Calcul des fondations et murs de soutènement



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Transcription:

Journées techniques organisées avec l'appui du Sétra et sous l'égide de la CoTITA PRISE EN COMPTE DU RISQUE SISMIQUE Calcul des fondations et murs de David CRIADO (DREAL PACA) www.cete-mediterranee.fr

Plan de l'exposé - choix du site ; - reconnaissances géotechniques ; - conception d'un système de fondations ; - calcul, modélisation et justification des fondations (profondes, superficielles) ; - ouvrages de ; - cas particulier des culées ; - référentiel technique. 2 2

Choix du site Une attention toute particulière devra être accordée à : la proximité de failles potentiellement actives ; la présence de sols potentiellement liquéfiables (cf. exposé précédent) ; la conception des culées (sur remblai, murs de front de grande hauteur, etc..) ; la conception des fondations sur pentes. 3 3

Choix du site Proximité de failles actives (EC8-5 4.1.1) http://geoinfo.usc.edu/gees http://geoinfo.usc.edu/gees http://geoinfo.usc.edu/gees 4 4

Choix du site Stabilité des pentes (EC8-5, 4.1.2) http://geoinfo.usc.edu/gees Karl V. Steinbrugge Collection, Earthquake Engineering Research Center http://geoinfo.usc.edu/gees 5 5

6 Stabilité des pentes (pour mémoire) méthodes d analyse aux éléments finis, bloc rigide, pseudostatiques ; coefficients d inertie pour les méthodes d analyse pseudo-statiques à utiliser si topo et stratigraphie régulières (E.L.U), avec W = poids de la masse en mouvement : FH = 0,5 α S W, FV = ± 0,5 FH (avg/ag > 0,6 ) ; déplacements permanents à l E.L.S. : méthode de bloc rigide; pas de méthodes pseudo-statiques si possibilité d'augmentation des pressions interstitielles (sables lâches) ou dégradation rigidité (argiles molles) ; sols saturés et αs > 0,15 : dégradation possible de la résistance et augmentation pression interstitielle (à évaluer pour glissement latents); corrélations possibles pour u (pressions interstitielles), coefficient topographique 1,2 à 1,4 <= ST 6

Méthodes en déplacement, type Newmark 7 7

Coefficient de site (S), rappel EC8-1 ( 3.2) accélération maximale de référence au niveau du sol de type rocheux agr (donnée par arrêtés en fonction du zonage et type de construction : bâtiment, ouvrage d art, etc ), varie entre 0,7 et 1,6 m/s² en métropole, 3 m/s² dans les Antilles ; coefficient d importance γ en fonction de l ouvrage, I varie entre 0,8 et 1,4 (arrêté pont) ; coefficient de site : S en fonction de la classe de sol (A, B, C, D, S1 ou S2) définie par Vs,30, et zone de sismicité, varie entre 1 et 1,8 ; α = a x γi /g gr d où α S varie entre 0,057 et 0,6. 8 8

Coefficient de site (S), rappel EC8-1 ( 3.2) Classe de sol Description du profil stratigraphique Paramètres vs,30 (m/s) A Rocher ou autre formation géologique de ce type comportant une couche superficielle d au plus 5 m de matériau moins résistant. B Dépôts raides de sables, de gravier ou d argile surconsolidée, d au moins plusieurs dizaines de mètres d épaisseur, caractérisés par une augmentation progressive des caractéristiques mécaniques avec la profondeur 360-800 Dépôts profonds de sables de densité moyenne, de gravier ou d argile moyennement raide, ayant des épaisseurs de quelques dizaines de mètres à plusieurs centaines de mètres. 180-360 Dépôts de sols sans cohésion de densité faible à moyenne (avec ou sans couches cohérentes molles) ou comprenant en majorité des sols cohérents mous à fermes. < 180 C D NSPT (coups/30 cm) cu (kpa) Type de sol >800 >50 15-50 < 15 >250 70250 <70 Pressiomètre pl (MPa) EM (MPa) >5 > 100 > 20 CPT qc (Mpa) sols granulaires >2 > 15 sols cohérents >2 > 25 > 3,5 sols granulaires >1 >8 >5 sols cohérents > 0,5 >5 > 1,5 sols granulaires <1 < 8 MPa <5 sols cohérents < 0,5 < 5 Mpa < 1,5 Tableau 1 9 9

10 Coefficient de site (S), rappel EC8-1 ( 3.2) Classe de sol Description du profil stratigraphique Paramètres Vs,30 (m/s) E NSPT (coups/30 cm) cu (kpa) Type de sol Pressiomètre pl (MPa) EM (MPa) CPT qc (Mpa) Profil de sol comprenant une couche superficielle d alluvions avec des valeurs de vs de classe C ou D et une épaisseur comprise entre 5 m environ et 20 m, reposant sur un matériau plus raide avec vs > 800 m/s. S1 Dépôts composés, ou contenant, une couche d au moins 10 m d épaisseur d argiles molles/vases avec un indice de plasticité élevé (IP>40) et une teneur en eau importante. S2 Dépôts de sols liquéfiables d argiles sensibles ou tout autre profil de sol non compris dans les classes 1 à E ou S1. v s,30 = 30 hi i=1,n < 100 Tableau 1 vi 10

Choix de la classe de sol (projet) où : Se (t) : spectre de réponse élastique fonction de l'accélération de calcul et du paramètre de sol S différent au niveau du substratum (classe A sur le schéma, S = 1) et en surface (classe E sur le schéma, S = 1,8 en Métropole) Sd (T) = accélération spectrale du spectre de calcul correspondant à la période fondamentale du pont (T) Ed = poussée dynamique calculée selon l'annexe E de l'ec8-5 en considérant l'action sismique en surface (application du paramètre S de la classe E dans l'exemple du schéma) 11 11

Choix du site Densification des sols sous actions cycliques ( 4.1.4) : attention attirée sur la sensibilité de certains sols (sables lâches, argiles molles) à développer une densification importante sous séismes pouvant entraîner des tassements excessifs. http://geoinfo.usc.edu/gees 12 12

Reconnaissance et études géotechniques Reconnaissances conformes aux critères de l EC7. Reconnaissances spécifiques pour déterminer : - la classe de sol pour le calcul du mouvement sismique de calcul (profil Vs le plus pertinent). Pour les structures importantes, en zone de forte sismicité, profil Vs par géophysique de forage recommandé ; - les propriétés dynamiques des sols (G=ρVs²) en fonction du niveau de déformation (sauf pour S1 ou S2), intervenant dans les problèmes d'interaction sol-structure. 13 13

Reconnaissance et études géotechniques Niveau de reconnaissance recommandé Zone de sismicité Classe d importance Faible Modérée Moyenne Forte II A B B C III A B C C* IV B C C C* *La mesure in-situ du profil de Vs par des méthodes géophysiques de forage est imposée dans le cas de classe de sol D 14 14

Reconnaissance et études géotechniques - reconnaissances de type A : classe de sol choisie en fonction des paramètres données dans le tableau 1 ; - reconnaissances de type B : profil Vs obtenu à partir de corrélations empiriques avec d'autres paramètres géotechniques (exemple qc). Des essais de laboratoire sont nécessaires (domaine d'application) ; - reconnaissances de type C : mesure de Vs in-situ, en forage (ex : cross-hole), où a défaut en surface (ex : SASW, techniques non invasives et moins coûteuse). 15 15

Reconnaissance et études géotechniques Propriétés dynamiques des sols (G=ρVs²) en fonction du niveau de déformation (sauf pour S1 ou S2). Des essais de laboratoire peuvent être utilisés (colonne résonnante, essais triaxiaux cycliques). Ces propriétés interviennent notamment pour déterminer la raideur des fondations. 16 16

Fondations superficielles Semelle superficielles Impédances (Gazetas, 1991) 17 17

Fondations profondes où : ν est le coefficient de Poisson du sol (à défaut d information plus précise, on prendra forfaitairement ν = 0,3 pour les sols grenus hors nappe) ; et G le module de cisaillement déterminé au niveau de déformation attendu pour l action sismique de calcul (cf. ci-dessus). k Possibilité d'utiliser un rapport avec le module statique : K sollicitations sismiques = 3 x K sollicitations courte durée NF P 94-262 18 18

Système de fondations Prescriptions générales - les forces dues à la superstructure sont transmises au sol sans déformations permanentes sensibles ; - les déformations du sol induites par le séisme sont compatibles avec les exigences fondamentales de la structure ; - la fondation est conçue, dimensionnée et mise en œuvre de manière à limiter les risques liés à l incertitude de la réponse sismique. Fondations superficielles EN1998-2, 6.4.1 : les fondations superficielles ne sont pas autorisées à travailler dans le domaine plastique sous les actions sismiques de calcul et ne nécessitent donc pas de renforcements spécifiques 19 19

Système de fondations - structures dissipatives : effets des actions basées sur des considérations de dimensionnement en capacité avec développement d une possible sur-résistance (γ0 = 1,35 pour B.A.) ; - résultats de l analyse pour autres structures ; - distinction entre q <= 1,5 ou q > 1,5 pour les fondations de ponts ( 5.8.2. de l EN 1998-2:2006) 20 20

Fondations superficielles E.L.U. de rupture par glissement : Vsd < FRd + Flat + Epd Epd (butée frontale) prise en compte sous certaines conditions (et avec 30 % maximum butée mobilisable) tan δ tan δ FRd = N Ed = N Ed γm 1,2 Vsd Epd NEd Flat FRd 21 21

Fondations superficielles Capacité portante : Nécessité de prendre en compte : - l inclinaison, et l excentricité des charges ainsi que des efforts inertiels dans le sol, - les mécanismes possibles de dégradation de la résistance et de la raideur des sols. Dispositions constructives de liaison horizontale entre fondations (longrines, dallages, radiers) 22 22

Fondations superficielles E.L.U. de rupture par poinçonnement du sol de fondation (annexe F informative) (1_ ef) CT (β V ) CT a _ k' k'_ ( N ) [(1 m F ) N] b + (1_ f F) C M ' ( γ M ) C M c _ k' k'_ ( N) [(1 m F ) _ d N] 1 0 NEd VEd MEd 23 23

Fondations superficielles E.L.U. de rupture par poinçonnement du sol de fondation (annexe F informative) - possibilité d'utiliser Nmax (capacité portante ultime) issue des méthodes pressiométriques ou pénétrométriques ; - comparaisons effectuées avec les justifications du fascicule 62 titre V et EC7 en statique (Burlon & Criado) 24 24

Fondations superficielles Comparaison Fasc62 et EC8-5, projet C o m p a r a is o n F a s c 6 2 e t E C 8-5 d a n s le p la n V = 0 p o u r s o ls fr o t t a n t s 0,1 4 70% Fasc62 0,1 2 E C 8-5 60% e c a r t r e la t if 0,1 50% 40% 0,0 6 30% 0,0 4 20% 0,0 2 10% M 0,0 8 1 0,9 5 0,9 0,8 5 0,8 0,7 5 0,7 0,6 5 0,6 0,5 5 0,5 0,4 5 0,4 0,3 5 0,3 0,2 5 0,2 0,1 5 0,1 0,0 5 0% 0 0 N 25 25

Fondations superficielles Comparaison Fasc62 et EC8-5, projet C o m p a r a is o n F a s c 6 2 e t E C 8-5 d a n s le p la n M = 0 p o u r s o ls fr o tta n ts 0,1 4 Fasc62 0,1 2 E C 8-5 F = 0,5 0,1 E C 8-5 F = 0 V 0,0 8 0,0 6 0,0 4 0,0 2 0 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 N 26 26

Fondations superficielles E.L.U. de décompression? http://geoinfo.usc.edu/gees couvert par la formule analytique... 27 27

Fondations profondes, problème général Fondations profondes Beam on Non Linear Winkler Fondation (Boulanger, 1999) k 28 28

Fondations profondes, méthodes simplifiées Les méthodes d analyse proposées consistent à découpler sollicitations induites: - les effets inertiels - les effets cinématiques. Dans les cas courants l enveloppe des sollicitations obtenues sera à considérer dans la vérification des pieux. Cette disposition est valable si la période fondamentale de la structure (sur base fixe) diffère sensiblement de la période fondamentale du système sol-pieu. Dans le cas contraire (résonance), on procédera au cumul des sollicitations induites par les effets inertiels avec celles induites par les effets cinématiques. 29 29

Fondations profondes 1. Forces d inerties en provenance de la superstructure ( 5.4.2.) Kobe geotehnical Collection, Earthquake Engineering Research Center Kobe geotehnical Collection, Earthquake Engineering Research Center résistance couches liquéfiables négligées Kobe geotehnical Collection, Earthquake Engineering Research Center 30 30

Fondations profondes 2. Forces cinématiques résultant de la déformation du sol due au passage des ondes sismiques ( 5.4.2) Karl V. Steinbrugge Collection, Earthquake Engineering Research Center Kobe geotehnical Collection, Earthquake Engineering Research Center 31 31

Fondations profondes 2. Forces cinématiques résultant de la déformation du sol due au passage des ondes sismiques Les sollicitations qui se développent en raison de l interaction cinématique doivent être évaluées si toutes les conditions suivantes sont réunies simultanément : - profil de sol de classe D, E, S1 ou S2, et d'une manière générale tous les profils de sol qui contienne des couches de sol dont la rigidité diffère nettement ; - zone de sismicité modérée à forte (ags > 0,1 g) ; - ouvrages de catégories d importance III ou IV. 32 32

Fondations profondes 2. Forces cinématiques résultant de la déformation du sol due au passage des ondes sismiques Le pieu est supposé soumis à la déformée maximale du sol en champ libre : - évaluée par une analyse de propagation verticale des ondes (ex : méthode linéaire équivalente, type SHAKE) ; - dans le cas de profil homogène, considération de la déformée du sol dans le premier mode (quart de sinusoïde). Dans les cas courants cette déformée est imposée à l extrémité des ressorts d'un modèle de pieu (type élastoplastiques). Si un modèle élastique est utilisé (type ST1), des paliers plastiques doivent être considérés «manuellement» (méthode itérative). 33 33

Fondations profondes 2. Forces cinématiques résultant de la déformation du sol due au passage des ondes sismiques ( ( )) ( ) Δ=d max 1 cos d max =a g S 2Hs π Vs πl 2H s dmax 0 déformée du pieu 2 L Hs couche de sol homogène (Vs) déformée du sol en champ libre Z 34 34

Fondations profondes 2. Forces cinématiques résultant de la déformation du sol due au passage des ondes sismiques Points d'alerte : - dmax ne doit pas être sensiblement inférieur à dg ( 3.2..2.4. de l'ec 8-1), déplacement maximal en surface (spectre de réponse élastique pour une période infinie) : dg = 0,0225 ag S TC TD - dans les cas courants cette déformée est imposée à l extrémité des ressorts d'un modèle de pieu (type élasto-plastiques). Si un modèle élastique est utilisé (type ST1), des paliers plastiques doivent être considérés «manuellement» (méthode itérative). 35 35

Fondations profondes Prise en compte de couches liquéfiables : - couches de sol négligées en réaction latérale ; - prise en compte du développement d'éventuels frottements négatifs liés au tassement des couches superficielles. 36 36

Fondations profondes Dispositions constructives : Pieux inclinés pour la reprise d efforts horizontaux non recommandés, à défaut vérification en flexion ( 5.4.2) Position du sol après tassement dû au séisme Charge supportée en flexion par le pieu après séisme (plus effet de voûte) 37 37

Fondations profondes Dispositions constructives (EN 1998 2, 6.4.2) : Renforcement des zones de localisation potentielles des rotules plastiques (ferraillage de confinement) : - 3 D au niveau de l encastrement avec semelle de liaison ; - 4 D dans la zone de moment fléchissant maximum et aux interfaces entre des sols de caractéristiques dynamiques contrastées (déformabilité au cisaillement) 38 38

Interaction sol-structure Les effets de l interaction sol-structure doivent être évalués : - sur les pieux (cf fondation profondes), - sur les piles de pont, - structures supportées par des sols mous (Vs,max < 100 m/s). l annexe D (informative) donne des indications sur les effets de l interaction sol-structure : différence de comportement d une structure fondée sur terrain déformable (appuis flexibles) et sur terrain rigide (base fixe), l annexe C donne des expressions de rigidité statique en tête de pieu 39 39

Ouvrages de des terres Méthodes pseudo-statiques : - coin de sol derrière la structure en état limite actif (déplacement nécessitant une structure flexible), et éventuellement masse de sol en équilibre limite passif devant l ouvrage, - actions sismiques représentées par un ensemble de forces statiques horizontales et verticales égales au produit des forces de gravité par un coefficient sismique. 40 40

Ouvrages de des terres Méthodes pseudo-statiques : β ce a rf u S khγ* ru e d re u pt Ed H δ k hγ (1±kv)γ* ψ (1±kv)γ 41 41

Ouvrages de des terres Expression des coefficients sismiques (H <=10 m) 42 42

Ouvrages de des terres Expression des coefficients sismiques (H <=10 m) r = accélération provoquant déplacement max / accélération Correspondant à l'état-limite 43 43

10 Calcul des fondations et murs de 1 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 amax / acrit_gliss Ouvrages de des terres Précisions sur le paramètre r 44 44

Ouvrages de des terres Annexe E (normative) : formulation de la poussée des terres sous séismes, Mononobe-Okabe 1 E d = γ*(1±k v )KH²+E ws+e wd 2 Ews : poussée statique de l eau Ewd : poussée hydrodynamique γ* : poids volumique du sol K : coefficient de poussée des terres 1 γ (1±k v )KH ² 2 H Ewd Ews (statique+dynamique) 45 45

Ouvrages de des terres Annexe E (normative) : formulation de la poussée des terres sous séismes, Mononobe-Okabe β khγ* rf Su Ed H ed c a e ur t up er δ khγ (1±kv)γ* ψ (1±kv)γ 46 46

Ouvrages de des terres Ordres de grandeur des coefficients de poussée dynamiques γi=1,2 S=1,2 ST=1 47 47

48 Ouvrages de des terres Ordres de grandeur des coefficients de poussée dynamiques 0,6 0,5 0,4 Kae γi = 1,2 S = 1,2 ST = 1 r=2 φd = 30 δd = 20 ψ = 90 β = 90 0,3 0,2 0,1 0 0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 Kh Zone de séismicité 1 2 3 4 5 48

Ouvrages de des terres Prise en compte de l'eau Nappe audessous du mur Sol sous nappe imperméable Sol sous nappe très perméable γ*=γ γ*=γsat - γw γ*=γsat - γw tan θ= E wd kh 1±k v =0 tanθ= E wd kh γ γ γ w 1±k v =0 tanθ= E wd= γd kh γ γ w 1±k v 7 k h γ w H'2 12 49 49

Ouvrages de des terres Problèmes soulevés - point d application de la sur-poussée dynamique à mi-hauteur, sauf pour murs pouvant tourner librement autour de leur base (= statique) -> non linéarité, - inclinaison pressions mur < 2/3 φ pour poussée, et =0 butée, - coefficients partiels sur les paramètres de cisaillement! - sols très perméables (? Imperméabilité si k < 5.10-4 m/s), pression hydrodynamique (Wasteergard) avec point d application à 60 % de l épaisseur de la couche saturée sous le toit de cette dernière, - sécurité vis à vis liquéfaction impérative (F > 2) 50 50

Cas particuliers des culées Vérification de la stabilité interne 51 51

Cas particuliers des culées Vérification de la stabilité externe 52 52

Cas particuliers des culées Concomitances entre sollicitations - les sollicitations créées par Fhc, Fvc, Fhe, Fve et Fs sont concomitantes et doivent être cumulées directement ; - les sollicitations créées par Fht et F doivent être cumulées directement vt si le tablier est fixé sur la culée. Si le tablier n est pas fixé sur la culée, les pratiques anciennes consistaient à les cumuler quadratiquement avec les précédentes. L EC8-2 ( 6.7.2.) préconisent désormais de supposer que ces actions agissent en phase, ce qui revient également à un cumul direct. 53 53

Type d'ouvrages et méthodes de calcul 54 54