DEXIA DIVERSIFIED FUTURES RAPPORT ANNUEL au 29 décembre 2011 Fonds Commun de Placement Société de gestion : Dexia Asset Management - 40, rue de Washington - 75008 PARIS Dépositaire : RBCDexia Investor Services Bank France - 105, rue Réaumur - 75002 PARIS
CLASSIFICATION Diversifié AFFECTATION DES RESULTATS Capitalisation des revenus. OPCVM D OPCVM Inférieur à 10 % de l actif net. OBJECTIF DE GESTION Le FCP a pour objectif de réaliser une performance absolue supérieure à l EONIA indépendante des marchés internationaux d actions, de taux, de devises et de matières premières par le biais de stratégies quantitatives systématiques et de trading sur les contrats à terme. La volatilité cible est comprise entre 6% et 8 %. INDICATEUR DE REFERENCE L indice EONIA (Euro Overnight Index Average) correspond à la moyenne des taux au jour le jour de la zone Euro, il est calculé par la Banque Centrale Européenne et représente le taux sans risque de la zone Euro. STRATEGIE D INVESTISSEMENT Le fonds intervient à l achat comme à la vente sur les principales classes d actifs (indices actions, taux courts, taux longs, devises et matières premières), majoritairement au travers de produits dérivés négociés sur les marchés réglementés et par le biais de stratégies quantitatives systématiques. Afin de réaliser son objectif de gestion : - le Fonds s inscrit dans un style de gestion dit systématique La stratégie du Fonds consiste à analyser le comportement des marchés financiers grâce à diverses stratégies systématiques développées en interne par Dexia Asset Management, afin de générer de la performance. - le Fonds adopte à l égard des marchés un programme diversifié d analyse. 1) Gestion systématique Les règles qui président aux différentes prises de position et à leur neutralisation sont établies par avance. L'écriture informatique de ces règles permet de les traduire en signaux d'action sur le marché. Un Logiciel a été développé par les équipes informatiques de Dexia Asset Management. Il permet l élaboration et le back-testing de stratégies sur le marché. Stratégies Systématiques utilisées Les stratégies utilisées découlent d une recherche permanente de la part de Dexia Asset Management. L intégration d une stratégie dans le portefeuille est déterminée par sa corrélation avec les modèles existants ainsi que sa capacité à générer un rendement sur le long terme. Par conséquent le portefeuille de stratégies est évolutif et sujet à modification. Il existe à ce jour trois types de stratégies : DEXIA DIVERSIFIED FUTURES Exercice 2011 2
La stratégie principale dites de suivi de tendance qui consiste à exploiter la directionnalité des marchés. Deux stratégies diversifiantes : - l approche contrariante qui tire profit des propriétés de retour à la moyenne des marchés. - la reconnaissance de forme qui effectue une analyse statistique des marchés. La stratégie de suivi de tendance a vocation à rester le principal moteur de performance du Fonds, alors que les stratégies diversifiantes actuelles ou celle qui pourront être mise en place à l avenir visent à dégager une performance peu corrélée de celle de la stratégie principale et donc améliorer le couple risque/rendement et limiter les drawdowns (pertes cumulées). Une nouvelle stratégie sera implémentée dans le portefeuille si elle est peu corrélée aux stratégies existantes et possèdent une espérance de rendement positive. 2) Gestion diversifiée* La diversification des positions en portefeuille, ainsi que la connaissance de leurs corrélations mutuelles, sont un facteur déterminant de la maîtrise des risques. Une position s'assimilant dans le cadre d'une gestion systématique à un modèle de trading, cette diversification s'accomplit alors autant par multiplication des logiques et des horizons de trading que par celle des supports et des places d'intervention. On aboutit de la sorte à un concept de diversification quadri-dimensionnelle : 1) Diversification technique* : La gestion systématique s'appuie sur plusieurs stratégies de trading, faiblement correlées. 2) Diversification temporelle* : Les stratégies sont elles-mêmes appliquées à plusieurs horizons de trading, chaque horizon définissant un système. Ainsi, les horizons analysés peuvent aller de quelques minutes à plusieurs mois. 3) Diversification sectorielle* : Il est essentiel de disposer dans le portefeuille d'un certain nombre de tendances claires permettant d'alimenter la performance globale du fonds. Aussi pourra-t-on étendre le trading sur un grand nombre de familles d'instruments : taux courts, taux longs, devises, indices boursiers, et matières premières. 4) Diversification géographique* : La recherche de diversité s'entend également du choix des places d'intervention, qui recouvreront essentiellement les trois principales zones économiques mondiales : Amérique du Nord, Asie, Europe. Lorsque la performance de nos modèles et la liquidité des sous jacents le permettent, les constituants des secteurs seront diversifiés géographiquement. A titre d exemple le risque alloué à notre secteur indices actions est réparti de manière égale entre l Europe, l Amérique du Nord et l Asie. Sur le secteur des taux d intérêt, le risque est réparti entre la zone Euro, le royaume uni, la suisse et les Etats-Unis, les taux court japonais ne présentant pas d opportunité pour nos modèles. *Le Fonds vise à atteindre la diversification par construction, il est néanmoins possible que certaines configurations de marchés amènent le fonds à avoir des positions non diversifiées. Les positions résultantes des signaux générés par nos modèles sont susceptibles de s annuler, ou d être neutre, il est donc possible de ne pas avoir à tout moment d exposition significative sur un secteur ou une zone géographique donnée ceci réduisant donc la diversité de nos positions. Le FCP sera investi en futures de taux d intérêts, futures sur indice actions, futures sur devises, indices de futures et swaps d indices de futures de matières premières. L exposition aux marchés actions et aux matières premières pourra varier entre 200 % et + 200 % L exposition brute (exposition longue plus la valeur absolue de l exposition vendeuse) sera au maximum de 200 % de l actif net. Le Fond de portefeuille est investi en titres du marché monétaire sur des titres d Etat de la zone Euro ou des papiers commerciaux de courte maturité avec un rating minimum de A1. Le ratio d engagement de l OPCVM est calculé selon la méthode probabiliste en VaR. La VaR correspond à la perte potentielle dans 95% des cas sur un horizon 7 jours dans des conditions normales de marchés. Le niveau de la VaR pour un intervalle de confiance à 95% sera inférieur à 5%. Le dépôt de garantie est le critère important retenu pour définir les limites d'intervention du Fonds sur les marchés à terme. Ainsi, le Fonds doit détenir au minimum 70 % de son actif en liquidités ou en DEXIA DIVERSIFIED FUTURES Exercice 2011 3
valeurs assimilées qui ne peuvent être utilisées sous forme de dépôts de garantie auprès des Chambres de Compensation (article 13 du décret n 89-624 du 6 septembre 1989). PROFIL DE RISQUE Votre argent sera principalement investi dans des instruments financiers sélectionnés par la société de gestion. Ces instruments connaîtront les évolutions et les aléas des marchés. Le FCP peut être exposé aux principaux types de risques suivants : Risque de perte en capital : L investisseur est averti que son capital n est pas garanti et peut donc ne pas lui être intégralement restitué Risque de modèle : le processus de gestion du FCP repose sur l élaboration d un modèle systématique permettant d identifier des signaux sur la base de résultats statistiques passés. Il existe un risque que le modèle ne soit pas efficient et que les stratégies mises en place entraînent une contre performance, rien ne garantissant que les situations de marché passées se reproduisent à l avenir. Risque indice sur actions : le Fonds sera exposé au risque de marché actions par le biais des indices. Ces investissements entrainant une exposition à l achat ou à la vente peuvent entrainer des risques de pertes importantes. Une variation des indices sur actions dans le sens inverse des positions pourrait entrainer des risques de pertes et pourrait faire baisser la valeur liquidative du fonds. Risque de taux : le FCP sera exposé au risque de taux par le biais d investissements sur les contrats dérivés de taux mondiaux, à l achat et à la vente. Une variation des taux dans le sens inverse des positions pourrait entraîner des risques de pertes et pourrait faire baisser la valeur liquidative du Fonds. Risque de devises : le FCP sera exposé aux marchés internationaux de devises. Ces dernières peuvent être très volatiles et en fonction des positions prises, peuvent entrainer des risques de pertes importantes et par conséquent une baisse de valeur liquidative de l OPCVM. Risque indice de matières premières : Les composants matière premières pourront avoir une évolution significativement différente des marchés de valeurs mobilières traditionnelles (actions, obligations). Les facteurs climatiques et géopolitiques peuvent également altérer les niveaux d offre et de demande du produit sous-jacent considéré, autrement dit modifier la rareté attendue de ce dernier sur le marché. Cependant les composants appartenant au même marché de matières premières parmi les trois principaux représentés, à savoir l énergie, les métaux ou les produits agricoles, pourront en revanche avoir entre eux des évolutions plus fortement corrélées. Une évolution défavorable de ces marchés pourra faire baisser la valeur liquidative du Fonds. Risque de contrepartie : ce risque mesure les pertes encourues par le FCP au titre des engagements contractés auprès d une contrepartie défaillante. En particulier, le FCP aura recours aux swaps sur matières premières afin de mettre en oeuvre sa stratégie sur les matières premières. La défaillance d une contrepartie à ces opérations pourrait faire baisser la valeur liquidative. MODIFICATIONS Changements intervenus au cours du semestre précédent 01/02/2011 : Entrée en vigueur du nouveau prospectus suite à la mise à jour de la partie performance. 18/04/2011 : Entrée en vigueur du nouveau prospectus suite à la mise à jour de la partie frais. Changements intervenus au cours du semestre Néant Changements à intervenir Néant DEXIA DIVERSIFIED FUTURES Exercice 2011 4
ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE ET FINANCIER L année 2010 se clôture, aux États-Unis, avec les annonces, d une part de l intention de la Réserve fédérale d acheter, entre novembre 2010 et juin 2011, pour 600 milliards de dollars de titres de dette publique à long terme et d autre part, de la reconduction de toutes les baisses d impôts de l Administration Bush pour deux ans, de l allongement des indemnités de chômage et de la baisse des cotisations sociales salariales par l Administration Obama. Début février, la première estimation de la croissance du PIB au quatrième trimestre 2010 est estimée à 3,1 % et montre un détail assez favorable en termes de consommation et d investissement en équipement et en structure. Aussi symbolique soit-il, ce retour vers les niveaux d activité qui prévalaient avant la crise ne doit pas faire oublier que le redressement de l économie américaine est loin d être achevé. Le pari des autorités de stimuler une nouvelle fois l activité au prix du maintien d un déficit public élevé (autour de 10 % du PIB en 2011) n est pas sans risque. Il suppose notamment, pour conserver la confiance des marchés, que les autorités s engagent à prendre les mesures de rééquilibrage nécessaires une fois la croissance revenue. S il a certes nettement ralenti, le PIB américain a tout de même crû de 1,9 % au titre du premier trimestre 2011. En fait, l activité a été largement freinée par des facteurs temporaires (conditions climatiques défavorables et coupes momentanées dans le secteur de la défense). Quant à la consommation, malgré la forte augmentation du prix de l essence, elle croît de 2,2 %, et ce, grâce à la réduction des cotisations employés qui a dopé le revenu disponible des ménages. Par ailleurs, l instabilité dans la zone euro, liée à la situation en Grèce, est venue s ajouter aux éléments perturbateurs déjà présents au premier trimestre (prix élevés des matières premières et du pétrole, rupture des chaînes d approvisionnement suite aux événements dramatiques survenus au Japon, resserrement de la politique monétaire dans les pays émergents). Tous ces développements ont pesé sur la croissance du deuxième trimestre (1,3 %) ce qui s est finalement traduit par une première baisse du prix du pétrole début mai suivi d une seconde mijuin après l annonce par l Agence Internationale de l Energie de mettre sur le marché 60 millions de barils. Début juillet, les indices ISM sont proches mais légèrement supérieurs à 50 et on observe une légère accélération des créations d emploi et de la consommation des ménages. Mais, en août, la découverte d une activité plus faible qu attendue au premier semestre, le blocage politique illustré par les difficultés rencontrées lors du vote du relèvement du plafond de la dette, un environnement international qui se dégrade et la perte du «AAA» de l État fédéral a conduit la Bourse américaine à fluctuer énormément au cours du troisième trimestre. La conjugaison de ces chocs a entrainé une baisse de la confiance qui a conduit à une chute des cours de Bourse de 15 % sur le trimestre et une baisse du taux à 10 ans de 127 points de base. Dans le cadre de son double mandat, la Réserve fédérale a, dans un premier temps, décidé d ancrer le niveau des taux d intérêt à deux ans en annonçant qu elle ne remonterait pas ses taux avant au moins mi-2013. Dans un second temps, elle a commencé à vendre ses titres les plus courts pour acheter des plus longs pesant ainsi plus encore sur la partie longue de la courbe. Outre ces mesures, la baisse du prix du pétrole et des matières premières, en réponse aux craintes de ralentissement de la croissance mondiale, a également contribué à accroître le pouvoir d achat des consommateurs américains ce qui s est, in fine, traduit par une ré-accélération de la croissance du PIB sur un rythme de 2 % au troisième trimestre. En réaction, les bourses ont progressé de près de 14 % sur octobre et novembre et les taux à long terme ont augmenté de près de 30 points de base à 2,17 %. La reprise de la croissance est toutefois nettement plus faible que la médiane des reprises d après-guerre. En effet, bien que les taux hypothécaires soient très bas, l économie n a pas été soutenue par l investissement résidentiel. L année se termine sur une note un peu plus optimiste. En effet, l indicateur ISM du secteur manufacturier ré-accélère alors que celui des services est stable par rapport au troisième trimestre. Les créations d emplois demeurent modérées mais suffisantes pour faire légèrement baisser le taux de chômage qui s établit à 8,5% en décembre 2011. Finalement, malgré la forte volatilité, la Bourse n a rien perdu sur l année mais les taux d intérêt à 10 ans ont baissé de près de 150 points de base. En Europe, début 2011, les indicateurs conjoncturels continuent de pointer vers une accélération de la reprise. Surtout, même s ils restent largement déprimés, les indices de sentiments économiques de la Commission européenne se sont améliorés dans les pays de la «périphérie» pour la première fois DEXIA DIVERSIFIED FUTURES Exercice 2011 5
depuis le printemps 2010. En mars, les marchés sont chahutés par l évolution de la situation en Afrique du nord ainsi que par le séisme et la catastrophe nucléaire au Japon. Malgré ces développements, jusqu en avril, les exportations continuent de profiter de la croissance robuste des pays émergents, mais aussi de l accélération observée outre-atlantique l amélioration des perspectives à l exportation et le raffermissement de la consommation des ménages devant inciter les entreprises à accélérer leurs investissements. Malgré cette amélioration globale, les divergences entre pays persistent. L État portugais, incapable de se financer sur les marchés à des taux raisonnables, a ainsi dû se résoudre, après la Grèce et l Irlande, à solliciter l aide européenne. En mai, les déclarations du Ministre des finances allemand relancent le débat sur la possibilité d une restructuration de la dette grecque et sur l implication du secteur privé dans celle-ci conduisant à une volatilité plus marquée des bourses européennes qui, fin mai, avaient effacé tout les gains accumulés depuis le début de l année. En réaction, les taux à long terme allemand passent de 3,45 % mi-avril à un peu moins de 3 % fin mai. En juin, après de longues négociations, les membres de la zone euro se mettent d accord pour le déboursement de la nouvelle tranche d aide d un montant de 12 milliards d euros conditionné au vote par le Parlement grec d un nouveau plan d austérité. L approbation du Parlement conditionne aussi la mise en place d un nouveau plan de financement de l État à partir de 2012. Par ailleurs, le dérapage des anticipations d inflation (dans les enquêtes auprès des ménages) ainsi que la hausse de l inflation bien au-delà des 2 % (2,7 % en mars) a conduit la Banque centrale européenne à augmenter, début avril, une première fois de 25 points de base son taux directeur (à 1,25 %). La bonne tenue au deuxième trimestre des indicateurs d activité ainsi qu un niveau d inflation toujours trop élevé a conduit la BCE à relever, début juillet, une seconde fois son taux directeur (pour atteindre 1,5 %). Le plan de sauvetage de la Grèce et d élargissement des compétences du Fonds européen de stabilité financière (FESF) annoncé le 21 juillet fut loin d avoir mis un terme à la crise de la dette souveraine car elle consacre la participation «volontaire» du secteur privé et, ce qui va prendre du temps, doit être voté par chacun des parlements nationaux. Enfin, si les interventions de la BCE ont permis d abaisser le niveau des taux d intérêt italiens et espagnols, cet épisode a d ores et déjà eu deux conséquences négatives : certains pays notamment l Italie ont accentué le resserrement de leur politique budgétaire au risque d affaiblir plus encore l activité ; la confiance envers les banques détentrices de montants significatifs de dettes publiques des pays de la «périphérie» a été affectée. D autant plus que les déclarations désordonnées d officiels européens ont, en relançant l idée d un défaut de la Grèce voire d une sortie de la zone euro, accentué les tensions sur le marché interbancaire et conduit à une nouvelle chute des Bourses en septembre. Les développements de l été ont eu comme conséquence de faire baisser la Bourse de plus de 20 % et le taux des obligations allemandes à 10 ans de 112 points de base entre le début et la fin du troisième trimestre. Finalement alors qu outre-atlantique le choc de confiance n a pas eu de répercussion majeure sur l économie réelle, il en a été tout autrement dans la zone euro. Dès le début du troisième trimestre, les enquêtes de conjoncture (PMI et Commission européenne) ont commencé à décliner ce mouvement s accélérant en fin de période. Les enquêtes pointent désormais vers une contraction modérée de la croissance dans la zone. Quant aux marchés, ils demeurent soumis aux aléas des décisions politiques. Toutefois, la bourse européenne a suivi le marché américain croissant d un peu plus de 10 % sur le mois d octobre. En revanche, le taux allemand à 10 ans n a augmenté que d une vingtaine de points de base sur la même période. En novembre, les marchés furent nettement plus agités. En effet, entre l annonce d un référendum en Grèce sur l'accord conclu par les Européens pour effacer une partie de la dette publique du pays, les doutes sur l Italie qui a vu ses taux à long terme s envoler au-delà des 7 % et l émission de dette allemande qui n a pas été complètement souscrite, les bourses ont finalement légèrement progressé (+2,3 %) sur le mois et les taux allemands, eux, se sont encore un peu plus tendu pour atteindre 2,24 % fin novembre soit une hausse de 43 points de base sur le mois. Au total, alors que la forte volatilité en 2011 n a pas impacté la bourse américaine, il en a été tout-à-fait autrement dans la zone euro, sur un an, la Bourse a baissé d un peu plus de 15 % et les taux ont perdu un peu plus de 100 points de base. POLITIQUE DE GESTION 1er trimestre 2011 : Performance 1er trimestre : - 0,49 % Le scenario d'une reprise économique modérée semble se confirmer. La hausse des matières premières accentuée par les événements géopolitiques au Moyen-Orient renforce les inquiétudes sur un éventuel DEXIA DIVERSIFIED FUTURES Exercice 2011 6
dérapage inflationniste. Dans ce contexte, la Banque centrale européenne semble être la première à vouloir agir et les récents événements au Japon n'ont pas provoqué d'inflexion dans son discours. L'Europe s'oriente donc vraisemblablement vers une politique monétaire plus rigoureuse avec un mécanisme d'aide aux pays périphériques en difficulté renforcé. Le tremblement de terre au Japon aura provoqué en fin de trimestre une forte montée de l'aversion au risque et les récentes tendances ont toutes été mises à mal. Ce contexte nous aura été défavorable et nous enregistrons donc une performance légèrement négative au premier trimestre. 2ème trimestre 2011 : Performance 2ème trimestre : + 1,07 % Ce trimestre a été marqué par beaucoup d'incertitudes macroéconomiques notamment aux États-Unis où deux problèmes majeurs demeurent. D'une part, le relèvement du seuil d'endettement de l'état fédéral qui est l'objet de difficiles négociations entre républicains et démocrates. La possibilité d'un blocage de l'état début août n'est pas à exclure. D'autre part, la fin du second programme d'assouplissement quantitatif prévu au mois de juin. Ce programme avait permis de soutenir l'économie américaine, mais était aussi accusé de nourrir la hausse des matières premières. Un ensemble de chiffres macroéconomiques décevant au mois de juin, montrent un essoufflement de la reprise économique, rendant possible, mais peu probable un troisième programme d'assouplissement quantitatif. En Europe ce sont principalement les problèmes de la Grèce qui ont fait l'actualité. Ces incertitudes ont créé une volatilité accrue sur toutes les classes d'actifs, ce qui nous a permis de réaliser une bonne performance sur ce trimestre. 3ème trimestre 2011 : Performance 3ème trimestre : + 4,48 % Les données macroéconomiques observées ce trimestre laissent craindre une récession et la crise souveraine en Europe continue de peser sur la confiance mondiale. L'emploi aux États-Unis peine toujours à redémarrer, et les autorités américaines semblent sur le point de mettre en place un nouveau plan de soutien. Dans ce contexte et malgré la dégradation de la notation de la dette américaine par S&P, les obligations ont connu une hausse très marquée alors que les marchés des actions et plus particulièrement les marchés européens ont fortement chuté. La recherche de valeurs refuges a poussé l'or et les devises comme le yen ou le franc suisse vers de nouveaux sommets. La banque nationale suisse a réagi en liant désormais l'évolution de sa devise à l'euro. Notre processus d'investissement a réussi à naviguer à travers cette période mouvementée et nous enregistrons une performance fortement positive sur le trimestre. 4ème trimestre 2011 : Performance 4ème trimestre : - 1,79 % Malgré une actualité toujours marquée par la crise de la dette souveraine en Europe, la plupart des tendances initiées durant l'été ont été remise en cause au mois d'octobre. Les déclarations des hommes politiques ont fortement influencé les marchés à la hausse comme à la baisse. L'environnement macroéconomique en Europe s'est fortement dégradé et une croissance nulle, voire même une récession, semble maintenant inévitable en 2012. Le nouveau président de la BCE a d'ailleurs réagi en assouplissant sa politique monétaire. Aux Etats-Unis l'économie bien qu'en légère amélioration ne semble pas avoir la capacité à accélérer fortement. Ce contexte où l'aversion et l'appétit au risque s'affrontent en permanence a constitué un environnement défavorable pour nos stratégies. Sur l exercice, la part classique affiche une performance de + 3,49 % et la part I de + 3,87 % Le fonds n a pas fait appel pendant cette période (janvier 2011 à décembre 2011) aux dérivés de crédit. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. DEXIA DIVERSIFIED FUTURES Exercice 2011 7
UTILISATION DES DROITS DE VOTE Nous renvoyons au rapport émis par la société de gestion conformément à l article 322-76 du Règlement Général de l AMF. Ce rapport est disponible dans les quatre mois suivant la clôture (fin décembre) de l exercice de la société de gestion. PROCEDURE DE SELECTION ET D EVALUATION DES INTERMEDIAIRES ET CONTREPARTIES Dexia Asset Management, gestionnaire financier par délégation, dispose d'une procédure formalisée de sélection et d évaluation des intermédiaires financiers et des contreparties. Conformément à sa politique de sélection accessible sur le site www.dexia-am.com, Dexia Asset Management sélectionne les intermédiaires, auprès desquels elle transmet des ordres pour exécution, sur base notamment de leur politique d exécution. Les facteurs d exécution pris en compte sont notamment: le prix, le coût, la rapidité, la probabilité d exécution et de règlement, la taille et la nature de l ordre. En application de la procédure de sélection et d évaluation des intermédiaires financiers et des contreparties et sur base d'une demande émanant du gérant, le Comité Broker («Broker Review») de Dexia Asset Management valide ou refuse toute demande de nouvel intermédiaire financier. Par ailleurs, périodiquement, dans le cadre de la "Broker Review", est passée en revue la liste des brokers et des contreparties agréés afin de les évaluer selon plusieurs filtres et d'y apporter toute modification utile et nécessaire." DEXIA DIVERSIFIED FUTURES Exercice 2011 8