Dans quelle mesure la flexibilité du marché du travail permet-elle de favoriser l emploi?

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1 Dans quelle mesure la flexibilité du marché du travail permet-elle de favoriser l emploi? Indice de LPE Indice de LPE pour les contrats pérennes Document 1. Indice de législation protectrice de l emploi. Royaume- Uni Danemark Suède Pologne Italie Allemagne France Espagne 1,09 1,91 2,06 2,41 2,58 2,63 2,90 3,11 1,17 1,53 2,72 2,01 1,69 2,85 2,60 2,38 Source : OCDE, Remarque : les pays de l UE présentent des situations hétérogènes. La réglementation sur l utilisation des contrats de travail ou des procédures de licenciement est par exemple très différente d un Etat à l autre. Une manière de s en rendre compte consiste à comparer les niveaux de législation protectrice de l emploi (LPE) proposé par l OCDE. Document 2. La flexi-sécurité. La notion de flexisécurité du marché du travail s est progressivement imposée comme un idéal conciliant l objectif de sécurité des travailleurs et les impératifs de flexibilité des entreprises. Elle répond à la logique selon laquelle il faudrait «équiper les individus pour faire fonctionner le marché plutôt que d équiper le marché pour faire fonctionner les individus» (Gautié et Gazier, 2003). La stratégie européenne pour l emploi lancée en 1997 s est attachée à développer cette idée de flexisécurité dans les États membres. Les évolutions de ces dernières années montrent pourtant qu en France notamment, la flexisécurité a surtout conduit à une augmentation des emplois temporaires aux dépens des emplois permanents. Lors de la crise actuelle, l ajustement du marché du travail s est donc concentré sur les catégories de travailleurs précaires. La flexibilité a augmenté plus vite que la sécurité des travailleurs. Une telle évolution nécessite de faire émerger un autre comportement individuel des dirigeants des entreprises mais aussi des salariés. Les premiers doivent participer plus activement au développement des compétences générales, alors que les seconds doivent pouvoir décider de leur évolution professionnelle. Nous proposons d améliorer à la fois l «équipement» des salariés pour qu ils puissent être plus mobiles et ainsi prévenir les évolutions économiques conjoncturelles et structurelles, mais aussi d adapter le marché aux individus, en trouvant des incitations, voire des obligations à former les salariés et à rendre ces formations compatibles avec des mobilités hors de l entreprise. Une telle évolution irait dans le sens du récent arrêt de la Cour de cassation du 23 octobre 2007 qui oblige les entreprises à maintenir l employabilité de leurs salariés et non plus seulement à verser une cotisation obligatoire pour les former. Mathilde Lemoine, Etienne Wasmer, Les mobilités des salariés, Rapport du Conseil d Analyse économique (CAE), 2010.

2 Document 3. L expérience de la précarité. Les jours suivants, j entame la tournée des centres commerciaux de l agglomération, à portée de métro. Auchan, Leroy Merlin, Pickwick, Salon Center, Norauto Les enseignes, les réponses, les journées se mettent à se rassembler. Le soir, je feuillette la presse gratuite et la presse régionale, rubrique Petites Annonces. Mais un diplôme spécifique est souvent requis. Des expériences antérieures sont également exigées. Enfin bien souvent, formation et expérience doivent se cumuler. Les offres ouvertes aux débutants sont rares et peu attrayantes. Enfin j attaque les agences de travail temporaire. Il en existe par secteur d activité, mieux vaut le savoir et savoir à quelle porte frapper. Je finis ainsi par décrocher une mission d intérim sur une plateforme téléphonique, en périphérie de la ville. Nous sommes dix à débuter en même temps. Tous les collègues viennent d une autre banlieue. Najet prend sa voiture, comme Delphine ou Aïssa. Les autres viennent en métro. Trois heures de trajet aller-retour pour Nina. Alors le midi enfin de 14h à 16h30, l heure à laquelle les «prospects» sont moins joignables chez eux pas question de rejoindre le centre de Lille, plus animé : ça coûterait deux tickets de métro de plus. L entreprise se trouve dans une zone industrielle, le long d une voie rapide. Pas de cantine ni de four à micro-ondes. Les salariés emportent leur Tupperware. Ou grignotent les chips du distributeur. Quand il fait beau nous sortons, pour aller jusqu à l hypermarché voisin. «En touristes», précisent les collègues. Même se poser dans un café n est pas permis par le budget mensuel de ces jeunes femmes qui vivent en couple, paient un loyer et les transports au prix fort : pas d économies, donc pas moyen d acheter des cartes d abonnement plus avantageuses, tout se paie à l unité. Elsa Fayner, Et pourtant je me suis levée tôt : une immersion dans le quotidien des travailleurs précaires, Editions du Panama, 2008.

3 Dans quelle mesure la flexibilité du marché du travail permet-elle de favoriser l emploi? Introduction. Les débats sur l emploi s articulent souvent à l heure actuelle autour de la question de la «flex-sécurité», c est-à-dire la combinaison d une certaine flexibilisation du marché du travail assortie d une sécurité professionnelle pour les salariés afin de faciliter leur retour à l emploi. Pour un même niveau de croissance du PIB, les institutions du marché du travail français sont souvent critiquées en raison de l existence de rigidités institutionnelles qui aggravent le chômage. De manière générale, la flexibilité est la capacité pour les entreprises d adapter le volume de l emploi aux fluctuations de la demande sur le marché. Ce type de solution d inspiration néoclassique fait l objet de controverses en raison de ses conséquences incertaines sur le niveau de l emploi. Ainsi, nous verrons que si la flexibilité du travail peut rendre plus «fluide» le marché du travail et stimuler l emploi (I), ce type de stratégie se heurte à des limites qui sont de nature à contrecarrer ses effets bénéfiques potentiels (II). I. La flexibilité du travail améliore le fonctionnement du marché du travail et favorise l augmentation du volume de l emploi. A. La flexibilité salariale permet de garantir le plein emploi : l analyse néoclassique. -La flexibilité salariale permet d ajuster les salaires à la baisse pour assurer le plein emploi : si l on se réfère à la version standard de l analyse néoclassique, le chômage est tout simplement impossible en situation de concurrence pure et parfaite, comme est impossible tout déséquilibre durable sur les marchés de biens et services. S il existe, à un moment donné, trop d offres de travail de la part des individus pour le salaire proposé par rapport à la demande émanant des entreprises, un rééquilibrage par variation du taux de salaire se produira, car des personnes sont prêtes à accepter de travailler pour des salaires inférieurs à celui en vigueur. Réciproquement, si l offre de travail est inférieure à la demande pour le taux de salaire en vigueur, les entreprises sont en compétition pour obtenir une main-d œuvre rare. Le salaire augmente, provoquant à la fois une diminution de la demande de travail de la part des entreprises et une augmentation de l offre de travail. -L équilibrage du marché du travail repose néanmoins sur des hypothèses fortes, notamment une flexibilité totale des prix et des salaires, l homogénéité des travailleurs et une information parfaite sur les conditions de travail. A partir des années 1980, l Etat a mis en place des stratégies de flexibilité sur le marché du travail afin d augmenter le volume de l emploi : celles-ci ont contribué à «enrichir en emplois le contenu de la croissance», ce qui signifie que pour un même taux de croissance du PIB, l économie française crée davantage d emplois (réduction des cotisations sociales à la charge des employeurs, essor des emplois précaires, etc.) -Selon la modélisation néoclassique, le salaire minimum peut être considéré comme une rigidité sur le marché du travail, engendrant du chômage. En effet, les entreprises n embaucheraient pas au SMIC des salariés dont le niveau de productivité nécessiterait qu ils soient embauchés à un salaire inférieur. B. La flexibilité quantitative permet aux entreprises d ajuster le volume de l emploi à la conjoncture. -Selon la théorie néoclassique, la flexibilité du travail permet aux entreprises de réduire leurs coûts de production sur le long terme et de stimuler la demande de travail. La flexibilité du travail permet aux entreprises d ajuster la quantité de travail à la demande sur les marchés. La flexibilité quantitative externe permet d avoir recours aux «formes particulières d emploi» (CDD, intérim, stages, emplois aidés, etc.) tandis que la flexibilité interne permet d adapter le volume d heures de travail au sein de l entreprise. La flexibilité organisationnelle permet de modifier l organisation du travail lorsque c est nécessaire.

4 -Le processus de «destruction créatrice», sous l effet du progrès technique, nécessite une adaptation aux fluctuations économiques, en particulier pour les entreprises soumises à une concurrence exacerbée par la mondialisation. La flexibilité du travail, sous toutes ses formes, est alors une nécessité pour que des emplois moins productifs soient remplacés rapidement par d autres, plus productifs et mieux payés, limitant ainsi le chômage et facilitant l emploi dans une économie où la concurrence est intense. C est la raison pour laquelle de nombreux économistes évoquent les avantages de la flexi-sécurité (voir document 2). -La flexibilité du travail permet aux entreprises de réduire leurs coûts salariaux et ainsi leurs coûts de production, ce qui présente deux avantages induits : la hausse des profits et donc de l investissement, de la production et de l emploi ; des gains en termes de compétitivitéprix puisque la réduction des coûts de production permet de baisser les prix de vente et de conquérir des parts de marché à l exportation. -L observation montre que l on peut envisager deux modèles du marché du travail : un modèle américain où la flexibilité du travail est forte, le chômage faible, mais les inégalités de salaires fortes ; et un modèle européen de marché du travail où la flexibilité est faible, le chômage relativement élevé, mais les inégalités de salaires plus faibles. Le document 1 montre que, selon les données de l OCDE (2008), la protection de l emploi demeure relativement forte sur la marché du travail. Les progrès de la flexibilité du marché du travail sont soutenus par l analyse économique afin d accroître le volume de l emploi, et les bons résultats des économies ayant adopté ces politiques en renforcent l idée. Cependant, la flexibilité peut entraîner des effets pervers tant au niveau de l entreprise (microéconomie) que de l économie nationale (macroéconomie) qui limitent voire annulent ces effets bénéfiques sur l emploi. II. La flexibilité du travail peut toutefois entraîner des effets pervers qui freinent voire annulent l impact positif sur l emploi. A. Les effets pervers de la flexibilité du travail au niveau microéconomique de l entreprise -Au niveau (microéconomique) de l entreprise, la flexibilité du travail excessive peut générer des coûts masqués importants : baisse de l incitation au travail et baisse de la productivité du travail (effet du salaire d efficience à l envers), l instauration d une relation de court terme avec l entreprise décourageante pour le salarié et produire une incitation à l absentéisme, créer peu d incitation à s insérer dans une communauté de travail dans le cadre de contrats à courte durée, etc. Au final, ces coûts pour l entreprise peuvent égaler, voire surpasser les gains en termes de réduction du coût du travail. La flexibilité du travail aboutit alors paradoxalement à une baisse de l efficacité du travail et donc à une baisse des profits, de la compétitivité, de l investissement et de l emploi. -Si la flexibilité du travail est un avantage pour l entreprise en termes d efficacité, elle est un vecteur de précarité pour le salarié (comme le montre le document 3). Le recours aux formes particulières d emploi (FPE) (CDD, intérim, emplois aidés...), dans le cadre de la flexibilité numérique externe, est synonyme de baisse du degré de sécurité de l emploi : sur une période donnée, la probabilité de perdre son emploi devient plus grande. B. Les effets pervers de la flexibilité du travail à l échelle macroéconomique : instabilité des revenus et de la demande anticipée. -Au niveau (macroéconomique) de l économie nationale, la flexibilité quantitative et salariale peuvent réduire les coûts salariaux, mais elles réduisent aussi les revenus des ménages, et donc la demande anticipée par les entrepreneurs et donc l investissement, la croissance et l emploi. -Les contrats précaires peuvent également déstabiliser la consommation des ménages (difficulté d endettement des ménages, de recours au crédit, instabilité des revenus) et risquent d aggraver la récession économique. Les individus peuvent alors être moins incités à consommer (compte tenu de l incertitude pesant sur le revenu), ou rencontrer de plus

5 grandes difficultés à se loger (beaucoup de propriétaires exigeant un CDI de la part de leurs locataires). -De plus, si une baisse des salaires peut être rationnelle au niveau microéconomique, cela peut engendrer une baisse de la croissance au niveau macroéconomique, celle- ci étant tirée en grande partie par la consommation en France. Conclusion. Les effets de la flexibilité sur le volume de l emploi demeurent incertains. Les progrès des formes particulières d emploi ont incontestablement permis le plein emploi dans les pays anglo-saxons mais au prix de déséquilibres importants comme le creusement des inégalités salariales, l extension du phénomène des travailleurs pauvres, et l accentuation du dualisme du marché du travail. La flexibilité du travail peut constituer un atout dans une économie de «destruction créatrice» où les mutations technologiques rapides imposent aux entreprises de réagir rapidement aux fluctuations de la demande, mais elle peut aussi favoriser une instabilité des revenus aux effets délétères sur la croissance et l emploi.

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