Une solidarité à bâtir.
Rapport d activité 2011 Sommaire Préambule 3 L accompagnement des Compagnons Bâtisseurs 3 Les actions d auto-réhabilitation accompagnée 4 Les ateliers de quartier 4 Chantiers propriétaires occupants 6 Le dispositif opérationnel 6 L activité de l ARA 7 Les habitants 7 Les logements 8 Les chantiers 8 Préambule L action des Compagnons Bâtisseurs en Languedoc-Roussillon, centrée sur l insertion par l habitat s est développée dans l Hérault et le Gard. Elle se traduit par deux types d interventions basées sur la démarche d auto réhabilitation accompagnée : 7 ateliers de quartier localisés à Montpellier, Sète, Frontignan, Nîmes, Vauvert et Sommières qui a débuté fin 2011. Les chantiers propriétaires occupants en difficulté, à l échelle du Département de l Hérault avec un ancrage particulier sur les Communautés d Agglomération Hérault Méditerranée (CAHM) et depuis août 2011 Thau Agglo. Le Volontariat ou l accueil de 9 volontaires qui se sont engagés aux cotés des ménages dans la réhabilitation des logements. La lutte contre les précarités énergétiques et la maîtrise des énergies qui est un objectif transversal à l ensemble des actions. L accompagnement des Compagnons Bâtisseurs Le volontariat et les bénévoles 10 Lutte contre les précarités énergétiques /maîtrise des énergies 11 Le partenariat 12 Perspectives 2011 12 L équipe 2011 13 Revue de presse 13 137 ménages ont été accompagnés en 2011, soit environ 300 personnes concernées, et 94 logements rénovés ou en cours de réhabilitation. 3
Les actions d auto-réhabilitation accompagnée Territoires d intervention Les ateliers de quartier Les Ateliers de Quartier s inscrivent dans la continuité d une réflexion engagée par les Compagnons Bâtisseurs avec les partenaires associatifs et institutionnels, sur les problématiques du mal logement, de l habitat, de la cohésion sociale, et de l amélioration du cadre de vie. Cette action s intègre dans des projets locaux territorialisés et permet la réalisation en auto-réhabilitation accompagnée de travaux de réparations locatives, mises en propreté, aménagement ou rénovation d une ou plusieurs pièces du logement des participants. Un accompagnement individualisé porté par le collectif Public concerné Locataires ou propriétaires occupants, dont les ressources ou les conditions de vie ne leur permettent pas d assurer l entretien de leur logement. Diagnostic du logement et construction du projet de réhabilitation La 1 ere visite à domicile en présence du référent social est l occasion pour les Compagnons Bâtisseurs de présenter l action à l occupant et de recueillir ses souhaits en termes de rénovation. Entrer dans le logement, permet de déceler les difficultés à habiter (sécurité, risques de précarité énergétique, situations d inconfort, suspicion d indécence, voire d insalubrité,...). Un protocole d accord est établi entre l habitant et l établissement, définissant les travaux envisagés et les démarches à mener (assurances, contrats d entretien, médiation bailleur,...) ainsi que les engagements réciproques : Pour l habitant : - être présent aux animations collectives hebdomadaires, - participer aux travaux de son logement et sur les autres chantiers dans le cadre de l entraide, - participer financièrement à hauteur de 10% du montant des dépenses matériaux et matériels engagées par les Compagnons Bâtisseurs. Pour les Compagnons Bâtisseurs : - un accompagnement technique et pédagogique, le suivi du déroulement des travaux, et la mobilisation de l entraide, - le prêt d outillage, - la fourniture des matériaux en fonction des objectifs techniques et dans la limite des sommes attribuées par les financeurs de l action. Un réseau d entraide de proximité 4 Dès son entrée dans l action, la personne est invitée à une animation collective, ce qui permet : - de se rencontrer, - de programmer les chantiers de la semaine, - d organiser l entraide entre les personnes et la logistique nécessaire au bon déroulement des travaux,
- de s informer, de se former à des gestes techniques, d échanger des idées, des conseils, des adresses. Les travaux dans le logement se font avec et au rythme des occupants, en fonction de leur savoir-faire, de leur dynamisme, de leur disponibilité, des évènements et des contraintes qu ils rencontrent dans leur vie quotidienne (reprise d un emploi, entrée en formation, naissance d un enfant, maladie, etc.). Des rencontres thématiques liées au logement et au cadre de vie viennent compléter les savoir-faire acquis sur les chantiers. Elles permettent d aborder des thèmes comme la maîtrise des dépenses d énergie, les droits et devoirs des locataires et propriétaires, la sécurité du logement... Les chantiers propriétaires occupants Face aux situations de mal logement, de précarité énergétique ou d habitat indigne repérées par les services sociaux, logement ou habitat des collectivités territoriales, les Compagnons Bâtisseurs accompagnent les propriétaires occupants en difficulté à l auto-réhabilitation de leurs logements. Cette action s inscrit en complémentarité des dispositifs de lutte contre l habitat indigne et d amélioration de l habitat (MOUS, OPAH, PIG,...). Une assistance à maîtrise d ouvrage adaptée conduit ces propriétaires à réaliser des travaux (réfection toiture, isolation, système électrique, plomberie, installation sanitaire, création de pièces...) qui permettent le maintien dans le logement, la maîtrise des dépenses d énergie et une amélioration des conditions d habitat. Répartition géographique des chantiers Propriétaires occupants - La Communauté d Agglomération d Hérault Méditerranée a été la première à soutenir cette action en faveur de 10 propriétaires occupants en difficulté de son territoire. En 2011, Thau Agglo a choisi à son tour de signer une convention avec les CB avec un objectif de 5 ménages accompagnés. - le Pays du Haut Languedoc et Vignobles dans le cadre de la mesure d accompagnement d une OPAH revitalisation Rurale oriente régulièrement de nouveaux ménages. - Les travailleurs sociaux intervenant sur les territoires des Ateliers de Quartiers de Montpellier se sont également appropriés cette action et repèrent des propriétaires occupants habitant la plupart du temps des secteurs couverts par une opération d amélioration de l habitat (OPAH et PIG). Un accompagnement individualisé Diagnostic et construction du projet de réhabilitation : Cette étape initiale, a pour objectif de vérifier la faisabilité économique, technique et sociale du projet, en concertation avec tous les acteurs. Une visite à domicile organisée par l animateur habitat CB en présence du travailleur social référent du ménage permet : - d établir un diagnostic de l état du logement et de la situation sociale de l habitant. - d évaluer les risques en termes de sécurité et de précarité énergétique. - de repérer les contraintes de réalisation (défauts repérés, travaux soumis à des autorisations ou nécessitant l intervention d entreprises etc ). - de présenter l auto-réhabilitation accompagnée. Recherche de solutions techniques : Plusieurs scénarios de travaux sont proposés, selon les critères suivants : matériaux sains, mise en œuvre accessible, performance énergétique et coût adapté. Le propriétaire est maître d ouvrage sur son chantier, c est à lui qu appartiennent les choix techniques et de matériaux. La réalisation du chantier L habitant : - participe aux démarches préalables et aux travaux de son logement, - mobilise son entourage dans le cadre de l entraide, - accueille l équipe de volontaires, - participe financièrement à hauteur de 10% du montant des dépenses matériaux et matériels engagées par les Compagnons Bâtisseurs. Les Compagnons proposent : - un encadrement technique et pédagogique, - le prêt d outillage, - la fourniture des matériaux en fonction des objectifs techniques et dans la limite des financements mobilisés, - planifie les interventions d artisans ou d entreprises. Les travaux se déroulent au rythme des occupants, sur une durée de 4 à 6 semaines. Chaque chantier bénéficie des garanties nécessaires, décennales pour le gros œuvre, et biennales pour l électricité et la plomberie. 5
Appui au montage financier et aux démarches administratives : Les CB estiment la durée des travaux, de l encadrement et le coût des matériaux pour établir le budget prévisionnel. Ils accompagnent le propriétaire dans la mobilisation de financements complémentaires et dans le montage des dossiers, et définissent le cas échéant les missions des entreprises. Financement complémentaire des chantiers propriétaires occupants 41% du montant des demandes de financements complémentaires sont adressées à l ANAH. Ces recherches de financements complémentaires ne sont pas systématiques, elles sont entreprises chantier par chantier en fonction de l ampleur des travaux envisagés. En effet, les Compagnons Bâtisseurs dans le cadre des financements globaux mobilisés pour cette action, réserve une enveloppe moyenne de 700 à 1000 destinée à l achat des matériaux, pour chaque chantier Propriétaire Occupant. L activité ateliers de quartier et chantiers propriétaires occupants en 2011 Les habitants 57% du public est orienté par les services sociaux des Conseils Généraux ; les orientations par les autres partenaires sont en progression par rapport à 2010. Les motivations des participants Le public est féminin à 75% dont près de la moitié est représentée par des femmes seules avec enfant. Cependant, le nombre de couples accompagnés poursuit sa progression. 65 % du public est bénéficiaire du RSA au moment de l intégration sur l action ; ce chiffre a encore progressé par rapport à l exercice précédent. *Pensions d invalidité, Allocation Adulte Handicapé. Le nombre de visite à domicile est en diminution par rapport à l exercice précédent mais le nombre d intégrations est légèrement supérieur. Sur 137 ménages accompagnés, 45% ont intégré l action en 2011. 6
Les changements observés sur les personnes Retrouver la capacité d agir au-delà des travaux entrepris : - 6 reprises d emploi (2 dans le bâtiment et 1 dans la restauration, 2 dans le service aux personnes, 1 dans la grande distribution) - 7 entrées en formation (animation, agent d entretien, DAUE, gestion administrative, taille de vigne, comptabilité, CAP petite enfance). - 4 inscriptions dans des actions collectives d insertion - 1 permis de conduire, - 1 engagement bénévole dans l animation d un atelier couture. Sortir de l isolement : Lors de l AG de l Association nationale le 24 juin 2011, 11 bénéficiaires des actions sont venus assister à la présentation de l activité de l Établissement Languedoc Roussillon. Deux d entre eux ont apporté leur témoignage lors d un tour de table réunissant l ensemble des protagonistes d un atelier de quartier: volontaires, salariés, partenaires institutionnels et associatifs, élus, fondation, bénévoles et travailleurs sociaux. Au-delà des temps conviviaux organisés dans le cadre des Ateliers de quartier (repas collectifs organisés au parc de la Guirlande à Montpellier, pique-nique à la réserve naturelle du Scamandre et Atelier Déco dans le Gard), les bénéficiaires tissent des liens. Ainsi, les bénéficiaires et bénévoles de l atelier de quartier de Frontignan se sont cotisés afin de réaliser et déguster une paëlla géante et à Vauvert, les participants ont passé les fêtes de fin d année ensemble. Appropriation des ressources de son quartier : Une participante de l atelier de quartier «Gambetta Richelieu» de Nîmes a témoigné dans le cadre du diagnostic partagé du Centre Social. Elle a intégré le collectif des habitants du quartier et participe depuis aux réflexions sur l animation du quartier. Une dizaine de bénéficiaires se sont inscrits dans des activités de séjours vacances, loisirs, sportives ou culturelles proposés par les Centres Sociaux Communaux ou des associations. Les bénéficiaires des Ateliers de quartier se sont investis dans l animation des fêtes de quartier : à Nîmes, Quartier Richelieu avec un atelier peinture et «l Ilot Frais» avec un atelier de création de peintures végétales à base de légumes. A Sète, participation aux festivités estivales proposées par le centre social Gabinot dans le cadre de «Festithau». Visite d «ERCA» ressourcerie de matériel électroménager. Apaiser les tensions éventuelles au sein du foyer : Les travaux entrepris par Mme M dans son logement lui ont permis de le réaménager et de se l approprier et de finalement accepter l idée d habiter dans le «Quartier Nord». Le chantier a été pour trois ménages l occasion de retisser des liens familiaux autour d une activité commune, grâce à la participation aux travaux du mari ou du père ou la mobilisation des ados dans l autre. Chez une famille monoparentale, les travaux ont permis au fils d avoir sa propre chambre. Le logement d une mère isolée avec une petite fille était inadapté à la naissance prochaine de jumeaux. L entraide s est mobilisée, l appartement a été ré agencé de façon à ce que chacun ait sa place. Maîtriser la consommation d énergie et d eau : Le disfonctionnement d un réfrigérateur a été repéré lors du diagnostic du logement et confirmé par l étude des factures d électricité ; une aide financière sociale a pu être mobilisée pour son remplacement. Une participante a mis en place un système de récupération des eaux usées du lave-linge pour les toilettes. Dans un appartement rénové du parc public, une locataire a appris à utiliser le programmateur du chauffage électrique pour contrôler la température ambiante. Le confort du logement s en est trouvé amélioré et sa consommation d énergie a baissé. Avec un simple thermomètre et quelques conseils, une participante apprend à réguler le chauffage électrique de son appartement. La réparation de fuites d eau chaude a permis à un propriétaire occupant des économies significatives. 3 locataires ont obtenu des réparations de plomberie de leur bailleur grâce à l intervention du travailleur social qui s est appuyé sur le diagnostic réalisé par les CB. 3 remplacements de menuiseries extérieures, d une chaudière et de ses robinets, et d un système de chauffage ont été entrepris par des propriétaires occupants ou bailleurs. Restauration des relations entre bailleur et locataire : Grace aux médiations engagées auprès des bailleurs concernés, 4 situations de conflits portant sur des travaux à la charge du bailleur non réalisés ont été résolus (Défauts d aération, d isolation, de vétusté et de sécurité). Deux autres conflits étaient dus à un défaut d entretien du logement de la part des locataires ; le fait qu ils entreprennent d auto-réhabiliter leur logement a permis pour l un d apaiser les tensions avec son bailleur et pour l autre d éviter son expulsion alors que la procédure était engagée avec le concours de la force publique. Suite aux travaux d entretien locatifs entrepris plusieurs locataires ont obtenu de leurs bailleurs qu ils respectent leurs obligations (sécurisation d installation électrique, rénovation d une cuisine, remplacement de menuiseries, de système de chauffage). Statut dans le logement La proportion de locataires a légèrement diminué en 2011 passant de 80 à 77%. Parmi eux le pourcentage de locataires du parc public a dépassé en 2011 celui des locataires du parc privé en atteignant les 51%. Le nombre de propriétaires occupants accompagnés est en progression. Les situations de dettes d énergie sont prédominantes à l entrée sur l action. 81% des sorties interviennent après réalisation des travaux et rénovation du logement. Ce chiffre a progressé de 10% par rapport à 2010. En 2011, 57% du public, est depuis moins d un an sur l action qui ne se résume pas dans les Ateliers de Quartier aux journées consacrées à la rénovation de son logement. Les personnes consacrent également du temps à l entraide sur les autres chantiers de l atelier. 7
Type de logements Les logements Diagnostics des visites à domicile réalisées en 2011 Définitions : Les situations d inconfort sont les disfonctionnements relevés dans le logement entraînant directement des gênes pour l occupant. La notion de décence s apprécie par rapport à la conformité du logement loué en résidence principale à des caractéristiques minimales de confort et d équipement mais aussi de salubrité et de sécurité. Les litiges relatifs à la décence relèvent du tribunal d instance. Le juge d instance à la demande du locataire, apprécie l éventuel défaut de décence, détermine la nature des travaux à réaliser ainsi que leurs délais d exécution. 40% des logements sont des T 3 et des T4 Anomalies repérées dans les logements Les anomalies pouvant entraîner des situations de danger sont les plus nombreuses en raison de la prise en compte de l absence généralisée de détecteurs de fumées et des dangers d électrisation dus à des risques de contact direct sur les prises et à l absence de dispositif de sécurité sur le réseau électrique (absence de la terre et/ou différentiel 30ma). Les disfonctionnements liés à la précarité énergétique arrivent en seconde position et même en l absence de dettes «Énergies», nous pouvons observer au cours de l accompagnement des ménages, des comportements révélateurs de cette précarité : logement non chauffé, utilisation de chauffages d appoint, obturation des ventilations Les situations d inconfort repérées sont liées aux surfaces dégradées pour des raisons de vétusté, de manque d entretien et de ventilation entraînant des phénomènes de condensation principalement dans les pièces d eau. Les chantiers Objectifs des projets d ARA Les objectifs des projets d auto réhabilitation ne sont pas en adéquation avec les anomalies repérées au cours du diagnostic car les travaux d amélioration du logement arrivent en tête alors que la sécurité dans le logement n est que le second objectif à atteindre et la maîtrise des énergies, le dernier. Ceci s explique par le fait que les travaux nécessaire pour prévenir les situations de danger ou de précarité énergétique relèvent majoritairement de la responsabilité des propriétaires. Un travail de sensibilisation particulier doit être mené sur l installation de détecteurs de fumées devenus obligatoires depuis le vote de la loi du 9 mars 2010, tous les foyers devront en être équipés au 8 mars 2015. L équipe des Compagnons Bâtisseurs informe des disfonctionnements repérés, conseille, propose des solutions techniques et un choix de travaux à entreprendre en priorité. Les personnes averties, restent maîtres d œuvre mais adoptent la plupart du temps les préconisations de l animateur technique. Mise en œuvre des projets d ARA Le nombre de chantiers en cours ou réalisés en 2011 est sensiblement le même que celui de 2010. Par contre le nombre de projet ARA en préparation a progressé de 85%. Celui des chantiers suspendus reste stable. Les chantiers en préparation sont des chantiers dont les travaux ne sont pas engagés (médiation bailleur en cours, élaboration du projet, instruction des dossiers de demande de financement, recherche de matériaux). Les chantiers suspendus sont des chantiers commencés mais la participation de l habitant à l action est suspendue pour une durée déterminée en cas de contrat de travail saisonnier, de formation, de traitement médical. Le retour dans l action est conditionné à la disponibilité de la personne. 8
Les volontaires Le volontariat et les bénévoles Les Compagnons Bâtisseurs accueillent sous le statut de volontaires des jeunes, filles et garçons âgés de 18 à 30 ans, résidant en France ou venant de l étranger, qui souhaitent consacrer 6 à 12 mois renouvelables au service des objectifs de l association. En lien avec le projet expérimental de l ANCB, l action volontariat de l établissement Languedoc-Roussillon, s est enrichie de nouveaux objectifs : - La construction et l animation d un partenariat local. - L extension et la consolidation de l équipe de volontaires dans une optique de mixité sociale. - La construction et l utilisation d outils spécifiques de valorisation des compétences acquises par les volontaires à travers leur engagement associatif. Le soutien financier de l ANCB (Fonds d expérimentation pour la Jeunesse) a permis à partir de juin de doubler le temps de travail de l animateur habitat chargé développer et coordonner cette action et d accompagner les volontaires accueillis en tant que tuteur. La construction du partenariat local Un travail s est engagé à la rentrée avec la Mission Locale des Jeunes de l Agglomération de Montpellier - Antenne MOSSON afin de construire ensemble le processus de mise en contact de jeunes montpelliérains ayant moins d opportunité avec l engagement Volontaire chez les CB. L objectif étant de ne pas reproduire un processus classique de recrutement en entreprise mais de susciter le désir de s investir dans le projet associatif des Compagnons Bâtisseurs. La MLJAM s est chargée du repérage, de l information des jeunes et de leur suivi socio-professionnel pendant leur volontariat. Une présentation de l action a eu lieu dans ses locaux, co-animée par un volontaire déjà engagé chez les Compagnons Bâtisseurs. Les moyens mobilisés Les jeunes volontaires bénéficient d un terrain propice au développement de leur engagement citoyen et à la découverte et/ou renforcement de leurs compétences, principalement dans les domaines du bâtiment et de l animation. Ils sont associés à toutes les phases de mise en œuvre des actions, du montage des projets de chantier d auto-réhabilitation accompagnée à leur réalisation, tout en partageant avec le ménage accompagné, une posture d apprentissage. Un véhicule est mis à leur disposition, Un appartement meublé et équipé de type 4 avec jardin et garage, est loué à Montpellier depuis janvier 2011 par l établissement pour les trois volontaires, n habitant pas la région et ayant signé un engagement de douze mois. Des cartes de réduction SNCF 12/25, des vêtements et chaussures de travail ainsi que des équipements de protection sont fournis. Une semaine de formation-action a été organisée en septembre afin de favoriser l intégration des 6 nouveaux volontaires et leur présenter le projet associatif, la démarche d auto-réhabilitation accompagnée, leur mission dans le cadre des actions, le Les volontaires sont issus de parcours divers, avec ou sans formation préalable à leur engagement. Ils intègrent l association sous plusieurs statuts, ainsi en 2011 ont été accueillis : 2 volontaires SVE (1 italien et 1 espagnol en Service Volontaire Européen) ; cette action permet à des jeunes Européens de participer à un projet dans un des 27 pays d Europe pour découvrir une autre culture, apprendre une langue et en contrepartie la structure qui l accueille doit se mettre au service de son projet. 1 en Volontariat Social (objecteur de conscience Allemand). Ce dispositif permettait à de jeunes allemands de s engager dans un projet d utilité publique en lieu et place de leur service militaire. Il sera remplacé en 2012 par le Volontariat National. 6 en service civique ; statut qui permets à des jeunes de 16 à 25 ans, de réaliser une mission au service de l intérêt général avec un objectif qui s inscrit dans un des neuf domaines d interventions reconnus prioritaires pour la Nation : solidarité, santé, éducation pour tous, culture et loisirs, sport, environnement, mémoire et citoyenneté, développement international et action humanitaire, intervention d urgence. Le Service Civique doit être un vecteur de lien social et un instrument d éducation collective. Après l engagement en 2010 d une jeune avignonnaise, ce sont 3 filles et 2 garçons, âgés de 19 à 22 ans ; habitant pour 3 d entre eux Montpellier et pour les deux autres la région parisienne et la Mayenne qui ont rejoint en septembre 2011 les CB pour des durées de 6 à 12 mois. 9
LES BÉNÉVOLES Les bénévoles aux côtés des bénéficiaires et des volontaires contribuent à la dynamique collective d entraide qui est un vecteur essentiel de la démarche d auto- réhabilitation accompagnée. En 2011, c est au total 1552 journées d entraide qui ont soutenu la mise en œuvre de 94 chantiers. Le Conseil Local d Établissement, créé en 2009 au travers d une réforme statutaire de l ANCB, permet aux volontaires et bénévoles régionaux qui le souhaitent d accompagner les projets de l établissement en lien avec le CA de l ANCB (un membre du CLE est administrateur de l ANCB) mais également d élaborer un projet associatif local. 2 bénévoles se sont investis dans le groupe national de réflexion sur le bénévolat, ils se sont rendus chez les CB Centre Val de Loire puis ont organisé en Languedoc-Roussillon l accueil de ce groupe afin de finaliser la co construction du livret d accueil volontaires-bénévolat. 1 bénévole s est investi dans le développement du projet d Atelier de quartier de Sommières auprès des élus, des financeurs et des partenaires locaux et dans l exploration de nouveau axe de développement comme le projet de réseau national sur l Auto-Eco construction, ainsi que le groupe «Lutte contre l habitat précaire» du PDALPD du Gard. Une rencontre entre bénévoles FAP Languedoc-Roussillon et Bénévoles CB Languedoc a été organisée. 2 rencontres du CLE avec les salariés ont eu lieu pour préparer la présentation de l activité de l établissement, l animation et la logistique de l assemblée générale de l ANCB qui s est déroulée le 25 juin à Montpellier. public, la sécurité sur chantier, l ergonomie au travail. L équipe technique et administrative, un bénévole du Conseil Local de l Établissement, ont contribué à l animation de cette formation. L Activité au sein de l établissement Languedoc-Roussillon Tous selon leur centre d intérêt, se sont investis sur l ensemble des projets (Ateliers de quartier, chantiers propriétaires occupants, groupe de travail modélisation, Conseil Local d Établissement, formation). 2 représentants des volontaires sont présents aux réunions de l équipe salariée et au sein du Comité Local d Établissement. Un volontaire a obtenu son certificat de «sauveteur secourisme du travail» et a participé à la formation interne «formation et sensibilisation aux règles de sécurité électrique» simultanément à l équipe des animateurs techniques. Mobilité inter Compagnons Bâtisseurs et autres réseaux Une volontaire s est investie sur un chantier international de jeunes bénévoles mis en œuvre par les CB Bretagne et une autre est allée renforcer l équipe de volontaires CB Provence tandis qu un volontaire de CB Bretagne-Etablissement Centre était accueilli en Languedoc-Roussillon. Quatre ont participé au regroupement national des volontaires du réseau Compagnons Bâtisseurs du mois de mai à Brest et six à celui d octobre à Tours. Les volontaires inscrits dans le cadre du programme Européen «Jeunesse en Action» (PEJA) participent au stage d accueil (mai) et de mi-parcours (novembre) organisé pour les Services Volontaires Européens. Une volontaire a participé au regroupement national «initiatives de jeunes» organisé dans le cadre du PEJA à PARIS en octobre. Un volontaire a suivi en Sicile, une formation d animateur de chantiers internationaux «Leaders Training» organisé dans le cadre du Programme Européen Jeunesse, avec des volontaires européens. Ce qui lui a permis d encadrer un chantier d été en tant qu animateur pédagogique, employé par les CB Provence. L exercice de la citoyenneté Les volontaires de l Établissement ont tenu un stand ANCB volontariat, lors de la Fête du volontariat, rassemblement national de volontaires en présence de la secrétaire d état de la Jeunesse et de la Vie associative Jeannette Bougrab. Une des volontaires de l établissement a été élue pour représenter les volontaires du réseau au Conseil d Administration de l ANCB. Une a participé à la commission ANCB «volontariat et bénévolat». Une a rejoint 5 autres volontaires du réseau pour assister aux débats sur le projet de Service Civique à l Assemblée Nationale et 2 se sont rendus au Sénat pour participer à un débat sur «l engagement citoyen ou l exercice de la citoyenneté». Deux ont assisté au Forum sur la précarité énergétique, organisé par EDF, et un autre a participé à un «atelier technique» sur l éco-mobilité organisé par l agence locale de l énergie. Un a été bénévole sur l organisation d un festival culturel en Italie. Les projets personnels Au-delà d une participation au projet d Auto-Réhabilitation Accompagnée, le volontaire peut aussi s engager, s il le souhaite dans des projets plus personnels pour lesquels l association apportera un accompagnement adapté afin de faciliter leur réalisation. Les volontaires venant de l étranger suivent des cours d apprentissage du Français langue étrangère. Une a suivi une formation d approfondissement du BAFA. 10
Lutte contre les précarités énergétiques et maîtrise des énergies dans les actions d ARA A titre expérimental dans le cadre d un projet ANCB, un fonds d aide à la réalisation de chantiers pilotes pour améliorer le confort et la maîtrise des énergies dans l habitat des personnes en difficulté a été créé en 2010 ; Ce fond ou «Eco-Bonus» permet de surmonter les freins financiers rencontrés et d atteindre des ambitions de performance et de qualité des travaux. La période expérimentale du projet s est terminée fin 2011. En Languedoc-Roussillon sur la base d une problématique énergie identifiée dans l occupation du logement, 10 projets de chantier ont été sélectionnés en 2010 et des Eco-Bonus leur ont été attribués pour financer principalement des travaux liés à la MDE ou à l Ecologie dans le logement et qui n étaient pas pris en charge dans le budget initial. Ont été également retenues, les demandes qui permettent d améliorer le diagnostic pour une meilleure préconisation de travaux ainsi que celles qui consistent à renforcer le temps de médiation auprès des bailleurs. Dans l Hérault, 5 projets ont été réalisés, 2 chez des propriétaires occupants et 3 chez des locataires et un chantier est suspendu pour raison de santé. Chez les locataires, des «kits énergies personnalisés», des équipements performants (robinets thermostatiques, mitigeurs) ont été posés et des petits travaux liés à la maîtrise des énergies, réalisés. Ces équipements et travaux ne relèvent ni de l entretien locatif, ni des obligations du bailleur. Des radiateurs à inertie ont également été installés et un compteur «Eco watt» qui affiche la consommation en Watt et en Euros, raccordé au tableau. Dès la fin de la période de chauffage, une analyse des consommations pourra être réalisée. Un diagnostic amiante a été financé et s est avéré négatif, les travaux de réfection des sols ont pu être entrepris. Chez les propriétaires l ECO bonus est venu renforcer les financements déjà mobilisés afin de parvenir à une meilleure performance énergétique des logements concernés. Alors que le projet initial prévoyait une réfection d une partie de la toiture, l Eco- Bonus a permis de financer l isolation des combles en ouate de cellulose. Un chauffeeau thermodynamique a été la réponse choisie à un projet d installation d un système de fourniture d eau chaude. (Technologie récente, installation peu contraignante, pas de frais de maintenance, faible consommation d énergie). Total des Eco bonus consommés : 7096 La lutte contre la précarité énergétique en Auto Réhabilitation Accompagnée n est pas qu une question de financement, en effet, nous nous heurtons aux situations complexes et aux conditions de vie des ménages que nous accompagnons qui retardent parfois ou remettent en question la réalisation des travaux adéquats. 11
Les partenaires La table ronde du 24 juin a réuni de nombreux partenaires de l Établissement Languedoc-Roussillon Les partenaires institutionnels et financiers sont réunis une fois par an pour le pilotage, l évaluation et les perspectives d évolution des actions : L État (ACSE dans le cadre des CUCS), les Conseils Généraux de l Hérault et du Gard, les Caisses d Allocations Familiales de Montpellier Lodève, du Gard, les Communautés d Agglomération de Montpellier, Nîmes, du Bassin de Thau et Hérault Méditerranée, des Villes de Nîmes, Vauvert, Montpellier, Sète Frontignan et Sommières. Les projets bénéficient également de l apport de financeurs privés comme celui du bailleur social «SEMIGA» ou de Fondations privées : Fondation de France, Fondation Bruneau et Fondation Première Pierre. Enfin il faut souligner le concours de la Fondation de l Abbé Pierre qui a permis de consolider les fonds propres de l Établissement et d apporter une aide en trésorerie déterminante. Les référents sociaux participent à l orientation des publics, aux visites à domicile, aux Comités Techniques de Suivi de l action. Les partenaires opérationnels peuvent co-animer les rencontres collectives où ils apportent une expertise sur des sujets en lien avec les problématiques de l habitat, ou mettre à disposition des locaux ou des ateliers. Perspectives 2012 Essaimage de l ARA sur de nouveaux territoires Suite au lancement fin 2011 du nouvel Atelier de Quartier de Sommières dans le Gard mise en œuvre de cette action avec pour objectif une douzaine d accompagnement ARA en 2012. Extension de l'action chantiers Propriétaires Occupants Programmation d'une action CUCS expérimentale d'ara «chantiers PO Montpellier - copropriété dégradée Cévennes 1». Durée 6 mois, objectifs : 9 accompagnements et 5 chantiers réalisés.. Développement du partenariat Négociation de conventions avec 2 bailleurs sociaux : Hérault Habitat pour l Atelier de Quartier de Frontignan et OPHLM de Sète pour l Atelier de Quartier de sète. Élaboration du projet associatif local. 12
L équipe 2011 Le dispositif opérationnel Un animateur technique conduit chaque atelier de quartier et chaque chantier de propriétaire occupant. C est un professionnel du bâtiment, formé à la maîtrise des dépenses d énergie et aux techniques d animation. Il réunit les conditions techniques, matérielles et humaines qui permettent aux personnes de réaliser leur projet de rénovation. Il transmet son savoir faire aux habitants, aux volontaires et aux bénévoles. Un animateur habitat à l interface entre les partenaires opérationnels de territoire et les Compagnons Bâtisseurs, coordonne la mise en œuvre de plusieurs actions, il anime les comités techniques de suivi. Il assure l assistance à maîtrise d ouvrage et l accompagnement renforcé des bénéficiaires. Il accompagne le locataire dans les médiations auprès du bailleur. Il peut aussi être tuteur des volontaires. Les volontaires engagés pendant 6 à 12 mois au sein de l association, apportent une aide concrète et quotidienne à la réalisation des chantiers. Leur présence contribue à rompre l isolement des ménages. L activité des volontaires revêt un engagement personnel et collectif sur l ensemble du projet associatif, qui les distingue de l intervention de salariés. 13
14 Revue de presse
Le réseau associatif Compagnons Bâtisseurs Compagnons Bâtisseurs Association nationale Siège : 22, rue de la Donelière - 35000 RENNES Tél. : 02 99 02 60 90 - Fax : 02 99 02 60 70 cbnational@compagnonsbatisseurs.org Aquitaine 28 cours du Médoc - 33300 BORDEAUX Tél. : 05 56 01 30 70 - Fax : 05 56 85 11 96 cbaquitaine@compagnonsbatisseurs.org Auvergne 3 rue des Hauts de Chanturgue 63100 CLERMONT-FERRAND Tel : 09 82 5123 04 c.scocard@compagnonsbatisseurs.org Bretagne 22, rue de la Donelière - 35000 RENNES Tél. : 02 99 02 60 60 - Fax : 02 99 02 60 70 cbbretagne@compagnonsbatisseurs.org Centre 2, rue Molière - 37000 TOURS Tél. : 02 47 61 32 10 - Fax : 02 47 66 04 27 cbcentre@compagnonsbatisseurs.org La Réunion 53 rue de la Clinique - 97490 SAINTE CLOTILDE Tél. : 02 62 28 36 99 cbreunion@compagnonsbatisseurs.org Provence 7, rue Édouard Pons - 13006 MARSEILLE Tél. : 04 91 50 03 83 - Fax : 04 91 50 04 64 cbprovence@compagnonsbatisseurs.org Rhône Alpes 16 rue de la Barre 69 002 LYON - Tél: 04 72 26 64 39 cbrhonealpes@compagnonsbatisseurs.org 2 rue de la Croisette - 34880 LAVERUNE - Tél. : 04 67 92 55 30 - Fax : 04 67 92 48 10 cblanguedoc@compagnonsbatisseurs.org - www.compagnonsbatisseurs.org