Modèle interne vs modèle standard

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FIXAGE Modèle interne vs modèle standard Séminaire EIFR : Présentation du 25 juin 2014 Emmanuel TASSIN FIXAGE 11, avenue Myron Herrick - 75008 Paris - France Téléphone : 33 (1) 53 83 83 93 - Télécopie : 33 (1) 53 83 83 99 Mél : fixage@fixage.com - Site : www.fixage.com Société anonyme au capital de 500.000 - R.C.S. Paris B 342 269 388 - Code APE 7022Z

Introduction Pourquoi utiliser un modèle interne plutôt que le modèle standard? Mon profil de risque est-il adapté à la formule standard? Le modèle interne mis en place est-il adapté? 1

1. Les besoins de modèle La formule standard : pilotage réglementaire La formule standard est un modèle d évaluation de l exigence en capital (SCR) reposant sur des hypothèses et des méthodes fixées par la directive et la Commission Européenne communes à l ensemble des acteurs du marché. C est la méthode par défaut pour le calcul du SCR. Toutefois même si l organisme choisi d utiliser un modèle interne, son résultat devra être comparé avec celui obtenu par application de la formule standard. Elle présente pour avantage une relative simplicité et un traitement harmonisé pour tous les acteurs. Elle permet également la comparaison de la situation de chaque acteur. Néanmoins elle ne permet pas de refléter les risques propres à l organisme et les résultats obtenus peuvent être en décalage avec l évaluation de ces risques. Elle peut ainsi apparaître inadapté pour le suivi et le pilotage des risques et conduire à des décisions inadéquates. 2

1. Les besoins de modèle Les alternatives au modèle standard La directive permet aux organismes d assurance d utiliser deux autres méthodes d évaluation de leur SCR : l utilisation de paramètres propres à l organisme (USP) dans la formule standard pour l assurance non-vie principalement ; le développement un modèle interne partiel ou total. Les USP Les USP permettent de modifier, après autorisation du superviseur, certains paramètres de la formule standard à condition que le nouveau calibrage soit basé sur un historique suffisamment long de la sinistralité et suivre une méthode standardisée. L utilisation de l expérience du portefeuille dans les paramètres de calcul du SCR est particulièrement adapté pour les risques non vie car l incertitude associée au coût des sinistres trouve sa source dans paramètres propres à l assureur (comportement des risques souscrits, qualité de la tarification, etc.). 3

1. Les besoins de modèle Le modèle interne Le modèle interne permet aux organismes, en tenant compte des risques inhérents à leur activité, de retracer une image réaliste du profil de risque et de fournir des indicateurs cohérents sur sa santé financière. C est un modèle actuariel construit à partir de l expérience de l entreprise, des opinions des experts et de données historiques. L approbation d un modèle interne s effectue par une procédure de pré-candidature visant a évaluer le modèle sur des critères techniques et qualitatifs. 4

1. Les besoins de modèle ORSA : pilotage des risques Selon la Directive, l un des principaux objectifs de l ORSA est d évaluer le besoin global de solvabilité en prenant en compte les spécificités du profil de risques de l entreprise. C est un outil de gestion des risques important qui intervient dans toutes les étapes du système de gestion des risques. La Directive ne donne pas de précision sur la manière de mettre en œuvre ces évaluations ni sur les résultats à produire. Malgré le principe de proportionnalité, les assureurs (notamment de petite ou moyenne taille) ont exprimé leur inquiétude sur la complexité que la mise en place de l ORSA pourrait induire. L ORSA est antinomique avec la formule standard. 5

2. Validation et suivi du modèle interne Les processus ERM font de plus en plus appel à l utilisation de modèle interne et de mesures de risque sophistiquées pour traduire l identification des risques en décisions de management et en besoin de capital. En préambule de la mise en place d un tel modèle, la fonction actuarielle doit s exprimer sur les risques qui doivent être couverts par le modèle interne (en particulier sur les risques liés aux conditions de souscription et aux dépendances établies entre les risques). Le suivi du modèle interne est assuré par la fonction «gestion des risques» qui recouvre les tâches suivantes : conception et mise en œuvre du modèle interne ; tests et validation ; suivi documentaire détaillé ; report auprès de l administration de la performance et des axes d amélioration ; production de rapports de synthèse sur la performance ; 6

3. Quels sont les avantages d un modèle interne approuvé? Les modèles internes sont reconnus comme des outils efficaces, lorsqu appropriés, pour renforcer la gestion des risques et mieux ancrer la culture du risque dans les entreprises. Respect des exigences réglementaires Le modèle interne permet de calculer le SCR de la compagnie au plus juste des risques qu elle encours. Cette précision offre la possibilité d optimiser les processus d allocation de capital. Contrôle des risques et aide à la décision Il contribue à une analyse quantitative et qualitative plus exhaustive des risques auxquels est exposée la compagnie, permettant notamment de prendre des décisions de gestion plus appropriées (couverture, stratégie de souscription ). Le modèle interne est un outil d aide à la prise de décision, il répond ainsi aux exigences de l ORSA. 7

3. Quels sont les avantages d un modèle interne approuvé? Le modèle interne apporte des avantages compétitifs à l organisme : pilotage prospectif du besoin en capital meilleure allocation des fonds propres meilleure connaissance et maitrise des risques et de leurs impacts amélioration de la rentabilité des activités et de la compétitivité des produits meilleure réactivité face à des changements non anticipés communication à destination de la communauté financière et des agences de notation 8

4. Calendrier de mise en place des modèles internes Les textes européens régissant les procédures de candidature seront communiqués courant 2014. Ouverture des candidatures le 1 er avril 2015. Utilisation des modèles autorisés en «première vague» le 1 er janvier 2016. Dans un premier temps, une grande partie des assureur devrait probablement s orienter vers l utilisation de la formule standard, puis dans un second temps s orienter vers des USP ou un modèle interne partiel ou total. 9