1 EFP liblo École secondaire Évangéline Exploration à la formation professionnelle Enseignant : Éric Archambault Consignes : travail individuel 1
1) Parmi les 16 DEP qui sont présentés dans ce document, choisissez-en deux que vous aimeriez analyser. Vous devez présenter les deux métiers dans un diaporama Power Point. Vous pouvez utiliser différents sites pour vous aider : www.reperes.qc.ca OU www.monemploi.com 2) Choisissez plusieurs images pour bien illustrer ces deux DEP. 3) Vous disposez de deux périodes en classe pour compléter votre présentation. 4) Votre présentation doit comprendre entre 8 et 12 diapositives. La présentation doit inclure les éléments suivants: Votre nom et les deux métiers choisis La description des tâches effectuées pour les deux métiers Les aptitudes et qualités demandées pour les deux métiers La durée du programme pour les deux métiers Les préalables pour les deux métiers Les lieux où se donne la formation Plusieurs images pour illustrer les DEP Tout autre élément jugé pertinent (salaires, lieu de travail, chances de placement, matériel utilisé, etc.) SOYEZ ORIGINAUX ET CRÉATIFS! Envoyez votre diaporama sauvegardé en tant que «DEP inconnus + votre nom» à l adresse suivante : lado301@yahoo.fr DEP Assistant technique en pharmacie: le bras droit du pharmacien 2
2 L assistance technique en pharmacie (ATP) est un métier en croissance qui recrute sans cesse de nouvelles têtes sur l île de Montréal. Pour exercer cette profession aux tâches très variées, le diplôme d'études professionnelles (DEP) reste fortement conseillé, voire obligatoire, notamment pour obtenir un emploi dans les hôpitaux ou un meilleur taux horaire au moment de l embauche. «Il y a eu une grosse pénurie de pharmaciens. Aujourd hui, c est aussi le cas pour les ATP», estime Patrick Bossé, directeur du département de santé au collège Hertzing. «Près de 99 % de nos finissants décrochent un emploi à la fin de leurs études», ajoute-t-il. Que ce soit en laboratoire, en pharmacie ou à l hôpital, l assistant technique en pharmacie remplit une série de tâches tout aussi importantes que celles du pharmacien, comme, entre autres, préparer des médicaments, gérer des stocks, recevoir des ordonnances, etc. Rôle de soutien «L ATP ne peut pas travailler sans le pharmacien et vice-versa, affirme M. Bossé. C est un travail d équipe.» C est pourquoi le programme de l école privée Hertzing comprend 16 modules d enseignement, qui vont de l apprentissage du mode de calcul pharmaceutique à l ajustement des outils orthopédiques et à l hygiène des préparations stériles. «L ATP, c est avant tout un métier de communication, où il faut être habile et s adapter. Souvent, la seule différence entre deux pharmacies, c est le service qu elles offrent à leurs clients, puisque les prix sont réglementés», détaille Patrick Bossé. L ATP doit aussi faire preuve de minutie et d un grand sens des responsabilités : «Car, entre un dosage de 0,1 et de 1, si on se trompe, on peut tuer un patient!» rappelle M. Bossé. Des possibilités d avancement intéressantes sont aussi envisageables pour un ATP, autant en pharmacie qu en milieu hospitalier. Des conditions de travail très différentes Dans les hôpitaux, un ATP doit obligatoirement posséder un DEP. C est là que le travail est le plus stable et les ATP ont généralement un mois de vacances par an. Le salaire varie entre 16 $ et 22 $ l heure. Dans les pharmacies, les horaires sont plus flexibles, car les pharmacies peuvent être ouvertes de 7 h à minuit. Les ATP ont généralement deux semaines de vacances. Les salaires varient entre 12 $ et 19 $ l heure, selon l expérience. Des négociations sont toutefois possibles. «Mais les pharmacies ont souvent une grande capacité de payer, et les négociations de salaires se font souvent directement avec le gérant, en fonction de l expérience de chaque 3
employé, note Patrick Bossé, au collège Hertzing. Certaines pharmacies emploient même des ATP dépanneurs à des tarifs plus élevés, car elles n arrivent pas à combler des postes.» DEP Pose de revêtements de toiture: Un métier à toute épreuve Quel que soit le temps, été comme hiver, le couvreur, spécialiste des toits, doit répondre présent. Et actuellement, l industrie de la construction est un secteur d activité économique important dans lequel on privilégie l accès aux diplômés. Certes, les perspectives d avenir dans ce domaine varient toujours selon l économie, mais en ce moment la demande pour ces métiers est en pleine croissance. «Il y a un taux de roulement important. Le marché se réactive et environ 90 % des apprentis couvreurs et des couvreurs compagnons travaillent», indique Claude Boulanger, professeur de pose de revêtements de toiture au Chantier de Laval. en forgeant qu on devient forgeron! Le centre de formation Le Chantier, à Laval, est un des deux établissements au Québec qui proposent le Diplôme d études professionnelles (DEP) en pose de revêtements de toiture. Proposant 600 heures de cours et aboutissant à un stage, cette formation est accessible aux personnes de 16 ans avec un niveau de secondaire 3 en anglais, en français et en mathématiques ou encore un diplôme d études secondaire (DES). Après avoir accumulé un minimum de 1 000 heures de travail comme apprenti, le diplômé pourra obtenir sa carte de compagnon. C est Une bonne condition physique Le couvreur peut travailler pour une entreprise spécialisée en toiture, en construction, en rénovation ou encore à son propre compte. «Il applique et pose des revêtements sur différents types de toits, ou encore il remet à neuf les toitures et effectue les réparations nécessaires», souligne Claude Boulanger. «Il faut un minimum de dextérité, et surtout une bonne condition physique pour pratiquer ce métier», rappelle l enseignant. Il faut également aimer la minutie et la précision, mais aussi le travail d équipe. Toutefois, comme pour beaucoup de métiers de la construction, le risque fait partie du quotidien. On peut par exemple faire des chutes ou souffrir de coups de chaleur. Pas qu un métier d hommes 4
Bien que ce soit un métier très physique, pas moins de 15 filles au Québec exercent le métier de couvreuses. «Bien entendu, pour se tailler une place dans ce milieu, il faut prouver qu on est tout aussi professionnelle que les hommes, avertit Teresa Moniz, couvreuse depuis 10 ans. Et il faut être prête psychologiquement à affronter les préjugés.» Six de ces couvreuses sont diplômées du centre de formation Le Chantier, et actuellement, l une d entre elles est inscrite au DEP Pose de revêtements de toiture. DEP en assistance dentaire : une formation variée et en demande Avec son taux de placement de 83,3 % en 2008, le diplôme d'études professionnelles (DEP) en assistance dentaire fait partie des formations les plus en demande présentement, tant à Montréal qu'ailleurs au Québec. «L idée, c est que les étudiants suivent la formation et entrent sur le marché du travail le plus vite possible», soutient David Bilodeau, directeur des admissions au Collège CDI de Montréal, l un des deux établissements à offrir le cours d assistance dentaire dans la région métropolitaine. Le programme, d une durée de 15 mois, consiste à former des assistants dentaires qui, une fois sur le marché du travail, devront accomplir plusieurs tâches précises afin d aider le dentiste. Parmi celles-ci, citons la préparation de la salle, le nettoyage et la stérilisation des instruments. La communication avec le patient, avant et tout au long de l intervention du dentiste, est aussi du ressort de l assistant dentaire. «Ce que je préfère, c est accueillir le patient et le rassurer», affirme Stéphanie Taylor, étudiante à l École des métiers des Faubourgs de Montréal. La jeune femme de 20 ans terminera sa formation en octobre et elle souhaite assister un pédodontiste pour avoir la chance de travailler auprès des enfants. Possibilités nombreuses De nombreuses possibilités d emploi s offrent aux diplômés en assistance dentaire. Que ce soit dans des cabinets dentaires, où la demande est très forte, dans des cliniques universitaires, dans des établissements de soins de longue durée ou encore dans des écoles pour faire de la prévention. 5
Pour être prêts pour leur stage de fin de formation, les étudiants inscrits en assistance dentaire sont constamment placés dans des situations de travail réelles. Les centres de formation sont aménagés de manière à ce que les locaux soient la réplique exacte d une clinique dentaire. Il existe aussi un diplôme d études collégiales en hygiène dentaire. «Nous avons déjà essayé de créer une passerelle avec la technique, mais les réalités des assistants et des hygiénistes dentaires sont trop différentes pour que ce soit possible», explique Nathalie Simard, directrice adjointe du programme d assistance dentaire à l École des métiers des Faubourgs. DEP en Chaudronnerie : un emploi quasi assuré Le métier de chaudronnier est fort méconnu en dehors de l industrie. C est qu ils ne sont pas plus de 800 à exercer cette profession au Québec, même si le taux de placement est avantageux. On les connaît plus souvent sous leur nom anglophone: «boilermaker». l acier (CFMA) d Anjou. Pour cette raison, une petite définition s impose. «Le chaudronnier est celui qui assemble, démonte et met en place des générateurs de vapeurs, des chaudières, des réservoirs sphériques sous pression et des tours», explique Éric Archambault, conseiller pédagogique au Centre de formation des métiers de Les chaudronniers œuvrent dans l industrie pétrochimique, dans les usines de pâtes et papiers, dans les fonderies ainsi que dans l industrie pharmaceutique. Bref, toutes les industries qui doivent utiliser des réservoirs, des chaudières ou des tours. Perspectives réjouissantes La main-d œuvre se faisant vieillissante, elle doit se renouveler avec de jeunes talents. «C est un métier où le taux de placement est de 100 %. Nous formons des travailleurs, pas des chômeurs. Nous travaillons avec l industrie afin de diplômer un nombre raisonnable de chaudronniers», précise M. Archambault. 6
Ce travail comporte des tâches diversifiées, en plus d offrir aussi de bons salaires. Le taux horaire oscille aux environs de 30 $. «C est toutefois un métier difficile physiquement, où on est souvent appelé à travailler dans des endroits clos. Il faut aussi être bon en mathématiques pour lire les plans», affirme le conseiller pédagogique. Le DEP en chaudronnerie n est offert qu à Anjou au CFMA. Cette formation de 1 290 heures est répartie sur 11 mois d études. Les étudiants évoluent dans un environnement près de la réalité Préposés aux bénéficiaires, une profession à deux vitesses Le Québec manque de préposés aux bénéficiaires. Selon Emploi Avenir Québec, on aura besoin d environ 3 200 nouveaux préposés chaque année jusqu à 2011 et probablement plus par la suite. C est qu une population vieillissante a besoin de soins de base. Ceux-ci sont offerts par les préposés et comprennent l assistance durant la toilette, les repas et les déplacements. Ces travailleurs sont donc en demande dans les Centres d hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ainsi que dans les résidences privées pour personnes âgées. Devant le manque d infirmières et d infirmières auxiliaires, ils doivent aussi offrir des soins plus sophistiqués : injection d insuline, application de médicaments sous forme de crème, utilisation de pansements secs, etc. Les préposés participent aussi au soutien social et moral des patients. Formations inégales La formation la plus adéquate est le diplôme d études professionnelles (DEP) en Assistance à la personne en établissement de santé, d une durée de 750 heures. Bien que ce DEP soit offert par au moins un établissement dans toutes les régions du Québec, un peu moins de 2 000 nouveaux préposés reçoivent ce diplôme chaque année. Cela crée un manque cumulatif annuel de quelque 1 200 préposés. En ce moment, on croit qu il faudrait 3 000 préposés aux bénéficiaires de plus au Québec. Cet écart représente un nouveau marché pour les établissements privés de formation. Il est très facile, en consultant les hebdos régionaux, de trouver une formation de préposé offerte par le privé. Ces établissements ont certainement un rôle à jouer pour combler la pénurie. Mais pour l instant, les emplois auxquels les préposés issus de la formation privée peuvent accéder diffèrent de ceux ouverts aux diplômés du DEP. Ainsi, les hôpitaux exigent un minimum de 100 heures de formation au moment de l embauche. Certains demandent le 7
DEP et d autres exigent en plus un diplôme d études secondaires. Or, les diplômés du privé n ont reçu qu une formation très courte, souvent de moins de 100 heures. Ces diplômés trouveront des emplois dans les résidences privées, où leur rémunération varie de 9 à 15 $ l heure. Un préposé dans un établissement public peut gagner presque 19 $ l heure, sans parler des avantages sociaux. Finalement, les préposés dans les résidences ne recevront généralement que très peu d aide lorsqu ils devront assumer des tâches plus délicates. Cela représente un risque légal pour eux ainsi qu un risque pour la santé du public. La Fédération des préposés aux bénéficiaires du Québec (FPBQ) désire d ailleurs que le DEP devienne la formation de base de tous les préposés aux bénéficiaires. Les raccourcis de formation sont rarement une bonne idée! La situation des préposés en est un bon exemple. Grutier : À la hauteur des attentes Les grues impressionnent par leur taille imposante et leur capacité à élever de lourdes charges au sommet des gratte-ciel en construction. On appelle grutier le métier qui consiste à opérer ces engins essentiels à l ingénierie moderne. Un grutier opère diverses machines qui élèvent des charges ou les déplacent sur un chantier de construction. Il se retrouve souvent seul au sommet de sa tour d acier pendant de longues heures; une radio est son unique contact avec les autres travailleurs. Le métier de grutier offre de belles possibilités de carrière. Le salaire est très intéressant pour le grutier qui est prêt à voyager pour le travail. Au gré des contrats, un grutier peut aller d un chantier à un autre et ainsi récolter près de 100 000 $ par année. Il doit cependant être prêt à travailler de longues heures et à passer de longues journées, voire des semaines, à l extérieur. La FTQ tient à préciser que le salaire annuel moyen des grutiers oscille autour de 53 000 $, ce qui demeure bien au-dessus du salaire moyen des Québécois. Pas de pénurie Julie Gendron est vice-présidente des Grues Maurice Gendron, une entreprise basée dans la région de Montréal. Elle affirme ne pas avoir de difficulté de recrutement. «Il n y a pas de pénurie de grutiers ces temps-ci. Toutefois, lorsque j ai plus de demandes et que j ai besoin d embaucher des travailleurs occasionnels, c est plus difficile», souligne-t-elle. 8
Il existe une formation pour devenir grutier dans la région de Montréal. L atelier-école Les Cèdres, situé en Montérégie, est le seul centre de formation professionnelle à dispenser ce DEP de 870 heures. L apprentissage par la pratique est au cœur de la formation de l atelierécole. «Nous avons cinq types d appareils au centre. Les élèves font beaucoup de travail pratique afin d aiguiser leur dextérité», explique Guy Coutlée, directeur adjoint à l atelierécole Les Cèdres. Ce dernier souligne que les grutiers doivent bien tolérer la pression. Bon nombre des manœuvres de levage de charges comportent des risques. «Les apprentis doivent prendre des décisions seuls. Ils doivent bien gérer le danger», précise-t-il. L atelier-école arrive sans problème à trouver des places aux apprentis grutiers. «Il y a un équilibre entre le nombre de finissants et la demande de l industrie», explique M. Coutlée. Secrétariat médical : une profession au féminin Le métier de secrétaire médicale ne craint pas la crise économique. Le nombre de postes à pourvoir dans ce domaine n a jamais été aussi important. Les secrétaires médicales sont recherchées dans tous les secteurs de la santé, aussi bien dans les cabinets de médecins que dans les cliniques médicales, les CLSC, les cliniques dentaires, les bureaux d optométristes ou les hôpitaux. Mais à quoi est due une telle pénurie de maind œuvre? Changements démographiques en cause Ces besoins urgents de personnel s expliquent par la croissance démographique et le vieillissement de la population, qui favorisent le développement des lieux de santé, selon Emploi-Québec. Cette forte demande de personnel qualifié en secrétariat médical va aussi de pair avec les nombreux départs à la retraite qu enregistre la profession. Emploi-Québec évoque une autre raison à cette abondance de postes à pourvoir : la forte concentration de la main-d œuvre féminine dans le secteur. De ce fait, les congés de maternité sont fréquents et rendent nécessaire l embauche de personnel suppléant. Forte présence féminine La profession compte environ 99 % de femmes, par rapport à 47 % pour l ensemble des professions dans la province en 2006, selon Emploi-Québec. La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys offre la formation de secrétaire médicale et de mémoire. «Nous 9
n avons jamais eu une inscription masculine», explique Michel Filion, conseiller en formation de l établissement. Le taux de placement du centre de formation pour cette profession est de 100 %. «Il y a deux ans, le CHUM avait besoin, pour seulement trois hôpitaux, de 250 secrétaires médicales. Chaque année, les institutions médicales se livrent une bataille féroce pour combler tous leurs postes vacants dans ce domaine», précise M. Filion. Un diplôme d études professionnelles (DEP) en secrétariat et l attestation de spécialisation professionnelle (ASP) en secrétariat médical sont généralement les qualifications requises. L attestation d études collégiales (AEC) en transcription médicale peut aussi être demandée par les établissements du réseau de la santé. «Il est nécessaire de connaître la terminologie médicale pour pouvoir retranscrire les propos des médecins et la maîtrise des logiciels de bureautique courants est recherchée», explique Michel Filion. À Montréal, quatre centres proposent une formation spécifique en secrétariat médical. La durée de formation peut aller de quatre mois à trois ans d études postsecondaires. Peintres en bâtiment : vent d optimisme Métier de précision et de dextérité, la peinture en bâtiment continue pourtant de souffrir d un manque de reconnaissance publique. «On pense souvent que n importe qui peut être peintre. Or, ce n est pas le cas, il y a beaucoup de volets dans cette profession. En Europe, il y a un respect pour le métier qu on ne retrouve pas ici», lance tout de go Alain Doiron, qui enseigne depuis huit ans à l École des métiers de la construction de Montréal. En plus de jouir d une bonne condition physique «le métier est très exigeant pour la colonne», explique Jean-Marc Mariez, du Syndicat international des peintres et métiers connexes, le peintre doit bien maîtriser la théorie des couleurs et les différentes techniques de peinture. «C est pour ça que la formation dure 900 heures. Elle permet à l étudiant de s initier à toutes les techniques, mais aussi aux différents chantiers qu il pourrait fréquenter, que ce soit le résidentiel, l industriel, le commercial ou l institutionnel. On est loin du beau-frère qui peint pour arrondir ses fins de mois», ajoute M. Doiron. Taux de placement alléchant Si le taux de placement frôle le 100 %, les risques d une récession pourraient bien modifier l avenir de la profession. «On sent un ralentissement dans le domaine du commercial. Il n est pas encore important, mais il est présent», souligne Jean-Marc Mariez, qui soutient aussi que plusieurs propriétaires préfèrent attendre la signature des baux commerciaux avant de 10
peinturer leurs locaux. La crainte de M. Mariez n est pas partagée par le professeur de l EMCM, qui fonde son avis sur les projections 2008 de la Commission de la construction du Québec. «En 2009, nous dispenserons une formation de peintre en anglais, ce que nous n avions jamais fait. C est une preuve que les perspectives sont plutôt bonnes», estime M. Doiron. Présence accrue des femmes Si les hommes constituent la majorité des peintres en bâtiment, les femmes commencent à faire leur place. «C est le secteur de la construction, avec celui des plâtriers, où on en retrouve le plus», soutient Jean-Marc Mariez, du Syndicat international des peintres et métiers connexes. Une situation qui se reflète dans le nombre de femmes que l École des métiers de la construction de Montréal accueille dans son programme de peinture en bâtiment. «Cette année, parmi nos 80 étudiants, on avait presque autant de filles que de garçons. À mes débuts, on notait 5 ou 6 filles par groupe de 20 étudiants», explique Alain Doiron, qui enseigne dans cet établissement. Une situation qui s explique par la nature du métier. «Les femmes sont perfectionnistes, elles sont plus rapides et précises que leurs collègues masculins», plaide M. Mariez, qui précise que 60?% des femmes peintres sont encore dans cette industrie cinq ans après leur entrée. «Ce qui est un excellent taux si on se compare aux autres métiers de la construction», ajoute-t-il. Manque d adaptation Si les femmes sont plus présentes, les conditions de travail ne sont pas encore adaptées à cette nouvelle réalité. «Les chantiers résidentiels ne sont pas aménagés pour elles. Par exemple, elles ne retrouvent pas toujours des toilettes réservées. Elles doivent souvent utiliser celles des hommes et c est sans compter la mentalité de la construction, qui est encore très masculine», souligne le représentant syndical qui, à l instar de ses collègues, luttent pour l amélioration des conditions de travail des femmes dans l industrie de la construction. Mécanicien d ascenseur : beaucoup de hauts anticipés 11
La plupart des gens prennent l ascenseur, que ce soit occasionnellement ou plusieurs fois par jour, sans jamais penser aux mécanismes complexes qui leur permettent de grimper plusieurs étages en quelques secondes. Patrick Groulx a récemment fait la connaissance de travailleurs qui nous facilitent ainsi la vie : des mécaniciens d ascenseur. Ces travailleurs installent ascenseurs, monte-charge et escaliers mécaniques pour le compte d entreprises spécialisées ou d entrepreneurs généraux. Comme ils assurent aussi l entretien de ces appareils, ils doivent être en mesure de diagnostiquer et de réparer leurs défectuosités. La complexité des systèmes électriques, électroniques, mécaniques et hydrauliques des ascenseurs fait de leur installation et de leur entretien un métier très spécialisé. Moins de 1 000 travailleurs occupent cet emploi au Québec, mais il semble que plusieurs autres travailleurs pourraient joindre leurs rangs : le taux de placement des diplômés en mécanique d ascenseur est actuellement de 100 %. La demande est en effet restée très élevée au cours des dernières années. Pour accéder à cette profession, il faut obtenir un diplôme d études professionnelles en mécanique d ascenseur. L École des métiers du Sud-Ouest de Montréal est le seul établissement au Québec à offrir cette formation de 1 800 heures. L ascenseur, en bref Le fonctionnement d un ascenseur peut être plus ou moins complexe, selon le modèle, mais il se résume généralement à ceci : une cabine reliée par des câbles à un moteur électrique situé dans une salle de contrôle au-dessus du puits. Sous l action du moteur et d un contrepoids, la cabine voyage sur deux rails de guidage verticaux. Pour assurer la sécurité, on peut compter sur le limiteur de vitesse et le parachute de sécurité. Ce parachute ne ressemble en rien à celui dont on se sert pour sauter d un avion : il s agit plutôt d un système de roues à sens de rotation unique, qui bloque la chute de la cabine en cas de rupture du câble. DEP Bijouterie 12
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