impact de zoom édition novembre 2011 Matière pour les pros la communication Nouvelles études Tour d horizon des nouveautés concernant l utilisation des médias et la corrélation entre créativité et impact publicitaire. Page 4 Engagement médias Etude empirique à propos de l influence des différentes chaînes sur l impact publicitaire. Page 6 Les groupes cibles passés au crible Aperçu des modèles les plus répandus avec leurs atouts et leurs handicaps. Page 2 Sinus-Milieus Nouvelles conclusions sur le comportement de consommation et les nouveaux médias. Pages 10 et 12 D un seul tenant Nouveaux locaux pour publisuisse Zurich et changements dans le sponsoring TV. Page 14
Modèles de groupes cibles en phase de planification Modèles de groupes cibles en phase de planification Comment définir un groupe cible avec succès? Le choix des groupes cibles est déterminant pour le succès du marketing. Mais comment définir idéalement un groupe cible? Quels sont les modèles existants? impact zoom présente un aperçu. Avant qu une campagne publicitaire classique ne puisse être planifiée et réservée, une entreprise est obligée de définir un groupe cible du marketing auquel elle veut vendre ses produits. Ce dernier doit ensuite être transformé en groupe cible publicitaire, respectivement médiatique. Dans ce processus, chaque approche des groupes cibles a des avantages et des inconvénients. Présentation des trois modèles classiques les plus utilisés en Suisse. Approche sociodémographique Les groupes cibles sociodémographiques restent les plus fréquents dans la pratique du marketing. Le groupe cible y est défini d après les critères d âge, de sexe, de position au foyer, de formation et de revenu. L avantage: les groupes cibles de ce type sont faciles à traiter dans le médiaplanning car les caractéristiques sociodémographiques constituent la norme dans les programmes de planification de presque tous les médias. Il subsiste juste quelques différences de définition, par exemple par rapport au rôle joué au foyer. Dans les médias électroniques (TV/radio), un seul individu est défini comme responsable de ménage tandis que les médias imprimés prennent parfois en compte plusieurs personnes. Illustration 1: Typologie Radar: l espace psychographique de la Suisse Lorsqu il s agit de s adresser à un groupe homogène ayant un comportement de consommation similaire, cette approche est cependant souvent inappropriée. La combinaison «millionnaire, cultivé, masculin, tranche d âge 60+» est ainsi valable aussi bien pour Arnold Schwarzenegger que pour Woody Allen. Et pourtant, impossible de s imaginer Woody Allen circulant en quatre-quatre, fumant le cigare et votant républicain du fait qu il a un système de valeurs complètement différent de celui de Schwarzenegger. Le constat que les valeurs jouent un rôle important pour la consommation a généré toute une série de modèles différenciés de groupes cibles. En Suisse, deux de ces modèles sont contenus dans deux programmes essentiels du médiaplanning: la Typologie Radar et les Sinus- Milieus. Typologie Radar La Typologie Radar est le résultat de recherches de l institut suisse d étude des marchés DemoSCOPE. Des groupes cibles y sont définis d après des similitudes psychographiques. Une interview recueille et analyse 26 avis sur des critères de valeur (par exemple sur l anticonformisme, le matérialisme, la modestie etc.). A partir des réponses, un procédé statistique répartit les différents profils sur trois axes de valeur: «progressif vs. conservateur» (axe «Nord-Sud»), «extérieur vs. intérieur» (axe «Est-Ouest») et «Leader vs. Follower». L analyse permet de toujours prendre en considération deux axes. L analyse la plus répandue consiste à diviser la population selon les axes des points cardinaux en 11 champs psychographiques (ill. 1). Chaque champ décrit un groupe cible partageant des attitudes similaires. La direction nordest par exemple caractérisée par le goût du risque, l anticonformisme et l aptitude à s imposer alors que l orientation sud-ouest représente le conformisme, le réalisme et l aspiration à la sécurité. Ces groupes psychographiques se distinguent fortement entre eux par rapport à la consommation, l utilisation des médias et le profil sociodémographique. Comme on recueille également l affinité des groupes à l égard de plus de 500 marques, l approche peut également Illustration 2: Les Sinus-Milieus en Suisse servir de base pour des groupes cibles du marketing, ce qui arrive cependant assez rarement dans la pratique. L avantage du modèle est de pouvoir utiliser les groupes cibles tels quels pour la planification de médias imprimés l inconvénient étant que le MACH-Radar ne permet que des planifications stratégiques pour les médias électroniques. Aucune systématique n est contenue dans les programmes du planning TV détaillé. Les analyses Radar sont par exemple utilisées pour étudier la proximité psychographique des lecteurs de journaux avec les consommateurs de marques, c est-àdire quand on souhaite intégrer dans le planning, en plus de la pénétration et du prix, également des éléments qualitatifs. Sinus-Milieus Les Sinus-Milieus sont une typologie d univers de vie élaborée par la société allemande d étude des marchés SINUS- Institut. La typologie divise la société en groupes ayant des conceptions de la vie et des systèmes de valeurs similaires. Le modèle est la typologie des univers de vie la plus répandue en Europe et peut par conséquent également être exploitée au-delà des frontières nationales. Les premiers milieux il y en a actuellement dix ont été pour la première fois étudiés en 2002. Ils sont obtenus sur la base de 41 questions posées au sujet des critères de valeur et des attitudes quotidiennes. Un procédé statistique trie ensuite les personnes interrogées selon la similitude des réponses et de leur situation sociale avant de les classer dans les Sinus- Milieus respectifs. La typologie Sinus est composée de deux axes. L axe vertical trie les milieux d après leur niveau socio-économique de «bas» à «haut» en passant par «moyen». Ce regroupement reflète essentiellement la situation matérielle. C est là la principale différence par rap- port à la Typologie Radar où la situation sociale ne joue aucun rôle direct pour la constitution de la typologie. L axe horizontal trie les milieux d après leurs critères de valeur. La partie de gauche comprend les milieux attachés à des valeurs traditionnelles tandis que les milieux de la partie de droite sont davantage attirés par une nouvelle orientation et un goût de l expérimentation (ill. 2). Les milieux se distinguent fortement entre eux par rapport au comportement de consommation et aux habitudes d utilisation des médias. Hormis la possibilité de pouvoir comparer au niveau international, les Sinus- Milieus ont l avantage d être extrêmement compréhensibles. Grâce à la description précise des milieux, chaque responsable de marketing peut facilement se faire une idée des groupes qui conviennent le mieux à ses produits. Autre avantage: depuis 2003, les Sinus- Milieus peuvent être intégrés au planning TV. publisuisse dispose par ailleurs d autres données sur le comportement du consommateur et l utilisation d autres médias. Mais il y a aussi des inconvénients: tandis que les Sinus-Milieus peuvent être utilisés, en plus du planning TV, pour le marketing direct, ils ne peuvent actuellement pas l être en Suisse pour les médias imprimés. Un médiaplanning intermédial est donc en ce moment d autant plus difficile. Succès grâce à des décisions situationnelles De manière générale, on constate qu aucune approche n est fondamentalement juste ou fausse. Tous les modèles ont leurs points forts et leurs handicaps. Dans une société plus hétérogène que jamais, il est de plus en plus difficile de décrire un groupe cible exclusivement par des caractéristiques sociodémographiques. Il s agit donc pour chaque marque de décider au cas par cas quelle approche s avère la plus opportune. Une bonne agence saura certainement se montrer coopérante. Texte: Andreas Weiss, medialogics. Graphiques: m.à.d. 2 3
Nouvelles études: petit tour d horizon Nouvelles études: petit tour d horizon Nouvelles études: petit tour d horizon Comment seront consommés à l avenir les médias numériques? Dans quelle mesure la performance créative d une campagne influence-t-elle son succès? Sur quel groupe cible la publicité TV exerce-t-elle une attraction particulière? Plusieurs nouvelles études fournissent des réponses. iconsumer Research Initiative Sept types d utilisation des médias Les médias numériques changent nos manières de communiquer, de nous détendre, de nouer des contacts, de découvrir de nouveaux produits ou de faire nos achats. Mais comment exactement les médias numériques vont-ils être utilisés à l avenir? Pour répondre à cette question, d intéressantes indications sont fournies par l étude américaine «The World Gone Digital» qu a présentée la société de conseil McKinsey dans le cadre de la «iconsumer Research Initiative» échelonnée sur plusieurs années. Principale révélation de l étude: on distingue sept groupes de consommateurs de médias numériques. Les plus gros consommateurs de médias numériques sont les «Digital Media Junkies» (19 % de la population américaine) qui jouent un rôle déterminant pour ce groupe cible dans pratiquement tous les domaines de la vie quotidienne. L utilisation des médias numériques est également une évidence pour les «Digital Communicators» (16 %). Mais ils les utilisent surtout pour pouvoir échanger avec d autres. Les «Video Digerati» (14 %) en revanche sont le segment qui recourt surtout aux médias numériques pour visionner des contenus TV ou similaires. La consommation d images animées sur un smartphone, un ordinateur, un notebook ou un téléviseur compatible avec Internet est pour eux une occupation quotidienne. Tandis que les «Gamers» (10 %) se servent essentiellement du numérique pour jouer, les «Professionals» (6 %) le font plutôt pour organiser leur vie de tous les jours. Ces cinq segments sont complétés par deux groupes qui n utilisent encore que modérément les médias numériques. Les «On-the-go Workers» (11 %) se distinguent par une utilisation intense du téléphone portable mais restent plus réservés à l égard des autres supports numériques. Quant aux «Traditionalists» (24 %), ils continuent de consommer en première ligne des médias classiques, comme les journaux et les magazines. Mais à la longue, on reconnaît une nette progression des «Digital Media Junkies», «Digital Communicators» et «Video Digerati». L étude révèle par ailleurs toute une série de tendances. Il est ainsi démontré que la manière de consommer des contenus TV ou similaires est de plus en plus variée. Les consommateurs plus particulièrement les «Video Digerati», mais pas seulement regardent de plus en plus souvent des images animées sur le PC, l ordinateur portable, les smartphones, les tablettes et les téléviseurs compatibles avec Internet. Ainsi, 84 % des «Digital Media Junkies» utilisent l ordinateur pour visionner des vidéos et 57 % regardent des images animées sur leur smartphone. Et 44 % de ce groupe regardent déjà la télévision sur des appareils connectés à Internet. Une fois par mois au moins, 24 % des internautes américains utilisent les nouvelles possibilités pour regarder la TV et ils sont non moins que 17 % à le faire hebdomadairement. Selon l étude, les différentes nouvelles technologies de vidéo rendront à l avenir les contenus d images animées encore plus pertinents pour les consommateurs. Téléchargement: http://www.mckinsey.com/~/media/mckinsey/ dotcom/client_service/high%20tech/pdfs/the_world_gone_ digital.aspx IPA / Gunn Report La publicité créative est profitable Une nouvelle étude de l Institute of Practitioners in Advertising (IPA) de Grande-Bretagne arrive à la conclusion qu il y a une corrélation directe entre créativité et succès d une publicité. Elle prouve par ailleurs que la créativité est de plus en plus importante. La créativité dans la publicité n est donc pas un luxe mais bien un must. L étude a passé au crible 435 campagnes publicitaires menées entre 1994 et 2010. On a pour cela pris en compte aussi bien des campagnes très créatives que peu créatives. Le Gunn Report, classement créatif mondial de la branche publicitaire, a servi de base pour évaluer le degré créatif des campagnes. Pour calculer leur impact économique, on s est en revanche appuyé sur les chiffres de la banque de données de IPA Effectiveness Awards. L étude a étudié le rapport entre créativité et effet économique en tenant compte d une part de l efficience de la campagne, c est-à-dire pour savoir comment la campagne se répercutait sur des indices commerciaux clairs, comme les parts de marché, le chiffre d affaires et les bénéfices. D autre part, on a pris en compte l efficience en calculant les effets produits par un point de pourcentage d Extra Share of Voice (ESOV). Résultat: la créativité est clairement rentable. Selon l étude, les campagnes primées sont en moyenne sept fois plus efficaces que les campagnes qui ne sont pas considérées comme particulièrement créatives. Cet effet s est même renforcé ces dernières années: entre 1994 et 2002, les campagnes créatives étaient environ trois fois plus efficaces que les campagnes jugées peu créatives alors que leur efficacité a été multipliée par douze entre 2003 et 2010. Il est par ailleurs intéressant à constater que ce sont plus particulièrement les campagnes créatives primées qui considèrent la télévision comme principal support publicitaire. 77 % des campagnes primées sont des campagnes TV. Il s avère par ailleurs que les campagnes publicitaires primées pour leur créativité véhiculent des émotions (47 % contre 35 % pour les campagnes non définies comme créatives). Ceci explique en partie la part importante des campagnes TV parmi les campagnes créatives primées, la télévision étant mieux apte que d autres médias à éveiller et véhiculer des émotions. Infos: http://www.ipa.co.uk/content/impact-of-creativity-on-effectiveness-increases Deloitte/GfK La télévision reste le média qui produit le plus grand effet publicitaire C est ce que conclut une enquête de Grande-Bretagne pour laquelle Deloitte et GfK ont interrogé environ 4000 consommateurs. 58 % citent la télévision comme l un des trois médias publicitaires les plus influents aucun autre média n est autant nommé. Les consommateurs attribuent la deuxième plus grande influence aux journaux (15 %), devant les magazines (14 %), les bannières en ligne (4 %) et les pubs de vidéos en ligne (3 %). La pub TV exerce une attraction particulière sur le groupe cible des jeunes de 18 24 ans (69 %). Parmi les personnes interrogées qui ont indiqué s intéresser aux nouveaux produits en regardant la TV, 19 % pensent que la publicité TV a une très grande influence sur eux, 65 % lui attribuent une assez grande influence. A la question de savoir quelle publicité ils avaient le plus mémorisé en 2011, pas moins de 80 % des consommateurs ont nommé un spot TV. A la deuxième place suit la publicité au cinéma avec seulement 3 %. Infos: http://www.deloitte.com/view/en_xb/xb/news/3547d962936f1 310VgnVCM2000001b56f00aRCRD.htm Autres études en bref Mères suisses. En Suisse, les familles dépensent chaque année 84 milliards de francs pour leur consommation personnelle. Au sein des familles, ce sont souvent les mères qui décident de ce qui va être acheté. Selon l étude «Digital Moms» du groupe Y&R, qui a interrogé 608 mères suisses d enfants de moins de 18 ans, les mères décident dans les trois quarts des cas des dépenses ménagères. En ce qui concerne l utilisation des médias, l étude révèle qu Internet est très important lorsque ces femmes doivent organiser leur quotidien et se procurer des informations concluantes. 93 % des mères se connectent quotidiennement à Internet. A noter qu Internet et la radio comme média d accompagnement gagnent en importance dès la maternité. Si la télévision est moins consommée avec le début de la maternité, elle reste cependant en soirée le principal média, avec une audience d environ 90 %. Infos: http://www.media-use-index.ch/digital-moms.aspx Réseaux sociaux I. Facebook et consorts ne sont guère un moyen opportun pour accoster et acquérir de nouveaux clients. Voilà ce qui ressort d une étude de l agence de médias Mindshare en Allemagne qui a interrogé 500 membres de Facebook. Seuls 20 % des personnes interrogées s attendent à ce que leurs marques favorites soient présentes sur Facebook. Et ils ne sont que 11 % à avoir utilisé Facebook pour rechercher des informations sur des produits ou des services. En revanche, 84 % des connexions à Facebook concernent les amis. D après l étude, plutôt que de séduire de nouveaux clients, Facebook se prête davantage à entretenir des rapports existants avec des clients. Un tiers seulement des Allemands est fan des pages consacrées à des marques et 84 % d eux connaissaient déjà la marque respective avant d en devenir fan. Infos: http://www.mindshare.de Réseaux sociaux II. De plus en plus de consommateurs montrent des signes de fatigue par rapport à leur utilisation des réseaux sociaux. Telle est la conclusion d une étude pour laquelle les enquêteurs de Gartner ont interrogé plus de 6000 consommateurs âgés de 13 à 74 ans répartis dans 11 pays. En tout, 24 % des personnes interrogées ont affirmé utiliser aujourd hui leur réseau social favori moins qu à l époque où ils y ont adhéré. Sur des marchés fortement développés comme le Japon, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ce taux d internautes progressivement désintéressés grimpe même à 40 %. Les signes de fatigue sont surtout perceptibles auprès des «Early Adopters». 31 % des «Aspirers» consommateurs jeunes, mobiles et attirés par les marques se sentent progressivement ennuyés par ce qu ils trouvent sur les réseaux sociaux. Cet affaiblissement de l attractivité s explique par toute une série de raisons. Une personne sur trois (33 %) est d avis que la protection de la vie privée pourrait être menacée. Infos: http://www.gartner.com/it/page.jsp?id=1766814 Auteurs: P r Clemens Koob et Felix Steinhauer zehnvier research&strategy 4 5
Impact publicitaire Impact publicitaire L engagement médias comme facteur clé du succès L engagement médias dont les téléspectateurs font preuve à l égard d une chaîne a une influence considérable sur l impact de la publicité TV. L engagement médias peut fortement varier d une chaîne à l autre. Une récente étude empirique révèle que les chaînes de la SSR offrent un environnement publicitaire particulièrement propice. D accord avec l affirmation: «Je suis les émissions de cette chaîne le plus souvent très attentivement» Qu une publicité TV ait un effet et si oui lequel dépend principalement de l environnement dans lequel elle est montrée. L environnement contribue essentiellement à l acceptation d une publicité et à l identification des messages par le consommateur. L engagement médias constitue un facteur environnemental essentiel. Le terme désigne l attitude fondamentale du public à l égard d une chaîne TV spécifique et les structures de comportement précises par rapport à cette chaîne. L engagement médias se reflète par exemple dans l attention accordée au programme d une chaîne. De nombreuses enquêtes internationales démontrent que l engagement médias du public à l égard d une chaîne se répercute également sur les messages publicitaires. Autrement dit, les messages publicitaires ont plus de chance d être mémorisés par les téléspectateurs quand ceux-ci montrent un grand engagement médias pour cette chaîne. Une importante étude empirique de l institut de sondage médiatique américain Knockledge Networks révèle ainsi que les taux d identification spontanée étaient 14 % plus élevés pour une chaîne ayant un grand engagement médias que pour des chaînes n ayant que des engagements médias faibles. Pour la deuxième fois depuis 2008, l institut d étude des marchés zehnvier a réalisé une étude représentative axée sur l engagement médias de différentes chaînes TV de Suisse. publisuisse a mandaté l institut d interroger plus de 2800 consommateurs suisses de 15 à 59 ans pour savoir dans quelle mesure certaines chaînes se distinguent à l égard de ce facteur d environnement. Chiffres record pour TSR1 L engagement médias d une chaîne a été illustré pour le sondage empirique par quatre dimensions. Un fort engagement médias se distingue par le fait que les téléspectateurs s intéressent durablement au programme d une chaîne («Thought Provocation»), qu ils suivent attentivement les émissions («Attentiveness»), qu ils accordent une importance particulière à la chaîne («Importance») et qu ils échangent des avis avec d autres sur ce qu ils ont vu («Exchange»). En Suisse romande, TSR1 est la chaîne qui diffuse le plus d émissions donnant matière à réflexion: 55 % des personnes interrogées ont indiqué que TSR1 diffusait des émissions qui continuent à leur trotter dans la tête le lendemain. Suivent M6 (49 %), TF1 (35 %) et TSR2 (29 %). TSR1 est également la chaîne dont les programmes sont suivis avec le plus d attention. 63 % du panel sont plutôt d accord ou pleinement d accord avec l affirmation qu ils suivent le plus souvent les émissions de TSR1 avec beaucoup d attention. M6 arrive en deuxième position, avec 52 %, devant TF1 (41 %) et TSR2 (31 %). En ce qui concerne l attention accordée, TSR1 est en tête aussi bien dans la tranche d âge des 15 39 ans (62 %) que parmi les individus plus âgés (65 %). Par rapport à l importance des chaînes, on découvre en Suisse romande une image similaire à celle de l attention (voir graphique). Un peu moins de 64 % des personnes interrogées ont indiqué qu ils considéraient TSR1 comme une chaîne particulièrement importante pour eux. TSR1 arrive nettement en tête, suivi de M6 (47 %) et TF1 (37 %). Enfin, 32 % des Suisses romands considèrent TSR2 comme une chaîne particulièrement importante. En ce qui concerne les échanges, 52 % des Suisses romands ont affirmé avoir souvent échangé des avis avec des amis et des connaissances à propos d émissions vues sur TSR1. Suivent M6 (48 %), TF1 (36 %) et TSR2 (26 %). TSR1 TSR2 M6 TF1 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% Source: zehnvier, sondage en ligne, adultes de 15 59 ans, cas: 678, indications en % des 2 top box Avantage de SF En Suisse alémanique, les chiffres en matière de «Thought Provocation» sont éloquents. Environ 42 % des personnes interrogées ont indiqué regarder des émissions sur SF 1 auxquelles ils repensent le lendemain. Ils sont même 43 % à s intéresser durablement aux programmes de SF zwei. En revanche, les consommateurs mémorisent moins bien les programmes diffusés par les chaînes privées RTL obtient 30 % et Sat.1 à peu près 24 %. A noter qu en matière de «Thought-Provocation», les chaînes SF arrivent nettement en tête parmi les jeunes de 15 à 39 ans également. Un peu moins de 49 % parmi cette tranche d âge ont indiqué que SF zwei diffusait des émissions dont ils se souvenaient souvent le lendemain. 41 % du public s intéressent durablement aux programmes de SF 1, RTL atteint 36 % et Sat.1 seulement 27 %. En examinant l attention portée aux émissions des différentes chaînes, il apparaît qu en Suisse alémanique, SF 1 et SF zwei sont suivis nettement mieux que les chaînes privées (voir graphique). 54 % des personnes interrogées ont dit être plutôt d accord ou pleinement d accord avec le fait de regarder le plus souvent les émissions de SF zwei avec beaucoup d attention. SF 1 obtient 49 % tandis que seuls 36 % disent regarder RTL avec beaucoup d attention et 32 % les programmes de Sat.1. Quelle est l importance des différentes chaînes aux yeux du consommateur? SF 1 et SF zwei sont les deux principales chaînes en Suisse alémanique. 52 % du panel ont indiqué qu ils considéraient SF zwei comme une chaîne importante, contre 47 % à l égard de SF 1. Un tiers seulement (36 %) des personnes interrogées considère RTL comme une chaîne importante et un peu plus d un quart (29 %) Sat.1. SF zwei et SF 1 donnent également le plus de matière à réflexion en Suisse alémanique. Les deux chaînes comptent environ un tiers de personnes ayant indiqué souvent évoquer avec leurs amis et connaissances des programmes vus sur ces deux chaînes. Elles devancent les chaînes privées dont RTL (27 %) fournit le plus de matière à réflexion. L engagement médias est déterminant L environnement créé par une chaîne est capital pour l effet de la publicité TV. L engagement médias est un facteur clé du succès. Les résultats empiriques sont éloquents: la qualité de l environnement varie fortement d une chaîne à l autre. En Suisse alémanique, les programmes SF génèrent le plus fort engagement médias de la part des consommateurs. En résumant les quatre dimensions de l engagement, SF zwei suscite auprès du public un engagement médias supérieur de 20 % à celui de RTL et de 30 % à celui de Sat.1. L avance de SF 1 est de 15 % sur RTL et de 24 % sur Sat.1. En Suisse romande, c est TSR1 qui obtient les meilleurs résultats. En tenant compte des quatre dimensions, TSR1 devance M6 de 11 % et TF1 même de 28 %. Texte: Clemens Koob et Kerstin Bolliger* * Kerstin Bolliger est Managing Director de l entreprise d étude des marchés et de conseils en stratégie zehnvier. Clemens Koob est Managing Director de zehnvier et professeur d études des marchés et de marketing stratégique à l Ecole des hautes études Erding, près de Munich. 6 7
Marché publicitaire 2011 Marché publicitaire 2011 Forte croissance SF 1 SF zwei SF info RTL du marché publicitaire Pro7 30,7 30,4 10,4 10,3 7,8 3,7 3,4 2,1 0,7 VOX 0,3 0,1 Dans la plupart des médias, le marché publicitaire s est remis et a progressé au cours du premier semestre 2011 d environ 118 millions de francs (+ 5,7 %) par rapport à l année précédente. Les parts de marché et la masse publicitaire avaient été influencées au cours du premier semestre 2010 par la Coupe du monde de football de la FIFA 2010 TM. TV Quotidiens, hebdomadaires régionaux et journaux du dimanche Presse spécialisée Affichage Presse grand public, économique et financière Radio Internet Presse professionnelle Cinéma Télétexte Supports publicitaires numériques Alimentation Véhicules Cosmétique et soins du corps Commerce de détail Télécommunication Finances Initiatives et campagnes Manifestations Loisirs, sport, tourisme Bâtiment, industrie, aménagement Prestations de service Boissons Besoins personnels Pharmaceutique et santé Vêtements et linge Electronique de loisirs et Photo Nettoyage Médias Articles et appareils ménagers Informatique et bureau Transports en commun Energie Tabac 0 100 200 300 400 0,6% 500 0,2% 600 700 800 performance publicitaire brute en millions CHF 2,9% 1,9% 0,0% Source: Media Focus WizzAd 3,8% 31,3% Plus forte croissance absolue et en pourcentage de la performance publicitaire brute en millions CHF dans les télécommunications (performance publicitaire 9,8% brute en 1000 CHF) 11,0% 0 50 100 150 200 250 300 performance publicitaire brute en 1000 CHF Source: Media Focus WizzAd 7,4% 30,7 30,4 10,4 10,3 7,8 3,7 3,4 2,1 0,7 0,3 0,1 Le marché publicitaire croît au cours du premier semestre 2011 de 5,7 % par rapport au premier semestre de l année précédente. En chiffres absolus, la TV progresse le plus, en termes relatifs, c est la presse spécialisée (performance publicitaire brute en millions CHF) 31,2% 1 er sem. 2010 1 er sem. 2011 1 er sem. 2010 1 er sem. 2011 180 170 160 150 140 130 120 110 100 90 Plus de 60 % de la performance publicitaire brute se répartissent sur la TV et la presse quotidienne, hebdomadaire et dominicale (performance publicitaire brute en %) 9,8% 31,2% TV Quotidiens, hebdomadaires régionaux et presse dominicale Affichage Presse spécialisée Presse grand public, économique et financière Radio Internet Presse professionnelle Cinéma Télétexte Supports publicitaires numériques Source: Media Focus WizzAd, 1 er sem. 2011 Au cours du premier semestre 2011, les médias de la presse écrite et des médias électroniques ont connu une croissance de leur performance publicitaire par rapport à la même période de l année précédente (performance publicitaire brute indexée) 80 1 er sem. 06 1 er sem. 07 1 er sem. 08 1 er sem. 09 1 er sem. 10 1 er sem. 11 2 e sem. 06 2 e sem. 07 2 e sem. 08 2 e sem. 09 2 e sem. 10 performance publicitaire brute indexée Médias électroniques Presse écrite Publicité extérieure Source: Media Focus WizzAd, indexé: 1 er semestre 2006 = 100 performance publicitaire brute en % Sat.1 3plus RTL2 KABEL1 Super RTL MTV VIVA/Comedy Central TSR1 TSR2 M6 RTL9 Cartoon Network TV Tages-, reg. Wochen- u. Sonntagspresse Plakat Spezialpresse Publikums-, Finanz- u. Wirtschaftspresse Radio Internet Fachpresse Kino Teletext Digitale Werbeflächen SF 1 SF zwei SF info Pro7 3plus RTL2 Sat.1 RTL VOX Kabel1 MTV VIVA/Comedy Central Super RTL 8 11,0% 7,4% 0,6% 0,2% 2,9% 1,9% 3,8% 31,3% Les chaînes de la SSR obtiennent les plus grandes parts de marché en primetime (part de marché en %) RSI LA 1 RSI LA 2 TeleTicino 0 5 10 15 20 25 30 part de marché en % TSR1 TSR2 M6 RTL9 RSI LA 1 RSI LA 2 SF 1 SF zwei SF info RTL Aussenwerbung Pro7 VOX Elektronische Sat.1Medien 3plus Printmedien RTL2 Kabel1 Super RTL MTV VIVA/Comedy Central TSR1 TSR2 M6 RTL9 RSI LA 1 RSI LA 2 Source: panel Télévision Mediapulse, parts de marché en %, 15 59 invités compris, 1 er sem. 2011, 19h00 23h00, les données se réfèrent à la région linguistique respective Peu de publicité sur les chaînes de la SSR (minutes de publicité par jour en primetime, 2011) 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 minutes de publicité par jour en primetime, 2011 Source: panel Télévision Mediapulse, nombre moyen de minutes de publicité diffusées par jour en prime time, 19h00 23h00, 1 er sem. 2011 Ecrans publicitaires les plus forts dans toutes les régions linguistiques sur les chaînes de la SSR (GRP en %) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 GRP en % Source: panel Télévision Mediapulse, GRP moyen par écran en prime time, 15 59, 1 er sem. 2011, les données se réfèrent à la région linguistique respective DRS 1 DRS 3 DRS 4 News DRS 2 DRS Musikwelle Swiss Pop Swiss Classic DRS Virus Radio Rumantsch Swiss Jazz La Première Option Musique Couleur 3 Espace 2 WRS Audiences les plus élevées pour les radios de la SSR dans les régions linguistiques (pénétration nette en 1000) Rete Uno Rete Tre Rete Due 0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000 pénétration nette en 1000 Source: panel Radio Mediapulse, pénétration nette en 1000, 15+, 1 er sem. 2011, lu di, les données se réfèrent à la région linguistique respective Top 10 des sites Internet F-CH (Unique User par semaine) Site Microsoft* Advertising Schweiz Pénétration en % * comprend MSN, Hotmail et Messenger Unique User par semaine Source: Profils NET-Metrix 2011-1 qui tiennent compte des sites Internet participant à l étude. NET-Metrix AG (www.net-metrix.ch) Top 10 des sites Internet D-CH (Unique User par semaine) * comprend MSN, Hotmail et Messenger Pénétration en 1000 Impressions de pages en 1000 33,1 398 9275 Bluewin 25,6 307 19111 tsr.ch 17,4 209 3728 Scout24 13,6 163 11611 LeMatin.ch 12,0 143 4811 20minuten.ch 11,2 134 6108 search.ch 10,5 126 2080 24heures.ch 8,2 98 1880 Tribune de Genève 7,9 94 1849 aufeminin.ch 6,4 77 788 Site Pénétration en % Pénétration en 1000 Impressions de pages en 1000 Bluewin 25,5 961 61478 Microsoft* Advertising Schweiz 22,4 842 27147 search.ch 19,5 732 13611 Blick Online 16,8 631 52785 sf.tv 15,9 598 12192 20minuten.ch 15,0 563 27535 GMX.ch 11,6 437 21987 Scout24 11,3 424 31927 tagesanzeiger.ch 9,1 343 14442 NZZ Online 7,7 289 6438 Unique User par semaine Source: Profils NET-Metrix 2011-1 qui tiennent compte des sites Internet participant à l étude. NET-Metrix AG (www.net-metrix.ch) Remarque: Google, Facebook et bien d autres se trouvent également parmi les top sites, mais ne sont pas pris en compte par les profils NET-Metrix. 9
Etude publisuisse sur la consommation et les médias Etude publisuisse sur la consommation et les médias Les Sinus-Milieus et les nouveaux médias Quels Sinus-Milieus visitent des sites Internet et lesquels? Comment se servent-ils du téléphone portable? Existe-t-il des différences entre les régions linguistiques? L étude de publisuisse sur la consommation et des médias fournit des réponses à ces questions relatives à l utilisation des nouveaux médias. publisuisse a effectué un sondage auprès de la population suisse sur la consommation des médias. L enquête ayant également porté sur l utilisation d Internet et toutes les personnes interrogées étant affiliées à un Sinus-Milieu, l analyse fournit des données très intéressantes sur la consommation des nouveaux médias. Par «nouveaux médias», on entend dans ce contexte Internet et le téléphone portable. Jusqu ici, les seuls renseignements obtenus via Telecontrol concernaient la consommation TV des différents Sinus- Milieus. La nouvelle étude révèle aujourd hui que les possibilités d Internet et du monde mobile n attirent pas que les jeunes ou les adeptes des nouvelles technologies. Bien au contraire: l utilisation d Internet et de la téléphonie mobile font partie du quotidien des couches sociales les plus diverses. En revanche, les nouveaux développements et les possibilités innovantes ne sont exploitées que par les Sinus-Milieus progressifs. sur Internet. D autres utilisations concernent le téléchargement de programmes, de données, de musique et de vidéos (36 %) ainsi que les jeux en ligne (28 %). Tandis que les activités largement répandues se reflètent à peu près de la même façon dans tous les Sinus-Milieus, ce sont surtout les milieux jeunes, progressifs (à droite sur la carte) qui utilisent la téléphonie mobile, les jeux en ligne, le tchat et le téléchargement de programmes, de données, de musique et de vidéos. Différences entre les sites Les sites régionaux (par exemple des entreprises de médias comme nzz.ch ou romandie.com) sont surtout utilisés dans la région linguistique respective. Les sites d importance nationale et internationale comme Facebook, Google ou YouTube le sont sur l ensemble du territoire. Le Sinus- Milieu de Facebook est par conséquent similaire en Suisse alémanique et en Suisse romande. Sur le graphique des Sinus- Milieus, les divers sites présentent différentes répartitions d affinité. Facebook, Myspace ou YouTube présentent ainsi des dominantes similaires auprès des milieux progressifs sur la droite de la carte. En revanche, l encyclopédie en ligne Wikipédia couvre toute la largeur des Sinus-Milieus de la couche supérieure et de la couche moyenne supérieure tandis que le moteur de recherche Google touche tous les milieux à peu près de la même manière. Une comparaison avec BING et Yahoo! montre qu une telle répartition égale n est pas atteinte par tous les moteurs de recherche. Le dernier venu, BING, est particulièrement bien représenté sur le bord progressif tandis qu il est sous-représenté dans les autres milieux. Pour sa part, Yahoo! est surtout utilisé par les milieux de la couche inférieure et la couche moyenne inférieure. Les fournisseurs de Web-Mail présentent des cartes Sinus d une hétérogénéité similaire. Tandis que gmail occupe le bord progressif de droite et atteint au-dessus de la moyenne les milieux supérieurs, la dominante de GMX se situe auprès des «Statutaires» et des «Ambitieux modernes». Hotmail est pour sa part particulièrement présent auprès des «Expérimentalistes», des «Ambitieux modernes» et de la «Grande bourgeoisie» tout en couvrant les milieux progressifs de la couche moyenne et inférieure. Les news sur Internet Les Sinus-Milieus se présentent également de manière différente par rapport aux sites d informations en ligne. nzz.ch et tagesanzeiger.ch attirent un public homogène similaire les «Expérimentalistes», les «Post-matérialistes», la «Grande bourgeoisie» et les «Statutaires». 20min.ch se place plutôt sur le bord de droite. Ce site affiche une affinité au-dessus de la moyenne uniquement auprès des «Ambitieux modernes» et des «Rebelles hédonistes». Blick.ch touche un autre public. Le tabloïde est fortement ancré au sein des «Rebelles hédonistes», des «Consommateurs populaires», des «Bourgeois modernes» et des «Statutaires». La version Internet du Blick est donc légèrement plus progressiste que la version imprimée. Pareil pour 20minutes dont les Sinus-Milieus diffèrent également entre le web et l édition imprimée (répartition plus large). La situation est similaire pour la télévision. sf.tv et tsr.ch représentant chacun différentes chaînes TV, la carte Sinus en ligne ne coïncide pas avec la carte d une chaîne spécifique. Le profil web correspond plutôt à un mélange des consommateurs des chaînes respectives. L utilisation des portables La fin d utilisation des téléphones portables a elle aussi évolué. Alors qu ils servaient autrefois principalement aux conversations téléphoniques et à la rédaction de SMS, les smartphones d aujourd hui permettent une utilisation multiple d Internet et servent également de lecteur MP3 et de caméra vidéo. Téléphoner et écrire des SMS reste néanmoins la principale fin d utilisation du téléphone portable. Tandis que les conversations téléphoniques sont un peu plus représentées auprès des milieux modernes (plus grande affinité: les «Ambitieux modernes»), les gros consommateurs de SMS se trouvent au sein des «Expérimentalistes», des «Post-matérialistes» et de la «Grande bourgeoisie». La fonction d appareil photo est surtout utilisée par les couches moyennes et supérieures. Seuls les «Ambitieux modernes» n ont pas beaucoup d affinité pour ce mode. En revanche, l Internet mobile est largement représenté sur toute la carte Sinus à l exception des «Bourgeois conservateurs». Ce qui frappe ici, c est que l affinité est plus grande dans les milieux supérieurs et sur le bord progressif. Un phénomène similaire apparaît par rapport au tchat avec le téléphone portable (avec un nombre inférieur d utilisateurs). La plus forte différence au sein des milieux concerne la consommation mobile de vidéos via des portails comme YouTube. Par rapport à cette utilisation, tout le bord de droite progressif fait preuve d une grande affinité. Texte: Simon Hirsbrunner, publisuisse. Graphiques: publisuisse. Etude publisuisse sur la consommation et les médias Comment les internautes de 15 à 74 ans consomment-ils en général et utilisent-ils les médias en particulier, voilà des questions auxquelles l étude de publisuisse sur la consommation et l utilisation de médias a voulu répondre. Selon MA Strategy (personnes sur Internet entre 14 et 74 ans), cela correspond en Suisse alémanique à env. 3 millions de personnes (78 %) et en Suisse romande à 967 000 personnes (75 %), avec une tendance à la hausse. L étude comprend l utilisation des médias et des critères de consommation. Tous les sondés sont attribués à un Sinus-Milieu. En 2010, l étude sur l utilisation des médias a interrogé chaque représentant du panel pendant 14 jours sur son utilisation des médias. Avec ainsi la possibilité de différencier entre le déroulement d une journée moyenne et l accomplissement ou non d une activité, c est-à-dire la consommation ou non d un média. Priorité aux courriels La principale raison d utilisation d Internet n est pas la visite de sites (89 % des personnes interrogées), même si c est peut-être là que les consommateurs investissent le plus de temps. La principale utilisation concerne la communication directe: 97 % du panel utilisent Internet pour rédiger des courriels et les consulter (via des serveurs en ligne comme gmail ou de manière stationnaire via des programmes installés sur l ordinateur), 40 % pour écrire des SMS. La communication directe par exemple la téléphonie sur Skype n est en revanche utilisée que par 16 %. Il n y a par ailleurs que 30 % qui utilisent la forme mixte du tchat ou de l Instant Messaging. Ils sont 69 % à opérer des activités bancaires (E-Banking) Les milieux progressifs utilisent de plus en plus Facebook, myspace ou Youtube sur-représenté Indice d affinité: 116 moyenne sous-représenté Indice d affinité: 84 Wikipédia couvre l intégralité des milieux de couches supérieures et moyennes supérieures sur-représenté Indice d affinité: 116 moyenne sous-représenté Indice d affinité: 84 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 Internet est principalement utilisé pour la communication directe 97 89 69 39 36 30 28 17 16 15 Source: étude publisuisse sur la consommation et les médias 2010, D-CH/F-CH, utilisateurs de Facebook en %, au moins 1 au cours des 14 derniers jours Source: étude publisuisse sur la consommation et les médias 2010, D-CH/F-CH, utilisateurs de Wikipédia en %, au moins 1 au cours des 14 derniers jours Source: étude publisuisse sur la consommation et les médias 2010, D-CH/ F-CH, utilisateurs en %, au moins 1 au cours des 14 derniers jours 10 11
Etude publisuisse sur la consommation et les médias Etude publisuisse sur la consommation et les médias Nouvelles révélations sur le comportement des Sinus-Milieus à l égard de la consommation A quoi ressemble le comportement des Sinus-Milieus à l égard des achats? L étude de publisuisse sur la consommation et les médias fournit d intéressants résultats. L étude s est focalisée sur le secteur des assurances, des banques, des voyages et de l automobile. Une franche majorité de Suisses n est pas prête à changer de caisse maladie. Ce n est là qu une conclusion surprenante parmi d autres de la nouvelle analyse de publisuisse. Le sondage sur l utilisation des médias au sein de la population suisse livre par ailleurs également des réponses sur le comportement de consommation. Les questions subsidiaires posées sur le comportement à l égard des achats et le fait que les sondés aient déjà été classés dans les Sinus-Milieus, tout cela a permis d en savoir un peu plus. dernes» et les «Statutaires» qui sont les plus enclins à envisager l achat d une voiture de tourisme au cours des deux prochaines années. Les «Rebelles hédonistes» présentent la plus grande affinité pour la classe des vans. C est probablement lié à leur mode de vie. En Suisse alémanique, les «Ambitieux modernes», les «Statutaires» et les «Rebelles hédonistes» se sentent le plus attirés par des marques comme Audi et VW. En Suisse romande, VW est la marque de voiture neuve la plus achetée, devant Peugeot, Audi et Toyota. Tandis que VW séduit toutes les couches sociales, Peugeot est particulièrement prisé par les conservateurs de tous les milieux. La télévision donne envie de voyager Une nette majorité de tous les Sinus-Milieus prévoit des vacances pour l année prochaine. La part majeure (83 %) revient à la «Grande bourgeoisie». Pour ce qui est des informations collectées dans la perspective d un voyage, le nom du prestataire est un critère de qualité particulièrement important pour la «Grande bourgeoisie», mais aussi pour les «Bourgeois modernes» et les «Statutaires». Les avis sont unanimes quant à l évaluation de l effet de la télévision sur l envie de voyager: tous les milieux indiquent que les images attractives de destinations de vacances diffusées par des spots TV les séduisent et influencent leur choix. La «Grande bourgeoisie», les «Ambitieux modernes» et les «Rebelles hédonistes» y sont particulièrement sensibles. Internet constitue le principal canal pour la recherche et la réservation de vacances. Les vacances balnéaires et la visite de villes sont les principaux modes de vacances. Ce sont les «Ambitieux modernes» (42 %) qui ont le plus envie de vacances balnéaires. Les visites de villes et les circuits touristiques sont surtout appréciés par les «Post-matérialistes» tandis que la «Grande bourgeoisie» a un faible pour le ski (19 %). De manière générale, les Suisses voyagent aux quatre coins du monde. Les pays voisins que sont l Allemagne, l Ita- lie, la France et l Autriche arrivent juste devant les autres pays européens. La Suisse comme destination de vacances se pointe au troisième rang et se place même au premier rang (30 %) parmi les «Post-matérialistes». Constance pour les banques et les assurances Le graphique des Sinus-Milieus fournit également d intéressantes conclusions dans le secteur bancaire. UBS et CS sont clairement positionnés dans la couche supérieure tandis que les banques cantonales ou encore la banque Migros attirent les milieux aussi bien supérieurs qu inférieurs. La couche moyenne en revanche préfère Postfinance et les banques Raiffeisen. En Suisse alémanique, les banques cantonales constituent l établissement financier le plus cité alors que les Suisses romands privilégient Postfinance. Seuls 4,5 % des personnes interrogées possèdent un compte sur une banque en ligne et uniquement 1 % auprès d une banque étrangère établie en Suisse. Mobilière, Axa, Winterthur et Zürich sont les assureurs les plus cités en Suisse alémanique tandis que Generali compte parmi les principales assurances en Suisse romande. Toutes ont en commun une affinité élevée auprès des «Bourgeois conservateurs» avec en tête la Mobilière. Ce qui saute aux yeux avec Axa, Winterthur et la Mobilière, ce sont les valeurs globalement plus élevées dans les couches sociales modestes. Zürich en revanche est davantage apprécié dans les milieux supérieurs. L une des conclusions les plus surprenantes de l étude est le fait qu une franche majorité des personnes interrogées (Suisse alémanique 63 %, Suisse romande 55 %) n est pas prête à changer de caisse maladie. Les «Bourgeois conservateurs» et les «Conservateurs populaires» y sont particulièrement opposés. En Suisse alémanique, les «Ambitieux modernes» et les «Rebelles hédonistes» se disent plus ouverts à un changement auxquels s ajoutent, en Suisse romande, les «Statutaires» et les «Post-matérialistes». Texte: Erik Weber, publisuisse. Graphiques: publisuisse. Branche automobile: l écologie de plus en plus importante L étude de publisuisse montre clairement que les critères écologiques gagnent sans cesse en importance dans le secteur automobile. Une majorité nette parmi les personnes interrogées représentant tous les milieux est d avis qu il est aujourd hui plus important pour la branche automobile de respecter l environnement qu il y a encore dix ans. Une majorité du panel partage en outre l avis qu une bonne voiture doit consommer peu de carburant. La plus grande affinité pour la catégories des voitures haut de gamme se trouve du côté des «Statutaires» (taux maximal: 55 %) et des «Post-matérialistes» qui sont persuadés que seule cette classe garantit la qualité nécessaire. A l opposé, les «Bourgeois conservateurs» en sont le moins convaincus. Le segment d acheteurs le plus intéressant pour la branche est constitué par les «Ambitieux mo- Source: étude publisuisse sur la consommation et les médias 2010, Suisse alémanique en % 80 70 60 50 40 30 20 10 0 Affirmation: «Seule une voiture de classe supérieure peut m offrir la qualité qui me tient à cœur» 54 46 31 70 55 45 36 plutôt exact (Top 3) plutôt inexact (Top 3) 64 Une majorité nette des personnes interrogées n est pas prête à changer de caisse maladie: les Bourgeois conservateurs et les Conservateurs populaires y sont particulièrement opposés; en revanche, les Ambitieux modernes et les Expérimentalistes y sont ouverts. sur-représenté Indice d affinité: 116 moyenne sous-représenté Indice d affinité: 84 Etude publisuisse sur la consommation et les médias Comment les internautes de 15 à 74 ans consomment-ils en général et utilisent-ils les médias en particulier, voilà des questions auxquelles l étude de publisuisse sur la consommation et l utilisation de médias a voulu répondre. Selon MA Strategy (personnes sur Internet entre 14 et 74 ans), cela correspond en Suisse alémanique à env. 3 millions de personnes (78 %) et en Suisse romande à 967 000 personnes (75 %), avec une tendance à la hausse. L étude comprend l utilisation des médias et des critères de consommation. Tous les sondés sont attribués à un Sinus-Milieu. Source: étude publisuisse sur la consommation et les médias 2010, Suisse alémanique 12 13
publisuisse et SRF publisuisse et SRF Pub et sponsoring TV d un seul tenant Depuis le 1 er septembre, publisuisse commercialise aussi le sponsoring TV classique de SRF. Les annonceurs peuvent ainsi s adresser à un seul interlocuteur pour toutes les offres de publicité et de sponsoring de la SSR et bénéficient de multiples possibilités crossmedia. Billboard, trailer promotionnel et insertions: le sponsoring TV dispose d importantes plateformes au service des clients publicitaires riches de tous les avantages qui incombent au média des images animées. Les experts du secteur publicitaire estiment que le sponsoring TV est une excellente possibilité de positionner et de développer une marque. En coopération avec SRF, publisuisse facilite le travail quotidien des planificateurs de publicité et des experts en marketing: depuis le 1 er septembre 2011, le sponsoring TV est régi par publisuisse. «Notre offre nous permet de tenir compte du grand besoin du marché», explique Beatrice Kniel. La directrice des ventes de publisuisse se réjouit de pouvoir offrir aux clients dès à présent la dernière «tranche de filet» qui manquait encore au portefeuille de publisuisse. «Jusqu ici, nous pouvions proposer les offres de sponsoring de RTS et de RSI, ainsi que la publicité TV et le sponsoring radio des trois unités d entreprise.» Désormais, il n y aura plus qu un seul et unique interlocuteur pour toutes les offres disponibles sur l ensemble du territoire. Concentration sur le cœur de métier Corine Pellerin, directrice de la communication et du marketing de SRF, est elle aussi convaincue de l utilité d une collaboration plus étroite: «Cela permet de nous concentrer sur notre cœur de métier et d assurer le relais avec les rédactions.» Membre de la direction de SRF, elle est parfaitement consciente de la bonne image des chaînes et de leur valeur aux yeux des publicitaires et des sponsors. «Le marché apprécie l identité suisse et la qualité de nos programmes. C est là le résultat de formats bien ancrés et de nombreuses créations originales», estime Corinne Pellerin. SRF présente selon elle l actualité toujours sous un angle de vue suisse ce qui crée une grande proximité avec la population. Plus rapite et plus précis Un seul interlocuteur de publisuisse est donc désormais au service du client. En cas de commandes plus complexes, il est secondé par un chef de projet de SRF. Vente et développement se complètent donc idéalement: les deux partenaires apportent leurs connaissances respectives et développent des concepts réalisables en coopération avec le client. «Pour améliorer la planification et la transposition des vœux des clients, nous profitons par ailleurs de nouveaux espaces à proximité des studios TV», ajoute Beatrice Kniel. En effet, les deux partenaires sont désormais physiquement sous le même toit à Zürich-Leutschenbach (voir encadré). Les annonceurs quant à eux bénéficient également de la proximité des chaînes: un délai «time-to-market» plus court et l offre concentrée à un seul endroit accélèrent les temps de réaction et créent des voies de communication plus simples. L extension de la collaboration au secteur sponsoring profite à tous les participants. «Nous avons bien plus qu une simple situation «Win-Win» classique car tous les trois en profitent», souligne Beatrice Kniel. Les clients ont un seul interlocuteur, publisuisse dispose d un portfolio complet et SRF peut s occuper entièrement de la création de l offre, de la qualité du programme et du sponsoring de produits dans l environnement des émissions. Beatrice Kniel, responsable des ventes et membre de la direction de publisuisse Les offres ayant un lien étroit avec l émission, le placement des produits et les formes de sponsoring intégratives continuent d être proposés par l équipe sponsoring de SRF, ce qui s avère indispensable en raison de la proximité avec les chaînes. Les clients peuvent utiliser les programmes des principales chaînes de SRF de manière optimale pour leurs propres activités et tailler une communication sur mesure. Le projet «Jeder Rappen zählt» à Lucerne est soutenu sur place par Swisscom avec un central téléphonique occupé par des apprentis qui répondent aux appels des donneurs. Le projet reçoit également des impulsions de Coop et de Ricardo qui proposent leurs propres activités. «Le chevauchement entre programme et sponsor doit être évalué au cas par cas», soutient Corinne Pellerin. C est selon elle le seul moyen de s assurer que le résultat est perçu par le téléspectateur sans que l intégration du sponsoring ne lui paraisse forcée. Corinne Pellerin, responsable communication/marketing et membre de la direction de SRF Texte: This Rutishauser. Photos: Samuel Trümpy Nouveaux bureaux pour publisuisse Les bureaux zurichois de publisuisse se trouvent depuis août 2011 à proximité des studios TV. La régie TV de la SSR occupe dorénavant le même étage de la Schärenmoosstrasse 80 que le département communication et marketing de SRF. Grâce à cette proximité, publisuisse et SRF vont pouvoir rapprocher davantage encore les collaborateurs entre eux et par conséquent réagir plus rapidement et avec plus de précision aux demandes et aux vœux des annonceurs. Les mises au point nécessaires ou les adaptations des offres peuvent être accomplies dans les plus brefs délais et de manière peu compliquée en passant la porte du bureau au bout du couloir. 14 15
Ruf Lanz 16 impact zoom 3 November 2011 Placez votre publicité là où toute la Suisse vous regarde. publisuisse est la régie leader dans le domaine des médias électroniques en Suisse. La qualité, la crédibilité et l esprit suisse des programmes sont tout à votre avantage. Avec la publicité et le sponsoring à la télévision, le sponsoring à la radio et la communication crossmedia, votre marque reçoit l attention qu elle mérite. Grâce à notre expérience et à la passion qui nous anime, nous sommes en mesure de vous proposer la solution média taillée exactement à la mesure de vos besoins. N hésitez donc pas à faire appel à publisuisse: www.publisuisse.ch