Les religions et les femmes

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1 ISSN EXPOSÉS DU CERCLE LÉON TROTSKY Les religions et les femmes 4 FÉVRIER 2005 N 97

2 1 Les religions et les femmes Exposé du Cercle Léon Trotsky du 4 février 2005

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4 3 L influence des religions sur l oppression des femmes... : on pense aujourd hui aux tchadors, burkas, hidjabs, etc., dans lesquels, au nom de l islam, certains prétendent, et trop souvent réussissent à enfermer les femmes. On peut penser aux femmes des milieux juifs religieux qui doivent soit cacher leur chevelure, soit se raser la tête et porter perruque. On pense aussi, évidemment, aux commandos qui se réclament du christianisme pour combattre, y compris jusqu au meurtre, le droit des femmes à être libres d interrompre une grossesse. Certes, les attitudes de mépris, de misogynie, sont largement répandues dans la société, indépendamment de la religion, y compris de multiples formes de violence envers les femmes ; mais les formes que je viens d évoquer sont spécialement le fait des courants religieux qu on qualifie aujourd hui d intégristes. Dans ce cas, il faut aussi qualifier d intégristes les positions du Pape en ce qui concerne l IVG, les préservatifs, etc. Ces courants sont avant tout politiques, leur utilisation de la religion prend l allure d une reconquête du pouvoir qui nous ramène des siècles en arrière. Il ne s agit pas de foi ou de doctrine. Il s agit pour l intégrisme de vouloir diriger par la religion non seulement les opinions, la morale, les comportements privés, mais en fait l ensemble de la vie sociale et politique. On ne peut pas toujours séparer nettement les courants intégristes de l ensemble de la ou des religions. Toutes les religions en sont porteuses, par leur nature même, et l islam n est pas un cas particulier. Dans les périodes de montée des idées réactionnaires comme celle que nous vivons, toutes les religions sécrètent leurs intégrismes, même si elles ne trouvent pas partout les mêmes moyens pour exercer leur influence ou leur pouvoir. Nous n affirmons pas par là que les religions sont par elles-mêmes la première cause de l oppression des femmes. Celle-ci a une histoire, qui a commencé bien avant que naissent les religions actuelles. Mais les religions contribuent à perpétuer cette oppression. Nous nous limitons dans cet exposé aux trois grandes religions monothéistes c est-à-dire reconnaissant un dieu unique le judaïsme, le christianisme,

5 4 l islam. Et, sur le plan géographique, essentiellement à l Europe et aux États-Unis, d une part, au Moyen Orient et au Maghreb de l autre. Ces trois religions sont nées à des époques différentes. La religion monothéiste des Hébreux (le judaïsme) s est constituée au cours du 1 er millénaire avant l ère chrétienne ; le christianisme, qui en est issu, s est développé à partir du 1 er siècle de l ère actuelle ; et la religion d Allah, qui se réclame aussi des prophètes de la Bible, a été fondée plus tard par Mahomet, au 7 e siècle. Mais toutes les trois ont en commun des racines issues de sociétés essentiellement composées de tribus nomades dont la principale ressource était l élevage. Des sociétés divisées en classes, esclavagistes, et basées sur la domination des hommes. Depuis ces époques, les sociétés humaines ont certes beaucoup évolué, mais sont restées des sociétés divisées en classes. Si les modes de production ont changé, leur fondement commun reste l exploitation. Toutes sortes d oppressions et d injustices l accompagnent : elles ont pu différer au cours du temps, mais l oppression des femmes en tant que femmes, elle, s est perpétuée avec l exploitation. Les religions et leurs institutions ont joué un rôle majeur pour faire respecter ces ordres sociaux foncièrement inégalitaires, comme pour les faire accepter par leurs victimes, dont les femmes, en le justifiant au nom du dieu en vigueur, Jéhovah, le Père-le-fils-et-le-saint esprit, ou Allah. Aussi n allons-nous pas chercher à comparer les mérites respectifs de la Torah, des Évangiles et du Coran! Pour nous, en tant qu explications du monde, ils sont tous dépassés. En ce qui regarde le mépris des femmes, ils l ont tous en commun. Il se trouve aujourd hui que l islam est sur le devant de la scène, du fait notamment que la situation des femmes est particulièrement oppressive et parfois tragique dans des pays où la religion musulmane est dominante. Ici, en France, les affaires de «voile islamique» ont défrayé la chronique. Mais les églises chrétiennes, elles aussi, ont une longue tradition au service des classes exploiteuses, d une part, et dans l oppression des femmes d autre part. Il en reste bien des choses et, de plus, elles sont loin d avoir dit leur dernier mot! Alors, si, aujourd hui, l intégrisme islamique peut apparaître particulièrement menaçant (et ilyaàcela une série de raisons historiques, économiques, sociales et politiques), il n empêche que ceux et celles qui, ici, ne condamnent pas d abord sans réserve le rôle réactionnaire, voire odieux, joué par les églises chrétiennes ne peuvent, à nos yeux, avoir sur ce problème aucune réelle crédibilité.

6 5 Propriété privée et assujettissement des femmes Le fil rouge qui explique la perpétuation de l oppression des femmes à travers le temps, on le trouve dans le maintien jusqu à nos jours de l ordre social fondé sur la propriété privée, avec son corollaire : les femmes considérées comme des propriétés elles aussi, appartenant à leurs maris, comme leurs autres biens. L aventure humaine avait commencé dans des temps où les ressources matérielles étaient maigres, basées sur la chasse et la cueillette. Pour les femmes, les périodes de grossesse, suivies de l accouchement et des longues périodes de l allaitement des petits, les plaçaient à part, des grandes chasses notamment, une division des rôles dictée par la biologie qui n impliquait cependant pas nécessairement en soi une notion de hiérarchie. D ailleurs, les humains plaçaient alors dans leur panthéon des déesses-mères, qu ils vénéraient d autant plus que les femmes représentaient l avenir du groupe. Mais lorsque, beaucoup plus tard, le mode de vie fut complètement bouleversé, à l époque qu on appelle néolithique, lorsque l élevage se substitua progressivement à la chasse et la culture à la cueillette, c étaient les hommes qui contrôlaient les troupeaux et qui par la suite contrôlèrent l agriculture, dont le développement nécessita l utilisation de la force animale. Le terme de pater, que l on retrouve dans l expression romaine pater familias, le maître de la famille, vient d un terme très ancien qui ne désignait pas tant une paternité physique que la maîtrise, la possession des biens. De même, la notion de «patrimoine» se réfère aux biens du pater. La transmission du «patrimoine» prit de l importance, donc le contrôle de la fécondité des femmes. Il fallait désormais s assurer que le pater était bien l engendreur... Cette révolution dans le mode de vie s étendit sur des millénaires. Nous la connaissons un peu pour les sociétés du pourtour de la Méditerranée et le Moyen-Orient, la Mésopotamie notamment. Pour donner un caractère sacré aux États qui commençaient à s ériger, afin d inspirer la peur, le respect et la soumission, une caste de prêtres détenteurs du savoir se forma, dépositaire des volontés divines, servie par une cohorte de scribes, au service des États.

7 6 Ève, la pécheresse, responsable de la perte du paradis terrestre, selon la Bible.

8 7 L évolution vers le monothéisme Les conceptions religieuses évoluèrent, des dieux nombreux de la Mésopotamie, de la Grèce, de l Égypte, de la Rome antique, conceptions dites «polythéistes», à la conception d un dieu unique et éternel, idée qui allait devenir centrale dans la religion d un des peuples nomades de la région, le peuple des Hébreux. Non sans difficultés. Les chefs religieux juifs officiels menèrent des luttes répétées contre les cultes de nombreux autres dieux qui continuaient leur carrière, ce qu ils considéraient comme de «l idolâtrie». Leur dieu unique, Jéhovah, n était pas spécialement tolérant. Et il était capable de colères vengeresses meurtrières, du moins si on en croit la Bible. Ève, la curieuse, devait être chassée du paradis. Aujourd hui encore, dans la religion judaïque, les hommes remercient dieu dans leur prière quotidienne de ne les avoir pas fait naître femmes, et l accès aux textes sacrés leur reste réservé... Les commentaires de la Bible juive (la Torah) disent : «Mieux vaut brûler la Torah que de la confier à une femme»... Le rôle dévolu aux femmes était fixé à celui de reproductrices. Jéhovah resta cependant à l usage unique du peuple hébreu, donc pas vraiment universel. Les dieux en ont pris un coup d une tout autre manière au cours du dernier millénaire avant notre ère, plus précisément du 5 e au 3 e siècle, dans la société grecque antique où le polythéisme était toujours pratiqué. La pensée rationaliste fit une percée remarquable, ce dont un certain nombre d intellectuels, philosophes, mathématiciens, avaient conscience. Mais il reste significatif que dans cette même société, esclavagiste, un penseur tel qu Aristote, s il fut un peu embarrassé pour justifier par le raisonnement la mise en esclavage d êtres humains, ne le fut apparemment pas pour l asservissement des femmes, qui devait sembler une évidence dans une société qui enfermait les femmes mariées dans les «gynécées». Le mathématicien Pythagore a énoncé un autre théorème que celui que certains ont dû apprendre à l école : «une femme en public est toujours déplacée» ; mais ce théorème-là, contrairement au plus connu, il ne l a pas démontré! Naissance du christianisme L évolution vers une religion avec un dieu unique universel, le monothéisme, fut surtout le fait du courant du judaïsme qui se réclama d un certain

9 8 Jésus de Nazareth. Ce courant, persécuté par les prêtres hébreux officiels pour ses opinions jugées déviantes, s ouvrit aux non-juifs. Son culte se développa dans le cadre de l empire romain, où l esclavage avait connu une extension considérable. Le christianisme devint une religion de consolation pour les esclaves, à qui il promettait une vague égalité au Ciel. Mais si le christianisme a glorifié les esclaves, c est uniquement dans le rôle de martyrs, pas dans celui de révoltés! Peinture chrétienne dans une catacombe romaine, évoquant la mort de trois hébreux dans la fournaise, un épisode tiré de la bible ; une façon de se fortifier pour mieux résister aux persécutions romaines. Le christianisme a connu des persécutions de la part des empereurs romains à diverses reprises au cours de trois siècles, avant d être finalement légalisé et de devenir religion d État sous l empereur Théodose, à la fin du 4 e siècle. Les cultes païens furent alors interdits, le rationalisme grec fut qualifié de «folie sacrilège»... Les prêtres chrétiens devinrent persécuteurs à leur tour.

10 Le premier grand fondateur du christianisme, Paul, devenu «saint» Paul, qui vécut au cours du 1 er siècle, avait édicté la nécessité de travailler pour mériter le pain qu on mange, de respecter les lois en vigueur, de se soumettre à l autorité et de payer l impôt. Il demandait aux esclaves d obéir à leur maître comme à Jésus-Christ. La continuité du «message chrétien», on la retrouve par exemple lors du concile qui se tint en 324, qui se fit carrément menaçant : «Si quelqu un, sous prétexte de piété religieuse, enseigne l esclave à mépriser son maître, à se soustraire à la servitude ou à ne pas le servir avec bonne volonté et amour, qu il soit anathème!». Parallèlement, l Église chrétienne s est tout autant coulée dans le moule de la société romaine pour ce qui était du statut des femmes. À la base du droit de la famille romaine, la femme-épouse faisait partie des biens du pater, comme ses descendants, ses esclaves et toutes ses possessions. Le pater avait sur elles et eux en principe pouvoir de vie et de mort. Les femmes étaient des dépendances de l homme, sans pouvoir même sur leurs enfants. Considéré par les chrétiens comme l un des plus grands théologiens de leur Église, «saint» Augustin s interrogeait ainsi vers l an 400 : «Je ne vois pas quelle utilisation peut faire l homme de la femme, si on exclut la fonction d élever les enfants». Il était bien dans la tradition de «saint» Paul qui prétendait imposer silence aux femmes : «Que les femmes se taisent dans les assemblées!»..., ou encore, à propos du port du voile imposé aux femmes dans les églises : «L homme, lui, ne doit pas se couvrir la tête, parce qu il est l image et le reflet de Dieu ; quant à la femme, elle est le reflet de l homme»... «Voilà pourquoi la femme doit avoir sur la tête un signe de sujétion, à cause des anges». C était dit on ne peut plus clairement, sauf... pourquoi les anges? En fin de compte, auraient-ils des pensées charnelles? Quoi qu il en soit, quelque vingt siècles plus tard, les femmes et y compris les petites filles continuaient à être contraintes de porter un foulard ou un chapeau sur la tête à l intérieur des églises catholiques, et c est encore le cas dans le sud de l Europe! 9

11 10 Les premières vagues de la conquête arabe.

12 11 Naissance de l islam Nous ferons maintenant un bond dans le temps pour parler des origines de l islam, mais sans être franchement dépaysés sur le plan des idées. Au 7 e siècle, la péninsule arabique en était encore à un stade de développement caractérisé par l existence d un système tribal et des dieux multiples, dont un certain Allah. Mahomet, qui se réclamait en même temps des prophètes de la Bible, se présenta comme le représentant d Allah, en en faisant un dieu unique. Mahomet était en même temps un dirigeant politique et un chef de guerre. Sous la bannière de l islam, il unifia sous son commandement les tribus arabes nomades dont il fit un instrument de conquête. À sa mort, en 632, toute la péninsule arabique était conquise par l islam. Un siècle plus tard, ses successeurs, les califes, régnaient sur un empire allant de l Indus à l Atlantique, au nom d une religion comportant maintes adaptations locales. Ainsi, sans avoir connu d époque de persécutions, la religion de l islam était d emblée un pouvoir politique en même temps que religieux. L État et la loi du Coran ne faisaient qu un. Aujourd hui encore, pour les fondamentalistes musulmans, le Coran doit être la source de toute Constitution. De cette origine, il reste plus de facilité pour les courants musulmans fondamentalistes à être ouvertement politiques. Les défenseurs de l islam qui veulent le présenter aujourd hui sous un jour avenant, et ceux qui se réclament de la lettre de ses textes, affirment que le Coran de Mahomet a représenté un progrès pour les femmes par rapport à la société de l époque : dans ces sociétés polygames, il limitait à quatre le nombre des épouses légitimes ce qui n empêcha pas Mahomet lui-même d avoir neuf épouses et une fille pouvait recevoir une part d héritage paternel, alors que dans la société de l époque il n était pas question que la fille hérite puisque la propriété devait rester dans la tribu. Mais, de même que pour le christianisme qui avait pu apparaître pendant un temps comme «égalitaire» puisqu il reconnaissait aux femmes (comme aux esclaves) une sorte d égalité spirituelle dans l au-delà, il ne faut pas être difficile pour qualifier cela de progrès.

13 12 Et le fameux voile, dans cette affaire, qu en dit le Coran? Eh bien, c est impossible à déterminer, les interprètes du Coran et de sa Tradition se sont souvent envoyé les versets à la figure, et ils sont en très grand nombre, souvent contradictoires. Ce n est pas nous qui trancherons sur ce point! Le port du voile existait avant l islam (même si ce n était pas le cas, selon certains, en Arabie elle-même). Si on en croit le spécialiste Jean Bottéro, dans la Babylone antique, il semble avoir été réservé aux femmes mariées, tandis que les femmes circulant dans les rues ou les places publiques, c est-à-dire souvent des prostituées, avaient au contraire l interdiction de le porter. Il convenait de faire la différence, c était des filles publiques, tandis que le voile des épouses signifiait : attention, propriété privée! Défense de toucher et même de voir! Ce n est donc pas Mahomet qui a inventé ça. Mais il reste un fait, c est que l expansion de l islam s est accompagnée dans de nombreux pays du port du voile de plus en plus systématique. Il s agissait d établir un signe distinctif clair vis-à-vis des sociétés locales. Et, avec l enrichissement grâce aux butins des conquêtes, en richesses et en esclaves, de contrôler plus étroitement les déplacements des épouses, tout en les différenciant des femmes esclaves qui devaient, elles, aller tête nue. Les femmes voilées, de la tête au pied bien souvent, sont devenues des symboles de la religion islamique. Les religions contre les femmes La transmission de leur patrimoine entraîna chez les hommes le besoin d être certains de leur paternité. À partir de là se sont développées l exigence de la virginité des filles avant le mariage et la répression de l adultère féminin d où les châtiments corporels, jusqu à la lapidation, qui existait dans la loi religieuse juive, et continue de se pratiquer dans plusieurs pays islamiques. La coercition physique, c est aussi l enfermement des femmes dans leur maison, qui a continué lui aussi. Toutes les religions, expressions archaïques d un passé de barbarie, sont anti-féministes par nature. Elles peuvent avoir des différences entre elles, en fonction des sociétés dans lesquelles elles sont nées et dans lesquelles elles se sont épanouies, elles ont au moins cela en commun.

14 13 Reproductions édifiantes du Moyen Âge évoquant le lit conjugal, la grossesse et la maternité et dénonçant la femme adultère (le mari, le personnage habillé, vient hanter le couple adultère).

15 14 Et toutes les religions sont et demeurent profondément attachées à la notion suivant laquelle la sexualité ne doit servir qu à la reproduction surtout pour les femmes, cela va de soi. Le contrôle de la reproduction s est étendu au contrôle du corps des femmes dans sa totalité. Le christianisme s est montré quasiment obsessionnel à cet égard, même encore à notre époque. Il n est pas étonnant que le viol ait pendant longtemps été considéré comme un simple «attentat aux mœurs», pas même un délit, sans parler d un crime. Et personne ne parlait de «viol» dans le cadre des relations conjugales jusqu à récemment. La notion religieuse de crimes sexuels «contre nature» a d ailleurs elle aussi la vie dure. L homosexualité ne favorise certes pas la reproduction! L hétérosexualité pas toujours non plus, et l Église proscrit tout gaspillage de la semence divine : ainsi, pour Thomas d Aquin, au 13 e siècle, «La perte désordonnée de la semence est contraire au bien de la nature qui est la conservation de l espèce». Cette obsession qui consiste à ramener toute la sexualité à la reproduction explique aussi pourquoi les homosexuels ont payé au cours de l histoire un tribut particulier à la répression par toutes les Inquisitions, catholique, islamiste ou autres celle des fondamentalistes protestants par exemple aux États-Unis, ou de la hiérarchie anglicane en Afrique noire. À ce sujet, une petite anecdote : dans le cours d un débat à l Assemblée contre les discriminations homophobes, un député UMP nommé Christian Vanneste exprimait sans doute l opinion de bien d autres lorsqu il a déclaré que le comportement homosexuel «est évidemment une menace pour la survie de l humanité». Mais la répression, la coercition physique ne peuvent pas suffire pour faire fonctionner un système sur de longues périodes. C est là que les religions sont bien précieuses, d une façon générale, pour assurer la soumission des masses à l injustice sociale. Ce que Napoléon disait par rapport à la propriété privée en général, à savoir «... l inégalité des fortunes ne peut exister sans religion. Quand un homme meurt de faim à côté d un autre qui regorge, il lui est impossible d accepter cette différence s il n y a pas une autorité qui lui dise : Dieu le veut ainsi...», cela s applique aussi à l oppression des femmes. Au nom de «Dieu le veut ainsi», les religions ont inculqué parmi les femmes des sentiments de soumission et d infériorité. Ce qui a contribué à faire durer cette iniquité jusqu au 21 e siècle.

16 15 La révolution bourgeoise recule devant l égalité des sexes Quand la révolution bourgeoise commença en France en 1789, ébranlant la monarchie et l Église qui en était un fidèle soutien, quelle allait être son attitude sur la question de l émancipation des femmes? C est un ordre social séculaire qu elle mettait en cause, dans lequel l inégalité était érigée en institution puisque la population était divisée en trois ordres : la noblesse, qui seule avait le droit de porter les armes ; le clergé, qui était censé prier ; et en bas la masse du Tiers-État, qui nourrissait les deux autres, selon une répartition des tâches dont l Église affirmait qu elle correspondait à la volonté de Dieu. La monarchie française était dite de droit divin et «fille aînée de l Église». Autant dire que, dès 1789, les révolutionnaires lui lancèrent un défi de taille : avec leur Déclaration des droits de l homme et du citoyen, le droit divin était remis en cause ; avec l abolition des privilèges et des ordres, et avec l abolition des droits féodaux dans la nuit du 4 août, le clergé, plus exactement le Haut clergé, grand propriétaire féodal, était touché au cœur! L inégalité entre les sexes aurait pu en être ébranlée elle aussi. La Révolution est allée loin effectivement sur le plan de l égalité des droits. Sur le plan des droits civils, elle a établi l égalité des femmes devant l héritage en abolissant le «privilège de masculinité» en la matière, laïcisé le mariage devenu simple contrat civil, autorisé le divorce par consentement mutuel et à égalité de droits. Et pourtant, malgré tout cela, la Révolution française, en lutte contre l Église, et dont beaucoup de dirigeants étaient affranchis de l obscurantisme religieux, a reculé devant l égalité civique et politique des femmes. La citoyenneté ne leur fut pas reconnue. Les femmes du peuple n étaient pourtant pas restées passives. Elles avaient joué un rôle décisif dans les événements révolutionnaires de 1789, elles s étaient spectaculairement mobilisées au cours des grandes journées de 1792 et 1793, certaines avaient fondé des clubs politiques. Olympe de Gouges avait audacieusement publié sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Mais rien n y fit, et, dès l automne de 1793, les clubs et sociétés

17 16 Un club de femmes pendant la Révolution française. Ces clubs furent interdits le 30 octobre 1793 pour que les femmes ne puissent y faire de la politique. Manon Roland, proche des Girondins, fut l une des femmes politiques influentes pendant la Révolution. Il y eut aussi Claire Lacombe, proche de l aile la plus radicale, les Enragés, qui, avec Pauline Léon, créa la Société des Républicaines révolutionnaires. «Les droits de l Homme n appartiennent pas qu aux hommes», déclara Gilbert Romme, mathématicien, inventeur du calendrier républicain et l un des rares, avec les députés Lequinio et Guyomar, à défendre aussi les droits des femmes.

18 17 populaires de femmes furent interdits, les femmes étaient renvoyées à leur domicile. On peut s étonner de cette contradiction flagrante avec les grands principes proclamés en Certes, la misogynie était profonde dans la société, même parmi les intellectuels des Lumières comme Jean-Jacques Rousseau. malgré les progrès relevés au cours des décennies précédentes, Mais, d une part, il y eut quand même quelques exceptions, et, d autre part, les dirigeants révolutionnaires surent en d autres occurrences faire preuve d audace. On peut imaginer que la plupart ne tenaient pas au moindre partage d un pouvoir fraîchement conquis... et qu ils avaient suffisamment bouleversé l ordre des choses pour préférer s en tenir là. Mais le fond de la question réside sans doute dans le fait que cette révolution était frappée d une tare congénitale : elle se voulut, dans ses grands moments, démocratique et universelle, mais œuvra finalement à asseoir les intérêts égoïstes de la classe bourgeoise. Elle s arrêta, comme on sait, au seuil de la propriété privée, dont le respect avait été consacré dans la Déclaration des droits de Comme l a écrit Jean Jaurès, «la bourgeoisie révolutionnaire recula devant la clameur des grands intérêts privés». De la même façon, elle recula au seuil de l égalité politique entre hommes et femmes. Il faut bien admettre que grande propriété privée et domination sociale des hommes sont très étroitement liées! La Révolution française n a pas réalisé la démocratie «au complet», suivant l expression de quelques députés de l époque qu on qualifierait aujourd hui de féministes. Plus de deux siècles plus tard, ce n est toujours pas franchement réalisé. L ordre moral de la bourgeoisie contre les femmes La période révolutionnaire close, l Église fit un retour en force sous la dictature de Napoléon. Pour installer solidement la propriété bourgeoise, le sabre avait plus que jamais besoin du goupillon. Un Concordat fut conclu entre Napoléon et le Vatican, et la place de la femme au foyer allait être consacrée avec le concours actif de l Église. Les femmes allaient perdre même ce que la Révolution leur avait apporté. Ce fut le triomphe de l ordre moral. Désormais, les femmes allaient trouver en face d elles une Église d autant plus déterminée qu elle avait eu peur d être vraiment balayée.

19 18 Le règne de la bourgeoisie triomphante, c est l asservissement radical des femmes dans le cadre du mariage bourgeois et de son hypocrisie. Le Code civil adopté en 1804, appelé ensuite Code Napoléon, en est une expression concentrée. Son objet essentiel étant de régler les principes et les droits de la propriété, il s attacha tout spécialement à réglementer la propriété privée des femmes dans le mariage, en s inspirant du droit romain. Napoléon était tout à fait sans détour à ce sujet : «La femme est donnée à l homme pour qu elle fasse des enfants. La femme est notre propriété. Nous ne sommes pas la sienne». La femme mariée n a pas d existence par elle-même dans la législation, elle est privée de droits juridiques au même titre, dans le texte, que les mineurs, les criminels et les débiles mentaux. Par contre, elle peut récolter une peine de prison si elle commet l adultère. Les femmes n ont plus eu de place dans la sphère publique, pas accès à aucun des lieux publics tels que tribunaux ou assemblées, et même pas aux bibliothèques publiques. Ce fut pour l Église catholique une époque de pouvoir, dont furent victimes les femmes, qui s étendit jusqu à la chute du Second empire en Le lot de consolation pour les femmes, ce fut Marie, la «Sainte Vierge». Marie n était pas «sainte» à l origine du christianisme, elle était simplement mère de Dieu. Son culte s est construit seulement au cours du Moyen Age, en vue de renforcer la piété des femmes. À titre de compensation car le Dieu De la «Vierge Marie»àlafemme «admirable de féminité», le lot de consolation des femmes.

20 des chrétiens, que ce soit le Père, le Fils ou le Saint-Esprit, n est pas une femme (ni Jehovah ni Allah non plus, faut-il le préciser), on fit de sa mère une sainte éminente. Mais c est au 19 e siècle, en 1854, que le pape annonça que Marie avait été conçue sans péché..., ce qui devint le dogme de «l Immaculée conception» lorsque, en 1870, le pape s auto-proclama infaillible. La «Sainte Vierge Marie» multipliait alors ses apparitions miraculeuses, à Lourdes notamment. Cette idéologie imprégna y compris les milieux intellectuels et artistiques les milieux médicaux aussi qu on aurait pu imaginer plus éclairés. La Vierge Marie était glorifiée par l Église comme la mère du Christ ; quant à eux, quantité d écrivains, poètes, peintres, auteurs d opéras, en particulier dans le courant romantique, et à quelques exceptions près, notamment dans le roman, placèrent «la femme» (une abstraction) sur un piédestal en tant que muse idéale, inspiratrice admirable de «féminité» silencieuse, ça va de soi. Il y eut une convergence réactionnaire, militante de la part de l Église, hypocrite de la part des autres, dans l exaltation d une femme imaginaire. Balzac quant à lui résuma cyniquement cette mystification lorsqu il dit que la femme est «une esclave qu il faut savoir mettre sur un trône». Pour les femmes réelles, la vie était souvent un enfer. L Église s adaptait à l époque, en envoyant d un côté de nombreuses femmes au service de son expansion missionnaire à travers le monde, pour «l évangélisation des pays infidèles», et d une autre manière encore : elle cloîtra dans des «communautés de travail», nombreuses dans la région lyonnaise, des femmes pauvres et surtout des fillettes de la campagne, sous couvert d orphelinats, afin de les exploiter. Ces centres, baptisés des «providences» (!), devinrent des ateliers pour l industrie de la soie, des ateliers avec un personnel forcément docile et particulièrement sous-payé : puisqu il s agissait de «philanthropie», l estimation de leurs besoins était réduite à l indispensable. Ce fut une concurrence dont les ouvriers du textile, comme les canuts de la Croix-Rousse, s indignèrent. Ces ateliers, ces «providences», furent largement détruits lors des émeutes ouvrières de Et on le comprend. Le clergé milita systématiquement contre l organisation des travailleurs, c est-à-dire contre les syndicats naissants. Il menaça du refus des sacrements les femmes qui ne quittaient pas le syndicat, comme il le demanda par exemple aux ouvrières de Douarnenez en On comprend que la haine contre l Église se soit répandue dans le mouvement ouvrier qui se mettait alors en marche, et pas seulement en France. 19

21 20 Mouvement communiste et mouvement féministe Dès les années 1830, le mouvement d émancipation des femmes trouva l Église dressée contre lui. Et cela d autant plus, en France, que les associations féministes, et avec elles Flora Tristan, inspirées par les Saint-Simoniens et les fouriéristes, mêlèrent les revendications féministes à celles des ouvrières. Charles Fourier fut un précurseur de la lutte contre la sujétion des femmes dans l institution du mariage. Le mouvement communiste trouva dans le Manifeste publié par Marx et Engels en 1848 la dénonciation de l oppression des femmes et de la famille bourgeoise qui allait figurer dans son programme de base. C est grâce à ce mouvement, à Engels, au dirigeant socialiste allemand Auguste Bebel, que la cause des femmes fut enfin fondée sur des bases solides, montrant en particulier le caractère historique des relations familiales et de l oppression globale du sexe féminin. L ouvrage de Bebel La femme dans le passé, le présent et l avenir fut à la base de l éducation des socialistes et communistes. Bien entendu, il fallut lutter contre les préjugés au sein du mouvement ouvrier français, imprégné en particulier par les idées du misogyne Proudhon, pour qui «une femme qui exerce son intelligence devient laide, folle et guenon». Il fallut aussi s opposer à la concurrence entre prolétaires sur le marché du travail via le travail des femmes dans l industrie. Mais l important, c est que les Eugène Varlin, Jules Guesde et Paul Lafargue, dirigeants du mouvement politique socialiste, ont combattu vigoureusement ces préjugés. En France, à partir des années , l instruction des filles fut l enjeu de nombreuses luttes politiques. La mise en place progressive d un enseignement public ouvert aux jeunes filles se heurta à la résistance des curés et des évêques, qui s efforçaient de conserver leur emprise sur la population féminine. Ils virent dans la loi de 1880, instaurant l enseignement secondaire pour les jeunes filles, avant tout une «loi hostile à l Église». L école laïque, soustraite aux curés, n était pas pour autant débarrassée elle-même du sexisme et de la morale bourgeoise ; elle ne destinait véritablement l instruction qu aux filles de la bourgeoisie, et encore en freinant le plus

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