Faut-il encourager les ménages à épargner?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Faut-il encourager les ménages à épargner?"

Transcription

1 Faut-il encourager les ménages à épargner? Analyse du sujet : Nature du sujet : Sujet de type «discussion». Problématique explicite. Mots-clés : Ménages ; épargner épargne des ménages Encourager Epargne des ménages : - Dans la comptabilité nationale, l épargne d un secteur institutionnel est la partie du Revenu disponible brut non consommée : Epargne brute = RDB consommation finale. - Par convention, le SI des ménages est, avec les APU, le seul à «consommer à titre final» ( les entreprises ne consommant pas à titre final, leur épargne est équivalente à leur RDB). - L épargne brute des ménages est utilisable pour la FBCF (= achat de logements, ). C est l épargne non financière. Le reste sera placé dans des actifs monétaires (dépôts à vue dans les banques et monnaie fiduciaire) et financiers (dépôts bancaires non monétaires, dont le degré de liquidité peut varier, titres : actions obligations, parts de placements collectifs (OPCVM, FCP, fonds de pension, souscription d assurances). C est l épargne financière. - Individuellement, les ménages peuvent être emprunteurs nets (épargne nette négative) ou prêteurs nets (épargne nette positive). Idem pour les autres agents composant les autres SI. Toutefois, au niveau macroéconomique, le SI des ménages est généralement prêteur net. L épargne dégagée servant à financer les autres SI : entreprises, et APU dans le cas d un déficit budgétaire. - Déterminants de l épargne : niveau / structure o Keynes : le comportement économique essentiel est «la consommation» des ménages : fonction stable du revenu courant disponible (déterminé par : salaires, revenus sociaux, revenus des placements, fiscalité). L épargne n est que le solde du revenu disponible une fois les décisions de consommation réalisées. Dans ce cadre, l épargne est aussi une fonction stable (propension marginale à épargner constante) du revenu courant. Le taux d épargne est une fonction croissante du revenu courant : 07/07/2007 1

2 C = c.y + C 0 avec 0 < c = pmc < 1 constante et C 0 > 0 PMC = C / Y = c + (C 0 / Y) fonction décroissante de Y S = Y C = (1-c).Y C 0 PMS = S / Y = (1-c) (C 0 / Y) fonction croissante de Y Des anticipations pessimistes des consommateurs peuvent conduire à une «sous-consommation», qui se traduit par une épargne de précaution. Cette épargne reste improductive car elle n est pas utilisable pour le financement des investissements ( thésaurisation). o Comme les études empiriques suggèrent un lien plus complexe entre évolution du revenu courant disponible et consommation, des théories ultérieures prennent en compte l incidence des revenus passés et des habitudes de consommation (Duesenberry, Brown). Les fluctuations de l épargne lissent alors l évolution de la consommation à la suite d un choc sur le revenu courant. Mais ces adaptations de la fonction keynésienne sont peu satisfaisantes sur le plan théorique. o Vision néo-classique : arbitrage consommation / épargne = arbitrage intertemporel, sous contrainte de richesse (= somme des flux de revenu actualisés) en fonction du niveau du taux d intérêt. L épargne est une consommation différée, le taux d intérêt est donc le prix de la renonciation à la consommation chez Keynes, le taux d intérêt est le prix de la renonciation à la liquidité o Friedman (1957) : Bases néo-classiques Théorie du revenu permanent (# richesse). La consommation est une fonction stable du revenu permanent, mais instable du revenu courant. La consommation ne s adapte qu en cas de choc permanent. En revanche, tout choc temporaire sur le revenu courant est absorbé par l épargne rôle contracyclique de l épargne. Dans les faits, l épargne devient parfois «procyclique» : en période de récession, les ménages ne puisent pas dans leur épargne pour maintenir leur consommation, mais augmentent au contraire leur effort d épargne, déprimant encore plus la demande globale et amplifiant donc la récession (cf. France dans les années 1990 et début 2000). Anticipations adaptatives biais systématique critiquable Intégration des anticipations rationnelles dans la fonction de consommation friedmanienne (Hall, 1978) la consommation devient une «marche aléatoire» la meilleure prévision de la consommation demain est la consommation aujourd hui, aux chocs aléatoires près (non prévisibles, même par des agents rationnels), puisque toute l information disponible est déjà incorporée dans le revenu permanent (tel que l anticipent les agents rationnels). Incorporer les revenus courants passés dans l équation de consommation n améliorerait pas la prévision de la consommation. Etudes empiriques «excès de sensibilité» de la consommation aux fluctuations présentes et passées du revenu. Les contraintes de liquidité peuvent contribuer à expliquer cet «excès de sensibilité». Elles apparaissent lorsque les imperfections sur les marchés financiers (asymétries d information notamment) empêchent les agents 07/07/2007 2

3 économiques d emprunter librement. Ainsi, un ménage dont les banques ne peuvent facilement évaluer le risque, ne peut emprunter autant qu il le souhaite pour régler sa consommation sur l idée qu il se fait de son revenu permanent. Sa consommation est donc contrainte par son revenu courant, qui finance directement la consommation et sert (flux de revenus passés) à la banque pour évaluer la solvabilité de son client. o Dans la même lignée théorie du cycle de vie. o Globalement, les déterminants du niveau d épargne au niveau macroéconomique (taux d épargne) sont : le revenu courant des ménages (donc salaires, emploi, revenus sociaux, dividendes, intérêts, fiscalité) ; l inflation (hors valeurs extrêmes, une accélération de l inflation pousse les ménages à épargner et inversement. L objectif est de maintenir le pouvoir d achat des fonds épargnés) ; la richesse (valorisation patrimoine immobilier et financier) ; les taux d intérêt ; les contraintes d endettement ; l incertitude, qui incite à la constitution d une épargne de précaution (à cet égard, des études économétriques récentes ont mis en évidence un lien entre la situation sur le marché du travail et le taux d épargne). Enfin, le fait que l Etat ait un déficit et une dette importants peut encourager des ménages «ricardiens» à épargner davantage (en prévision d un relèvement des impôts). La structure de l épargne sera déterminée par les taux d intérêt relatifs, nets de la fiscalité sur l épargne (donc le régime fiscal joue un rôle important). A long terme, la situation démographique et l organisation du système de financement des retraites pèsent à la fois sur le niveau et la composition de l épargne. - Epargne, équilibre interne et équilibre externe L équilibre emplois ressources en produits s écrit : Y = C + I + G + (X IM) (1) L équilibre en termes de revenus s écrit : Y = C + T + S (2) (1) = (2) implique : C + I + G + (X IM) = C + T + S (T G) + S I = (X IM) (3) Epargne publique + épargne privée investissement = solde extérieur Un déficit extérieur traduit une insuffisance d épargne nationale privée et/ou publique par rapport à l investissement domestique. Et inversement en cas d excédent. Or, l équilibre de la balance des paiements courants implique : (X IM) = (Ks Ke) (4) D où : (T G) + S I = (X IM) = (Ks Ke) Une insuffisance d épargne domestique par rapport à l investissement national se résout par des entrées nettes des capitaux ( importance de «l attractivité» de l économie nationale). Celles-ci prennent la forme d IDE (financements stables) ou d investissements de portefeuille (financements plus facilement réversibles). Un excès d épargne domestique induit des sorties nettes de capitaux. 07/07/2007 3

4 Un déficit public doit être compensé par une épargne privée suffisante, afin de ne pas déboucher sur un déficit externe récurrent, qui induirait nécessairement l accumulation d un endettement externe rapidement insoutenable. notion de contrainte extérieure. Les Etats-Unis (twin deficit) échappent plus longtemps que les autres pays à cette contrainte, dans la mesure où, lorsqu ils s endettent auprès des autres pays, ils émettent une monnaie qui sert de liquidité internationale (donc conservée comme réserve par les pays étrangers). Le risque de reflux de capitaux et de vente de dollars, donc d effondrement de la monnaie et de crise financière, est donc beaucoup plus tardif à apparaître. Toutefois, ces menaces semblent peser négativement sur le cours de la monnaie américaine depuis quelques mois et devraient s intensifier, selon la plupart des analyses, si aucun effort n est réalisé pour réduire les déficits public et externe. - Conséquences de l épargne : niveau / structure o L épargne est nécessaire au financement de l économie (I = S en économie fermée ; en économie ouverte, c est l épargne étrangère qui réalise l ajustement). L investissement est au cœur du processus de croissance, à court terme comme à long terme. Court terme : l investissement est une composante de la demande globale et de l offre globale oscillateur de Samuelson (= combinaison de l effet «multiplicateur» et de l effet «accélérateur» pour expliquer les cycles d activité) Long terme : rôle de l investissement (formes diverses : capital physique, humain, public ) dans les théories de la croissance endogène (Romer, 1986 par exemple). Dans les théories de la croissance exogène (Solow, 1956), le taux d épargne n agit pas sur le rythme de croissance d équilibre, en revanche il agit sur la vitesse de convergence des économies vers le sentier d équilibre. Harrod-Domar (1949) : transposition de l analyse keynésienne en dynamique : taux d épargne valeur nécessaire pour croissance équilibrée. o L accumulation d épargne par les ménages permet aux entreprises de se financer à partir de ressources préexistantes, et non via des crédits bancaires assortis de création monétaire. Cela limite les risques inflationnistes. o L épargne permet un amortissement de la dynamique cyclique : évite surchauffe de l économie en phase d expansion (donc retarde survenue inflation qui oblige la Banque Centrale à augmenter son taux d intérêt pour refroidir l économie) ; et limite l ampleur et la durée de la récession (donc évite de recourir à des politiques d expansion budgétaires aux conséquences désastreuses : inflation, éviction, pb de soutenabilité de la dette ) o L épargne, quand elle est «forcée», peut déboucher sur un investissement, sinon excessif, du moins qui ne correspond pas aux besoins de l économie Hayek (Cassel) : théories de la surcapitalisation pour expliquer les cycles. o L épargne est la clé du financement des retraites dans des économies vieillissantes la capitalisation doit venir soutenir les régimes par répartition. o Mais l épargne déprime la demande globale demande effective insuffisante, «multiplicateur» keynésien. Elle peut devenir procyclique. 07/07/2007 4

5 La consommation représente # 60% du PIB dans les économies développées. Elle constitue (avec l investissement) la principale «contribution à la croissance». Etats-Unis la consommation des ménages tire la croissance. Elle est financée par le crédit, lui-même soutenu par effets richesse liés à la valorisation du marché immobilier taux d épargne des ménages négatif (ajouté au déficit de l Etat et au déficit extérieur, cela pose un problème de «soutenabilité» de la situation) o Consommation et taux d épargne peuvent progresser ensemble si des gains de productivité suffisamment élevés sont réalisés. Ils permettent alors à la fois une hausse des revenus salariaux et une élévation des profits des entreprises demande + investissement Cf «cercle vertueux» de la «croissance fordiste» des 30 Glorieuses» (Ecole de la Régulation). Ces mécanismes nécessitent cependant la diffusion d une norme de consommation de masse. D après les régulationnistes : gains de productivité + fin norme de consommation de masse = origine de la «crise» ayant débuté à la fin des années o La structure de l épargne n est sans doute pas neutre : les entreprises ont besoin de financements stables (fonds propres). Thésaurisation et placements financiers liquides dépriment la consommation, sans se recycler dans l économie, ni financer les retraites. De même, au niveau international, des financements stables (IDE tout particulièrement) limiteront la vulnérabilité des économies endettées vis-à-vis de l extérieur. o Il ne suffit pas de dégager des ressources d épargne dans une économie. Encore faut-il qu elles soient «allouées» efficacement rôle du système de financement (= marchés de capitaux + intermédiaires financiers, dont «investisseurs institutionnels» qui jouent un rôle important dans l amplification des crises financières). Son efficacité dépend de son aptitude à évaluer et à mutualiser les risques (réduction des asymétries d information), de la qualité de la réglementation pas d entrave à la concurrence (de manière à faire du taux d intérêt un «vrai» prix de marché reflétant l offre relativement à la demande de capitaux, ce qui devrait en outre réduire le coût des financements), mais une réglementation prudentielle adaptée peut inciter à une moindre prise de risque de la part des IF. Le développement des marchés financiers, la libéralisation et la progression de la concurrence, et la régulation des systèmes de financement vont dans ce sens. Les investisseurs institutionnels sont ainsi tout à fait essentiels pour le drainage de l épargne dans nos économies contemporaines. Mais leur activité n est pas sans risque (court-termisme, amplification des crises financières ) réflexion sur une «régulation». De même, l activité des banques a profondément évolué au cours des vingt dernières années. Aspects positifs : concurrence taux d intérêt débiteurs ; volumes de financements, etc. Mais aspects négatifs : pression sur marges et rentabilité prises de risques pour compenser ; non uniforme des taux débiteurs ; sophistication gestion des risques peut paradoxalement accroître le risque de système, etc. 07/07/2007 5

6 Encourager : - Politiques favorisant l effort d épargne des ménages (appréhendé par le taux d épargne) - Fiscalité des revenus du patrimoine rémunération (nette) de l épargne. En réalité, le niveau de l épargne y est peu sensible, au contraire de la structure de l épargne - Libéralisation et modernisation des systèmes financiers offrir des placements financiers attractifs (rémunération, liquidité, adéquation avec les besoins par exemple de financement des retraites) Le cadre spatio temporel n est pas précisé. Plutôt qu adopter une approche purement théorique, mieux vaut illustrer son propos avec des exemples concrets qui sont au premier plan des préoccupations actuelles. Etats-Unis : insuffisance chronique d épargne, double déficit. En 2005, taux d épargne des ménages = -0,4% du RDB ; déficit public = -3,8% du PIB ; déficit courant = -6,4% du PIB. La part du patrimoine financier net dans le total du patrimoine des ménages est de l ordre de 50% au Royaume-Uni, et 60% aux Etats-Unis. Patrimoine non financier < 50% du patrimoine total aux Etats-Unis (redressement de 35% à 45% ces dernières années) France : En 2005, taux d épargne des ménages = 14,9% du RDB ; déficit public = -2,9% du PIB. La baisse du taux d épargne des ménages permet de soutenir la consommation et de renforcer le mouvement de reprise qui se dessine depuis Donc effet procyclique, sans doute en partie lié à l amélioration du marché du travail qui réduit l incitation à l épargne de précaution. Le taux d épargne reste cependant élevé. Des mesures sont envisagées par le gouvernement pour encourager la consommation (notamment en facilitant l endettement à court terme. Flux de dettes/rdb # 2% entre 1995 et 1998, # 4% jusqu en 2003, puis augmente jusqu à 6% en 2005, c'est-à-dire un niveau équivalent à celui des années 1980 (encore loin des anglo-saxons. Par exemple : 24% au Royaume- Uni). Encours endettement/rdb passe ainsi de moins de 50% dans les années 1990 à plus de 65% en Part des actions et autres participations (détention directe de titres) dans le portefeuille (encours) des ménages est restreinte. Après un maximum de 14% en 1999, après l éclatement de la bulle internet, elle est revenue à 10% en 2005, soit une proportion équivalente à celle de En revanche, les français délèguent de plus en plus la diversification de leur patrimoine à des investisseurs institutionnels (détention indirecte de titres). La part du patrimoine financier net dans le total du patrimoine des ménages est de l ordre de 30% à 35% en France (comme en Italie et en Allemagne). Les écarts par rapport aux pays anglo-saxons s expliquent par des systèmes de retraites différents. Les ménages anglo-saxons possèdent en outre des portefeuilles d obligations et d actions beaucoup plus garnis que les européens. Patrimoine non financier # 70% du patrimoine total dans les pays d Europe continentale. 07/07/2007 6

7 Problématique : Par quels objectifs économiques peut-on justifier une politique visant à inciter les ménages à renforcer leur effort d épargne? Dans quelle mesure renforcer son efficacité en minimisant ses risques? Suggestion de plan : I L épargne : clé d une croissance stable, saine et équilibrée, donc durable A Epargne des ménages, équilibre interne et externe, et dynamique de court terme 1) Renforcer l épargne des ménages pour assurer la «soutenabilité» du solde courant. L épargne des ménages compense le déficit public, donc réduit le déficit externe assouplissement de la contrainte extérieure. Le déficit extérieur est financé par les capitaux étrangers. L attractivité de l économie domestique est soutenue par l amélioration des fondamentaux (solvabilité + croissance à terme, cf. IB) 2) Le rôle contracyclique de l épargne des ménages au cours du cycle d activité dispense de l utilisation dangereuse de politiques de régulation de la demande. Epargne et dynamique cyclique (surcapitalisation ) B L épargne source de croissance en longue période, via l accumulation du capital 1) Les modalités de financement de l investissement sur ressources d épargne : moindre inflation, baisse des taux d intérêt, etc. 2) Epargne et investissement dans l explication de la croissance (exogène / endogène) 3) Epargne et financement des retraites II Sous réserve d une allocation efficace des ressources d épargne collectées A Les risques attachés à une demande intérieure déprimée 1) Chute de la consommation effet d accélération (sur I) et multiplicateur récession 2) L excédent externe : signe que l épargne domestique fuit une économie dont les perspectives de croissance sont jugées insuffisantes (= gaspillage de ressources) B peuvent être circonscrits par une structure adaptée de l épargne 1) Une double distinction : épargne «thésaurisée» et épargne réinjectée dans le circuit économique / épargne stable et épargne liquide 2) Renforcer l efficacité des systèmes de financement (concurrence et régulation, investisseurs institutionnels, etc.) en termes d allocation des ressources 07/07/2007 7

Chapitre 3. La répartition

Chapitre 3. La répartition Chapitre 3. La répartition 1. La répartition de la valeur ajoutée La valeur ajoutée (1) Valeur ajoutée : solde du compte de production = > VA = P CI = > Richesse effectivement créée par les organisations

Plus en détail

Epargne et investissement

Epargne et investissement Epargne et investissement Nature du sujet : Sujet de type «mise en relation». Mots-clés / Définitions : Tous! «Epargne» : Part du revenu qui n est pas consommée Epargne des ménages : - Concept le plus

Plus en détail

CHAPITRE 9 L ÉPARGNE

CHAPITRE 9 L ÉPARGNE CHAPITRE 9 L ÉPARGNE LA NOTION D EPARGNE Définition Pour Bohm-Bawerk, l épargne s analyse comme la renonciation immédiate. Pour Keynes, l épargne est un résidu de revenu quand les besoins de consommation

Plus en détail

Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques

Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques Introduction (1) 3 grands déséquilibres : inflation, chômage et croissance et fluctuations économiques Grands déséquilibres?! Écart entre l offre et la

Plus en détail

Tendance de long terme. Joachim GANACHAUD - Lycée Pasteur - Le Blanc

Tendance de long terme. Joachim GANACHAUD - Lycée Pasteur - Le Blanc Tendance de long terme PIB Crise PIB Crise Reprise Reprise Temps Temps Croissance potentielle (dépend de facteurs d offres) Variations conjoncturelles de la croissance (dépendent de la demande) Tensions

Plus en détail

Du partage public-privé du financement de la transition vers une économie plus respectueuse de l homme et de la nature

Du partage public-privé du financement de la transition vers une économie plus respectueuse de l homme et de la nature Didier Janci Didier Janci, Caisse des Dépôts, membre du Conseil Economique pour le développement durable (CEDD) Du partage public-privé du financement de la transition vers une économie plus respectueuse

Plus en détail

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Stéphane Gallon Caisse des Dépôts stephane.gallon@caissedesdepots.fr https://educnet.enpc.fr/course/view.php?id=2 1 Macroéconomie : croissance à

Plus en détail

Répression financière à la pékinoise

Répression financière à la pékinoise Répression financière à la pékinoise Résumé : - La répression financière (taux d intérêt bas, réserves obligatoires élevées ) est essentielle pour comprendre le développement de la Chine - Les contrôles

Plus en détail

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Royaume du Maroc L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Constituant une sélection mensuelle des travaux menés par les cadres de

Plus en détail

ESSEC Cours Wealth management

ESSEC Cours Wealth management ESSEC Cours Wealth management Séance 9 Gestion de patrimoine : théories économiques et études empiriques François Longin 1 www.longin.fr Plan de la séance 9 Epargne et patrimoine des ménages Analyse macroéconomique

Plus en détail

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 Mars 2015 1/12 D ANS une conjoncture internationale marquée par une reprise globale fragile, une divergence accrue de croissance

Plus en détail

Développement du marché financier

Développement du marché financier Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Développement du marché financier Juillet 1997 Document de travail n 21 Développement du marché financier Juillet 1997 Le développement

Plus en détail

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Les échanges de marchandises (biens et services), de titres et de monnaie d un pays avec l étranger sont enregistrés dans un document comptable

Plus en détail

L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte

L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte Partie 3: L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte On abandonne l hypothèse d économie fermée Les échanges économiques entre pays: importants, en

Plus en détail

Stabilité macroéconomique et financement bancaire de la

Stabilité macroéconomique et financement bancaire de la Alger, le 11 Juin 2015 Stabilité macroéconomique et financement bancaire de la croissance 1. Stabilité macroéconomique et financière Contrairement aux années 1990 marquées par l ajustement structurel (1991

Plus en détail

Chapitre 1 : Circuit économique, comptabilité nationale et équilibres macroéconomiques

Chapitre 1 : Circuit économique, comptabilité nationale et équilibres macroéconomiques Chapitre 1 : Circuit économique, comptabilité nationale et équilibres macroéconomiques 1. Le circuit économique Circuit : Quelques définitions (1) Représentation de l économie basée sur des flux (ou circulation)

Plus en détail

La dette publique japonaise : quelles perspectives?

La dette publique japonaise : quelles perspectives? La dette publique japonaise : quelles perspectives? Le Japon est le pays le plus endetté du monde avec une dette publique représentant 213% de son PIB en 2012 (contre 176% pour la Grèce). Dans ces conditions,

Plus en détail

DISSERTATION. Sujet = Dans quelle mesure une hausse de la rentabilité peut-elle stimuler l investissement?

DISSERTATION. Sujet = Dans quelle mesure une hausse de la rentabilité peut-elle stimuler l investissement? DISSERTATION Il est demandé au candidat : - de répondre à la question posée explicitement ou implicitement dans le sujet ; - de construire une argumentation à partir d une problématique qu il devra élaborer

Plus en détail

RAPPELS DU COURS PRÉCÉDENT

RAPPELS DU COURS PRÉCÉDENT RAPPELS DU COURS PRÉCÉDENT PIB + M = CF+ FBCF + S + X Demande intérieure Valeur 2006 en milliard s d'euros ) Évolutions en volume au prix de l'année précédente Évolutions en volume au prix de l'année précédente

Plus en détail

Chapitre 2 : l économie monétaire

Chapitre 2 : l économie monétaire Chapitre 2 : l économie monétaire Controverse sur la monnaie entre courants de pensée : neutre ou active Peut-on se servir de la monnaie pour absorber les déséquilibres de l économie réelle? Dématérialisation

Plus en détail

de la Banque Centrale de Tunisie Présentée à Monsieur le Président de la République

de la Banque Centrale de Tunisie Présentée à Monsieur le Président de la République Lettre introductive au 53 ème Rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie Présentée à Monsieur le Président de la République au nom du Conseil d Administration de la Banque Centrale de Tunisie Par

Plus en détail

2 Le point de vue de J.M.Keynes : le rôle de la demande effective

2 Le point de vue de J.M.Keynes : le rôle de la demande effective C LES FONDEMENTS THÉORIQUES DE LA MACROÉCONOMIE 1 Le point de vue des classiques: la loi de l'offre de J.B.Say a) L'offre crée sa propre demande 1. Les «économistes classiques» libéraux (Adam Smith, David

Plus en détail

Commission financière de l AFEP. Structure de l épargne et financement des économies européennes 21 juin 2000

Commission financière de l AFEP. Structure de l épargne et financement des économies européennes 21 juin 2000 Commission financière de l AFEP Structure de l épargne et financement des économies européennes 2 juin 2000 Jacques de Larosière Président de l Observatoire de l Epargne Européenne Le bouclage classique

Plus en détail

ÉVOLUTION DES TAUX D INTÉRÊT ET COLLECTE DE L ÉPARGNE

ÉVOLUTION DES TAUX D INTÉRÊT ET COLLECTE DE L ÉPARGNE ÉVOLUTION DES TAUX D INTÉRÊT ET COLLECTE DE L ÉPARGNE Cette étude fait le point sur l incidence que les évolutions récentes de taux d intérêt, dont elle rappelle l ampleur, ont pu avoir ou auront sur la

Plus en détail

Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro?

Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro? Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro? Document 1. L évolution des taux d intérêt directeurs de la Banque centrale européenne

Plus en détail

La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège

La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège La crise de 1929 Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège Expliquer la crise de 1929? La crise de 1929 a été l objet de nombreuses publications tentant d expliquer ses causes,

Plus en détail

Politique budgétaire. Notre objectif est d étudier les répercussions des dépenses publiques et de la fiscalité sur le revenu et l emploi.

Politique budgétaire. Notre objectif est d étudier les répercussions des dépenses publiques et de la fiscalité sur le revenu et l emploi. Politique budgétaire Notre objectif est d étudier les répercussions des dépenses publiques et de la fiscalité sur le revenu et l emploi. Nous continuons de supposer qu il s agit d une économie fermée mais

Plus en détail

Qu est-ce qu une banque?

Qu est-ce qu une banque? Qu est-ce qu une banque? Nathalie Janson 1 Financement de l Activité économique Développement des entreprises nécessite apport de fonds Les entreprises peuvent se financer de façon interne ou externe Les

Plus en détail

FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC

FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC Rabat, 19 octobre 21 M. Ahmed HAJOUB Adjoint au Directeur du Trésor et des Finances Extérieures chargé du pôle macroéconomie I- Consolidation budgétaire: expérience

Plus en détail

B - La lecture du bilan

B - La lecture du bilan 8.2 La lecture des comptes annuels B - La lecture du bilan Référence Internet Saisissez la «Référence Internet» dans le moteur de recherche du site www.editions-tissot.fr pour accéder à ce chapitre actualisé

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale?

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN 18 décembre 2014 à 14:22 Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? Ce chapitre ne fait plus partie du programme, mais il est conseillé de

Plus en détail

Crises financières et de la dette

Crises financières et de la dette Institut pour le Développement des Capacités / AFRITAC de l Ouest / COFEB Cours régional sur la Gestion macroéconomique et les questions de dette Dakar, Sénégal du 4 au 15 novembre 2013 S-2 Crises financières

Plus en détail

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Chapitre 5 Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Introduction (1/3) Dans le chapitre 4, on a étudié les aspects tactiques de la politique monétaire Comment la BC utilise les instruments

Plus en détail

EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER

EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER Chapitre 25 Mankiw 08/02/2015 B. Poirine 1 I. Le système financier A. Les marchés financiers B. Les intermédiaires financiers 08/02/2015 B. Poirine 2 Le système

Plus en détail

L équilibre Macro-Economique

L équilibre Macro-Economique L équilibre Macro-Economique Jean-Pierre Damon, octobre 1985. La position de départ des théoriciens est la situation d équilibre qui permet à la totalité de la production d être soit consommée, soit utilisée

Plus en détail

ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE

ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE Licence AES, Relations monétaires internationales 2000-2001 Feuille de Td N 1 : La balance des paiements. ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE Sources : Extraits d'articles publiés par : Recherche

Plus en détail

MARCHÉS FINANCIERS ET INVESTISSEMENTS INDUSTRIELS SEPTEMBRE 2015

MARCHÉS FINANCIERS ET INVESTISSEMENTS INDUSTRIELS SEPTEMBRE 2015 MARCHÉS FINANCIERS ET INVESTISSEMENTS INDUSTRIELS SEPTEMBRE 2015 DES TAUX D INTÉRÊT TRÈS BAS DEPUIS LONGTEMPS SANS REDÉCOLLAGE SENSIBLE DE LA CROISSANCE MONDIALE Les taux d intérêt réels à court et moyen

Plus en détail

Les dépenses et la dette des ménages

Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses des ménages représentent près de 65 % 1 du total des dépenses au Canada et elles jouent donc un rôle moteur très important dans l économie. Les ménages

Plus en détail

Propositions d éléments constitutifs d une éducation financière à l école

Propositions d éléments constitutifs d une éducation financière à l école Propositions d éléments constitutifs d une éducation financière à l école Mai 2009 Les compétences qu il faudrait avoir acquises A la fin du primaire A la fin de la scolarité obligatoire Les élèves doivent

Plus en détail

Amérique Latine : bilan et perspectives

Amérique Latine : bilan et perspectives Amérique Latine : bilan et perspectives Conférence de M. Jacques de Larosière pour le colloque organisé par le CFCE et l Institut des Hautes Etudes de l Amérique Latine (Paris, le 21 mars 2001) L économie

Plus en détail

Table des matières. Le long terme... 45. Partie II. Introduction... 1. Liste des figures... Liste des tableaux...

Table des matières. Le long terme... 45. Partie II. Introduction... 1. Liste des figures... Liste des tableaux... Liste des figures... Liste des tableaux... XI XV Liste des encadrés.... XVII Préface à l édition française... XIX Partie I Introduction... 1 Chapitre 1 Un tour du monde.... 1 1.1 La crise.... 1 1.2 Les

Plus en détail

TD n 1 : la Balance des Paiements

TD n 1 : la Balance des Paiements TD n 1 : la Balance des Paiements 1 - Principes d enregistrement L objet de la Balance des Paiements est de comptabiliser les différentes transactions entre résidents et non-résidents au cours d une année.

Plus en détail

Zone euro : la mutualisation rampante ne suffira pas à sortir de la crise

Zone euro : la mutualisation rampante ne suffira pas à sortir de la crise Juillet N. Zone euro : la mutualisation rampante ne suffira pas à sortir de la crise Les gouvernements européens et les autorités européennes ont mis en place une pratique de «mutualisation rampante»,

Plus en détail

Chapitre 2/ La fonction de consommation et la fonction d épargne

Chapitre 2/ La fonction de consommation et la fonction d épargne hapitre 2/ La fonction de consommation et la fonction d épargne I : La fonction de consommation keynésienne II : Validations et limites de la fonction de consommation keynésienne III : Le choix de consommation

Plus en détail

Dans quelle mesure la baisse des taux d intérêt permet-elle de relancer la croissance?

Dans quelle mesure la baisse des taux d intérêt permet-elle de relancer la croissance? Dans quelle mesure la baisse des taux d intérêt permet-elle de relancer la croissance? BIEN COMPRENDRE LES DOCUMENTS Document 1 m Mots clés bandes centrales baisse des taux politique monétaire lutte contre

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008

Plus en détail

Epargner à long terme et maîtriser les risques financiers

Epargner à long terme et maîtriser les risques financiers Epargner à long terme et maîtriser les risques financiers Olivier GARNIER David THESMAR 2 juin 2009 Le champ du rapport Point de vue des ménages-épargnants, plutôt que celui du financement de l économie

Plus en détail

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Mai 2005 Rapport de OEE-Etudes pour la F.F.S.A. TABLE DES MATIÈRES I. COMPORTEMENTS D'EPARGNE ET D'INVESTISSEMENT DES MENAGES EUROPÉENS

Plus en détail

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux Module 6 : Comprendre comment l'activité économique est financée et analyser les conséquences de la globalisation financière 6.1 : Identifier les modes de financement de l'activité économique et analyser

Plus en détail

LES DANGERS DE LA DEFLATION

LES DANGERS DE LA DEFLATION LES DANGERS DE LA DEFLATION C est une menace pernicieuse car elle semble bénigne après deux générations de lutte contre l inflation. En Amérique, Angleterre et la zone Euro, les banques centrales ont un

Plus en détail

Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015

Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015 Septembre 2015 Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015 L objet de cette revue est de présenter les principaux éléments qui caractérisent l évolution de la situation de la position

Plus en détail

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010 Initiation à l économie ENSAE, 1A Maths Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr Septembre 2010 Les ménages (1/2) Les ressources des ménages La consommation L épargne Les ménages comme agents économiques

Plus en détail

INVESTISSEMENT, PROGRES TECHNIQUE, CROISSANCE & CHOMAGE

INVESTISSEMENT, PROGRES TECHNIQUE, CROISSANCE & CHOMAGE INVESTISSEMENT, PROGRES TECHNIQUE, CROISSANCE & CHOMAGE I) FINANCEMENT ET DETERMINANTS DE L INVESTISSEMENT C est un enjeu économique essentiel. Il prend plusieurs formes et détermine les capacités de production

Plus en détail

Thème 14 Dette publique et politique de rigueur!

Thème 14 Dette publique et politique de rigueur! Thème 14 Dette publique et politique de rigueur! Qu est-ce que la dette publique? Les causes et les conséquences de la hausse de la dette publique? Quelles solutions pour la réduire? crise Soutenabilité

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Situation en France :

[ les éco_fiches ] Situation en France : Des fiches pour mieux comprendre l'actualité éco- nomique et les enjeux pour les PME Sortie de crise? Depuis le 2ème trimestre la France est «techniquement» sortie de crise. Cependant, celle-ci a été d

Plus en détail

DEVOIR N 1 économie générale

DEVOIR N 1 économie générale PROGRAMME : DEVOIR N 1 économie générale L économie et son domaine Le circuit économique comme méthode d'analyse La production marchande et non marchande Le travail Le capital et le progrès technique Le

Plus en détail

Les indicateurs de la procédure de déséquilibres macroéconomiques. Ronan Mahieu

Les indicateurs de la procédure de déséquilibres macroéconomiques. Ronan Mahieu Les indicateurs de la procédure de déséquilibres macroéconomiques Ronan Mahieu Contexte Mise en place d une procédure de déficits excessifs lors de la création de la zone euro Déficits publics < 3% du

Plus en détail

L impact des opérations avec l extérieur sur la création monétaire dans la zone euro

L impact des opérations avec l extérieur sur la création monétaire dans la zone euro L impact des opérations avec l extérieur sur la création monétaire dans la zone euro Les données disponibles pour 1998 et le premier semestre 1999 indiquent, pour l agrégat monétaire M3 de la zone euro,

Plus en détail

Stratégie de placement

Stratégie de placement Très défensif ingsstrategie Climat d investissement Taux directeur : évolution et prévisions États-Unis 1,5 UEM 0,5 10-2010 10-2011 10-2012 10-2013 10-2014 10-2015 Taux à dix ans : évolution et prévisions

Plus en détail

Décision trimestrielle de la Banque nationale de Belgique concernant le taux du coussin contracyclique (1 janvier 2016): 0 %

Décision trimestrielle de la Banque nationale de Belgique concernant le taux du coussin contracyclique (1 janvier 2016): 0 % Décision trimestrielle de la Banque nationale de Belgique concernant le taux du coussin contracyclique (1 janvier 2016): 0 % Conformément à l'article 5, 2, de l'annexe IV à la loi bancaire, la Banque nationale

Plus en détail

Structure de l épargne et croissance Olivier Davanne

Structure de l épargne et croissance Olivier Davanne Structure de l épargne et croissance Olivier Davanne Introduction du débat organisé par l IEFP 5 décembre 2007 1 Plan de la présentation 1. Volume de l épargne et croissance en union monétaire. 2. Structure

Plus en détail

EXEMPLES DE CORRECTION D UNE SERIE DE QUESTIONS TIREES DES PRECEDENTES EPREUVES (LES 20 PREMIERES QUESTIONS ONT ETE CORRIGEES EN COURS)

EXEMPLES DE CORRECTION D UNE SERIE DE QUESTIONS TIREES DES PRECEDENTES EPREUVES (LES 20 PREMIERES QUESTIONS ONT ETE CORRIGEES EN COURS) EXEMPLES DE CORRECTION D UNE SERIE DE QUESTIONS TIREES DES PRECEDENTES EPREUVES (LES 20 PREMIERES QUESTIONS ONT ETE CORRIGEES EN COURS) 01. La macroéconomie est l'étude de l'ensemble des phénomènes suivants

Plus en détail

LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier

LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE 1 Qui cherche à prévoir? Les entreprises Les banques Les fonds d investissement Les investisseurs institutionnels Pourquoi chercher à prévoir? Créances et dettes en devises

Plus en détail

Épargne et investissement. L épargne...

Épargne et investissement. L épargne... Épargne et investissement Les marchés financiers en économie fermée Basé sur les notes de Germain Belzile L épargne... Une personne désire se lancer en affaires (bureau de services comptables) Elle fait

Plus en détail

QUELQUES REFLEXIONS SUR L EVOLUTION DU SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL par Jacques de Larosière

QUELQUES REFLEXIONS SUR L EVOLUTION DU SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL par Jacques de Larosière 16/11/1999 QUELQUES REFLEXIONS SUR L EVOLUTION DU SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL par Jacques de Larosière Concours du Meilleur Mémoire Financier - 1999 Paris, Novembre 1999 Ayant assisté, depuis plus

Plus en détail

Comment caractériser la crise financière internationale de 2007-2008? La double origine de la crise financière internationale

Comment caractériser la crise financière internationale de 2007-2008? La double origine de la crise financière internationale JOURNEES DE L ECONOMIE DE LYON UNE CRISE À FACETTES MULTIPLES Session Histoire des crises financières 21 novembre 28 Comment caractériser la crise financière internationale de 27-28?! Crise immobilière

Plus en détail

Revenus et patrimoine des ménages

Revenus et patrimoine des ménages Direction de la Diffusion et de l'action Régionale Division Communication Externe Bureau de Presse Dossier de presse Synthèses n 65 Revenus et patrimoine des ménages Edition 2002-2003 - Au sommaire du

Plus en détail

Quels indicateurs pour la dette des entreprises françaises?

Quels indicateurs pour la dette des entreprises françaises? Quels indicateurs pour la dette des entreprises françaises? Un excès d endettement constitue un risque pour une entreprise. Confrontée à l imprévu, celle-ci risque de ne pouvoir faire face à ses remboursements

Plus en détail

TD de Macroéconomie 2011-2012 Université d Aix-Marseille 2 Licence 2 EM Enseignant: Benjamin KEDDAD

TD de Macroéconomie 2011-2012 Université d Aix-Marseille 2 Licence 2 EM Enseignant: Benjamin KEDDAD TD de Macroéconomie 2011-2012 Université d Aix-Marseille 2 Licence 2 EM Enseignant: Benjamin KEDDAD 1. Balance des paiements 1.1. Bases comptable ˆ Transactions internationales entre résident et non-résident

Plus en détail

17. Conséquences des politiques monétaire et budgétaire sur la demande globale

17. Conséquences des politiques monétaire et budgétaire sur la demande globale 17. Conséquences des politiques monétaire et budgétaire sur la demande globale Beaucoup de facteurs influencent la demande globale. Par exemple, quand les agents économiques changent leurs projets de dépenses,

Plus en détail

ELEMENTS DE COMPTABILITE NATIONALE

ELEMENTS DE COMPTABILITE NATIONALE ELEMENTS DE COMPTABILITE NATIONALE Cours de M. Di Roberto Université Victor Segalen Bordeaux 2 Bibliographie Ce cours s inspire largement des ouvrages essentiels suivants. Merci à leurs auteurs. BOSSERELLE

Plus en détail

ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques

ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques NOTE SUR LES DESEQUILIBRES DES FINANCES PUBLIQUES 1. Les facteurs d aggravation de la dette La dette publique en France s est fortement

Plus en détail

2014-2015. Perspectives économiques

2014-2015. Perspectives économiques 2014-2015 Perspectives économiques Publié par : Ministère des Finances Province du Nouveau-Brunswick Case postale 6000 Fredericton (Nouveau-Brunswick) E3B 5H1 Canada Internet : www.gnb.ca/0024/index-f.asp

Plus en détail

Les questions relatives aux finances publiques, longtemps réservées aux spécialistes, sont

Les questions relatives aux finances publiques, longtemps réservées aux spécialistes, sont CHAPITRE 1 LES FACTEURS STRUCTURELS DE LA HAUSSE DE L ENDETTEMENT PUBLIC DANS LES PAYS AVANCÉS Les questions relatives aux finances publiques, longtemps réservées aux spécialistes, sont revenues au cœur

Plus en détail

Crise de la dette publique Quelles causes? Comment en sortir?

Crise de la dette publique Quelles causes? Comment en sortir? Crise de la dette publique Quelles causes? Comment en sortir? Dominique Plihon Université Paris Nord Conseil Scientifique d Attac Membre des Economistes Atterrés 29 août 2015 Plan de la présentation 1/

Plus en détail

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Symposium des Gouverneurs sur le thème «Inclusion financière

Plus en détail

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES le Financement des entreprises, un soutien indispensable à l économie parlons de la banque... LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES UN SOUTIEN INDISPENSABLE À L ÉCONOMIE Mars 2014 Retrouvez les chiffres actualisés

Plus en détail

1 les mécanismes de la crise financière

1 les mécanismes de la crise financière De la crise financière à la crise économique Michel Husson, 2009 1. Les mécanismes de la crise financière 2. les canaux de transmission à l économie réelle 3. les deux racines de la crise 4. les perspectives

Plus en détail

Peut on taxer les revenus du capital?

Peut on taxer les revenus du capital? Peut on taxer les revenus du capital? observatoire français des conjonctures économiques centre de recherche en économie de Sciences Po www.ofce.sciences po.fr xavier.timbeau@ofce.sciences po.fr 01 44

Plus en détail

Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation

Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation Deux chocs importants ont affecté le comportement des prix de détail des principaux pays

Plus en détail

Le présent chapitre porte sur l endettement des

Le présent chapitre porte sur l endettement des ENDETTEMENT DES MÉNAGES 3 Le présent chapitre porte sur l endettement des ménages canadiens et sur leur vulnérabilité advenant un choc économique défavorable, comme une perte d emploi ou une augmentation

Plus en détail

Chapitre 2. Économiser

Chapitre 2. Économiser Chapitre 2 Économiser 2. L essentiel 1. Constituez votre épargne progressivement et sans efforts. 2. Comprenez les mécanismes du taux d intérêt. 3. Augmentez au cours du temps le niveau de votre épargne.

Plus en détail

QUESTIONS SUR L'ÉPARGNE

QUESTIONS SUR L'ÉPARGNE QUESTIONS SUR L'ÉPARGNE Christian BIALÈS Professeur de Chaire Supérieure en Économie et Gestion www.christian-biales.net Ce site se veut évolutif. Pour cela il fait l objet d un enrichissement documentaire

Plus en détail

LES SIIC. Pierre Schoeffler Président S&Partners Senior Advisor IEIF. Étude réalisée par. Les SIIC et la retraite 1

LES SIIC. Pierre Schoeffler Président S&Partners Senior Advisor IEIF. Étude réalisée par. Les SIIC et la retraite 1 LES SIIC et la retraite Étude réalisée par Pierre Schoeffler Président S&Partners Senior Advisor IEIF Les SIIC et la retraite 1 23 juin 2014 2 Les SIIC et la retraite La retraite est, avec l emploi et

Plus en détail

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010 Initiation à l économie ENSAE, 1A Maths Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr Septembre 2010 Les ménages (2/2) La consommation agrégée des ménages : analyse macroéconomique Les ménages (2/2) La consommation

Plus en détail

CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION

CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION LA CRISE DES ANNEES 1980 DU SYSTEME BANCAIRE DE L UMOA : ORIGINES ET REPONSES INSTITUTIONNELLES INTRODUCTION Système bancaire= Institution ou Corps organique

Plus en détail

La productivité du travail et le salaire moyen par tête à l horizon 2050

La productivité du travail et le salaire moyen par tête à l horizon 2050 CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du mercredi 26 septembre 2007 à 9 h 30 «Actualisation des projections à long terme : les hypothèses» Document N 04 Document de travail, n engage pas

Plus en détail

Corefris RAPPORT ANNUEL 2011. Annexe 3 : La hausse des prix de l immobilier est-elle associée à une «bulle» de crédit en France?

Corefris RAPPORT ANNUEL 2011. Annexe 3 : La hausse des prix de l immobilier est-elle associée à une «bulle» de crédit en France? Annexe 3 : La hausse des prix de l immobilier est-elle associée à une «bulle» de crédit en France? (DGTrésor) 1. Indépendamment de facteurs d offre et de demande, qui jouent indéniablement sur les prix,

Plus en détail

Chapitre 8 : L'investissement

Chapitre 8 : L'investissement Chapitre 8 : L'investissement I. Investissement source d'accumulation du capital le capital (stock) s'accumule par l'investissement (dépense). A. La notion de capital : Pour la théorie classique, le capital

Plus en détail

Les politiques d appui à la croissance complètent l assainissement des comptes publics

Les politiques d appui à la croissance complètent l assainissement des comptes publics Bulletin du FMI PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES MONDIALES Quelques leçons de l histoire pour maîtriser la dette publique Bulletin du FMI en ligne 27 septembre 2012 Le fronton du Trésor américain : la dette publique

Plus en détail

Table des matières détaillée

Table des matières détaillée Table des matières détaillée Préface XIX Avant-propos XXI PARTIE I LA FINANCE ET LE SYSTÈME FINANCIER 1 Chapitre 1 Qu est-ce que la finance? 1 Résumé 1 1.1 Définition de la finance 3 1.2 Pourquoi étudier

Plus en détail

Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées

Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées Ligne directrice Objet : Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées Date : Introduction La simulation de crise

Plus en détail

L équilibre Ressources Emplois de biens et services schématisé par une balance

L équilibre Ressources Emplois de biens et services schématisé par une balance IV) l équilibre ressources - emplois et son interprétation Cet article fait suite à ceux du 19 janvier et du 18 février 2013. Il en est le complément logique sur les fondamentaux macro- économiques d un

Plus en détail

Gestion des ressources et stabilité financière en Algérie. Par. Mohammed Laksaci Gouverneur de la Banque d Algérie

Gestion des ressources et stabilité financière en Algérie. Par. Mohammed Laksaci Gouverneur de la Banque d Algérie Gestion des ressources et stabilité financière en Algérie Par Mohammed Laksaci Gouverneur de la Banque d Algérie Octobre 2010 1/16 Après deux décennies d efforts d investissements, financés principalement

Plus en détail

ORGANISEE CONJOINTEMENT PAR L INSTITUT INTERNATIONAL DE FINANCE ET LA BANQUE D ALGERIE

ORGANISEE CONJOINTEMENT PAR L INSTITUT INTERNATIONAL DE FINANCE ET LA BANQUE D ALGERIE 18 MARS 2008 INTERVENTION DE MONSIEUR MOHAMMED LAKSACI GOUVERNEUR DE LA BANQUE D ALGERIE A LA CONFERENCE REGIONALE SUR LA GLOBALISATION ET LES DEFIS ET OPPORTUNITES AUXQUELS FONT FACE LES INSTITUTIONS

Plus en détail

Innovation technologique et innovation financière

Innovation technologique et innovation financière Innovation technologique et innovation financière Indications de correction Analyse du sujet : Nature du sujet : Sujet de type «mise en relation», pas de problématique explicite Mots-clés : Tous! «Innovation»

Plus en détail

Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie

Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie L activité économique repose sur trois rouages : Monnaie besoins production répartition consommation Échanges Marché 2 «La monnaie n

Plus en détail

LA CONNAISSANCE DES COMPTES FINANCIERS ET NON FINANCIERS DES ACTEURS FINANCIERS

LA CONNAISSANCE DES COMPTES FINANCIERS ET NON FINANCIERS DES ACTEURS FINANCIERS LA CONNAISSANCE DES COMPTES FINANCIERS ET NON FINANCIERS DES ACTEURS FINANCIERS Fabrice LENGLART INSEE Comptes nationaux Bruno LONGET - Banque de France - SESOF CNIS 22 juin 2009 Plan I Place des activités

Plus en détail