Service du personnel : Il s occupe de la gestion des heures et des absences du personnel et est responsable des feuilles de paie. Il met également à jour le planning de l agence et réalise les contrats de travail. Comptabilité fournisseurs : Il saisi et enregistre les factures fournisseurs, fait le rapprochement des bons de commande vis-à-vis des factures et réalise l émission des règlements fournisseurs. Comptabilité clients : Il assure la gestion des bons de commande, la saisie et le suivi du tableau des commandes, le suivi des impayés clients et leur relance si nécessaire ou encore l émission des factures en relation avec le responsable d affaires. Achat : Il traite les commandes pour les services intérieurs et extérieurs sur le matériel courant et a un contact privilégié avec les distributeurs et fournisseurs. Magasinier : Il contrôle à la réception des livraisons à l agence, gère le stock en fourniture courante et effectue le transport et le retour du matériel présent sur chantier. Bureau d études : Il intervient tout au long d un projet puisqu il peut être amené à répondre à des appels d offres. Cela consiste au chiffrage, à la rédaction du mémoire technique et l élaboration des fiches techniques. Ensuite, lorsque le marché est remporté, il s occupe de mettre en plan l ensemble de l installation incluant les schémas d armoire électrique et les synoptiques pour le courant faible. Enfin, il est le soutien technique du responsable d affaires lors de la phase d exécution du projet. Responsable de service : Sous l autorité directe du directeur, il anime l action commerciale de son service, assure la planification de la main d œuvre, valide les commandes fournisseurs et les devis en fonction du montant des autorisations de signature et assure le suivi comptable de son service en gardant un œil sur l ensemble des affaires menées par les responsables d affaires du service. Responsable d affaires : Il assure le contact avec la clientèle existante, établit les devis de sa clientèle et de ses prospects, assiste aux réunions de chantier, assure l organisation des moyens en personnel et matériel pour ses chantiers, tient à jour les plannings, approuve les documents d exécution et suit l avancement des chantiers. Responsable chantier : Il effectue, fait effectuer et contrôle les travaux affectés aux membres de son équipe dans le cadre du planning imparti, il veille à l utilisation des documents du dossier de chantier et à sa tenue à jour. Monteur électricien : Il exécute les tâches définies et est responsable devant sa hierarchie de leur bonne exécution, il doit vérifier la qualité de son travail tout en respectant toutes les règles et consignes de sécurité qu il a reçu. Le responsable d affaires est en contact avec chacun de collaborateurs présentés ci-dessus, sans exception, au cours de l avancement des affaires qu il doit traiter. Il parait donc important de connaitre le rôle de chacun et de savoir à qui il est nécessaire de s adresser lorsqu un problème est rencontré. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 15

2. NOTIONS DE MARCHE PUBLIC ET MARCHE PRIVE Le métier de responsable d affaires requiert des connaissances dans des domaines variés tels que la finance et les différentes technologies liées à l électricité, mais également de qualités moins évidentes comme un sens du relationnel ou encore des notions juridiques. En effet, pour bien maitriser une affaire, il est important de comprendre comment sont régis les contrats avec lesquels il sera confronté tout au long de sa carrière. 2.1 NATURE DU MARCHE privé. Les affaires traitées par les responsables d affaires sont issues soit d un marché public, soit d un marché 2.1.1 MARCHE PUBLIC Les marchés publics sont des contrats conclus à titre onéreux (rémunération le plus souvent sous forme de prix) entre un acheteur public (le pouvoir adjudicateur pouvant être l Etat, une collectivité territoriale ou un établissement public) et un opérateur économique public ou privé (par exemple une entreprise), pour répondre à ses besoins. Dans le cadre d un marché public, les entreprises souhaitant répondre à l appel d offres lancé par la maitrise d œuvre reçoivent un Dossier de Consultation des Entreprises (DCE) dans lequel elles retrouvent les documents suivants : Des pièces écrites administratives : o Le Règlement de Consultation (RC) décrit les caractéristiques d un marché public et détermine les conditions d envoi et de jugement des offres o L Acte d Engagement (AE). Il s agit de la pièce signée par un candidat à un accord-cadre ou à un marché public dans laquelle le candidat présente son offre ou sa proposition dans le respect des clauses du cahier des charges qui déterminent les conditions dans lesquelles le marché est exécuté. Cet acte d engagement est ensuite signé par le pouvoir adjudicateur o Le Cahier des Clauses Administratives Particulières (CCAP) précise les dispositions administratives propres au marché (conditions d exécution des prestations, de règlement, de vérification des prestations, de présentation des sous-traitants, etc.) o Le planning prévisionnel d exécution Des pièces écrites techniques : o Le Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP) formalise le descriptif technique des fournitures, des prestations de services ou des travaux que la collectivité souhaite acheter ou faire réaliser. Le CCTP fait partie du cahier des charges o Plan Général de Coordination en matière de Sécurité et de Protection de la Santé (PGCSPS) définit l'ensemble des mesures propres à prévenir les risques découlant de l'interférence ou de la succession, des activités des différents intervenants sur le chantier. o Le cahier des charges fonctionnel du SSI o Les pièces relatives aux prix : Décomposition du Prix Global et Forfaitaire (DPGF), Bordereau des Prix Unitaires (BPU) ou Détail Quantitatif Estimatif (DQE) Des pièces graphiques : o Les plans architecte Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 16

o Les plans décrivant l implantation électrique Pour un marché public, la réglementation est stricte et ne laisse que peu de marge de manœuvre à l entreprise souhaitant répondre. Au final, une note est donnée à chaque entreprise selon les critères énoncés dans le RC. 2.1.2 MARCHE PRIVE A l inverse, un marché privé offre d autres solutions à l entreprise et ne se limite pas qu à l aspect financier. La négociation prend une part importante du processus d attribution de l affaire. 2.2 ACCORDS CADRES L accord cadre est un contrat conclu par un ou plusieurs acheteurs avec un ou plusieurs opérateurs économiques. Il a pour objet d établir les termes régissant les marchés à passer au cours d une période donnée, notamment en ce qui concerne les prix, et le cas échant, les quantités envisagées. La durée d un accord cadre est limitée à 4 ans, sauf cas exceptionnels dûment justifiés. 2.3 ORDRE DE SERVICE ET TRAVAIL SUPPLEMENTAIRE Lorsqu une affaire est obtenue, son lancement correspond au moment où un ordre de service (OS) est délivré. Il s agit du document donnant à l entreprise titulaire du marché des instructions relatives à l exécution des travaux. Il matérialise le pouvoir de direction du chantier attribué au maître d ouvrage. En pratique, ce dernier confie souvent la direction du chantier au maitre d œuvre, qui délivrera lui-même les OS aux entrepreneurs. Ensuite, lors de l avancement de l affaire, si le client souhaite réaliser des modifications, il rédige un avenant au CCTP ou exprime son besoin auprès de l entreprise pour que celle-ci lui chiffre les modifications. Ces travaux supplémentaires sont également effectifs dès le moment que l entreprise reçoit un OS. Dans le cadre d un marché public, les travaux supplémentaires ne doivent pas dépasser 5% du budget initial du marché. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 17

3. DEROULEMENT D UNE AFFAIRE L affaire représente le centre de l activité de l entreprise. Elle est maîtrisée et planifiée selon les règles définies en interne. Cette maîtrise est assurée par le responsable d affaires qui planifie le déroulement de l affaire, en suit l évolution, utilise les services supports et constitue un dossier. La planification tient compte des exigences du client, des textes et normes, des règles de l art. FIGURE 8 - VUE SYNTHETIQUE DU PROCESSUS D'AFFAIRES 3.1 PHASE COMMERCIALE La prospection n est pas seulement réservée au responsable commercial. Chaque responsable d affaires se doit d entretenir auprès de ses clients réguliers une certaine disponibilité vis-à-vis de futurs travaux à réaliser. L étude de prix est menée généralement par un chiffreur en collaboration avec le bureau d études. Or, l agence de Mantes-la-Jolie n ayant plus de chiffreur attitré, cette tâche est déléguée aux chiffreurs des autres agences de l arc de Seine Nord. Cependant, il arrive fréquemment que des projets soient estimés par les responsables d affaires directement. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 18

3.1.1 ETUDES DE PRIX Le chiffrage d une affaire consiste à proposer au client le budget le plus réaliste et compétitif nécessaire à sa réalisation. Ce chiffrage est basé sur les documents composants le DCE. Généralement attendu dans un délai très court, il est important de travailler méthodiquement. La première étape consiste à s imprégner du projet en ayant une vision globale de la prestation attendue. Pour cela, les plans et le CCTP sont indispensables puisqu ils décrivent techniquement l étendue de la réalisation. Dans certains cas, une visite du site est obligatoire pour pouvoir répondre à l appel d offres, ce qui est une autre façon d assimiler le projet. Ensuite, la seconde étape comprend la quantification de l ensemble des éléments nécessaires à chaque prestation. Par exemple, pour l éclairage, le quantitatif de chaque type de luminaire permettra par la suite de transmettre ces informations au fournisseur qui pourra alors proposer son meilleur prix en suivant les caractéristiques des luminaires présentées dans le CCTP. Différents fournisseurs sont ensuite consultés pour ne garder que le mieux-disant, ce qui est entretenu par une mise en concurrence. Pour le matériel courant, des accords-cadres passés avec certains distributeurs permettent d accélérer cette phase puisqu il arrive qu en fonction de leur activité ils n aient pas le temps de proposer une offre dans le délai imposé. Une fois les fournitures quantifiées et leur prix arrêté, la prochaine étape est l une des plus complexes puisqu il s agit d estimer le temps de main d œuvre nécessaire à la pose, au raccordement ou bien à l installation de ces fournitures. Ces deux éléments caractérisent chaque poste d un chiffrage et en donnent donc son prix de vente. Enfin, l ultime étape s établit à travers la feuille dite «824» qui permet d inclure dans le chiffrage les dépenses diverses nécessaires au bon déroulement de l affaire. On y retrouve les heures du responsable d affaires, les heures du bureau d études, les coûts des véhicules et les frais généraux. Une fois complété, l ensemble de ces dépenses va se redistribuer parmi les prix de vente des postes du devis. Selon l importance de l affaire, une réunion est organisée avec le responsable de services ou le directeur de l agence pour valider ou non le chiffrage ou bien appliquer une remise. Cependant, un simple chiffrage ne permet pas d attribuer un marché à une entreprise, cette dernière doit se plier aux exigences du client en rédigeant un mémoire technique décrivant l ensemble de l installation et prouvant l implication de l entrepreneur dans le projet. Habituellement, une note de 70 points est donnée pour le prix, c'està-dire que le moins-disant obtient le maximum de points, puis les suivants le pourcentage correspondant. Une seconde note de 30 points est adjugée sur l aspect technique. Cet écart empêche parfois Eiffage Energie d obtenir certains marchés du fait des prix proposés par des PME dont les frais généraux sont moins importants, bien qu une note technique maximale lui soit attribuée. Au moment du chiffrage, une analyse des risques est réalisée au travers de la revue de contrat permettant ainsi de détecter les points critiques de la réalisation et de commencer à réfléchir à des mesures de prévention. A réception de la commande du client, la revue de commande est réalisée afin de vérifier la concordance technique et financière entre la commande et la réponse à l appel d offres. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 19

3.1.2 UTILISATION DU LOGICIEL DE CHIFFRAGE : REFLEX Bien que prochainement obsolète, le logiciel Reflex est utilisé au sein de la société depuis plus de dix ans. Il permet essentiellement la réalisation des devis, mais aussi le suivi de facturation des affaires. Lors d une réponse à appel d offres, le devis doit reprendre précisément les articles présentés dans la pièce relative aux prix fournie dans le DCE. S agissant soit d un DPGF, d un BPU ou d un DQE, la différence réside dans la connaissance ou non des quantités. Pour faire simple, un DPGF sera utilisé lorsque les prestations sont connues, par exemple la fourniture de 15 prises de courant. Tandis qu un BPU indiquera un prix unitaire (le prix d une prise) qui pourra s appliquer à la quantité réelle une fois le marché établi (peut-être 10, 15 ou 20 prises). De plus, le BPU est accompagné d un DQE pour estimer le marché avec les quantités connues au moment de l appel d offres (ici, 15 prises). Les articles sont alors saisis ligne par ligne de manière à leur attribuer : - Leur temps de pose unitaire - Leur prix unitaire - Leur quantité - Leur unité (unitaire, au mètre, au poids ) - Leur désignation (type, nature du produit, ) FIGURE 9 - APERÇU DU LOGICIEL REFLEX Selon la quantité, le logiciel calculera automatiquement le prix total de fourniture (colonne Total FO) et le temps de pose total (colonne Total Pose) pour chaque article. Ensuite pour chaque ligne sont affectés un code commercial et un code de main d œuvre. Le premier désigne ainsi la nature de la prestation. - 10 : matériel courant (quincaillerie, câble, appareillage ) - 11 : matériel en stock au magasin - 14 : gros matériel (luminaire, chemin de câbles, tableau électrique ) - 15 à 18 distinguent les différentes formes de sous-traitance - 30 et 31 sollicitent des frais liés aux véhicules (de service ou location de nacelle par exemple) - 40 et 41 sont affectés dans le cas de matériel non défini au moment du chiffrage, mais qui est provisionné pour parer à d éventuels frais non désignés - 281 et 282 concernent les frais de logistique (livraison, frais de port ) FIGURE 10 - LISTE DES CODES AFFECTES AUX FOURNITURES Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 20

Concernant les codes 10 et 14 qui sont les plus fréquemment utilisés, un pourcentage est ponctionné. Autrefois, ils attribuaient une taxe différente (respectivement 11% et 21%), mais le système actuel attribue 16,61% quelque soit le type de matériel. Le second précise la main-d'œuvre employée pour cette prestation : - 16 : de la même manière que précédemment, la sous-traitance - 201 : monteur électricien interne à l agence - 202 : idem 201, mais en heure de nuit ou jour férié (taux horaire doublé) - 203 : dans le cas de préparation en atelier et non sur chantier - 221 : resp. d affaires ou chef de chantier - 222 : étude d exécution - 68 : étude préalable à l exécution, pour le chiffrage par exemple - 24 et 26 : monteur électricien intérimaire Ces codes permettent d adapter le taux horaire en fonction de la prestation réalisée. FIGURE 11 - LISTE DES CODES AFFECTES A LA MAIN D'OEUVRE Une fois les articles insérés, l étape suivante amène à la «feuille 824» qui rassemble les prestations par code. D une part la fourniture et la main d œuvre avec toutes les nuances qui existent, mais aussi les frais supplémentaires comme ceux des véhicules. S ajoutent les frais généraux supportant les dépenses des services supports et des frais nécessaires à l activité de l entreprise. 3.2. PHASE REALISATION Cette phase débute dès la signature du marché jusqu à la réception des travaux. 3.2.1 ENCLENCHEMENT La première phase de préparation de chantier consiste en la réunion du responsable d affaires, du responsable du chiffrage, du responsable de l étude et du responsable de chantier. Cette réunion d enclenchement permet de dresser un état des lieux de l affaire à proprement dit : la description des travaux, les risques, les points critiques, les particularités du chantier, les délais. Elle permet d établir le plan de prévention des risques de nonqualité. La préparation et la planification du chantier se fait par le biais du dossier chantier qui est un point très important puisqu il s agit de l outil de travail du responsable chantier, mais également d un outil de communication entre le responsable d affaires, le responsable de l étude et le responsable de chantier. Le responsable d affaires détermine lors de la phase préparation de chantier, les étapes clés du chantier qu il peut formaliser sous la forme d un planning, les ressources matérielles dont il va avoir besoin, les ressources humaines, les achats. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 21

3.2.2 ETUDES D EXECUTION Lors de l appel d offres, seul un plan d implantation est fourni dans le DCE et aucun schéma ou feuille de calculs n est nécessaire lors de la réponse à l appel d offres. Une fois le marché attribué, le bureau d études réalise les plans d implantation, les schémas d armoires, les synoptiques des installations de courant faible et les notes de calcul nécessaires et conformément aux normes en vigueur. La modification d un plan entraîne systématiquement un changement d indice. Cette phase est pilotée par le responsable d affaires qui a le rôle de vérifier et donner son approbation avant la diffusion à la maitrise d œuvre pour validation puis au personnel de chantier. Les plans de récolement sont réalisés conformément à l exécution. Les plans nécessitent l approbation du client. 3.2.3 APPROVISIONNEMENTS Les consultations réalisées pendant l étude de prix auront permis d estimer au plus proche les valeurs des fournitures. Il arrive qu une variante soit proposée au moment du chiffrage, ce qui a pour but d avoir un matériel équivalent techniquement pour une dépense moins importante. Si au moment de la signature du marché, la maitrise d œuvre n a relevé aucune remarque, ce sera le nouveau produit référence. Seulement, avant la pose d une quelconque fourniture, il est important de la faire valider par l architecte et le bureau d études techniques dans le but d avoir une preuve écrite faisant foi. C est l objectif des fiches produits qui sont transmises à la MOE. Elles permettent de recenser les informations telles que la quantité, l implantation, les références du constructeur et sont accompagnées de la fiche technique de ce même produit détaillant l ensemble de ses caractéristiques. Une fois leur validation effective, la commande auprès du fournisseur peut être lancée puis la pose réalisée. 3.2.4 TRAVAUX Durant la phase des travaux, une réunion de coordination de chantier est tenue hebdomadairement sur le site. Menée par la maitrise d œuvre, elle est précédée ou suivie d une visite du chantier pour témoigner de l état d avancement et contrôler les zones sensibles ou de litige. Le responsable d affaires se base essentiellement sur le CCTP puisque c est à partir de cela que le chiffrage a pu être réalisé. Toute prestation non comprise dans le CCTP fait l ordre d un Travail Supplémentaire (TS) qui est présenté sous la forme d un devis. Comme énoncé précédemment, la plus grande inconnue au moment du chiffrage, et c est toujours le cas lors de la réalisation du projet, concerne les heures de main d œuvre. En effet, le moindre événement sur le chantier peut retarder ou perturber l avancement des monteurs. D origine propre à l entreprise ou causé par les autres corps d état, le responsable d affaires doit être vigilant au temps consacré pour les différentes prestations. L un des moyens mis en place pour éviter tout dérapage lors de la réalisation d une affaire est l organisation d une réunion mensuelle appelée «étude de compte» permettant de faire le point sur l avancement des affaires. Son principe repose sur la comparaison en temps réel des dépenses facturées, des dépenses non facturées et des dépenses à venir. Ainsi, en reprenant le déboursé établi lors de l appel d offres, cela permet d évaluer les postes où une provision est nécessaire. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 22

En fonction des risques détectés dans le plan de prévention des risques de non-qualité, le responsable d affaires établit un plan de contrôle dans lequel il liste l ensemble des contrôles nécessaires pour la remise d une installation conforme au client. Les contrôles sont enregistrés sur des fiches prévues à cet effet. La réception du chantier par le client fait l objet d un procès-verbal de réception sur lequel sont enregistrées les réserves émises. Une fois le chantier totalement réceptionné, la clôture de l affaire est réalisée en présence du responsable d affaires, du responsable de chantier, du chargé d étude et de l acheteur afin de faire le bilan et de tirer expérience de l affaire. 3.3 PHASE GARANTIE Après la mise en service et la réception d un bâtiment, le travail du responsable d affaires sur le projet n est pas terminé. En effet, pendant une année à compter de la date de réception, la garantie de parfait achèvement contraint l intervention des équipes de monteurs à la demande du client. Cela concerne les réserves émises par la maitrise d ouvrage dans le procès-verbal de réception, mais également les désordres signalés postérieurement à la réception tels que des malfaçons, des réalisations non conformes ou des travaux non effectués. Cependant, ce n est pas étendu aux travaux nécessaires à l entretien ou à l usure normale. 3.4 PHASE MAINTENANCE ET SERVICES D un tout autre genre, les contrats de maintenance sont généralement à l année et se classent en 3 types : Tout d abord l astreinte qui consiste à mettre à disponibilité du client un numéro de téléphone accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 alertant un électricien désigné pour intervenir dans les 2h. Ensuite, la maintenance préventive impose d intervenir un certain nombre de fois pour vérifier le bon fonctionnement de l installation et s assurer du bon état de marche des appareils de sécurité (détecteurs de fumée, éclairage de secours ). Enfin, la maintenance corrective consiste à la résolution de pannes sur des installations électriques par le remplacement ou la réparation du matériel faisant défaut. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 23

4. AFFAIRE SUIVIE : LA CONSTRUCTION D UN POLE AQUATIQUE Suite aux fermetures successives des trois piscines de l agglomération Mantaise (1996, 2002 et 2009), un vaste projet s est développé. D une part, la construction d un pôle nautique, dans le quartier du Val-Fourré, orienté vers les loisirs et la famille a mené à l ouverture d Aqualude en 2011. D autre part, la volonté de créer un nouveau cœur d agglomération, en lieu et place des friches ferroviaires et industrielles situées au sud de la gare de Mantes-la-Jolie, a mené à la construction d un second centre aquatique axé sur la pratique sportive et la santé. FIGURE 12 - AQUALUDE, LE POLE NAUTIQUE DE MANTES-LA-JOLIE 4.1 PRESENTATION DU PROJET Inscrit dans une démarche de développement durable et répondant aux normes Hautes Qualités Environnementales (HQE), l établissement implanté sur un site de 3 800 m² comprend une halle de bassins de 1 760 m² dont 755 m² de plans d eau (soit un bassin de 25 m de long avec 8 lignes d eau, un bassin d apprentissage et un parcours d éveil composé de jeux d eau pour les tout-petits) ainsi qu un espace forme (sauna, jacuzzi, hammam, salle fitness et cardio-training). Le budget global de 12,8 M HT se répartit entre plusieurs financeurs : la région Île-de-France (2,56 M ), le département des Yvelines (0,5 M ), la CAMY (8,64 M ) et le Centre national pour le développement du sport (1,1 M ). Du point de vue architectural, la toiture du pôle aquatique dispose d une charpente en bois lamellé-collé formant des «palmes» au dessus des bassins. Elle est complétée par des verrières à coussins gonflables autoportants. Ces membranes climatiques en PVC permettent de capter au maximum la lumière et les rayons solaires selon plusieurs orientations. FIGURE 13 - VUE D'ENSEMBLE DE L'ARCHITECTURE DU POLE AQUATIQUE L espace aquatique comprendra un étage sur RDC, et un sous-sol à usage de locaux techniques, le tout articulé comme suit : Au rez-de-chaussée : une zone accueil, une zone vestiaires et une zone douches/sanitaires, des vestiaires collectifs, un bassin sportif, un bassin d'apprentissage et un espace de jeux. Au 1er étage : Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 24

un centre de remise en forme, une zone administration avec salles de réunions et locaux techniques, des sanitaires. Au sous-sol (inaccessible au public) : Locaux techniques et galeries techniques 4.2 PRESENTATION DES PROTAGONISTES La maitrise d ouvrage est assurée par la CAMY (Communauté d'agglomération de Mantes-en- Yvelines), entité à l origine du projet. C est le donneur d ordre au profit duquel l ouvrage est réalisé. Il en est le commanditaire et celui qui en supporte le coût financier. La maitrise d œuvre, quant à elle, a été sélectionnée par le biais d un concours. Remporté par le cabinet d architecte MIMRAM, Il fait office d architecte et de maitre d œuvre. C'est-à-dire qu il est en charge de concevoir FIGURE 14 - REALISATIONS DE L'ARCHITECTE MIMRAM le projet et de conduire opérationnellement les travaux. Il joue le rôle d interface entre le client et les entreprises chargées d exécuter les travaux. D autres entités accompagnent la maitrise d œuvre : - L OPC (Ordonnancement, Pilotage et Coordination) qui est représenté par Ouest-Coordination. Son rôle est de définir l organisation de l opération et de coordonner les différentes interventions afin de garantir les délais d exécution et la parfaite organisation du chantier. - Les BET (Bureau d Etudes Techniques) assistent la maitrise d œuvre dans les domaines relevant de leurs compétences. Sur cette affaire, on distingue le BET fluide (électricité, climatisation, ), le BET structure et le BET acoustique. - Le bureau de contrôle s assure du respect des règles de l art en matière de construction L appel d offres ouvert à permis de définir les entreprises attributaires les différents lots ci-après : Lot 1 «synthèse, terrassement, fondations profondes, gros œuvre, revêtement de sols et murs en résine, cloisons sèches et faux plafonds, nettoyage» - Entreprise GBC Lot 2 «charpente bois, couverture, étanchéité, façades légères, isolation par l extérieur, lattis bois» - Entreprise CMBP Lot 3 «menuiseries extérieures» - Entreprise ATS Lot 4 «menuiserie intérieure, signalétique» - Entreprise Millet Lot 5 «métallerie, serrurerie» - Entreprise SDP Lot 6 «peinture» - Entreprise Morin Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 25

Lot 7 «équipement de bassins et de vestiaires» - Entreprise Navic Lot 8 «ascenseurs» - Entreprise Euro Ascenseurs Lot 9 «traitement d eau, plomberie sanitaire, animations aquatiques» - Entreprise Imatec Lot 10 «chauffage, ventilation, traitement d air» - Entreprise Eiffage Energie Thermie Lot 11 «électricité» - Entreprise Eiffage Energie Lot 12 «aménagements extérieurs» 4.3 PRESENTATION DES PRESTATIONS D EIFFAGE ENERGIE Le marché remporté par Eiffage Energie comprend l ensemble de l installation électrique nécessaire au bon fonctionnement de l établissement. Ceci peut se décomposer en deux catégories, les courants forts et les courants faibles. Les courants forts comprennent : Les courants faibles englobent : Poste de transformation de 630 kva Téléphonie TGBT Sonorisation Armoires divisionnaires Alarme incendie Tableaux d allumage Alarme anti-intrusion Batterie de condensateurs Distribution de l heure Eclairage Câblage informatique Eclairage subaquatique Chronomètre Eclairage de sécurité Système de vidéo animation Appareillage des locaux Vidéosurveillance Alimentations diverses Contrôle d accès Des prestations nombreuses et variées qui demandent chacune une attention particulière. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 26

4.4 SUIVI DE CHANTIER Une fois par semaine, les acteurs principaux du chantier se rencontrent lors d une réunion dirigée par la maitrise d œuvre. L objectif est de contrôler l avancement de la construction et de recenser les points qui la ralentissent. 4.4.1 ORIGINE DE L INSTALLATION Le local où se trouve le transformateur est la première zone du bâtiment à être finalisée puisqu il est nécessaire de mettre le transformateur sous tension de manière à réaliser la mise en service et les essais pour l ensemble des équipements de forte puissance présent dans les locaux de la piscine. Le poste de livraison raccorde le réseau public haute tension (20 kv) aux équipements privés basse tension (400V). Il est composé de deux cellules arrivée et d une cellule départ protection transfo, d un transformateur 20 kv / 400 V, d une armoire de protection et comptage basse tension, des liaisons électriques entre ces différents appareils et d une prise de terre. FIGURE 15 - VUE EN COUPE DU POSTE DE LIVRAISON L alimentation HTA est réalisée par une boucle EDF passant par les cellules d arrivée où se trouve dans chacune un interrupteur. Ensuite, la cellule de départ assure la protection du transformateur grâce à des interrupteurs et des fusibles. Le transformateur de distribution triphasé 20 kv / 400 V, 50 Hz, 630 kva, type cabine, immergé dans de l huile minérale permet la conversion HTA / BT. La cellule C13100 est le tableau situé en tête des installations basse tension, qui permet d assurer la protection par disjoncteur avec coupure visible au secondaire du transfo. Il est accompagné du dispositif de comptage pour le fournisseur d énergie. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 27

On distingue trois tarifications basées sur le niveau de puissance souscrite par l utilisateur. Elles sont identifiables selon trois couleurs (bleu, jaune et vert). Ainsi, le tarif bleu est réservé aux utilisations domestiques (de 3 kva à 36 kva), le tarif jaune permet d atteindre une puissance jusqu à 250 kva. Enfin, le tarif vert s applique aux utilisateurs d un transformateur privé HTA ou HTB, possédant un compteur dont la puissance souscrite est supérieure à 250 kva, ce qui est le cas ici. La procédure de raccordement et de mise en service du poste de livraison rassemble plusieurs entités. Tout d abord l arrivée des câbles HTA nécessite l implication de l entreprise en charge de l aménagement extérieur de la piscine puisque ces câbles doivent être protégés de toute détérioration mécanique qui pourrait arriver au cours du passage d engins de chantier. Ensuite l EPAMSA (Etablissement Public d Aménagement du Mantois Seine Aval) réalise les travaux de voirie permettant l accès jusqu à la zone privative. Enfin, ERDF exécute les travaux de raccordement de l installation. La mise en service nécessite de fournir une attestation de conformité de l installation qui est délivrée par le CONSUEL (COmité National pour la Sécurité des Usagers de l ELectricité). Il est donc important d équiper le local conformément aux réglementations en vigueur sans quoi la procédure peut être décalée et retarder le projet. Il a donc été imposé la construction d un muret en parpaing, du fait que le local ne dispose pas de fosse, pour la protection des câbles HTA. De plus, une série d équipements (extincteur, panonceaux, tapis isolant, gants isolants, perche de sauvetage, perche de manœuvre, vérificateur d absence de tension, lampe de secours portable) doivent être installés pour mettre en conformité le poste de transformation. 4.4.2 DISTRIBUTION DU COURANT FORT Une fois l électricité délivrée, celle-ci poursuit son cheminement jusqu au Tableau Général Basse Tension (TGBT) à partir duquel la distribution du courant fort se répartit jusqu aux tableaux divisionnaires en différents points de l établissement. Les chemins de câbles installés permettent le transport des multiples alimentations. Ils ont reçu un traitement spécial, appelé galvanisation à chaud, qui est une technique utilisée pour renforcer une pièce d acier à l aide de zinc. Ce procédé donne notamment, au revêtement protecteur, une imperméabilité qui est nécessaire dans des conditions d atmosphère agressive due à l ambiance chlorée du milieu. Ces chemins de câbles sont séparés d au moins 30 cm avec ceux distribuant les courants faibles pour éviter les interférences électromagnétiques. De largeur variable en fonction de l importance des réseaux qu ils doivent contenir, afin de faciliter la mise en œuvre et la maintenance, il est nécessaire de laisser le passage d une main, soit 10 cm d un côté et au-dessus du chemin de câbles. FIGURE 16 - CHEMINS DE CABLES COURANTS FORTS ET FAIBLES La répartition du courant fort se fait ensuite par le biais de boites de dérivations. Le principe est de dispatcher l électricité à partir de l alimentation principale grâce à des bornes Wago. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 28

FIGURE 17 - SCHEMA DE PRINCIPE DU RACCORDEMENT D'UNE BOITE DE DERIVATION Le cheminement des câbles se poursuit par son passage soit dans un tube IRO, soit dans une gaine ICTA avant de déboucher sur l appareil à alimenter. Le tube IRO est utilisé pour assurer une protection mécanique des câbles, principalement dans les locaux techniques, puisqu ils sont fixés en apparent sur les voiles bétons. A l inverse, les gaines ICTA, sont encastrées dans ces voiles de manière à permettre plus tard le passage du câble. Dans le cas de la piscine, bien que la partie incorporation soit achevée, il a fallu réaliser des saignées dans les murs de carreau brique, montés ultérieurement, pour cloisonner les locaux. FIGURE 18 TUBES IRO DANS LES LOCAUX TECHNIQUES FIGURE 20 - REALISATION D'UNE SAIGNEE DANS DU CARREAU BRIQUE POUR L ALIMENTATION D UNE PRISE FIGURE 19 BOITES DE DERIVATION SUR LES CHEMINS DE CABLES CFO Dans un bâtiment en général, mais d autant plus pour une piscine où se pratiquent des traitements d air et d eau, plusieurs réseaux cohabitent au sein des mêmes gaines techniques et faux-plafonds. Il est donc important de bien coordonner les différents corps d états (climatisation, plomberie, électricité, ) pour que chacun puisse réserver l emplacement de son réseau. C est l objectif du plan de synthèse des réseaux et des réunions de synthèse qui ont permis son élaboration. Malgré cela, des situations de mésentente peuvent survenir, et dans ce cas, le litige est résolu grâce à ce plan qui fait foi. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 29

FIGURE 21 - SITUATION DE LITIGE D'EMPLACEMENT DES RESEAUX RESOLUE Le choix d implantation des boites de dérivation doit parfois être planifié à l avance. C est le cas pour la zone administrative où un faux plafond non démontable sera posé. Il a donc fallu s accorder avec le lot climatisation pour décider de l emplacement des trappes d accès. Le choix s est porté aux endroits où la concentration de boites de dérivations sera la plus élevée pour faciliter à l avenir des opérations de maintenance. 4.4.3 ECLAIRAGE DE SECURITE L éclairage de sécurité et l éclairage de secours sont des notions de prévention incendie qui s'appliquent dans tout type de bâtiment à partir du moment où des personnes sont susceptibles de devoir les évacuer. Il faut en effet, pour se diriger en confiance vers les issues de secours, devoir disposer d'un éclairage minimum en cas de disparition de l'éclairage normal. Dans certains cas, il est nécessaire de pouvoir également continuer certaines activités même si le circuit d'éclairage normal fait défaut. L éclairage de sécurité peut être assuré soit à partir d une source centralisée alimentant des luminaires, soit à partir de blocs autonomes. On distingue l éclairage d évacuation et l éclairage d ambiance. Le premier balise le chemin pour atteindre une issue de secours tandis que le second éclaire suffisamment les locaux de grande taille pour éviter les situations de panique parmi les occupants. C est le cas de la zone de gradins placée à côté du bassin sportif. La réglementation impose 5 lumens par mètre carré et une distance, séparant deux blocs de secours, inférieure à quatre fois la hauteur de feu. FIGURE 22 - BLOC D'ÉVACUATION La disposition initiale du marché comprenait trois blocs d ambiance répartis sur la longueur des gradins. Seulement, il s avère que ce n est pas compatible, pour l architecte, avec les lattis bois qui recouvrent les palmes au plafond. Une alternative est trouvée par l utilisation d un bloc phare dont la puissance lumineuse équivaut à celle des trois blocs d ambiance traditionnels. Seulement, son insertion n est pas pour autant assurée dans les lattis bois. FIGURE 23 - BLOC D'AMBIANCE Il a donc fallu proposer des solutions d insertion de ce bloc phare, en collaboration avec l entreprise qui installe les lattis bois. FIGURE 24 - BLOC PHARE La solution finale demande une découpe des lattis bois pour laisser passer les phares Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 30

et permettre la visibilité du voyant prouvant le bon état de la batterie. L épaisseur de l appareil étant supérieur à celle des linteaux sur lesquels reposent ces lattis bois, il a été demandé au gros œuvre de réaliser des réservations de 2 cm dans le voile béton, ce qui n affaiblira pas la résistance du béton. FIGURE 25 - SCHEMA D'IMPLANTATION DU BLOC PHARE DANS LES LATTIS BOIS 4.4.4 CONTROLE D ACCES Au CCTP, cette prestation comprenait la fourniture et la mise en service des équipements de contrôle d accès et de la billetterie, nécessaire à la mise en exploitation du pôle aquatique. Permettant ainsi la gestion des entrées : Du public Des scolaires et des clubs Du personnel De l exploitation technique De l espace forme à l étage Le marché répondait à une solution proposée à partir d une technologie par cartes magnétiques. Cette technologie n ayant pas donné entière satisfaction dans l autre piscine de la communauté de communes, il a été demandé une autre technologie. Ainsi, une discussion s est lancée avec le fabricant désigné lors du marché pour proposer une solution technique répondant à ce nouveau cahier des charges. Cela a été l occasion d analyser les besoins du client avec le fabricant et de le transformer en solutions matérielles puis sous la forme d un devis. Le choix s est finalement porté sur la technologie RFID (radio identification). Or, une fois la construction lancée, il s est avéré que le futur gestionnaire de la piscine serait le même que celui de l autre piscine de la communauté de commune. Il est devenu alors logique d utiliser le même matériel pour ainsi ne pas avoir à recommencer une formation du personnel. Il a fallu s aligner techniquement avec le nouveau fabricant. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 31

Cependant, les prix entre les fournisseurs variant du simple au double, le système ne rentrait plus dans le budget initial. Il a donc fallu tenir une réunion pour décider des prestations à conserver ou à ôter. 4.4.5 GESTION DU COMPTE PRORATA Les dépenses communes de chantier sont celles qui, effectuées par un ou plusieurs des entrepreneurs concourant à la réalisation de l opération, sont réalisées dans l intérêt commun, lorsqu elles ne sont pas imputées à un lot particulier. Ces dépenses communes sont gérées par l intermédiaire d un compte prorata. Sont donc exclues du compte prorata les dépenses d intérêt commun correspondant à des travaux prévus dans les clauses techniques du marché et qui sont affectées à des lots particuliers. La gestion de ce compte est attribuée au lot gros œuvre qui en assure la tenue, le règlement des dépenses, l état de la comptabilité, les avances de fond si nécessaire et arrête le compte en fin de chantier. En contrepartie il est rémunéré à hauteur de 8% du budget final du compte prorata. Les lots électricité et chauffage forment le comité de contrôle de ce compte prorata dont la mission est la vérification des comptes et des paiements. Il est important de rester vigilant aux factures imputées pour ne pas dépasser le budget prévu qui dans le cas d Eiffage Energie, représente une part de 1,5% du marché. En effet, il est apparu que certaines prestations n avaient pas lieu d être. En se référant aux différentes pièces du marché (CCAP, CCTP, PGCSPS et convention du compte prorata), il a été possible de contester ces prestations qui, à force d échanges, ont été retirées par le gros œuvre. 4.4.6 ETUDES D ECLAIREMENT L éclairage de la halle des bassins a été confié au fabricant de luminaires Sill. De ce fait, la société prend en charge les études d éclairement liées. Au marché, il était prévu un certain nombre de luminaires implantés de part et d'autre des bassins. Deux configurations étaient envisagées, l une, classique, lors de l ouverture de l établissement au public, l autre, réservée aux événements sportifs intensifie le niveau d éclairement. Le CCTP préconise un niveau d éclairement atteint au niveau du sol de l ordre de 300 lux sur les plages et de 600 lux sur le bassin sportif en scénario compétition. FIGURE 26 - IMPLANTATION D ORIGINE DES PROJECTEURS 1000W DE LA HALLE DES BASSINS, COTE GRADINS Le plan ci-dessus montre l implantation originale des projecteurs. Ils sont placés aléatoirement, un ou deux par file, et de telle manière que le plafond se trouve à 50 cm au-dessus. Or, esthétiquement, le résultat n était pas convenable. Il a donc fallu faire réaliser de nouvelles études d éclairement en prenant en compte un luminaire par file et un alignement fixé sur la hauteur du projecteur le plus bas. L abaissement a cependant créé une ombre portée des gradins en porte-à-faux au-dessus du bassin sportif. C est la raison pour laquelle, il a été prescrit d augmenter la puissance des luminaires placés devant les gradins. Mario TOUSSAINT PROJET DE FIN D ETUDES 30 janvier - 15 juin 2012 Page 32