N 1 4 - J u i l l e t 2 0 1 3 S a v o i r p o u r c o m p r e n d r e La VIGIE retail Isabelle et Jean-Luc Spitale Co-présidents Adhrena Trophées! Pour la deuxième année consécutive, Adhrena a été récompensé par deux prix aux trophées LSA force de vente (voir en fin de ). Ceux-ci récompensent les efforts et les énergies de toutes les équipes terrain, mais aussi du siège. Cette reconnaissance des acteurs de la distribution est pour nous un signe de motivation mais aussi un encouragement à challenger en permanence nos pratiques, nos méthodes et notre exigence. Le tout au service de la performance commerciale. Le second semestre 2013 sera la source de nouvelles initiatives (action vers la proximité, force de vente multimarques, force de vente PME), mais aussi de consolidation avec pour principales réalisations : > Force de vente : lancement d un nouveau CRM, développement des ROI. > Animation : renforcement de l organisation, amélioration des KPI S. Tous ces points vous seront développés au fur et à mesure de nos réalisations. Isabelle et Jean-Luc Spitale AU SOMMAIRE EN IMAGES 10 juin. Géant Casino teste un espace gros volumes permanent 2 20 juin. Lidl recrute (et se trahit?) 2 1 er juillet : Toujours pas de comparaison de prix chez Auchan 2 EN CHIFFRES 3 SIGNAUX ÉCO-CONSO CONJONCTURE : Toujours pas de véritable reprise économique en vue... 4 DÉPENSES DES MÉNAGES :... Et des inquiétudes sur le front de la consommation 4 URBANISME : Vacance commerciale, une évidence qu il faut bien accepter 5 RETAIL FRANCE CIRCUITS : Hypermarchés, après l anniversaire, les problèmes demeurent! 6 CONCURRENCE OFF-LINE/ON-LINE : Un Espace Culturel E.Leclerc qui ferme, un tabou qui saute? 8 DRIVE : Paper-products, le rayon star 8 La VIGIE retail La est une veille mensuelle proposée par Adhrena et produite par Editions Dauvers, l éditeur-expert grande conso.
2 EN IMAGES 10 juin Géant teste un espace gros volumes permanent Régulièrement «joués» sous forme d opérations promotionnelles, les «gros volumes» ont actuellement une vie permanente dans une quinzaine de Géant Casino. Une allée thématique qui ressemble, dans l esprit, aux espaces premiers prix. Mais, ici, uniquement des gros conditionnements : 250 références d épicerie et de. Bref, uniquement de l ambiant. Pour ce faire, Géant Casino n a visiblement rien négocié avec les fournisseurs. Ces «gros volumes» là ne sont en fait que les produits livrés en magasin, non délottés pour la mise en rayon. Pour preuve, pour chaque référence, le magasin a créé un gencod spécifique 20 juin Lidl recrute (et se trahit?) Intéressante campagne de publicité de Lidl dans le métro parisien afin de pourvoir des postes de chef de magasin en région parisienne (pas les plus faciles, d où le besoin de communiquer!). Astucieusement, Lidl interpelle sur l idée de «voir plus grand». De fait, la responsabilité d un magasin est bien réelle et elle est vraiment accessible aux jeunes recrutés. Pour l illustrer : un petit bocal, un grand bocal et le poisson rouge qui passe de l un à l autre. Heureux le poisson? Sans doute à court terme. Mais ensuite? Même plus grand, son nouveau bocal sera vite une contrainte, le cadre de son existence restant finalement très périmétré et ne laissera pas de place à l audace ou aux chemins de traverse A l image des responsables de magasins Lidl qui sont avant tout des exécutants? 1 er juillet Toujours pas de comparaison de prix chez Auchan Nouvelle campagne de pub pour Auchan. L occasion pour l enseigne de revendiquer sa politique prix, nettement plus large que les seules marques nationales. Et, donc, de refuser de rentrer dans le jeu des comparaisons. Se battre pour le pouvoir d achat, ce n est pas participer à un concours de beauté où chacun essaie de présenter son meilleur profil pour séduire, résume Vincent Mignot, le DG de l enseigne en France. Cela dit, sur le terrain, quelques magasins ne résistent pas... Preuve que nécessité finit toujours par faire loi!
3 EN CHIFFRES Ouvertures de drives Rentabilité d un drive-entrepôt Indice de prix de Géant Casino (marques nat, exhaustif) 88 105,5 76 59 70 3 à 7 % 99,2 mars avril mai juin Janvier Juin Le rythme d ouvertures des drives ne faiblit pas vraiment.en juin, ce sont à nouveau 70 sites qui ont ouvert. Leclerc a été le plus dynamique avec 20 ouvertures devant Intermarché (18), Casino et Carrefour (13 chacun). Sur le premier semestre, le nombre d ouvertures a atteint 406 unités. Pour mémoire, au S1 2012, les enseignes avaient ouvert 483 sites. C est, selon les calculs publiés par Editions Dauvers, la rentabilité moyenne d un drive entrepôt (modèle Auchan Drive, Leclerc Drive, Chronodrive), générant plus de 6 à 7 millions d euros de CA. Dans le détail, la marge brute commerciale initiale est à environ 23 %. Ce à quoi se retranche 9 à 11 % de frais de personnel, 3 à 4 % de charge d investissement, 1,5 à 2,5 % de charges externes (entretien, énergie, etc.), 1 % de publicité, 1 % de taxes diverses et (à ne pas négliger!) 0,5 % de commission carte bancaire. C est du jamais vu! Non seulement, Géant Casino a baissé ses prix de manière ininterrompue sur un semestre complet. Mais, en plus, la baisse est spectaculaire. De janvier à juin, Géant a ainsi amélioré son indice prix de plus de 6 pts. Dans l histoire contemporaine du commerce, il n y a aucun précédent. Désormais, Géant Casino est plus compétitif sur les marques nationales qu Intermarché (99,4) et se rapproche dangeureusement de Super U (99,1). Nestlé profite du drive, L Oréal en souffre LES 10 PRINCIPAUX FOURNISSEURS EN DRIVE (VS HM-SM-HD) > Parts de marché sur PGC / Frais LS en drive 4,1 % 4,2 % 2,5 % 3,0 % 3,1 % 2,7 % 1,9 % 2,6 % 2,7 % en HM-SM-HD 5,6 % 1,8 % 2,0 % 1,7 % 1,4 % 1,4 % 2,1% 1,4 % 1,3 % 1,2 % 4,1 % Source : Nielsen / origine fournisseur, à P4 2013, Editions Dauvers, A3 Distrib, Drive Insights
4 SIGNAUX ÉCO-CONSO CONJONCTURE TOUJOURS PAS DE VÉRITABLE REPRISE ÉCONOMIQUE EN VUE Selon l INSEE, 2013 se soldera par un recul du PIB de 0,1 %. Pour le gouvernement, ce sera plutôt + 0,1 %. Au-delà du symbole (récession ou croissance!), une certitude : la reprise économique n est pas en vue. > Depuis la fin du T1, la France est officiellement en récession. La faute à deux trimestres consécutifs de recul du PIB : - 0,2 % au T4 2012 et - 0,2 % à nouveau au premier trimestre de 2013. > Les perspectives de l INSEE pour le reste de l année sont certes meilleures, elles n en marquent pas pour autant une sortie de crise. Selon l Institut, le PIB devrait croître de 0,2 % au T2 mais être tout juste stable au T3 et très légèrement positif au T4. Sur l ensemble de l année, le PIB reculerait alors de 0,1 % (la prévision du gouvernement est à + 0,1 %). > Techniquement, il s agirait donc d une année de récession (la précédente remonte à 2009). Mais, surtout, 2013 serait alors la seconde année consécutive de croissance nulle ou quasi nulle. Dans ce contexte, impossible d espérer une progression de l emploi marchand (donc l enrichissement des consommateurs!), bien au contraire. > Évolution trimestrielle en % ÉVOLUTION DU PIB + 0,1% + 0,1% 0% 0% 0,2% 0,2% 0,2% + 0,2% T1 2012 T2 2012 T3 2012 T4 2012 T1 2013 T2 2013 T3 2013 T4 2013 estimations Source : INSEE DÉPENSES DES MÉNAGES ET DES INQUIÉTUDES SUR LE FRONT DE LA CONSOMMATION Les inquiétudes sont nombreuses pour la consommation. Outre l évolution du chômage, le nouveau plan de rigueur du gouvernement va nécessairement peser sur l envie et les possibilités de consommer des Français. > Les dépenses des ménages pèsent pour environ la moitié du PIB. Autant dire qu il s agit, là, du principal moteur de l économie française. Un moteur qui est au point mort! Et dont rien n indique qu il pourrait repartir. Après un recul de 0,4 % l an dernier, l INSEE pronostique même - 0,1 % sur 2013. > En fait, les mauvaises nouvelles se succèdent sur le front de la consommation D abord, l état des finances publiques, plus mauvais qu escompté. La Commission des Finances de l Assemblée a annoncé la semaine dernière un déficit budgétaire plus important que prévu : plus de 80 milliards d euros vs 61 milliards programmés. Aussitôt, chacune dans son registre, la Cour des Comptes et la Commission Européenne ont rappelé la France à ses engagements de réduction des déficits. > La réaction du gouvernement n a pas tardé. Matignon et l Elysée ont concocté un plan de rigueur, bien qu il n en porte pas le nom. 9 milliards d euros d économie sont programmés dans les dépenses de l Etat. > Certains ministères (par exemple l écologie) vont voir leurs crédits baisser jusqu à 7 %. En parallèle, la hausse des prélèvements devrait se poursuivre, en dépit des promesses présidentielles. Entre le S2 2013 et 2014, le gouvernement cherche 12 à 14 milliards de recettes supplémentaires. Des impôts ou des taxes qui, forcément, pèseront sur la consommation. D autant qu ils s inscrivent dans une tendance peu favorable
5 HAUSSE DES IMPÔTS ET DES PRÉLÈVEMENTS > Évolution du rendement de l impôt sur le revenu > Les prélèvements nouveaux 47 50,8 51,5 59,5 70,8 2009 2010 2011 2012 2013 2 7 + 18 + 22 + 33 + 7 2009 2010 2011 2012 2013 2014 Source : INSEE, PLF > Dans ce contexte, seule relative bonne nouvelle : le déblocage exceptionnel de la participation. Les salariés concernés pourront débloquer sans pénalité jusqu à 20 000 euros pour financer l achat de biens durables (notamment l automobile). L INSEE estime le surcroît de LE POUVOIR D ACHAT... consommation à 750 millions d euros, soit un gain de 0,1 pt > Dans les deux ans, pensez-vous qu il va baisser? pour la consommation. Anglais oui, à 38 % > Reste que le moral des ménages n est pas au mieux C est pourtant une condition indispensable pour se projeter dans les acquisitions lourdes qu autorise le déblocage de la participation. L indicateur du moral des ménages de l INSEE est ainsi au plus bas historique (en dessous du précédent «record» de 2008/2009). Pis, davantage que les consommateurs des principaux pays voisins, les Français sont une grande majorité (74 %) à considérer que leur pouvoir d achat va baisser. Espagnols Allemands Italiens Français oui, à oui, à 51 % 53 % oui, à 69 % oui, à 74 % Source : BVA URBANISME VACANCE COMMERCIALE : UNE ÉVIDENCE QU IL FAUT BIEN ACCEPTER Procos, la fédération du commerce spécialisé, a mesuré l évolution de la vacance commerciale de 2001 à 2012. Sans surprise, elle progresse. Et ça s explique > La vacance commerciale correspond à la part des surfaces commerciales qui sont inoccupées. Des surfaces qui ne génèrent ni chiffre d affaires ni loyer. Selon Procos, le taux de vacance a sensiblement progressé de 2001 à 2012 : de 4,3 % à 4,9 % en centres commerciaux et de 6,3 % à 7,1 % en centres-villes. > Dans les centres-villes, l évolution est à deux vitesses. Schématiquement, plus la ville est petite (qui plus est «pauvre» et en démographie négative ou faible), plus la progression de la vacance est marquée. C est l inverse dans les plus grandes agglomérations. En centres commerciaux, la progression de la vacance est réelle mais nettement moins marquée. Ce qui s explique par le travail mené par les gestionnaires de galeries pour en préserver l attractivité. Un travail que n ont pas toujours su (ou voulu) faire les centres-villes.
6 > % des surfaces commerciales non occupées en 2001 et 2012 ÉVOLUTION DE LA VACANCE COMMERCIALE EN CENTRES-VILLES 6,3 % en 2001 7,1 % en 2012 EN CENTRES COMMERCIAUX 4,3 % en 2001 4,9 % en 2012 8,6 % 7,7 % 7,0 % 6,3 % 5,7 % 5,3 % 5,4 % 6,0 % 5,6% 4,9 % 3,7 % 4,2% 3,8 % 5,5 % 4,4 % 4,4 % Petites villes (50 à 100 000 h) Villes moyennes (100 à 250 000 h) Grandes villes (250 à 500 000 h) Très grandes villes (>500 000 h) Petites galeries Galeries moyennes Grandes galeries (20 à 40 boutiques) (40 à 80 boutiques) (80 à 120 boutiques) Très grandes gal. (>120 boutiques) Source : Procos > Dans le détail des centres commerciaux, ce sont les «petites galeries» qui ont le moins souffert, au point de voir reculer la vacance. Une bonne nouvelle donc! Difficile de ne pas faire le parallèle avec l évolution des enseignes alimentaires sur la période Il y a clairement plus de Leclerc ou d Hyper U entourés d une «petite» galerie que d une «grande» galerie! > Ces résultats, aussi douloureux soient-ils, s expliquent aisément. Depuis une décennie, en effet, l urbanisme commercial n est plus le reflet de la consommation. Alors que le rythme d évolution des dépenses des ménages a baissé (au point, même, d être négatif l an dernier), l ouverture de nouvelles surfaces n a cessé de progresser. Sur les dix dernières années par exemple, les CNAC/CDAC ont ainsi autorisé 3 millions de nouveaux mètres carrés par an. Un niveau bien supérieur à l évolution de la consommation. > Nul besoin d un grand calcul : le rendement des mètres carrés commerciaux ne peut que baisser. Et ce, d autant plus que les ventes on-line (plus de 40 milliards l an dernier) ne rémunèrent plus des mètres carrés off-line. La vacance commerciale n est donc qu une conséquence logique. La prochaine sera la baisse de valorisation des actifs. Là aussi, c est inéluctable. RETAIL FRANCE CIRCUITS HYPERMARCHÉ : APRÈS L ANNIVERSAIRE, LES PROBLÈMES DEMEURENT! Anniversaire du Carrefour Sainte-Geneviève oblige, juin a donné lieu à nombre de célébrations sur le cinquantenaire de l hyper, le «format dominant» de la distribution française. Les difficultés - structurelles - de l hyper en ont été quasi oubliées. Elles demeurent pourtant > L hyper est incontestablement le «format dominant» de la distribution française, ainsi qu il a été souvent rappelé le mois dernier. Symboliquement, l hyper attire plus de la moitié des dépenses alimentaires selon Kantar : 52,2 % sur le total PGC-Frais LS. Mieux, selon les défenseurs du modèle, il est le format le plus dynamique. De 2006 à 2012, IRI a ainsi mesuré une croissance annuelle moyenne de 3,5 % pour l hyper, 1,2 % pour les supers et 2,4 % pour le hard-discount. L HYPER, FORMAT DOMINANT > Part de marché de l hyper sur total PGC / Frais LS 52,2% > Croissance annuelle moyenne 2006-2012 HYPERS +3,5 % SUPERS +1,2 % HD +2,4 % Sources : Kantar Worldpanel, IRI
7 > Premier bémol : l essentiel de cette croissance est la conséquence d un effet de parc. Sur les douze dernières années (période retenue par Kantar pour donner une tendance long terme), la surface commerciale de l hyper a littéralement explosé : de 6,6 à 10,4 millions de mètres carrés. D où l intérêt de rapprocher l évolution de la part de surface et de la part de marché. Résultat, selon IRI : depuis 2006, l hyper a gagné 2,9 pts de PDM mais 3,2 % de part de surface. Ce qui ne traduit pas réellement une amélioration de l attractivité. ÉVOLUTION DU PARC HYPERS ET EFFET DE PARC DANS LES PERFORMANCES > Le parc HYPERS de 2006 à 2012 > Évolution des parts de surface et des parts de marché 2012 vs 2006 1 143 2006 + 69 % Nombre d hypers 1936 +2,9 pts 10,4 millions m 2 2012 6,6 millions m 2 2006 + 57 % 2012 Surface commerciale PDM +3,2 % Surface PDM 0,2 pt +1,8 % Surface PDM 2,7 pts Surface 5,0 % HYPERS SUPERS H.Discount Sources : Kantar Worldpanel, IRI > Deuxième nuance à apporter : l évolution très distincte du format hyper selon la taille. Toujours selon IRI et sur la période 2006-2012, les petits hypers (dits «hypers -») ont largement surperformé les grands hypers (voir ci-dessous). Au-delà du format stricto sensu (et d une moindre adhésion des clients aux très grandes surfaces), il y a évidemment un effet enseigne : l essentiel du parc Leclerc est en effet constitué de petits hypers ÉVOLUTION DU CA ET DE LA PDM SELON LE FORMAT DE L HYPER > Evolution du CA annuel 2012 vs 2006 > Évolution de la part de marché 2012 vs 2006 +5,4 % +3,3 pts +3,5 % HYPERS +2,0 % HYPERS + HYPERS +1,8 pt HYPERS HYPERS + 1,5 pt HYPERS Source : IRI > Troisième difficulté, celle qui affecte le concept même de l hyper proposant «tout sous le même toit» : le reflux du non-alimentaire. Sur un an, les hypers perdent actuellement environ 5 % de CA non-alimentaire (source IRI). Une tendance qui s inscrit désormais dans le temps et qui remet en question le périmètre produits de l hyper. Selon GFK, l électronique grand public affiche même - 22 %. > En fait, sur le non-alimentaire, l hyper a deux handicaps désormais structurels. D un côté, il n est plus le circuit le moins cher, le web l ayant détrôné. De l autre, il n est pas le plus légitime, les grandes surfaces spécialisées l étant davantage par principe. Dès lors, question simple : que reste-t-il à l hyper? Bien peu! Conséquence : sur le non-al, il devient finalement un circuit de «dépannage» ou... «faute de mieux»!
8 ÉQUIPEMENT DE LA MAISON : PDM > Parts de marché de l hyper sur l équipement de la maison 25,2% 24,8% > Illustrations de l aspect structurel de cette remise en cause : les évolutions des hypers vs le marché. Sur les biens culturels physiques, lorsque le marché total est à - 4 % selon GFK, les hypers sont à - 8 %. Même tendance sur l équipement de la maison (image, son, téléphonie, micro, électroménager) : - 3 % pour le marché mais - 7 % pour les hypers. Conséquence : l hyper ne cesse de perdre des parts de marché. > Enfin, dernière faiblesse de l hyper : il est aujourd hui moins en phase avec la sociologie de l époque : 1) la 23,4% société de consommation a perdu de son attrait (l hyper en 2007 2008 2009 2010 2011 2012 était le fer de lance) ; 2) le niveau d équipement des foyers est largement supérieur à ce qu il était il y a une génération (sur le «premier équipement», l hyper a longtemps été imbattable) ; 3) et la taille des foyers a baissé, rapprochant les besoins des clients de surfaces plus modestes. Deux chiffres : dans les années 1970, le foyer français comportait en moyenne 3 personnes. C est 2,3 aujourd hui. Autre éclairage : 2 foyers sur 3 sont à présent composés d une ou deux personnes seulement. Ce n était qu un sur deux en 1975. Source : GFK CONCURRENCE OFF-LINE / ON-LINE UN ESPACE CULTUREL E.LECLERC FERME : UN TABOU QUI SAUTE? L Espace Culturel E.Leclerc de Châteauroux a fermé ses portes fin juin. Une nouvelle illustration de la difficulté des enseignes à rentabiliser des surfaces commerciales sur des marchés déclinants. > A Châteauroux, les raisons ne manquent pas pour justifier de la fermeture de l Espace Culturel E.Leclerc : un loyer «énorme» selon l adhérent, une surface commerciale trop importante (1 635 m 2, hors réserves), une borne-barrière régulant l entrée de la rue empêchant les clients de venir retirer les plus grosses pièces, etc. Autant de raisons de fermeture probablement exactes mais qui n en auraient pas été si le chiffre d affaires avait suivi. Car tel est bien, là, l explication numéro 1 : les marchés culturels dévissent off-line pour se reporter on-line (Leclerc lui même a lancé son site ce printemps). > Cette fermeture n est certes pas une première mais les précédents sont rares. Surtout, elle intervient après les disparitions de Surcouf et Virgin et les difficultés de la Fnac ou Darty. C est la preuve que, même partiellement préservé par l image de son enseigne, Leclerc n échappe pas aux difficultés. D ailleurs, l an dernier, le CA global des Espaces Culturels avait baissé de 0,8 % malgré 12 ouvertures (soit + 5 % en PDV). > A l évidence, Châteauroux n était pas le seul Espace Culturel en difficulté, plusieurs adhérents le confirment. Mais ils reconnaissent aussi que l évoquer dans un groupe qui a fait de l accès à la culture un combat était parfois vécu comme un tabou. Un tabou qui a peut-être sauté avec la fermeture de Châteauroux DRIVE PAPER-PRODUCTS, LE RAYON STAR Les paper-products (couches, papier-toilette, etc.) sont bien le rayon star du drive. Les ventes y sont notablement supérieures à leur niveau en hypers. Et la productivité de l assortiment est également favorable. > Quels sont les rayons stars du drive? Pour l établir, La VIGIE Retail a d abord rapproché les PDM des rayons en drive et en hypers. Objectif : identifier les rayons dont la part de marché était supérieure en drive. Dans le cas des
9 paper-products, l écart atteint ainsi l indice 143 : la catégorie représente 3,9 % des ventes PGC Frais LS d un hyper et 5,6 % dans un drive. Logique : les produits sont utilitaristes, routiniers et finalement peu impliquants pour le client. LES RAYONS SUR-VENDEURS ET SOUS-VENDEURS EN DRIVE > Indice Part de marché drive / Part de marché hypers par rayon Rayon sur-vendeurs Rayon sous-vendeurs 143 140 138 131 HM 3,9 % DR 5,6 % Papier HM 3,7 % DR 5,2 % Surgelé Salé HM 6,5 % DR 9,0 % Liquides ss alcool HM 15,9 % DR 20,8 % Frais Crémerie 96 96 95 90 85 HM 14,9 % DR 14,3 % Frais non laitier HM 12,6 % DR 11,9 % Epicerie Salée HM 19,3 % DR 18,3 % Epicerie Sucrée HM 6,4 % DR 5,8 % Entretien HM 0,7 % DR 0,6 % Surgelé Sucré 60 46 HM 7,7 % DR 4,6 % Hygiène Beauté HM 6,5 % DR 9,0 % Liquides Alcools Source : Nielsen - Cumul à date à fin mai 2013 > Autres rayons sur-vendeurs en drive : surgelé salé et boissons sans alcool. Là encore, l aspect routinier de l achat l explique. Ce à quoi se rajoute pour les boissons la praticité du mode d achat (particulièrement pour les packs d eau, sodas, etc.) > Autre manière de classer les rayons : la productivité de l assortiment. Il s agit, là, de mettre en rapport l indice de part de marché (PDM drive/pdm hyper) vs un indice d assortiment (% de l assortiment drive / % de l assortiment en hyper). Exemple concret avec la crémerie : le rayon est certes factuellement sur-vendeur en drive (indice 131). Mais cette performance est obtenue avec un indice d offre de 162 (la part de la crémerie dans l assortiment d un drive est 62 % plus élevée que sa part dans l offre d un hyper). En clair, cette mesure permet de mettre en exergue les rayons dont l assortiment est le plus productif. Les trois sous-rayons du arrivent alors nettement en tête. PRODUCTIVITÉ DE L ASSORTIMENT > Rapport entre l indice de part d offre et l indice de part de marché > 1 : Faible productivité à la référence 1,27 Entretien 1,20 Papier 1,11 Hygiène Beauté 1,05 Liquides ss alcool 0,96 Epicerie Salée Frais non laitier 1= part d offre et PDM valeur équivalentes 0,92 0,90 0,89 0,87 Surgelé Salé Epicerie Sucrée Surgelé Sucré 0,83 0,81 Liquides Alcools < 1 : Faible productivité à la référence Frais Crémerie Source : Nielsen - Cumul à date à fin mai 2013
J u i l l e t 2 0 1 3 Le petit journal ÉVÉNEMENT ADHRENA (doublement) EN VEDETTE AUX TROPHÉES LSA! >> Un grand cru pour Adhrena! Partenaire des Trophées LSA (ici Jean-Luc Spitale, président d Adhrena, aux côtés d Yves Puget, directeur de la rédaction), Adhrena a surtout remporté deux prix, preuve de l efficacité de son engagement au service de ses clients! Vincent Casassus Builhe (Warner) a reçu les 2 prix, fruit du partenariat avec Adhrena. Adhréna était non seulement partenaire des Trophées LSA pour la 2 ème année consécutive mais, surtout, Adhrena s est doublement distingué au cours de la soirée. Le niveau d exigence et les performances d Adhrena ont en effet été reconnus pour la deuxième année consécutive par les Distributeurs à travers deux prix attribués à Adhrena / Warner : le Trophée de la meilleure Force de Vente dans la catégorie Culture et Mutimédia ; le Trophée de la meilleure opération commerciale de l année! L an dernier, déjà, Adhrena s était également distingué dans la catégorie boissons avec le Trophée de la meilleure Force de Vente. RETROUVEZ TOUTE LES SEMAINES, LE POINT DE VUE CONSO D ISABELLE ET JEAN-LUC SPITALE LE BLOG http://jeanlucspitale.wordpress.com Et toute l'actualité d'adhrena sur :
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