Déparetement de criminologie Department of Criminology 25 Université / 25 University, Ottawa, ON K1N 6N5 Richard DUBÉ Courrier électronique : rdube@uottawa.ca Téléphone au bureau : 562-5800 poste 8861 Crm 3701 - Hiver 2012 - Section B Lundi : 8h30 à 10h Jeudi : 10h à 11h30 Pavillon Desmarais pièce 1110 Heures de disponibilité : 1 rue Stewart, pièce 130b / lundi de 14h30 à 16h30 Théories criminologiques II (CRM 3701) I. Sujet et objectifs du cours Le paradigme étiologique (ou comportemental), dans la criminologie d inspiration sociologique, a déjà fait l objet d un examen détaillé dans deux cours du bloc théorique du programme de baccalauréat en criminologie soit Histoire du savoir criminologique (CRM 1701) et Théories criminologiques I (CRM 2701). Ce dernier, tout particulièrement, entreprend l étude systématique des principaux concepts et théories qui ont façonné, au cours d un siècle, ce que l on a convenu d appeler la sociologie criminelle traditionnelle. Il apparaît donc essentiel, à ce stade de la formation de premier cycle en criminologie, de poursuivre l examen de l évolution de l approche sociologique de la question criminelle. C est ce que nous nous proposons de faire dans le cadre de ce cours. Nous allons ainsi concentrer nos efforts sur l analyse des propositions nouvelles qui ont vu le jour à partir des années soixante et qui ont, pour bon nombre, favorisé l émergence d un nouveau paradigme d investigation criminologique : celui du contrôle social ou de la définition sociale, comme l appellent certains auteurs.
II. Thèmes qui seront abordés Bloc A : La rupture des années soixante ou la mise en cause de la psycho-socio-criminogénèse (1) La critique de l ontogenèse du comportement criminel ou déviant. (2) La critique du rôle des institutions répressives. Bloc B : Le paradigme de la définition sociale en criminologie (1) L interactionnisme symbolique et l approche du labelling : origines, évolution et impasses. (2) L ethnométhodologie ou les fondements de l ordre dans la vie quotidienne. (3) La théorie (pluraliste) du conflit ou l ordre social (partiellement) en question. Bloc C : Les approches radicales en criminologie (1) La criminologie en action : les groupes militants des années soixante et soixante-dix. (2) Les approches marxistes et néo-marxistes (EUA et Europe). Bloc D : La criminologie post-soixante-dix ou le déclin des écoles (1) Les contributions de Michel Foucault aux débats criminologiques contemporains. (2) Criminologie actuelle et crise paradigmatique (réalismes de gauche et de droite, paradigme des inter-relations sociales). III. Méthode pédagogique Les thèmes mentionnés ci-haut seront traités dans : des exposés, en classe, livrés par le professeur; des textes choisis, et réunis dans un recueil que les étudiantes et étudiants pourront se procurer, dont la lecture est obligatoire. 2
IV. Mode d évaluation L évaluation de l apprentissage dans ce cours sera faite à l aide de trois (3) examens qui auront lieu aux dates et selon les conditions suivantes : Premier examen : questions à choix multiple + une question à court développement, portant sur l ensemble de la matière examinée jusqu au cours précédant l examen, fait en classe (30% de la note finale) Date : le 16 février 2012 Deuxième examen : questions à choix multiple + une question à court développement, portant sur l ensemble de la matière examinée depuis le 1 er examen jusqu au cours précédant le 2 e examen (non cumulatif), fait en classe (30 % de la note finale) Date : le 22 mars 2012 Examen final : questions à choix multiple + deux questions à court développement, portant sur l ensemble de la matière examinée au cours de la session (cumulatif), (40% de la note finale). Date et local à déterminer par la F.S.S. pendant la période officielle d examens (entre le 11 et 24 avril 2012). Nota bene : Un certain nombre de questions, dans chacun de ces examens, porteront sur la matière traitée EXCLUSIVEMENT dans les textes de lectures obligatoires du cours. V. Calendrier et dates importantes Début des cours : 9 janvier 2012 Période d études : du 19 au 25 février 2012 Fin des cours : 10 avril 2012 Période d examens finaux : du 11 au 24 avril 2012 3
VI. Lectures obligatoires ACOSTA, F., PIRES, A.P. (1998). Constructivisme versus réalisme. Quelques réflexions sur les notions de crime, déviance et situations problématiques in Cartuyvels, Y. et al., éds, Politique, Police et Justice au Bord du Futur. Mélanges pour et avec Lode Van Outrive. Paris, Montréal: L Harmattan, pp. 21-44. ACOSTA, F. (1977). «La formation et l évolution du Groupe Européen pour l étude de la déviance et du contrôle social», dans BERTRAND, M.A. et al., Les différentes orientations de la nouvelle criminologie. Rapport de recherche présenté au ministère du Solliciteur Général du Canada, pp.26-51. ACOSTA, F. (1987). «De l événement à l infraction : le processus de mise en forme pénale». Déviance et Société, XI, (1), pp.1-40. BECKER, H.S. (1963/1985). Outsiders. Paris : A.-M. Métaillé (Chaps. I et III). BROCHIER, J.J. (1976). «Les jeux du pouvoir : entretien avec Michel Foucault» dans CHÂTELET, F. et al., Politiques de la philosophie. Paris : Bernard Grasset, pp.155-174. COULON, A. (1987). L ethnométhodologie. Paris : P.U.F., Collection «Que sais-je?» (Introduction et Chaps. I, II, III et IV). FOUCAULT, M. (1975). Surveiller et punir. Naissance de la prison. Paris : Gallimard (Chaps. I et II). GOFFMAN, E. (1968). Asiles. Paris : Les Éditions de Minuit (Chap.2). HARTJEN, C.A. (1974). Crime and Criminalization. New York : Praeger (Chaps. I et II). KAPPELER, V.E., BLUMBERG, M., POTTER, G.W. (2000). The Mythology of Crime and Criminal Justice. Prospect Heights : Waveland Press, Inc. (Chap. I). LEVY, R. (1985). «Scripta manent : la rédaction des procès-verbaux de police». Sociologie du travail, 2, pp.408-423. PFOHL, S.J. (1985). Images of Deviance & Social Control. A Sociological History. New York : McGraw-Hill (Chaps. 9 et 10). QUINNEY, R. (1970). The Social Reality of Crime. Boston : Little, Brown and Co. (Chap.I, extrait). SUDNOW, D. (1967). «Normal crimes : sociological features of the penal code in a public defender office». Social Problems, 12, (3), pp. 255-276. 4
TAYLOR, I., WALTON, P. YOUNG, J. (1973). The New Criminology. London : Routledge & Kegan Paul (Chap. 9). WACQUANT, L. (1999). Les prisons de la misère. Paris : Éditions Raisons d Agir (Chap. I). WATZLAWICK, P. (1988). «Les prédictions qui se vérifient d elles-mêmes», dans WATZLAWICK, P., éd., L invention de la réalité. Contribution au constructivisme. Paris : Éditions du Seuil, pp. 109-130. VII. Message de la Faculté des sciences sociales Absence à un examen ou remise tardive d un travail L absence à un examen ou à un test ou la remise tardive d un travail pour cause de maladie doit être justifiée, sinon la personne sera pénalisée. La Faculté se réserve le droit d accepter ou de refuser la raison avancée. Les raisons telles que les voyages, le travail et les erreurs commises dans la lecture de l horaire des examens ne sont habituellement pas acceptées. Attention à la fraude scolaire! La fraude scolaire est un acte commis par une étudiante ou un étudiant et qui peut fausser l évaluation scolaire (c est-à-dire les travaux, tests, examens, etc.). Elle n est pas tolérée par l Université. Toute personne trouvée coupable de fraude est passible de sanctions sévères. Voici quelques exemples de fraude scolaire : Plagier ou tricher de quelque façon que ce soit; Présenter des données de recherche qui ont été falsifiées; Remettre un travail dont vous n êtes pas, en tout ou en partie, l auteur; Présenter, sans autorisation écrite des professeurs concernés, le même travail dans plus d un cours. Ces dernières années, le perfectionnement d Internet a fortement facilité la découverte des cas de plagiat. Les outils mis à la disposition de vos professeures et professeurs permettent, à laide de quelques mots seulement, de retracer sur le Web l origine exacte d un texte. En cas de doute, il est de votre responsabilité de consulter l annuaire de votre faculté ou le site Web de l Université à l adresse suivante : http://www.socialsciences.uottawa.ca/pdf/plagiat.pdf sous la rubrique «Outils pour la rédaction des travaux». 5
La personne qui a commis ou tenté de commettre un acte de fraude scolaire ou qui en a été complice sera pénalisée. Voici quelques exemples de sanctions pouvant être imposées : recevoir la note «F» pour le travail ou le cours en cause; l ajout d une exigence supplémentaire (de 3 à 30 crédits) au programme d études; la suspension ou l expulsion de la Faculté. Au cours de la dernière session, la majorité des personnes trouvées coupables de fraude ont eu la note «F» dans le cours concerné et se sont vues imposé l ajout de trois à douze crédits supplémentaires dans les exigences de leur programme d études. Vous pouvez vous référer au règlement à l adresse suivante : http://www.uottawa.ca/academic/info/newsletter/fraud_f.html 6