L A L E T T R E D E L oref Bulletin d information de l Observatoire Régional Emploi-Formation décembre 2013 n 33 Les métiers et formations dans le secteur de l assurance Le secteur des assurances relève d activités de gestion du risque basées sur la solidarité. Il permet de se prémunir contre les aléas qui peuvent peser sur son habitat, sa voiture, sa santé ou encore sur son épargne. En effet, c est la communauté des assurés qui prend en charge les coûts financiers des dommages subis par l un de ses membres. Depuis la dernière décennie, le secteur a connu une forte croissance et représente aujourd hui plus de 1 600 emplois salariés à La Réunion. Cependant, sur un territoire soumis à de forts risques naturels (éboulis, cyclones etc.) et dans un contexte économique difficile, comment évolue l activité du secteur? Le secteur des assurances est-il pourvoyeur d emplois? Les formations sont elles adaptées aux besoins actuels et à venir?
Un secteur encadré Quatre types de structures interviennent dans le secteur de l assurance. Les entreprises relevant du code des assurances Les entreprises régies par le code de la mutualité Les institutions régies par le code de la sécurité sociale Les organismes professionnels des sociétés d assurance 2 types d acteurs : les sociétés d assurance et les intermédiaires les sociétés d assurance distribuent directement leurs produits auprès de leur clientèle via leurs propres salariés. Les intermédiaires vendent les produits proposés par les sociétés d assurance auprès de leurs clients. Ces intermédiaires se distinguent entre autres par la nature de leur lien avec les compagnies avec lesquelles ils travaillent. Assureur Les intermédiaires peuvent être des : Agents généraux : peuvent engager l assureur avec qui ils sont liés, et gérer les contrats (besoin client, indemnisation sinistre, conseil client et suivi de contrats). Courtiers : représentent les clients, pour qui ils cherchent les meilleures offres. Ils ne gèrent pas les dossiers, l indemnisation relevant de la société d assurance. Des courtiers peuvent choisir de gérer les sinistres. Réseau des distribution Mandataires d assurances : ils agissent dans le cadre d un mandat délivré par une ou plusieurs entreprises d assurances avec ou sans lien d exclusivité contractuelle. Ils ne sont pas autorisés à gérer les contrats ou à régler les sinistres. Mandataires d intermédiaires d assurances : ils sont mandatés par des courtiers, des agents généraux, ou des mandataires d assurances. Client Distribution Mandataire d intermédiaire Conception produits Gestion des dossiers Agents généraux Courtiers Mandataire Assuré / Client Guichets de banques Gestion dossiers Schéma récapitulatif de l organisation de l activité de distribution de l assurance 2
Le secteur des assurances Un ralentissement de l activité mais un maintien de l emploi salarié Au niveau national : une concentration des sociétés La concentration des entreprises se poursuit, on recense en 2011, 434 sociétés, soit 97 de moins qu en 2000. A ces sociétés, il faut ajouter 12 000 agents généraux, 2700 courtiers et 4400 experts. Depuis 2008, la rentabilité des entreprises a été divisée par deux. Cela s explique par : une augmentation du nombre de sinistres liés à des crises climatiques : inondations, tempêtes, grêle une augmentation des coûts moyens de remboursement des sinistres : + 0,3 % en 1 an, un contexte économique morose, les états européens ont maintenu les efforts pour ne pas alourdir leur dette et le marché obligataire a connu d importantes baisses de rendement, la fiscalité sur les produits sur l assurancevie a fortement augmenté : + 40 % depuis 2008. En 2012 pour la première fois, la collecte de l assurance vie est négative. Malgré la crise, l emploi reste stable et représente plus de 227 000 emplois en France : 147 750 salariés dans les compagnies : + 3 % depuis 2004, 50 000 intermédiaires, 30 000 dans les banques. A La Réunion : une majorité de petites entreprises En 2011, les activités d assurance, comptent 285 entreprises, soit une baisse de 2,4 % par rapport à 2010. Parmi ces entreprises, 220 sont des agents généraux et courtiers (77 %), 57 sont des assureurs et 8 se concentrent sur l activité d évaluation des risques. Plus de 60 % des entreprises n ont pas de salariés. Répartition des entreprises du secteur de l assurance Sociétés d'assurance 20 % Courtiers et agents généraux 77 % Source : INSEE 2011 - Fichier détail Traitement CARIF OREF Evaluation des risques et dommages 3 % La crise de la dette et la situation économique mondiale affectent aussi l activité à La Réunion. La baisse du rendement des marchés obligataires et la concurrence d autres produits financiers (Livret A ) ont impacté négativement la collecte d assurance. Nb d'entreprises Répartition des entreprises de l assurance et activités connexes par tailles d entreprises en 2011 140 120 100 80 60 40 20 0 0 de 1 à 2 de 3 à 5 de 6 à 9 de 10 à 19 de 20 à 49 de 100 à 199 Tranche d'effectifs Courtiers et agents généraux Compagnie d assurance Source : INSEE 2011 - Fichier détail - Traitement CARIF OREF Evaluation des risques et dommages En 2011, on dénombre plus 1 632 salariés réunionnais, à cela s ajoutent 235 chefs d entreprises. L emploi salarié est porté à 60 % par les sociétés d assurance et 40 % par les courtiers et agents généraux. Le secteur a créé plus de 449 emplois salariés au cours de la dernière décennie. En moyenne, une quarantaine de nouveaux salariés sont recrutés chaque année, principalement par les agents généraux et les courtiers. En 11 ans, le nombre de salariés des agents généraux et courtiers a augmenté de 46 %, tandis que le nombre de salariés des assureurs a augmenté de 11 %. Evolution du nombre de salariés 2002-2007 Evolution du nombre de salariés sur les périodes 2002-2007 et 2007-2012 60 % 50 % 40 % 30 % 20 % 10 % Courtiers et agents généraux Compagnie d assurance Evaluation des risques 0 % -20 % 0 % 20 % 40 % 60 % 80 % 100 % 120 % -10 % Evolution du nombre de salariés 2007-2012 Pôle Emploi - 2000-2006 ; Acoss -2007-2012 Traitement CARIF OREF Le courtage est le deuxième secteur qui concentre le plus de salariés. Entre 2002 et 2007, les emplois ont augmenté de 43 % contre 10 % pour les sociétés d assurance. Entre 2007-2011, les emplois ont augmenté de 6 % contre 3 % pour les sociétés d assurance. La mutation économique entamée depuis les années 1993 semble terminée. Le ralentissement des emplois sur le secteur s explique par la diminution des besoins en professionnels sur les métiers de traitement et suivi des dossiers d assurance. Les sociétés d assurance ont effectué de gros efforts depuis 2002 pour changer leur fonctionnement avec la mise en place de plateformes délocalisées. Le nombre de recrutement a ainsi diminué suite aux développements de nouveaux outils informatiques qui ont automatisé certaines tâches de gestion et de suivi des dossiers. A noter la création d emploi au sein des sociétés d évaluation-risque depuis 2007, et qui augmente régulièrement : elle a été multipliée par 2 entre 2008 et 2012, mais ne représente que 2 % des emplois du secteur. 3
Le secteur des assurances 15 familles métiers pour le secteur 6 familles de métiers cœurs, 4 familles de métiers support, 5 familles de métiers de pilotage. ACTUARIAT ET CONCEPTION TECHNIQUE MARKETING Actuariat et études financières Actuariat et études techniques DISTRIBUTION ET DEVELOPPEMENT COMMERCIAL Vente itinérante Vente en bureau ou point de vente Vente des contrats sur plateforme (téléphonique ou internet) Vente et gestion des contrats en bureau ou point de vente Vente et gestion des contrats sur plateforme (téléphonique ou internet) Encadrement d un réseau de vente salarié Animation de réseau non salarié (prescripteurs, partenaires, intermédiaire) Support et appui aux réseaux CONTRÔLE TECHNIQUE ET PREVENTION Evaluation des risques, contrôle technique, prévention Expertise salariée Management des risques Contrôle interne Audit interne Conseil juridique et fiscal GESTION ET MAITRISE DES RISQUES INTERNES Accueil, standard Gestion administrative de données Secrétariat / assistanat SUPPORT ADMINSTRATIF SYSTEME D INFORMATION Architecture, urbanisme, sécurité et méthodes Conception, développement et intégration des SI Production, maintenance Assistance / support aux utilisateurs COMMUNICATION Communication interne, externe, relations publiques Conception et animation multimédia Documentation, traduction, interprétariat Marketing stratégique et études Marketing opérationnel GESTION DES CONTRATS OU PRESTATIONS Souscription des risques non standards Gestion des contrats sur plateforme d accueil (téléphonique ou Internet) Gestion des contrats hors plateforme Gestion polyvalente des contrats et des sinistres sur plateforme d accueil (téléphonique ou Internet) Gestion polyvalente des contrats et des sinistres hors plateforme Gestion et indemnisation des sinistres standards et conventionnels Gestion et indemnisation des sinistres complexes ou contentieux Gestion des prestations maladie, retraite ou prévoyance Contrôle et surveillance du portefeuille GESTION DES ACTIFS ET DU PATRIMOINE IMMOBILIER Gestion financière et mobilière Investissement immobilier Gestion du patrimoine immobilier PILOTAGE ECONOMIQUE, COMPTABLE ET FINANCIER Comptabilité générale ou spécifique (assurance, réassurance, placements financiers) Encaissement et recouvrement de cotisations ou de créances Contrôle de gestion, pilotage budgétaire Achats de biens et prestations Etudes économiques, financières et statistiques GESTION DES CONTRATS OU PRESTATIONS Entretien, maintenance et sécurité des bâtiments Approvisionnements, gestion des stocks et restauration Courrier, archivage, transport Reprographie, éditique ORGANISATION ET QUALITE Maîtrise d ouvrage, organisation, planification Pilotage de la qualité Administration des RH Développement opérationnel des RH Formation Pilotage et expertises RH Médico-social RESSOURCES HUMAINES PILOTAGE ET GOUVERNANCE D ENTREPRISE Direction générale ou de centre de profit Secrétariat général, conseil de direction Etudes stratégiques et prospectives Source : Observatoire de l évolution des métiers de l assurance - 2012 4
Le secteur des assurances Des emplois locaux plus jeunes et plus tournés vers l opérationnel A La Réunion, le taux de cadre exerçant dans le métier de l assurance est moins important que pour le reste de la France. Cela s explique par : une activité essentiellement opérationnelle, nécessitant des profils commerciaux et de gestion de dossiers ; la localisation en métropole d activités supports (ressources humaines, marketing, conception produits ) L effectif salarié est légèrement plus jeune qu en métropole : durant les années 2000, l effet de la LOOM 1 a incité au départ à la retraite des salariés de plus de 55 ans. Le turn-over des salariés est faible dans les compagnies d assurance. Les entreprises sont anciennes, stables et solides financièrement. La convention collective nationale et les accords d entreprises procurent des avantages pour les salariés qui sont moins tentés par une mobilité professionnelle. Le métier de conseiller clientèle assurance deux fois plus recherché En 2011, on dénombre plus de 173 offres d emplois correspondant aux métiers de l assurance. Les conseillers clientèles en assurance sont les plus recherchés avec 160 offres d emploi. Sur un an, l offre d emploi sur ce métier a été multipliée par 2. Le taux de tension est d ailleurs peu élevé : 1, 4 demandeurs d emplois pour une 1 offre. Le deuxième métier le plus recherché, est celui de gestionnaire en assurance et ne correspond qu à 13 offres d emploi enregistrées. Le taux de tension est assez élevé avec plus de 2 demandes d emploi pour une offre. Métiers de l assurance Offre Demande Demande / offre Conseil clientèle en assurances 160 223 1,4 Rédaction et gestion en assurances 13 32 2,5 Source : DIECCTE Nostra (Données Pôle Emploi) Décembre 2011 Traitement CARIF-OREF REUNION, Données brutes au 31/12 Majoritairement des commerciaux ou des gestionnaires de dossiers Les métiers qui relèvent du commercial et de la gestion des contrats concentrent à eux seuls 60 % des emplois du secteur au niveau national. Ils constituent avec les métiers de la conception et de l adaptation des produits, le cœur de métier de l assurance. La plupart des grandes sociétés locales dépendent de groupes nationaux ou internationaux. De ce fait, les métiers de la conception des produits d assurance ne sont pas très présents à La Réunion. La dernière offre d emploi enregistrée à Pôle Emploi concernant les études actuarielles en assurances remonte à 2003. Un niveau de formation élevé Les conseillers clientèle en assurances représentent 90 % des recrutements. Le niveau Bac + 2 (BTS) est le minimum requis, l idéal étant la Licence professionnelle Banque-Assurance (BAC+ 3). Difficultés de recrutement sur les postes de commerciaux mobiles La véritable problématique en matière de besoins en compétences pour les compagnies d assurance porte sur la recherche de commerciaux non sédentaires et présents de manière plus importante sur le terrain. Un accompagnement est assuré pour faciliter la prise de poste. L objectif est de faire découvrir aux jeunes le métier sur le terrain. Le jeune est alors accompagné pendant une année par un sénior. Difficultés de recrutement sur des postes de management Les difficultés s expriment sur des métiers où les compétences sont à la fois pointues techniquement et liées au management/encadrement d équipe mais le volume de recrutements est très faible : Managers commerciaux : Animateur de réseau commercial/responsable commercial, Managers back office : Responsable de pôle ou chargé d indemnisation. Ces difficultés de recrutement sont en général palliées localement par des évolutions internes. Des besoins de compétences importantes sur quelques postes A court / moyen terme, les recrutements devraient principalement être liés : au remplacement des départs à la retraite, soit environ près de 150 pour les 10 prochaines années (une centaine chez les assureurs, une cinquantaine chez leurs intermédiaires), au remplacement lié au turn-over (de l ordre de 7 % à 10 %), soit 110 à 160 par an, dont 90 % concerne les profils commerciaux. à des besoins en compétences spécifiques mais limités en nombre : actuaire, analyste de risque, contrôleur de gestion. On estime donc entre 120 et 130, les besoins en recrutements annuels à venir dans le secteur de l assurance à La Réunion sur des postes commerciaux essentiellement. 1 LOOM : Loi d Orientation pour L outre-mer 5
Présentation de l offre de formation locale initiale et continue 2013 Voie de formation Libellé Diplôme Niveau Lieu Commune Places offertes ou inscrits Initiale Continue Master Pro droit, économie, gestion mention économie spécialité ingénierie économique et financière I Université de La Réunion Saint Denis 16 BTS Assurance III Lycée le Verger Saint Denis 24 MC services financiers IV Lycée Professionnel Saint Paul 14 Licence Pro assurance, banque, finance spécialité conseiller clientèle particuliers Licence Pro assurance, banque, finance spécialité conseiller clientèle particuliers BTS Assurance Licence Pro assurance, banque, finance spécialité conseiller clientèle particuliers II IUT Saint Pierre 30 II III Pôle Technologie universitaire Lycée GRETA NEOTECH III Saint Denis 30 Saint Pierre ND II IUT Saint Pierre 30 Conseiller clientèle en assurance III AGEPAC Formation Sainte Clotilde 15 Conseiller clientèle en assurance III C2K PRO Saint Pierre 15 Source : Base de données Formanoo.org 2012 Une offre de formation qui répond aux besoins des professionnels Les compagnies d assurance utilisent régulièrement l alternance, et privilégient l embauche des élèves qui se sont spécialisés dès leurs études dans le secteur. Les compagnies d assurance sont d ailleurs impliquées dans le contenu des formations proposées. Pour les métiers plus techniques spécifiques au secteur, les diplômés de la Licence Professionnelle Banque-Assurance ou du BTS Assurance sont les plus recherchés. Pour les métiers de la vente, les professionnels peuvent privilégier l embauche des BTS MUC (Management des Unités Marchandes) et/ou NRC (Négociation Relation Clients) plus orientés sur la relation commerciale client. Les diplômés de niveau Master sont également recherchés par les compagnies d assurance et les mutuelles sur des postes clés : analyse de nouveaux produits de commercialisation, poste de responsable commercial avec des capacités rédactionnelles importantes pour répondre aux appels d offres. mais partiellement aux besoins de commerciaux du secteur Les professionnels recherchent principalement des profils vente et relation clientèle alors que les diplômés en BTS assurance se tourneraient principalement vers les métiers administratifs. Les recrutements sont réalisés en priorité sur l expérience professionnelle notamment en tant que commercial. Ensuite, des formations spécifiques aux métiers de l assurance sont privilégiées avant la prise de poste. La formation interne importante dans les sociétés d assurance Les compagnies d assurances expliquent avoir souvent recours aux formations internes. Les assureurs qui possèdent leurs propres centres de formations internes et localisés en métropole en profitent pour former les salariés et les nouveaux entrants sur les spécialisations et/ou des remises à niveau produits (des stages en agence à Paris et/ ou des stages de formation au siège pour avoir la vision générale et les caractéristiques des produits dans leur globalité). Des pistes d amélioration de la formation pour les courtiers Le souhait des professionnels du courtage est de se rapprocher de l offre de formation existante afin d améliorer la visibilité des métiers de courtage. Au niveau national, la Branche Courtage a ouvert des Certificats de Qualification Professionnelle suivants : chargé de clientèle (BAC+2), gestionnaire d assurance de personne (BAC), gestionnaire production IARD (Incendie, Accidents et Risques Divers) (BAC), gestionnaire de sinistre (BAC). Les professionnels pourraient également mobiliser les dispositifs de «Préparation opérationnelle à l emploi» et d «Action de formation préalable au recrutement» avant d intégrer de manière durable un nouvel employé. Ces dispositifs permettent de tester les capacités des candidats dans leur environnement de travail. 6
Le secteur des assurances Tendances et facteurs de développement du secteur Le CARIF OREF s est appuyé sur les professionnels pour identifier les principales tendances et facteurs de développement du secteur. Facteurs Ce qui se passe Impact sur le secteur La loi Solvabilité II Projet de La Directive européenne sur l intermédiation 2 L Accord National Interprofessionnel 2013 Evolution du marché des professionnels L impact des NTIC sur les activités Des nouveaux marchés à exploiter Favorise la transparence dans les processus des assurances, Oblige le secteur à identifier toutes les sources du risque, (financiers/opérationnels) pour les maîtriser au maximum : lutte contre le blanchiment, Souhait de renforcer la protection des clients, Obligation d informer les clients sur le statut professionnel des intermédiaires et de sa rémunération. Généralise la complémentaire santé au sein de l entreprise, Les PME spécialisées dans l assurance santé sont en danger. Le marché des professionnels constituerait le marché avec le plus de perspectives de développement sur le secteur. L impact des NTIC est importante aussi bien sur la vente en ligne, la gestion des dossiers, la gestion des sinistres. Recherche de nouvelles niches non exploitées, Nouvelles stratégies commerciales. un regroupement d activités et/ou d entreprises, entre 2011 et 2013, les PME pourraient ne pas survivre et devoir se rapprocher de partenaires plus importants. L obligation d immatriculation pour tous les intermédiaires, La création d une obligation légale de conseil au consommateur. Baisse du marché des particuliers sur la santé, Les PME spécialisées dans l assurance santé des particuliers sont en danger. De nouvelles stratégies commerciales sont à adopter, Recherche des «niches» non encore exploitées. Vente en ligne Le développement du commerce électronique est en train de modifier la situation des acteurs de la distribution de l assurance et certains métiers. Gestion des dossiers La gestion électronique et la dématérialisation des documents facilitent l activité. Toutefois, cet outil primordial augmente la partie de tâches administratives des vendeurs. Gestion des sinistres La gestion des sinistres de plus en plus automatisée pourrait avoir pour conséquence une gestion plus industrialisée des dossiers via des plateformes téléphoniques ou de gestion. De nouveaux produits pourraient se développer, en réponse à la hausse des coûts générés par l allongement de l espérance de vie (soins, assistance, maisons médicalisées ) : - des produits d épargne retraite caractérisés par une épargne longue, - des produits de prestations dépendance Synthèse des besoins en emplois et en compétences par type de métiers Type de métiers Besoins des professionnels Besoins à La Réunion Les métiers de cadres Les métiers de conception de produits ou d actuariat Les métiers de commerciaux Besoins d experts pointus, autonomes et capables de travailler en transversalité (compréhension du fonctionnement de l entreprise), capacité juridique et commerciale afin de répondre à des appels d offre, Besoins en Bac + 5 et personnalités et expériences adaptées. Besoins en expertise technique et une vision d ensemble du champ de l assurance et de ses services, Besoins en capacité d analyse de nouveaux marchés potentiels adaptés à la situation locale, Besoins de Bac +5. Faire évoluer les pratiques d une position sédentaire (attente du client) à une présence plus importante sur le terrain, Offrir un panel de services plus complets et compétitifs (service après-vente efficace et réactif ), Des commerciaux capables de répondre aux besoins des professionnels, Besoins en Bac+2/3. Très faibles Essentiellement sur des postes clés lors de promotion interne Très faibles voir quasi nuls Importants Besoins en France métropolitaine Importants S explique par de nombreux départs à la retraite Très importants Importants Les métiers de gestion des dossiers, indemnisation, etc. Front office : interlocuteur des clients, besoins en compétences relationnelles et moins techniques et capacité à rebondir sur les besoins des clients => Bac +2 relation client, Back office : métiers qui tendent à disparaître avec l arrivée des outils NTIC. Des besoins spécifiques pourraient se présenter sur des profils juridiques et administratifs. Besoin diminuant et qui doit s adapter vers plus de relation clientèle Besoin diminuant et qui doit s adapter vers plus de relation clientèle 7
Point de vue de l Oref Le secteur de l assurance à La Réunion paraît solide dans un contexte de mutations réglementaires, économiques et technologiques importantes. Face aux différentes crises financières, et malgré une baisse de la rentabilité, le secteur affiche une bonne résistance de ses emplois salariés. A La Réunion, les recrutements se réalisent essentiellement sur les métiers de commercial et de gestion de dossier. Les formations locales spécifiques assurances semblent répondre aux besoins des professionnels et peuvent être complétées par la formation continue et interne des salariés. A moyen terme, il semble que les prochaines formations devront intervenir en complémentarité avec l offre existante. Elles devront répondre aux besoins des professionnels sur l évolution du contexte économique, l utilisation des nouvelles technologies et les enjeux liés aux nouvelles réglementations. L offre de formation à destination des métiers du courtage à La Réunion pourrait être complétée par les CQP de la branche (chargé de clientèle, gestionnaire assurances de personnes, gestionnaire de production Incendie, Accidents et Risques Divers, gestionnaire de sinistre). Directeur de publication Jean-René HOAREAU Sous la collaboration de Guillaume BRIONNE Rédaction Vincent CATAPOULE Suivi de publication Gilda TINJUS Adresse physique 190, rue des Deux Canons Imm. Futura, RDC 97495 Sainte-Clotilde Cedex Tél. : 02 62 28 30 47 Fax : 02 62 28 04 44 Courriel : contact@cariforef-reunion.net Site Web : www.cariforef-reunion.net Portail grand public : www.savoircle.re