Cancer du Col Utérin Approche Chirurgicale Actuelle

Documents pareils
PLACE DE L IRM DANS LE BILAN D EXTENSION DU CANCER DU RECTUM. Professeur Paul LEGMANN Radiologie A - Cochin Paris

Traitements néoadjuvants des cancers du rectum. Pr. G. Portier CHU Purpan - Toulouse

De la chirurgie du nodule aux ganglions

Incontinence anale du post-partum

Les traitements du cancer invasif du col de l utérus

IRM du Cancer du Rectum

Cancers de l hypopharynx

Cancer du sein in situ

Apport de l IRM dans la

INTERFERON Traitement adjuvant du mélanome à haut risque de récidive. Dr Ingrid KUPFER-BESSAGUET Dermatologue CH de quimper

Recommandations Prise en charge des patients adultes atteints d un mélanome cutané MO

Prolapsus génital et incontinence urinaire chez la femme Professeur Pierre BERNARD Septembre 2002

Images en «franc» hypersignal T2 du pelvis féminin Atlas iconographique

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

Cas clinique 2. Florence JOLY, Caen François IBORRA, Montpellier

Radiologie Interven/onnelle sur les nodules pulmonaires. J. Palussière, X. Buy Département imagerie

Pierre OLIVIER - Médecine Nucléaire

CORRELATION RADIO-ANATOMIQUE DANS LE CARCINOME HEPATOCELLULAIRE TRAITE PAR TRANSPLANTATION HEPATIQUE : IMPACT SUR LA RECIDIVE

PRISE EN CHARGE DES LESIONS SPINCTERIENNES ANALES DU POST-PARTUM : DU CURATIF AU PREVENTIF

Peut-on ne pas reprendre des marges «insuffisantes» en cas de Carcinome canalaire infiltrant

urinaire féminine à l effort de la femme

GUIDE - AFFECTION LONGUE DURÉE. Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique. Cancer invasif du col utérin

UE2 CANCEROLOGIE Place de la Médecine Nucléaire

EXAMEN CLINIQUE D UN TROUBLE DE LA STATIQUE PELVIENNE

Mise au point sur l IRM l troubles de la statique pelvienne chez la femme

Incontinence urinaire. DR.L.PEYRAT C.H.U. Tenon, Paris

Traitement de consolidation dans les cancers de l ovaire

Essais précoces non comparatifs : principes et calcul du nombre de sujets nécessaire

Qui et quand opérer. au cours du traitement de l EI?

TUMEURS DU BAS APPAREIL URINAIRE

INFORMATION & PRÉVENTION. Le cancer de la vessie

Chimiothérapie des cancers bronchiques non à petites cellules. Dr Aloulou Samir Médenine le 13 Juin 2015

Cancer du sein. Du CA15-3 à la tomographie à émission de positons.

Actualités s cancérologiques : pneumologie

SOCIETE ANATOMIQUE DE PARIS PARIS CEDEX

Le cancer de l utérus

Quel apport de l imagerie dans les traitements anti-angiogéniques?

Prise en charge des déchirures périnéales obstétricales sévères. Courjon M, Ramanah R, Eckman A, Toubin C, Riethmuller D.

Focus. Assurances et tumeurs génitales des hommes jeunes. Unité de Recherche et Développement pour les Risques Aggravés.

Apport de l IRM dans le bilan préthérapeutique du cancer du rectum

Streptocoque B :apports des tests en fin de grossesse, nouvelles propositions.

ASPECT ECHOGRAPHIQUE NORMAL DE LA CAVITE UTERINE APRES IVG. Dr D. Tasias Département de gynécologie, d'obstétrique et de stérilité

Cancer de l ovaire. traitements, soins et innovation. traitements adjuvants et de consolidation. juin 2009

Métastase unique d un NPC: Une question singulière? Jean Louis Pujol - Xavier Quantin Mohammad Chakra Fabrice Barlési

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 23 mai 2007

Le dépistage du cancer de la prostate. une décision qui VOUS appartient!

19 thèmes dans 10 villes

Essai Inter-groupe : FFCD UNICANCER FRENCH - GERCOR

Coordinateur scientifique: Prof. Univ. Dr. Emil PLEŞEA. Doctorant: Camelia MICU (DEMETRIAN)

INTERVENTIONS CHIRURGICALES EN GYNÉCOLOGIE

Les cancers de l appareil génital féminin

Sujets présentés par le Professeur Olivier CUSSENOT

Qu est-ce que le cancer du sein?

Découvrez L INSTITUT UNIVERSITAIRE DU CANCER DE TOULOUSE

Un avantage décisif pour la résection des polypes et des myomes. Système

Qu est-ce que le cancer de l œsophage?

Les différents types de cancers et leurs stades. Dr Richard V Oncologie MédicaleM RHMS Baudour et Erasme La Hulpe 1/12/07

Intérêt de la TEP-FDG dans les cancers de l ovaire

L ATROPHIE DU SPHINCTER ANAL EXTERNE en ENDOSONOGRAPHIE TRIDIMENSIONNELLE. Vincent de PARADES PARIS

Chirurgie assistée par robot et laparoscopie en 3D à l avantage des patients?

Les fistules obstétricales sont des communications anormales entre les voies urinaires ou digestives et l'appareil génital. ou d une manœuvre abortive

Cancer bronchique primitif: données épidémiologiques récentes

À PROPOS DU. cancer colorectal. Les choix de traitement du cancer colorectal : guide du patient

ALK et cancers broncho-pulmonaires. Laurence Bigay-Gamé Unité d oncologie thoracique Hôpital Larrey, Toulouse

L Incontinence Urinaire au FEMININ. Examen paraclinique. Résidu Post Mictionnel. Examen pelvien

Pemetrexed, pionnier de la chimiothérapie histoguidée. Dr Olivier CASTELNAU Institut Arnault TZANCK ST Laurent du Var

Qu est-ce qu un sarcome?

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer

nfocancer Le cancer de l'ovaire Une initiative bénévole universitaire

Ordonnance du DFI sur les prestations dans l assurance obligatoire des soins en cas de maladie

Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin

Cancers du larynx : diagnostic, principes de traitement (145a) Professeur Emile REYT Novembre 2003 (Mise à jour Mars 2005)

Validation clinique des marqueurs prédictifs le point de vue du méthodologiste. Michel Cucherat UMR CNRS Lyon

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT

Cancer du rein métastatique Nouvelles approches thérapeutiques. Sophie Abadie-Lacourtoisie 20 mai 2006

ESMO 14. L oncogériatrie d un coup d éventail! Dr Elisabeth Carola UCOG Picardie

CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN. Prolapsus génital

Traitement des Pseudarthroses des Os Longs par Greffe Percutanée de Moelle Osseuse Autologue Concentrée

Place de la chirurgie à l heure des thérapies ciblées. The role of surgery in the era of targeted therapy. * Non ouvert en France.

UTILISATION DU FICHIER DES PAIEMENTS

Qu est-ce que le cancer du pancréas?

Les sciences de l ingénieur appliquées à la prise en charge du

NAVELBINE voie orale

Quels sont les facteurs qui font augmenter les risques de cancer du rein?

Cancer du sein in situ

Charte régionale des Réunions de Concertation Pluridisciplinaire de PACA, Corse et Monaco

Formation chirurgicale des internes DES de Gynécologie-Obstétrique

DOSSIER DE PRÉSENTATION

La recherche en urologie à l hôpital Foch... p.2-4 ACTUALITÉ

CANCERS ET RAYONNEMENTS IONISANTS Fortes doses: seconds cancers après radiothérapie

1 of 5 02/11/ :03

La déchirure. Les risques. Troubles périnéaux du post-partum. La déchirure

LES CONTUSIONS DU REIN

INCONTINENCE URINAIRE

Épidémiologie des maladies interstitielles diffuses

Greffe de moelle osseuse: Guérir ou se soigner?

Cet article a été transmis par le Pr Madélénat à l association EndoFrance pour une utilisation qui lui réservée

Artéfact en queue de comète à l échographie hépatique: un signe de maladie des voies biliaires intra-hépatiques

G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge de votre mélanome cutané

Les traitements du cancer du rein

Transcription:

Cancer du Col Utérin Approche Chirurgicale Actuelle Fabrice Foucher, Jean Levêque CHU Anne de Bretagne CRLCC Eugène Marquis Rennes

3 questions Gestion des stades précoces et préservation de la fertilité Quel bilan ganglionnaire? Csq du pn+? Place de l hystérectomie vs radiothérapie et après RCC?

Éléments du pronostic Pré-Thérapeutiques : Stade FIGO et taille tumorale Statut ganglionnaire nombre, siège (pelvien, Lao) rupture capsulaire Emboles vasculaires Sous-type : cellules claires, neuro-endocrines, AdnK (?) Post-Thérapeutiques : qualité du traitement : liée au bilan pré-trt et ce qui en découle réponse thérapeutique : le «rattrapage» est péjoratif

Stade FIGO Stade I tumeur limitée au col IA1 invasion stromale minime IA2 invasion 5 mm en profondeur et 7 mm en longueur IB1 > IA2 et < 4 cm IB2 > 4 cm Stade II tumeur dépassant le col, extension aux CDS latéraux, à la muqueuse vaginale, aux paramètres. Pas d atteinte de la paroi pelvienne IIA vagin +, paramètre IIB paramètre + Stade III extension au tiers inf. du vagin, et/ou à la paroi pelvienne, et/ou hydronéphrose ou rein muet IIIA extension au tiers inf. du vagin IIIB extension à la paroi pelvienne et/ou hydronéphrose Stade IVA extension à la muqueuse vésicale et/ou rectale, et/ou lésion dépassant le pelvis Stade IVB métastases à distance

Limites classification FIGO Tumeur à développement endocervical Atteinte paramétriale microscopique Surestimation atteinte de la paroi (inflammation locale, endométriose sous-péritonéale) Absence de prise en compte du volume tumoral et du statut ganglionnaire Manque d uniformité pronostique IB1 N- SG > 90% à 5 ans IB1 N+ Lao SG < 35% à 5 ans

Modes de présentation

Bilan pré thérapeutique Formes opérables ou non Définir les sous-groupes de mauvais pronostic parmi les formes dites opérables Stade FIGO Benedet et al J Epidemiod Biostat 2001 Taille tumorale Eifel et al Int J Radiat Oncol Biol Phys 1994 Envahissement ganglionnaire

Bilan local clinique En bas vers le vagin : spéculum et TV Houvenaeghel et al Gynecol Oncol 1994 Latéralement vers le paramètre : examen clinique peu fiable = variation de 25 à 39% dans les stades IIA et de 30 à 70% dans les IIB Burghardt et al Am J Obstet Gynecol 1987 Latéralement vers la paroi : examen clinique +++ Houvenaeghel et al Gynecol Oncol 1994 Hricak Radiology 1988

Bilan local para clinique IRM > TDM > clinique Volume tumoral extension latérale 0,5 cm dans 93% des cas Concordance stade histo 90% Cystoscopie si doute clinique ou IRM Rectoscopie si doute clinique

En pratique IRM pelvienne et lombo-aortique Pet-Scan Dosage marqueurs : SCC, NSE, Ca125

Stades IA1 et IA2 Conisa(on Carcinome microinvasif < 3 mm et < 7mm en surface, sans emboles IA1 0,5% N+ Carcinome micro- invasif > 3 mm mais < 5 mm en profondeur sans embole lympha(que IA2 7% N+ Hystérectomie Simple (coelio- vaginale) Surveillance si marges saines et désir de grossesse Hystérectomie simple et explora(on GG (coelio) Extempo GG Trachélectomie

Découverte sur pièce d hystérectomie 2,792 CCU è 147 découvertes opératoires = 5.3% 72 Evaluation pré-opératoire : CIN : 30.4% : pas de conisation 22 69.6% : sous estimation lésion sur conisat 4 6 pathologie bénigne : 77.8% : Faux neg du FCV CIN1%AIS Myomes Métrorragies Prolapsus 22.2% : pas de FCV Park JY. Ann Oncol 10

48 Stades IA1 pas de TrT adjuvant 12.5% : LVSI + pas de récidives (F Up 158 mois) Donc : IA1 è surveillance licite è trachélectomie élargie si LVSI

Fertilité et stades précoces Conditions requises : désir de grossesse (42% des cancers du col avant 45 ans) diagnostic pré-opératoire précis (conisation ganglion?) histologie favorable (squameux adénok adéno-squameux) IA1 avec LVSI+ / IA2 / IB1 (LVSI -) : < 2 cm pas d atteinte extra-cervicale marges en extempo > 5 mm Patiente informée : abandon per-op : N+ / dépassement de l endocol cerclage nécessaire = repos lors grossesse + césarienne résultats obstétricaux Gien LT. Gynecol Oncol 2010

Résultats Globaux Prévues 683 % Réalisées 649 95 pn+ 29 4.5 LVSI+ 184 28.4 Age 31 Récidives 23/ 452 5.1 Conceptions 299 46.1 FC 1T 71 23.7 FC 2T 31 10.4 <32 SA 20 6.7 32-36 SA 24 8 > 37 SA 142 47.5 Rob L. Lancet Oncol 2011

Stades IA2 è IIA IA2 IIA F Up (mois) Récidive (pelvis) SG 10 y SSR 10 y CPC iatrogènes Observ (n = 26) 104 34.6% (9/9 à 46 mois) 84% 63% NA XRT CCXRT (n = 32 + 12) 116 6.8% (1/3 à 9 mois) 94% 93% 27% XT + curage P ± LAo (n = 29) 73 0 100% 100% 17% péri-op 0% long terme IA2 IIA è traitement adjuvant nécessaire è Intérêt de la paramétrectomie

Stade IB1 Pas de standard : CH élargie (Piver 2 ou 3) + curage pelvien ( = T < 2 cm) radiothérapie exclusive (curie + XRT) ( = co-morbidités) radio-chirurgie : Curie CHE XRT ( = T 2-4 cm N0) è Questions : radiothérapie ou chirurgie? quelle chirurgie? et les ganglions?

Rayons = Bistouri Randomisation 343 Stades IB1 IIA chirurgie (CHL Piver III) : 170 ptes XRT (XRT CurieT) : 167 ptes F Up : 87 mois [57-120] SG et SSR 5 ans : identiques Bénéfice à la chirurgie si AdénoK : SG 5 ans = 70% vs 59% SSR 5 ans = 66% vs 47% Récidives identiques : taux localisations pelvis / métastatiques Morbidité : Chirurgie : 28% Radiothérapie : 12% è Choisir selon le contexte médical SG5 ans = 83% Chirurgie = XRT SSR5 ans = 74% Chirurgie = XRT Landoni F. Lancet 2007

Piver 2 plutôt que 3 Randomisation : Piver 2 (n = 119) ou 3 (n = 119) curage pelvien ± lomboaortique avec ou non XRT Temps opératoire si Piver2 DMS iden(ques Survie globale iden(que Morbidité supérieure si Piver 3 : 38% vs 28% surtout urologique ROBOT ++ Landoni F. Gynecol Oncol 2001

Stade IB : rôle du N? SEER Database : 3,167 Ptes IB SG 5 ans = 71% pn+ : 8.7% = 265 Ptes 163 Ptes = CHE+ (suivi 6.4 ans) 55 Ptes = CHE- (suivi 5.75 ans) è Pas de chirurgie si pn+ è SG 5 ans : IB1 = IB2 SG 5 ans = 69%

Bilan ganglionnaire Adapter le traitement Récuser une chirurgie inutile : N+ Récuser une irradiation inutile : N- de petit volume en exérèse complète Récuser une extension inutile de l irradiation : N- LoA

Bilan ganglionnaire Imagerie IRM et TDM spécificité 90% sensibilité 30% Coelioscopie

Essai Senticol1 : 139 patientes IA1 (emb+) IA2 IB1, double détection Taux de détection : 97,8% (3/pte) Localisations : ilio-obturatrice bilatérale : 76.5% Se = 100%,âge jeune et emb+ Inhabituelles (Lao) : 19.4% N+ = 23/136 détectés VPN = 98,2% Se 92% Senticol2 : randomisation Lecuru F. J Clin Oncol 2011

Le statut ganglionnaire comme élément décisionnel IA1 <1% IA2 4-8% N+ Pelv N+ LAo IB 15% 5% II 20% 15% III 35% 30% IV >50% >40% taille profondeur stromale LVSI+ Grade N+ Pelv : 26% N+ LAo Atteinte Ganglionnaire N+ = 2 conséquences : Radio-chimio thérapie Irradiation lombo-aortique si N+ LAo Intérêt thérapeutique du curage??? Panici PB. Gynecol Oncol 2007. Michel G. Obstet Gynecol 1998. Sakuragi N. Cancer 1999

Evaluer les ganglions : la TEP ne remplace pas l histologie Série prospective MD Anderson : 60 ptes IB2 IV1 : TEP + lymphadenectomie extra-péritonéale 48 ans DMS = 1 j [0-4] Tps Op = 140 mn [89-252] N = 11 [1-39] pn+ : 23% délai pour XRT : 10 j Résultats : Se Sp VPP VPN 36% 96% 71% 83% TRTmodifié : 18.3% des cas Ramirez PT. Cancer 2011

Indications thérapeutiques : cancers du col localement évolués Standard

Radiochimiothérapie concomitante ou radiothérapie chimiosensibilisée Le STANDARD pour les cancers du col avancés Sels de platine hebdomadaire à 40 mg/m² de manière concomitante à la radiothérapie = effet radiosensibilisant. 4 à 5 cycles Gain vs radiothérapie seule : en survie globale +12% Survie sans récidives +16 % Green JA et al 2001, The Lancet - Rose PG et al, 1999, N Engl J Med

Chemoradiation for cervical cancer meta-analysis collaboration. J Clin Oncol 2008 Stades IB1 pn+ - IB2+ Standard : Radiothérapie pelvienne 45 Gy Cisplatine 40mg/m 2 /sem ± surimpression latéro-pelvienne 55-60 Gy Méta-analyse : bénéfice contrôle local contrôle à distance Survie Absolue + 10% + 7% +3% SG SSR

Quelle irradiation? N+ Pelv N+ LAo IA1 <1% IA2 4-8% IB 15% 5% II 20% 15% III 35% 30% IV >50% >40%

La radiothérapie pelvienne Régions centro-pelviennes et latéropelviennes Photons de haute énergie 4 champs orthogonaux : Antéro-postérieur et Postéro-antérieur 2 latéraux 40 à 50 Gy en pelvien fractionnement de 2 Grays environ soit 20 à 25 séances étalement de 6 semaines Si curiethérapie non réalisée : surboost sur la tumeur pour avoir 60 Gy en centro-pelvien

La radiothérapie pelvienne Limite supérieure : espace intervertébral L4/L5 Limite inférieure : portion moyenne du trou obturateur ou 3 cm en dessous de la limite inférieure de la tumeur Limite latérale : 2 cm au-delà du mur osseux pelvien Limite antérieure : ligne tangentielle au bord antérieur du pubis Limite postérieure : espace inter-vertébral S2-S3 Caches pour protéger le rectum et intestin grêle

Radiothérapie lombo-aortique Si N+ en lombo-aortique 45 à 50 Gy 4 champs Limite supérieure : espace inter-vertébral T12/L1 Limite latérale : 4 cm de part et d autre de la ligne médiane Morbidité +++ mais mauvais pronostic si N+ en lombo-aortique

Evaluation ganglionnaire Radiologique : TDM < IRM < PET-Scan» spécificité 90%» sensibilité 30%» Métastases ganglionnaires < 5 mm : non visibles Chou HH, J Clin Oncol 2006 Gold Standard : anatomo-pathologie Follen et al Cancer 2003» Curage laparotomique : illogique è RCC Lao non faite sur un abdomen opérée car morbidité forte» Curage Coelioscopique : diminue la morbidité Tewfik et al, Int J Radiat Oncol Biol Phys 1982

Evaluation ganglionnaire la chirurgie diagnostique : la coelioscopie pour l évaluation ganglionnaire Stratégies pour cancer du col localement évolué : Curage pelvien et lombo-aortique premier : Lavoué et al, Ann Surg Oncol 2007 Curage lombo-aortique seul par voie retrop Leblanc et al, Gynecol oncol 2007 Le niveau du N+ guide les champs d irradiation

Curage coelioscopique

Curage Lombo-Aortique dans les stades évolués COL Lille : - 173 stades IB2 - IVA - pn = 20.8 [1-52] è pn+ = 24.3% - DMS = 1.4 j [1-4] - 2.2% CPC per-opératoires Résultats : - SG 5 ans = 58% - Modifications TRT = 52% - Rôle thérapeutique : - µ-métastases < 5 mm - macrométastases réséquées Leblanc E. Gynecol Oncol 2007

Importance du bilan pré-thérapeutique sa qualité = facteur pronostique RCC concomitante puis chirurgie Radiothérapie puis chirurgie > chirurgie puis RCC concomitante Landoni et al Gynecol Oncol 2001 Peters et al J Clinical Oncol 2000 > chirurgie puis radiothérapie Landoni et al, Lancet 1997 Sous évaluer = augmentation de la morbidité et diminution de la survie

Dichotomie classique «petit cancer du col» ou cancer du col précoce : FIGO IA, IB1 et IIA < 4 cm Traditionnellement perçu comme des cancers «chirurgicaux» «gros cancer du col» ou cancer localement avancé : IB1 N+, IB2, IIA > 4 cm, IIB, IIIA, IIIB, IVA et IVB Traité par association radiochimiothérapie.??

La curiethérapie Endocavitaire (au contact de la tumeur) Utérovaginale pré-opératoire Vaginale post-opératoire Pose sous AG, césium 137 ou irridium 192 Bas débit de dose Survie augmentée si curiethérapie réalisée (sur gros K col), stérilise notamment les paramètres Logsdon Mdet al Int J Radiat Oncol Biol Phys 1999 Perez CA et al,cancer 1983

RCC + Curiethérapie Place de la chirurgie utérine?

Indications thérapeutiques : cancers du col localement évolués Standard

Problématique Materiel et méthodes Problématique Résultats Hystérectomie de clôture Discussion Conclusion Hystérectomie : Pas d impact prouvé sur la survie Impact pronostique +++ SG c 43

Hystérectomie après XR-CT + CurieT FNCLCC 2006 : 175 Ptes IB2-IVA Rennes - Vannes Taux de CPC : 26% +++ Grade 2 (+++ urinaires) Taux de réponse : complète : 39% µ-résidu = 11% macro-résidu = 50% SSR 5ans : 66% influencée Age jeune N+ Résidu+ Classe JM. Gynecol Oncol 2006. Lavoué V. J Gynecol Obstet Biol Reprod 2011 102 Ptes : IB1pN+ - IVA Résidu + / - N+ / N-

Faut-il opérer? : GOG NON : pas de bénéfice en SG de l hystérectomie Mais moins de récidives locales si hystérectomie 256 Ptes avec Tumeurs de plus de 4 cm Randomisation XRT (n = 124) / XRT + XT (n = 132) Keys HM. Gynecol Oncol 2003

Réponse complète : Gyneco 02 (FNCLCC) 61 Ptes : IB2 / II XR+CT + curiet si réponse complète : 2 bras : 100% 80% 97% 86% No Hysterectomy Hysterectomy Chirurgie ou non F Up : 3.8 ans [0.4-5.8] 60% 40% 20% p = 0.15 Résultats : pas de bénéfice 0% 0 1 2 3 4 5 Years Patientes at risk mais essai interrompu (recrutement) mais à 3 ans Morice P. J Clin Oncol 2011 - submitted

Résidu post XR-CT > 2 cm (1) 10 Ptes : 12 Ptes / 75 issues de IGR hystérectomie ± élargie 49 ans T moyen : 6 cm IB2 = 8 / II = 2 8 squameux / 2 AdnK F Up : 22 mois Résultats : «our survival results are very disappointing, even with a short follow up» mais 1 seule récidive pelvienne (non in sano) Azria E. Ann Surg Oncol 2005

Résidu post XR-CT > 2 cm (2) 30 ptes / 143 issues de l IPC hystérectomie / pelvectomie 49 ans T moyen : 6 cm IB2 = 5 / II = 10 / III = 5 / IV = 10 25 squameux / 5 AdnK F Up : 45 mois Résultats : comment ne rien faire? 44 pelvectomies 50% relapse (moy PFS 31mois) SG 8 mois si exenteration < 2ans après RCC Mclean Gynecol Oncol 2011

Chirurgie robotisée 80% des Hystérectomies élargies USA Triple indication dans le col : - Lymphadénectomie prétrt statut ganglionnaire N+ et champs d irradiation - CHE (IB1 N-) - Chirurgie post XRT (HT/CHE/Exentération)

Chirurgie robotisée vs coelio 3 D Mini-invasive Nerve sparing Pertes sanguines Implémentation imagerie,navigation Merlot Oncologie 2011