1.2 Comment expliquer l instabilité de la croissance?

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1 1.2 Comment expliquer l instabilité de la croissance? Finalités : - Montrer que la croissance est irrégulière dans le temps et dans l espace et que son irrégularité se traduit par des fluctuations et par l existence de périodes de crise. - Présenter les principaux schémas explicatifs des fluctuations (chocs d offre, chocs de demande, cycle de crédit), en montrant les liens avec la demande globale. - Rappeler le rôle des politiques macroéconomiques (nationales et européennes) dans la gestion des fluctuations conjoncturelles. - Analyser les mécanismes cumulatifs susceptibles d engendrer déflation et dépression économique et leurs conséquences sur le chômage de masse. Objectifs : - Être capable de maîtriser les notions suivantes : fluctuations économiques, crise économique, désinflation, croissance potentielle, dépression, déflation. - Être capable de montrer les relations entre croissance et fluctuations économiques. - Être capable de distinguer croissance potentielle et croissance effective. - Être capable d expliquer les origines et les effets des fluctuations sur la croissance de long terme en distinguant les chocs d offre et les chocs de demande. - Être capable de présenter les enchaînements qui amènent à un ralentissement de l activité économique et qui peuvent engendrer déflation et dépression économique. - Être capable de présenter le rôle des politiques macroéconomiques (monétaires et budgétaires) pour maîtriser l ampleur des fluctuations. Acquis de première : Inflation, politique monétaire, politique budgétaire, politique conjoncturelle, chômage, demande globale. Problématiques : - Comment les fluctuations économiques se manifestent elles? - En quoi la croissance économique est elle irrégulière? - Comment expliquer la variabilité de la croissance économique? - Comment les variations de la demande peuvent elles provoquer des fluctuations économiques? - Comment les chocs d offre peuvent ils générer des fluctuations économiques? - Comment les activités financières amplifient elles les fluctuations économiques? - Les politiques économiques sont elles capables de lutter contre les fluctuations économiques et les crises? - Pourquoi la croissance économique est elle rarement équilibrée? - Pourquoi les politiques conjoncturelles de la demande n ont elles pas toujours l efficacité attendue? Bibliographie : P Artus «Croissance potentielle, croissance effective», Flash économie n 254, 19 novembre Bénassy- Quéré A, Coeuré B, Jacquet P, Ferry J, Politique économique, De Boeck, Gazier B, La crise de 1929, Que sais je?, Hautcoeur PC, La crise de 1929, La découverte Marcel B, Taïb J, Les grandes crises, 1873, 1929, 1973, 2008, Armand Colin, Musolino M, Fluctuations et crises économiques, Ellipses Robert P, Croissances et crises, Pearson,

2 1.2 Comment expliquer l instabilité de la croissance? La croissance économique est irrégulière dans le temps. Cette irrégularité se traduit par des fluctuations, soit du niveau absolu du PIB, soit du taux de croissance du PIB. La prise de conscience de l irrégularité de la croissance, sans doute à la faveur des chocs pétroliers de 1973 et 1979 et du contre- choc pétrolier de 1985, a redonné une nouvelle vigueur aux analyses en terme de fluctuations et de cycles. Depuis les années 1980, la mondialisation s accompagne de crises financières récurrentes. Parmi ces crises, celle qui frappe les économies depuis 2008 débute par une crise bancaire puis boursière qui se transmet à l économie réelle. Ainsi, l étude des fluctuations, des cycles et des crises a donné lieu à une importante littérature et leurs origines ne font pas l unanimité parmi les économistes. «Pourquoi la croissance ne suit elle pas une progression régulière?» «Pourquoi connaît elle parfois des crises aux conséquences douloureuses?» «Comment peut- on réduire l importance de ces variations pour en limiter les effets négatifs?». A) Les fluctuations économiques traduisent l instabilité de la croissance économique. Les fluctuations économiques et les crises rythment l histoire économique depuis le début du XIXème siècle. L instabilité de la croissance se manifeste par des fluctuations et des crises. L existence de crises économiques est antérieure à la révolution industrielle, cependant les crises ont changé de nature avec le développement du capitalisme. Sous l Ancien Régime, les crises traditionnelles ont un caractère aléatoire : elles sont déclenchées par une pénurie alimentaire due à des accidents climatiques ou des guerres, suivie par une forte hausse des prix agricoles due à la sous- production. On parle de crises d autosubsistance ou de crises frumentaires. Ces crises persistent jusqu au milieu du XIXème siècles, à travers les crises mixtes, qui débutent dans l agriculture comme des crises traditionnelles et se prolongent dans l industrie. Les crises modernes ou industrielles deviennent fréquentes à partir du milieu du XIXème siècle, et présentent des caractères opposés aux crises traditionnelles, puisqu elles se traduisent par une surproduction industrielle qui entraîne une chute des prix. Le ralentissement économique entraîne une crise financière (faillite des banques, krach boursier), car les comportements spéculatifs accentuent les effets des variations de la conjoncture. Les mouvements de capitaux favorisent ensuite la diffusion internationale de la crise d une place financière à une autre. La crise de 1929 marque l apogée des crises de surproduction. La crise de 1973 survient lors d un choc pétrolier, où le prix du pétrole est multiplié par quatre en raison de la réaction de l OPEP à la guerre du Kippour. Contrairement aux crises précédentes, on assiste à une forte progression de l inflation jusqu au début des années 1980, et à une succession de récession plus qu à une dépression durable. La progression du chômage est lente mais durable, particulièrement en France où elle est quasi continue de 1973 à Certains économistes comme D Cohen, considèrent que les économies développées ont davantage été marquées par un ralentissement de la croissance que par une véritable crise, entre les années 1970 et Le passage d une économie d endettement à une économie de marchés financiers (J Hicks) au milieu des années 1980, a augmenté les risques de crises boursières et financières, en raison de la forte spéculation. Dans les années 1990, les pays émergents sont durement touchés par les crises financières : crise mexicaine en 1994, crise asiatique en 1997, crise russe en La crise des subprimes en a touché en premier lieu les pays industrialisés. L observation du taux de croissance économique permet d observer les fluctuations économiques. Celles- ci désignent des alternances de périodes de forts ralentissements, voire de recul de l activité pendant une période plus ou moins longue (récession ou dépression) et d expansion. La crise désigne au sens strict, le point de retournement à la baisse de l activité 2

3 économique ; au sens large, l ensemble de la période au cours de laquelle l activité est déprimée, le chômage élevé, etc. La récession survient lorsque la croissance est négative pendant au moins six mois consécutifs. Lorsque la baisse de la production se prolonge, sur plusieurs années, on assiste à un phénomène de dépression économique. 1) La croissance effective est instable. Document 1 : Fluctuations et crises : une caractéristique de l activité économique. La croissance économique n'est pas régulière. Elle est soumise à des fluctuations, à des mouvements de hausse et de baisse de l'activité économique, repérables par l'observation d'indicateurs comme la production, le chômage ou les prix. Les cycles retracent l'évolution des phases d'activité économique. «Un cycle est constitué d'expansions qui se produisent à peu près au même moment dans de nombreuses branches de l'activité, expansions qui sont suivies par des phases de récession, des contractions et des reprises, qui affectent elles aussi l'ensemble des activités économiques», ont résumé en 1946 les économistes américains Arthur Burns et Wesley Mitchell du National Bureau of Economic Research (NBER). Localisée entre la fin de la phase d'expansion et le début de la phase de récession ou de dépression, la crise représente le moment où la conjoncture bascule dans un sens défavorable. Elle se caractérise par une contraction brutale de la production, une chute des prix, des faillites, une hausse du chômage, un recul des salaires et des tensions sociales. On distingue les crises conjoncturelles qui se résorbent d'elles- mêmes des crises structurelles (entre- deux- guerres, fin XXe- début du XXIe siècle) qui sont des périodes d'intenses mutations des économies capitalistes. Dans un sens plus large, la crise désigne aussi la dépression voire la récession 1 qui suit le retournement du cycle. Source : Livre de TES, Magnard On parle de récession quand le PIB baisse pendant deux trimestres consécutifs. Questions : 1) Décrivez le déroulement d un cycle. 2) Quelle est la différence entre une crise conjoncturelle et une crise structurelle. 3

4 Document 2 : Depuis le XVIII e siècle, des crises récurrentes mais différentes. Source : Livre de TES, Magnard Document 3 : Des crises plus fréquentes dans une économie mondialisée. La constitution d'un marché financier mondial est une des spécificités les plus notables de la mondialisation actuelle. Celle- ci se caractérise aussi par une spéculation généralisée impliquant des phénomènes de bulles 1, sur le marché boursier, et sur les marchés immobiliers, des matières premières, des devises, du pétrole, etc. Cette spéculation induit une importante volatilité des prix qui peut déstabiliser tous les équilibres mondiaux. Du côté de la sphère réelle 2, il faut noter l'importance du secteur financier dans les économies : l'économie américaine a largement financé sa croissance récente par endettement. Cette financiarisation a accru le rôle du crédit à travers des effets de richesse 3 dopant la demande, mais elle a aussi déstabilisé la croissance lors du retournement du cycle et de l'éclatement des bulles spéculatives. Une autre spécificité de la sphère réelle est que la croissance du commerce mondial est aujourd'hui deux fois plus élevée que celle de la production. Ce phénomène résulte des spécialisations géographiques qui conduisent les multinationales à fractionner et délocaliser la fabrication de leurs produits en fonction des coûts de production locaux et de l'accès au marché. Dernier fait marquant de la mondialisation : l'intégration régionale des économies, comme l'union européenne, l'alena en Amérique du Nord, l'asean en Asie du Sud- Est, le Mercosur en Amérique latine, etc. 4

5 Les conséquences de tous ces phénomènes sont une interconnexion de plus en plus grande des économies et une fragilisation de l'ensemble du système capitaliste de plus en plus exposé aux crises financières. Source : D après Thomas Jobert, Xavier Timbeau, L Analyse de la conjoncture, La Découverte, coll»repères», Hausse du prix d actif au- dessus de sa valeur réelle. 2. Variables économiques (production, investissement ) par opposition aux variables financières. 3. Conséquence sur la demande de la hausse ou de la baisse de la valeur du patrimoine. Questions : 1) Existe t il une corrélation entre l ampleur de la mobilité du capital et le nombre de pays touchés par une crise bancaire? 2) Pourquoi la volatilité des prix est elle un facteur de déstabilisation des économies? 3) Pourquoi la place importante du crédit dans le financement des entreprises ou des États peut- elle être facteur de crise? 4) Pourquoi l interconnexion des économies fragilise t elle l économie mondiale? Document 3 livre de TES Hachette p 40 questions 1 à 2 + questions de cours. Synthèse : On peut définir les fluctuations économiques comme des mouvements de l économie autour d une tendance de long terme. Elles désignent des mouvements de hausse et de baisse de l activité économique. Au cours de l expansion, la production, l emploi, les prix et les revenus augmentent, et inversement au cours de la récession et de la dépression. Le repérage de ces fluctuations s opère grâce à des séries statistiques qui portent sur le volume de la production, les prix, le chômage, le niveau des stocks, etc. Deux visions s opposent de l analyse des fluctuations économiques. Une vision dualiste qui considère que les fluctuations économiques ont existé mais que les croissances keynésienne et fordiste les ont fait disparaître, et une vision intégrée pour laquelle la croissance s accompagne de fluctuations. Certains économistes ont tenté de repérer les régularités et de mettre en évidence de véritables cycles économiques. Chaque cycle est constitué de quatre phases : expansion, crise, récession, reprise. Les fluctuations économiques seraient la superposition de plusieurs mouvements cycliques de périodicité différentes. Des cycles longs, d une cinquantaine d années, ont été découverts par N. Kondratieff. C. Juglar a décelé des cycles d une dizaine d années, appelés cycles des affaires pouvant expliquer la fréquence de crises d ampleur limitée. Ces cycles seraient de 40 mois pour J. Kitchin, ils ont des causes psychologiques résultant d une situation d information imparfaite. Mais ces classifications ne sont pas toujours observables et demeurent contestées. Ainsi, pendant les Trente glorieuses, certains économistes ont évoqué la disparition des cycles économiques. Les mouvements cycliques s atténuent sous l effet de l État- providence et des politiques de stabilisation de la conjoncture. De véritables cycles économiques sont réapparus en Occident pendant les «Trente piteuses» (1975 à nos jours) : les phases de contraction s y caractérisent à nouveau par la diminution de leurs PIB en volume (En France : 1975, 1993, ). La rupture de 1974 concomitante avec le premier choc pétrolier, ramène le taux de croissance dans sa tendance historique, plutôt proche de 3% du taux annuel moyen que celui de 5% des Trente glorieuses, mais avec des évolutions conjoncturelles inédites comme la corrélation positive entre la stagnation et l inflation. Ainsi, après les Trente glorieuses, s ouvre une nouvelle période de crises. À la stagflation de la fin des années 1970, succèdent de nombreuses crises financières (la bulle immobilière au Japon en 1990, La crise mexicaine en 1994, la crise asiatique en 1997, La crise des marchés obligataires en Russie en 1998, 5

6 l éclatement de la bulle internet en 2000, La crise Argentine en 2001, la crise du Brésil en 2002, la crise des subprimes en 2008). Un nouvel environnement économique plus incertain et plus mondial s impose aux États avec la globalisation financière. 2) L analyse des fluctuations repose sur l étude des différences entre la croissance effective et la croissance potentielle. Documents 6 à 10 livre de TES Hachette p 42 et 43 questions 1 à 3 + questions de cours. Synthèse : A long terme, la croissance suit un Trend (une tendance régulière). La croissance de long terme dépend des quantités de facteurs de production disponibles dans une économie et de l état des technologies. Cette croissance de long terme dessine la croissance potentielle d une économie, c est à dire le sentier de croissance de long terme que l économie devrait suivre en l absence de chocs exogènes et de tensions. La croissance économique potentielle est évaluée par le taux de croissance du PIB potentiel, c est à dire le PIB maximal qui pourrait être réalisé grâce à la pleine utilisation des facteurs de production disponibles. Le PIB potentiel est donc l évaluation de la production maximale qu il serait possible de réaliser sans tension inflationniste : c est une mesure des capacités d offre de l économie. La croissance effective est le plus souvent différente de la croissance potentielle, l économie alterne des périodes de «surchauffe» et de ralentissement. La croissance effective, c est à dire la croissance observée dépend à la fois de facteurs structurels (croissance potentielle) et de facteurs conjoncturels (les cycles économiques). Les fluctuations économiques mesurent la différence entre croissance effective et croissance potentielle. Lorsque la croissance effective est supérieure à la croissance potentielle, cela conduit à des tensions inflationnistes (on parle de «surchauffe») ; lorsque la croissance effective est inférieure à la croissance potentielle, on assiste à une montée du chômage. L écart («gap» en anglais) entre croissance effective et croissance potentielle permet donc d appréhender l instabilité de la croissance. Face à une situation où la croissance est insuffisante pour assurer le plein emploi, il convient de déterminer si cela résulte d une croissance effective inférieure à la croissance potentielle (ce qui relève d une politique conjoncturelle) ou d une croissance potentielle insuffisante (ce qui relève d une politique structurelle). 3) La crise des subprimes et ses conséquences : Document 4 : Des subprimes à la crise bancaire et boursière. Les crédits subprimes sont des crédits immobiliers proposés à des ménages américains aux revenus faibles et ne pouvant accéder aux emprunts normaux dits primes. Par rapport aux primes, les taux d'intérêt sont plus élevés et les remboursements, étalés sur 2S ou 30 ans, s'élèvent au cours du temps. Ce type de crédit représente 23 % des nouveaux prêts immobiliers en 2006 et touche six millions de ménages. Cet essor s'explique par l'absence de règles protégeant les emprunteurs vulnérables, le boom de l'immobilier protégeant les créanciers, le développement de la titrisation. Les crédits subprimes sont fractionnés et incorporés à d'autres titres pour être ensuite revendus sur les marchés financiers. Cette opération permet de partager les risques entre de nombreux créanciers mais les dissémine dans l'ensemble du système financier. 6

7 Au second semestre 2006, le retournement du marché immobilier provoque la hausse des défauts de paiement et sème le doute sur la qualité des produits titrisés. Les institutions financières craignent des faillites bancaires d'autant plus qu'il est difficile de connaître l'exposition réelle des banques aux produits titrisés. Les conditions de la crise se trouvent réunies. Les banques arrêtent de se prêter entre elles. Pour se procurer des liquidités, elles vendent les titres qu'elles détiennent sur le marché financier. À la crise de liquidité s'ajoute une crise de solvabilité du fait de la dépréciation des actifs des banques et des pertes dues aux défauts de paiement. La crise atteint son paroxysme quand la banque d'affaires Lehman Brothers fait faillite le 12 septembre 2008 sans que les autorités américaines n'interviennent. Cette faillite provoque des réactions en chaîne : chute des marchés financiers mondiaux, défiance réciproque des banques, blocage du marché interbancaire 1. Les pouvoirs publics réagissent soit en prenant des participations dans les banques, soit en leur octroyant des prêts pour reconstituer leurs fonds propres. Au total, entre juin 2007 et le début 2009, les banques ont perdu près de 700 milliards de dollars et les principaux indices boursiers ont chuté de 40 à 60 %. Source : D'après Nicolas Couderc, Olivia Montel- Dumont, «Des subprimes à la crise mondiale», Les Cahiers français, na 359, La Documentation française, novembre- décembre Questions : 1) Définissez : subprimes, titrisation. 2) Comment expliquer le succès des crédits subprimes? 3) Par quels mécanismes le retournement du marché américain a t il provoqué une crise bancaire et boursière? Document 5 : Une crise économique sévère ( ). Source :FMI Questions : 1) Par quelques chiffres significatifs, montrez l ampleur de la crise sur la croissance du PIB mondial et des pays avancés. 2) La crise touche t elle aussi fortement les économies émergentes et en développement que les pays avancés? 3) Quelle est l évolution du taux de chômage aux Etats- Unis et dans la Zone euro de 2006 à 2010? 7

8 Document 6 : De la crise économique aux politique de relance. Source : livre de TES Magnard Questions : 1) Expliquez les relations entre la contraction de l offre de crédit, la baisse de la demande et la baisse de la production. 2) Montrez que la baisse de la valeur du patrimoine provoque un effet de richesse négatif dans l économie. 3) Montrez que les difficultés des entreprises et le chômage s entretiennent mutuellement. 8

9 Document 7: Le risque de déflation toujours présent. Source : Manuel de TES magnard Questions : 1) Quels sont les indices de risque de déflation? 2) Pourquoi la déflation est elle une situation dangereuse? Document 8 : Les conséquences sur la croissance potentielle. Source : Manuel de TES magnard Cours de terminale ; M Gosse 2012/

10 Questions : 1) Pourquoi la croissance potentielle est- elle affectée par les crises financières? 2) Comment expliquer la baisse de la production potentielle en 2010? 3) Quels peuvent être les effets des crises financières sur le chômage? Synthèse : Déclenchée par la crise des subprimes, la crise économique mondiale qui sévit depuis l automne 2008 est la plus longue et la plus grave observée depuis celle des années L éclatement de la bulle immobilière américaine a entraîné une crise financière systémique qui a plongé les pays avancés dans une grave récession. Le défaut de paiement d emprunteurs américains peu solvables, à la suite de l éclatement de la bulle immobilière aux Etats- Unis a conduit à une crise de liquidité bancaire en août Malgré l intervention massive des pouvoirs publics, les difficultés des banques perdurent et la crise bancaire se traduit par un Krach financier en septembre La crise financière s étend à l économie réelle et les gouvernements réagissent en 2008 par de vastes plans de relance. Cependant, début 2010, la dérive des finances publiques dans plusieurs pays provoque la crise des dettes souveraines dans la zone euro. Les causes de cette crise financière sont nombreuses. Cette crise résulterait d un excès de crédit aux États unis dans l immobilier (crise des subprimes) et se transmet au reste du monde par une innovation financière ; la titrisation. Elle serait la conséquence du développement de la bulle immobilière favorisée par la politique monétaire d Alan Greenspan (faibles taux d intérêt) et de l endettement des américains avec la croissance des déficits jumeaux (déficit du budget de l État fédéral et déficit de la balance des transactions courantes) qui dés son ralentissement, met en difficulté les entreprises et les pays fournisseurs. La crise bancaire et la crise financière ont provoqué une chute brutale de la demande, de la production et une hausse du chômage. Les pays avancés risquent la déflation. B) Les explications des fluctuations économiques. Plusieurs analyses cherchent à expliquer l instabilité de la croissance économique. Pour certains économistes, les cycles s expliquent par des causes exogènes : des chocs positifs entraînant la croissance et des chocs négatifs, la récession. Il existe deux types de choc : le choc de la demande affectant la demande de biens et services et le choc d offre qui influence les coûts de production. D autres économistes montrent que les fluctuations résultent du cycle des affaires. Il s agit alors d explications endogènes. Cette analyse considère le cycle économique comme une caractéristique normale de l activité économique. Le cycle des affaires est fortement lié au comportement des banques : c est le cycle du crédit. 10

11 1) Les fluctuations économiques sont d origine exogène. Document 9 : Chocs sur la demande, chocs sur l offre. Source : manuel de TES magnard. Questions : 1) Représentez par un graphique les conséquences d une baisse des retraites sur la production et les prix. 2) Représentez par un graphique les conséquences de la généralisation d internet sur la production et les prix. Document 10 : L insuffisance de la demande anticipée : cause fondamentale des dépressions pour J M Keynes. La force de la théorie keynésienne est de pouvoir expliquer la dépression et de donner les moyens de la combattre. Pour J. M. Keynes, l'instabilité de l'investissement s'explique par l'incertitude du futur: les entrepreneurs ne peuvent uniquement se fonder sur un calcul rationnel pour prendre leurs décisions. Leur meilleure chance de ne pas se tromper est de faire comme les autres, c'est- à- dire d'investir en même temps que les autres entrepreneurs. Ce comportement mimétique donne une importance décisive au «climat des affaires», à l'optimisme ou au pessimisme des entrepreneurs. Une tendance pessimiste incitera les entrepreneurs à réduire leurs investissements. Or l'investissement est un élément important de la demande et sa baisse contamine la consommation. Une fois enclenché, ce processus est cumulatif. Keynes ne croit pas au rééquilibre automatique du marché qui passerait par une baisse des salaires jusqu'à ce qu'il soit profitable d'embaucher davantage. L'emploi, comme l'investissement, est déterminé par les perspectives de ventes: un entrepreneur n'embauchera que s'il pense pouvoir écouler sa production. Les 11

12 entrepreneurs doivent donc anticiper la demande pour décider du niveau de production. Si la demande anticipée est insuffisante, le niveau de production ne permettra pas le plein- emploi. Keynes propose d'augmenter la demande par une baisse du coût du crédit et par des investissements publics compensant la défaillance de l'investissement privé. D'après Arnaud Parient y, «D'où viennent les récessions?», Alternatives économiques, n' 2010, janvier Questions : 1) Qu est ce qui conduit les entrepreneurs à adopter des comportements mimétiques? 2) Pourquoi les entrepreneurs décident ils du montant de leur production en anticipant la demande? 3) Pourquoi l intervention de l État est- elle nécessaire pour sortir de la dépression? Document 11 : Les cycles : des cycles d équilibre? Jusqu'aux années 1980, les économistes considèrent que la croissance suit un trend et qu'à la fin de la fluctuation, l'économie revient à son taux de croissance tendanciel. Les économistes de la nouvelle école classique (NEC) et de la théorie des cycles réels pensent au contraire que la tendance générale n'existe pas, que chaque fluctuation provient de chocs exogènes aléatoires et qu'ils ont une influence permanente. Pour ces économistes, les agents économiques font des anticipations rationnelles et ne peuvent pas se tromper. Ils ne réagissent qu'à des chocs réels. Par exemple, en présence d'une politique monétaire expansive, les agents dont le salaire nominal augmente anticipent une inflation et une stagnation du salaire réel. Ils n'augmentent donc pas leur offre de travail. La monnaie n'a pas d'influence sur l'activité économique. Les chocs réels les plus importants sont les chocs technologiques qui modifient le trend de croissance. Ils provoquent une expansion (car les gains de productivité entraînent une hausse des salaires réels) par un mécanisme d'impulsion de la production et de l'emploi puis par un phénomène de propagation. L'irrégularité du progrès technique explique le caractère irrégulier de la croissance économique. Toute fluctuation s'explique par le comportement des agents économiques qui s'adaptent à la nouvelle contrainte induite par un choc. Les cycles sont des cycles d'équilibre et toute action gouvernementale contra- cyclique est inefficace, voire dangereuse. Les 12

13 seules actions bénéfiques des gouvernements sont celles qui favorisent le progrès technologique et ainsi la croissance sur longue période. Cependant, les politiques monétaires restrictives peuvent provoquer des récessions et on n'observe pas de déclins technologiques importants susceptibles d'expliquer les récessions. D'après Marc Montoussé, Isabelle Waquet, «La Nouvelle théorie classique des cycles», 100 fiches de micro et de macroéconomie, Bréal, Questions : 1) Qu est ce qu un choc exogène? 2) Comment M Friedman explique t il le cycle? 3) Comment les économistes de la théorie des cycles réels expliquent ils le cycle? Documents 5, 8 Hachette p 46 et 47 + questions de cours. Synthèse : On peut considérer que les crises sont issues de chocs exogènes : elles ne sont pas produites par le système capitaliste lui- même, mais par des phénomènes extérieurs (catastrophes naturelles, situations géopolitiques, interventions de l Etat, innovations technologiques). Dans la théorie des cycles réels (économistes de la nouvelle école classique : Edward Prescott, Finn Kydland, Charles Plosser et Robert Barro), les fluctuations économiques résultent de chocs exogènes aléatoires (chocs technologiques). Les économistes du cycle réel considèrent que les chocs proviennent essentiellement de l offre. Ils distinguent les chocs exogènes qui peuvent résulter d un accident climatique, d une augmentation de prix de biens importés (choc pétrolier, guerre, révolutions) et les chocs concernant le progrès technique et la productivité qui modifient la fonction de production et le trend de croissance. C est l irrégularité du progrès technique qui explique le caractère irrégulier de la croissance. Pour ces théoriciens, les cycles sont des cycles d équilibre et toute action gouvernementale contra- cyclique est inefficace. Les seules actions bénéfiques des gouvernements sont celles qui favorisent le progrès technologique et ainsi la croissance sur longue période. Les fluctuations économiques peuvent s expliquer par des chocs sur l offre (choc pétrolier) et sur la demande globale (crise de 1929). Les chocs de l offre sont des variations des conditions de la production, ils découlent de la productivité ou du prix des facteurs de production. Les chocs d offre négatifs sont causés généralement par une hausse du coût des matières premières (chocs pétroliers de 1973, 1979), par des augmentations de salaires supérieures aux gains de productivité ou par un alourdissement de la fiscalité sur les entreprises. En cas de choc négatif, l activité économique devient plus coûteuse et les entreprises les moins productives et compétitives risquent d être acculées à la faillite. Inversement, lorsque des innovations permettent des gains de productivité et abaissent les coûts unitaires de production, elles produisent un choc d offre positif : en abaissant les prix des produits, elles favorisent leur diffusion auprès des consommateurs et donc l augmentation de la production. En cas de choc d offre positif, la situation des producteurs s améliore par la diminution de leurs coûts de production ; ils peuvent dés lors produire davantage et stimuler la croissance. On parle de «choc de demande» quand l une des composantes de la demande globale adressée aux producteurs se modifie. Lorsque la demande est affectée par des chocs positifs, sa hausse peut impulser une phase d expansion. Inversement, si des chocs de demande négatifs se produisent, ils peuvent provoquer une diminution de la demande globale et conduire à une récession. Lorsque la demande ralentit, la demande peut baisser beaucoup plus fortement si les entreprises font des anticipations pessimistes et décident de réduire leurs stocks 13

14 (hausse du chômage accentue ce ralentissement). Inversement, lorsque la hausse de la demande s accélère, les entreprises produiront d autant plus qu elles doivent reconstituer leurs stocks. 2) Les fluctuations économiques sont inhérentes au système capitaliste et sont d origine endogène. Document 12 : Les innovations majeures peuvent générer des fluctuations économiques. Schumpeter propose un schéma explicatif des cycles longs [d'une durée d'environ un demi- siècle], Le début de l'expansion est caractérisé par le bourgeonnement de produits et procédés nouveaux (les grappes d'innovations), alimenté par les profits élevés et un crédit bancaire abondant, porté par des entreprises nouvelles, Ces profits élevés sont engendrés par la position de monopole dont bénéficient les innovateurs [ ], C'est la phase d'intense destruction créatrice (les entreprises anciennes, porteuses de technologies obsolètes, sont chassées du marché par les entreprises nouvelles) et de forte croissance économique, car les innovations suscitent des investissements. Puis les innovations se font moins nombreuses et moins radicales, la croissance ralentit et le profit diminue du fait de l'érosion des positions de monopole. Lorsque les profits deviennent trop faibles, l'investissement se réduit, une crise ouverte éclate, entraînant des faillites d'entreprises et une récession. [... ] Une fois l'assainissement réalisé (les entreprises les moins viables ayant disparu), les conditions sont mûres pour un redémarrage. Source : Dominique GUELLEC et Jean- Paul PIRIOU,«Croissance et innovation», Croissance, emploi et développement, La Découverte, coll. Repères, 2007 Questions : 1) Décrivez les grands traits caractéristiques d une phase d expansion économique selon Schumpeter. 2) Pourquoi l expansion finit elle par s essouffler? 3) En quoi une innovation peut elle générer un choc d offre dans l économie? Synthèse : De nombreuses théories insistent sur le fait que le système capitaliste, en lui- même, est instable. Il tend vers le déséquilibre, non pas en raison de chocs exogènes, mais en raison de sa logique propre. Dans Business Cycles (1939) J Schumpeter explique les fluctuations économiques par la diffusion des innovations et le rôle du crédit. Les innovations majeures bouleversent l organisation économique et sont à l origine de cycles longs ; elles donnent lieu à une série d innovations mineures qui se diffusent progressivement et sont le fait d imitateurs. Le progrès technique et par suite l activité économique, sont de nature cyclique. Le schéma explicatif de Schumpeter repose sur la diffusion de l innovation et la distinction entre firmes innovantes et firmes routinières : l expansion s achève quand la diffusion est complète et la production parvenue à maturité, ce qui 14

15 provoque un niveau excédentaire de production face à une demande stagnante et une chute des prix qui précipite la récession. Schumpeter insiste sur le rôle des banques et la création monétaire dans l explication des cycles (le crédit est nécessaire pour financer les innovations). Il considère l apparition des crises comme un phénomène normal. La nouvelle économie Keynésienne dans les années 1980 montre que les cycles économiques peuvent être de nature endogène et résultent des décisions d agents ayant une information imparfaite. J Stiglitz (prix Nobel en 2001) et A Weiss expliquent le cycle des affaires par les asymétries d information qui pèsent sur les banques. Le comportement des agents en situation d incertitude rend le système économique instable. 3) Le cycle du crédit contribue à expliquer le caractère endogène de l instabilité de la croissance. Document 13 : la spéculation conduit aussi à l apparition de bulles d actifs. On a souligné, pour la stigmatiser, la pratique des call loans [...]. Le mécanisme est simple: l'acheteur règle 10 % du prix de l'action et emprunte 90 % à l'agent de change; ce dernier se procure la somme auprès des banques, en empruntant de l'argent au jour le jour. [...] Supposons donc une action qui vaut 100; l'acheteur avance 10 et le courtier 90 que lui prête la banque. Si les cours montent disons jusqu'à 110, il est possible de revendre l'action avec un bénéfice de 10, que se partageront le courtier et son client. Avant de recommencer... Cette technique d'achat «à la marge» a été largement utilisée en , et les prêts aux brokers, c'est- à- dire aux courtiers, ont évolué de manière rapide: de 4 milliards de dollars au 31 décembre 1927 à [...] 8,5 milliards au 4 octobre 1929 [ ]. Le mécanisme des call loans ne fonctionne qu'à une seule condition, il faut que les cours montent. [...] L euphorie caractéristique du «boom» spéculatif est en soi révélatrice d'une escalade fragile, puisque la contrepartie «réelle» des actions - usines, machines, stocks de marchandises, [bénéfices réalisés] - est délaissée. Source : Bernard GAZIER, La crise de 1929, PUF, coll. Que sais- je?, Questions : 1) Donnez une définition de la spéculation. 2) Que signifie la phrase soulignée. 3) Que risque t il de se passer pour les spéculateurs si le cours des actions baissent? Document 14 : l attitude des banques peut renforcer les effets négatifs d un krach boursier. Source : Manuel de TES Bordas Cours de terminale ; M Gosse 2012/

16 Questions : 1) Pourquoi les banques peuvent elles être tentées de moins prêter suite à un krach boursier? 2) La baisse des crédits distribués n est elle imputable qu aux banques? 3) Pourquoi les ménages ont- ils tendance à reporter leurs achats de biens durables suite à un krach boursier? 4) Quelles sont les deux composantes de la demande globale pouvant être affectées par un krach boursier? Document 15 : crise financière et crise de l économie réelle se renforcent mutuellement. La crise de se transforme en grande dépression du fait des crises bancaires qui ébranlent l'ensemble de l'économie américaine à partir de la fin de [... ] Des milliers de banques font faillite [en raison de pertes suite à la crise financière, de faillite de débiteurs qui ne remboursent donc pas leurs dettes et d'un mouvement de retrait des dépôts des clients]. Le nombre total de banques aux États- Unis est divisé par deux. Qui dit disparition des banques dit recul du crédit, d'où difficultés des entreprises pour financer tant leurs fonds de roulement1 que leurs investissements, donc baisse accrue des prix (pour obtenir des liquidités à tout prix), licenciements (pour éviter de payer les salaires), chute de la production et du pouvoir d'achat, et donc aggravation de la crise. [... ] La chute de la valeur des actifs (qu'il s'agisse de la Bourse, de l'immobilier ou des actifs produits par les entreprises) conduit à une restriction brutale du crédit bancaire, qui touche particulièrement les PME. Les grandes entreprises parviennent en général à dégager plus de liquidités mais les gardent inemployées. [... ] La puissance de ce mécanisme de «défiation par la dette» (comme Irving Fisher le nomme dès 1933) tient à son caractère cumulatif dans la mesure où la destruction du système bancaire rend le crédit inaccessible aux PME, qui pour retrouver de la liquidité licencient et baissent leurs prix; cela accroît la baisse des prix générale, qui empire les difficultés des firmes endettées, multiplie les faillites, qui empirent en retour la situation des banques. Source : Pierre- Cyrille HAUTCŒUR, La crise de 1929, La Découverte, coll. Repères, QUESTIONS : 1) Pourquoi la crise économique accroit- elle le nombre des faillites bancaires? 2) Pourquoi les faillites bancaires aggravent- elles la crise économique? 3. Expliquer. Pourquoi les PME sont elles les plus exposées à l'effondrement du crédit? Document 3 Hachette p 45. Synthèse : Les fluctuations résultent du cycle des affaires. Cette analyse considère le cycle économique comme une caractéristique normale de l activité économique. Ce cycle est lié au comportement des banques qui relâchent leurs conditions d octroi du crédit en période d expansion et qui les restreignent en période de récession. Ainsi les activités financières et monétaires peuvent engendrer des fluctuations économiques. Les banques centrales peuvent amplifier les comportements spéculatifs et d endettement des agents économiques en pratiquant en période d expansion des taux d intérêt trop bas, les banques commerciales en prêtant à des agents économiques ayant des projets trop risqués. Une crise financière peut être la conséquence de ces excès et plonger l économie réelle dans d importantes difficultés. En période de récession, les banques ont tendance à réduire les crédits qu elles accordent (rationnement du crédit). Cette réduction de crédit peut avoir des effets récessifs en déprimant la demande et réduire les capacités productives des entreprises qui peuvent moins investir. La conjonction des effets richesse négatifs sur les ménages, de la destruction des capitaux propres des 16

17 entreprises et des banques, du climat de pessimisme qui s installe peut entraîner l effondrement de la demande globale, de l offre et de la demande de crédit. C est ainsi que la dette conduit au «boom économique» et que celui- ci conduit à la crise lorsqu un événement provoque le retournement des anticipations et la contraction de l offre de crédit des banques. Les krachs boursiers peuvent s accompagner de crises bancaires qui entravent le financement des activités productives (cycle du crédit). Cela peut conduire à une «déflation par la dette» (I Fisher) : la baisse des prix actifs, donc de la richesse de ceux qui les détiennent, rend l endettement excessif ; la fragilité du système bancaire rend le crédit inaccessible aux PME qui pour retrouver de la liquidité licencient et baissent leurs prix, la baisse des prix augmentent le poids réel de la dette pour les firmes endettées ; les faillites se multiplient, ce qui aggrave la situation des banques. C) Les pouvoirs publics peuvent ils limiter les fluctuations économiques? En période de ralentissement, le recul de l activité économique engendre chômage de masse et baisse du revenu des ménages. Les tensions sociales et politiques augmentent. Sans intervention de l État, l économie peut entrer dans un cercle vicieux, la déflation qui renforce les difficultés économiques. La lenteur de l ajustement de l économie par la déflation a été soulignée par J M Keynes qui déclarait en 1931 «A long terme, nous serons tous morts». L intervention de l État apparaît d autant plus nécessaire que l ajustement par la déflation peut ne pas se produire. La déflation selon certains économistes pourrait assainir l économie si elle favorisait à long terme le redémarrage de cette dernière. Si elle élimine les producteurs les moins efficaces, la déflation peut créer les conditions de la reprise. Cependant, l existence d un tel phénomène de «régulation par la faillite» a fait l objet d une vive contestation de J M Keynes, qui souligne que seule l intervention discrétionnaire de l État peut permettre un redémarrage de l activité économique. Inversement, en cas de croissance économique effective trop forte par rapport à la croissance potentielle, des tensions inflationnistes peuvent se manifester et être à l origine d un cercle vicieux aux conséquences néfastes avec une baisse du pouvoir d achat de la monnaie qui mine la confiance des agents économiques et une perte de la compétitivité prix au niveau international. La baisse du pouvoir d achat des ménages peut alors entraîner un ralentissement de l activité économique. Pour limiter l ampleur des fluctuations économiques, les pouvoirs publics peuvent mener des politiques conjoncturelles. Elles ont pour finalité d orienter sur le court terme, l activité économique dans un sens jugé souhaitable : soutien de la croissance et de l emploi, maîtrise de l inflation et réduction du déficit extérieur. 1) Les mécanismes cumulatifs susceptibles d engendrer déflation et dépression économique et leurs conséquences. Documents 1, 2 livre de TES Hachette p 48, questions 1 à 3 + questions de cours. Documents 5, 7, 8 et 9 livre de TES Hachette p 50 et 51 questions 1 à 4 + questions de cours et de synthèse 17

18 Exercice : Complétez le schéma avec les expressions suivantes : Déflation, taux d intérêt réels, négatives (2 fois), hausse (3 fois), baisse (7 fois), Les conséquences de la déflation.. Baisse du niveau général des prix. Anticipations....du coût réel de la dette. très élevés.. de la consommation de la demande. Anticipations. des débouchés pour les entreprises. Dégradation de la situation des emprunteurs. de l investissement des entreprises.. de l épargne des ménages (thésaurisation)... de la demande. Emprunts plus coûteux. de la production... du chômage. Spirale de la récession.. du revenu des ménages. 18

19 Synthèse : Les crises à l origine d un ralentissement de l activité économique peuvent entraîner une récession, et par effet d enchainement cumulatif, une baisse des prix menant à une dépression. Une croissance négative s accompagne d un chômage de masse et d une baisse du revenu des habitants. La déflation a un effet récessif en déprimant la demande. La baisse des revenus réduit les débouchés des entreprises et conduit à une baisse de la production et des investissements. La baisse des prix dégrade la situation financière des entreprises dont le chiffre d affaires diminue plus rapidement que les coûts de production. Certaines firmes font faillite ce qui aggrave le chômage. La baisse des prix des actifs et donc de la richesse, rend aussi l endettement excessif et le système bancaire fragile. Elle peut entraîner l effondrement de la demande et de l offre de crédit. Elle alourdit le poids réel de la dette pour les firmes endettées. Le déficit public s accroît en période de recul de l activité, ce qui peut engendrer des problèmes de financement des pouvoirs publics. Le chômage de masse accroît également les tensions sociales et politiques dans un pays, favorisant les mouvements qui prônent des changements radicaux dans la société. 2) Les politiques budgétaires et monétaires permettent de limiter l ampleur des fluctuations économiques. Documents 11 et 12 livre de TES Hachette p 52 et 53 questions 1 à 4 + questions de cours. Document 16 : Les expériences passées améliorent les politiques monétaires. Source : manuel de TES Bordas. Questions : 1) La BCE a t elle baissé plus fortement ses taux d intérêt après le début de la crise de 2008 que la FED ne l avait fait suite à la crise de 1929? 2) Comment peut on expliquer la différence d évolution des taux d intérêt réels? 3) Quel est l effet d une hausse des taux d intérêts réels dans l économie? 4) Comment expliquer l évolution différente de la masse monétaire en Europe entre 2008 et 2011, et aux Etats- Unis entre 1929 et 1932? Cours de terminale ; M Gosse 2012/

20 Exercice : Placer dans le schéma les termes suivants à l'aide de vos connaissances: facteurs de production; conjoncturelle; potentiel (2 fois); offre; taux d'intérêt directeurs; dépenses d'éducation; innovation technologique; infrastructures publiques; court terme; demande; effectif; impôts; long terme; dépenses publiques; efficacité; relance. Politique de.. Politique de.. Politiques de... Accroissement de la quantité (travail, capital) mobilisés. ET Politique Budgétaire Politique monétaire Renforcement de des facteurs de production. Hausse des. et baisse des... Baisse des... par les Banques centrales Objectif : rapprocher le PIB du PIB.. Objectif : élever le niveau du PIB Action à. Action à. Exercice : cours Laurent Braquet. 20

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