COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS



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Transcription:

COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS SOMMAIRE LE MARCHÉ DU COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS... 2 LA RÉGLEMENTATION DU COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS... 5 L'ACTIVITÉ DU COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS... 7 LES POINTS DE VIGILANCE DU COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS... 10 EN SAVOIR PLUS SUR CE SECTEUR... 13 1

LE MARCHÉ DU COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS Depuis plusieurs années, le commerce de détail de carburants est confronté à d importantes difficultés. Le chiffre d affaires en valeur du secteur est stimulé par un effet prix sous l effet de la hausse des cours du pétrole, alors que la consommation en volume tend à diminuer. En effet, la consommation de carburants s inscrit depuis quelques années dans une tendance baissière : généralisation des véhicules économiques (faible consommation), diésélisation du parc des voitures (plus faible consommation de carburants), mise en place de politiques publiques (limitations de vitesse, développement des solutions alternatives de transports. D autre part, les pressions concurrentielles exercées par la grande distribution entraînent chaque année la disparition de très nombreuses stations-service. Les grandes surfaces alimentaires réalisent aujourd hui 61% des ventes de carburant (contre 20 % en 1985) qui constitue pour eux un produit d appel. En effet, elles tirent profit, d une part, de leur approvisionnement par centrales d achats qui les rendent moins vulnérables aux fluctuations du cours du pétrole et d autre part, de la redistribution à leur avantage, en 2006, des concessions des stations d autoroute (segment sur lequel elles étaient encore peu présentes). Enfin, les mises aux normes imposées par les évolutions réglementaires nécessitent des investissements très importants difficilement finançables par les indépendants isolés. Face à la concurrence de la grande distribution, les professionnels ont, depuis plusieurs années, diversifié leur offre (vente d accessoires automobiles, entretien, dépannage, réparation, alimentation, vente de journaux, de produits alimentaires et articles divers ) et mènent des politiques de fidélisation (carte de paiement pour les professionnels, carte de fidélité ). La nécessité de couvrir toutes les zones du territoire permet la survie de certains opérateurs indépendants, 2

localisés dans des zones isolées. Cependant, pour le consommateur, le prix reste le premier critère de choix de son lieu d approvisionnement en carburant. Tendances Le nombre de points de vente traditionnels de carburants devrait encore diminuer. Les grandes surfaces alimentaires resteront avantagées, car leurs approvisionnements par centrales d achats les rendront moins vulnérables aux fluctuations du cours du pétrole. L entrée en vigueur des nouvelles normes environnementales fragilisera davantage les indépendants, incapables de faire face aux investissements nécessaires. L organisation du marché Le réseau des pétroliers : - Le réseau organique (commissionnaires et revendeurs) est le plus développé. L exploitant est propriétaire du point de vente et des stocks. Il fixe librement ses prix de vente. - Le réseau officiel est regroupé au sein de l UFIP (Union Française des Industries Pétrolières). Situé sur les autoroutes et en secteurs à forte activité économique, l exploitant peut être gérant libre ou gérant salarié. Ces réseaux bénéficient de l appui logistique du pétrolier (aménagements, publicité, actions de fidélisation ). Les gérants libres perçoivent une commission sur les volumes de carburants distribués. Le réseau des indépendants : Ce réseau a été le plus touché par la libéralisation des prix en 1985. La plupart des indépendants distribuent des carburants en complément d une activité principale : agents de marques automobiles, garagistes 3

Les grandes surfaces alimentaires : Elles ont ouvert des points carburants dès la libéralisation des prix en 1985, utilisant les carburants comme produits d appel. Elles réalisent 61 % de parts de marché du carburant. COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS NOMBRE D'ENTREPRISES DU SECTEUR 2014 3 890 (1) CHIFFRE D'AFFAIRES DU SECTEUR (en milliards d'euros) 2012 38,654 Md (2) ÉVOLUTION DU CHIFFRE D'AFFAIRES DU SECTEUR EN VALEUR (indice ICA base 100 en 2010) 2014 2013 2012 2011 2010 107,6 (3) 113,2 117,2 113,0 100,0 (1) Source : INSEE, démographie des entreprises et des établissements 2014 - champs marchand non agricole, Stocks d'entreprise au 1er janvier 2014. (2) Source : INSEE, ESANE. (3) Source : "Commerce de détail de carburant en magasin spécialisé" - INSEE, Bulletin statistique. 4

LA RÉGLEMENTATION DU COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS Les aptitudes professionnelles Le professionnel est souvent issu des métiers de l automobile ou de la distribution lorsque la vente de carburants est accessoire. La disponibilité et le sens du contact humain sont les principales qualités requises pour exploiter une station-service. Le professionnel doit rester ouvert au minimum 12 heures par jour, voire jusqu à 18 heures par jour s il a diversifié son activité (épicerie, bar, relais-routier ). Pour fidéliser sa clientèle, il se doit d être serviable et proposer les services dont sa clientèle a besoin (contrôles rapides, lavages, petites réparations ). L environnement réglementaire Les contraintes à l installation L ouverture de la station est soumise à autorisation sur les installations classées pour l enfouissement des cuves. L inscription au registre du commerce est obligatoire. En cas d activité mixte en qualité de garagiste, le professionnel doit également s inscrire au répertoire des métiers. Les principaux points de la réglementation professionnelle Depuis 1985, les prix de vente des carburants sont libres. Seule la vente à perte est interdite. La Commission Européenne a défini des normes de sécurité et d hygiène applicables aux stations-services. Depuis 1998, les stations doivent être équipées d un système de récupération des vapeurs (directive du 20.12.1996). 5

Les normes d hygiène et de sécurité sont extrêmement contraignantes : leur application est appréciée par la direction régionale de l industrie, de la recherche et de l environnement. L arrêté du 13.07.2001 fixe les modalités de publicité du prix des carburants. Statut juridique et fiscal Rendez-vous dans notre rubrique Les guides pratiques / Mes impôts & taxes pour connaître le taux de TVA qui s applique à votre activité ainsi que le mode d imposition de vos bénéfices. Rendez-vous dans notre rubrique Les guides pratiques / Mon régime social pour connaître le montant des cotisations et des prestations de votre régime social obligatoire. 6

L'ACTIVITÉ DU COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS L installation La création de stations-service est presque exclusivement réalisée à l initiative des grandes surfaces alimentaires. Le nombre de reprises est très inférieur à celui des fermetures. Les investissements Le professionnel investit principalement pour favoriser la diversification de son entreprise : station de lavage, atelier de réparation, rayonnages d épicerie L instauration de nouvelles normes environnementales (récupération des composés organiques volatiles ) nécessite des investissements importants de la part des professionnels. La gestion Le suivi au quotidien Le professionnel suit son débit journalier en m3, ainsi que la répartition entre essence ordinaire, super sans plomb et gasoil, afin de planifier ses commandes de carburants sans jamais être en rupture de stocks. La marge sur les ventes de carburants étant faible (5 à 7 %), il est très attentif à l évolution du paiement par carte : en effet, un taux de commission de 0,8% appliqué sur le prix de vente a une répercussion de près de 10% sur la marge brute du pompiste. C est d ailleurs pour cette raison que de nombreuses stations-service n acceptent pas les paiements par carte en dessous de 15. Enfin, le professionnel suit la répartition de son chiffre d affaires entre distribution de carburants et autres activités. 7

Les recettes de l activité La vente de carburants est de plus en plus largement complétée par des ventes ou services annexes. Une station-service indépendante moyenne, distribuant 170 m3 par mois, réalise 40% de son chiffre d affaires hors distribution de carburants : 5% sur la vente d équipements automobiles, 35% sur la vente d épicerie, journaux, articles divers et/ou sur l entretien et réparation de véhicules. Les charges à surveiller Les achats représentent près de 90% du chiffre d affaires HT pour les gros distributeurs. Leur poids décroît dans les petites stations, en raison d un chiffre d affaires hors distribution de carburants plus important. Les frais de personnel représentent 2 à 3% du chiffre d affaires, avec des variations importantes selon les activités de la station (poids plus important si la diversification porte sur l entretien et la réparation de véhicules). La maîtrise du résultat Le résultat dépend soit de la capacité à maintenir un débit important, soit du développement du chiffre d affaires hors distribution de carburants. Pour les stations peu diversifiées, le débit mensuel minimum doit être supérieur à 150 m3. En dessous de ce volume, les activités annexes devraient représenter plus de 40% du chiffre d affaires. Cette diversification doit s accompagner d une parfaite maîtrise des charges de personnel. La gestion financière et les besoins en trésorerie Les fonds propres représentent au minimum 30% des ressources stables. La trésorerie doit toujours être positive, du fait du règlement comptant de la clientèle et des délais de règlement accordés par les fournisseurs. A noter l importance 8

particulière des dettes fiscales au passif du bilan (les taxes fiscales représentent 80% en moyenne du prix du carburant). COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS EVOLUTION DU NOMBRE DE CRÉATION 2014 2013 2012 2011 2010 2009 210 (1) 99 127 121 132 162 LES RATIOS DE GESTION CLEFS Chiffre d'affaires moyen Marge brute Excédent brut d'exploitation Rotation des stocks Crédit clients Crédits fournisseurs Besoin en fonds de roulement 1 023 K (2) 13,72 % du CA 9,04 % du CA 0 jours de CA 21 jours de CA 31 jours de CA -2 jours de CA (1) Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d entreprises. (2) Source : Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2009 & 2010. Données exprimées en % et jours de chiffre d'affaires. 9

LES POINTS DE VIGILANCE DU COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS Les principales difficultés du métier Le secteur du commerce de détail de carburants est très risqué. Confrontées à la concurrence des grandes surfaces alimentaires, qui utilisent la vente de carburants comme produit d appel, la plupart des stations services sans potentiel de diversification disparaissent faute de trouver repreneurs. L emplacement de la station service : La proximité d une grande surface alimentaire conduit presque inéluctablement à la fermeture. Les stations situées en zones rurales ainsi que celles situées sur des routes nationales en baisse de fréquentation (du fait de la proximité d une autoroute) sont en voie de disparition. Dans ces zones, seules subsistent les stations ayant un réel potentiel de diversification. L ouverture à la grande distribution des réseaux autoroutiers a contribué à étendre la concurrence des grandes surfaces alimentaires à toutes les zones. Le débit mensuel de distribution de carburants : La plupart des stations services dont le débit mensuel était inférieur à 100 m3 ont déjà disparu. Jusqu à 150 m3, le chiffre d affaires doit impérativement être complété par une activité à plus forte rentabilité. Le manque de fonds propres : L amélioration de la productivité nécessite des investissements (pompes automatiques, station de lavage, diversification ) dont la rentabilité n est pas immédiate. Les professionnels indépendants, qui ne sont pas soutenus par les sociétés pétrolières, doivent autofinancer une grande partie de ces investissements (au minimum à hauteur de 40%). 10

Les évolutions réglementaires et technologiques : Les nouvelles normes d hygiène communautaires imposent des investissements non productifs trop lourds pour les exploitants qui sont déjà en difficulté. Le développement à terme de véhicules électriques et les progrès réalisés en matière de consommation par les véhicules actuels sont très préoccupants pour la profession. Dans ce contexte, la diversification et la disponibilité (ouverture 24 h / 24 h grâce aux pompes automatiques) sont des atouts essentiels pour réussir. La diminution des points de vente devrait bénéficier aux entreprises disposant des meilleurs potentiels de diversification et de fonds propres suffisants pour réaliser les investissements nécessaires. 11

COMMERCE DE DÉTAIL DE CARBURANTS ET DE LUBRIFIANTS EVOLUTION DU NOMBRE DE DÉFAILLANCE 2014 2013 2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005 13 851 (1) 14 135 13 647 13 424 13 265 13 820 12 695 11 924 11 480 11 896 TAUX DE SURVIE AU- DELÀ DES 5 PREMIÈRES ANNÉES Commerce de détail de carburants Commerce et réparation Moyenne tous secteurs 53,6 % (2) 46,1 % 51,9 % (1) Source : Banque de France. (2) Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2006. 12

EN SAVOIR PLUS SUR CE SECTEUR Les principales organisations professionnelles CPDP Comité Professionnel du Pétrole 212 Avenue Paul Doumer - 92508 Rueil Malmaison Cedex Tél.01.47.16.94.60 http://www.cpdp.org Fédération Française des combustibles, carburants & chauffage 114 Avenue de Wagram - 75017 Paris Tél.01.47.63.46.50 http://www.ff3c.org CPDC Comité Professionnel de la Distribution de Carburants 8 rue Eugène et Armand Peugeot - 92500 Rueil Malmaison Tél.01.47.14.07.07 13