PRESENTATION DE L ASSOCIATION LETTRES ET IMAGES (ALI)



Documents pareils
GRAVER LA PAIX Projet de création artistique collective dans le cadre des Rencontres de Genève Histoire et Cité Construire la Paix (

Plan d action de développement durable Le développement durable, une question de culture

Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets

APPEL A LA RECONNAISSANCE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL EN BRETAGNE

Agence du patrimoine immatériel de l État

Investissez dans la 1 ère SCPI qui conjugue immobilier d entreprise et développement durable

Master professionnel Urbanisme : stratégie, projets, maîtrise d ouvrage (USPMO)

Philosophie. Parcours d études proposés à l Institut Catholique de Paris Métiers associés

Etude sur les Maisons des Services Publics en Europe (hors la France)

Commentaires de. l Association québécoise pour le patrimoine industriel (Aqpi) sur le document. Un regard neuf sur le patrimoine culturel

Le contrat d apprentissage

DEMANDE DE SOUTIEN - RAVIV. Fonds de Soutien à l Initiative et à la Recherche

LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE ET LES FESTIVALS D ARTS

SCIENCES DE L ÉDUCATION

Fonds photographique de l'inventaire du patrimoine en Alsace : page 2 Inventaires topographiques en Alsace : page 4

LA FEUILLE DE CHÊNE. Depuis 150 ans, la Banque Piguet est toujours jeune, comme la feuille de chêne qui la symbolise. Le chêne représente

Statuts. de la Chambre de commerce, d industrie et des services de Genève

WAFASALAF. L innovation, la clé du leadership

Rhône Développement Initiative Au service de l entrepreneuriat 20 ans et de l économie de proximité.

1. L ENTREPRISE 2. CARACTERISTIQUES ET DEROULEMENT DE LA PRESTATION CHARTE QUALITE 2.1. DEMARCHE VOLONTAIRE 2.2. REALISATION DE L AUDIT

LES CHIFFRES CLÉS DE L ARTISANAT. Bilan des immatriculations / radiations d entreprises artisanales. Solde net entreprises 74%

AVENANT N 7 DU 26 FÉVRIER 2010

72% des Français prêts à payer plus cher un produit fabriqué en France. Mais pas à n importe quel prix!

Reprendre une entreprise. Nous allons faire un bout de chemin ensemble!

Comité stratégique de la démarche Alsace 2030 : des ambitions fortes, une vision partagée

«Donnons envie aux entreprises de faire de la Formation continue à l Université!» (Stand D07) La formation continue à l Université Fiche expérience

iil est désormais courant de trouver sur Internet un document

STATUTS DE L ASSOCIATION LE ROMAN DES ROMANDS, RENOUVELES EN ASSEMBLEE GENERALE LE 5 JUIN 2013.

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève décrète ce qui suit :

Master 2 professionnel Soin, éthique et santé Mention Philosophie

Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme Paris

Portrait d entreprise Logiciels de gestion PME. Pour que les idées mènent au succès.

MAINTENANCE AGENT DE MAINTENANCE

POLITIQUE D OCTROI DES DONS ET COMMANDITES

Reconnaître les besoins d apprentissage Check-list pour établir l état des lieux Planifier une formation Trouver l offre de formation adéquate

STATUTS VERSION Elle est constituée en date du 29 septembre La liste des membres fondateurs est annexée aux présents statuts.

Centre national de la danse Mesures en faveur de la formation, de l insertion, des conditions de vie et de la diversité des jeunes créateurs

L obligation de négocier sur la pénibilité dans les entreprises. Premiers éléments de bilan. Direction générale du travail

Étapes suivantes du plan d action du Manitoba

MANIFESTE POUR UN PORTAGE SALARIAL OUVERT AU PLUS GRAND NOMBRE : EMPLOIS À LA CLÉ! DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DU PORTAGE SALARIAL

COMMUNICATION SUR LE PROGRES GLOBAL COMPACT

Cahier des charges pour la création d un site internet dédié au Matrimoine

Contributions de la FEP au développement du sport : Enjeux et propositions

MECENAT SALON D ART CONTEMPORAIN. Paris New-York Miami Shanghaï. Business. Tokyo Casablanca Moscou Bruxelles. . org.

Concepteur réalisateur graphique

Cahier du participant. 3 e édition. Une présentation de la ville de Vaudreuil-Dorion

Imag Exclusive - Géraldine Vian.

Papier recyclé. Rapide. Préserver. Économique. Gestion des déchets PEFC. Rigoureux. Un monde durable. Plaques. Calage. Imprim Vert.

PRISES DE VUE MUSEALES

N abandonnons pas notre héritage commun.

PUBLICITÉ EN FAVEUR DES MÉTIERS : notre tâche commune

La meilleure main-d œuvre d Europe pour les métiers de la production en salles blanches (pharma, chimie, agro-alimentaire )

G U I D E D U T I L I S A T I O N LIFTING IDENTITÉ VISUELLE

Quand le manuscrit devient tablette : préservation et exploitation d un patrimoine culturel et universitaire à l ère numérique

Le Crédit-bail mobilier dans les procédures collectives

Licence professionnelle Commerce, spécialité E-commerce/e-marketing : gestionnaire de projet

1 Travailler dans le secteur social

La feuille de route du Gouvernement en matière d ouverture et de partage des données publiques

Contributions françaises à la problématique internationale de la protection sociale des travailleurs informels et de leurs familles.

par Andréas Schweizer, de l Association pour le Patrimoine Industriel (API) Conférence du 5 juin 2001, à l Ecole d Ingénieurs de Genève

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. La microfinance : un outil important de réinsertion sociale en Belgique depuis 10 ans

Construction modulaire et temporaire

Demande de logement. Chez: Numéro postal: Localité: à son compte Pourcentage de l activité: % Motif si inférieur à 100%

SYNTHÈSE HISTORIQUE VÉCU DE L'AAR PARTIE 2

Qu est-ce qu un programme de dons?

Conditions de prêt pour l exposition d objets archéologiques

L impression numérique

en quelques mots 1

Zugerberg Asset Management ZAM. Gestion de fortune exclusive principalement basée sur des titres individuels. ZAM Z.

Charte d utilisation du site bluefactory

Le fonds de dotation. Titre.

Dossier de presse. Semaine nationale de la création reprise d entreprises artisanales. Du 18 au 25 novembre 2011

WIPO/GRTKF/IC/7/3 ANNEXE I

Introduction à l enquête 2012 «Organisation fonctionnelle des équipes». ADBU

Les compensations écologiques sur la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique

MASTER ARTS APPLIQUÉS : COULEUR, IMAGE, DESIGN

Rapport : Sur mandat de Promotion Santé Suisse Avenue de la Gare 52, 1003 Lausanne

Avec mes fournisseurs, je préfère être bien accompagné et régler mes litiges à l amiable.

Associations Dossiers pratiques

À CHAQUE BESOIN LE BON OUTIL

L esprit assurément tranquille

La promotion de la pluralité linguistique dans l usage des nouvelles technologies de l information et de la communication

ÉPREUVE E5. ACTIVITÉS DE COMMUNICATION

Table des matieres LARCIER

«TRANSMÉA», UN FONDS UNIQUE DE CAPITAL INVESTISSEMENT DÉDIÉ AUX RES ORGANISÉS EN SCOP

Aide à l installation des Maisons de Santé Pluridisciplinaires en zones médicalement sous équipées

Residences APPEL A CANDIDATURE

La loi sur l économie sociale et solidaire. Les principales dispositions et quelques angles de vue

Université de Lorraine Licence AES LIVRET DE STAGE LICENCE

Titre : La Mutuelle Communautaire de Santé de Yaoundé : Un mécanisme solidaire de financement collectif d accès aux soins de santé de qualité.

Master professionnel Création, production, images

POUR UNE NOUVELLE POLITIQUE DE SOUTIEN A L INSERTION PAR L ACTIVITE L ECONOMIQUE. Rapport Cadre n CR du 06 Mai 2009

étudié pour les étudiants!

Mutualisation des compétences

Consignes et explications concernant la consolidation

Fonds de placement Le modèle adapté à chaque type d investisseur.

PORTANT AVENANT N 1 A LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DES ETAM DU BÂTIMENT DU 12 JUILLET 2006

ÊTRE ARTISAN. Pourquoi pas Moi?

Règlement intérieur de la Cité

La CITE DE L ARBRE PA R T E N A R I AT. La Cité de l Arbre. Entreprises & Fondations & Associations & Particuliers

Transcription:

PRESENTATION DE L ASSOCIATION LETTRES ET IMAGES (ALI) Association d intérêt public à but non lucratif, fondée en 1998 à l occasion des manifestations «150 ans de l Etat fédéral -150 ans de patrimoine industriel» Projet permanent de patrimoine industriel du Canton de Genève Genève, janvier 2000

1) BUTS ET MISSIONS DE L ASSOCIATION LETTRES ET IMAGES L a été fondée en 1998 à l occasion des manifestations des 150 ans de l Etat fédéral. Elle représente le projet permanent de Patrimoine Industriel du Canton de Genève. Elle souhaite conserver à Genève des pratiques, techniques et savoirfaire qui ont fait la réputation de Genève depuis 1478. Elle réunit des personnes qui oeuvrent activement pour ses buts. Elle est organisée en commissions techniques qui développent à l intérieur de leur groupe des secteurs d activités autour de compétences pointues et spécifiques. Ces groupes constitués sont représentés au sein d un comité élargi (peers reviewing). Le comité «peer reviewing» valide les orientations techniques du comité. L a pour vocation de promouvoir et de restaurer les techniques aujourd hui délaissées, en les mettant au service de la création et de l édition d Art. Elle est active au niveau genevois et régional et elle contribue au rayonnement international de la tradition genevoise de l imprimerie, à travers Internet en particulier. L dispose pour atteindre ses buts d une collection de machines et d accessoires permettant les pratiques de divers procédés d impression: techniques d impression en relief, telles que la typographie au plomb, la xylographie techniques photographiques historiques, argentiques et numériques techniques d impression à plat, telles que la lithographie, la phototypie et la zincographie techniques d impression en creux, taille-douce et autres procédés issus de la gravure (clicherie) techniques de mise en page typographique au plomb (mécanisée) publication assistée par ordinateur (P.A.O.) et mise en page web. Elle dispose d ateliers qui favorisent l usage de ces techniques à des fins de conservation des savoir-faire, de création et de recherche. L met à disposition son organisation et ses équipements pour des productions indépendantes. Les ateliers sont ouverts sur la ville. Elle s adresse à un large public afin de le sensibiliser à des techniques qui ont fait la réputation de Genève dans le domaine de l imprimerie. Page 1

2) LES ATELIERS DE L ASSOCIATION LETTRES ET IMAGES L met à disposition de l Association pour le Patrimoine Industriel son parc de machines pour le programme de réinsertion sociale et professionnelle adressé à des chômeurs de longues durée bénéficiant du R.M.C.A.S. (Hospice Général). Ses ateliers dispensent des cours à des groupes scolaires, des cours du soirs et particuliers. Elle dispose également d un laboratoire de conception de sites Internet dédiés à la typographie. Tous les secteurs de la chaîne des Arts graphiques oeuvrant dans le domaine particulier de l édition d art - de la conception à la production - sont concernés par l activité de l. Par ce biais et à travers son site Internet, elle favorise le rapprochement des derniers praticiens de l imprimerie d art encore actifs à Genève et à l échelle internationale, et institue les bases dynamiques d une mémoire des mémoires des arts graphiques. Lettres et Images a comme vocation de fédérer et de regrouper une mise en commun à l échelon international des savoir-faire des arts graphiques en voie de disparition. Par cette mise en commun des savoir-faire, elle se positionne comme la plateforme et le réceptacle des traditions au service de la création contemporaine. Elle participe ainsi directement au débat qui interroge les pratiques actuelles, les traditions, les formes, moyens d expression et le sens. Elle défend les qualités intinsèques de ces techniques, ainsi que leur permanences et leur stabilité en tant que supports. Elle préserve les techniques qui privilégient la trace originale de l artiste et les support stables dans le temps. Elle maintient vivants des savoir-faire qui, comme dans l horlogerie des années quatre-vingt, manqueront cruellement d ici quelques années. Elle transfère ces savoir-faire - mise en page, culture de la Lettre - vers les nouvelles technologies et leur apprentissage. Page 2

3) DES FILIERES PROFESSIONNELLES AU SERVICE DE LA CREATION ARTISTIQUE L a pour ambition de développer et conserver les filières professionnelles qui ont marqué historiquement les techniques d impression jusqu à ce jour. Soit: A) la typographie ou les techniques de composition du texte B) la photographie et la clicherie C) la gravure en creux D) la lithographie ou les techniques d impression à plat Elle souhaite inscrire ces techniques dans une perspective historique des savoir-faire et confronter ces techniques d impression à la pratique de l expression artistique. Elle entend ainsi favoriser l expression artistique, en redonnant du sens à ces techniques en voie de disparition. Elle transfère ces savoir-faire traditionnels vers les nouvelles technologies (Internet). Par la proximité artistique et technique, l désire inscrire ces techniques dans le monde contemporain. Résolument orientée vers une utilisation qui ne concurrence ni les imprimerie commerciale, ni les emplois de la branche, elle se situe sur un segment qui sans elle n existerait plus à Genève. Elle réunit les partenaires sociaux autour de son projet pour offrir à l ensemble des acteurs de la branche une plate-forme qui maintienne les pratiques et les savoir-faire de celle-ci. A travers cette plate-forme l souhaite sensibiliser le public à notre héritage et à son rayonnement. Page 3

4) ACTIVITES ET MOYENS Pour ce faire elle propose: des journée découverte pour des groupes scolaires (DIP: l Art et l Enfant) la mise à disposition de ses machines et équipements pour un programme de réinsertion sociale destiné aux bénéficiaires du R.M.C.A.S. (max. 35 personne sur le site) des ateliers ouverts à des productions artistiques indépendantes pour l ensemble des techniques envisageables sur le site (location modique de l atelier) un espace d exposition temporaire des cours particuliers une webfactory pour un apprentissage on-the-job des plus récentes techniques de mise en page web (dédié au programme de contre-prestation du R.M.C.A.S) des cours du soir ouverts à un large public, des ateliers «jeux en réseau et typographie dynamique» pour les jeunes jusqu à 16 ans. un site web «Conservatoire des Conservatoire» de la branche des arts graphiques Elle dispose: d une synergie avec l API dans son site (mis à disposition par le DAEL) d un parc de machines et d équipements uniques à Genève de compétences pointues pour les techniques traditionnelles de la lettre et de l image du soutien des partenaires sociaux de la branche (Association patronale et syndicat) d un environnement humain qui oeuvre à la permanence de sa démarche depuis de nombreuses années de règlements d utilisation et de location des ateliers clairs Page 4

5) PERSPECTIVES Elle souhaite renforcer: une collaboration entre le Canton et la Ville de Genève autour de son projet (transparence des missions, des coûts et des retours sur investissement) une collaboration intercantonale avec l Association du Club Internet d Ecublens, pour la mise en place d un télé-enseignement orienté nouvelles technologies (une synergie entre la Webacademie du club Internet d Ecublens et la Webfactory de l ) la mise en place d une base de données multilingues sur la typographie et les techniques d impression accessibles par Internet sa collaboration avec le DIP pour l ouverture à de plus nombreuses classes d écoles primaires (dix par année actuellement). la permanence d un enseignement de la gravure dans les écoles, et en particulier dans les écoles d Arts. la mise en place d ateliers Internet pour les retraités et les jeunes jusqu à 16 ans. Elle souhaite développer: un programme de perfectionnement et de mobilité professionnelle pour les partenaires de la branche (programme d occupation temporaire ou de mesures actives) des cours du soir ouverts au public pour l ensemble de ses ateliers des compétence orientées vers des services d impression pour des travaux d édition pour des tiers Elle cherche: à assurer la pérennité de ses missions et de ses savoir-faire à compléter ses thématiques par l acquisition et la mise en valeurs de machines et d équipements en voie de disparition des financements a) pour accueillir plus de groupes scolaires dans le cadre de l Art et l Enfant b) afin d assurer l engagement permanent de responsables d ateliers compétents pour ses ateliers d impression c) pour assurer des cours du soir ouverts au public d) pour l acquisition de matériel informatique et des logiciels pour sa Webfactory à offrir un retour sur investissement proportionné à sa mission d intérêt public, tant pour les partenaires sociaux, les collectivités et les particuliers Page 5

6) ORGANISATION 2000 A.G. COMITE BUREAU DU COMITE REPRESENTANTS DES GROUPES REPRESENTANT DES GROUPES «IMPRIMERIE» Lithographie Taille-douce Typographie etc... REPRESENTANT DES GROUPES «INTERNET» Réseau Télé-enseignement formation web etc... PEERS REVIEWING (comité élargis) GROUPES «IMPRIMERIE» Lithographie Taille-douce Typographie etc... CONTROLEURS AUX COMPTES GROUPES «INTERNET» Réseau Télé-enseignement formation web etc... CONSULTANT JURIDIQUE CORRESPONDANTS EN SUISSE ET L ETRANGER MEMBRES PASSIFS ET DE SOUTIEN Page 6

ANNEXES: INVENTAIRE DES RESSOURCES A) Un site de 1000 m2 au centre de la Ville de Genève B) Une expérience fondée de la vie associative C) Un équipement informatique (10 places de travail à partir du deuxième semestre de l annnée 2000) D) Une chaîne typographique complète comprenant: deux fondeuses Monotype une fondeuse Supra Monotype deux claviers Monotype trois Linotypes une Ludlow 16 tonnes de caractères en plomb avec rangs de casses deux presses à platine Heidelberg et Thomson trois presses à épreuves typographiques FAG deux presse à épreuve avec marbre réglable FAG une presse de type STANHOPE de 1870 une presse à poing une presse à plat FORTA une presse typographique de grand format (1906) JOHANISBERG un équipement complet de clicherie une collection de 40 000 clichés de la Tribune de Genève E) une presse lithographique mécanisée unique en Suisse (1911) F) un équipement photographique complet un labo photo pour développement un studio de prise de vue et de reproduction G) une petite presse de table taille-douce H) 35 personnes travaillant tous les jours sur le site àraison de 20 heures par semaine I) un poste d encadrement, financé par le DEEE, pour l encadrement par l API du programme social du RMCAS J) un comité constitué en commissions techniques, et des groupes qui se développent autour de compétences pointues K) un environnement de 30 membres actifs dans ses groupes. L) un réseau international de compétences à travers son site Internet Page 7

VISIONS POUR DES OUTILS DE PRODUCTION De par les proximités techniques et historique, il nous paraît judicieux de regrouper à Genève, en un seul lieu, les missions, les forces et les moyens orientés vers ces techniques d impression et de création. Une volonté claire et forte devrait permettre à ses outils de production de développer à moyen terme les conditions d un autofinancement partiel. En effet, rien ne permet d affirmer aujourd hui que ces techniques n ont plus de potentiel à faire valoir. Les cours du soirs, la location à prix modique des ateliers, les services d impression doivent être soutenus dans la perspective d une politique qui permettra à l outil de production de faire valoir sa capacité à supporter une partie des frais qu il génère. Par ailleurs, dans ce domaine comme dans d autres, on constate que plus on s écarte des traditions, plus on cherche à retrouver ses racines. Ce mouvement s inscrit dans le passage d un siècle à un autre et participe directement à une redefinition de la contemporanéité. La sauvegarde des machines et des savoir-faire traditionels liés au texte et à l image s impose d autant plus qu ils peuvent retrouver un sens nouveau à l ère d Internet. Page 8

DES QUALITES INTRINSEQUES DES CES TECHNIQUES Maintenir en vie les techniques d impression traditionnelles, cette gageure devrait reposer sur nombre d arguments. Nous pourrions fonder cet entêtement sur des préoccupations d ordre historique, technologique, culturel ou esthétique. Mais nos motivations ne sont pas empreintes de ce type de considérations, pas plus qu elles ne s inscrivent dans un processus de muséologie en cours; même si cette démarche devenait un jour notre lot... Nous ne nous sentons pas davantage investis d une mission de sauvegarde à tout prix de technologies obsolètes. Le déclassement des techniques d impression typographiques, lithographique ou en creux - astreignantes à bien des égards - par d autres plus modernes, n est pas sacrilège en soi. Et malgré le préjudice moral et social porté à toute une génération de typographes et d imprimeurs, ni le confort de l ouvrier au travail, ni la transmission syntaxique de la pensée humaine, n eurent à souffrir de cette éviction. Avec le recul que nous permet aujourd hui l histoire, force est de constater que le plus grand dommage se situe ailleurs : il est dans la perte de connaissances humaines précieuses dans l art de la mise en page, du toucher et de la permanence des supports. Une perte préoccupante au regard de l ensemble des règles communément admises dans le domaine de l écrit et de l imprimé, forgées au pilon de cinq siècles de pratique et dont l exercice a tant façonné notre regard. Nous conviendrons que ces règles sont en partie issues des contraintes mêmes de la composition au plomb et de ces techniques d impression, et qu avant de réussir à les transcender au début de ce siècle, les plus grands metteurs en page et créateurs de notre temps les avaient du moins maîtrisées... Ces compétences précieuses, en voie d extinction, peuvent encore inspirer et former d autres générations de créateurs. Sauvegarder autant que faire se peut les derniers talents de ces techniques, voilà la première de nos motivations. Il en est une deuxième, d ordre strictement esthétique. Parce que nous trouvons à ces imprimés une plus-value formelle spécifique, qui mérite elle aussi d être préservée. De nombreux créateurs sont à nouveau en quête de ses particularités, de cesfameux à- plats francs, de ces encres plus denses, plus profondes, du foulage subtil du papier, qui répond à la sollicitation de la machine en sacrifiant un peu de sa trame... C est à ces créateurs-là que nous réservons notre passion. La troisième motivation est d ordre artistique: ces techniques d impression en quantités limitées répondent au besoin d un marché de l art qui, malgré la multiplicité des supports et des moyens à disposition, ne s est pas affranchi de l original et de la pièce unique. En dépit de la fragilité de plus en plus grande des supports, qui témoigne du caractère toujours plus éphémère de la création contemporaine, il nous paraît aléatoire aujourd hui d affirmer que ces techniques ne sont plus susceptibles d intérêts. Page 9