Utilisations du TEE : lecture et calcul de ratios

Documents pareils
INTRODUCTION A LA MACROECONOMIE Séance de travaux dirigés n 4 Construction des comptes de secteur

3. Agrégats, ratios et équilibres macroéconomiques

ELEMENTS DE COMPTABILITE NATIONALE

Chapitre 3. La répartition

L équilibre Ressources Emplois de biens et services schématisé par une balance

TC12 : Protection sociale et solidarités collectives

RAPPELS DU COURS PRÉCÉDENT

Observation et Conjoncture Économique. Économie Nationale approche par les revenus

ANNEXE VII EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME PIECE JOINTE N 2 SIMULATIONS REALISEES A PARTIR DU MODELE MACROECONOMETRIQUE MESANGE

A Comment passe-t-on des revenus primaires au revenu disponible?

La séquence des comptes

Ainsi, les utilisateurs auront à leur disposition une série cohérente et complète portant sur la période 1974 à 2013.

Taux d épargne, le paradoxe franco- britannique

Inégalités de salaires et de revenus, la stabilité dans l hétérogénéité

1er thème: comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs?

DEVOIR N 1 économie générale

Les opérations et autres flux

BELGIQUE. 1. Principes généraux.

LA LETTRE DE L EPARGNE ET DE LA RETRAITE DU CERCLE DE L EPARGNE. N 3 juillet 2014

LES SIIC. Pierre Schoeffler Président S&Partners Senior Advisor IEIF. Étude réalisée par. Les SIIC et la retraite 1

Commission des Affaires économiques. «De gauche et fier de l être!» Lutter contre les idées reçues les plus répandues

CHAPITRE VI - LES SOLDES COMPTABLES ET LES INDICATEURS DE REVENU

LA CONNAISSANCE DES COMPTES FINANCIERS ET NON FINANCIERS DES ACTEURS FINANCIERS

Chapitre 1 : La consommation et l épargne

L arbitrage entre consommation et épargne Activités pour l élève

Le présent chapitre porte sur l endettement des

BASE DE DONNEES - MONDE

Note méthodologique. Les principales différences avec les TES sont mentionnées dans l encadré 1.

Revenu national avant impôts: (100%) Revenu disponible: (74%) Revenu après impôts: (51%)

INITIATION À LA COMPTABILITÉ GÉNÉRALE

La situation financière des SNF françaises Quelques éléments de diagnostic élaborés à partir des comptes nationaux

La protection sociale en France

Tests de sensibilité des projections aux hypothèses démographiques et économiques : variantes de chômage et de solde migratoire

ECONOMIE GENERALE. La représentation de l économie : la comptabilité nationale

Epargne et investissement

Dépenses nationales totales

Migration: un plus pour la Suisse Relations entre État social et migration: la position de Caritas

Les mutations de l offre Epargne Retraite

Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC

La retraite de nos enfants Colloque Question-Retraite Centre Mont-Royal, Montréal

Présenté par Michel Sapin, Ministre des finances et des comptes publics. Christian Eckert, Secrétaire d État chargé du budget

Les baisses d'impôts annoncées par Nicolas Sarkozy : priorité juste ou mal choisie?

Compte bancaire ou assurance vie? 5. Amortissement direct ou indirect?

Couverture du risque maladie dans les pays en développement: qui doit payer? (Paris, 7 mai 2008)

Les dépenses et la dette des ménages

Simulation d impact de l augmentation des salaires du personnel de l administration publique et du SMIG et du SMAG dans le secteur privé

Le financement de l économie Jézabel Couppey- Soubeyran PSE Université Paris 1. Journée PAF, académie de Versailles

Fiches thématiques. Revenus

Programme «financement» - Partie I Données de cadrage

DEBAT D ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2015

À quoi servent les cotisations?

Y A-T-IL UNE EXCEPTION FRANÇAISE DES COMPORTEMENTS D EPARGNE?

Cercle Patrimonial. Débat sur la Fiscalité

Les politiques de réduction du coût salarial en Belgique

LEVET COMMUNE DE LEVET

Quelle est l influence d une réduction des prestations d 1/5, via le crédit-temps et l interruption de carrière, sur le revenu du ménage?

ANALYSE FINANCIERE DE LA COMMUNE D ITANCOURT.

ÉCONOMIE GÉNÉRALE FIIFO1

MUTUELLE NEGOCIEE ET SOLIDAIRE PRINCIPAUX RESULTATS DES QUESTIONNAIRES

DOSSIER RETRAITE Avril Retraite, mais de quelle retraite parlons-nous?

Du produit intérieur brut (PIB) au revenu national (2010)

Chapitre 4 Un besoin de financement du système de retraite qui s établirait à 4 points de PIB en 2040, à réglementation inchangée

Le patrimoine des ménages retraités : résultats actualisés. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites

THÈME 1. Ménages et consommation

Royaume du Maroc. La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers

Stéphanie Dupays. du fait de stratégies individuelles ou familiales ou bien de contraintes liées aux changements

Note de présentation générale. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites

Les chiffres de la santé LES DÉPENSES D ASSURANCE SANTÉ

Chapitre 6. Le calcul du PIB, de l inflation et de la croissance économique. Objectifs d apprentissage. Objectifs d apprentissage (suite)

NOMENCLATURE COMPTABLE POUR LE PARTICULIER

Dans quelle mesure la baisse des taux d intérêt permet-elle de relancer la croissance?

DES ÉLÉMENTS DE CONTEXTE : UN HÉRITAGE DIFFICILE

Bilan Protection Sociale et Rémunération

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

PROTECTION SOCIALE EN FRANCE

Amundi Immobilier. Le marché de l immobilier en France 4 e trimestre Tendances. Le contexte macroéconomique

Les comptes nationaux et le SEC 2010

CONSOMMATION FINALE. Matérialité de l usage. Productivité de l usage. Effet de l usage. Satisfaction. Usage d un bien SANS effet productif ultérieur

Dans le prolongement de l observatoire Finances, l APVF et LOCALNOVA ont actualisé l étude

Oddo & Cie. Premavenir. Novembre 2014

Programme «financement» - Partie I Données de cadrage

Le Triangle de la solidarité

Guide pratique de l épargnant

Comparaison des enjeux énergétiques de la France et de l Allemagne

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot Septembre 2010

Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne. FMI Département Afrique Mai 2010

Un essai de mesure de la ponction actionnariale note hussonet n 63, 7 novembre 2013

Études. Des effets de la réglementation des produits d épargne sur le comportement de placement des ménages

FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC

RAPPORT TECHNIQUE CCE

Initiation à la Comptabilité

NOTE D INFORMATION : LA FISCALITE DES FRANÇAIS ETABLIS HORS DE FRANCE ETAT ACTUEL ET EVOLUTIONS EN COURS

Epargner à long terme et maîtriser les risques financiers

L Info sociale réservée aux dirigeants d entreprise présentée par RV Assurance & Courtage

Transcription:

Université Montesquieu Bordeaux IV Année universitaire 2014/2015 1 ère année de Licence AES Introduction à la Macroéconomie Séance 5 Utilisations du TEE : lecture et calcul de ratios Documents joints : - Document 1 : Afep, 2014, L évolution de la consommation des ménages en France, Flash Eco. - Document 2 : Objectifs et instruments de la redistribution des revenus, Nathan. - Document 3 : TEE simplifié. - TEE de la France année 2013 (disponible dans le dossier de cours ou à l adresse ci-dessous), Comptes nationaux - Base 2010, Insee. http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=16&sous_theme=5.5 Questions préparatoires : 1. Présentez le TEE. Que peut-on lire en ligne et en colonne dans le TEE? 2. Expliquez le principe du compte écran. 3. Que contiennent les colonnes «Biens et Services»? Exercice 1 : 1. A partir des données utilisées dans le TD 4 et des données présentes dans le tableau, complétez le TEE simplifié disponible en annexe. Exercice 2 : 1. A partir du TEE de la France en 2013, calculez les ratios suivants : Taux d investissement des SNF, taux d autofinancement des SNF, taux de marge des SNF, taux d épargne des SNF, la propension moyenne à épargner et consommer des ménages, le taux d épargne financière des ménages. 2. A partir du TEE de la France en 2013, exprimerle PIB selon les trois optiques (production, revenu et demande). 3. Calculez et interprétez les revenus primaire et secondaire des ménages. II. Question de synthèse : A partir du TEE de l année 2013, des réponses précédentes et des documents joints répondez à la question suivante : «Comment les administrations publiques peuvent-elles impacter directement et indirectement la consommation des ménages?». 1

Document 1. L évolution de la consommation des ménages en France, Afep (2014) Les dépenses de consommation des ménages représentent près de 56 % du PIB. Mais de quoi parle-ton exactement? Le profil de consommation des ménages a-t-il évolué au cours des dernières décennies? Telles sont les questions abordées par le présent flash. 1. Revenu disponible, consommation effective : de quoi parle-t-on? Au plan macroéconomique, différents concepts sont employés pour qualifier les revenus et la consommation des ménages. Le revenu disponible brut est le revenu à la disposition des ménages pour consommer et épargner. Il comprend l'ensemble des revenus d'activité, des revenus du patrimoine et les prestations sociales, auxquels sont soustraits les impôts directs et les cotisations sociales. L'évolution du pouvoir d'achat du revenu disponible brut rapporte l'évolution du revenu disponible brut à celle du prix des dépenses de consommation des ménages. Pour se rapprocher d une notion plus individuelle du pouvoir d'achat, sa progression est rapportée à des unités démographiques (personne, ménage, unité de consommation). Un revenu disponible «arbitrable», plus proche du ressenti des ménages, est aussi calculé. Il est obtenu en retranchant au revenu disponible brut un ensemble de dépenses de consommation «pré-engagées», soit les dépenses réalisées dans le cadre d un contrat difficilement renégociable à court terme (logement, gaz, électricité, télécommunications, télévision, assurance et services financiers). Deux agrégats retracent l évolution de la consommation des ménages : les dépenses de consommation finale, que les ménages supportent directement, et la consommation effective des ménages qui comprend, en outre, les dépenses «individualisables» à leur profit financées par les administrations publiques et les ISBLSM1 (dépenses d éducation et hospitalières, remboursements des soins de ville, allocations logement). L analyse des données de l INSEE depuis plus d un demi-siècle fait apparaître deux faits saillants notables : d une part, une multiplication par deux de la part des dépenses préengagées dans les dépenses de consommation finale des ménages et, d autre part, une progression équivalente du ratio prestations sociales sur revenu disponible (chaque ratio affichant une valeur d environ 33 % en 2012). Ceci reflète l importance des mutations à l oeuvre, notamment le renchérissement de l immobilier (y compris effet qualité) et la montée en puissance de l économie des services tout comme l expansion du système de protection 2

sociale, à la fois par l élargissement de son périmètre mais également par un effet de masse concernant les bénéficiaires (retraités). La consommation est ainsi devenue plus rigide et les revenus plus dépendants des transferts, en même temps que les prélèvements sur les revenus augmentaient. Document 2 : Objectifs et instruments de la redistribution des revenus 1. Les objectifs de la redistribution des revenus 1.1 Quels sont les objectifs économiques de la redistribution? A. Une stabilisation automatique de l activité économique La redistribution des revenus cherche à jouer un rôle de stabilisateur automatique de la conjoncture économique. En période de ralentissement de l activité économique, les prélèvements obligatoires sur les revenus des ménages (impôts et cotisations sociales), lorsqu ils sont proportionnels à ces revenus, sont automatiquement moins importants en valeur absolue. Ils exercent ainsi un effet contracyclique : la baisse de la demande est freinée. En outre, le fait que les ménages continuent à percevoir des revenus lorsqu ils perdent leur emploi (indemnité chômage) permet de soutenir l activité économique à un moment où elle décline. Inversement, en période d expansion, la hausse des revenus conduit à une hausse des prélèvements obligatoires, qui vient freiner les tensions inflationnistes dues à une demande trop élevée. B. Un soutien de la demande En prélevant un impôt sur un ménage à revenu élevé, on ne réduit pas sa consommation, mais seulement son épargne. En attribuant la somme prélevée à un ménage à revenu faible, qui dépense en général la presque-totalité de son revenu, on augmente sa consommation. Au total, la consommation des ménages à haut revenu ne diminue pas (ou très peu) du fait des prélèvements, alors que celle des ménages à bas revenus augmente beaucoup du fait de la redistribution : la consommation globale s accroît, ce qui représente un soutien de la demande. 1.2 Quels sont les objectifs socio-politiques de la redistribution? A. Garantir une protection contre les risques sociaux Les risques sociaux sont des événements susceptibles d intervenir dans la vie de n importe quel individu, qui occasionnent des pertes de revenus et auxquels l individu ne peut pas forcément faire face seul. Exemples : maladie, vieillesse, famille nombreuse, maternité Ces risques sociaux sont pris en charge par la collectivité des individus, pour garantir un revenu aux personnes touchées par la réalisation de ces risques. B. Redistribuer horizontalement et verticalement les revenus Une redistribution verticale des hauts revenus vers les bas revenus permet de réduire les inégalités de revenus primaires observées entre les ménages. C est ici un objectif de justice sociale qui est visé. Une redistribution horizontale opère des transferts de revenus sur des critères autres que le niveau de ressources. Il s agit par exemple d établir une solidarité entre les familles sans enfants et les familles nombreuses, entre les actifs et les inactifs, entre les actifs occupés et les chômeurs. 2. Les instruments de la redistribution des revenus 3

2.1 En quoi la fiscalité peut-elle être redistributive? A. Les effets de la fiscalité sur la réduction des inégalités de revenus Tous les types d impôt n ont pas le même effet redistributif et ne réduisent pas nécessairement les inégalités. L impôt sur la consommation (TVA) pénalise davantage les ménages qui consacrent une part plus importante de leur revenu à la consommation (ménages à bas revenus). Ceux qui épargnent plus sont moins touchés par l impôt dans un premier temps, mais leur épargne n est qu une consommation future qui elle sera elle aussi imposée dans le futur. L impôt proportionnel sur le revenu n a aucun effet réducteur d inégalités. En revanche, l impôt progressif (par tranche ou non) exerce un effet important de réduction des inégalités. B. L impact de la taille des familles sur l effet redistributif. En France, le système du quotient familial permet de faire supporter la charge de l impôt aux ménages sans enfants. L impôt payé par un ménage est une fonction décroissante de la taille de la famille. Ainsi, les inégalités de revenus entre les ménages avec enfants et les ménages sans enfant se réduisent. Cela peut se justifier par le fait que les ménages qui doivent élever des enfants en supportent seuls la charge, alors que ces enfants, une fois éduqués et formés, cotiseront pour le versement des pensions de retraite aux ménages sans enfants. 2.2 En quoi les services publics sont-ils redistributifs? A. Les caractéristiques d un service public Un service public est un service d intérêt général, décidé par la puissance publique, qui vérifie les principes de continuité et d égalité. Il peut être produit aussi bien par un organisme public que par un organisme privé, ce dernier remplissant alors une mission de service public par délégation. B. Une redistribution verticale Étant donné que les services publics rendus à titre gratuit sont financés par l impôt et que tous les ménages paient un montant d impôt différent, la délivrance d un service public conduit à redistribuer les revenus verticalement. Le ménage qui ne paie pas d impôt bénéficie des services publics au même titre que les autres ménages. En quelque sorte, les autres ménages lui ont versé une partie de leur revenu pour qu il puisse payer les services publics. Il y a bien redistribution verticale de revenu. C. Une redistribution horizontale Les services publics donnent également lieu à une redistribution horizontale de revenu, dans la mesure où ils profitent davantage à ceux qui les utilisent qu à ceux qui n y ont pas recours. Si le service de défense nationale est consommé par tous les ménages, il n en est pas de même pour le service d éducation nationale par exemple. C est la comparaison entre l impôt versé et la consommation de service public qui permet de repérer les «transferts» de revenus entre ménages. Sur ce point, notons que les ménages les plus aisés, qui paient plus d impôt, utilisent davantage le service d enseignement (les statistiques montrent que leurs enfants font des études plus longues). 2.3 Quel rôle jouent les transferts sociaux en matière de redistribution? A. Un rôle d assistance et d assurance Selon la logique d assurance, les individus se prémunissent contre les risques sociaux par des cotisations préalables qui leur donneront droit à une prestation sociale en cas de survenance d un risque. 4

Selon la logique d assistance, ou logique de solidarité, les individus bénéficient de prestations sociales sans qu il leur soit nécessaire d avoir cotisé au préalable. Le versement de ces prestations est soumis à des conditions de ressources définies par l Administration. Enfin, selon la logique de protection universelle, des prestations sont accordées à tous les individus, sans condition de cotisation ou de niveau de ressources. B. Une mutualisation des risques sociaux La logique d assurance repose sur le principe de mutualisation des risques sociaux, au même titre qu une assurance privée : la perte de revenu subie par un individu et résultant de la survenance d un risque social est prise en charge par l ensemble des individus. En effet, la probabilité est faible que tout le monde tombe malade ou parte à la retraite en même temps C. Une redistribution verticale des revenus Puisque les individus paient des cotisations sociales proportionnelles à leur revenu, alors, pour un même service de soins, certains paient plus que d autres. Autrement dit, ceux qui cotisent beaucoup financent les prestations sociales de ceux qui cotisent moins : il s agit d une forme de redistribution verticale des revenus. 5

Document 3 : TEE simplifié. P E A D R U C Emplois Ressources SNF APU Ménages RDM B&S Total Opérations B&S RDM Ménages APU SNF Total 230 Exportations Importations 300 Production Consommation Intermédiaire Valeur Ajoutée Rémunération des salariés EBE/RMB Revenus de la propriété SRP/RNB Impots courants Cotisations sociales Prestations sociales RDB Transferts sociaux en nature RDB Ajusté Revenu disponible brut Consommation finale effective Consommation finale Epargne brute Variations d'actifs Compte d'accumulation Variations de passifs Epargne brute FBCF Variation de stocks 70 CdF (+) / BdF (-) P E A D R U C 6