Cours d économie générale Aurélien Méré Deuxième année de cycle ingénieur Table des matières Répartition et consommation... 3 La répartition... 3 La répartition du produit... 3 La répartition des revenus... 3 La redistribution... 3 La consommation... 4 La fonction de consommation... 4 L analyse Keynesienne... 4 La monnaie et la création monétaire... 5 Les fonctions et formes de la monnaie... 5 Les principales fonctions de la monnaie... 5 Les différentes formes de la monnaie... 5 Les agrégats monétaires... 6 La création monétaire... 6 Le pouvoir de création monétaire... 6 Les mécanismes de la création monétaire... 6 Les contreparties de la masse monétaire... 6 Les limites à la création monétaire... 6 L état et l économie... 7 Principaux rôles de l état... 7 Etat et économie de marché... 7 Les principales fonctions de l état... 7 Les politiques économiques... 7 Les contraintes de l intervention de l état... 7 Le budget de l état... 7 Qu est-ce que le budget?... 7 La structure du budget... 8 L économie de marché... 8 Le financement de l économie... 8 Les besoins de financement... 8 Les capacités de financement... 9 Les modalités de financement... 9 Les circuits de financement... 9 L évolution du financement de l économie en France... 9 L économie financière d endettement... 9 L économie des marchés financiers... 9 Le nouveau système de financement de l économie... 9 Le fonctionnement du marché monétaire... 9 Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 1
Le marché interbancaire... 9 Le marché dit de créances négociables... 10 Le fonctionnement du marché financier... 10 Les valeurs mobilières.... 10 Le marché primaire... 10 Le marché secondaire... 10 Ménages et consommation... 10 Les outils d analyse des variations de la consommation... 10 Le coefficient budgétaire... 10 La loi d Engel... 10 Les élasticités... 11 L évolution de la consommation en France... 11 La croissance de la consommation... 11 L étape Fordiste... 11 Offre et demande sur le marché... 12 Le fonctionnement du marché concurrentiel... 12 Définition générale... 12 La concurrence pure et parfaite (cadre normatif)... 12 La loi de l offre et de la demande... 13 L équilibre entre l offre et la demande... 13 Les limites de la régulation pour le marché... 14 Les monopoles... 14 La concentration croissante... 14 La concurrence monopolistique... 14 Les imperfections de l information... 14 Entreprise et coûts de production... 15 Définitions générales... 15 Coût total... 15 Coût fixe ou coût de structure... 15 Coût variable... 15 Coût moyen ou coût unitaire... 15 Coût marginal... 15 Les coûts en courte période... 15 Coût moyen et prix de marché... 15 Coûts et rendements décroissants... 15 Coût moyen / Production moyenne et coût marginal... 16 Les coûts en longue période... 16 L équilibre du producteur... 16 Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 2
Répartition et consommation L activité économique découle : Dans un premier temps de la production. Dans un deuxième temps de la répartition (rétribution de ceux qui ont participé à l effort ceux qui ont avancé leurs bras et ceux qui ont avancé le capital). Dans un troisième temps de la consommation (dépenser le revenu issu de la répartition pour satisfaire les besoins). La répartition La répartition du produit Le PIB est l ensemble des produits répartis, divisé en : PIB marchand participation à l effort de production PIB non marchand citoyenneté (quasi-gratuits) La répartition est divisée en : Revenus des facteurs o Revenus de travail (salaires, honoraires ) o Revenus de capital (argent placé, brevet, terre ) Part de l état (impôts sur la production) Part de l entreprise o Amortissements (pour compenser l usure des matériels) o Accumulation nette ou investissement (acquisition de nouveaux matériels) La répartition des revenus Le revenu est l ensemble des ressources octroyées aux agents économiques divisé en : Revenus directement liés à l activité économique o Salaires (contrat de travail) : 75% du total des revenus o Bénéfices industriels et commerciaux o Honoraires (professions libérales) Revenus issus indirectement d une activité o Placements (dividendes) o Intérêts o Loyers Les revenus sont inégaux en fonction de la situation hiérarchique, du sexe, de l âge, du secteurs, de la région et de la nationalité, favorisant le phénomène de l exclusion sociale. La redistribution Une partie des revenus des facteurs, sous forme de cotisations sociales, va vers les organismes sociaux sous la tutelle de l état, de même que les impôts sur le revenu. L état a mis en place un système de redistribution qui vient modifier la répartition primaire. Les objectifs de la redistribution Objectif social o Améliorer la justice sociale o Développer la solidarité Objectif économique o Stimuler l activité économique par un niveau de consommation suffisant Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 3
Les mécanismes de la redistribution La fiscalité : taxer plus lourdement les hauts revenus (impôt de solidarité sur la fortune) TVA différenciée Progressivité de l impôt Allègements fiscaux Les systèmes sociaux et aides diverses de l état Les limites de la redistribution Manque relatif d efficacité La solidarité horizontale, ambigüe Crise de légitimité avec la remise en cause de l état providence Crise financière Persistance de l exclusion La consommation La consommation d un bien est la quantité de ce bien qui par usure ou destruction permet de satisfaire directement les besoins des agents économiques sans concourir à l accroissement de la production La fonction de consommation La consommation globale est la consommation finale des ménages, soit l ensemble des dépenses en biens et services effectuées par les ménages. Les propensions moyennes La propension moyenne à consommer (tendance) dépend du revenu consacré à la consommation : Si C/Y = 1, tout le revenu est consommé Si C/Y > 1, les ménages doivent emprunter Si C/Y < 1, les ménages épargnent Propension = Consommation / Revenu = C/Y La propension moyenne à épargner est la partie du revenu non consommée : Propension marginale S = Y C, aussi = 1 La propension marginale est la variation de la consommation en fonction de la variation du revenu. La propension marginale à épargner vaut donc : L analyse Keynesienne c = ΔC ΔY s = ΔS ΔC = 1 ΔY ΔY = 1 c Selon Keynes, l économie nationale est une relation dynamique entre Y, C, S et I. Y = C+S ou Y = C+I Orienter l économie, c est agir sur ces différentes variables. La fonction de consommation selon Keynes est C = cy + C est une constante, la consommation incompressible, correspondant à une dépense indépendante du niveau de revenu. Aussi : Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 4
Quand le revenu augmente, la consommation augmente, mais pas dans les mêmes proportions La propension marginale a tendance à baisser avec l accroissement des revenus Keynes en conclue que la loi psychologique fondamentale à laquelle nous pouvons faire toute confiance a priori, en raison de notre connaissance de la nature humatine et a posteriori en raison des enseignements détaillés de l expérience, c est qu en moyenne et la plupart du temps, les hommes tendant à accroitre leur consommation à mesure que leur revenu croît, mais non dans une quantité aussi grande que l accroissement des revenus. La consommation globale, composée de deux éléments dont une partie est déterminée par le revenu et l autre non. A mesure que Y s accroit, la consommation globale C s accroit aussi mais pas dans la même proportion que le revenu : C < ΔC ΔY < 1 La monnaie et la création monétaire L économie contemporaine est monétaire. Le rôle de la monnaie a été mésestimé dans l analyse économique. Pourtant, la monnaie constitue : Une caractéristique majeure d une économie de marché Un élément fondamental dans le fonctionnement de nos sociétés Les fonctions et formes de la monnaie Il y a une distinction entre la notion de monnaie et celle de l argent ou de richesse : Richesse = ensemble des actifs Argent = Pièces et billets La monnaie est constituée de l ensemble des moyens de paiement directement utilisables pour effectuer des règlements. La masse monétaire est la quantité de monnaie en circulation sous toutes ses formes : billets ou dépôts en comptes bancaires. Elle représente environ la moitié de la production nationale d une année selon la Banque de France. Ses caractéristiques remarquables : Mobilisable de suite Sert de règlement Acceptée par tous (et l état) Les principales fonctions de la monnaie Intermédiaire dans les échanges Unité de compte, étalon de mesure Réserve de valeur (possession d un actif mobilisable) Les différentes formes de la monnaie Dématérialisation progressive du signe monétaire : Forme marchandise (divisibilité, pas d altération), ex : le sel Forme métallique (métaux précieux) en fonction du poids, ex : fer, cuivre, argent, or Forme fiduciaire (billets de banques) Forme scripturale (chèques) Forme électronique (internet) Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 5
Les agrégats monétaires Les agrégats de monnaie sont des indicateurs statistiques qui reflètent les capacités de dépense des agents non-financiers résidents (agents économiques d un pays). Ils regroupent tous les moyens de paiement des agents non-financiers et parmi les placements financiers ceux qui sont susceptibles d être utilisés en règlements des transactions après conversion rapide et facile en moyen de paiement sans risque important en perte de capital. La création monétaire La création monétaire est la mise en circulation d une quantité de monnaie. Le pouvoir de création monétaire La Banque de France, ou banque centrale : monopole exclusif de l émission des billets de banque (alimentation des banques commerciales, paiement des devises étrangères) Le trésor public : monopole exclusif de la création de monnaie divisionnaire (ou métallique). Création de la monnaie scripturale. Les banques commerciales : Pouvoir de créer de la monnaie scripturale sans dépôts sous la règlementation de la banque centrale. Les mécanismes de la création monétaire A l origine, les dépôts de certains clients permettaient aux banques de prêter temporairement de l argent à d autres. Les gains provenaient du stockage et des intérêts sur les prêts. Actuellement ce ne sont plus les dépôts qui permettent les crédits mais l inverse : les crédits deviennent des dépôts. Les contreparties de la masse monétaire On distingue trois catégories de contreparties : Extérieur : or et devises Créances sur l état Créances sur l économie Les limites à la création monétaire Le rythme des affaires : économie dynamique impliquant beaucoup de transactions (demandes de crédits) La limitation de l offre des crédits par les banques (le taux d intérêt dépend de l offre) Le risque : il faut des garanties pour pouvoir récupérer son argent La politique monétaire, le rôle de l état Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 6
L état et l économie Principaux rôles de l état Etat et économie de marché Les imperfections du marché : La concurrence o Les imperfections du marché peuvent expliquer le monopole. L état doit faire respecter un certain niveau de concurrence. On établit alors des règles de concurrence et de consommation. Les biens collectifs o L état doit prendre en charge les biens collectifs (éclairage public, routes ) car aucune entreprise ne peut s investir dans ce genre de biens/services. La production de services publics nécessite des impôts. Les externalités o Non prise en compte des effets collectifs et sociaux par le marché. Les modes d intervention sont la règlementation et la fiscalité. La justice sociale o Prise en compte des besoins humains. Intervention par la redistribution et la fiscalité. Les principales fonctions de l état Fonction d affectation : production et financement de biens et services collectifs Fonction de redistribution : Transferts entre agents économiques Fonction de régulation : Domaine de politique économique Les politiques économiques Politique de stabilisation : politique monétaire Politique de relance économique : stimulation de l investissement Politique industrielle : à long terme, on modifie les structures industrielles du pays Les contraintes de l intervention de l état Difficulté d identifier les préférences collectives et l intérêt général : l état est maître d œuvre de l intérêt général. Les délais d action et d obtention des résultats : Allongement des délais de mise en œuvre et délais dans l appréciation des résultats Pression exercée sur les pouvoirs publics : Jeux d influence de différents groupes de personnes La contrainte extérieure : Décisions isolées inopérantes, voire dangereuses Le budget de l état Au début du XXe siècle, il représentait entre 10 et 15% du PIB. En 1999, il représentait 45% du PIB. Qu est-ce que le budget? Le budget de l état est un acte par lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses de l état pour une année civile. Il s agit d un acte : Economique : + de 1500 milliards de FF chaque année Juridique : voté au parlement dans le cadre de la loi de finances initiale. La loi de finances détermine la nature, le montant, et l affectation des ressources et des charges de l état, compte tenu d un équilibre économique qu elle définit (ordonnance du 2/1/59). La loi de finances rectificative ou collectif budgétaire inclut les événements imprévisibles, ou la modification de la politique économique. Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 7
La structure du budget Deux types d opération : opérations à caractère définitif et opérations à caractère temporaire. Les recettes Les recettes fiscales comprennent 90% des recettes : o Impôts directs et taxes assimilées o Impots indirects (TVA 40% du total, tabac, alcool, pétrole ) o Enregistrements, timbres o Douanes Les recettes non fiscales o Revenus de la propriété publique o Revenus des prêts Les dépenses Elles permettent le fonctionnement de l état et sont définies en fonction de l orientation de l activité économique : Répartition par fonction o En fonction des grands objectifs de l état Répartition par nature o Dépenses de fonctionnement (état) o Dépenses de transferts (social, emprunts) o Dépenses d investissements (subventions aux entreprises) L équilibre budgétaire o L équilibre du budget est un critère de saine gestion. o Le déficit volontaire est un instrument de la politique économique. o Financement par un emprunt public ou par la création monétaire. L UEM (politique de rigueur monétaire) impose un accroissement de la dette publique pour maîtriser l inflation. Les prélèvements obligatoires Poids et croissance des prélévéments obligatoires o Taux de P.O. de 46,5% en 1999 après une forte croissance dans les années 73/84, suite à la crise en France et à la montée du chomage. La réduction de la croissance économique a amené moins de revenus et plus de chômeurs. Structure des P.O. o Impôts et taxes de l état et des collectivités locales + les cotisations sociales o 1970-1997 : Augmentationde la part des cotisations sociales et diminution symétrique de la part des impots. o Par rapport à l Union Européenne, les cotisations sociales sont supérieures en France et les impots inférieurs. Prélèvements obligatoires et actions de l état o Inteventions autres de l état : législation et règlementation, monnaie et crédit, secteur public L économie de marché Le financement de l économie Les besoins de financement Les entreprises et l état ont un besoin de financement : Les besoins de financement des entreprises servent à financer les investissements Les besoins de financement de l état résultent du déficit public permanent Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 8
Les capacités de financement Seuls les ménages ont une capacité de financement permanente Les modalités de financement Financement des entreprises double : Autofinancement (trésorerie suffisante pour financer) Recours au financement externe : o Financement direct : marché monétaire et financier o Financement indirect : recours aux institutions financières Financement des déficits publics par l émission d emprunts publics (bons du trésor) Les circuits de financement Un circuit de financement est une relation entre prêteurs et emprunteurs. Il s agit traditionnellement des marchés financiers et des banques : Intermédiation bancaire : octroi de crédit à plus ou moins long terme à partir des dépôts reçus Le marché financier (la bourse) : accès pour l emprunteur aux ressources de l épargnant grâce à l émission d actions ou d obligations L évolution du financement de l économie en France L économie financière d endettement Jusqu à la fin des années 70, le financement est prioritairement réalisé par l emprunt pour deux raisons : o Capacité d autofinancement limité o Inflation élevée, charge de la dette faible Rôle déterminant des banques. L économie des marchés financiers Au début des années 80, il y a eu désinflation + augmentation des taux d intérêts. Les crédits étaient donc inintéressants Recours au financement direct avec l appui des pouvoirs publics Encouragement (fiscalité) et modernisation des marchés des capitaux Le nouveau système de financement de l économie 1984 : marché unique de capitaux accessible à tous les agents Désintermédiation financière : les emprunteurs peuvent s adresser directement aux prêteurs sur les marchés financiers, sans passer par les banques. Evolution du rôle des intermédiaires financiers Années 90 : vaste mouvement de désintermédiation financière, mais les banques évoluent aussi (émission de titres, marché monétaire, prise de participation). Le fonctionnement du marché monétaire Le marché monétaire est un marché des capitaux de court et moyen terme. Le marché interbancaire Marché de liquidités bancaires exclusivement réservés aux agents financiers : la Banque Centrale, le Trésor Public, les établissements de crédit Rencontres entre offres et demandes de liquidités Confrontation et fixation d un taux de l argent au jour le jour Rôle de la Banque Centrale : apporter ou retirer de la monnaie centrale, et détermination d un taux d intérêt qui influence le taux de l argent au jour le jour Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 9
Le marché dit de créances négociables Tous les agents peuvent intervenir On y échange des titres et créances négociables Accès difficile pour les particuliers et les PME (grosses sommes) Le fonctionnement du marché financier Lieu d émission et d échange des valeurs mobilières Les valeurs mobilières. Les actions : titre de propriété qui représente une part du capital de la société : perception de bénéfices, gestion de la société, informations sur les bilans et résultats, participation aux pertes. Les obligations : titre représentatif d un prêt à long terme consenti à un agent. Le marché primaire Mise en vente des titres «neufs» Le marché secondaire Bourse des valeurs mobilières : lieu d échange des titres émis Permet l obtention des liquidités ou la modification de la composition du capital des entreprises Premier marché : règlement mensuel et au comptant pour les grandes sociétés Second marché : marché dynamique avec des sociétés de taille plus faible Ménages et consommation La théorie du consommateur vise à établir comment se comporte l homoeconomicus pris en tant qu individu rationnel et libre Les outils d analyse des variations de la consommation Evolution du niveau de consommation en fonction du revenu disponible : Evolution quantitative : on consomme plus (accroissement) Evolution qualitative : on consomme différemment (transformation, mutation) Le coefficient budgétaire C est le rapport à la dépense totale de la dépense consacrée à un bien ou à un service particulier. Exemple : Une dépense alimentaire de 817 sur un total de 4857 a un rapport de 17,9% La loi d Engel Plus le revenu s élève, plus la part des dépenses superflues dans le budget familial augmente, et plus la part des dépenses de première nécessité diminue. Mise en relation de la variation du revenu avec la variation du panier du consommateur. Les dépenses alimentaires sont d autant plus élevées dans les dépenses totales que le revenu est faible. Hiérarchie des besoins : Plus le revenu est bas, plus les ménages ont tendance à satisfaire les besoins urgents. En cas d augmentation du revenu, les ménages favorisent la consommation de biens moins indispensables (loisirs, transports, vacances ) Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 10
Les élasticités C est le rapport entre deux variations relatives (pourcentage de variation de deux grandeurs quelconques) Elasticité consommation/revenu Pour une même période, e e A B = Taux de variation de A Taux de variation de B = &'()'*)+, (-.'*)/- 0-.' 1+,2+33'*)+, &'()'*)+, (-.'*)/- 04 (-/-,4 ec/y < 1 pour biens de première nécessité ec/y > 1 pour dépenses non prioritaires Elasticité demande/prix e D P = Variation de la demande d: un bien ou service Variation relative du prix de ce bien ou service Généralement ed/p < 1. Quand les prix augmentent, la demande a tendance à baisser (ed/p < 1). A noter les exceptions suivantes : Demande rigide ou inélastique : la quantité demandée est indépendante du prix Demande infiniment élastique : demande infinie pour une baisse infinitésimale du prix Elasticité croisée e Di Variation relative de la demande de i = Pj Variation relative du prix de j L augmentation du prix d un bien j entraîne une augmentation de la demande du bien i : Coefficient d élasticité positif I et j sont des biens substituables L augmentation du prix d un bien j entraîne la diminution de la demande du bien i : Coefficient d elasticité négatif I et j seraient des biens complémentaires L évolution de la consommation en France La croissance de la consommation De 1968 à 2000 : la consommation est multipliée par 3 Croissance non linéaire Ralentissement et irrégularité depuis la fin des années 1970 Crise : o Faible croissance du pouvoir d achat o Précarisation de l emploi o Entrée tardive des jeunes en emploi L étape Fordiste La consommation de masse Accès pour la majeure partie de la population à une consommation de produits standardisés Base : production de masse et consommation de masse jusqu à la fin des années 70. L accroissement de la demande Progression du pouvoir d achat : TCAM 5% Accroissement des revenus primaires (gains de productivité) et de redistribution (transferts) Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 11
Croissance de la productivité : on produit plus de richesses avec moins de moyens => accroissement des richesses => meilleurs salaires Augmentation des prestations sociales Elévation du revenu => accès à tous les biens durables Mutations structurelles de l économie (exode rural, urbanisation, crédit à la consommation) Mutations sociodémographiques : Baby-boom (croissance et rajeunissement) Féminisation et salarisation du travail Intensification et développement de l offre Rationalisation de la production (production en série) Baisse des prix et diversification de l offre Développement de la grande distribution = réduction des coûts de commercialisation et écoulement de la production de masse Offre et demande sur le marché Le marché est une interaction, une confrontation entre les agents économiques. Les prix sont déterminés par la loi de l offre et de la demande. Le fonctionnement du marché concurrentiel Définition générale Le marché, c est l ensemble des moyens de communication par lesquels les vendeurs et les acheteurs s informent mutuellement de ce qu ils ont, de ce dont ils ont besoin, et des prix qu ils demandent ou qu ils proposent afin de conclure des transactions. L acte d échanger est apparu avec le surplus La concurrence pure et parfaite (cadre normatif) Atomicité du marché On sépare les acheteurs et aucun d entre eux n a la possibilité d agir sur le marché (les prix). Les prix sont donc déterminés par le marché lui-même. De plus, chaque agent se présente individuellement : il ne peut pas y avoir d entente entre eux (l opposé de l atomicité est le cartel). Homogénéité des produits Il n y a pas de différences entre les produits présentés sur le marché Libre entrée sur le marché Le marché est libre d accès. Il n y a aucun obstacle à l entrée ou à la sortie du marché. La transparence Il doit y avoir une circulation libre des informations sur les quantités échangées, les prix proposés et sur les transactions effectuées. Mobilité des facteurs de production Un acteur de production peut changer de marché librement. Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 12
La loi de l offre et de la demande Principes généraux Prix d équilibre : processus de tatonnement Walrassien fournissant un équilibre stable avec des prix flexibles. La fixation des prix Le demandeur veut acheter au prix le plus bas L offreur veut vendre au prix le plus élevé Le prix est le lien entre le demandeur et l offreur, mais qui est également la source de leur division en raison de leur désaccord initial. Le prix permet de répondre à différentes questions du producteur (que produire? en quelle quantité? comment? pour qui?) La fixation de l offre Les entreprises offrent des biens et des services, tandis que les ménages offrent du travail. Le but pour une entreprise est de minimiser les coûts de production et de vendre à un prix rémunérateur. Plus le prix est élevé, plus la quantité offerte est importante. La fixation de la demande Les agents sont essentiellement les ménages, les entreprises, l administration et le reste du monde. Plus le prix est élevé, plus les quantités demandées sont basses et inversement. L équilibre entre l offre et la demande De l équilibre partiel à l équilibre général L offre et la demande au sens économique se rapportent aux différentes quantités de biens et de services que les agents économiques sont prêts et capables d acheter ou de vendre à des prix divers à un moment donné. Un point d équilibre instantané se forme régi par la seule règle de l intérêt individuel. Il définit un point : Arrangeant pour le consommateur (il paye moins cher) Arrangeant pour le producteur (il aura vendu ses quantités) Le surplus du consommateur Les premiers consommateurs prêts à acheter au prix élevé font finalement acheter au point d équilibre à un prix inférieur => gain du consommateur. Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 13
Le surplus du producteur C est la différence entre les prix que le producteur était prêt à vendre le bien et le prix obtenu. Les limites de la régulation pour le marché En économie réelle, il n y a pas le respect des conditions de la concurrence pure et parfaite. Les monopoles Le monopole est une situation où une entreprise est la seule à produire un bien ou un service et donc de satisfaire la totalité de la demande. Elle peut donc imposer son prix et sa quantité. Il existe plusieurs types de monopole : Monopole dit naturel : investissements initiaux extrêmement lourds dans lesquels il ne peut y avoir plus d une entreprise (ex : chemins de fer) Monopole dit innovant : On acquiert le monopole grâce à une innovation (nouvelle technologie, nouveaux produits). Il s agit d un monopole provisoire. Monopole dit institutionnel : Barrière d ordre législative (ex : énergie nucléaire) en raison d une activité stratégique dans laquelle l état ne peut accepter plusieurs exploitations. La concentration croissante Atomicité des vendeurs de moins en moins respectée Formations d oligopoles (offre très faible comparée à une forte demande) Risque d entente sur les prix et la formation de cartels La concurrence monopolistique Différenciation des produits : marque, conditions de vente, présentation, etc Formation de quasi-monopole sur le marché d un produit (ex : Coca-Cola) Les imperfections de l information Mise en place de dispositifs institutionnels : normes de qualité, organismes d évaluation de la qualité, agences publiques d information Marché concret, non fait naturel et autorégulateur, mais produit d une construction sociale extérieure à lui Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 14
Entreprise et coûts de production Définitions générales Coût total Le coût total est l ensemble des dépenses nécessaires à la production d un bien ou d un service, se décomposant en deux parties : Coûts fixes Coûts variables Coût fixe ou coût de structure C est l ensemble des dépenses indépendantes du niveau de production (ex : assurances, abonnements ) Coût variable C est l ensemble des dépenses dépendantes du niveau de production (ex : matières premières, énergie ) Coût moyen ou coût unitaire C est le rapport entre le coût total et les quantités produites : CM = CT Production(Q) Coût marginal C est le coût lié à la dernière unité produite : Cm = CT Q Les coûts en courte période Certains facteurs de production sont fixes. Coût moyen et prix de marché CM > Prix de marché : aucun intérêt à produire CM = Prix de marché : En principe, aucun intérêt à produire CM < Prix de marché : Réalisation de bénéfice => production Coûts et rendements décroissants Loi des rendements décroissants : pour un état donné des techniques, si l on utilise une quantité croissante d un facteur de production, tous les autres facteurs étant fixes, la productivité marginale de ce facteur doit baisser à un certain moment. Les courbes se recoupent au point le plus faible du coût moyen Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 15
Coût moyen / Production moyenne et coût marginal Pour un prix donné des facteurs de production, le coût moyen et le coût marginal varient respectivement en sens inverse de la variation du produit moyen et du produit marginal. Les coûts en longue période Equipements et organisations variables Choix de la taille (efficience) : coût total minimum Augmentation de la taille : économies d échelle Passé un certain seuil, il y a épuisement des facteurs d économies d échelle => nouveaux frais => phase de «déséconomie» d échelle => remontée des coûts unitaires L équilibre du producteur L entreprise ne cherche pas à maximiser sa production mais son profit P. Les prix sont fixés par les marchés Ce prix de vente est considéré unique La recette marginale : B (CDEFG) = H (DIJ) (IEû ELM) HN = HO P Il y a intérêt à produire une unité supplémentaire tant qu elle rapporte plus que ce qu elle ne coûte. L équilibre du producteur correspond à la quantité pour laquelle le coût marginal est égal au prix. Le profit est alors maximal. QRSGMGTD à HN = N Aurélien Méré Economie générale 2 e année de cycle ingénieur 2002 Page 16