ATELIER PARISIEN D URBANISME - 17, BD MORLAND 75004 PARIS TÉL : 0142712814 FAX : 0142762405 http://www.apur.org LES VOITURES À LA DISPOSITION DES MÉNAGES PARISIENS Recensement général de la population 1999 Mars 2003
Sommaire Préambule....................................................................5 A L équipement en voiture des ménages franciliens.................7 les ménages parisiens sont moins souvent équipés en voiture..........................7 que les autres ménages les écarts se creusent entre Paris et la région.........................................8 B A Paris.....................................................................9 une situation contrastée selon l arrondissement de résidence...........................9 ce contraste dépasse les seuls critères socioprofessionnels, pourtant déterminants.......12 la baisse du taux de motorisation des ménages concerne............................13 les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées elle touche presque tous les arrondissements........................................14 C Le parc de voiture des ménages......................................15 il diminue faiblement à Paris, il augmente dans le reste de la région...................15 mais les densités demeurent très élevées............................................17 les voitures utilisées pour aller travailler : 30 % du parc à Paris, 50 % hors Paris.........18 Conclusion....................................................................19 Annexes......................................................................21 3
Préambule En Ile-de-France, lorsque les ménages parisiens s interrogent sur l intérêt d avoir ou de ne pas avoir de voiture, les ménages non parisiens s interrogent sur celui d en avoir plusieurs. Au plus faible équipement en voiture des ménages parisiens s ajoute un usage moins fréquent des voitures, en particulier pour aller travailler. En 1999, 44,6 % des ménages parisiens disposent d au moins une voiture contre 69,7 % des ménages de la petite couronne et 84,3 % des ménages de la grande couronne. Le taux d équipement en voiture des ménages franciliens augmente avec l éloignement à Paris 1. Au cours de la période 1990-1999, le taux d équipement en voiture des ménages franciliens évolue de façon modérée (2,4 % en moyenne), le taux d équipement en seconde voiture des ménages franciliens poursuit quant à lui sa progression à un rythme plus élevé (presque 16 % de croissance entre 1990 et 1999). Effet du mode de vie ou dépendance vis-à-vis de la voiture pour se déplacer, les évolutions sont contrastées dans la région : à Paris, tous les indicateurs d équipement en voiture des ménages sont à la baisse ou stagnent ; hors Paris, ils sont globalement à la hausse. Elle est plus rapide en Grande Couronne. A Paris, la situation reste très contrastée suivant l arrondissement de résidence. L équipement en voiture des ménages est particulièrement faible dans les arrondissements du centre historique de la rive droite, mais aussi dans le 10 e et le 18 e arrondissement. Globalement, les catégories de ménages parisiens les plus souvent équipés en voiture, les ménages classés cadres et professions intellectuelles supérieures, artisans commerçants et chefs d entreprise mais aussi professions intermédiaires ont vu leur taux d équipement en voiture diminuer entre 1990 et 1999, dans des proportions parfois importantes. C est pour cette raison que le phénomène de «gentrification» à Paris à savoir le renforcement de la part des ménages des catégories socioprofessionnelles les plus favorisées dans la structure des ménages- ne s est pas traduit par une hausse des taux d équipement en voiture. Le parc de voitures à la disposition des franciliens atteint 4,048 millions de voitures en 1999 dont moins de 560 000 à Paris. Il a augmenté de 12 % en moyenne dans la région entre 1990 et 1999 : il diminue très légèrement à Paris et augmente hors Paris, surtout en Grande Couronne. 1 Le recensement général de la population comporte une question sur le nombre de voiture à la disposition des ménages des résidences principales (0voiture, 1 voiture, 2 voitures ou plus). Les voitures prises en compte par le recensement sont les voitures possédées par les ménages, ainsi qu une partie des voitures de fonction et de service mises à disposition par les employeurs. Le recensement permet de calculer plusieurs indicateurs : les taux d équipement en voiture des ménages : le taux d équipement correspond au pourcentage des ménages équipés d au moins une voiture ; le taux d équipement en deuxième voiture ou plus correspond au pourcentage des ménages qui disposent de deux voitures ou plus, les taux de motorisation : le taux de motorisation des ménages correspond au nombre moyen de voitures par ménage, le taux de motorisation des habitants correspond au nombre moyen de voitures par habitant des ménages. Il s agit de moyennes, calculées en faisant l hypothèse que les ménages qui déclarent «2 voitures ou plus» disposent exactement de 2 voitures. Très réaliste à Paris, cette hypothèse conduit à sous-estimer le parc automobile hors Paris, car le triple équipement en voiture des ménages n y est plus marginal. Les chiffres du recensement utilisés dans cette note sont généralement issus du traitement exhaustif à l exception des données relatives à la catégorie socioprofessionnelle issues des résultats par sondage au quart. 5
en % 100 % Ménages % sans voiture Ménages équipés en voiture % dont 2 voitures ou plus Source : INSEE, RGP 1999 90 80 70 60 50 40 70 17 67 15 73 19 85 35 85 34 85 35 81 28 45 6 55 70 17 84 33 69 21 30 20 10 30 33 27 15 15 15 19 30 16 31 0 Hauts-de- Seine Seine-Saint-Denis Val-de-Marne Seine-et Marne Yvelines Essonne Val d'oise Paris Petite couronne Grande couronne Ile-de-France 6
A L équipement en voiture des ménages franciliens Les ménages parisiens sont moins souvent équipés en voiture que les autres ménages A Paris, 55,4% des ménages n ont pas de voiture, 44,6% sont équipés d au moins une voiture dont 38,7% d une seule voiture et 5,9% de deux voitures ou plus. La relative faiblesse de l équipement en voiture des ménages parisiens tient à la fois : à la structure des ménages à Paris. Par rapport au reste de la région, Paris présente une sur représentation des ménages de petite taille, traditionnellement moins souvent équipés en voiture ; aux caractéristiques urbaines de la capitale. Le recours à la voiture pour se déplacer dans la vie quotidienne n est généralement pas perçu comme une nécessité. La proximité des lieux de résidence, de service, d emplois y favorise l utilisation de la marche à pied (53% des déplacements internes à Paris). La desserte en transports en commun offre une alternative à la voiture pour les déplacements plus longs. Plus on s éloigne de Paris et plus le taux d équipement en voiture augmente. Le pourcentage de ménages équipés d une seule voiture est environ 1,3 fois plus élevé en Petite ou en Grande Couronne qu à Paris, celui des ménages équipés de deux voitures ou plus est 3 fois supérieur en Petite Couronne et 5,6 fois supérieur en Grande Couronne. Le saut quantitatif est particulièrement important pour la deuxième voiture du ménage. Les ménages sans voiture Les ménages avec voiture dont deux voitures ou plus 1999 En % population population population En % En % correspondante correspondante correspondante Paris 55,4 % 44% 44,6 % 56% 5,9 % 10 % Petite Couronne 30,3 % 23 % 69,7 % 77 % 17,2 % 24 % Grande Couronne 15,7 % 10 % 84,3 % 90 % 33,1 % 42 % Hors Paris 22,8 % 16 % 77,2 % 84 % 25,4 % 33 % Région Ile-de-France 30,8 % 21 % 69,2 % 79 % 20,6 % 29 % Source : INSEE, Recensement Général de la Population, 1999, résidences principales Après correction de l effet de taille des ménages, il apparaît que 44% de la population parisienne appartient à un ménage sans voiture, contre 56% à un ménage équipé en voiture, dont 10% à un ménage équipé de deux voitures ou plus. Dans le reste de la région, 84% de la population appartient à un ménage équipé en voiture dont 33% à un ménage équipé de deux voitures ou plus alors que seulement 16% de la population appartient à un ménage sans voiture. compte sinon 0,33 voiture par habitant dans le Greater London, 0,36 et 0,37 dans les Lander de Berlin et de Vienne ou 0,42 dans celui de Hambourg, sur des territoires plus proches dans leur configuration à l ensemble formé par Paris et les départements de la Petite Couronne, où l équipement en voiture est en moyenne de 0,33 voiture par habitant. Par comparaison, il y a 0,44 voiture par habitant en Grande Couronne. Par rapport aux grandes villes européennes, l équipement en voiture des parisiens apparaît modéré. On compte en moyenne 0,27 voiture par habitant à Paris, soit plus qu à Amsterdam (0,24), mais moins que dans les autres villes où ce ratio est généralement compris entre 0,3 et 0,4 (0,33 à Bruxelles, 0,36 à Madrid, 0,41 à Barcelone). On 7
et les écarts se creusent entre Paris et la région. Les écarts d équipement entre les ménages parisiens et ceux du reste de la région s amplifient depuis 1990 : tous les indicateurs d équipement en voiture des ménages stagnent ou sont à la baisse à Paris ; ils sont globalement à la hausse en Petite et en Grande Couronne. taux d équipement en voiture Ménages équipés : des ménages franciliens d une seule voiture de deux voitures ou plus évolution 1990-1999 Paris - 3,6 % - 3,8 % - 2,8 % Petite Couronne + 2,5 % - 0,2 % + 11,7 % Grande Couronne + 2,8 % - 4,5 % + 16,6 % Ile-de-France + 2,4 % - 2,3 % + 15,8 % Source : INSEE, Recensement Général de la Population, 1990 et 1999 Hors Paris, le taux d équipement en voiture des ménages augmente modérément. Le pourcentage des ménages équipés d une seule voiture diminue, en partie au profit de celui des ménages équipés de deux voitures ou plus, qui poursuit sa croissance à un rythme toujours élevé, même s il se ralentit. La hausse est d environ 16% entre 1990 et 1999, elle était de 48% entre 1982 et 1990. le rôle déterminant joué par la voiture pour s y déplacer. La double activité au sein du ménage ou la réalisation d études longues par les enfants s accompagnent souvent d une désynchronisation des rythmes de vies à l intérieur du ménage. Dans les espaces les moins denses de la région, elle paraît favoriser le développement du multi-équipement en voiture. La croissance de ce taux traduit une tendance lourde du mode de vie dans les espaces périphériques de la région et 8
B À Paris Une situation contrastée selon l arrondissement de résidence A Paris, les différences d équipement en voiture des ménages sont toujours très importantes selon les arrondissements avec aux deux extrêmes les arrondissements centraux de la rive droite et les arrondissements de l ouest parisien. Le nombre de ménages équipés en voiture n est supérieur à celui des ménages sans voiture que dans les quatre arrondissements de l ouest parisien: les 7 e, 8 e, 15 e et 16 e arrondissements. Dans les seize autres, les ménages sans voiture sont majoritaires. En pourcentage, ce sont les ménages parisiens qui habitent le centre historique de la rive droite (dans le 2 e et le 3 e arrondissement mais aussi dans le 1 er et le 4 e ) qui sont les moins souvent équipés en voiture, ainsi que ceux du 10 e et du 18 e arrondissement. Dans ces arrondissements, moins de 35 % des ménages disposent d une voiture. Les ménages résidant dans les 5 e, 6 e, 9 e ou 11 e arrondissements présentent des niveaux d équipements intermédiaires, qui restent inférieurs à la moyenne parisienne (44,5 %). Dans les autres arrondissements, pour la plupart périphériques, les ménages présentent des niveaux d équipement en voiture supérieurs à la moyenne parisienne avec en tête les 15 e, 7 e et 8 e arrondissements et plus encore le 16 e arrondissement, où près de 59 % des ménages disposent d une voiture. Le double équipement en voiture concerne moins de 6 % des ménages parisiens en moyenne, mais la disparité entre arrondissements est particulièrement forte. Phénomène marginal dans le 2 e arrondissement où seulement 2,6 % des ménages disposent de deux voitures, le double équipement en voiture concerne jusqu à 14 % des ménages du 16 e arrondissement. Les ménages parisiens qui disposent de deux voitures habitent pour la plupart à l ouest et au sudouest de la capitale. Ainsi, les 15 e et 16 e arrondissements rassemblent 18 % des ménages parisiens, mais 31 % des ménages parisiens équipés de deux voitures ou plus. Les cartes qui suivent figurent par arrondissement parisien et pour les communes riveraines, les proportions de ménages sans voiture, de ménages équipés en voiture et les taux de motorisation moyen des ménages et des habitants (cf. définitions nota 1 page 5). Si des nuances apparaissent selon les ratios, ainsi en corrigeant l effet de taille des ménages, les écarts de motorisation des habitants par arrondissement apparaissent plus réduits, l image globale parisienne n est cependant pas modifiée. L ensemble des chiffres figurent dans le tableau n 2 en annexe. Les ménages sans voitures Dans 16 arr. de Paris sur 20, plus de la moitié des ménages n'ont pas de voiture, et près des deux tiers dans le centre historique ou le nord de la capitale. Part des ménages sans voiture < 40 % 40 % à 44,9 % 45 % à 49,9 % 50 % à 54,9 % 55 % à 59,9 % > 60 % Moyenne de Paris : 55,5 % Mini : 41 % ; Maxi : 72,5 % Source : INSEE, RGP 1999 9
Le taux d équipement en voiture des ménages La part des ménages équipés d'au moins une voiture est modérée à Paris (44,6 % des ménages en moyenne), et particulièrement dans le centre historique rive droite, dans le 11 e et le18 e arr. Les taux d'équipement les plus élevés de la capitale (arrondissements du sud-ouest) correspondent aux plus faibles taux des communes riveraines de Paris, celles du nord-est. Le taux d équipement en deuxième voiture ou plus des ménages Les ménages équipés de deux voitures sont peu nombreux à Paris (moins de 6% des ménages). A l'ouest, les taux d'équipement en deuxième voiture des ménages sont du même ordre de grandeur que ceux des ménages des communes riveraines. Ils sont moins élevés à l'est. Part des ménages équipés d'au moins une voiture (en %) < 40 % 40 % à 49,9 % 50 % à 54,9 % 55 % à 59,9 % > 60 % Moyenne de Paris : 44,6 % Mini : 28 % ; Maxi : 59 % Source : INSEE, RGP 1999 Part des ménages équipés de deux voitures ou plus (en %) < 3 % 3 % à 5,9 % 6 % à 8,9 % 9 % à 11,9 % > 12 % Moyenne de Paris : 5,9 % ; Mini : 2,6 % ; Maxi : 14 % Source : INSEE, RGP 1999 10
Le taux de motorisation des ménages Les ménages du centre de Paris sont moins motorisés que ceux de la périphérie (conditions de stationnement plus difficiles dans les immeubles anciens, bonne desserte en transports en commun et forte présence de petits ménages, peu motorisés). Le taux de motorisation des ménages des 18 e (Butte Montmartre), 11 e et 20 e arr. est proche de celui des ménages du centre. Les taux de motorisation des ménages du 7 e, 8 e et du 16 e arr., les plus élevés de la capitale s'apparentent à ceux des ménages des communes riveraines. Le nombre moyen de voitures par habitant En supprimant l'effet de la taille des ménages, le nombre moyen de voitures par habitant estompe en partie les particularités des arr. parisiens par rapport aux communes riveraines, notamment dans le centre. Nombre moyen de voitures par ménages < 0,4 0,41 à 0,5 0,51 à 0,6 0,61 à 0,7 > 0,71 Moyenne de Paris : 0,50 ; Mini : 0,31 ; Maxi : 0,73 Source : INSEE, RGP 1999, Nombre moyen de voitures par habitant < 0,2 0,21 à 0,30 0,31 à 0,40 > 0,41 Moyenne de Paris : 0,27 ; Mini : 0,18 ; Maxi : 0,38 Source : INSEE, RGP 1999, 11
Ce contraste dépasse les seuls critères socioprofessionnels, pourtant déterminants Pour un ménage parisien, l appartenance à une catégorie socioprofessionnelle influe de façon très nette sur le fait de disposer ou non d une voiture et plus encore sur le fait de disposer de deux voitures. En moyenne à Paris, parmi les ménages dont la personne de référence est un actif, ce sont les ménages classés employés qui sont le moins souvent motorisés (32,5 %) puis les ménages classés ouvriers (46 %). A l inverse, près de 87 % des ménages classés artisans, commerçants et chefs d entreprise disposent d une voiture et 70 % des ménages classés cadres et professions intellectuelles supérieures. Taux de motorisation des ménages parisiens selon la catégorie socioprofessionnelle du chef de ménage 1999 autres inactifs retraités ouvriers employés professions intermédiaires cadres et professions intellectuelles supérieures artisans, commerçants et chefs d'entreprise Sources : INSEE, RGP 1999 (sondage au 1/4) 0,0% 10,0% 20,0% 30,0% 40,0% 50,0% 60,0% 70,0% 80,0% 90,0% 100,0% Structure des ménages parisiens par catégorie socioprofessionnelle 1999 retraités 22% autres inactifs 11% artisans, commerçants et chefs d'entreprise 5% cadres et professions intellectuelles supérieures 25% Structure du parc automobile à la disposition des ménages parisiens par catégorie socioprofessionnelle 1999 retraités 20% ouvriers 7% autres inactifs 5% artisans, commerçants et chefs d'entreprise 8% cadres et professions intellectuelles supérieures 36% ouvriers 8% employés 14% professions intermédiaires 15% employés 9% professions intermédiaires 15% Compte tenu de la structure socioprofessionnelle des ménages parisiens et de leur taux de motorisation, plus des deux tiers du parc automobile parisien est composé de voitures à la disposition des ménages classés cadres et de professions intellectuelles supérieures (36 % du parc), retraités (20 % du parc) ou professions intermédiaires (15 % du parc). Dans leurs grandes lignes, les différences de motorisation des ménages selon la catégorie socioprofessionnelle d appartenance demeurent quel que soit le secteur de la capitale. Mais en revanche, leur niveau reflète le niveau moyen du secteur. Ainsi les ménages du centre historique présentent des taux de motorisation par catégorie socioprofessionnelle qui se situent 10 à 20 points en dessous de la moyenne parisienne. Tous se passe comme si les critères socioprofessionnels demeuraient déterminants mais secondaires par rapport aux caractéristiques de l environnement : les contraintes du tissu urbain en matière de circulation et de stationnement, la desserte en transports en commun, les modes de vie. 12
La baisse du taux de motorisation des ménages concerne les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées Au total, les seuls effets de l évolution de la structure socioprofessionnelle des ménages parisiens entre 1990 et 1999 auraient du se traduire par un très léger accroissement du taux de motorisation des ménages et non par la baisse qui a eu lieu : le taux de motorisation des ménages parisiens est passé de 52 % en 1990 à 50 % en 1999. La baisse s explique par la réduction du taux de motorisation moyen des ménages les plus motorisés, qu ils voient leur part se renforcer ou non dans la structure socioprofessionnelle des ménages parisiens. Cela concerne principalement les ménages classés cadres et professions intellectuelles supérieures (dont le taux de motorisation passe de 80 % à 70 % en moyenne à Paris entre 1990 et 1999, soit 12,6 % de baisse relative), les ménages classés artisans, commerçants et chefs d entreprise (dont le taux de motorisation passe de 92 % à 87 % entre 1990 et 1999, soit 5,6 % de baisse relative) et les ménages classés professions intermédiaires (dont le taux de motorisation passe de 56 % à 49 % entre 1990 et 1999, soit 12,7 % de baisse relative). Ces évolutions compensent largement la seule hausse significative de la motorisation au niveau parisien depuis 1990, celle des ménages classés retraités (qui passe de 39 % en 1990 à 46 % en 1999, soit 18,4 % de hausse relative) et qui est la conséquence, avec un temps de retard, de l accroissement de la motorisation des ménages parisiens pendant plusieurs décennies. 1999 1990 1982 en % des ménages taux de motorisation en % des ménages taux de motorisation en % des ménages taux de motorisation artisans, commerçants et chefs d entreprise 4,8 % 86,8 % 5,5 % 91,9 % 5,4 % 81,1 % cadres et professions intellectuelles supérieures 25,9 % 70,3 % 23,4 % 80,4 % 17,7 % 86,0 % professions intermédiaires 15,1 % 48,6 % 13,9 % 55,7 % 13,1 % 60,8 % employés 13,5 % 32,5 % 13,8 % 33,6 % 17,3 % 35,4 % ouvriers 7,6 % 46,0 % 10,5 % 46,3 % 13,2 % 44,0 % retraités 22,3 % 45,6 % 23,4 % 38,5 % 22,4 % 34,6 % autres inactifs 10,8 % 22,6 % 9,4 % 22,8 % 10,9 % 30,4 % total 100,0 % 50,2 % 100,0 % 52,3 % 100,0 % 50,6 % Sources : INSEE, RGP 1982, 1990, 1999 (sondages au 1/4) Comme le montre le tableau ci-dessus, la tendance à la baisse du taux de motorisation des ménages parisiens classés cadres et professions intellectuelles supérieures se poursuit depuis 1982 et s amplifie. Elle ne peut pas être qualifiée de simple effet de mode passager. 13
La baisse du taux de motorisation touche presque tous les arrondissements Loin de concerner un secteur localisé, la réduction du taux de motorisation des ménages parisiens entre 1990 et 1999 de 3,5 % en moyenne, concerne tous les arrondissements à l exception du 8 e et du 16 e arrondissement (où le taux de motorisation augmente faiblement). La réduction est plus marquée dans les arrondissements centraux ainsi que dans les 13 e et 18 e arrondissements. Les diminutions les plus importantes (diminution de plus de 8% sur la période) sont enregistrées dans le 1 er, le 4 e, le 9 e, le 10 e et le 18 e arrondissement, les diminutions enregistrées dans les 2 e, 3 e, 5 e, 6 e, 11 e et 13 e arrondissements sont plus modérées sans être négligeables (diminution comprise entre 3 et 8 % sur la période). La tendance à la baisse de la motorisation des ménages touche également certaines communes du nord-est. La tendance est toujours à la hausse dans les autres communes limitrophes des Hauts-de-Seine. Évolution du taux de motorisation des ménages Évolution 1990-1999 du nombre moyen de voiture par ménage < -8 % -8 % à -3,1 % -3 % à -0,1% 0 % à 2,9 % 3 % à 7,9 % > 8 % Moyenne de Paris : -3,5 % ; Mini : -13 % ; Maxi : 1,5 % Source : INSEE, RGP 1990, RGP 1999 14
C Le parc de voiture des ménages Il diminue faiblement à Paris, il augmente dans le reste de la région En 1999, on estime à 4,05 millions le nombre de voitures à la disposition des ménages en Ile-de-France : à Paris, on en recense 559 962, soit 14 % du parc francilien sur 1 % du territoire régional, pour respectivement 25 % des ménages et 19 % de la population des ménages, dans les départements de la Petite Couronne, on recense 1,43 millions de voitures à la disposition des ménages, soit 35 % du parc francilien sur 5 % du territoire régional, pour 37 % des ménages et de la population des ménages, dans les départements de la Grande Couronne, on recense 2,06 millions de voitures à la disposition des ménages soit 51 % du parc régional sur 94 % du territoire régional, pour respectivement 39 % des ménages et 44 % de la population des ménages. L évolution du parc de voiture des habitants conjugue l évolution des taux d équipement et les évolutions démographiques. En Ile-de-France, il augmente de 12 % entre 1990 et 1999, ce qui correspond à près de 437 000 voitures supplémentaires. Son rythme de croissance, sans être négligeable, s est ralenti par rapport à la précédente période inter censitaire où il avoisinait les 20 %. Les voitures à la disposition des ménages d Ile-de-France 1990 1999 Evolution 1990-1999 Paris 572 239 559 962 12 277 2,1 % Petite Couronne 1309 124 1431 985 + 122 861 + 9,4 % Grande Couronne 1 729 444 2 055 701 + 326 257 +18,9 % Ile-de-France 3 610 807 4 047 648 + 436 841 +12,1 % Source : INSEE, RGP 1990 et 1999 A Paris, le parc de voitures des ménages diminue légèrement à la fois parce que la population diminue et parce que le taux d équipement en voiture des habitants diminue. La baisse est générale dans les arrondissements du centre du 1 er au 11 e arrondissement (- 10 580 voitures soit 7 % du parc de voitures du secteur entre 1990 et 1999). En périphérie, les évolutions sont contrastées : la diminution moyenne évaluée à 1 690 voitures correspond à une augmentation du parc dans le 12 e, le 19 e et le 20 e arrondissements, à une quasi stabilité dans les 15 e et 17 e arrondissements et à une baisse dans les autres arrondissements (13 e, 14 e, 16 e, 18 e ), importante dans le 18 e ( 3 080 voitures, soit 8 % du parc de l arrondissement). Hors Paris, le parc de voitures des ménages augmente. La Grande Couronne totalise 75 % de l accroissement régional. La dynamique démographique, même si elle se ralentit depuis 1990 par rapport à la période 1982-1990, demeure le premier facteur de croissance du parc de voitures des ménages devant la croissance des taux d équipement. Elle explique 53 % de la croissance du parc en Petite Couronne et 62 % de celle de la Grande Couronne. Le développement de l équipement en seconde voiture et plus, sans doute sous-estimé (cf. nota 1 page 5), est responsable à lui seul de 23 % de la croissance du parc hors Paris. 15
Évolution du parc entre 1990 et 1999 Le parc de voitures des ménages diminue à Paris surtout dans le centre. Il augmente dans cinq arrondissements périphériques entre 1990 et 1999 Évolution du parc de voitures entre 1990 et 1999 < -10% -10% à -5,1% -5 % à -0,1% 0 % à 4,9% 5 % à 19,9% > 20 % Moyenne de Paris : -2 % ; Mini : -12 % ; Maxi : 4 % Source : INSEE, RGP 1990, RGP 1999 Le nombre de voitures des ménages par km 2 Compte tenu de la densité de population et malgré un équipement en voiture modéré, la densité moyenne de voitures des ménages au km 2 est élevée à Paris. Nombre de voitures des ménages rapporté à la surface en km 2 (hors bois) < 3000 voitures / km 2 3000 à 4999 voitures / km 2 5000 à 6999 voitures / km 2 > 7000 voitures / km 2 Moyenne de Paris : 5313 voitures / km 2 Source : INSEE, RGP 1999 16
mais les densités demeurent très élevées Si la densité parisienne permet un plus faible équipement en voiture des ménages, elle contribue également à une densité moyenne de voitures des ménages au km 2 sans commune mesure avec les autres territoires de la région. On compte plus de 5 300 voitures des ménages par km 2 à Paris (surfaces des bois comprises), 2 200 en Petite Couronne, moins de 200 en Grande Couronne. Mais sur ce territoire, où l urbanisation est discontinue, une moyenne n est pas pertinente. Parmi les grandes villes européennes, seule Barcelone accuse des densités de voitures des ménages au km 2 comparables à Paris. La conséquence de la forte densité de voitures des ménages à Paris se traduit par l acuité de la question du stationnement résidentiel dans certains quartiers. Mais elle varie de manière complexe en fonction de la densité des ménages et de leur niveau d équipement en voiture mais aussi de l importance des immeubles anciens sans garage privé, de l offre de stationnement sur la voirie et de la réglementation mise en œuvre (durée, tarifs), de l existence et des tarifs pratiqués dans les parcs de stationnement ou les garages commerciaux. Ainsi, dans le centre historique, le stationnement résidentiel compte parmi les plus contraints de la capitale et ceci malgré des densités de voitures plutôt modérées pour la capitale. En 1990, on estime de façon assez grossière que 60 % des voitures des parisiens peuvent être garées dans des garages privés sous immeubles, qu ils y résident ou non. En 1999, ce pourcentage devrait être supérieur, compte tenu des constructions neuves 2. Le recensement de 1999 apporte sur cette question un nouvel éclairage : 20 % des ménages parisiens déclarent disposer pour leur usage personnel d un emplacement réservé de stationnement situé dans l immeuble ou la propriété de résidence. Ils représentent 44 % des ménages équipés en voiture. 2 L obligation de créer des aires de stationnement privées lors de la construction de nouveaux immeubles d habitation à Paris date de la mise en œuvre du Plan d Occupation des Sols de 1977. Depuis cette date, les normes requises sont généralement supérieures aux besoins des habitants de l immeuble afin de réduire le déficit résidentiel alentour. De nouvelles règles doivent être édictées dans le cadre de la révision du Plan Local d Urbanisme. 17
Les voitures utilisées pour aller travailler : 30 % du parc à Paris, 50 % hors Paris Depuis 1999, le recensement comporte une question sur le mode de transport habituel utilisé par les actifs ayant un emploi pour se rendre à leur travail. Pour la voiture, il ne précise pas s il s agit de conducteurs ou de passagers. La proportion du parc de voitures des ménages utilisée pour se rendre à son travail peut cependant être estimée en croisant les données du recensement et de l Enquête Globale de Transport 3, qui établit à 91 % la part des conducteurs parmi les personnes s étant rendues en voiture à leur travail un jour donné. Parc de voitures Actifs utilisant Part du parc utilisée des ménages habituellement une voiture habituellement Lieu de résidence pour aller travailler pour se rendre à son travail Paris 559 962 180 392 29 % Centre (1 à 10) 108 848 32 357 27 % Périphérie (11 à 20) 451 114 148 035 30 % Petite Couronne 1 431 985 690 376 44 % Grande Couronne 2 055 701 1 193 316 53 % Ile-de-France 4 047 648 2 064 084 46 % Source : INSEE, RGP 1999 (exhaustif), EGT 97/98 Au total, on estime à 29 % la part des voitures des ménages parisiens habituellement utilisées par les actifs pour aller travailler (sans différence marquante entre les arrondissements 1 à 10 et 11 à 20). La moitié d entre eux travaillent à Paris même. L utilisation des voitures du ménage pour aller travailler concerne en revanche 44 % du parc de voitures des habitants de la Petite Couronne et 53 % du parc de voitures des habitants de Grande Couronne. Ces chiffres confirment les résultats de l Enquête Globale de Transport : la disposition de voitures par les ménages est non seulement plus faible à Paris, mais l usage des voitures y est également plus modéré pour aller travailler. 3 L Enquête Globale de Transport réalisée auprès d un échantillon de ménages d Ile-de-France décrit périodiquement les déplacements des ménages un jour donné. La dernière enquête disponible date de 1997, la suivante effectuée en 2001-2002 devrait livrer de nouveaux résultat fin 2003. 18
Conclusion Les taux d équipement en voiture des ménages ne suffisent pas à rendre compte de l usage des voitures. En outre, le trafic des voitures des ménages ne représente qu une partie du trafic total (ne sont pas tous comptés ou pas comptés du tout : les véhicules utilitaires et de sociétés, les poidslourds, les deux roues ). Pourtant, l accroissement du parc de voitures des ménages hors Paris n est pas favorable à la réalisation des objectifs de développement durable et à court terme les objectifs régionaux de baisse du trafic automobile fixés par le Plan de Déplacement Urbains d Ile-de-France (PDUIF) pour 2005 : 5 % de véhicules x kilomètres parcourus à Paris et en Petite Couronne, 2 % en Grande Couronne. Même s il s agit en partie de seconde voiture, qui roulent moins en moyenne, l augmentation du parc automobile des ménages franciliens se traduit probablement par un accroissement des véhicules x kilomètres parcourus en Ilede-France. A Paris, la réduction du niveau d équipement en voiture des catégories de ménages les plus souvent équipés est une évolution favorable, compte tenu des difficultés de stationnement dans certains quartiers parisiens, en particulier dans le centre de Paris. Plus généralement, parmi les voitures à la disposition des parisiens, seulement 30 % sont habituellement utilisées pour aller travailler. Cette part déjà modérée mérite sans doute d être encore réduite. Dans cette perspective, les conditions de stationnement au lieu de résidence et de travail doivent être réexaminées, tout particulièrement dans les nouveaux programmes de logements et de bureaux, pour lesquels les Plans Locaux d Urbanisme doivent prochainement définir de nouvelles règles de stationnement. 19
Annexes Tableau n 1: les voitures des ménages franciliens par département 1999 Tableau n 2: les voitures des ménages parisiens par arrondissement 1999 Cartes des IRIS parisiens : Les ménages parisiens sans voiture, le taux d équipement en voiture des ménages parisiens, le taux d équipement en deuxième voiture ou plus des ménages parisiens, le taux de motorisation des ménages parisiens, Carte de repérage des arrondissements et des communes riveraines 21
Tableau n 1: les voitures des ménages franciliens par département 1999 Nombre Nombre Part de voitures Population Ménages Ménages moyen des Ménages dont Taux par 1999 sans Population Nombre sans Ménages 2 voitures de Voitures ménages équipés deux de personne doubles des de voiture 1 voiture ou plus personnes des sans en voitures motorisation du comptes ménages ménages RP99 RP99 RP99 par ménages ménages voiture voiture ou plus des ménages ménage 1 1 1 75 Paris 2125246 2077806 1110912 616050 429762 65100 1,87 559962 55,45 % 44,55 % 5,86 % 50,41 % 0,27 92 Hauts-de-Seine 1428881 1399672 624926 190268 328116 106542 2,24 541200 30,45 % 69,55 % 17,05 % 86,60 % 0,39 93 Seine-Saint-Denis 1382861 1355810 524387 175017 269250 80120 2,59 429490 33,38 % 66,62 % 15,28 % 81,90 % 0,32 94 Val-de-Marne 1227250 1198617 499404 135113 267287 97004 2,40 461295 27,05 % 72,95 % 19,42 % 92,37 % 0,38 Petite Couronne 4038992 3954099 1648717 500398 864653 283666 2,40 1431985 30,35 % 69,65 % 17,21 % 86,85 % 0,36 77 Seine-et-Marne 1193767 1175254 432351 63537 218433 150381 2,72 519195 14,70 % 85,30 % 34,78 % 120,09 % 0,44 78 Yvelines 1354304 1328456 503096 73211 258194 171691 2,64 601576 14,55 % 85,45 % 34,13 % 119,57 % 0,45 91 Essonne 1134238 1106128 420603 62739 212742 145122 2,63 502986 14,92 % 85,08 % 34,50 % 119,59 % 0,45 95 Val-d Oise 1105464 1083005 394690 74661 208114 111915 2,74 431944 18,92 % 81,08 % 28,36 % 109,44 % 0,40 Grande couronne 4787773 4692843 1750740 274148 897483 579109 2,68 2055701 15,66 % 84,34 % 33,08 % 117,42 % 0,44 Hors Paris 8826765 8646942 3399457 774546 1762136 862775 2,54 3487686 22,80 % 77,20 % 25,40 % 102,60 % 0,40 Ile-de-France 10952011 10724748 4510369 1390596 2191898 927875 2,38 4047648 30,83 % 69,17 % 20,57 % 89,74 % 0,38 Source : INSEE, RGP 1999 1 le nombre de voiture à la disposition des ménages est une approximation, elle repose sur l hypothèse que les ménages déclarant «deux voitures ou plus» disposent exactement de deux véhicules. 22
Tableau n 2: les voitures des ménages parisiens par arrondissement 1999 Taille Ménages Dont Taux Nombre Densité Nombre Population moyenne Ménages équipés deux de de Parc de de des des sans en voitures motorisation voitures de voiture (Hors 1999 ménages ménages ménages voitures voiture ou plus des ménages par habitant voitures par km 2 bois) (1) (1) (1) 1 er arr. 9882 1 % 16787 1 % 1,70 66,17 % 33,83 % 4,08 % 37,91 % 0,22 3746 2047 2 e arr. 11488 1 % 19530 1 % 1,70 72,05 % 27,95 % 2,57 % 30,52 % 0,18 3506 3541 3 e arr. 19349 2 % 33929 2 % 1,75 66,80 % 33,20 % 3,36 % 36,56 % 0,21 7074 6046 4 e arr. 18110 2 % 30125 1 % 1,66 64,91 % 35,09 % 3,91 % 39,00 % 0,23 7063 4414 5 e arr. 33119 3 % 56686 3 % 1,71 59,43 % 40,57 % 4,95 % 45,52 % 0,27 15077 5936 6 e arr. 24631 2 % 42949 2 % 1,74 58,20 % 41,80 % 6,42 % 48,22 % 0,28 11877 5524 7 e arr. 30200 3 % 55533 3 % 1,84 48,40 % 51,60 % 10,57 % 62,17 % 0,34 18774 4590 8 e arr. 19543 2 % 38727 2 % 1,98 47,47 % 52,53 % 9,97 % 62,50 % 0,32 12214 3148 9 e arr. 30441 3 % 55417 3 % 1,82 63,82 % 36,18 % 3,78 % 39,96 % 0,22 12164 5580 10 e arr. 46711 4 % 88795 4 % 1,90 65,91 % 34,09 % 3,06 % 37,15 % 0,20 17353 6004 11 e arr. 82579 7 % 147056 7 % 1,78 63,21 % 36,79 % 3,37 % 40,16 % 0,23 33166 9037 12 e arr. 71909 6 % 132936 6 % 1,85 52,33 % 47,67 % 5,63 % 53,29 % 0,29 38323 2348 6010 13 e arr. 84564 8 % 164402 8 % 1,94 51,07 % 48,93 % 5,59 % 54,52 % 0,28 46102 6448 14 e arr. 67941 6 % 123016 6 % 1,81 52,54 % 47,46 % 5,72 % 53,17 % 0,29 36126 6405 15 e arr. 123195 11 % 221228 11 % 1,80 49,33 % 50,67 % 6,66 % 57,33 % 0,32 70633 8329 16 e arr. 82296 7 % 159283 8 % 1,94 41,04 % 58,96 % 13,99 % 72,95 % 0,38 60031 3667 7651 17 e arr. 85794 8 % 159404 8 % 1,86 54,30 % 45,70 % 6,83 % 52,53 % 0,28 45067 7948 18 e arr. 99689 9 % 182295 9 % 1,83 65,94 % 34,06 % 3,05 % 37,11 % 0,20 36997 6156 19 e arr. 79022 7 % 169931 8 % 2,15 53,72 % 46,28 % 5,06 % 51,34 % 0,24 40567 5975 20 e arr. 90449 8 % 179777 9 % 1,99 55,71 % 44,29 % 4,46 % 48,76 % 0,25 44102 7375 Paris 1110912 100 % 2077806 100 % 1,87 55,45 % 44,55 % 5,86 % 50,41 % 0,27 559962 5313 Source : INSEE, RGP 1999 1 le nombre de voiture à la disposition des ménages est une approximation, elle repose sur l hypothèse que les ménages déclarant «deux voitures ou plus» disposent exactement de deux véhicules. 23
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Saint-Denis Saint-Ouen Aubervilliers Clichy Bois de Boulogne Boulogne- Billancourt Levallois- Perret Neuillysur-Seine Issy-les- Moulineaux 16 e 15 e Vanves Malakoff 17 e 8 e 9 e 7 e Montrouge 14 e 6 e 18 e 19 e 1 e 2 e 3 e 5 e 10 e 4 e 13 e Gentilly Le Kremlin- Bicêtre Pantin Le Pré Saint- Gervais Les-Lilas Bagnolet 11 Ivry sur-seine 12 e 20 e Saint- Mandé Charentonle-Pont Montreuil Bois de Vincennes Apur Mars 2003 Étude réalisée par Anne-Marie VILLOT 29